AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



 
Bienvenue sur Influenza, faites attention à vos fesses, les rôdeurs sont affamés !
N'hésitez pas à jeter un coup d'oeil à nos postes vacants

Nous sommes en janvier 2019. L'épidémie a commencé en octobre 2010. Plus d'information sur l'épidémie { + }

Découvrez la playlist officielle d'Influenza !

Nous sommes actuellement en pénurie de Miners & Carrières, merci de bien vouloir privilégier ces groupes { + }

Partagez | 
 

 Nolite te bastardes carborundorum || Almaze

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Quarries + le club des clochards
Rayna Malone
Quarries + le club des clochards
Hurlements : 78
visage : Sofia Vergara
crédit : perlman (avatar) - astra ( signature)
survit depuis le : 21/02/2018
capsules de troc : 615

MessageSujet: Nolite te bastardes carborundorum || Almaze   Mar 6 Nov - 20:05

egotrip


Nolite te bastardes carborundorum
Las bandidas

Octobre 2018

Rayna en de hors de la carrière, c'est un spectacle rare et pour le moins comique quand on observe son manque d'aisance en dehors de l'aura protectrice d'Augures. Pour l'occasion, elle avait ressorti son vieux treillis militaire qu'elle portait tout le temps quand elle était à Fort Hood. Pas de jupe colorée, pas de bijoux imposants, juste la simplicité et ses longs cheveux dressés dans une natte qui foute son dos quand elle marche. Les expéditions, ce n'est clairement pas son fort. Et si ses mains tiennent habilement sabres et couteaux, ce n'est pas pour enfoncer le crâne de rôdeurs mais plutôt pour venir collecter quelques plantes médicinales qui ne poussent plus sur le sol de la carrière. C'est qu'il fallait faire de la place pour sa belle angélique. Bien sûr, devoir sortir de plus en plus souvent pour collecter feuilles et racines ne lui faisait pas particulièrement plaisir, surtout qu'il n'y avait pas toujours quelqu'un de disponible pour l'accompagner, mais en parallèle elle vivait au sommet de la carrière maintenant que son petit trafic était bien installé.

« Bon, notre première cible est le févier d'Amérique. J'ai besoin d'écorce et de cosses. » Elle se tourne vers Almaze, qui l'accompagne. Enfin, plus ou moins. Voyez, Almaze n'est pas forcément la compagnie idéale si vous cherchez protection et soutien, parce que son regard parfois absent suggère qu'elle est soit saoule, soit dans un trip si haut qu'on en aurait le vertige. Mais quand il s'agit de crache sur l'humanité et surtout sur les hommes, il n'y a pas meilleur acolyte. Et pour Rayna, Almaze est une porte d'entrée à la mine si quelque chose lui arrive. Sait-on jamais, avec Diggs au cul qui cherche à droite et à gauche les responsables des trafics, elle pourrait un jour avoir besoin de se réfugier dans un endroit où il ne pouvait pas entrer. C'était soit la mine, soit le ranch, et honnêtement, vu la réputation des cavaliers et de leur chef, elle préférait tenter sa chance sous terre.
« T'as besoin de quelque chose toi ? » Comment ces deux-là avaient commencé à fréquenter était vague dans l'esprit de Rayna. C'était arrivé comme ça, sans crier gare, spontanément. On parle de plante, de sol, de cannabis, et puis on parle de la vie d'avant, du mariage mortel d'Almaze et de la collection de maris de Rayna. Sont-ils morts ? Très certainement, mais ce n'était certainement pas de sa faute, malgré les rumeurs de veuve noire qui lui collaient à la peau. On parle de la faiblesse du monde, jamais de leur faiblesse à elles. On parle beaucoup de Diggs, même si Rayna a quelques réserves parfois, à l'idée que ses secrets ne soit exposés. Si elle fait confiance à Almaze ? C'est compliqué. On ne fait pas confiance à une alcoolique.

Les zones qu'elles explorent ont été épargnées par le grand incendie, et même si la forêt se remet doucement de cette épreuve, difficile pour la végétation de retrouver de sa superbe avec ce climat sec et aride. Les yeux grand ouverts, la quadragénaire zieute à la recherche de l'arbre convoité, mais aussi à la recherche de plantes ou de fleurs auxquelles elle n'avait pas forcément pensé. Et peut-être qu'elle trouverait aussi des signes, des messages de la nature pour lui montrer le chemin à emprunter. Il y avait des réponses parfois dans la façon dont une plante particulière poussait ou la direction qu'un oiseau prendra en s'envolant après vous avoir fixé dans les yeux. C'était son abuela qui lui avait enseigné tout ça, en même temps qu'elle avait transmis sa passion des plantes. Bruja un jour...


● ● ● ● ●


good witch bad bitch
And your past times consisted of the strange and twisted and deranged and I hate that little game you had called "crying lightning"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Miners + on pioche tic toc
Almaze Talisker
Miners + on pioche tic toc
Hurlements : 288
visage : Ruth Negga
crédit : morsmordre
survit depuis le : 25/10/2017
capsules de troc : 993

MessageSujet: Re: Nolite te bastardes carborundorum || Almaze   Ven 16 Nov - 21:41



NOLITE TE BASTARDES CARBORUNDORUM
Octobre 2018
« Gleditsia triacanthos » Le latin glisse sur tes lèvres avec un drôle d’accent, à demi-vaudou africain, à moitié espagnol. Ce n’est pas faute d’avoir suivi des cours de latin avec un précepteur de qualité pour la plus grande partie de ta vie. Ton esprit de contradiction l’emporte, avec le plaisir de rouler les mots sur ta langue, le nez en l’air. Tu regardes les arbres et les feuilles et les petits insectes qui vadrouillent dessus et les souches carbonisées. C’est un temps parfait pour une promenade dans les bois calcinés. Parfois, sous tes bottines déglinguées, on entend un craquement sec, tu appuies bien le talon dans les feuilles mortes, avant de mettre ta semelle. Crac. Crac la branche. Crac les os de petits animaux. Crac les os humains. Crac, crac, crac fait le cimetière du monde. Tu te balades une main dans les poches, bien enfoncée dans ton blouson de cuir. Il en a vu des belles et des pas mures, mais c’est du vrai, du genre qui a coûté à ton époux l’équivalent d’un tableau de maître. Il tient, malgré les patches de sang et d’alcool que le temps a rajouté dans l’océan de nuit noire.

De l’autre main, tu fais danser ta lime aiguille du bout des doigts, la fine pointe de métal acéré tourbillonne, brillante, entre tes doigts mats. Tu te promènes, sans sembler troublée par le silence trop parfait des lieux morts. L’apocalypse, la promenade de santé. Moins d’humains pour te casser les ovaires.  Tu tournes la tête vers la jeune femme qui t’accompagne, l’œil malicieux sous la boucle sauvage qui te retombe sur le front. « - Je dirais pas non à un café. » Parce c’est bien l’une des utilités de l’arbre sur lequel vous espériez tomber. C’est presque une pensée enchanteresse, prononcée d’un ton indolent, envoûtant. Si vous trouviez le favier, tu ne dis pas non à remplir ton sac. Comme si tu manquais d’énergie. L’ancien « tote bag » flotte contre ta cuisse, bout de tissu élimé, oublié. « - Ou une nouvelle vie. »

Tu fais la moue, pesant le pour et le contre tandis que vous continuez votre chemin. Rayna est l’une des rares personnes que tu supportes, gueule de bois ou non. Pourtant, elle a l’air de ces poupées de papier, qu’on découpe et qu’on colle, auxquelles ont rajoute des vêtements à son gré. Ton regard quand tu la rejointe était éloquente, mais ta moue amusée, appréciatrice – elle a du charme, en treillis – a gardé ta grande gueule fermée.   « - Genièvre. » Tu mâchonnes un bout de bois que tu as dégoté dans un coin, cela t’oblige à penser à autre chose. Le maigre reste de liqueur qui barbouille dans ton estomac, l’absence de repas depuis 24h qui commence seulement à se faire sentir, et rend ta tête un peu trop légère. Tu déconnectes ton esprit un instant, tes dents se frottent l’une à l’autre, crissent. Le manque. Tu as besoin d’alcool. Alcool. La pensée flotte un instant dans ton esprit, puis le museau froid et humide de ton furet se colle contre ton cou. Il est blottit comme une écharpe, et tu viens poser ta main sur le petit corps chaud et maigre. Une vipère ou deux. Des champignons, pourquoi pas. »

code by bat'phanie

● ● ● ● ●
Every now and then I like to do as I am told, just to confuse people.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Quarries + le club des clochards
Rayna Malone
Quarries + le club des clochards
Hurlements : 78
visage : Sofia Vergara
crédit : perlman (avatar) - astra ( signature)
survit depuis le : 21/02/2018
capsules de troc : 615

MessageSujet: Re: Nolite te bastardes carborundorum || Almaze   Mer 2 Jan - 20:34

egotrip


Nolite te bastardes carborundorum
Las bandidas

Octobre 2018

Du café et une nouvelle vie, la liste de course est bien maigre mais tellement parlante. Une nouvelle vie, pour aller où ? Pour faire quoi ? Y a-t-il encore un endroit dans ce monde qui fait sens ? Parfois Rayna rêve qu'elle retourne au Mexique et que rien n'a changé à Tijuana. La maison de sa grand-mère est toujours là et le jardin fleuri aussi, et les souvenirs de son passé s'y trouvent. Quand elle était jeune et encore pieuse, quand elle collectait les fleurs et non les hommes. Y a-t-il un seul moment de sa vie où elle a vraiment envie de retourner ? Difficile de juger sous toutes les couches de matérialité laquelle l'a comblée au mieux. Les gens ont tendance à dire que ceux qui n'ont rien sont bien plus heureux. C'est faux. De nombreuses fois elle s'est retrouvée sur le cul, sans possessions, à devoir tout reconstruire de ses mains, et à part la satisfaction du travail achevé, elle n'a rien ressenti. Quarante-cinq ans d'émotions en berne, à naviguer en pilote automatique. Il y a bien eu Carter... Mais c'était tellement éphémère, elle ne se souvient plus si c'était vraiment le bonheur ou si elle l'idéalise maintenant que tout a disparu.
« Une nouvelle vie ? Pour aller où ? J'ai entendu dire que Bora Bora était fantastique à cette période de l'année. » Une raillerie qui trahit pourtant une vraie réflexion, des envies d'ailleurs. Pourquoi rester au Texas, qui n'est rien d'autre qu'un désert géant quand il y a sûrement des coins où la qualité de survie est meilleure. Des zones à la végétation luxuriante où elle construirait son paradis d'opium et se laisserait emporter par les effluves psychédéliques jusqu'à ce que son esprit ne connaisse rien d'autre que la transe. Et alors, tout comme les volutes, elle s'effacerait et le temps l'emporterait, un trépas teinté de bonheur artificiel. « Des champignons ? Ceux qui te remplissent le ventre ou ceux qui te remplissent la tête ? » Elle sait où trouver les premiers, mais les seconds, elle ne veut pas en parler. Ils grignotent des parts de son marché et foutent Diggs en rogne. Voilà plusieurs mois qu'elle fait le dos rond, qu'elle minaude pour ne pas éveiller les soupçons, qu'elle peste contre ces foutus drogues elle aussi, tout en les distribuant d'une autre main.

La démarche de la belle est alerte, avec quelque chose d'un peu hésitant : elle n'aime pas être dehors, elle n'aime pas l'incertitude de cette existence alors même qu'elle est au milieu de son élément, la nature. Si seulement elle n'était pas pourrie par quelques revenants... Elle ralentit le pas et ses yeux scrutent la végétation et elle sort son sabre d'un geste expert. Pas d'une main meurtrière mais d'une main de soignante. La pointe de la lame écarte des hautes herbes pour révéler un arbuste et surtout son trésor violet qui a accroché l'oeil de la Mexicaine. Callicarpe d'Amérique. Elle se penche en avant et sort un premier sac en plastique et s'emploie à sabrer feuilles et baies avant de s'attaquer aux racines. « En fait cette expédition va être plus longue que prévu, il me manque tellement de choses et je n'ai plus assez de place à moi à la Carrière. J'me demande si je vais pas commencer à faire planter autour du centre commercial. Comme ça quand j'irai vendre, j'aurai le matériel directement sur place. Parce qu'évidemment, y a pas un type fiable dans le coin sur qui je peux compter pour m'aider à transporter quoi que ce soit. A quoi ils servent ces foutus mecs ? A part se la coller au caveau et se plaindre de leurs problèmes d'érection ? »


● ● ● ● ●


good witch bad bitch
And your past times consisted of the strange and twisted and deranged and I hate that little game you had called "crying lightning"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Nolite te bastardes carborundorum || Almaze   

Revenir en haut Aller en bas
 
Nolite te bastardes carborundorum || Almaze
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Ma-Lycia

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Influenza :: let's wander the woods :: Comté de Hays :: Spring Lake Reserve :: Forêt de Spring Lake-
Sauter vers: