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 la belle et la bête (elakekette)

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Elanor Barnes
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MessageSujet: la belle et la bête (elakekette)   Dim 21 Mai - 11:09




elakekette
« la belle et la bête
do i look civilized to you ?


Des jours qu'elle supplie Avalon, lui demande de l'aide. Rien qu'une journée, une sortie rapide. Elle a besoin de le voir, de savoir qu'il va bien, que Bass ne lui a pas fait trop de mal. Elle implore. Tous les jours, chaque matin, avec cette même ferveur, ce même regard larmoyant. Et puis elle décide d'y aller seule. Et Avalon, soupirant, s'avoue vaincue. C'est de mauvaise foi que son aînée consent à sortir, à prendre ses armes et surtout à demander la permission. Sa seule raison de prendre Elanor par la main, c'est la garantie qu'elle sera là pour chaperonner la rencontre, que rien ne lui échappera. Elle ne laissera pas la petite Elanor plus longtemps que nécessaire dans les griffes de ce cavalier à l'allure douteuse. La gamine ne sourit pas, consciente qu'Avalon ne fait pas ça pour lui faire plaisir, encore moins parce qu'elle souhaite les réunir. Elle ne prononce pas un mot alors qu'elle pédale sur son vélo, Avalon à ses côtés, le regard vissé sur la route, les sens en alerte. Elanor, elle, apprécie le soleil sur sa peau, le vent qui vent fouette son visage et faire s'envoler ses longs cheveux d'or. Elle prend le temps de regarder les environs, découvrant presque pour la première fois les lieux. Candide, naïve. Elle n'est pas sortie d'Olympia depuis l'épidémie de grippe, trop effrayée par ce qu'il y a dehors. Il est la seule raison qui la pousse à mettre de côté ses angoisses. Elle a besoin de savoir, de le voir de ses yeux, simplement s'assurer qu'il n'est pas trop blessé, qu'il a reçu de bons soins. C'est elle qui avait passé des années à le rafistoler, à soigner ses blessures, les plus ridicules et les plus graves, celles qui le faisait grimacer, l'obligeait parfois à prendre une gorgée d'alcool brûlant. Elle espère qu'il a trouvé quelqu'un pour l'aider comme elle avant. Elle espère et pourtant elle aimerait que ce ne soit pas le cas. Qu'il ai dû panser ses blessures tout seul et que l'arrivée de son petit ange soit une bénédiction, qu'elle pose ses mains sur son corps et le soulage. Elle ne sait pas à quoi s'attendre alors que devant elles se profilent les tours de guet marquant le territoire des Riders. Elle ralentit, descend de son vélo, suivit par une Avalon boudeuse qui se présente aux gardes qui les tiennent en joug. Elles n'iront pas plus loin. Sans savoir pourquoi, le passage leur est refusé. On s'en va quérir Beckett et Elanor se mord la lèvre inférieure, prise d'une angoisse soudaine. Et si il refusait de la voir ? Elle pose son vélo au sol et s'assoit dans l'herbe tiède, réchauffée par un soleil bienveillant. Sa sœur reste debout, droite face aux gardes qui ne l'intimide pas. Elanor, les yeux rivés sur une fleur sauvage, fait des efforts pour ne pas laisser sa panique l'envahir alors que les minutes s'écoulent, interminable torture. Et enfin l'écho de pas résonne à ses oreilles. Elle relève la tête et distingue une silhouette familière qui s'en vient par là. Elle sourit, soulagée, le cœur au bord des lèvres alors qu'elle se lève pour mieux voir et que lui la voit. Petit rayon de soleil que l'espoir fait vivre. Elle capte le regard de sa sœur, un brin désapprobateur, lui rappelant que l'entrevue ne doit pas s'éterniser. Elle n'a pas le temps de s'y attarder, d'y penser. Il est là, toujours plus proche. Et sa voix claque dans l'air, lui serre le cœur.


● ● ● ● ●

I have never wanted something more than to look into your eyes and to be right by your side. we can lose all track of time and I'd let your hands warm mine And I'll listen to your voice. All i feel is how fast my heart beats whenever i'm with you.

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Beckett Wills
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MessageSujet: Re: la belle et la bête (elakekette)   Lun 5 Juin - 23:10

Elakekette
« la belle et la bête
do i look civilized to you ?

Le nez était ce qui le faisait le plus souffrir, comme si la coupure qui l’ornait refusait de cicatriser sans lui arracher plusieurs grognements par jour. La seule satisfaction qu’il avait à voir sa carcasse tous les matins dans le miroir sale de son baraquement était qu’il pensait à Bass Ferguson et aux hématomes qu’il devait se traîner lui aussi. Si le combat n’avait pas été mémorable, c’était parce qu’on les avait séparé avant qu’il n’y ait un gagnant, ne laissant que quelques gouttes de sang dans le sable des rues de la ville et des murmures pour se faire colporter les rumeurs de ce combat parti de rien. Au ranch, les regards s’éternisaient trop sur lui, et c’était comme si quelques uns des cowboys s’étaient trouvés de l’estime à lui donner qu’il ait enfin réussi à parler avec ses poings sur un olympien insolent – il détestait ça, cette nouvelle visibilité et cette fausse considération, comme s’il avait voulu être au centre de toutes les discussions. En y pensant bien, le fait que Malini s’inquiète pour lui et vienne parfois vérifier l’état de ses blessures était une autre source de joie pour le maréchal, l’égoïsme de se dire qu’elle n’était pas avec l’autre barbu qui semblait tant en pincer pour elle. Le seul problème qui ne le rendait pas vainqueur écrasant de cette histoire finalement, c’était qu’Elanor était encore à Olympia, sûrement en train de panser ses blessures à lui. Il faisait comme si tout cela ne l’atteignait pas, cette absence pesante, cette solitude affreuse, et pourtant la nuit ce n’était pas cette bagarre à demie-perdue qui le hantait mais bien le manque de soleil dans son baraquement. Sans compter que maintenant, il n’avait plus vraiment le droit de se rendre à Olympia, les tensions entre les deux groupes étant assez vive pour qu’il aille se chercher une revanche – frapper un peu plus sur cette brute qui devait serrer trop fort Elanor et lui casser des os sans même s’en rendre compte. Elle était délicate cette gamine, trop délicate pour se faire bousculer par le premier venu. Il était le seul à savoir comment s’y prendre avec elle, il le savait, c’était ses tripes qui lui disaient, et elles ne se trompaient jamais.

Les quelques tocquements à sa porte le firent sursauter – lui et sa côte abîmée n’avaient pas le droit de soulever de choses lourdes pendant quelques temps, il passait donc la plupart de son temps enfermé, à ruminer – mais l’apparition du garde était une autre surprise. Il le regarda quelques temps avant de lui répondre, et l’autre ne disait rien, comme s’il ne voulait pas s’occuper de ce problème qui n’était pas le sien, et qui n’allait pas le devenir. « Ok, j’arrive. » Il se traina, avec quelques soupirs de douleur émanant de la cage thoracique, jusqu’à l’entrée du ranch, ne se donnant pas vraiment la peine de faire la discussion à son compagnon de route, retenant un soupir en voyant la tête blonde se dresser sur ses petits pieds pour l’apercevoir de loin. Il était déjà fatigué de la discussion qu’ils allaient avoir, parce qu’il pensait qu’elle allait s’énerver contre lui et ses caprices de gosses, à se battre pour rien et en faire un tout. Les mains dans les poches, regardant à terre, il prends la peine de saluer l’Olympienne qui l’accompagnait mais ne semblait pas être enjouée d’être arrivée jusqu’ici. « Salut. » laissa-t-il échapper en bougonnant, préférant regarder ses pieds plutôt que la gamine venue le voir. « T’as besoin de quelque chose ? » froid, presque distant, il n’avait pas envie de faire un effort. Si elle voulait des formules de politesses, elle aurait dû retenir son chien de garde de lui sauter à la gorge, car, plus que son visage, c’était l’ego de Beckett qui avait pris des coups pendant cette bagarre.
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Elanor Barnes
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MessageSujet: Re: la belle et la bête (elakekette)   Jeu 8 Juin - 21:16




elakekette
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do i look civilized to you ?

Il n'y a pas que sa voix qui lui coupe la respiration, serre son cœur dans sa poitrine. C'est de poser les yeux sur lui, sur son visage tuméfié et les blessures qui refusent de cicatriser. Elle aurait dû y penser, anticiper. Elle aurait dû prendre quelque chose, n'importe quoi pour le soulager un peu. Elle n'a pas l'impression qu'on s'occupe de lui. Personne pour se préoccuper de son ange gardien, de veiller à ce qu'il aille bien, que ses blessures, aussi minimes soient-elles, cicatrises. Elle s'en soucie. Peut-être trop tard, peut-être maladroitement. Elle n'y peut rien. Ou du moins se persuade de ça. Elle n'a pas pu s'échapper avant. Retenue par des forces invisibles, ses propres peurs, son cœur qui saigne. Le courage enfin trouvé, la voilà qui le regarde de ses grands yeux bleu alors que lui refuse obstinément tout contact visuel. Elle fronce les sourcils, oubliant sa sœur et les gardes. Oubliant tout sauf lui. Elle ne peut pas s'en empêcher Elanor. Trop douce, trop pleine de bons sentiments. Trop naïve. Elle s'approche, lève le bras, prête à poser ses doigts délicats sur sa peau brûlée. Et il se dérobe, l'empêche d'approcher en reculant, lui lançant un regard assassin qui la brise de l'intérieur. Elle n'a pourtant rien fait. Pas consciemment non. Elle ne lui veut que du bien, a besoin de s'assurer qu'il va bien, que ses blessures ne sont que superficielles. La main stupidement suspendue dans les airs, elle est incapable de détacher son regard de lui. « Je... » Besoin de quelque chose ? Non. Jamais. Rien que de lui, de sa protection, de son regard posé sur elle, de ses bras autour de son petit corps tremblant, de ses paroles insensées, de ses silences devenus rassurant. « Non, je voulais juste être sûre que tu vas bien. » Vérité et mensonge s'entremêlent dans une symphonie presque parfaite. La distance qu'il met entre eux la tue. Et ce n'est pas la distance physique qui lui fait le plus mal mais bien celle qu'elle perçoit, invisible, simplement posée là par quelques mots assassins. Est-ce la présence des gardes qui le dérange ? Avalon qui les observe du coin de l’œil, prête à bondir sur lui à tout moment ? Elle se mord la lèvre inférieure, cherchant un moyen de s'éloigner, de l'avoir pour elle toute seule. Le cerveau gelé, elle ne parvient plus à penser. Ni même à agir. Elle reste bêtement bouche bée, le regard planté sur son visage, indéchiffrable, comme toujours. Elle sent la panique pointer le bout de son nez. Pire, elle sent qu'elle ne pourra pas retenir ses larmes longtemps. Pas si il continue à la maltraiter comme ça. « Est-ce que quelqu'un a pu soigner tes blessures ? Parce que je peux... » Elle ne finira pas. Il ne lui en laisse pas le temps. Coup de poignard planté directement dans son cœur. Bien sûr. Elle ne le soignera plus. Ce n'est plus son rôle. Elle a mis fin à tout ça il y a longtemps. Seule responsable de son malheur. Elle a fait son choix. Une question lui brûle encore les lèvres. Elle n'est pas certaine de vouloir en connaître la réponse et pourtant elle n'y tient plus. Elle doit savoir. « Pourquoi est-ce que vous vous êtes battus ? » Elle ne voit rien, aveugle par choix. C'est plus facile de continuer à se leurrer que d'affronter la vérité qui ne manquera pas de la briser d'avantage. Si seulement toute cette douleur pouvait enfin cesser. Si elle pouvait faire taire son cœur brisé et étouffer définitivement les sanglots qui lui déchirent la gorge. Pauvre petite chose fragile incapable de faire taire son humanité.


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