Can faith really moves mountains? | Wyatt & Andrea
Auteur
Message
Invité
Invité
Sujet: Can faith really moves mountains? | Wyatt & Andrea Mar 27 Nov - 3:45
Can faith really moves mountains?
« Wyatt et Andrea »
«Promenons nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas. » J’avance doucement, sur le bout des pieds. Je passe entre les troncs, évitant les racines et les branches trop craquantes. J’adopte une démarche furtive, complètement silencieuse si ce n’est des paroles que je fredonne, mais il s’agit uniquement d’un réflexe. En ce moment, je me fiche bien d’être découverte. Je viens de finir la tournée des mes pièges et je n’ai rien attrapé. Et je déteste revenir bredouille au camp. Alors, plutôt que de chasser, j’ai décidé d’explorer un peu. Je me suis éloignée un peu plus qu’à l’habitude dans l’espoir de trouver quelque chose d’assez important pour les Crimsons. « Car si le loup y était, il nous mangerait. » Je hoche lentement la tête, sur le rythme de la comptine ridicule. Outre le fait que Dany la chantait souvent, je n’ai aucune idée pourquoi j’ai cette chanson coincée dans la tête. Sans trop réfléchir, j’aurais tendance à croire qu’il s’agit simplement d’une réaction aux rôdeurs qui pourraient sortir de n’importe où pour venir me dévorer. Mais ce n’est pas mon genre. Moi, j’ai tendance à trop penser. Je m’imagine un million de possibilités, un milliard de tournures probables et un trillion de conséquences potentielles. Avant, je me lançais avant même d’avoir une idée. Mais j’ai changé et voilà où ça me mène. Au milieu des bois à pousser la chansonnette en pensant à Erin et aux derniers mois. Je l’ai cherché comme une folle, ma Erin. Les nuits suivant son départ, je guettais ma fenêtre. J’attendais le moment où sa chevelure dorée apparaîtrait. C’est la douleur causée par ce manque qui m’a fait réaliser tout l’amour que je portais pour elle. Et, lorsque cette révélation m’a frappée quelques jours plus tard, j’ai tout fait pour la retrouver. J’ai multiplié mes sorties, dans l’espoir de la trouver perdue quelque part. Mais au bout d’un mois, j’ai du baisser les bras. Je n’avais plus aucun signe d’elle. J’ai accepté le fait qu’elle soit morte, bien qu’une part de moi refusait d’y croire. J’ai commencé à faire mon deuil. J’ai rencontré quelqu’un . Avec lui, les flammèches sont différentes, bien plus dangeureuses. Je ne suis pas forcément bien, mais je ne peux pas m’empêcher de retourner dans ses bras. Même au moment où j’ai appris les rumeurs sur Erin. Le soir où on m’en a parlé, j’ai couché avec lui. Encore. Peu importe ce que je fais, j’ai l’impression de toujours déraper. Je me mets sans cesse les pieds dans les plats. Je suis maladroite, mais pas tant que ça en fait. Ce ne serait pas une raison plausible pour expliquer le départ d’Erin. Tout allait bien entre nous. Ma personnalité ne doit pas être responsable de sa disparition. Mais si rien ne lui déplaisait chez moi, pourquoi serait-elle partie sans prévenir? Plus j’y réfléchis, plus mes pensées s’emmêlent. Au bout d’un kilomètre, je commence à avoir un mal de crâne horrible. Alors, je décide de m’arrêter dès que l’occasion se présente. J’avance, toujours, en fredonnant, jusqu’à ce que je tombe sur un petit village. Un endroit peu prometteur. Il doit déjà avoir été fouillé de fond en comble vu sa taille. Je décide d’y aller malgré tout, attirée par la croix qui perce l’horizon. Une église. Je suis surprise d’en trouver une, mais bien heureuse. Ma mère m’y amenait souvent petite et je crois qu’être dans un endroit vaguement familier pourrait m’aider à y voir plus clair. Le fait d’être loin du campement et de mon entourage aide aussi. Ravie de pouvoir étirer mon moment de solitude, je franchis les portes sans même vérifier s’il y a des rôdeurs à l’intérieur. L’erreur aurait pu être fatale, car au moment où je mets le pied à l’intérieur du bâtiment, je remarque une sillouette masculine. J’essaie de rebrousser chemin subtilement, mais il est trop tard. Probablement alertée par ma voix plus ou moins mélodieuse, l’homme se retourne. Je constate, avec soulagement, qu’il s’agit seulement de Wyatt. Je pousse un long soupire, puis je vais m’asseoir à ses côtés. « C’est paisible ici. On dirait presque qu’il n’y a pas eu d’apocalypse. » Je jette un coup d’œil à notre environnement, détaillant chaque recoin du lieu sacré. « Enfin… Si on ignore les chandelles renversées, le vitrail brisé et euh… ça. » Je penche la tête vers le corps près de l’autel. Un rôdeur vêtu d’une robe noire. Merde. Finalement, je suis chanceuse que Wywy ait trouvé l’endroit avant moi.
Wyatt E. Wooding
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 1576
visage : Tom Hardy
crédit : avengedinchains & Anaphore
survit depuis le : 13/08/2017
capsules de troc : 4586
Sujet: Re: Can faith really moves mountains? | Wyatt & Andrea Lun 10 Déc - 10:04
Invité
Invité
Sujet: Re: Can faith really moves mountains? | Wyatt & Andrea Mer 12 Déc - 17:52
Can faith really moves mountains?
« Wyatt et Andrea »
Avant, je me sentais à ma place dans les lieux sacrés comme celui-ci. Lorsque ma mère m’amenait à l’église du village tous les dimanches, j’étais envahie par la sérénité dès que je franchissais les battants en bois massif. Loin de me sentir écrasée par la grandeur de l’édifice, je me sentais élevée, importante au sein de la communauté qui s’y rassemblait. Je faisais parti d’un tout sacré. Une seconde famille bénie par les cieux. À l’église, je me sentais toujours acceptée. Lorsque le prêtre prenait la parole et que sa voix envahissait la pièce, je serrais la main de ma mère et je savais que tout irait bien. Enfant, la religion était un refuge, mais à l’adolescence, les choses se sont corsées. Lorsque je suis tombée amoureuse d’une autre fille au début du lycée, la fin d’une ère s’est amorcée. Ma mère m’en a voulu longtemps et le regard de notre communauté pourtant tissée si serrée à mon égard avait changé. Derrière leurs sourires accueillants et leurs paroles rassurantes, je sentais une forme de mépris et peut-être aussi de déception. Les sermons de notre père me faisaient maintenant l’effet d’une moralisation, si bien que j’ai fini par cesser de croire en tous ces rituels.
Puis, un jour, je me suis simplement levée au milieu d’une messe. Le silence s’est installé, lourd, écrasant, tandis que mes pieds foulaient le tapis écarlate pour une dernière fois. La relation entre moi et ma mère s’est ternie en même temps que celle avec le seigneur s’achevait. Je n’avais plus jamais franchi les portes de bois, jusqu’à aujourd’hui. On dit que Dieu agi de façon mystérieuse et si je croyais encore en lui, je me dirais que ce jour est un signe. Que je tombe sur Wyatt si loin de la maison est incroyable. Distraitement, je serre la vieille croix argentée qui appartenait à ma mère et c’est comme si j’étais revenue dans le passé. J’ai l’impression de sentir sa présence tout au long de l’allée que je descends jusqu’à l’homme. Je prends place par lui et le son de ma voix qui envahit l’endroit me fait l’effet d’un immense blasphème. Comme si je n’avais pas le droit d’être ici. Et peut-être que Wyatt n’a pas sa place non plus. Le vin de messe n’est pas la première chose qu’un croyant chercherait, à moins un besoin de purification.
« J’ai toujours pensé que Dieu avait un humour douteux. » La bible est rendue pour moi une vraie blague. Une plaisanterie cruelle pleine de conseils dépassés. Pourtant, une partie de moi continue de s’y accrocher. Juste après ma première fugue, ma mère m’a amenée dans ma chambre. Le sentier des justes est comme une lumière brillante qui s'avance et qui croît jusqu'au jour parfait. Je me souviendrai toujours de ces paroles qu’elle a cité lâchement tellement elles m’avaient fait grimacer. Elle pensait me ramener sur le droit chemin, mais elle m’en a plutôt éloigné. Je n’ai jamais compris en quoi tomber amoureux était une mauvaise chose, lorsque je repense à tout ce que j’ai traversé, je crois que mon âme s’est perdue depuis longtemps. J’ai été abandonnée par Dieu, comme tous ceux qui ont survécu. La route que j’emprunte se termine dans un ravin et il n’y a aucun chemin alternatif. Qu’on soit bon ou mauvais ne compte plus, on finit tous au même endroit. « Je vois pas quel projet merveilleux il avait en tête quand il nous a envoyé l’apocalypse. Je sais même pas si c’est vraiment lui qui est derrière tout ça, mais si c’est le cas, c’est assez ironique. “ Et je vis les morts, grands et petits, debout devant le trône ; on ouvrit des livres, puis un autre livre, celui de la vie ; alors, les morts furent jugés d’après le contenu des livres, chacun selon ses oeuvres. “ Peut-être que tout s’est passé comme il le voulait, mais qu’il manque de staff au paradis. Pas assez d’anges pour juger les morts et les envoyer là où ils doivent aller, alors ils errent encore ici. » Ce qui revient au même. On peut faire toutes les conneries qu’on veut, parce que ni le paradis, ni l’enfer ne nous attends. Il n’y a que cette réalité horrible, éternelle. « Si c’est le cas, je crois qu’on s’en fout un peu du choix que t’as à faire, parce que peu importe ce que tu décideras tu finiras à la même place. » Mon regard se tourne machinalement vers le prêtre au sol. Il aurait probablement eu des conseils plus sages, mais il n’est plus là pour les offrir. Et pourtant, il a du mener une vie juste.
Wyatt E. Wooding
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 1576
visage : Tom Hardy
crédit : avengedinchains & Anaphore
survit depuis le : 13/08/2017
capsules de troc : 4586
Sujet: Re: Can faith really moves mountains? | Wyatt & Andrea Mer 2 Jan - 21:29
Invité
Invité
Sujet: Re: Can faith really moves mountains? | Wyatt & Andrea Ven 4 Jan - 3:19
[quote="Andrea White"]
Can faith really moves mountains?
« Wyatt et Andrea »
Petite, je croyais aux super-héros. Pas surprenant vu la foi qui courrait dans notre famille. Si j’arrivais à concevoir l’idée d’une présence supérieure qui veillait sur nous de là-haut avec une telle facilité, celle d’hommes avec des super pouvoirs présents sur terre ne pouvait me sembler plus absurde. J’y ai cru longtemps, à l’un comme à l’autre et d’une certaine manière, j’y crois toujours. Il y a de ces gens qui arrivent à se surpasser malgré l’épidémie. Whilelmina qui consacre toujours ses journées à aider son prochain. Abel qui est resté papa malgré l’envahissement de ses terres par des dizaines d’étrangers. Des gens ordinaires qui ont su s’élever malgré le chaos ambiant. C’était peut-être ça son plan, au fond. Quoi de mieux que de mettre l’humanité devant la plus grande épreuve pour séparer les bons des mauvais. Une autre supposition, tout aussi ridicule que la première, mais plus facile à accepter que la réalité. Parce que se laisser aller à l’hérésie, blâmer ce qui nous arrive sur le hasard, c’est aussi admettre qu’il n’y a rien après. Ni enfer, ni paradis. Que maman et papa se sont simplement volatilisés. Alors je m’accroche à mes croyances comme une fillette s’accroche à ses parents. À entendre Wyatt, je ne suis pas seule face à ce dilemme. Seulement, j’ai l’impression que le siens dépasse le miens. Ça a probablement quelque chose à voir avec les événements récents, les complots et les secrets contre Abel. Un mouvement que je n’aurai jamais compris. Il ne faut pas mordre la main qui nous nourrit. Mais est-ce que cette faute mérite une si grande peine? Je ne crois pas. Je n’ai aucune idée de la situation, ni de ce qui viendra, mais si ça avait été de mon ressort, je ne l’aurais pas laissée en cage si longtemps. C’est, selon moi, la meilleure manière d’enrager ses partisans, qui qu’ils soient.
Perdue dans mes pensées, je perds un bout de conversation. C’est tout moi, ça. Distraite, la tête toujours dans les nuages. Si maman était encore là, elle me l’aurait reprochée sur le champ. Elle m’aurait ramené à l’ordre, aurait levé les yeux au ciel, puis m’aurait rappelé qu’elle ne m’avait pas élevée ainsi. Maintenant qu’elle n’est plus là, libre à moi de faire ce que je veux, pour le meilleur et pour le pire. J’ai le don de me foutre dans la merde, de tomber amoureuse des mauvaises personnes. Ça ne fait pas de moi une mauvaise personne. « Si vraiment il est sensé nous guider, je crois qu’y devrait prendre des vacances. La seule chose que j’ai retenu en histoire, c’est que plus le temps passe, plus on se perd. De c’que j’ai vu, on peut toujours faire pire. » Mon regard attiré par le mouvement, je tourne machinalement la tête vers Wyatt, délaissant momentanément la croix au-dessus de l’autel. Je fronce les sourcils, perplexe face à sa manière d’être. Je ne le connais pas énormément. Je l’ai accompagné à la chasse quelques fois, il m’a appris à mieux tirer et je rapporte parfois quelques présents pour son cabot. Ce n’est pas ce que j’appelle un lien fort. Pourtant, je me suis tellement renfermée sur moi-même ces derniers temps qu’il reste l’une des personnes dont je suis le plus proche. C’en est presque triste. « Le truc c’est qu’on peut pas savoir si on fait la bonne chose avant qu’il soit trop tard. J’ai pas vraiment suivi ce qui s’est passé –j’aime mieux me mêler de mes affaires-, mais je sais qu’il y a rien de pire que de perdre une personne qu’on aime, surtout maintenant. J’aurais mille fois préféré mourir avec Dany que devoir continuer seule. » Je ne sais pas trop si ça aide, je ne connais pas trop sa situation. Je ne sais pas quoi dire non plus, alors j’improvise. J’essaie de rassembler les quelques connaissances qu’il me reste de la bible et mes minces expériences de vie pour prodiguer quelques conseils. Mais pour être honnête, j’ai peur de tout empirer et si je le pouvais, j’échangerais ma place avec le pasteur qui git au sol. Peu importe sa rigidité, il aurait probablement été d’une plus grande aide.
Wyatt E. Wooding
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 1576
visage : Tom Hardy
crédit : avengedinchains & Anaphore
survit depuis le : 13/08/2017
capsules de troc : 4586
Sujet: Re: Can faith really moves mountains? | Wyatt & Andrea Sam 23 Fév - 23:24
Spoiler:
Je suis absolument navrée de l'attente abominable
Invité
Invité
Sujet: Re: Can faith really moves mountains? | Wyatt & Andrea Ven 1 Mar - 19:16
Can faith really moves mountains?
« Wyatt et Andrea »
C’est bête d’accorder toujours autant d’importance à un tel endroit. L’église a été profanée. Le corps du prêtre qui git au sol est là pour le témoigner. Les vitraux sont fracassés par endroits et une couche de poussière crasse s’est accumulée un peu partout. La cloche n’a pas retenti depuis si longtemps que la rouille recouvre entièrement le métal. Les murs, eux, se laissent tranquillement envahir par la végétation environnante. Normalement, j’ai tendance à croire que les imperfections définissent la beauté, mais dans ce cas particulier, ce n’est pas l’impression que j’ai. C’est pratiquement triste de voir ce lieu qui était autrefois le pilier d’une communauté si délabrée. L’église a si longtemps dicté nos gestes qu’il me parait presque vulgaire qu’elle soit maintenant oubliée, une ruine parmi tant d’autres. Les temps changent. C’est la vie, aussi horrible soit-elle et il faut s’y adapter. J’ai l’impression que c’est ce que tout le monde autour de moi fait, alors que je suis restée coincée une décennie plus tôt. J’ai du mal à m’adapter et chaque perte me ramène douloureusement vers le bas, à un point où je préfère rester seule.
Je ne suis pas du tout d’accord avec les propos du second Crimson, pour une fois. Je secoue la tête, presque exaspérée. Si on commence à penser ainsi, c’est qu’on ne vaut pas grand-chose. Il ne devrait pas avoir pire que la perte d’un proche. Ce n’est pas logique. Mais en même temps, rien ne l’est vraiment maintenant. Tous ces principes, ces règles ou ces lois auxquelles on s’accrochait se sont envolés depuis longtemps, nous laissant complètement perdus et dénués de guide. On fait comme on peut, mais ce n’est pas fameux. J’ai envie de le rembarrer, de le gifler et de lui hurler qu’il a tort, parce que sinon, plus rien n’a de sens, mais ce qu’il ajoute vient me chercher. Si Erin savait ce que j’étais devenue aujourd’hui, est-ce qu’elle aurait honte de m’avoir retrouvée dans cet état? N’aurait-elle pas préféré ne plus jamais me revoir? Je n’ai plus grand-chose de la Andy d’avant. Ma joie de vivre s’est envolée en même temps qu’elle et parfois, je doute d’un jour la retrouver.
« Tu sais, t’es pas aussi bête que ce que je croyais au départ. » Je finis par lâcher sans prendre conscience de mes paroles. Finalement, je n’ai pas tant changé. Mes défauts ont simplement été exacerbés. Mes qualités, elles, se sont emmurées quelque part dans mon esprit déprimé. « Pardon. » Mon ton baisse un peu, incertaine. Si aujourd’hui on se remémore la simplicité du passé avec nostalgie, avant nous faisions de même avec une époque encore plus lointaine. Les temps changent, les maux évoluent, mais c’est du pareil au même. Nos soucis, peu importe ce qu’ils sont, nous paraissent toujours plus gros dans l’instant présent. Je me rappelle que, juste avant l’épidémie, je faisais face au plus grand dilemme de ma vie, soit me rendre au bal de l’hiver avec ma « meilleure amie » pour envoyer chier les convictions de nos parents beaucoup trop prudes ou me rendre à une manifestation de la PETA pour envoyer promener les producteurs de bœuf locaux. Ça m’avait pris la tête pendant des jours avant que les nouvelles ne se mettent à nous bombarder de flash infos sur la progression de l’épidémie. Maintenant, je me bafferais moi-même pour avoir eu un raisonnement si enfantin. Du coup, je me dis que dans quelques années, si je suis encore en vie, j’aurai probablement envie de me frapper pour m’être tant pris la tête inutilement.
« C’pas des conneries. » Je finis par ajouter pour ne pas laisser le silence s’installer, incapable de bredouiller la moindre syllabe supplémentaire. J’ai l’impression que je viens de manger un gros coup de poing dans l’estomac. J’ai la chance de revoir Erin et je reste plantée là à hésiter, à me questionner, alors que je devrais simplement profiter de cette opportunité que plusieurs n’auront jamais. « C’est moi qui suis conne. Mais bon, sans trop connaître ton problème, je te dirais d’arrêter de t’en faire. Ça finira par se tasser et d’ici quelques années, tu finiras par t’en vouloir de t’en être préoccupé autant. Profite des gens qu’il te reste tant qu’tu le peux encore. » J’espère que sa situation n’est pas trop tragique. Je sais que face au drame, les gens cessent de réfléchir logiquement. La panique prend toute la place et ça les obsède. Si c’est le cas, mes paroles ne feront pas grand sens, même qu’elles se rapprocheront plutôt du cliché qu’on sort pour remonter le moral d’une personne qu’on ne connait pas trop. Mais au moins, j’aurai essayé de faire une différence, aussi infime soit-elle.
Wyatt E. Wooding
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 1576
visage : Tom Hardy
crédit : avengedinchains & Anaphore
survit depuis le : 13/08/2017
capsules de troc : 4586
Sujet: Re: Can faith really moves mountains? | Wyatt & Andrea Sam 6 Avr - 17:57
Invité
Invité
Sujet: Re: Can faith really moves mountains? | Wyatt & Andrea Mar 16 Avr - 21:20
Can faith really moves mountains?
« Wyatt et Andrea »
“Ou bien on sera tous morts et en enfer.“ Ses paroles m’arrachent un frisson tandis que je fixe obstinément la croix qui nous surplombe. Il n’y a pas longtemps, cette phrase m’aurait fait sourire, presque rire aux éclats. Les mots du plus vieux m'auraient rassurée, auraient eu l’effet d’une étreinte sur mon âme trop épuisée pour mon jeune âge. L’enfer me paraissait un moindre mal en comparaison à ce qui se passe ici. Je voyais Lucifer comme un directeur de camp de jour et Dieu comme un bourreau cruel. Les rôles s’étaient -et sont toujours- inversés, aussi troublant et déroutant que ça puisse être. À y penser, je comprends mieux les agissements des nôtres. Comment exiger des brebis qu’elles se rangent sagement en troupeau s’il n’y a plus personne pour les guider, plus personne pour répondre à leurs appels ? Néanmoins, l’envie d’aller pourrir sous terre n’est plus aussi forte désormais. J’ai beau jouer les dures, agir comme la pire des pestes, au fond de moi j’ai peur de mourir et de perdre le peu qu’il me reste ici. Erin, entre autres. Je n’ai aucune idée de ce à quoi notre relation ressemblera maintenant, parce que je me doute qu’on ne pourra pas reprendre les choses où on les avait laissées, surtout après ces retrouvailles catastrophiques. Mais au moins, elle est là. Je n’ai pas envie de la perdre à nouveau.
Un soupire s’échappe d’entre mes lèvres, exaspérée par mes enfantillages. Je sais que le mieux à faire est d’aller lui parler. Plusieurs me le disent et au fond de moi, j’en ai envie. J’ai le goût de la revoir, qu’importe à quel point ça fait mal. Pourtant, je n’arrive pas à me bouger le cul. Je reste cloîtrée dans ma carapace, complètement lâche. Je me demande ce que Jésus dirait de moi s’il me voyait aller. Quant à mon voisin, je crois savoir ce qu’il en pense. « J’en sais trop rien. » Je n’ai pas envie de m’étaler plus que ça. Je pourrais me lancer sur un monologue tellement j’en ai long sur le cœur. Déjà, avant l’épidémie, je ressentais comme un mal être permanant que je faisais taire dans les bras d’étrangers. J’ai toujours eu l’impression d’être de trop. Mon géniteur s’est fait la malle quand j’avais à peine cinq ans. Par la suite, une kirielle d’hommes ont été de passage dans le lit de ma mère et dans ma vie. Mon beau-père est resté, mais il ne m’a jamais porté dans son cœur. Il ne le cachait même pas, comme je ne lui cachais pas la haine que je ressentais à son égard. S’il y a bien une chose que j’ai apprise en grandissant, c’est que tout le monde finit par partir. De nos jours, les départs se font encore plus rapidement. Mais Erin, je ne l’aurais jamais cru capable d’une telle chose. Je sais qu’il doit y avoir une raison. Je devrais la laisser s’expliquer, nous donner une seconde chance. Mais une partie de moi m’empêche de faire le premier pas pour l’instant.
« Je suis désolée, je sais que je suis loin d'être la personnalité la plus marrante du Ranch depuis un moment. » Je ne suis pas la pire non plus. Chez les Crimsons, il y a des gens que j'évite comme la peste uniquement à cause de leurs visages antipathiques. Je les juge sur leur physique, alors qu'ils sont probablement juste brisés pour la plupart. Ça a été le cas un moment avec Wyatt. Je le prenais pour un vieux exécrable à la Abel. C'est le bon vieux Bullet qui a fini par me mettre la puce à l'oreille et je ne l'ai pas regretté. Je me suis trouvée un mentor, quelqu'un pour me débarrasser enfin de Winnie et de tout ce qu'il représente.
Wyatt E. Wooding
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 1576
visage : Tom Hardy
crédit : avengedinchains & Anaphore
survit depuis le : 13/08/2017
capsules de troc : 4586
Sujet: Re: Can faith really moves mountains? | Wyatt & Andrea Jeu 30 Mai - 10:13
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: Can faith really moves mountains? | Wyatt & Andrea
Can faith really moves mountains? | Wyatt & Andrea
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum