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 (VIII) broken pieces + abel

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MessageSujet: (VIII) broken pieces + abel   Jeu 13 Sep - 23:25



« death is not the greatest loss in life.
the greatest loss is what dies inside us while we live. »

La vie. Une sorte de parcours du combattant entrecoupé de joie et de drames. Et, dont les épreuves semblent parfois interminables, insurmontables. à se demander en quoi consiste l’existence humaine. Au final, il s’agit surtout d’une sorte de loterie à grande échelle. Pile ou face. Chance ou malchance. Vie heureuse ou vie de merde. Avant la relève des morts, on se plaignait de la misère, de la baisse des salaires, de la hausse des taxes, du coût de l’immobilier, de la crise financière, de la météo, des embouteillages, de son boss à la con, des satanés chats de la voisine qui pissent sans cesse sur le paillasson, du connard qui joue de la guitare à trois heures du matin, des mecs qui sont tous des crétins, etc, etc. Maintenant, à l’heure de l’Influenza, tous ces tracas semblent si dérisoires et stupides. Aujourd’hui, l’humanité est décimée. Aujourd’hui, on se réveille en se demandant si cette journée sera la dernière que l’on passera sur terre, épée de Damoclès trônant constamment au-dessus de nos têtes. Aujourd’hui, on craint pour nos proches comme jamais auparavant, gravant sans arrêt leurs traits au cœur de notre mémoire, car peut-être est-ce leur dernier jour sur cette planète. Les rôdeurs. Les êtres humains. Le virus Lazarus. Peut-être que c’est ça, le fameux purgatoire dont les théologiens parlaient autrefois.

Peyton a fait une fausse couche. L’information n’a pas vraiment tardé à tourner au sein de la Crimson Valley. Quelques Cavaliers étant sur place n’ont pas manqué de rappliquer illico-presto afin de prévenir le reste de la fratrie Rhodes. Le bébé est mort. Quatre mots qui tournent en boucle dans son esprit, qui y resteront gravés. Son cœur se serre, elle presse un peu plus fort Lou contre sa poitrine. Terrible, c’est terrible. Et, encore, elle trouve ce terme encore bien trop faible, bien trop doux, pour résumer la situation, pour exprimer ce qu’elle ressent. Avant, elle se plaignait du café froid de la cafétéria du boulot. Maintenant, elle se plaint du manque de clémence de la grande faucheuse.
Abel n’est toujours pas rentré. L’inquiétude lui noue les entrailles. Il ne voulait pas de cet enfant. Pourtant, au cours des dernières semaines, il s’y est attaché, elle le sait, elle l’a vu. Son frère n’est pas un monstre. Où est-ce qu’il se trouve ? Qu’est-ce qu’il fait ? Quand compte-t-il rentrer ? Est-il en danger ? Il est parti d’Olympia et depuis, il s’est volatilisé. Elle ne peut s’empêcher de se tourmenter. Elle ne comprend pas comment Caden peut se montrer aussi calme. Elle a envie de le secouer. Elle a envie de lui confier Lou, d’enfourcher un cheval et de partir à la recherche de son frère aîné. C’est con, c’est stupide, il peut être n’importe où. Mais, c’est viscéral, elle a besoin de savoir qu’il va bien. Pourtant, elle a pertinemment conscience qu’il va tout sauf bien.
Porte qui claque. Pas rapides dans les escaliers. Énième claquement de porte. Silence. « Je te laisse les enfants. » C’est un ordre à l'intention de Caden, pas une suggestion. Elle s’est déjà éclipsée de toute façon.

Deux minutes. Deux minutes qu’elle observe la porte en bois close à quelques centimètres d’elle. Le bureau d’Abel, son refuge. Elle prend sur elle, retient ses propres larmes, ravale sa peine. Ce n’était pas son enfant et pourtant, elle se sent affectée comme jamais. Il représentait un énième espoir au sein de la famille Rhodes. Finalement, elle tourne la poignée, pénétrant dans l’enceinte de la pièce sans frapper, sans s’annoncer, dans le silence absolu. En réalité, elle ne sait ni quoi dire ni quoi faire. Elle ne possède pas les mots pour apaiser. Elle ne connaît pas les gestes pour réparer les êtres brisés. Elle s’avance, prend place à ses côtés sur le petit divan en cuir. « Je… » Je suis désolée. Bien sûr qu’elle l’est, et alors ? Il n’attend pas d’elle sa pitié. « Je suis là, si tu as besoin de moi, si tu le veux. » Peut-être qu’il est plutôt du genre à gérer sa peine en solitaire, à tout refouler, mais qu’il le veuille ou non, elle sera présente pour lui. « Même si tu ne le veux pas. » Alliant les gestes à la parole, elle enserre la main d’Abel, pressant cette dernière aussi fort qu’elle le peut. Il est hors de question qu’elle le laisse gérer ça tout seul. Qu’il affronte ce deuil sans ses proches. Qu’il se renferme un peu plus sur lui-même. Elle est là, un point c’est tout.

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MessageSujet: Re: (VIII) broken pieces + abel   Dim 16 Sep - 19:11


Jenna Abel
« broken pieces »

Abel avait tout juste pris le temps de s’occuper de la jument en rentrant au ranch, avant de partir s’exiler dans son bureau sans laisser la moindre chance à qui que ce soit de seulement essayer de lui adresser la parole. Le regard de certains lui avait appris que la nouvelle était arrivée ici avant lui et il s’était pris à redouter qu’on vienne lui en toucher mot. Putains d’hypocrites, qui ne se gênaient d’ordinaire pas pour le traiter de connard fini dès lors qu’il avait le dos tourné, et qui maintenant le considéraient avec une espèce de commisération au fond du regard qui ne lui donnait que l’envie de la leur faire bouffer à grand renfort de coups de poings. Il n’en voulait pas, de leur putain de pitié, il n’en avait pas besoin et avait tout sauf l’envie d’être au centre de ce genre d’attention-là. Ca n’était pas leurs affaires, ça ne les regardait en rien mais forcément, ce genre de ragot était trop précieux pour ne pas alimenter aussitôt le campement, hein ?
La porte de la demeure familiale avait claqué dans son dos et il avait senti un léger soulagement s’emparer de lui à la vue que personne ne l’y attendait de l’autre côté. Il ne se sentait pas la force d’affronter une Jenna ou un Caden désolé pour lui, n’avait même pas le courage d’avoir à forcer la moindre interaction avec Silas quand il avait juste l’envie – le besoin viscéral, même – d’être seul. L’espoir qu’ils ne soient pas au courant ne valait rien : si certains au sein du campement l’étaient, alors les Rhodes le seraient forcément également. Pourtant, Dieu qu’il aurait aimé prétendre que cette journée n’avait pas existé, au moins le temps de quelques heures ! Impossible, bien évidemment.

Comme à son habitude, le cavalier fila directement à son bureau après avoir lâché au garde devant la maison l’ordre de ne le déranger sous aucun prétexte. Aujourd’hui, Abel Rhodes ne serait présent pour personne à moins d’un événement extrême. Et encore…  Il omit, pourtant, de verrouiller la porte de son sanctuaire, tandis qu’il allait droit au meuble recelant ses quelques bouteilles d’alcool personnelles. Et inutile de s’encombrer d’un verre, cette fois, alors qu’il savait pertinemment ne pas avoir la moindre intention de se restreindre quitte à s’en rendre malade. Mais, il ne savait pas quoi faire de ce chaos émotionnel qui lui brouillait les pensées et lui broyaient les tripes, le cœur ; à cet instant précis, l’alcool semblait s’imposer en seule solution possible afin de l’éloigner de tout ça. Et puis demain… demain serait un autre jour, même s’il fallait pour ça le commencer avec une redescente infernale et la gueule de bois de l’année. Dans l’immédiat, tout cela semblait bien trop lointain pour qu’il y accordât la moindre attention ; sa seule résolution du moment se bornait à cesser d’avoir les idées claire d’ici moins d’une heure. Clope fichée au coin du bec, il s’abandonna au petit divan en tentant de refouler la colère endeuillée qui débordait des murs derrière lesquels il s’était efforcé de la garder enfermée au cours des dernières heures. Et puis, la porte s’ouvrit.
Abel n’y jeta qu’un bref regard avant de détourner son attention ailleurs, refusant d’adresser le moindre mot à sa frangine tandis qu’il l’entendait se rapprocher de lui. Il porta le goulot à ses lèvres et s’envoya une énième giclée dans le gosier, le canapé s’enfonça légèrement sous l’impulsion de la nouvelle venue qui s’asseyait à ses côtés, et les premiers mots vinrent finalement casser le silence. « Qu’est-ce qui te fait dire que j’ai besoin de toi ? il répliqua, plein d’une amertume cinglante dirigée vers elle à défaut d’avoir une cible susceptible de mieux la mériter. C’est pas comme si t’étais en mesure de faire quoi que ce soit, de toute façon… » Mais il ne retira pas sa main, agissant à l’inverse de ses propos semblant vouloir la chasser tandis que ses doigts rendaient leur pression à ceux de Jenna. Après y avoir volé une nouvelle fois une gorgée, il tendit la bouteille tandis que ses yeux continuaient obstinément à se refuser de la regarder. De peur, peut-être, de voir en sa sœur l’autre femme qu’il venait d’abandonner sur une promesse bafouée. Mais, après huit ans passés à se dresser comme un roc face à toutes les saloperies que l’épidémie avait apporté sur le seuil de sa porte, après avoir encaissé la mort de sa mère et puis celle de son père, Abel se sentait tout bonnement incapable de faire face à cette nouvelle épreuve ; incapable d’assumer sa faiblesse dans le regard des autres. « C’était trop beau pour durer, hein ? Si je croyais au karma, je pourrais y voir un putain de retour à l’envoyeur. » Pour ce qu’il avait infligé à Janissa, pour cet autre gosse à qui il avait refusé la moindre chance d’exister. Sauf qu’il n’était pas seul dans cette histoire, et qu’il y avait à Olympia quelqu’un qui en souffrait probablement plus que lui pour qu’il se permette d’ironiser de cette manière. Un petit rire désabusé lui échappa, tournant en dérision ses propres propos. Une partie de lui se détestait d’abandonner Peyton là-bas, pourtant revenir sur ses pas ne lui apparaissait même pas envisageable un seul instant.


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