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 (IV) One day life will be kind + RORY

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MessageSujet: (IV) One day life will be kind + RORY   Mer 24 Mai - 20:25

Reese & Rory
« One day life will be kind.
La marche entre Olympia et la Carrière d’Hamilton n’est pas une balade de santé. Reese espérait trouver une voiture avec encore un peu d’essence en route pour ne pas avoir à marcher, mais la chance n’a pas été de son côté. Essoufflé, mais soulagé, il arrive devant la carrière. Il observe quelques instants, le bidonville et la vie qui y grouille. Le campement est d’une beauté tragique. Se dit-il en réajustant son sac sur son dos avant de reprendre sa route. Il aime bien faire son dramaturge parfois. C'est intimidant. Cet endroit, ces gens, tout est si étrange. Si différent d’Olympia. L’odeur lui prend le nez, ce mélange de feu de bois et de transpiration est difficilement supportable, mais a l’air de ne gêner que lui. Les gens sont sales ici, beaucoup plus sale qu’à Olympia. Bien au chaud en ville, Reese n’avait pas réalisé ce qu’était véritablement devenu le monde. La Carrière le ramène violemment à la réalité. Il a honte. Honte d’être propre, honte de savoir que ce soir, il dormira dans un lit quand tous ces gens n’ont même pas un toit digne de ce nom sur leur tête. Au milieu de la foule, il a l’impression de faire tache, mais personne ne fait attention à lui.
Perdu dans sa contemplation, il ne fait pas attention où il va et percute quelque chose. Enfin quelqu’un. C’est un adolescent, peut-être dix-sept ou dix-huit ans. On pourrait le prendre pour un homme de dos, s’il ne portait pas cette casquette ou s’il avait un peu plus de carrure. De toute façon, la question ne se pose pas puisque les traits de son visage trahissent son jeune âge. Derrière une tâche de cendre, ses yeux, n’ont pas l’air d’avoir décidé entre une extrême dureté et une extrême innocence. C’est peut-être sa tignasse blonde plutôt grasse, ce n’est peut-être rien du tout, mais Reese se reconnaît un peu dans le garçon. « Oh désolé ! » Reese ouvre grand les yeux pendant que le garçon le toise, incertain. Reese se demande s’il est sur le point de s’en prendre une. Il a tendance à oublier qu’après ces dernières semaines de raids, il n’est plus exactement le bisounours qu’il était autre fois. « C’est rien. » Dit finalement le garçon avant de tourner les talons en appelant l’énorme chien que Reese, étrangement, n’avait pas remarqué jusqu’ici. « Attends ! » S’entend appeler l’Olympien. Un sourcil levé, le garçon se retourne. J’suis con ou... ? Reese se frotte le bras pour chasser la gêne. Il a l’impression d’être en face de lui-même, si ça a le moindre sens. Enfin ce qu’il aurait été s’il n’avait pas connu la Renaissance. Si Olympia ne l’avait pas sauvé. Il a envie de lui poser mille questions sur sa vie, sur la Carrière, sur ce monstre de chien qui traîne derrière lui. Depuis quand est-ce qu’il est ici ? Est-ce qu’il se souvient de Disney Channel ? Est-ce que ça lui poserait un problème de prendre une douche dans les dix prochaines minutes ? « Je hum… » Un léger sourire se dessine sur les lèvres du garçon.  « Qu’est-ce que tu cherches ? » Il s’avance vers Reese qui laisse tomber ses épaules avec soulagement. « Ma sœur. Rory ? Petite. Blonde. Probablement, l’air en colère. » Le garçon réfléchit. Il y a tellement de monde ici que Reese ne s’attend pas à grand-chose. « Je crois qu’elle est à la Mine. » Il ajoute, on sait jamais. Le visage du garçon s’éclaire alors. « Oh ! » Il sourit, comme s’il se souvenait de quelque chose de drôle au sujet d’une éventuelle Rory. « Tu parles sûrement du chihuahua. Rory ? Ça lui va bien. Elle est passée au chenil hier. » Cette fois, il rigole franchement. « Petite, mais énergique ! C’est bien une mineuse. Viens, je sais qui pourra nous aider. » Perplexe, mais reconnaissant, Reese suit le garçon en silence. En route, il se retourne et lui tend sa main. « J’m’appelle Archer au fait. » Reese la serre et se présente à son tour. Ils s’engouffrent dans une espèce de marché fait de bric et de broc, le fameux marché de la Carrière.
Archer a trouvé quelqu’un de la Mine pour aller chercher Rory. Reese ne cherche pas exactement à comprendre l’organisation d’Hamilton, mais visiblement, les choses sont bien plus compliquées quand on a pas la chance de pouvoir entrer dans la Mine. Ils discutent quelques minutes puis Archer commence, un peu gêné « Bon bah… » « Ouais. » Dit Reese en hochant de la tête. « Je vais y aller. J’passerais bien toute la journée au soleil mais tu sais comment sais ! » Reese ne sait pas vraiment, mais il fait comme si. Archer continu. « Content de t’avoir rencontré Reese. Reviens quand tu veux ! » En s’éloignant, Archer lui lance le salut militaire le moins rigoureux que Reese a vu de sa vie. Il disparaît derrière une cabane en bois peinte, son chien trottinant derrière lui. Reese ne sait pas trop quoi penser de cette rencontre. Il n’a pas beaucoup parlé à Archer, mais il est pris d'une envie de le mettre dans son sac à dos et de le ramener à Olympia avec lui pour lui faire prendre un bain, le nourrir et lui offrir des cadeaux pour noël et son anniversaire. Mais il faut se rendre à l'évidence, c’est comme ça que la majorité des enfants vivent de nos jours. Sans maison, sans toit, sans Lizzie McGuire. Une tragédie.
Reese a l’impression de passer une éternité devant l’entrée de la Mine. Il fait les cent pas, joue avec des petits cailloux, tente une conversation avec un des gardes (peu concluant) et puis finalement, Rory apparaît. Un grand sourire se dessine sur ses lèvres. Tout son visage s’illumine. Reese la prend dans ses bras et la soulève un peu. Il a l’impression qu’elle a rapetissée depuis qu’ils se sont vu pour la dernière fois. Il ne sait absolument pas quoi dire, il est bien trop content pour formuler une phrase sensée. « Oh, j’espérais que tu sentirais pas comme les gens de la Carrière. » Dit-il en plaisantant, même si ça n'a rien d'une blague. Il relâche enfin Rory, pour reprendre sa respiration. Il a du mal à croire que c’est vraiment elle, elle a tellement changé.

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MessageSujet: Re: (IV) One day life will be kind + RORY   Dim 25 Juin - 21:36

Reese & Rory
«  one day life will be kind.
Parfois, souvent en réalité, elle doute, Rory, elle doute de tout. De ses choix, d’elle-même. La mine, ce n’est pas ce qu’elle espérait. Bien sûr, elle ne se plaint pas. Elle aide du mieux qu’elle le peut, mettant ses connaissances au service d’Anita. Elle a un but, il semblerait. Ce n’est pas ce qu’elle souhaitait ? Se montrer utile ? Qu’on lui retire cette étiquette de fille malade et incapable de quoi que ce soit ? Si. C’est ce qu’elle voulait. Un nouveau départ, loin d’Olympia. Elle l’a eu, son nouveau départ, elle a tenté de s’y accrocher, de se montrer de bonne foi, mais à vrai dire, non, ça ne lui suffit pas. Elle est peut-être encore plus paumée qu’avant, encore plus étouffée, alors qu’elle est entourée de parfaits inconnus. Hamilton, c’est son tombeau, contrairement à ce qu’elle pensait. Elle a le sentiment de s’enliser, pourtant elle l’ignore, se voilant la face, faisant abstraction des conflits, des restrictions. Horaires précis, dortoirs spécifiques, sorties surveillées, restreintes. Le calvaire. Elle doit bien avouer, heureusement qu’Harrison est là, présent, prêt à éventuellement appuyer ses envies de sortie, à l’escorter. Alors, bien évidemment, ça l’agace, de se sentir surveillée, d’être maternée, prise en charge telle une môme de cinq ans, mais elle s’y est fait, finalement, à la présence de l’éclaireur. Tant qu’ils n’abordent pas le sujet épineux, autrement dit eux, leur relation, le baiser, tout le reste. Elle s’est sacrément compliqué la vie en quittant Olympia sans se retourner, mais elle ne regrette pas vraiment, c’était nécessaire, il lui était indispensable, cet éloignement, indispensable à cette nouvelle prise de conscience qu’elle se doit encore de digérer, à laquelle elle doit réfléchir. D’un côté, elle se voit mal retourner auprès des Olympiens, d’un autre, la carrière lui semble être trop rude, pour elle du moins, pourtant elle s’y est fait quelques connaissances, puisqu’elle y a passé quelques semaines. Mais, tout de même, elle sait que ce n’est pas pour elle, qu’elle n’y survivrait pas, pas seule en tout cas. Elle a besoin de temps, de temps pour démêler le chaos qu’elle rumine en boucle, qu’elle ressasse intérieurement.

« Barbie, y’a quelqu’un pour toi à l’entrée de la mine. » Elle roule sur le côté, observant Wallace, allongée de ton son long, telle une crêpe, sur le vieux lit de camp. Le regard noir qu’elle lui lance est on ne peut plus clair, ça ne lui plait pas, ce genre de remarque, de surnom débile. « Je t’ai déjà dit de ne pas me surnommer comme ça, Wally. » Ils se battent constamment, ces deux-là, se cherchent, passant leur journée à s’échanger des piques salées. C’est distrayant. À vrai dire, elle l’apprécie plutôt bien, Wally, malgré son apparente animosité à l’égard de ce dernier. Et puis, il est garde, un garde qu’elle s’est mis dans la poche. C’est un détail non-négligeable, qui a de l’importance, beaucoup d’importance. « Tignasse blonde. Propre sur lui. Odeur de chèvrefeuille. Un Olympien quoi. » Il ne lui en faut pas plus. Reese, ça ne peut être que lui. Elle saute sur ses deux pieds, finalement animée par une joie incommensurable, indescriptible. Il est ici, à la mine. « T’aurais pu me le dire tout de suite ! » râle-t-elle, le tirant par le bras, l’obligeant à presser le pas. Elle ne veut pas perdre une minute, pas même une seconde.  Il faut dire qu’avec la quarantaine, la grippe, les hordes de rôdeurs, il lui était interdit de quitter Hamilton. Encore aujourd’hui, il lui faut une autorisation. Dieu sait que ça l’enrage, toutes ces règles, ces contraintes. Ce n’est pas fait pour Rory Wheeler.

Il lui a manqué, il lui a tellement manqué. Son visage s’illumine tandis qu’elle ne perd pas une seule et unique seconde pour trouver refuge dans les bras de son jumeau. Elle laisse échapper un éclat de rire, alors qu’elle décolle du sol, étouffée par l’étreinte trop prononcée de son frère. Elle n’a pas envie de le lâcher, pas déjà, elle a l’impression qu’il va s’enfuir. Mais non. À la place, il se contente d’une remarque pas franchement ragoutante. « Impossible, c’est impossible que je sente comme les carrières. Je sens naturellement la rosée fraîche du matin. » Elle le repousse légèrement, sourire en coin, l’observant sous toutes les coutures. « Deux jambes. Deux bras. Des bouclettes blondes. T’es intact. » Conclut-elle, passant une main dans la tignasse folle de l’olympien, non sans devoir au préalable, se mettre sur la pointe des pieds. « Donc, y’a toujours pas de coiffeur à Olympia. » Elle soupire, faussement indignée. C’est fou à quel point sa présence lui fait du bien.


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poor little thing.
There... Poor little things. You see them? Standing with their numbers on their blank, indifferent faces, Nuremberg in miniature, the ranks of painted wooden men... Poor dominoes. Your pretty empire took so long to build, now, with a snap of history's fingers down it goes.
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MessageSujet: Re: (IV) One day life will be kind + RORY   Lun 7 Aoû - 23:20

Reese & Rory
« One day life will be kind.
Malgré l’odeur, Reese resterait bien là pour disons… Toujours ? Ouais plus ou moins. Il savait que Rory lui avait manqué, mais de la voir là, devant lui, il réalise seulement à quel point. « Les roses pourries peut-être ? » Elle se retient sans doute de le frapper puis elle le scanne de la tête aux pieds. « Deux jambes. Deux bras. Des bouclettes brunes. T’es intact. » Reese prend la pose du David de Michel-Ange pour mieux se laisser admirer en souriant comme un idiot. Quand elle en arrive aux cheveux, il pose une main sur sa hanche et attrape du bout des doigts les mèches qui tombe presque au-dessus de ses yeux. « Je pourrais demander à Mina, mais j’aurais trop peur qu’elle me coupe la tête "sans faire exprès". » Il fait les guillemets avec ses doigts. Avec Mina, on ne sait jamais à quoi s’en tenir. Surtout ces derniers temps, Reese trouve leur relation assez étrange. Mais nous nous égarons ! Reese attrape sa sœur, une main sur chaque bras et la tourne légèrement. Une fois sur la gauche. Une fois sur la droite. « Tout à l’air en ordre. Ils te nourrissent bien ? Le comité d’accueil était pas ouf ! » Il a envie de parler s’en s’arrêter, raconter à Rory tout ce qui lui est arrivé sur le chemin, tout ce qui lui est arrivé depuis son départ même ! Il a un milliard de trucs à lui dire et trop peu de temps devant lui. Il essaye de se calmer, Reese a toujours été du genre hyperactif autour des autres êtres humains. Faisons les choses une par une. On inspire. On expire. OH MON DIEU RORY EST LÀ ET ELLE VA BIEN ET ELLE EST LA OH MON DIEU C’EST TELLEMENT ÉNORME ! On inspire. Il faut trouver un endroit pour se poser. Ce n’est pas qu’en plein milieu du passage ce n’est pas bien, mais bon… On expire. Et a priori, Reese ne pourra pas entrer dans la Mine. « Tu sais où est-ce qu’on pourrait s’asseoir ? » Rory semble réfléchir un instant. « Oh et est-ce que t’as quelque chose à boire. Il me reste de l’eau, mais j’aimerais la garder pour le retour ! »

Rory l’emmène alors à travers la Carrière. Reese a du mal à la suivre. Il y a trop de choses à voir, trop de gens, trop d’odeurs certaines ignobles, certaines agréables, d’autres tellement uniques que Reese ne saurait pas dire s’il les aime ou non. Il regarde les cabanes, les tentes et les gens qui s’occupent autour d’eux. Tout est tellement… étrange, tellement différents d’Olympia et de la vie d’avant. Et dire que Reese se plaint parce que ses céréales préférées lui manquent. Il a l’électricité, il a l’eau courante. Les gens de la Carrière ont quoi ? De la poussière, de la fumée et des gamins avec des dinosaures pour chiens. Reese espère que la vie à la Mine est moins dure qu’ici, ça n’empêche qu’il culpabilise beaucoup de tout le confort qu’il a chez lui.
Ou bout d’un moment ils arrivent devant deux portes en métal posées sur une petite motte de terre. Reese est perplexe, mais Rory sait ce qu’elle fait. Il ouvre la porte sous son regard amusé et ils pénètrent à l’intérieur. Ils descendent un petit escalier qui mène dans une pièce, littéralement sous terre. Il y a une sorte de comptoir et des tables disposées un peu partout, c’est un vrai bar à l’ancienne. En tout cas, un bar comme Reese les imaginait avant l’apocalypse. Remarquez, quand le monde s’est écroulé, Reese avait à peine 21 ans et il ne faisait pas exactement partie des gens cools qui sortaient le week-end. « Et bah Barbie qu’est-ce que tu nous ramènes là ? Il est tout beau ! » Reese met un moment à réaliser que l’homme parle à Rory et que le "tout beau", c’est lui. Il lui faut un autre moment pour comprendre que le barman ne parle pas de son charme, mais plutôt de ses vêtements propres. Reese n’est plus très à l’aise. Il a honte, mais il se force à sourire le temps de trouver une table. Il laisse Rory commander et va s’asseoir sans dire un mot. De toute façon, il ne sait ce qu’ils servent ici, probablement rien qui ressemble à ce qu’ils ont à Olympia ! Il retrouve le sourire quand Rory revient. « Bon alors ! Raconte-moi tout ! Comment tu t’es retrouvée à la Mine ? » Impatient, il boit une gorger de son verre et fait la grimace du siècle. « Oh ! Et bah… C’est… » Il tousse. « Différent. »


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MessageSujet: Re: (IV) One day life will be kind + RORY   Mar 29 Aoû - 21:27

Reese & Rory
«  one day life will be kind.
Il est vivant, il respire, il ne s’est toujours pas départi de son humour à deux balles, c’est l’essentiel. Il est là, lui et ses commentaires stupides, lui et ses sourires réconfortants, lui et son air d’attardé. Elle a encore du mal à y croire, mais c’est bien trop beau pour n’être qu’une illusion, c’est certain. « Mina et ses maladresses, il est vrai que ce serait risqué. » Rien qu’à l’évocation du prénom de son amie, son cœur se serre. Elle pense souvent à la jeune femme, après tout, elle compte énormément. Elle sait que Reese ne manque surement pas de prendre soin d’elle et que Mina ne se prive surement pas pour l’envoyer bouler, pourtant elle ne peut s’empêcher d’avoir l’impression d’abandonner l’olympienne. Elle chasse cette idée pour l’instant, elle y reviendra plus tard, une fois qu’elle aura profité de son frère et de sa présence trop rare au sein d’Hamilton. Sans broncher, les yeux roulant vers le ciel, elle se laisse inspecter sous toutes les coutures, tournant de gauche à droite tel un pantin, en attente d’un verdict qu’elle n’espère pas trop mauvais. « Sainement, oui. Bien, c’est une autre histoire. Le doc m’a imposé un régime strict à cause de mon diabète, c’est l’enfer. » Elle soupire, adoptant une mine faussement affligée. Elle se plaint, elle rumine, mais elle doit bien avouer que physiquement parlant, elle a la forme. Mentalement, c’est une autre histoire qu’elle compte bien ne pas aborder. « Ouais, je sais, ils sont aussi charmants qu’une porte de prison. Mais bon, ils aiment bien ma tête, alors ils sont sympas avec moi. » Enfin, pas tous.  Il faut croire que son charme n’est pas infaillible. Pas très grave, elle a certaines personnes en poche, c’est déjà bien suffisant. Elle réfléchit un instant à la question de son jumeau, pas bien longtemps avant que le caveau ne s’impose à son esprit. « Allons boire alors. » Reese n’a jamais trop fréquenté les bars (pas seulement parce qu’il n’avait pas l’âge, essentiellement parce qu’il préférait son ordinateur aux gens), encore moins depuis l’apocalypse, forcément, alors elle est presque sûre de l’étonner sur ce coup-là.

Sans attendre un mot ni même un geste de la part de son frère, Rory s’élance à travers la carrière, se faufilant entre les survivants. Elle reconnait certains visages, sourit de temps à autre, adresse même quelques signes de têtes. Elle n’a pas passé beaucoup de temps au sein de la carrière, quelques semaines seulement, il n’empêche que malgré ce très court laps de temps, elle s’y sent mieux qu’au sein de la mine. Elle ne se voile pas la face cependant, elle ne survivrait pas plus de quelques mois dans cet environnement, pas seule non plus. Alors, pour contrebalancer avec l’animosité certaine qui lie les deux camps établis à Hamilton, elle se fait un point d’honneur à ne pas perdre contact avec les carrières qui l’ont aidé, allant à leur rencontre à chaque sortie. Oui, elle vit dans la mine, pourtant elle ne se considère pas comme une mineuse, pas plus que ça en tout cas. Sans prêter un regard à Reese, elle s’engouffre dans les escaliers menant au caveau, les pas s’en allant vers le comptoir. Elle n’a pas perdu ses repères en tout cas. Elle n’a pas été oubliée non plus. « Il sent bon en plus, pas comme toi. » Elle papillonne des yeux, prend un air innocent, tandis que Josh – le barman – s’esclaffe sans tarder. Au moins, personne ne s’offusque de son humour douteux ici. « On t’imaginait déjà toutou de Jones, pourtant t’as le culot de ramener ton minois dans le coin. » Toutou à Jones, jamais. Et, ce n’est pas prêt d’arriver. Alors, non, elle ne joue pas double jeu, non, elle ne compte pas trahir la mine, pour autant elle ne compte pas se démener pour cette dernière non plus. « Je me suis dit que vous n’auriez pas la foi de me jeter dehors. » Elle hausse les épaules, l’air penaud, enchaînant immédiatement ; « Tu nous sers deux spécialités maison ? » Josh hoche la tête et s’active sans sourciller. Bon sang, qu’est-ce qu’elle aime cet endroit, qu’est-ce que ça lui fait du bien de quitter son dortoir, elle n’en peut plus, elle suffoque.
« Goûte-moi ça. » qu’elle déclare, prenant place face à Reese, impatiente de découvrir la réaction de son frère. Elle ne répond pas à sa question, pas tout de suite, préférant l’observer tandis qu’il porte son verre à ses lèvres. La grimace qui s’ensuit est magistrale, elle n’aurait manqué ça pour rien au monde. « Différent de l’eau, c’est certain. » Et de tous les alcools qu’ils ont connus également (même si elle n’est pas certaine que son frère en ait goûté énormément). Elle est presque sûre que ce n’est d’ailleurs pas recommandé pour elle étant donné sa condition. Un petit écart, juste un. « Concernant la mine, ce n’est pas une histoire fabuleuse ou rocambolesque. » Elle boit une gorgée, ses papilles redécouvrant la mixture aux notes amères et acides. « J’ai erré au sein de la carrière pendant quelques semaines, d’où le surnom dont je me vois affublée. Beaucoup de personnes se sont montrées généreuses envers moi, je me suis faite une petite place ici. J’aurais bien aimé y rester, mais les conditions sont trop rudes dans le coin, alors j’ai fait entrer en jeu mes talents, faut croire que mes études de pharmaco peuvent encore jouer en ma faveur puisque ça m'a permis d'intégrer la mine. » Dire qu’avant le réveil des morts, elle comptait tout simplement abandonner ses études, c’est plutôt cocasse. « Du coup, la plupart du temps je suis recluse au sein du laboratoire improvisé et je tiens compagnie à un scientifique pas bavard pour un sou mais que j’adore enquiquiner. » Surement son activité favorite. Au moins, elle a le mérite de passer le temps. « De temps en temps je m’extirpe de la mine, grâce à mon charme inéluctable qui agit sur certains gardes, même si en règle générale je me fais escorter par Harrison. » Oups. Elle ne voulait pas parler de lui, pas tout de suite. « Bref, c'était confessions intimes : la vie d'une diabétique bravant l'apo. » qu’elle conclut brutalement, buvant une nouvelle gorgée du breuvage maison concocté par Josh.

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MessageSujet: Re: (IV) One day life will be kind + RORY   Lun 11 Sep - 23:39

Reese & Rory
« One day life will be kind.
Reese se rend assez vite compte qu’il est devenu une attraction dans l’espèce de bar. Quelques personnes sur les tables adjacentes se sont retournées en l’entendant tousser et le barman est presque plié en deux derrière le comptoir. Il fait de son mieux pour garder le peu de dignité qui lui reste. Même pas une demi-heure dans la Carrière et il est déjà devenu un animal de foire. Le petit blond de tout à l’heure lui manque. Archer ne se serait pas moqué de lui, c’est sûr. C’est sûr hein ? (note de moi : oulah si Reesou, si) En face de lui, Rory fait l’innocente, mais Reese n’est pas dupe, il voit bien qu’elle se retient de rire. Pour prouver qu’il n’est pas aussi fragile qu’il en a l’air, il reprend une gorger de l’horrible mixture. Ce n’est pas beaucoup plus brillant. Il cligne de l’œil une seconde, mais retient le tremblement de dégoût qui le traverse. Personne n’a l’air impressionné. Malgré le regard des gens de la Carrière, Reese ne leur en veut pas, comment pourrait-il alors qu’il est si privilégié ? Mieux tenir l’alcool n’est qu’un maigre avantage quand on vit dans des poubelles. Reese préfère ne rien dire, il est déjà bien content que personne ne lui ai piqué ses affaires et donné à bouffer à des chiens-dinosaures.
L’histoire de Rory est trop courte pour Reese qui voudrait bien connaître seconde par seconde, toute l’épopée de sa jumelle. « Barbie. Ça te va bien. » Glisse-t-il quand elle fait illusion au surnom que les gens de la Carrière lui ont donné. Il est reconnaissant. Rien ne les obligeait à s’occuper de Rory. À l’aider, à l’accueillir et la traiter comme une des leurs. Il a entendu tellement d’histoires sur la Carrière, qu’il s’était imaginé le pire. C'est des rustres, des tarés, des chacals en devenir. Mais après moins d’une heure à la Carrière, Reese a bien du mal à croire à ces sornettes. Bien sûr, beaucoup ont l’air bourru, mais Reese n’a pas eu à attendre longtemps pour que quelqu’un vienne l’aider à trouver Rory. Sans rien lui demander en échange. Juste pour être gentil. Et même si le barman et les clients du bar se sont moqués de lui, ce n’est pas parce qu’ils ont mauvais fond, c’est juste… pour rire. Tout semble normal à la Carrière, affreusement brut certes, mais il y a quelque chose dans l’air, quelque chose de l’ancien temps que même Olympia n’a pas réussi à reproduire. Là, à cet instant précis, sous terre, un verre d’on ne sait quoi à la main, Reese est frappé par la beauté de la Carrière et se demande s’il ne devrait pas rester. La Mine ne voudra jamais de lui, il n’a pas les connaissances de sa sœur et à quoi sert la programmation informatique dans un monde où il n’y a plus d’ordinateurs ? Mais s’il s’installait à la Carrière, il serait près de Rory. Peut-être que Mina accepterait de le suivre ? Elle aimerait sûrement le gros chien du petit blond.
Reese imagine Rory, lunettes de protection sur les yeux, blouse blanche sur le dos et les cheveux ébouriffés en train de mettre au point des boissons comme celle qu’il est encore en train de boire avec précaution. Il est heureux qu’elle ait trouvé sa place. « Même si en règle générale je me fais escorter par Harrison. » Là ! Il l’aurait manqué s’il ne la connaissait pas par cœur, mais c’était bien là, un sourire, un petit battement de cils. « Harrison ? C’est qui celui-là ? » Demande-t-il non sans un sourire en coin absolument pas dissimulé. Machinalement, il prend une grosse gorgé de la boisson avant de se rappeler ce que c’est. Il avale comme il peut et pousse son verre sur le côté pour ne pas retenter l'expérience. Au moins, le charme de Rory ne connaît pas de frontières et elle s’est déjà mise dans la poche les gens qu’il fallait. Elle est maligne cette petite ! S’il le faut, Reese ira interviewer ce fameux Harrison pour s’assurer qu’il est digne de la compagnie de mademoiselle Wheeler et qu’il n’apportera pas le déshonneur sur leur famille, sur elle, sur leur vache, et tout le tintouin. Et puis c'est la bonne aubaine, il se dit que plus ils parleront de Rory, moins il aura à parler de sa vie à lui. Dans laquelle, soyons honnête, il ne se passe pas grand-chose. Le pire dans tous ça c'est que depuis le début de leur conversation, Rory vide son verre, lentement, mais sûrement, sans avoir l'air de souffrir plus que ça. Le monde est vraiment injuste !

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