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 Friends of another life ▬ Archibald Flanegan

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Felix Álvarez
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MessageSujet: Friends of another life ▬ Archibald Flanegan   Mer 24 Mai - 20:06

Felix Alvarez & Archibald Flanegan
« Friends of another life



Septembre 2016.


▬ Yeah, I know… Elle n’aurait pas aimé. Ça lui rappelait son lapin.

Quelques têtes se tournent vers Felix, alors qu’il ne semble s’adresser qu’au vent, sinon à la chienne noire assise à cotée de lui et qui penche légèrement la tête sur le côté en le regardant. Voilà longtemps que l’homme à cesser de porter attention à l’opinion et au regard des autres. Qu’ils le traitent de fou si ça leur plait, au moins, comme ça, on le laisse tranquille.

▬ Mais ce n’est pas toi qui vas t’en plaindre, non?  

Felix lance un morceau de viande crue en direction de la chienne qui l’attrape au vol. Une esquisse de sourire se dessine sur ses lèvres avant de disparaitre presque aussitôt, l’homme retournant son attention sur le lièvre qu’il est occupé à dépecer. Il ne doit pas trop penser à sa sœur ou il va encore passer la nuit à faire de bon sang cauchemars.

Ses collets ont rapporté gros ce matin, en plus de la chasse d’hier. Trois lièvres, deux faisant, une dinde sauvage et un cerf de taille moyennent constituent ses réserves actuelles. C’est bien plus que ce qu’il a personnellement besoin pour le temps que la nourriture se conservera, aussi, il s’est trouvé un coin libre à une table couverte du marché pour s’y installer et laisser les gens venir lui acheter ou échanger des marchandises.

Il a rarement assez pour se permettre un « kiosque » comme celui-ci et fait donc plus souvent affaire directement avec les autres vendeurs de la carrière. Felix n’est néanmoins pas certain qu’avec sa piètre réputation l’option sédentaire sera plus rentable et efficace.

Midi est passé depuis quelque temps, mais le ciel couvert et le début de l’automne font en sorte que l’air est assez frais pour ne pas risquer de pourrir la viande. Transformant son petit espace en boucherie improvisée, Felix a accroché la volaille tête en bas aux panneaux de taule qui lui servent d’auvent, déposer le demi-cerf qu’il n’a pas terminé de préparer la veille sur la table et laissé les lièvres accrochés à son fusil de chasse, lui-même appuyé négligemment à côté de lui sur la table de bois.

Du lot, il a déjà prélevé ses propres rations de nourritures aussi que la portion qu’il réserve à Anaiah, et il s’applique maintenant à séparer les morceaux de viande et différentes parties des bêtes ayant de la valeur. En général, il arrive à vendre cuir et fourrure séparément du reste et, lorsqu’il trouve le bon acheteur, les bois, sabots et plumes également. Après tout, après l’apocalypse, si on est assez douillet pour vouloir dormir sur un oreiller de plumes, on ne peut plus passer chez IKEA.

Les mains rougies par le sang, Felix s’affaire sans vraiment porter attention à l’activité du marché autour de lui. Il y a beaucoup de monde aujourd’hui, ce doit être un lundi. Pour lui qui oubliait déjà toujours la date du jour lorsqu’elle était affichée en version digitale partout ou criée à la télé et la radio, pensez-vous qu’il s’en préoccupe vraiment maintenant ? Voilà. Autant que de savoir s’il reste encore un restaurant de sushi ouvert au Japon.  Bref, le temps passe et très peu de gens s’arrêtent devant lui. Une femme lui achète un faisant et un couple quelques morceaux de viande de cerf ainsi qu’un petit sac de plumes. Felix ne s’en inquiète ni ne s’en frustre d’aucune façon néanmoins. Il aurait probablement passé l’après-midi à nettoyer ses prises, de toute façon, comme il le fait maintenant, et si rien ne se vent, il sait à qui aller les donner ce soir pour ne pas risquer de la gaspiller. Anaiah soigne la majorité de ses patients à domicile et Felix sait donc lesquels d’entre eux ne sont pas en mesure de s’acheter actuellement à manger.

Et puis, après tout, il n’a pas vraiment besoin de ce que le troc peut lui apporter. Tout cela n’est qu’une activité, une distraction. Il ne serait même pas ici si ce n’était d’Anaiah. Mais entre se supporter lui-même en solitaire et supporter cette vie de groupe à laquelle il ne se mêle de toute façon pas beaucoup, il ne sait plus vraiment lequel des deux l’horrifie le plus.


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Archibald Flanegan
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MessageSujet: Re: Friends of another life ▬ Archibald Flanegan   Jeu 1 Juin - 22:31



Felix & Archibald
» friends of another life

Vide, néant, nana, rien : un résumé, clair et concis, de ses trouvailles de la semaine. Soit qu’il n’avait trouvé personne à dépiauter lors de ses excursions hors du mall, soit que ses “camarades” l’avaient bien baisé sur la répartition du trésor, soit qu’on avait encore découvert une de ses planques… en bref, le résultat était là : son vieux sac à dos était tellement vide qu’on pouvait en voir le fond usé et raccommodé cent fois.
Et lui, bah il avait la dalle. Sale temps pour les chiens errants et affamés. La carrière, néanmoins, constituait un bon palliatif à ce problème : c’était tellement le souk au marché qu’il n’y avait rien de plus simple que de faire “tomber” malencontreusement quelque chose dans sa poche en profitant d’un regard peu attentif, un incident imprévu qui accaparait toute la vigilance ailleurs. Archibald avait déjà usé et re-usé de ce stratagème suffisamment de fois pour en savoir l’efficacité, les babioles se troquant ailleurs à l’insu de leur propriétaire initial (pour peu qu’on puisse le désigner comme tel puisque, au final, on ne savait jamais vraiment entre les mains de combien de cadavres certains objets avaient pu circuler avant d'atterrir ici). Il avait les mains lestes, le bougre, dressé dès son plus jeune âge au vol à la tire et à l’apparente sympathie qui endormait la méfiance. Alors fatalement, le marché était à ses yeux rien de plus qu’une bonne vache à lait et il comptait bien, avant la fin de l’après-midi, repartir d’ici avec quelques bonnes victuailles pour les jours à venir.
Quoique, “bonnes”, tout était relatif ici. Fallait juste voir à pas avoir le palais trop délicat.

La viande fraîche lui mettait l’eau à la bouche, littéralement. Mais, plus que l’étal, c’était la personne derrière qui avait accroché son intérêt (la chose méritait d’être soulignée, en ce qu’on parlait de bouffe, et d’estomac vide) : invisible dans cette masse grouillante et en constant mouvement, Archibald l’avait longuement observé, d’abord pour savoir pourquoi le visage lui était familier, ensuite pour se convaincre qu’il hallucinait pas, ou bien que ce n’était pas juste quelqu’un de très, très ressemblant. Il avait dû faire un effort pour gommer le rictus tordant ses lèvres avant de s’avancer, de poser lourdement son sac sur un coin de la table qui n’était pas occupée par les quelques pièces de gibier. Pas grand chose à l’intérieur pour un troc, à priori, mais les lièvres qui n’avaient pas encore été dépecés lui faisaient salement de l’œil, ou en tout cas autant que possible étant donné leur état de carcasse et leur regard vitreux. « Tu le vend, ton bouzin, ou tu te contentes juste d’engraisser ton clébard ? » Le ton était pas agressif pour deux sous, rien de plus que son franc parler habituel, la familiarité qu’il avait à l’égard d’à peu près tout le monde. Est-ce qu’il allait le capter, Felix ? Sûrement, oui, mais entre la barbe éparse qui lui escaladait les joues, la tignasse un peu grasse qui faute de coiffeur, s’en donnait à cœur joie, et les traits qui s’étaient émaciés du fait de sa disette forcée, force était d’admettre que le bonhomme avait quelque peu changé depuis la dernière fois qu’ils s’étaient croisés, quelques années plus tôt.
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Felix Álvarez
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MessageSujet: Re: Friends of another life ▬ Archibald Flanegan   Dim 4 Juin - 7:24

Felix Alvarez & Archibald Flanegan
« Friends of another life

Felix ne relève même pas les yeux des morceaux de lapins qu'il prépare à coup de couteau lorsqu'un homme s'approche en semblant s'intéresser à ce qu'il a à vendre ou échanger. Si ça se trouve, il passera son chemin comme la majorité des gens, et de toute façon, il n'a absolument pas l'intention de se convertir en employé du mois des vendeurs de la carrière.

Son nouveau client s'attarde néanmoins, déposant son sac sur la table. La phrase qu'il lui lance ne tire ni sourire ni grimace à Felix. Comme le ton n'est pas agressif, aussi, c'est tout ce qui lui importe. Les règles de civilité ont légèrement changées en six années de bordel social complet, et de toute façon, le mexicain n'a jamais vraiment été regardant là-dessus. Encore moins depuis les derniers mois, où plus rien ne semble vraiment lui importer.

Aussi, c'est avec la même désinvolture nonchalante et familiarité dont l'autre fait preuve que Felix se lève pour attraper un linge déjà taché afin d’essuyer le sang sur ses mains et de rétorquer simplement :

▬ Qu'est-ce que tu as d'intéressant à proposer ?  

À ce moment, Felix relève les yeux vers le visage de son interlocuteur et se fige. Il reste plusieurs secondes dans cette position, à dévisager l'homme, une expression de surprise évidente collée sur le visage. Joli portrait, d'ailleurs, cette expression étant accompagnée de sa barbe de plusieurs jours, de ses yeux creux et cernés par le manque de sommeil et de ses traits tirés caractéristiques de ceux vivant depuis déjà trop longtemps de privations et de manque d'à peu près tout.

Pendant quelques instants, Felix se demande s'il n'hallucine pas, ayant finalement succombé à cette foutue folie qui lui tourne autour comme un vautour affamé. L’homme est un fantôme du passé, une apparition incongrue et subite dans cette masse d’inconnus qui peuple le marché. La dernière fois qu’il a vu ce visage, c’était derrière une vitrine, avec un garde derrière lui, et l’autre portait l’habit orange typique des prisonniers. C’était il y a plus de six ans, quelques mois tout au plus avant que tout ne tourne au chaos le plus total. Il allait voir aussi souvent que possible son vieil ami d’enfance là où ses mauvaises habitudes et fréquentations l’avaient menée, après tout.

Mais il n’hallucine pas. Même Zia a réagi à sa présence. À moins qu’il ne se trompe tout simplement sur l’identité de cet homme ? Non. Malgré la barbe, les cheveux décoiffés et quelques kilos en moins, ce regard et cette façon de se tenir ne ment – et ne s’invente – pas.

Pour lui qui s’efforce de ne plus rien ressentir depuis des mois, d’oublier ses souvenirs et ce qu’il était avant pour arriver à continuer à survivre, la joie qu’il ressent à cette conclusion à un léger gout étrange. Étrange, certes, mais qui fait plus de bien qu’il ne s’y serait attendu. Il a perdu tellement de gens, tellement de proches, comme tout le monde d’ailleurs. En retrouver un vivant, par on ne sait quel coup du hasard, est une chance difficile à ignorer.

Un sourire incrédule, mais amusé finit par égayer son expression et Felix se redresse en ne se gênant pas pour détailler l'autre de haut en bas, un sourcil haussé.

Joder, Archie. Et moi qui croyais que tu avais une sale gueule en prison...


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Archibald Flanegan
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MessageSujet: Re: Friends of another life ▬ Archibald Flanegan   Sam 10 Juin - 2:13



Felix & Archibald
» friends of another life

Archibald eut l’occasion observer chaque étape entre le moment où il n’était encore qu’un parfait inconnu un peu chiant et celui où soudainement, il était redevenu le vieil ami d’enfance, et la transformation sur le visage de Felix lui tira un sourire large qui dévoila ses dents, et qui se transforma bientôt en un rire franc saluant la pique que l’autre venait de lui lancer. « Ah ouais ? Et depuis combien de temps t’as pas croisé ta tronche dans un miroir, dis-moi ? » Qui n’avait pas une sale gueule, de toute manière, par les temps qui courraient ? Qui pouvait se targuer de péter la forme, d’être bien portant et d’afficher la mine du bienheureux après une bonne nuit de sommeil ?
Quoi qu’il en soit, il était sincèrement heureux de le croiser ici, Felix. Surpris, mais heureux : il était, après tout, l’une de ces rares personnes qu’il avait pu jadis qualifier d’ami. Même si le chacal ne s’était jamais préoccupé du sort de ceux qui avaient pu lui être proche un jour ou l’autre après ce qu’il s’était passé, assumant automatiquement qu’ils étaient tous morts pour ne pas se piquer de l’envie d’aller vérifier (la mauvaise occasion de se perdre en quêtes inutiles, chronophages et bien trop dangereuses), croiser ce visage connu maintenant n’était pas pour lui déplaire. Autrefois, les deux hommes avaient été proches. Dans une autre vie, avant le chaos, avant la prisons. Même s’ils avaient empruntés des chemins qui les avaient peu à peu éloigné l’un de l’autre, Archibald avait longtemps conservé à l’égard de son ami d’enfance une affection suffisamment peu courante pour être mentionnée. « Qu’est-ce que tu branles ici alors, dis-moi ? Y a longtemps que tu pourris dans l’coin ? » Avec la fréquence de ses passages à la carrière, Archibald, il se doutait bien que l’autre ne devait pas y être depuis des lustres : le marché avait beau être grand, souvent très peuplé et avec une clientèle venant de tous les horizons, il n’empêche qu’il avait tendance à repérer les habitués du coin, ou ceux qui présentaient  un étal un tant soit peu intéressant. « Ça m’fais plaisir de voir que t’as réussi à te trimbaler sur toutes ces années, en tout cas », il termina. Et il était sincère en plus, le bonhomme. Après toutes ces années de chaos et de misère, revoir une tête connue qui vous réveillait des bons souvenirs, c’était franchement pas désagréable. Oh bien sûr il se doutait que le quarry n’était plus exactement comme il se souvenait de lui, que les années l’avaient façonné différemment après cet incident macabre qui avait ravagé la face de l’humanité. Forcément : après ça, ils avaient tous changé, c’était normal. Il ne s’attendait pas spécialement à retrouver chez lui cette vieille camaraderie d’un autre temps juste comme ça, en un claquement de doigt. Il n’avait pas non plus l’intention de la chercher, à vrai dire : juste balancer deux trois mots par dessus la table, échanger un rire et quelques souvenirs, pourquoi pas partager un verre puis reprendre son chemin (au passage embarquer discrètement un peu de viande), dans l’immédiat ça lui aurait largement suffit. Il s’attachait plus aux gens, Archibald, c’était inutile quand ils avaient tous la fâcheuse tendance de crever un peu trop vite, un peu trop souvent. Mais les souvenirs, on s’en débarrassait pas si facilement que ça.  
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MessageSujet: Re: Friends of another life ▬ Archibald Flanegan   Mer 14 Juin - 16:00

Felix Alvarez & Archibald Flanegan
« Friends of another life

La réplique de son vieil ami lui tire un sourire amusé. Avec tout ce qui se passe depuis 7 ans, il n'a pas eu le temps de s’apercevoir à quel point la répartie d'Archie, et tout le personnage en fait, lui a manqué. Maintenant qu'il le remarque, il a l'impression qu'un vide vient d'être comblé en lui, comme s'il retrouvait une part de lui-même qu'il avait perdue.

▬ Les miroirs sont rares, de nos jours, je dois t'avouer.  

Et comme le mexicain passe le plus clair de son temps dans le désert ou la forêt, il ne ment pas. Il a bien observer son reflet dans l'eau d'une rivière il y a moins de 24 heures, mais rien de comparable à un miroir. Il ne doute pas non plus qu'il doit faire aussi, sinon plus peur qu'Archie.

À la question de son ami, le sourire de Felix disparait un peu et l'homme hausse les épaules.Tentant l'humour, chose qu'il n'a pas fait depuis longtemps et pour laquelle il doit être plus rouillé qu'une vieille voiture, il répond d'abord :

▬ J'ai l'air de faire quoi? Je joue au billard pour devenir champion du monde.  

Il redevient rapidement sérieux et puirsuit :

▬ Depuis un peu plus de deux mois.  

Il se perd quelques instants, le regard ailleurs, dans ses souvenirs l'ayant mené jusqu'à la carrière. Zia, curieuse, mais n'aimant pas les étrangers, s'est relevée et a posée son museau sur la table afin de pouvoir observer Archibald, et c'est en sentant son mouvement à côté de lui que Felix parvient à s'arracher aux flashbacks qui menacent de le faire tomber dans une réalité autre que la sienne.

▬ Et toi? Tu es ici depuis longtemps? Seulement de passage à la Carrière ou...  

Toutes sortes de survivants passent au marché de la Carrière, et bien qu'il serait plausible qu'Archie y vive sans que Felix ne l'ait croisé auparavant, comme il ne se mêle pratiquement à personnes, il a plutôt l'impression que son ami est un outsider. Aussi, étrangement, et malgré l'apparence terrible qu'il se trimbale comme tout le monde, Felix trouve que l'univers post apocalyptique dans lequel ils doivent vivre désormais colle plutôt bien à Archie. Il soupçonne même que la situation lui réussit plutôt bien.

Felix a toujours tenté de ramener Archie du bon côté de la loi, avant, mais malgré les activités douteuses de son ami et ses choix pas toujours judicieux - finir en prison est définitivement une suite de très mauvaises décisions - il ne l'a jamais moins apprécié pour autant. Aujourd'hui que les lois n'existent plus, ce penchant de l'homme est encore moins important à ses yeux. Il n'a néanmoins aucun mal à s'imaginer Archie pillant les lieux abandonnés et évoluer comme un poisson dans l'eau parmi les restes de la population aux moeurs et morales de fin du monde.

Le dernier commentaire d'Archie lui tire un nouveau sourire et il hoche la tête, touché. Il sait que ce genre de paroles est rare en provenance de sa bouche.

▬ Je sais. Moi aussi, vraiment. Mais j'aurais du me douter que même l'apocalypse ne pourrait pas venir à bout de toi. 
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MessageSujet: Re: Friends of another life ▬ Archibald Flanegan   Jeu 22 Juin - 18:01



Felix & Archibald
» friends of another life

Deux mois qu’ils se croisaient peut-être sans se voir, sans payer la moindre attention l’un à l’autre. C’était pas vraiment étonnant, au final : l’endroit n’était pas si petit qu’il y connaisse tous les visages (loin de là) et puisqu’il servait de point de rencontre pour tous ceux désireux de venir troquer jusqu’au moindre de ces biens, les nouvelles têtes affluaient en permanence dans ce chaos coloré et bruyant. Deux mois, face à ça, c’était rien : ils auraient très bien pu continuer à s’ignorer pendant encore longtemps, et pourquoi pas ne jamais se reconnaître. Après tout, Archibald avait hissé Felix au rang de toutes ses personnes qu’il avait préféré estimer mortes. Il ne s’était donc pas attendu à le croiser ici, en chair et en os, bien vivant au mépris de tous les pronostics logiques affirmant que, au vu du pourcentage de la population qui avait été éradiquée de la planète, il avait probablement perdu la grosse majorité de ses proches. « J’crèche pas ici, non, t’es dingue ? » Il laissa échapper un petit rire, continua : « C’pas que le coin n’est pas sympa, mais on s’emmerde ici un peu, non ? » Ledit coin ne pouvait de toute façon pas être moins sympa que le mall et la population qui y vivait, dont on n’était parfois pas bien persuadé de la différence entre les rôdeurs et certains des chacals vu l’odeur qui pouvait s’en dégager. Notez qu’Archibald n’était pas en reste sur ce sujet, quoiqu’il faisait tout de même un minimum attention histoire d’éviter toute possibilité de confusion.  
« Bah, elle en viendra bien à bout un jour ou l’autre », il rétorqua avec un fin rictus tout en haussant les épaules, nonchalant. Bien sûr qu’il avait pas prévu de clamser, que ce soit aujourd’hui ou dans dix jours, bien sûr qu’il comptait bien s’accrocher à sa précieuse (et unique) vie aussi longtemps que possible et quels que soient les moyens employés pour ce faire. Mais il restait logique malgré tout : si rien ne s’arrangeait, il ne s’imaginait pas un seul instant vieillir dans ces circonstances. On faisait tous des erreurs, lui le premier, et il s’était déjà surpris suffisamment de fois à faire un pied de nez à la mort pour savoir qu’il ne s’en tirerait pas éternellement à ce rythme. Alors il choisissait simplement d’accepter ce fait et continuer son petit bonhomme de chemin comme il l’entendait puisqu’il était de toute manière bien évidemment hors de question qu’il envisage de se planquer ou même tout simplement, de se ranger à un meilleur train de vie. « Alors t’es venu ici tout seul ? Fichue coïncidence quand même... » Ce disant il prit appui sur la table sur laquelle Felix avait déposé son butin sanguinolent, mais non sans avoir jeté un léger regard d’inconfort au chien au préalable, trop proche de lui à son goût, trop silencieux aussi : il savait par l’expérience que les plus dangereux n’étaient jamais ceux qui gueulaient le plus, mais plutôt ceux que l’on finissait par oublier et qu’on ne voyait pas venir. « Hormis ça, j’veux dire. » Il désigna le chien du geste de la tête, préférant bien se garder de pointer un doigt dans sa direction : il tenait à l’intégrité de ses deux mains, merci bien. « Tu l’as ramassée sur le bord de la route ou quoi ? » D’aucuns pouvaient se moquer de son appréhension envers les canidés alors qu’il n’avait aucun problème à buter du rôdeur à tour de bras mais Archibald, lui, l’estimait parfaitement valable : de son point de vue, ces animaux n’étaient pas prévisibles, et ça valait d’autant plus pour ceux qui avait réussi à survivre à l’avènement des putréfiés et leur faim insatiable de chair fraîche.

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MessageSujet: Re: Friends of another life ▬ Archibald Flanegan   Sam 24 Juin - 15:12

Felix Alvarez & Archibald Flanegan
« Friends of another life

Felix sourit en haussant un sourcil, lançant un regard autour de lui aux commerçants de la carrière. Il n'apprécie pas particulièrement le lieu non plus, en réalité. Trop de gens, trop peu d'espace... et si ce n'était pas d'Anaiah, Felix aurait repris la route il y a plusieurs semaines déjà. Néanmoins, il considère qu'il a une dette envers la jeune femme pour l'avoir soignée et très certainement sauvée de la mort, aussi, il ne peut pas partir maintenant. Il tente encore de nier les sentiments nouveaux qui naissent en lui à chaque sourire de l'Indienne, mais il n'est pas encore prêt à avouer que ce sont pour eux qu'il reste réellement à la carrière.

▬ Honnêtement, j'en ai pas la moindre idée. Je passe le plus clair de mon temps à l'extérieur pour chasser.

L'éventail de sang, fourrure, viandes et tripes sur la table doit avoir déjà mis la puce à l'oreille d'Archie concernant ce détail, cela dit. Le mexicain fronce légèrement les sourcils et ajoute :

▬ Si la Carrière n'est pas assez excitante pour toi, je doute que tu sois de la Mine ou d'Olympia. Et, va savoir, je t'imagine mal poser tes fesses sur un cheval. Stonebriar's ?

Il doit avouer que cela tombe sous le sens. De tout temps, Archie a trainé avec les pires entourages possible, avec un don tout particulier pour mettre les pieds là où les ennuis aiment se ramener. Qu'il soit un Jackal ne serait donc pas surprenant. Felix lui-même n'a rien contre eux, honnêtement, au contraire, ils sont plutôt ses meilleurs clients après les gens de la Carrière. Pour ce qui le concerne, de toute façon, ce monde n'est plus régi par ni lois ni maitres, alors ce qui est bien ou mal, en dehors des cercles fermés, reste très relatif. Qu'ils vivent comme ils en ont envie, après tout, comme vient d'ailleurs de le souligner son ami, ils finiront tous par mourir plus tôt que tard.

À la question sur les circonstances de son arrivée, Felix se tend, perdant un peu de l’humeur joyeuse et décontractée que ses retrouvailles avec Archie avaient fait resurgir en lui. Il lance un regard à Zia, qui toujours peu convaincue de la présence du Jackal, continue à le fixer les oreilles couchées vers l'arrière.

▬ Plus ou moins. J'allais seul vers Austin quand un type m'a attaqué pour me voler. Si lui n'emmerdera plus personne, il a bien failli me tuer aussi. C'est Anaiah, l'une des médecins ici, qui m'a trouvé et ramené. Depuis...

Il fait un geste vers la table qui illustre mieux que les mots ses activités des dernières semaines. À la mention du nom d'Anaiah, sa morosité nouvelle semble s'estomper de nouveau, alors qu'une petite étincelle s'allume au fond de ses yeux. À savoir si Archie est encore capable de bien lire en lui comme avant et donc de la remarquer, rien n'est moins certain.

▬ Pour Zia, non, je l'ai d'avant. Tu ne dois pas t'en souvenir, mais je t'avais dit que j'allais adopter un chien, la dernière fois qu'on s'est vu.

L'homme met une pause, ses yeux se perdant un instant dans le vide alors qu'il contemple tout ce qui s'est passé depuis les sept dernières années.

Joder, j'ai l'impression que c'était dans une autre vie.

Un sourire amusé se dessine sur ses lèvres devant le malaise évident d'Archie face à la présence de la chienne, et Felix attrape un petit bout de viscères de lapin qu'il lance à cette dernière. Zia l'attrape au vol puis, ce geste la rassurant visiblement sur le présence de l'inconnue, tourne deux fois sur elle même avant de se coucher en boule aux pieds de Felix.

▬ T'inquiètes, elle va pas te manger. Le pire qu'elle peut faire c'est te grogner dessus ou te faire la gueule.

Et il ne ment pas. Si Zia n'aime pas les étrangers, ce n'est pas une chienne dangereuse, bien qu’entrainée à la chasse. Plus pisteuse qu'attaquante, elle s'enfuit devant les dangers, ou jappe généralement jusqu'à ce que Felix prenne les choses en main. Elle peut se montrer possessive envers lui et montrer les dents lorsqu'on s'approche trop d'elle ou de Felix, mais le mexicain ne l'a vu mordre un humain qu'une seule fois, lorsque lui même se faisait attaquer. Elle est probablement beaucoup trop douce pour ce monde, et c'est définitivement un miracle qu'elle ait survécu jusque là. Ou, au contraire, cela explique pourquoi elle est toujours là, ce qui n'aurait définitivement pas été le cas si elle avait eu tendance à se jeter tête première sur les premiers Rôdeurs ou bandits venus.


▬ Et toi? T'es resté dans la région tout ce temps ?

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