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 Fight me {feat. Marisa & Gabriel

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MessageSujet: Fight me {feat. Marisa & Gabriel   Lun 19 Sep - 14:45

Mina & Marisa & Gabriel
« Fight me.

Elle avait passé des semaines à observer les gens, à analyser qui pouvait être capable de lui montrer un chemin pour sortir discrètement d’Olympia. Elle en avait marre d’attendre l’accord du grand chef. Elle ferait ses preuves un autre jour. Là, elle avait juste besoin de sortir. Chercher des indices sur les Jackals. Préparer sa vengeance. Se dégourdir un peu les jambes aussi, voir un paysage différent. Ce fut finalement Rory qui lui indiqua involontairement la sortie tant espérée. Un après-midi, profitant du changement de tour des gardes, elle se faufila rapidement en dehors du camp. Libérée, délivrée ! Elle avait couru un petit moment, histoire de s’éloigner le plus rapidement possible. Elle avait eu l’occasion d’avoir une carte de la région sous les yeux, tentant de l’apprendre par cœur pendant des heures. Elle avait piqué de la nourriture et de l’eau dans la cuisine de la maison et s’était équipée en prévision d’une marche de plusieurs jours. Elle devait être prudente, son objectif principal étant d’arriver vivante au centre commercial qui servait de base à ces enfoirés de Jackals. Elle avait donc décidé de passer par la forêt de Pedernales Falls. Ça serait plus facile de se planquer derrière un arbre ou de s’enterrer dans un fossé en cas de problème. Du moins, c’est ce qu’elle pensait.

Elle était partie depuis deux jours et jusque-là, tout se passait bien. Elle avait rencontré quelques rôdeurs mais aucun humain en vue. En fin d’après-midi, elle atteignit la forêt, y pénétrant sans hésitation, presque excitée, avec le sentiment d’avoir passé une étape importante dans son plan qui lui semblait parfait. Elle arriverait bientôt au centre commercial et y mettrait le feu en dansant. Oh oui, elle allait faire souffrir ces gens, peu importe si elle devait en crever ensuite. Elle n’était pas idiote : de ce qu’elle avait compris, ils étaient nombreux. Et elle était seule. Donc ouai, il y avait des chances pour qu’ils lui tombent dessus. Peu importe. Elle aurait sa vengeance si elle arrivait à en tuer un maximum avant de tomber. Elle se figea soudain. Elle avait entendu un craquement un peu plus loin. Elle avait beau fouiller la végétation du regard, elle n’arrivait pas à déterminer s’il s’agissait d’un rôdeur, d’un humain ou d’un animal. Elle resta silencieuse, aussi immobile qu’une statue. Puis, elle vit une ombre se dessiner à quelques mètres d’elle. Un second craquement derrière elle la fit se retourner. Bordel, elle était encerclée. Elle fit glisser son katana hors du fourreau accroché dans son dos et se tint prête à se défendre.
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MessageSujet: Re: Fight me {feat. Marisa & Gabriel   Mar 20 Sep - 0:24

Précis, rapide, mortel, et silencieux, le trait file, traverse le crane à moitié décomposé et l’explose, arrosant au passage la chemise déjà maculée de Gabriel. « Ca fait cent-vingt points pour moi ! clame la voix de Marisa, mi moqueuse, mi victorieuse, depuis l’arbre derrière lequel elle se planque. Deux autres traits épinglent un rôdeur contre un arbre par la poitrine, un peu plus loin, et Marisa s’arrache de sa planque pour rejoindre son frère, un rictus plaqué sur le visage. Les… cris ? râle ? grognements ? les bruits du rôdeur qui s’agitent, ses bras décharnés n’inquiètent ni l’un ni l’autre. Un instant fascinée, elle se plante devant lui, assez proche pour qu’il puisse l’effleurer, toujours assez loin pour que la créature ne puisse jamais l’attraper, et elle l’observe s’agiter, vainement, avec une étonnante énergie. Toute l’attention du revenant se concentre sur elle, toute sa vitalité à tenter de l’attraper pour se repaître de ses chairs. Finalement, elle se lasse, attrape son poignard et enfonce la lame dans la boite crânienne molle. Le bruit de la chair décomposée est ignoble et exquis à la fois, de même que la sensation de l’os qui cède et qui s’enfonce profondément. Un sang noirâtre et nauséabond s’échappe de la plaie, et il arrête de bouger définitivement. De gestes précis, Marisa récupère les deux carreaux et les range dans son carquois, puis se retourne vers son frère, les yeux pétillants. « Ca fait cent quarante, maintenant. » En réalité, le score n’a que peu d’intérêt, sauf s’ils décident de lui en donner un. Ils comptent, parce que c’est drôle, que c’est dans la règle du jeu. Depuis quelques heures, les Rosario expérimentent leur nouvelle règle du cache-cache-zombie. L’un compte, l’autre se cache, il faut retrouver l’autre, bien sûr. Et ne jamais se faire avoir par les autres qui rôdent dans les bois morts de Pedernales Falls. C’est idiot, puéril et jouissif. Quarante points pour un one-shot, vingt pour le reste. L’avantage, c’est qu’ils décident et changent ce qu’ils veulent, quand ils le souhaitent. C’est leur jeu. Leur terrain. Leur plaisir. Et s’ils tombent sur meilleure proie… il sera toujours temps de faire évoluer la partie. Plantée devant son frère, aussi crade et répugnante que lui, Marisa rayonne néanmoins. Voilà un moment qu’ils n’ont pas passé un temps à deux à s’amuser de la sorte. Et aussi crasseux que Gabriel puisse sembler, Marisa ne l’aime jamais autant que lors que sa poitrine se soulève et s’affaisse en rythme d’une respiration hachée, qu’il lui sourit comme il le fait et qu’au fond de son regard luit la même lueur joueuse et prédatrice que dans le sien. Et prêts à s’affronter pour une nouvelle manche, ils s’enfoncent toujours plus loin. C’est lui qui la repère en premier et qui lui fait signe de se planquer. Marisa retient un juron quand elle écrase une branche sèche. Le craquement résonne, amplifié par le silence absolu des bois déserté de toute vie. S’il n’a pas été repéré, elle par contre, oui. Un bref regard échangé avec son frère, et Marisa s’approche, l’arbalète dans ses mains, et les mains en l’air en signe de paix. Aucun trait encoché et une apparence vulnérable. C’est là sa plus grande arme et sa plus grande force, cet air innocent à damner le bon Dieu. « Il vous a vu ? elle demande, un trémolo d’angoisse dans la voix savamment travaillé. Vous.. vous savez utiliser c’truc ? de sa main libre, elle désigne l’épée. Parait qu’y’a une bande pas loin d’ici. Dans un centre commercial. Parait qu’ils chassent.. j’crois. Y’en a un qui me traque depuis des jours. » Elle se tait, et s’arrête à une distance raisonnable. Titille et provoque la confiance de l’autre, et déjà anticipe le plaisir de ce nouveau jeu.
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MessageSujet: Re: Fight me {feat. Marisa & Gabriel   Mer 21 Sep - 20:58

Mina & Marisa & Gabriel
« Fight me.

L’ombre se transforma en silhouette humaine. La jeune femme émergea de la semi-obscurité, recouverte de sang au point que Mina n’arrivait pas à déterminer si elle était blessée ou s’il provenait de quelqu’un d’autre. La jeune asiatique la laissa approcher mais se tenait toujours sur ses gardes. Elle avait vécue suffisamment longtemps dehors pour apprendre à ne faire confiance à personne. Olympia avait peut-être émoussé ses réflexes mais elle n’était pas totalement idiote. L’inconnue semblait en détresse, sans danger mais Mina n’était pas prête à lui faire confiance. Ce serait signer son arrêt de mort – ou pire. Elle n’était plus en sécurité, loin de l’enceinte protectrice du camp. Et elle connaissait les histoires qui circulaient parmi les différentes communautés : esclavage, cannibalisme, viols en série… Elle préférait crever plutôt que de se faire prendre par un gang. Elle connaissait aussi leurs méthodes, notamment celle d’envoyer une personne à l’apparence fragile pour amadouer la proie. C’est pourquoi elle ne bougea pas, gardant sa position de défense et laissant approcher l’inconnue. Elle jeta quelques regards autour d’elle sans rien d’autre apercevoir à travers la végétation. Bordel de merde, elle aurait peut-être dû faire un détour et passer par l’espèce de désert qu’elle avait vu sur la carte. « « Il vous a vu ? » Sa voix tremblotante, installant le doute. Elle était enfermée depuis bien trop longtemps. Son esprit oscillait entre folie meurtrière et compassion humaine. Elle avait envie de tuer cette inconnue pour pouvoir continuer son chemin. Son instinct lui soufflait qu’il s’agissait d’un piège – elle aurait été idiote de faire confiance aussi facilement. Mais elle ne serait plus de ce monde si des personnes bien attentionnées ne les avaient pas aidés, elle et sa famille avant qu’ils ne puissent atteindre la sécurité d’Olympia. Ces années de galère qui lui revenaient dans la gueule, ça faisait mal. Si elle laissait tomber cette femme, une partie d’elle s’en voudrait. Idiote, putain d’idiote. Elle n’abaissa pas son arme mais elle décida d’écouter ce qu’elle avait à dire. « Vous.. vous savez utiliser c’truc ? » Elle désigna le katana, ce qui arracha un sourire moqueur à Mina. Elle releva légèrement la lame. « A votre avis ? » C’était la réaction habituelle : si frêle, si petite, on ne la prenait que rarement au sérieux, même avec une arme mortelle entre les mains. Certains pensaient que son katana ne lui servait qu’à intimider ses ennemis. Ils ne riaient jamais bien longtemps.  « Parait qu’y’a une bande pas loin d’ici. Dans un centre commercial. Parait qu’ils chassent.. j’crois. Y’en a un qui me traque depuis des jours. » Elle s’arrêta enfin, à plusieurs pas de distance. Comme pour montrer sa bonne volonté. Les mots « centre commercial » la font tiquer, ses doigts se resserrant autour de la poignée de son sabre. Elle est là, l’envie de meurtre, sa vengeance à portée de main. Elle a l’information qu’elle cherchait : il y a des Jackals dans cette putain de forêt de merde – vraiment, elle n’aimait pas la nature, ça gratte et ça pue -  et il y a de grandes chances qu’elle tombe sur quelques-uns d’entre eux. « Pourquoi vous ne dégagez pas d’ici ? Et ils sont où vos petits copains ? Me faites pas croire que vous avez réussi à survivre seule. C’est pas possible et je vous croirais pas de toute façon. » Ouai meuf, j’suis pas totalement conne, j’ai vécue dans ce merdier aussi. Survivre seul en pleine apocalypse zombie, c’est impossible. Pas sans perdre un membre ou deux. Et Mina a entendu deux craquements, provenant de deux directions différentes. Elle veut bien aider mais faut pas chercher à l’embrouiller en la prenant pour une débile. On est pas chez Mémé Jeannine non plus. « Ecoutez, c’est pas que je vous aime pas mais j’ai des trucs de prévus. La seule chose que je peux faire pour vous, ça serait de vous conseiller de partir vers l’Est. Y a deux communautés sûres par là-bas. Ils vous aideront. » Ou pas.
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MessageSujet: Re: Fight me {feat. Marisa & Gabriel   Lun 10 Oct - 2:29

Chasser des rôdeurs, ce n'est pas la même chose. Ils ne réfléchissent pas. Ils ne ressentent rien. Ils ne connaissent pas la colère, la peur, et encore moins l'espoir. Bien sûr, c'est amusant, parce que les effusions de chairs et de boyaux produisent ces sons obscènes et délicieux – intolérables pour la plupart des êtres humains, mais les Rosario sont d'autres chasseurs et, à ce jeu, personne n'est plus redoutable que Marisa. Elle feint la crainte, le désespoir et la fatigue. Elle est folle, cruelle et magnifique. Tapi dans sa cachette ridicule de simplicité, Gabriel dévore les traits de sa sœur à la recherche de l'inflexion qui la trahira. À travers les branchages, il distingue l'étrangère, qu'une méfiance fort intelligente et fort logique conduit. Qu'elle croit ou non la comédie n'est pas exactement important. En revanche, le doute est plus subtil. Il ménage des secondes, qui font une minute. Puis deux. Accroupi puis voûté, il les contourne sur un cercle d'un si large rayon qu'il s'éloigne un temps d'elles. La forêt est pleine de bruits et de bruissements, du vent entre les troncs et les feuillages aux piaillements animaux qui s'ébrouent qu'on dérange leur tranquillité. Au loin, il y a même un bourdonnement qui, si on s'en approchait, ressemblerait plutôt aux grognements désarticulés de quelques rôdeurs attirés par le concert des carreaux lancés à la tronche de leurs congénères. Dans ce raffut inaudible, Gabriel abandonne l'arbalète prudemment sur le sol et prend garde à ses pas. Il les compte, presque. Par moment, son regard coule sur le côté et il cherche les deux femmes. Il les entend encore un peu, mais il ne voit plus rien. Quand il estime qu'il est parvenu à une distance respectable (qui consiste essentiellement à ne pas sembler provenir de la même direction que Marisa et être suffisamment éloigné pour n'avoir pu surprendre leur entrevue), il saute lourdement parmi les feuilles aplaties dans la terre et frappe la mousse collée aux pierres et aux racines du plat du pied. Enfin, il décroche le flingue à sa ceinture et ajuste un tir qui ne peut que les manquer et se perdre, loin, profond, dans les bois. « JE SAIS QUE T'ES LÀ ! » Comme c'est un révolver, il prend soin de faire rouler le barillet entre ses doigts et il claque inhabituellement fort lorsque Gabriel le referme. « TU T'ES TROUVÉE DE LA COMPAGNIE POUR MOURIR, BEAUTÉ ? » En remuant les épaules, il s'accorde encore... dix, neuf, huit secondes. Il faut d'abord qu'elles se consultent du regard et qu'elles comprennent qu'elles sont dans le même camp – ou, tout du moins, qu'elles ont intérêt à aller dans la même direction. Ce n'est pas la première fois que Marisa et Gabriel jouent à n'être pas dans le même camp. Elle saura exactement quoi faire : c'est l'un de leurs jeux préférés. « ÇA TE SERVIRA À RIEN, TU SAIS ! » Possible que l'inconnue ait une arme à feu. Dans ce cas, il sera forcé de s'en remettre à la protection de sa sœur mais, de ce qu'il a pu voir, il n'en est rien et, dans ces conditions, un flingue lui donne un mortel avantage. « PRÊTE ? » Plutôt que de fendre la forêt avec son aisance habituelle, il emprunte une course bruyante et retenue. Le plaisir n'est pas de les rattraper.
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MessageSujet: Re: Fight me {feat. Marisa & Gabriel   Mar 8 Nov - 0:33

La fille n'est pas encline à la confiance facile. Tant mieux, c'est ce que Marisa préfère : instiller le doute subtilement, tisser sa toile de mensonges parfaitement ajustés pour mieux ferrer sa proie. « On a été séparé... on est cinq... je… Je suis partie chercher de l'eau avec James - c'est mon fiancé, elle ajoute une pointe de fierté travaillée dans la voix. Et on s'est fait attaquer. Je... je sais pas ce que sont devenus les autres. On s'est perdu et... ». Marisa de tait, marque une pause. Elle adore ça, jouer un rôle, se fondre dedans et lui donner forme. Plus que tout, elle aime le plaisir que ça procure à son frère qui l’observe et l’écoute, elle le sait. « On a été séparé... ». Sa voix se brise et elle penche la tête vers le sol. Ses épaules s'agitent comme pour un léger sanglot. Par chance, la crasse de son visage qu'elle étale quand elle se frotte les yeux masque l'absence de larmes. L’autre lui conseille l’Est et ne semble pas vouloir s’éterniser. Contrariée, Marisa masque son agacement comme elle le peut, et bientôt ce sont les hurlements et le bruit travaillé de Gabriel qui gueule en approchant. « Il est là, glapit Marisa, l’agitation dans sa voix pouvant passer pour de l’affolement. ». En réalité, elle se contient difficilement. Comme apeurée, Marisa tourne sur elle-même dans l’espoir d’apercevoir leur bourreau à travers la végétation dense. Un regard vers l’autre fille lui apprend qu’elle semble, au contraire, impatiente d’en découdre avec quiconque se présentera à elle. Alors, Marisa adopte cet air implorant qu’elle sait si bien feindre – celui qu’elle offre à Gabriel quand elle désire très fort quelque chose et qu’elle pense qu’il pourrait lui refuser ; un air de chaton transit de peur, chétif et incapable de se défendre. Elle semble prête à fondre en larme, et d’ailleurs, ses yeux perlent un peu. Avec des gestes tremblants, volontairement maladroits, Marisa arme l’arbalète d’un carreau, comme prête à tirer pour défendre chèrement sa vie face à cet adversaire. Mais, il s’agit de convaincre l’autre de détaler. « On est trop exposée ici, elle murmure alors. On devrait… on devrait se mettre à l’abri. Non ? » Elle supplie, dans sa voix, du regard. Elle semble littéralement prête à s’effondrer. « ÇA TE SERVIRA À RIEN, TU SAIS ! » Un faux réflexe lui fait attraper le poignet de la fille. Il ne faut pas aller loin, juste simuler une course, une embuscade, n’importe quoi. Gabriel prendra son plaisir en les menaçant, en la menaçant, jusqu’à ce qu’elle se dévoile et qu’ils puissent s’amuser avec leur proie du jour. Elle ne ressemble en rien à ces pauvres péons faibles et incapables, au contraire. C’est ce qu’ils préfèrent, corser le jeu…
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MessageSujet: Re: Fight me {feat. Marisa & Gabriel   Jeu 17 Nov - 21:59

Mina & Marisa & Gabriel
« Fight me.

La bonne femme commence à lui raconter sa vie, en mode normal. Son groupe, son fiancé, l’attaque qui a suivi, la solitude ensuite. Mina hésite. Elle sait qu’elle ne doit faire confiance à personne, que désormais, il est facile de faire semblant d’être quelqu’un d’autre. Mais elle hésite. Elle voit l’autre céder, se laisser envahir par la peur et se mettre à pleurer. Et puis une voix masculine qui résonne plus loin, sauvage et violente. Mina sursaute légèrement et jette des regards anxieux autour d’elle. Elle l’entend s’approcher, de plus en plus près pourtant, il semble prendre son temps. Ses doigts se resserrent autour de son arme, tellement fort que ses articulations blanchissent. Elle ne tremble pas, elle n’a pas peur. Ça lui fait juste chier. En six ans, elle a appris à se blinder contre la pitié. Mais ces dernières années passées à Olympia lui ont fait baisser sa garde. Elle se dit que, peut-être, cette jeune femme est réellement poursuivie par un connard qui tente de lui faire du mal. Que peut-être, elle va pouvoir l’aider. Et que si ce type en a après la nana, il va en avoir après elle aussi. Dans tous les cas, cette situation la fait dévier de son objectif. Qu’elle a déjà perdu du temps, donc un peu plus, un peu moins, yolo quoi. Et elle l’entend toujours gueuler, comme un loup appelant sa meute. Elle doit dégager d’ici. Vite. Seule ou accompagnée, elle s’en fout tant qu’elle s’éloigne. Elle essaierait bien de se battre avec ce type mais l’autre a l’air tellement apeurée. Comédie ou pas, elle ne veut pas risquer sa peau pour rien. « On est trop exposée ici. On devrait… on devrait se mettre à l’abri. Non ? » Mina hoche la tête, son regard continuant de fouiller la végétation qui les entoure. « Tu connais un endroit où on pourrait se réfugier ? ». Sa voix n’est que murmure, comme celle de sa nouvelle alliée. Il ne faut pas qu’elles attirent l’attention. Elle se rappelle avec nostalgie celle qu’elle était avant tout ce bordel. Une enfant, puis une adolescente bruyante, extravertie, enjouée. Puis, les morts qui reviennent, le chaos et l’instinct de survie qui lui apprennent à fermer sa gueule. L’autre n’a – de toute évidence – pas appris la même leçon qu’elle. Ça commence d’ailleurs à lui taper sur les nerfs. Elle n’arrive pas à savoir avec certitude d’où provient sa voix, elle résonne autour d’elles. « ÇA TE SERVIRA À RIEN, TU SAIS ! » Elle sent une main enserrer son poignet avec force, la faisant sursauter. Alors qu’elle se retourne vivement, elle voit la jeune femme effrayée qui s’accroche à elle. Putain, mais elle n’est qu’une gamine ! C’est pas aux plus âgées de protéger les plus jeunes, normalement ? Elle s’arrache à cette poigne, en serrant les dents. Elle n’aime pas qu’on la touche, surtout lorsqu’elle ne l’a pas autorisé. Elle n’arrive pas à faire confiance à cette femme, même si elle arrive à activer sa pitié. Elle veut bien coopérer mais c’est simplement pour sauver sa peau en priorité. Elle le sent approcher, comme un sixième sens. « Je crois que j’ai vu une cabane pas loin, par là », elle désigne un direction du doigt. Ses souvenirs sont un peu flous, elle n’a pas vraiment fait attention. C’était une erreur qui leur couterait peut-être cher. Elle réajuste sa prise sur son arme et hausse les épaules. « Tu me suis ou pas, je m’en fout. Je me casse, je reste pas ici avec un taré dans le coin. Et à moins que tu ne connaisses un autre abri, je vais par-là. »
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MessageSujet: Re: Fight me {feat. Marisa & Gabriel   Dim 11 Déc - 17:25

Malgré l'adrénaline qui cavale dans ses veines, Gabriel doit constamment calculer son tracé. C'est un exercice difficile, et trop civilisé. Il se retient, peine à retenir, l'excitation d'attraper l'étrangère. Pour lui faire quoi, il n'en sait rien. Les Rosario n'aiment pas anticiper, et ils s'accrochent à la perspective frissonnante que la proie peut leur échapper. Aussi lui aménagent-ils des opportunités et des échappatoires. Ils pourraient l'encercler, forcer sa reddition. Marisa, seule, pourrait le faire. Il suffirait d'un flingue bien placé. La plupart du temps, un flingue suffit. Puis ils se mettent à chouiner, et très vite ils supplient. Gabriel croit que c'est le pouvoir de la forêt. Elle vide les êtres humains de leur espoir. Qui entendrait les plaintes, si ce n'est une bonne cinquantaine de rôdeurs ? Et, pour l'instant, le seul qui les attire, c'est lui. Il déploie une énergie et un vacarme insensé. Personne ne fait ça – à moins d'être un convoi, à moins d'être une armée. Ça devrait peut-être éveiller la méfiance, mais elles n'ont pas de temps pour cela. Ensemble, elles s'élancent à la toute-opposée. Gabriel doit tendre l'oreille et calmer les battements de son cœur pour entendre, ou plutôt pour deviner. Il était bon chasseur, avant. Il n'en a pas tout à fait perdu l'habitude, mais les réflexes sont émoussés et le gibier est différent. Ils pensent... Ils ne sont pas imprévisibles, non. Tous les impondérables sont effacés par l'introduction de Marisa dans la chasse. Le hasard, c'est une sale idée. Il gâche la fin. Gabriel n'aime remonter la piste qu'en sachant bien ce qu'il va y trouver, et c'est sur leurs traces qu'il s'élance toujours plus brutalement, toujours plus bruyamment.

La cabane se découpe dans une clairière ombragée. Où que se porte le regard, des rangées irrégulières de cèdres et de pins coupent la vision à vingt mètres. Les alentours sont calmes, le vent gommant les grognements à portée de tympan. Il sait qu'elles sont là, et elles savent qu'il est là. « ET MAINTENANT TU FAIS QUOI ? » Le dos plaqué contre un tronc, il tient le révolver contre sa cuisse. Gabriel compte mentalement les possibilités. Plus le temps passe et plus les issues se réduisent. C'est le mauvais versant de ce jeu, et il est coincé à l'extérieur du cercle le plus intéressant. Approcher frontalement, ce serait rompre l'équilibre et le plaisir. Se tenir à trop de distance, c'est manquer l'intérêt du dernier tour. D'une façon ou d'une autre, il doit les rejoindre. « QU'EST-CE QUE TU DIRAIS D'UN DÉPART DE FEU POUR T'FAIRE SORTIR DE TON TROU ? » Bien que la perspective soit séduisante, Gabriel tient diablement à la santé de sa sœur. De plus, il ne possède aucun matériel pour le faire. La traque impromptue, il n'a qu'un flingue et une imagination maladive. « ATTENDS. J'AI UNE MEILLEURE IDÉE. » Elle lui frotte les tempes depuis plusieurs minutes. Elle lui agace même l'impatience. « J'ACCEPTE DE TE FOUTRE LA PAIX... » Le Jackal gueule tellement fort qu'aucun coin de ces bois ne peut l'ignorer. Vivant ou mort. « JE TE FOUS LA PAIX SI TU ME DONNES QUELQU'UN POUR PRENDRE TA PLACE. » Le marché est tout ce que l'on fait de plus honnête et la décision n'est pas très difficile à prendre. Pourtant, Gabe paierait cher, en vivres et en sang, pour découvrir les regards des deux femmes qui se rencontrent. Ce doit être un spectacle exceptionnel et ravissant.
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MessageSujet: Re: Fight me {feat. Marisa & Gabriel   Lun 30 Jan - 23:12

Le coin des lèvres se soulève pour former un sourire satisfait quand la fille lui propose de venir s’abriter avec elle. Marisa sait à cet instant qu’elle a gagné, qu’ils ont gagné. Pas la confiance, non, mais le doute se distille bien plus efficacement. Ça empoisonne l’esprit et laisser assez de marge pour les hésitations. C’est toujours cette goutte d’incertitude qui provoque la perte des gens. Ce peut-être qui reste en tête, là, comme ça, et qui brouille les sens et l’instinct. On appelle ça une conscience, mais Marisa n’a jamais été familière avec ce concept. Elle préfère plier le monde selon sa volonté. Un frisson délicieux lui remonte l’échine tandis qu’elle suit la fille qui se met à courir. Elle entend la course bruyante de Gabriel qui les poursuit et le bruit des pas fait naître une douce chaleur dans son ventre. L’excitation à son comble et le souffle court, l’impératrice de Stonebriar se jette à la suite de la fille dans la cabane. C’est maintenant que commence la manche la plus intéressante et ça demande beaucoup d’effort à Marisa de masquer son sourire, qu’elle fait passer pour une grimace de douleur en se tenant les côtes et en inspirant plus fort que nécessaire. Gabriel va arriver, peut-être même qu’il est déjà là.

Un moment qui lui semble long, on n’entend plus que les respirations saccadées, jusqu’à ce que la voix de son frère retentisse. Elle retient avec difficulté le sourire qui veut lui manger le visage et se mord les lèvres à la place. Gabriel est fou et ingénieux. « ATTENDS. J'AI UNE MEILLEURE IDÉE. J'ACCEPTE DE TE FOUTRE LA PAIX... JE TE FOUS LA PAIX SI TU ME DONNES QUELQU'UN POUR PRENDRE TA PLACE. » Le glapissement de surprise et de joie insane qui lui passe les lèvres passe sans problème pour celui d’un gémissement de peur. Lentement, elle cherche le regarde de l’autre. Elle se dévisagent un moment, comme figées. Dans sa poitrine, son cœur se contracte rapidement et brutalement, pulse le sang et l’adrénaline dans ses veines à une cadence telle qu’elle en a la tête qui tourne. Les idées vont et viennent. Marisa en garde certaines, en oublie d’autres. Elle cherche celle qui fera le plus plaisir à son frère, celle qu’il aimera le plus, qui le surprendra le plus. « Prends mon arbalète », elle fait en la tendant à la fille. « On va le surprendre. »

Quand elles sortent de la cabane, Marisa a la pointe d’un carreau braqué dans la nuque. Les yeux sombres de Marisa cherchent Gabriel. Elle savoure et anticipe sa réaction quand il les découvrira ainsi. Les Rosario aiment les scenarios tordus et imprévisibles. Marisa, plus que tout, aime quand ils sont sur le fil, qu’un rien peut faire basculer la situation d’un côté comme de l’autre. Comme Gabriel quand il descend dans l’Arène, Marisa remet aux mains du hasard le futur. Leur futur. « On… on est là ! » elle lance. Elle tremble. D’excitation, principalement. Ton son corps ressent la montée d’adrénaline, lente, progressive. Jouissive.
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MessageSujet: Re: Fight me {feat. Marisa & Gabriel   Lun 6 Fév - 23:25

Elle poursuit son chemin, sans se préoccuper d’autre chose que de s’éloigner discrètement, de trouver un abri en attendant que le danger disparaisse. Ce connard finirait bien par se lasser et par retourner dans son trou à rat. Elle entend le craquement léger des branches derrière elle, signe que la jeune femme a fait son choix en l’accompagnant. Mina entend toujours l’autre hurler, sa voix résonnant tout autour d’elles, provenant de nul part et de partout à la fois. Elle en grince des dents, les poings serrés pour éviter de hurler à son tour. Ta gueule, ta gueule, TA GUEULE ! Elles atteignent finalement la cabane, s’y enferment. La jeune asiatique s’installa près d’une fenêtre, guettant une silhouette entre les arbres, observant sa nouvelle alliée du coin de l’oeil. Faire confiance ou non ? Risquer sa vie pour une inconnue qui n’hésiterait peut-être pas à se servir d’elle comme appât pour sauver sa propre vie ? C’était con, putain, c’était con. Tout ça pour une vengeance. Il n’y eut plus qu’un silence tendu, qui lui mettait les nerfs en pelote.

Elle ne put retenir un sursaut de surprise lorsque la voit s’éleva de nouveau, non loin de leur refuge. Pourtant, il restait invisible. « ATTENDS. J'AI UNE MEILLEURE IDÉE. J'ACCEPTE DE TE FOUTRE LA PAIX... JE TE FOUS LA PAIX SI TU ME DONNES QUELQU'UN POUR PRENDRE TA PLACE. » Ce fut comme si on lui avait vidé un seau d’eau glacé dans l’estomac. La fille lâcha un glapissement de peur, écho à celle de Mina. Elle se tourna lentement vers cette inconnue qui la fixait du regard. Elle se demanda si leurs pensées étaient similaires à ce moment précis. Fallait-il accepter le marché ? C’était une chance de survivre. Mais cela pouvait également être un piège et elles crèveraient toutes les deux. Est-ce qu’elle serait capable d’abandonner cette fille aux mains d’un Chacal ? En imaginant - en sachant ce qui lui arriverait. Elle eut un flash, des images violentes et sanglantes qui lui revenaient en tête : le corps de sa mère, son frère lui tirant une balle dans la tête, le type qu’elle avait égorgé, son sourire sadique qu’il affichait alors que la lame lui tranchait la gorge. Et la douleur, la tristesse qui lui détruisait le coeur, le gouffre qui s’ouvrait en elle. Elle lâcha un profond soupire. Non, elle n’en était pas capable. Il fallait qu’elle trouve autre chose. Un plan, une issue de secours, un moyen de détourner l’attention du type afin qu’elles puissent s’enfuir toutes les deux. Ou l’affronter. Ensemble. Elle se mit à fouiller les rares affaires qui n’avaient pas été pillées. Rien. Rien d’utile. « Prends mon arbalète. On va le surprendre. » Peut-être que c’était la seule solution, finalement. Duper l’ennemi pour mieux vaincre. Mais qu’est-ce qu’elle en savait, après tout, elle n’était qu’une gamine qui avait survécue grâce à l’intelligence de sa mère et aux talents de son frère. Elle n’avait rien de spécial, à part un égo surdimensionné et une colère vivace, nourrie par un désir de vengeance. Mina tendit le bras et attrapa l’arme. Elle remarqua alors que ses mains tremblaient. Elle serra les dents. Elle avait le droit d’avoir peur. C’était naturel. C’était normal. Et ça lui permettrait de rester sur ses gardes. Mais elle devait être forte. Ne pas hésiter lorsqu’elle devrait donner le coup fatal. Ou courir à toutes jambes, sans jamais s’arrêter. Loin. Très loin. Seule ou non. Elle hocha la tête, se mit en position derrière la fille, braquant l’arbalète sur sa nuque. « J’espère que t’es sûre de ton coup. Sinon, on crève toutes les deux. » Il s’agissait peut-être de leur unique chance. Quitte ou double. La fille doit s’en rendre compte, elle aussi. Mina voit les tremblements de son corps. Elles s’avancèrent en dehors de la cabane. La jeune Lightwood ne baissa pas sa garde, fouillant la végétation du regard. Elle ne le voyait pas. Elle murmura un juron, raffermit sa prise sur l’arme dans sa main. « On… on est là ! » Elle poussa l’inconnue à avancer de quelques pas. Pas trop loin de la cabane, cependant. Elles pourraient toujours tenter de s’y réfugier une nouvelle fois. « C’EST ELLE QUE TU VEUX ? SORS DE TON TROU ET VIENS LA CHERCHER ! » Tiens-toi prête. Surtout, sois prête.
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