Bienvenue sur Influenza, faites attention à vos fesses, les rôdeurs sont affamés ! Nanny Oggs knows how to start spelling 'banana', but didn't know how you stopped. | Lucan & Wyatt 524720511
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 Nanny Oggs knows how to start spelling 'banana', but didn't know how you stopped. | Lucan & Wyatt

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MessageSujet: Nanny Oggs knows how to start spelling 'banana', but didn't know how you stopped. | Lucan & Wyatt   Nanny Oggs knows how to start spelling 'banana', but didn't know how you stopped. | Lucan & Wyatt EmptyDim 4 Nov - 19:49


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Octobre | Lucan & Wyatt

Il y a toujours quelque chose pour réveiller Wyatt, au beau milieu de la nuit ; Idyl Hawking, tout à fait au hasard, un incendie, une tentative d’assassinat, une rechute de Silas, un pétage de plomb de Abel, une érection, Idyl Hawking, sa propre conscience, une invasion, un cavalier alcoolisé, une colique équine, les cauchemars qui lui rappelait son enfance de merde et tous les horreurs qu’il avait pu voir depuis l’âge de huit ans, les larmes de Vladimir dans son cou, Bullet qui dort sur son visage alors que c’est une idée à la con, l’insomnie, le sixième sens que quelque chose n’allait pas, les problèmes du ranch, le battement de la queue de Bullett sur son visage.   « - Jésus-Christ, Marie, mère de dieu »  Il vide sa poitrine de l’air qu’il contient, les yeux fixés sur le plafond sale du camping-car. Rien n’a changé, les heures défilent toujours de la même façon dans la boîte de conserve : lentement. Le grattement a ta porte n’a pas cessé. Irritant pour ses oreilles et pour son sommeil. Wyatt se frotte le ventre, s’accordant dix secondes de repos encore – si c’était réellement important, la personne ou l’être insisterait. Sinon, il pourrait essayer de se rendormir. Chaque nuit c’était un peu difficile. Mais cela ne suffit pas, et il repousse sa peluche de tigre défoncé, et le pitbull sombre, pour se plaquer les paumes sur les yeux. On y retourne.

« - Si c’est le chat de Arte, je le garde cette fois. Tu veux le chat, Bu’ ? Le chat ? » Lorsqu’il se redresse, il a encore la bouche pâteuse, mais exciter le pitbull à ses pieds a le mérite d’achever de le réveiller, la queue fouettant ses jambes avec plus de vigueur qu’un réveille-matin qui aurait encore des piles. Les chats retombent sur leurs pattes, les chevaux dorment debout, et les chefs de la sécurité n’ont pas le privilège d’avoir bu leur café avant de gérer ce qui leur arrive sur le pas de la porte. Il regrette l’époque où il y avait du chauffage et des pantoufles au sol du lieu, mais au moins, du lit à la porte, il n’y a que 4 mètres à faire ( une fois que l’on a réussi à s’extraire de la couette ). Il enfile un sweat, lentement, avant de se frotter le visage et d’ouvrir la porte du coude.

Wyatt fixe longuement Lucan de l’autre côté de la porte, gardant celle-ci ouverte à bout de bras. La tête d’un type qui a la gueule de bois ( malheureusement ce n’était pas le cas ) face à un puzzle éminemment complexe du type mettre un carré dans un rond et/ou un raider qui toque à sa porte au milieu de la nuit pour lui poser des questions incompréhensibles. Bonne chose : le ranch n’est en théorie pas en danger immédiat. Mauvaise chose : sa nuit de sommeil et son absence de migraine sont en danger immédiat. Wyatt plisse les yeux, et reste un instant, bouche entrouverte à chercher ses mots, mais au moins, lorsqu’il retrouve l’usage de la parole, cela vient du fond de son cœur et du royaume de Morphée.   « - Est-ce que tu es comme les fantômes des histoires qui reviennent hanter les américains pour les génocides commis par … nous ?  Est-ce que tu ne peux apparaître que vers trois heures du matin Fantôme-en-retard ? Six heures, c'est trop tard pour le code des fantômes Licorne-insomniaque ? » Il le désigne du doigt, comme s’il semble réellement considérer ce mystère et le prendre pour un fantôme avant de faire un vague geste de la main. Peu importe. Au point où ils en étaient. Lucan était de toute façon l’un des rares qu’il 1) ne soupçonnait pas de trahir consciemment Abel 2) supportait encore la compagnie ces derniers jours 3) acceptait encore d’écouter ses blagues. Les trois faits avaient sans doute un lien avec le fait que Lucan était capable de toquer à sa porte pour tout et n’importe quoi et le fait qu’il était sans doute un peu plus étrange que la moyenne des cavaliers ( qui en tenaient déjà une sacrée couche ). Mais hey. Wyatt hausse les épaules et rentre à l’intérieur lui faisant signe d’entrer. « - Enlève tes bottes. »

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MessageSujet: Re: Nanny Oggs knows how to start spelling 'banana', but didn't know how you stopped. | Lucan & Wyatt   Nanny Oggs knows how to start spelling 'banana', but didn't know how you stopped. | Lucan & Wyatt EmptyMar 6 Nov - 15:19


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Ouvrir les yeux depuis les ombres, ne rien voir, ne rien deviner, attendre juste. Attendre qu'elle passe et s'enfuit, elle qui lui alourdissait le coeur et le regard, elle qui venait toujours avec la nuit, et Lucan ne voulait pas qu'elle reste. Murmurer son nom ne lui faisait pas peur. Certes, il lui appartenait un peu, cela était impossible de faire autrement dans les temps vécus, il ne s'abandonnait pas pour autant, il ne s'abandonnait pas à elle, il ne s'abandonnait à personne.
La Folie.
Elle venait plus facilement à lui parce que Lucan aimait rester seul.  D'ordinaire, les autres le trouvaient trop rustre, trop sauvage, ou au contraire trop pédant.... Cela était dur de plaire, Lucan ne s'y essayait plus depuis longtemps.
Parfois il y avait d'autres hommes et d'autres femmes pour venir à lui, parfois c'était aussi lui qui venait à eux cependant. Même la plus noire des solitudes s'entrecoupait de moments partagés, l'homme le savait.
Avait-il des amis? Un mystère, et Lucan préférait par pudeur ne même pas y penser, n'obliger les autres en rien. Ca faisait rire la Folie depuis le fond de la nuit, mais la Folie était une grosse vieille conne parfois.
En plus, elle puait de la gueule...

L'homme s redressa, déçu : plus de rêves pour cette nuit, du moins plus de ceux capable de le reposer. Mieux valait ne pas dormir alors, et Lucan préféra s'habiller  dans le noir plutôt que de rester immobile.
Il referma soigneusement la porte de la cabane derrière lui, leva la tête et regarda les étoiles. Ses yeux repérèrent bien vite quelques unes des constellations visibles, preuve que l'univers dans lequel il se trouvait était bien le sien. Il en avait lu après tout, des livres de science-fiction où les étoiles changeaient de place....
Et vu que les zombies existaient, c'était plus prudent de s'attendre à tout. Y compris changer de plan astral...

Devant le mobil-home, Lucan ne frappa pas. Frapper, c'était pour les urgences, hors les crises existentielles de trois heure du matin ne rentraient pas dans cette catégorie, même lui le savait. A la place de cela, le jeune homme gratta.
Longtemps.
Très longtemps....

Si en plus le chef de la sécurité se permettait d'avoir le sommeil lourd, hein....
Finalement, Wyatt ouvrit la porte, cela n'apaisa pas le malaise de Lucan mais l'homme croyait peu aux miracles, surtout ceux ayant la gueule de Wyatt. Néanmoins, l'autre était ce qui se rapprochait plus d'un ami pour le jeune homme. Bien sûr, son humour le désarçonnait parfois un peu, mais il n'y avait pas de malice dedans et son but n'était pas le malaise de Lucan. A partir de là, quelle importance s'il n'en comprenait rien, hein?
Il l'écouta parler de spectres, se permettant juste un sourire. Quelque chose de viscéral, d'ancré en lui, faisait que Lucan croyait aux spectres et aux fantômes. Les forêts du Nord étaient immenses, l'Amérindien se rappelait très bien du sentiment étrange devant certains chemins qu'il choisissait alors de ne pas emprunter. C'était ainsi que l'on survivait là bas, les hommes blancs appelaient cela de la superstition, mais les hommes blancs rentraient chez eux dans la ville aux lumières électriques le soir. Maintenant que l'ordre du monde avait changé, que le confort n'était plus ce qu'il était, se moquait-on autant des superstitions?

”Que dit-on chez toi de quelqu'un qui invite un spectre à franchir son seuil? La nuit est noire ce soir, je ne voulais pas me noyer au milieu de cet océan.”

Il parlait toujours de cette manière, Lucan et l'on se moquait souvent de cela. Qu'importe, les mots pouvaient glisser comme de l'eau, il suffisait de ne pas les écouter.
Avec obéissance, l'homme se défit de ses bottes, entra. Il gratifia Bullet d'une caresse, la silhouette à demie courbée en raison de la taille de l'endroit. Trop grand, trop poète, trop étrange, Lucan était toujours trop quelque chose, ça ne changeait jamais.

”Une crise d'angoisse violente, s'expliqua-t-il. Si on changeait d'univers, on le remarquerait, tu crois? J'ai vérifié dehors, les étoiles sont les mêmes mais dans le fond....ça ne veut rien dire.”

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MessageSujet: Re: Nanny Oggs knows how to start spelling 'banana', but didn't know how you stopped. | Lucan & Wyatt   Nanny Oggs knows how to start spelling 'banana', but didn't know how you stopped. | Lucan & Wyatt EmptySam 10 Nov - 15:12


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ILes crises existentielles de trois heures du matin ont un goût de céréales humides pour Wyatt, mais ce doit être juste un vieux relent d’insomnie. Ils n’ont plus de céréales trop sucrées, trop colorées, qui ont le goût de joie factice. Comment voulez-vous ruminer sur votre sort pendant une durée excessivement longue sans avoir le ventre plein, hm ? Vous invitez les locaux, vampires, spectres, sexy fantômes en linceul et autres ruminants dans votre séjour-qui-est-aussi-votre-chambre.   « - Que vouloir coucher avec un mort-vivant est devenu has-been depuis Twilight. » Certains auraient répondu de manière plus ciblée avec un commentaire misogyne ciblant les adolescentes de 17 ans, mais Wyatt a d’autres chats a fouetter. Ils avaient tous fait des erreurs dans leurs vies passées, okay ?

La porte de la caravane est un refuge très relatif à l’obscurité et aux rôdeurs. Il y avait assez du chien pour foutre du crottin partout. La boue s’immisçait partout au ranch, même en plein été, alors maintenant que l’automne s’enroulait autour de la vallée… Les parois fines grincent lorsque deux hommes adultes se tiennent debout dans la pièce montée sur roues. La lueur de la lune est la seule à éclairer l’intérieur pour l’instant, tandis que Wyatt referme un placard qui s’était ouvert, sans y penser, répit pour la tête de Lucan. Il y avait quelque chose de terrifiant, à l’absence de néons. Lorsqu’il était gamin, Wyatt se rappelait qu’il regardait les étoiles avec émerveillement, l’étendue scintillante au-dessus de la campagne, au lieu de dormir. Puis il y avait eu la ville, la perte des parents, des illusions, de toute chaleur au creux de son ventre et maintenant ça. L’obscurité qui dissimule les prédateurs à deux pattes. L’impression que quelque chose de maléfique se cache dans la forêt, dans chaque buisson, dans chaque coin d’ombre, que ce soit la tâche noire près de la chaise ou l’angle mort derrière l’arbre. Ils étaient en guerre contre le monde, et dieu étaient-ils mal armés.

Avoir peur de la nuit noire était aux yeux du cavalier une excellente réponse de votre instinct de survie. Lui avait toujours eu peur du noir et d’être réveillé en sursaut mais il était un homme adulte, pas un gamin avec ses trauma. Il avait peur du silence, alors les questions de Lucan et ses longues phrases tarabiscotées lui allaient bien, au fond. La nuit était bien le seul moment où le gamin était loquace. Et Wyatt avait déjà la migraine, pas de souci de ce côté-là. « - Univers et étoile, ce soir, d’accord. » Murmure le cavalier tranquillement, sans sembler plus troublé que ça. Il prenait note du thème du délire du soir. Wyatt allume une bougie sur la table encadrée des banquettes, le zippo claquant dans la pénombre et la flammèche suffit presque à elle seule pour illuminer les quelques mètres carrés environnant (et souligner le reste des zones d’ombres.)  La petite demeure était à sa taille, pas à celle de son cœur.
Wyatt s’appuie contre l’un des meubles, le cul à moitié dessus et les poings dans les poches de son sweat, cherchant à retrouver encore un peu de la chaleur du lit qu’il a quitté. Bullet lui se met moins martel en tête et bondit directement à sa place, sur le second oreiller. Ses crises d’angoisse à lui, si elles n’avaient jamais manqué d’être violentes, mais elles avaient des causes extrêmement pragmatiques : l’abandon, le noir, la peur, la douleur, l’humanité névrosée. Peut-être parce que Lucan lui faisait se sentir un poil moins marginal, en comparaison. Gloire aux minorités et tutti quanti.  Wyatt hausse les épaules, ne cessant de le regarder avec attention. « - Si on ne le remarque pas, quelle importance cela ferait hm ? »

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MessageSujet: Re: Nanny Oggs knows how to start spelling 'banana', but didn't know how you stopped. | Lucan & Wyatt   Nanny Oggs knows how to start spelling 'banana', but didn't know how you stopped. | Lucan & Wyatt EmptyDim 11 Nov - 21:59


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Il était là, chez Wyatt, dans une caravane sentant l'homme et le chien et surtout petite, beaucoup trop petite pour lui. Encore un endroit où Lucan n'avait pas sa place, pourtant il était entré se son plein gré, cherchant l'invitation de l'autre, désirant sa compagnie, au moins cela.
Parce que Wyatt était ce qui se rapprochait le plus d'un ami, et que c'était le rôle d'un ami que d'empêcher les étoiles de vous tomber sur la tête, non? Quelques secondes d'obscurité, La silhouette sombre de Lucan se confondait avec la noirceur de l'endroit et quand la bougie s'alluma, un peu de la nuit sembla s'attarder dans ses yeux à lui.
Il avait peur des choses trop petites, car Lucan était grand et ne désirait rien casser du monde et des choses. Il avait peur de cela, mais plus que tout, l'homme redoutait les choses qui le dépassaient sans logique aucune.
Des choses comme une apocalypse, et l'apocalypse, il vivait dedans. Ses craintes s'enroulaient autour de son coeur, entre métaphysique et mythologique. Il y avait toujours quelque chose à gratter en lui, des phrases simples, naïves comme celles d'un enfant, et derrière beaucoup trop de sens, beaucoup trop de détails.
Par pudeur face au monde, Lucan présentait ses sentiments en poupées russes, et bien souvent il était beaucoup trop facile de se stopper à la première, la plus grosse.
Wyatt avait la patience pour enlever les poupées les unes après les autres, et pourtant Lucan craignait de l'appeler “ami”.
Adam avait été son ami, mais Adam avait trahi beaucoup trop de choses. Le monde ne pouvait plus être stable quand des amis vous trahissait et que des dettes ne se payaient pas.
Et de là pouvait naître beaucoup trop de peurs....

”Et si moi je le remarque, mais que personne ne m'écoute?”, murmura l'homme. La voix restait calme, posée, presque semblable à une berceuse. Il y avait de la mélancolie entre les mots, mais il y avait TOUJOURS de la mélancolie chez Lucan. Les mots, les gestes, les silences, mais ce soir c'était les mots, simplement eux.
Il était né d'un père et d'une mère, chacun portant en eux leur propre univers, un héritage aussi, complexe, étrange. Ses parents étaient morts, il n'y avait personne pour répondre à ses questions, les autres le regardaient juste en silence parfois, et parfois non.
De l'héritage qui lui brûlait les veines, Lucan ne savait pas quoi faire.

”Quand c'est comme cela, j'ai l'impression de ne pas avoir droit d'être ici. Que je prends la place de quelqu'un d'autre, quelqu'un de mieux. Quelqu'un qui saurait rire à tes blagues, ne serait pas étrange, plus compréhensible, moins moche à regarder. J'hésite toujours entre frapper chez toi ou bien partir, simplement. Sans nulle part où aller...”, termina Lucan. Il n'avait pas honte de sa confession, avait toujours fuit en vérité. Fuit la civilisation d'abord, puis la forêt, et ici au ranch, il fuyait ses pairs avant de tomber jusqu'au point de non-retour et de partir comme il le craignait.

Il fronça les sourcils, concentré, perdu, la douleur dessinée sur le visage étrange qu'était le sien.”Comment on le sait, qu'on peut rester quelque part? On ne me l'a jamais expliqué, tout ce que les autres me disent généralement, c'est comment partir si je ne suis pas comme eux.”
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MessageSujet: Re: Nanny Oggs knows how to start spelling 'banana', but didn't know how you stopped. | Lucan & Wyatt   Nanny Oggs knows how to start spelling 'banana', but didn't know how you stopped. | Lucan & Wyatt EmptyDim 18 Nov - 19:11


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« - Moi je t’écoute. » intervient Wyatt avec une moue nonchalante sur les lèvres. Il rappelle à Lucan que leurs voix s’élèvent entre les parois fragiles de la caravane, meublent le silence. Lucan il remarque tout et rien. Il ne remarque pas les complots, les murmures, les tensions, mais il remarque le déplacement des astres autour de la planète abandonnée. Lucan, il trimballe des fantômes dans les ombres de son visage, et Wyatt, c’est des valises sous les yeux. Wyatt a pris l’habitude de se concentrer sur ce qu’il peut réparer, sur ce qu’il peut agir. Sur ce qu’il peut faire parce qu’ils n’ont pas le temps pour la mélancolie et s’il y a l’angoisse de la noyade, pleurer dans une barque trouée est moins efficace que d’essayer d’évacuer l’eau. Pas plus vain de beaucoup mais un peu quand même. C’est un moyen comme un autre de courir devant ses angoisses, avant qu’elles ne le rattrapent. Avant qu’Il ne le rattrape son âme et la jette dans les feux de l’enfer, comme les mégères le lui crachaient, quand ça avait de l’importance.

On s’occupe des problèmes à régler, le reste on verra ça plus tard.

Pour l’instant, ce qu’il peut faire, c’est chasser le sommeil de ses yeux, et écouter Lucan avec patience, démêler les fils qui brodent ses histoires, comme des toiles d’licornes du mal, argentées dans la nuit. La grande brêle est comme un enfant, et parfois, juste parfois, Wyatt ressent envers lui la même impatience et frustration qu’il éprouve à écouter babiller un enfant. Et parfois leurs conversations décousues, les blagues de merde et les borborygmes trouvent un écho aux paroles si importunes, si poétiques de Lucan jusqu’à ce qu’un échange impalpable, in quantifiable, dresse un lien entre les deux hommes.

Comme maintenant, même si cela atteint Wyatt comme un uppercut en plein dans les couilles.

L’effet des paroles de Lucan est presque imperceptible. Mais il est tout sauf anodin tandis qu’un nerf apparaît dans le creux de sa mâchoire, et sa tête qui s’incline vers le lino défoncé. Le rire dépréciatif qui tente d’exorciser les fantômes que convoque Lucan sans la moindre politesse au milieu du seul endroit laissé sur Terre qu’il peut appeler chez lui. Tous les foyers lui ont été arrachés. « - Pourquoi tu me demandes ça à moi ? Est-ce que j’ai l’air de savoir ce genre de trucs ? » Il pointe sa propre poitrine, ébahi par l’idée. Non, il ne sait pas comment on sait qu’on peut rester. Qu’on est accepté. Il sait beaucoup de choses Wyatt, même s’il n’a jamais été un adulte tout à fait fonctionnel. Mais ça, il ne sait pas. Il y a comme un orphelin enfoui dans ses yeux quand il fixe Lucan avant de détourner les yeux.

Il hausse les épaules et renifle, un peu trop moqueur, un peu trop nonchalant, les pouces au fond des poches de jogging. « - Nous ne sommes là que parce que d’autres gens sont morts. C’est la seule chose vraie. » Il fait travailler sa mâchoire, la gorge nouée. Il se racle la gorge en voyant la douleur inscrite sur les traits de Lucan. Ils n’ont rien en commun, le cowboy et l’Indien, celui qui a des racines et celui qui oublie le visage de sa mère, le grand dadais innocent, et le petit violent – on dirait lui à huit ans pourtant. Et ça lui coupe la chique, ça détruit un peu son côté macho qui sait ce qu’il fait et cache ses faiblesses. Imperceptiblement, ses épaules s’affaissent.   « - Si personne te dit de foutre le camp, c’est ça, c’est chez toi. » On sait que l’on peut rester quelque part parce qu’on ne trouve pas vos affaires sur le trottoir, parce qu’aucun coup ne vient marbrer votre joue, parce qu’on est en sécurité, parce qu’on ne dérange pas trop et qu’on vous oublie.   « - J’espère que personne sait vraiment. » Il espère qu’il n’était pas anormal, qu’il n’était pas tout seul à voir les peurs d’abandon et de ne jamais être à sa place et de toujours en faire trop. « - Je ne sais pas, sw.. plume-de-poulet. » Familièrement, un surnom comme ceux qu’il adresse à tour de bras au reste du ranch vient sur ses lèvres, glisse et Wyatt se rattrape par quelque chose qui touche moins, quelque chose qui effleure la surface comme d’habitude. La moquerie tombe à plat et Wyatt fait la grimace. « - Je ne ferais pas des blagues aussi nulles si je le savais.»

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MessageSujet: Re: Nanny Oggs knows how to start spelling 'banana', but didn't know how you stopped. | Lucan & Wyatt   Nanny Oggs knows how to start spelling 'banana', but didn't know how you stopped. | Lucan & Wyatt EmptyLun 19 Nov - 15:14


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Ils étaient ici parce que d'autres étaient morts, sans tombes et sans logique, juste comme cela, parce que c'était l'apocalypse. Au delà des Rôdeurs, cela était parfois par la main d'un frère, d'un amant, d'une maîtresse, cela était avec amour ou bien avec haine, la violence aimait à porter tant d'habits, mais il en résultait toujours des cadavres.
Des cadavres qui, en un autre temps, n'auraient pas dû être. Maintenant, ce n'était plus que la normalité, et Lucan l'acceptait, tout comme il acceptait de tuer. Sa survie n'était pas une chose que l'homme discutait, cependant il restait un être sauvage, encore hanté par l'ombre des forêts du Nord. Ici, les plaines et la poussière pouvaient lui parler parfois, le soleil prêt à défier tout ce dont Lucan se souvenait de l'hiver, la crasse, la saleté...
Il ne se sentait pas étranger, pieds nus dans la terre, à survivre en payant le prix de ses actions, il se sentait étranger lorsque d'autres yeux d'hommes et de femmes se posaient sur lui.
En cela, lLucan se révélait un être chaotique, trop dangereux pour une querelle politique quelconque. Il obéissait puisque cela était son rôle, prenait parfois des initiatives lorsqu'il devait mener des cavaliers en raid, retournait ensuite à ses propres ombres d'où on le dérangeait peu.
C'était à lui de déranger les autres, d'aller tirer à leurs manches comme le ferait un enfant, avec cette crainte que sinon, Lucan serait oublié.
Et rien ne le rassurait.
Il hésita à parler à Wyatt d'Ari, d'un regard aussi triste que le sien, d'une femme qu'il avait tenté de protéger et qu'il portait au coeur depuis comme un étrange esprit de la forêt. Est-ce que cela intéresserait seulement Wyatt, de savoir que cette femme avait réapparu comme par miracle au ranch, vivante, et que cela brûlait Lucan de l'intérieur?
L'homme porta les yeux vers son amis, l'écouta. Le surnom ne le faisait pas rire, Lucan avait toujours du mal à sortir ce genre de son de sa gorge, cependant il l'accepta comme l'on accepte couronne.
Parce que c'était leur lien à tous les deux, les amis, ces surnoms à la con.

”Plume-de-Poulet est donc ici chez lui, avec son frère de coeur, Castor-indigne?”

On plaisantait comme on le pouvait, et ces blagues avaient au moins le mérite d'être originales, plutôt que les deux hommes se surnomment Tonto et Lone Ranger comme il était coutume dès que un visage pâle sympathisait avec un amérindien.

”Quel est le plus courageux selon toi, trahir ou s'enfuir?”

Encore une question dont Lucan avait le secret, et il la prononçait de telle manière que l'on y lisait toute l'incompréhension qu'il portait aux hommes et aux femmes. Etranger, Lucan restait un étranger tout en portant d'autres masques. Les plus malins devinaient que l'homme savait être un danger également, bien qu'ici au ranch, personne n'ait encore eu à se plaindre de lui.

”Toi qui est chef de la sécurité, une femme ne risque rien, ici?”
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MessageSujet: Re: Nanny Oggs knows how to start spelling 'banana', but didn't know how you stopped. | Lucan & Wyatt   Nanny Oggs knows how to start spelling 'banana', but didn't know how you stopped. | Lucan & Wyatt EmptyJeu 6 Déc - 21:34


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Heureusement que Wyatt ne s’arrêtait pas aux plats après ses blagues de mauvais goût. Heureusement qu’il n’arrêtait pas de sympathiser et frayer à la première ( ou à la deuxième ) sensation de rejet. Il se rappelait l’époque où les regards froids de Vladimir le rendait physiquement malade au beau milieu de la nuit, le gamin orphelin en manque d’affection, qu’il était resté au fond de sa poitrine virile, terrifié à l’idée de s’imposer, de se re-créer de toute pièce (encore une fois) une famille qui ne l’aimerait plus jamais. Wyatt était une sangsue d’affection et d’attention, qui tentait de se faire aimer 1) en faisant rire 2) en s’imposant, en se faisant remarquer. Il y avait plus d’échecs que de réussites selon les scores totaux, mais il s’en sortait. Et tant pis si Lucan ne riait pas car il était bien ici chez lui. “- Sur mon honneur de cowboy.” Remarque forcément douteuse au niveau de l’humour, forcément noircie du sang séchée, qui avait coulé dans les canyons avant qu’ils ne soient remplis de rôdeurs en tas. Mais c’était bien le seul type d’humour ( avec le noir et le graveleux ) qui plaisait à Wyatt. Il était peut-être indigne (bon dieu, il n’y avait vraiment que Lucan pour foutre cet adjectif à Wyatt) mais Lucan était ici chez lui. Et surtout, le bienvenu.

“- Rester.” La réponse ne lui prend pas un battement de coeur avant de tomber. Il s’entend à peine prononcer l’unique mot, implacable. Il n’y a pas d’hésitation possible, aucun doute, pas sur ça. Même si rester fait un petit creux en forme de brûlure de cigarette dans son coeur à chaque fois qu’il passe devant la prison du ranch. On a jamais dit que c’était facile, de faire le bon choix. Wyatt expire malgré lui, un petit souffle qui détend ses épaules. Cela, c’était une question facile. On aurait dit qu’il avait travaillé ses devoirs à la maison, avant la grande interrogation nocturne. ”“-Mais s’enfuir vaut toujours mieux que la trahison.” il rappelle après un temps, les paumes toujours appuyées derrière lui,sur le meuble de la cuisine. C’était bien ça la question après tout.

La suivante par contre, le prend par derrière. Il articule silencieusement “what the fuck” en fixant Lucan qui saute du coq au rôdeur sans souci. Il se frotte les yeux de l’avant-bras. Il aimerait dire oui, mais il n’oublie pas le dernier éclat d’Hawking. Il fait la grimace et regarde un instant sur son côté, du côté où il n’y a pas le regard de Lucan pour le forcer à répondre.”- Pas moins qu’ailleurs je suppose. “ Mais ce n’était pas des rôdeurs que Lucan parlait, hein ? Wyatt plisse les lèvres et remonte les yeux vers l’homme qui prend tout l’espace de la petite caravane. “- Ce que je peux te dire c’est que si j’apprend qu’un homme a touché ou harcelé une demoiselle, je le fous au trou et que c’est pas moi qui va la blâmer de se défendre.” Et ce qui danse dans ces yeux, c’est une promesse. Wyatt adoucit sa voix et ses traits, et il demande comme s’il approchait un chiot peureux coincé sous le canapé. “- De qui tu parles ?” D’une voix qui n’a pas l’habitude de se laisser bullshiter, et qui n’abandonne jamais. Aka. Sa voix de flic devant un témoin choqué, de castor indigne devant sa licorne anxieuse qui lui chie dans la colle.

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MessageSujet: Re: Nanny Oggs knows how to start spelling 'banana', but didn't know how you stopped. | Lucan & Wyatt   Nanny Oggs knows how to start spelling 'banana', but didn't know how you stopped. | Lucan & Wyatt EmptyVen 7 Déc - 20:30


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Octobre | Lucan & Wyatt

Lucan tourna la tête, accrochant du bout des yeux un peu du reflet de la lune contre les vitres. Et tout ce qu'il aurait pu dire sembla sans importance alors, tandis que la pièce se peuplait de fantômes. Ceux de Wyatt bien sûr, et puis les siens aussi...
Et les fantômes savaient être pires que les rôdeurs.
Un sourire triste se dessina à ses lèvres et à son regard juste le temps de quelques secondes, puis disparut.

”Il y a une femme... Je veux la protéger mais je ne suis pas invincible. Si jamais je ne peux pas, c'est bon de savoir que tu seras là.”

Rien de plus, le reste n'appartenait qu'à Ari et à lui. Ari et sa peur des hommes, ses blessures et cicatrices. En vérité, il ne pouvait même pas lui prendre la main. Pas vraiment... Et Lucan laissa aller son souvenir à la nuit, libre d'au moins une question ce soir.
Quant aux étoiles et aux ténèbres, elles continueraient de tout dévorer sur leur passage, plus implacable que les rôdeurs peut-être.

”Parole de cow-boy, hein ? Ca me manque, pas pouvoir revoir certains vieux westerns ou même entendre leur musique. Il y a plein de choses qui me manquent en fait. C'est pas comme dans la forêt, où je savais que je pouvais arrêter quand j'en avais marre, revenir à la civilisation et retrouver tout ça. Là, c'est perdu, il n'y a même plus à discuter.”

Un ricanement sans joie.

”Et pourtant on est là, on discute...

Est-ce qu'une nouvelle civilisation saurait naître de cela? Pourquoi pas après tout, ils avaient déjà survécu huit ans. Certains fous furieux avaient même des enfants, acceptant que l'humanité porte un nouveau visage et que tous en subissent le poids.
Il regarda Wyatt à nouveau, quelques uns des fantômes qu'il gardait en lui, que Lucan ne savait pas déchiffrer. L'autre avait beau être son ami -et depuis Adam, Lucan ne donnait plus le même sens au mot hélas-, le brun ne savait rien de son passé pour autant.
On parlait pas vraiment de ces choses là en vérité. Valait mieux pas...

”Merci de ne m'avoir jamais trahi.”

Une phrase pour cacher une blessure, quelque chose qui ne guérissait pas. L'amour de Lucan était une femme à qui il ne pouvait pas même prendre la main, ses amis, un homme ayant trahi le seul foyer que le brun connaissait désormais, ainsi qu'une promesse de sang, et l'autre là, le blond irascible avec un humour foireux à qui pourtant Lucan ne savait même pas dire correctement les choses.
Il essayait pourtant, au moins pour ce soir, oui il essayait...
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MessageSujet: Re: Nanny Oggs knows how to start spelling 'banana', but didn't know how you stopped. | Lucan & Wyatt   Nanny Oggs knows how to start spelling 'banana', but didn't know how you stopped. | Lucan & Wyatt EmptyVen 21 Déc - 10:34


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Wyatt camoufle l’étincelle d’amusement dans son regard, se frottant la barbe, le coude dans sa main. Ce qui est plutôt le signal qu’il laisse le temps à Lucan de mettre les mots. Il lui laisse le temps de rallonger ses phrases, de lui laisser les informations que pèche l’ancien flic. Lucan réécrit l’histoire du monde. Il y avait une femme. On ne peut pas protéger tout le monde, ni ceux qu’on aime, et parfois se protéger, survivre un autre jour c’est déjà une agonie qui met les poumons en feu. Ils ne savent pas au ranch à partir de quel âge Wyatt a découvert qu’il n’y aurait qu’un preux chevalier pour parer les coups : lui-même. “- C’est pour ça que je suis là, Licorne-invincible.”  Même si certains matins, ça lui semble une tâche plus improbable et impossible que d’habitude. Parole de cowboy - Wyatt touche son coeur, puis ses médaillons de saint qu’il porte toujours autour du cul, amulettes et breloques qui n’ont même pas de valeur monétaire, à force de boue, de sang et de sueur pour tâcher leur métal et leur faux émail. Il n’oublie pas la femme, mais il laisse ce répit à Lucan. Il pourrait écrire un roman sur l’art de noyer le poisson et cacher le nom de l’être aimé. Il sait un peu trop qui baise avec qui dans ce foutu ranch de lubriques. Si Lucan n’était pas prêt… Et puis, c’était assez de surprises pour une nuit.

Wyatt le quitte des yeux un instant, pour désigner la fenêtre du camping car du menton. ”- On ne fait pas plus vieux westerns qu’ici.” Etant gamin, il adorait les histoires de western. Il était né dans une ferme du texas, entre deux chrétiens, ce genre de conneries blanches laissent des traces. Mais il y avait une différence entre jouer aux cowboys et aux indiens en apprenant à tirer à l’arc et au lance-pierre, salir ses jeans et monter à poney et effectivement gambader dans le crottin sans pouvoir prendre de douche, commander chez Uber Eats ou pouvoir se plaindre de l’absence de réseau au fond des bois. Depuis le temps Wyatt était capable de se repérer aux alentours du ranch presque aussi bien qu’un Lucan qui tutoie les étoiles - c’était ne pas pouvoir se plaindre du gps et de sa voix débile qui était frustrant.  Note : gambader dans le crottin et être entouré de grand air, de chevaux, de chiens et de cavaliers pleurnichant sur leurs cuisses arquées était le moins pire de la situation et le chef de la sécurité serait extrait du ranch par la force. Il adorait cette vallée de pas finis du bocal.  

”-  Pouvoir surgir chez mon mec à 5h du matin avec une pizza et des chaussons Garfield. Ca ça me manque.” commente Wyatt avait une moue. Il s'adapterait peut-être partout, mais Wyatt aimait la civilisation, la communauté. Tout sauf l’isolement. Les humains n’étaient pas fans de l’isolement, c’était bien pour ça qu’ils étaient là, à refaire le monde dans une caravane qui avait vu des ouragans et des incendies, qui avait vu des hommes en pleurs qui cherchaient un répit du monde, qui avait dans les recoins des traces de sang trop séché pour jamais s’effacer. Wyatt s’était attaché au camping car récupéré sur une aire d’autoroute, les enfants jamais revenus de la pause pipi. On pouvait toucher le plafond et les parois en tendant les mains, y être malade et/ou y avoir une relation sexuelle équivalait à de nombreux bleus et la douche ne méritait vraiment pas le terme “salle de bain”, “douche” ni “pièce”, mais hey. C’était chez lui. Ce n’était pas comme s’ils avaient autre chose à faire que discuter, et esquiver les changements de conversations et d’ambiance de Lucan maintenait le coeur en forme. ”- Yeah.” acquiesce Wyatt, un peu en manque de mots. ”- Pas de quoi.” Ce devrait être la norme de ne pas trahir. C’était comme passer le sel ou tenir la porte à quelqu’un qui a une poussette : est-ce que cela méritait des remerciements et des effusions ? Il se racle la gorge, légèrement destabilisé avant de convenir avec une moue désolée. Risqué.   “- Merci de ne pas m’avoir poussé à te foutre une balle entre les deux yeux. C’est déjà beaucoup ces derniers temps.” Merci de ne pas avoir trahi le ranch, merci de ne pas trahir Abel, merci de ne pas me trahir, merci de ne pas me compliquer la vie. Merci d’être là.

Wyatt se dégage du prétendu comptoir pour aller s’affaisser, cinquante centimètres plus loin, sur le lit. Le chien déjà installé dessus, vient se blottir contre lui à la recherche de gratouilles - le cavalier lui gratte le ventre d’un geste absent en remontant les yeux sur l’homme qui le surplombe plutôt littéralement, toute la gentillesse qui reste au monde sur le visage. Fuck,il veut savoir. “- Note cependant que je suis vraiment intéressé par cette histoire de femme. Parce que je suis gentil comme ça, mais j’ai vraiment envie de savoir.” Aussi : jouer à l’entremetteur était beaucoup plus simple que parler de trahison sans un noeud dans sa gorge. Elle avait été sa meilleure amie, putain.

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MessageSujet: Re: Nanny Oggs knows how to start spelling 'banana', but didn't know how you stopped. | Lucan & Wyatt   Nanny Oggs knows how to start spelling 'banana', but didn't know how you stopped. | Lucan & Wyatt EmptyMer 26 Déc - 15:46


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Il était trop grand, trop moche, trop différent pour que n'importe quel lien du monde des hommes soit chez lui. Même ici, même au ranch, mais c'était soit ne pas être à sa place, soit mourir. A présent que Wyatt parlait de lui foutre une balle entre les deux yeux, ou plutôt de ne pas avoir eu à le faire, Lucan pouvait sentir à nouveau un poids énorme sur ses épaules.
Lui tirer une balle, comme à un animal enragé, un rôdeur, c'était ça son statut ici? Le mec que l'on épargnait?
Il voulait oublier sa tristesse, il voulait oublier d'être seul comme cela. Frapper chez quelqu'un en chausson, se faire une bouffe, autant de choses que Lucan n'avait pas connu. Personne à la fac n'invitait l'Indien. On lui parlait comme à une curiosité locale, rien de plus, raison pour laquelle il avait choisi par la suite de se couper de toute civilisation.

”Tu ne sauras rien.”

Et le ton de l'homme était dur, son visage fermé. Ari n'avait pas besoin de subir cela, être un objet de curiosité. L'homme détestait lorsqu'on le considérait ainsi, refusant donc qu'il en soit ainsi pour la jeune femme. La jeune femme au coeur brisé, qu'il aimait sans doutes parce qu'il portait son regard en lui comme un feu brûlant lorsque elle, elle ne l'aimait pas.
Elle le craignait.
Et comment lui en vouloir?

Quelque chose, une ombre, masquait le visage de Lucan. Une ombre différente de la nuit peut-être, certaines étaient ainsi. L'homme détourna la tête, une main sur la poignée de la porte mais déjà parti, déjà loin à sa façon. Vers des forêts qu'il ne pouvait plus parcourir, vers des endroits dénués de civilisation, là où l'Indien avait sa place peut-être.
Parfois, il se le demandait : était-il le dernier représentant des grandes tribus? Et la simple question lui fendait le coeur, car qu'était-il sinon un sang mêlé incapable de rendre justice à son héritage?
Conneries;
Il hocha la tête dans un salut silencieux, laissant Wyatt à son lit, à son chien et ses souvenirs de chaussons garfield.
Une fois à l'extérieur, porte refermée, l'air de la nuit revint l'envelopper. Il ne voulait pas rentrer, il ne voulait pas s'étendre dans un lit trop petit pour sa grande silhouette de toutes façons. Il voulait...
Il ne voulait rien.
Alors, avec son coeur d'un côté, sa tristesse de l'autre, Lucan prit place sur le perron de fortune qu'il avait fait à sa cabane. Un endroit comme un autre pour attendre le jour. Parce que rien n'avait d'importance depuis longtemps, non?
Et les étoiles malgré toute leur méchanceté avaient pour qualité de ne point le juger.
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MessageSujet: Re: Nanny Oggs knows how to start spelling 'banana', but didn't know how you stopped. | Lucan & Wyatt   Nanny Oggs knows how to start spelling 'banana', but didn't know how you stopped. | Lucan & Wyatt EmptyVen 28 Déc - 22:57


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Lucan était venu trouver le réconfort aux affres des crises d’angoisse et il abandonnait Wyatt à l’insomnie blanchâtre. Echange de bons procédés, les bons comptes font les bons amis. Le rejet sec de l’Indien fait mal au cœur, et un instant Wyatt est désarçonné, pris de court. Non seulement, il n’a plus l’habitude de s’entendre parler ainsi, de se prendre une baffe métaphorique dans la gueule, et devori rester le visage impassible. Parce qu’il avait la marginalité de l’orphelin dans la peau, qu’il était un peu trop gay, un peu trop bruyant, et qu’il s’était fait une place, de gré ou de force, forçant un peu aux entournures pour se faire accepter, pour ne pas se faire ignorer. Pour se faire aimer. Il n’admettait pas d’être laissé à l’écart, le cœur palpitant d’accès d’angoisse. On fait semblant d’assurer, mais on a la sensibilité d’une poire qui a voyagé en camion.

Surtout, il n’attendait pas cette réaction de Lucan. Appelez Wyatt naïf, trop fatigué, pas assez psychologue. Il s’était détendu imperceptiblement, à l’aise comme si Lucan était son ami, comme s’ils pouvaient plaisanter, échanger dans le creux de la nuit. Comme si Lucan n’était pas Lucan. Sans jugement. Sans prendre de gant. Ouvrir un peu le cœur entrebâillé, se rassurer de la nuit et de l’univers qui n’a aucun sens et qui oppresse de gens qui ne vous regardent pas. Non, Lucan était trop bizarre, trop sur la lune et les pieds à côté du plat.

Pas du même monde et ça laisse Wyatt entouré de traîtres, en solitaire. « - Bonne nuit Lucan. » La porte de la caravane s’est rouverte, et la voix de Wyatt s’élève dans la nuit, douce, même si elle porte jusqu’aux nuées de la carcasse de Lucan qui s’éloigne. Il a une cigarette au coin des lèvres et la petite flammèche illumine la nuit avant que le chef de la sécurité descende d’un pas pesant les marches métalliques, pleines de crottin jusqu’à redescendre sur terre. « - Viens on va pisser. » il murmure à Bullet, pas plus gêné que ça, tandis que pieds nus, les mains la poche ventre de son sweat, il erre dans le camp le dos rond, le sommeil banni. Qu’est-ce qu’il a dit de mal, qu’est-ce qu’il a fait ? Il aura la nuit pour y penser, sur le coup, Wyatt est occupé à prendre la violence. Il n’a rien dit, n’a rien rattrapé, ni l’homme ni les mots. Plus il connaît les hommes, plus il préfère les chiens.

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