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 good news is, you're not dead yet (casey)

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MessageSujet: good news is, you're not dead yet (casey)   Lun 31 Oct - 20:41


good news is, you're not dead yet
redfield x mcmahon
"C'est bon Nathan, je sais me démerder," soupire la jeune femme quelques temps avant que l'ancien infirmier ne se retire. Laissant entre les mains expertes d'Arte le destin d'une inconnue. Enfin, son destin, c'est beaucoup dire : la blonde a été chanceuse. Les types sur lesquels l'éclaireuse est tombée devaient être de sacrés enfants de coeur pour des jackals, et n'ont rien fait que quelques points de suture, des calmants et du repos ne sauraient soigner. La trace brûlante sur son visage calme, et les quelques contusions qui s'éparpillent dessus laissent à penser que le dernier coup a été le plus fort, et explique donc l'état comateux de la patiente. Elle a bandé son torse en craignant une côte fêlée, mais pas sûre du diagnostic a préféré mettre l'inconnue sous morphine le temps qu'elle se réveille et ne déclare elle-même ses douleurs. Dans tous les cas, son état n'est pas critique. Tant mieux. Parce qu'Arte n'est pas d'humeur à sortir tout le matos, s'acharner à sauver une vie, se donner ce genre de mal pour ce genre de personne... Qu'est-ce qu'elle y peut, elle ? Elle voulait être médecin légiste. Le social, ça a jamais été son truc. Néanmoins quand elle dépose son aiguille dans le bac à côté du lit, une main miséricordieuse glisse sur la joue et ses égratignures. "Putain, la gueule que tu tires," ricane la jeune femme avec un semblant de sourire, qu'elle ne s'autorise vraiment que parce que la blonde est encore profondément endormie et supposée le rester encore quelques temps.

Elle se lève et soupire, sachant pertinemment qu'à une heure pareille les infirmières qui sont censées prendre le relais sont rentrées chez elles. Elle accroche sa blouse au porte-manteau, attrape un livre sur une étagère et s'installe dans le fauteuil dans le coin de la pièce. Dans le fond, cette nana a beaucoup de chance d'être tombée sur Nathan, qui l'a ramenée à l'infirmerie, puis sur Arte, qui va y rester toute la nuit. Certes elle ne le fait pas de bonté de cœur, plutôt pour ne pas avoir à supporter la môme d'Eversley, mais au moins quand la jeune femme dans le lit montre quelques signes de vie, une grimace surtout, la brune relève les yeux de son bouquin et peut la regarder avec un air concerné. "Et bien, c'est pas trop tôt. J'commençais à perdre espoir."

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MessageSujet: Re: good news is, you're not dead yet (casey)   Mar 1 Nov - 15:41

Revenant peu à peu à l’état de conscience active à cause d’un son extérieur qu’elle n’arrivait pas à identifier. La première chose qui lui vint à l’esprit c’est qu’elle était passé sous un bus et qu’en plus, celui-ci avait fait marche arrière. Son corps entier était une masse de douleur, elle n’avait même pas envie d’ouvrir les yeux, juste de sombre à nouveau dans l’inconscience mais elle devait… Ses souvenirs commençaient à refaire surface et ce n’était pas un bus qui lui était passé dessus mais plusieurs hommes – non pas de cette façon. Casey avait dû partir en éclaireur cet après-midi et c’était retrouvé piégé par un groupe, sûrement ces foutus Jackals ! Ils ne lui avaient laissé aucune chance, elle était sûre d’en avoir touché un à l’épaule avec son couteau mais c’est tout. Les 4 hommes l’avaient shooté comme un vieux ballon de rugby et tout ça pour quoi ? Une question qu’elle se poserait plus tard. Le son qui l’avait fait revenir d’entre les comateux avait été la voix d’une femme, son cerveau avait mis quelques secondes avant d’interpréter le bruit comme des paroles distinctes et compréhensibles. Casey n’était donc pas seule. Dans un effort, qui lui parut surhumain, elle ouvrit les yeux et jeta un coup d’œil autour d’elle. Tout était flou mais elle savait qu’elle n’était pas dans un lieu qu’elle connaissait, c’était trop… Trop pré-apocalypse ? Comme dans un mauvais épisode de série, elle sortait peut être du coma et avait tout imaginé, aucun zombie, aucun mort ? N’importe quoi, c’était les médocs qui la faisaient délirer. La jeune femme essaya de se lever pour faire face à… son interlocutrice mais elle tomba par terre, renversant un plateau avec des trucs métalliques dessus. A terre, elle essaya d’atteindre son holster sous son bras gauche mais pas de flingue, à vrai dire, pas de veste ni de t-shirt non plus ! Très bien… Elle attrapa discrètement la seringue vide qui était sous ses yeux et se releva en restant appuyée contre le lit. Première étape : retrouver son équilibre, deuxième étape : partir d’ici ! Elle regarda enfin la jeune femme « avec netteté », elle devait avoir environ le même âge que Casey, approximativement la même taille mais peut être plus frêle qu’elle. Les chances n’étaient pas du côté de la blonde, il lui restait toujours l’effet de surprise… "Si tu commences seulement à perdre espoir c’est qu’on ne vit pas dans le même monde…bisounours..." Un sourire en coin se dessina sur le visage de Casey, le sarcasme avant tout ! Maintenant qu’elle avait l’esprit un peu plus clair, elle détailla son interlocutrice et la pièce dans laquelle elle se trouvait. Clairement, elle n’était pas dans la mine, ni dans un endroit familier. Serrant la seringue dans sa main pour vérifier sa présence, Cas’ fit quelques pas en direction vers la brune qui s’était relevée. Sûre de pouvoir marcher sans se casser la gueule encore une fois, elle accéléra et fonça sur Arte, la plaquant au mur, la seringue contre la gorge. C’était une arme de fortune mais dans son cas, elle n’avait pas d’autres possibilités. "Où est-ce que je suis ? Qui tu es ? Comment je sors d’ici ?" Casey resserra sa prise contre la jeune femme, autant que possible. Ses cotes lui faisaient un mal de chien et son visage devait ressemblait à celui d’un chien mais comme à son habitude, plutôt mourir que de ne pas essayer de s’en sortir.
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MessageSujet: Re: good news is, you're not dead yet (casey)   Mer 2 Nov - 1:39


good news is, you're not dead yet
redfield x mcmahon
Ses doigts glissent sur les feuilles de papier jauni, et finissent par refermer le bouquin avec une certaine délicatesse. Arte se lève, mais ne se précipite pas pour aider la patiente, et pose calmement le livre sur l'étagère. La connerie humaine l'afflige toujours autant qu'elle le faisait avant l'apocalypse : forcément, le premier réflexe quand on se réveille dans un lit d'hôpital, c'est d'en sauter pour prendre la fuite. Bien sûr. Elle a bien conscience que le climat a changé pas mal de monde. Mais quand même... Avec un soupir, Arte pivote pour faire face à la jeune femme. Elle voit bien qu'elle est en piteux état, même avec les relents de morphine qui traînent dans son organisme. Son regard se pose brièvement sur l'horloge au dessus du lit. "T'es dans les vapes depuis trois heures," explique-t-elle avec lassitude et familiarité. Les gens ne s'embêtent plus de politesse depuis des années et ça n'étonne personne. Mais quand la miners traite Arte de "bisounours", cette dernière lui lance un regard plein d'interrogations. C'est quoi, cette mauvaise blague ? Elle retrousse ses manches avec un sourcil arqué.

Enfin, la jeune brune s'avance à la fois pour ramasser sa patiente que pour ramasser le bac et ses instruments, mais elle est prise par surprise. Le corps lourd et tiède de la patiente s'écrase contre elle, qui s'écrase contre le mur. La surprise s'imprime sur son visage quelques secondes, avant de ne se dissiper lentement. Que les gens sont cons, putain... Bien plus robuste que celle qu'une bande de jackals en rute a tabassé plus tôt, Arte décide de rester sagement à sa place tant que la rebelle pense pouvoir la maîtriser. Elle baisse les yeux sur la seringue. Vide. Tout ce qu'elle craint c'est une bulle d'air. Soit. "T'es à l'infirmerie, espèce d'idiote," râle finalement Arte qui n'a que faire de répondre à ses autres questions. Sa main glisse et se pose sur la taille de la blonde, où elle caresse le bandage raide. Pour s'arrêter à la hauteur de la côte présumée fêlée. Et y exercer une pression suffisante pour signifier ses intentions. "Si je t'avais voulu du mal, tu penses pas que tu serais déjà morte ?" fait le médecin avec un détachement remarquable. Arte est une blasée. Elle n'a rien à faire au poste de médecin : avec ses opinions, elle briserait plutôt les deux jambes à un gars qui vient se faire poser un plâtre au bras, et pourtant elle fait de son mieux pour se faire à peu près bien voir par la communauté d'Olympia. L'opportunité de continuer ses recherches est bien trop alléchante pour qu'elle ne foute tout en l'air à cause de son caractère de merde. Mais bon, faut pas pousser quoi... "Eversley, le chef des raiders, t'a ramenée dans un sale état. Je t'ai soignée. Alors laisse tomber la seringue, ou j'te pète une autre côte, c'est clair ?" finit par souffler la brune dont le regard cherche celui de l'autre fille pour passer le pacte.
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MessageSujet: Re: good news is, you're not dead yet (casey)   Jeu 3 Nov - 0:06

Son corps était trop endolori pour réellement faire attention au  contact des doigts de la jeune femme sur son bandage, et lorsqu’elle appuya sur ses côtes, la douleur soudaine ne fut que plus surprenante. Les yeux de Casey s’écarquillèrent et sa mâchoire se contracta pour étouffer un nouveau grognement de douleur. Comme elle l’avait présumé plus tôt, elle n’était pas en position de force : être aussi fragile ne faisait qu’accroire sa frustration et sa colère. Son regard se fixa sur la jeune femme, un regard rempli de promesses violentes que la blonde ne pourrait certainement ne pas tenir au vu de son état. En plus de la douleur vive qui se propagea dans tout son corps, sa « sauveuse » lui balança une remarque acide, à se demander si elle était médecin ou tortionnaire… Certes elle était blonde mais c’était pas difficile de comprendre qu’elles se trouvaient dans une infirmerie, mais où bordel ? Comme l’autre venait de le dire, elle la prenait vraiment pour une idiote ! Néanmoins l’autre marquait un point en lui signalant que si elle avait voulu lui faire du mal, en 3 heures, elle aurait largement eu le temps. Une chose était surprenante, voire intrigante, c’était l’attitude de son interlocutrice. Rarement, elle avait croisé un regard aussi dénué d’émotion, à croire que c’était commun pour elle de se faire plaquer au mur et menacer à coup de seringue. Casey prit le temps d’assimiler les informations principales qu’on venait de lui donner : « Eversley » ; « soignée » ; « cassage de côte »."Pourquoi ?"Cette question aussi stupide soit elle, ce fut la première à lui venir à l’esprit. Ca semblait complètement fou qu’on lui vienne en aide juste pour lui venir en aide surtout qu’elle n’était pas chez les miners donc il s’agissait d’inconnus. Surtout venant de la part d’une personne qui l’avait soigné pour vouloir lui casser une autre côte. La blonde resserra sa prise sur elle avant de la relâcher totalement. Une côte douloureuse, ça suffisait bien ! Et puis putain elle ne doutait de rien la bisounours, une seringue sur la jugulaire et pourtant elle se permettait de proférer des menaces. Une partie de Cas’ respectait ça, l’autre partie… un peu moins. S’écartant enfin de la jeune femme, toujours la seringue à la main, Casey arqua un sourcil devant l’arrogance dont faisait preuve l’autre. Soit elle c’était une combattante experte mais n’en avait pas du tout l’air, soit elle se foutait royalement de ce qui pourrait lui arriver. "Pour quelqu’un de ton gabarit, tu sembles bien sûre de toi !"Dit-elle en reculant jusqu’au lit où elle prit appui, cette brusque activité physique n’avait pas été appréciée par son corps et sa tête tournait quelque peu. "Mais je t’en prie, montre moi de quoi t’es capable ?" Tout en écartant les bras pendant qu’elle prononçait ses mots, comme pour lui indiquer qu’elle avait le champ libre. L’attitude si inhabituelle de la brune la poussait à la provoquer, peut être que Casey allait le regretter mais ça serait pas première fois qu’elle faisait une connerie qui lui coûterait quelques égratignures."Et si entre temps Miss Smarty Pants pouvait me dire dans quel LIEU on est, ça serait pas mal. Ah et peut être un t-shirt aussi ? A moins que tu l’aies gardé en souvenir… Ou peut-être que tu comptes enlever le reste ?"Encore une fois, un sourire en coin se dessina sur son visage. Ce sourire remplit de sarcasme lui coûta une décharge électrique dans la joue, ce qui lui rappela qu’elle devait être bien arrangée au niveau du visage. Au moins elle était en vie, enfin jusqu’à ce que la brune ne décide de lui arracher la gorge à coup de coton-tige.
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MessageSujet: Re: good news is, you're not dead yet (casey)   Ven 4 Nov - 16:51


good news is, you're not dead yet
redfield x mcmahon
La seringue ne lui fait pas peur. La nana ne lui fait pas peur. Y'a peu de choses qui font peur à Arte, en fait. Elle ne prend jamais le temps d'y penser de toutes manières alors ça n'a aucune importance, de savoir ce qui lui fait peur. Peut-être que s'faire bouffer par un rôdeur tient la première place... Ou de pas pouvoir s'occuper l'esprit. Se retrouver en tête-à-tête avec elle-même. Peut-être ; on saura jamais. Toujours est-il que c'est pas une miners en soutif qui lui fera se faire dessus. "Parce que tu t'es faite déglinguer par trois mômes de dix-huit ans. Des jackals," répond Arte en voyant que la blonde semble se résoudre à la fatalité : elle ne fait pas le poids, au moins pas dans son état. La brune passe une main sur son cou, pour vérifier qu'il n'y ait pas une égratignure et hausse les épaules quand elle constate que ça n'est même pas le cas. Grande gueule, petits bras. L'idiote est épuisée. Appuyée contre son lit. On dirait une petite vieille qui trimbale un déambulateur. Arte se dit qu'elle la préférait profondément endormie... Son visage avait encore quelque chose de joli. Quand c'est la haine qui l'anime, c'est autre chose, quoi. La haine que le médecin ne mérite pas, surtout, parce qu'après deux trois respirations, l'idiote repart de plus belle. Arte hésite entre éclater de rire et pleurer. De rire, également. Elle se contente finalement d'inspirer calmement, et tandis que la blonde ouvre ses bras et l'invite à se battre, Arte fait un pas. "Mon gabarit n'a rien à voir avec mon assurance," explique la jeune femme, toujours ce même calme morbide dans la voix alors qu'elle pose ses deux mains sur les épaules fragiles de sa patiente. "Ton état y est pour beaucoup," elle continue, avec une sorte de bienveillance qui n'est vraiment décelable que pour l'oreille avertie. Ses doigts glissent le long des avant-bras meurtris ; une main confisque la seringue. "Rallonge-toi Wonderwoman," conseille le médecin avec un petit air concerné ; mais elle n'est pas douce, elle n'est pas vraiment concernée, elle n'a que faire du bien de Casey dans les faits : elle veut juste qu'on ne puisse pas lui reprocher d'avoir négligé une vie, parce que les vies à Olympia, ça a quelque chose de sacré. Même quand c'est celle d'une écervelée.

"Bienvenue à Olympia, d'ailleurs," elle fait avec un semblant de sourire hypocrite tandis que ses cils papillonnent. Elle ramasse le bac et les quelques instruments au sol pour les reposer sur la table, où elle jette négligemment la seringue. "Où on adore gaspiller des ressources, de l'énergie, et du temps pour des personnes ingrates." Elle pivote vers la patiente et accède à sa demande en lui tendant un t-shirt propre, qu'elle aurait sûrement dû lui passer plus tôt. Mais bon. "Comme toi, en fait. Maintenant repose-toi, me fais pas regretter de t'avoir fait quinze points de suture." Elle est toujours aussi froide et détachée de la situation, même quand elle esquisse un nouveau sourire. Elle attend quelques secondes, avant de ne froncer les sourcils. "Nathan n'a pas su me dire comment tu t'appelais. Ou j'ai pas écouté. Donc ?"

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MessageSujet: Re: good news is, you're not dead yet (casey)   Sam 5 Nov - 1:21

Déconcertée et déconcertante. La blonde et la brune. Casey était déconcertée par la jeune femme, ses mots avaient beau sortir de sa bouche, ses yeux ne transmettaient rien en rapport. Auparavant, elle avait croisé des personnes similaires mais elles étaient en état de choc et ce n’était certainement pas son cas. A moins que… Non pas la peine de chercher plus loin, ça ne valait pas la peine de se casser la tête pour si peu. Elle la regarda s’approcher et son corps se contracta, prêt à passer à l’action, quand elle posa ses mains sur ses épaules. Elle foutait quoi là ? Un massage ne serait pas de refus mais ce n’était pas la bonne position. Fallait tout lui dire ! Casey regarda la main suspecte descendre vers la seringue et poussa un soupir à la fois agacé et amusé, toutefois, elle la laissa faire sans résister. "Ta compassion me touche !"Cas’ essaya de croiser le regard de son interlocutrice pour essayer d’y lire quelque chose mais encore une fois : rien. A croire que c’était le vide à l’intérieur ou soit elle avait une maitrise de soi jamais vu jusqu’alors. Peut-être qu’Arte était tortionnaire pour la CIA avant l’apocalypse, ça expliquerait ses compétences médicales… Non, n’importe quoi, c’était les restes de morphine qui parlaient. Enfin le t-shirt tant désiré arriva. Elle l’enfila en évitant de pousser un quelconque son de douleur, pas la peine de faire jubiler l’autre encore plus. L’information qui fit surface détourna son attention de sa souffrance : Olympia ? La jeune femme en avait entendu parler, ils étaient plutôt en bons termes avec les miners et de ce qu’elle savait, Olympia était ce qu’il y avait de plus proche de la vie avant l’influenza. Néanmoins, jamais elle n’y avait mis les pieds et jamais elle n’avait eu envie d’y mettre les pieds. Au moins, ce n’était pas une zone à risques (enfin ça dépend des jours). Son nom ? Mais c’était quoi ce délire ? Il y a quelques minutes, elle la menaçait de lui casser une côte et maintenant, elle faisait la discussion ? Bientôt, elle allait lui faire la météo si ça continuait.
"Parce que tu veux me connaître maintenant ? Il me semble que t’as assez fait connaissance avec mon corps pour au moins savoir qui t’as tripoté. Casey."Elle s’éloigna du lit, inspectant à nouveau la pièce.
"Où est le reste de mes affaires ?" Ce qui l’intéressait le plus c’était de retrouver son couteau et son flingue. Retourner à la mine sans être armée relevait du suicide et des fois que la sociopathe en herbe derrière elle se décide à changer d’humeur, sait-on jamais. "Ah et pardon, pour continuer dans la politesse totalement superficielle, qui est la nana qui m’a gentiment suturé ? A qui dois-je mon ingrate de vie ?" Casey se rapprocha de la jeune femme et lui tendit la main pour la serrer, lui rendant par la même occasion le sourire si hypocrite qu’elle lui avait lancé plus tôt. Mais c’était quoi cette comédie ? C’était peut-être comme ça dans Olympia. Tout sourire, toute ironie ou sarcasme disparut des traits de la blonde, laissant son visage à un sérieux –neutre, jusque-là totalement absent. Autant changer de jeu et adopter un nouveau ton. Son regard chercha le sien avant de commencer à parler : "Dis-moi… Ce n’est pas trop difficile pour toi d’avoir un balais si profondément enfoncé dans le cul que je ne sais même pas comment tu fais pour t’asseoir ?" Tout en continuant de lui serrer la main, le regard de Casey ne quittait pas son interlocutrice. Aucun sourire ironique n’apparut sur son visage, aucune émotion. Vraisemblablement, la jeune femme la frustrait, impossible de la cerner, ou peut-être qu’il n’y avait rien à cerner, qu’elle était juste vide. Cas’ n’y croyait pas, on ne pouvait pas s’occuper des gens et ne rien ressentir.
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MessageSujet: Re: good news is, you're not dead yet (casey)   Lun 7 Nov - 17:58


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redfield x mcmahon
Arte a compris qu'elle intrigue sa patiente. Que chaque fois qu'elle bouge, son regard la suit. Il est dans son dos quand elle se tourne, décrypte son visage quand elle lui fait face. Ça ne l'étonne pas. Les gens, ça observe, quand ça comprend pas. Elle-même n'échappe pas à la règle. Seulement assez souvent, Arte n'a pas envie de comprendre. Elle n'a pas envie de comprendre pourquoi il lui faudrait changer de ton, adoucir sa voix, sourire, articuler un peu mieux ses intentions. On la regardait mal, à Olympia, quand elle y est arrivée. Comme un extraterrestre, une curiosité. C'est surtout Elijah, pour commencer, qui l'a pressée d'adopter des manières un peu plus humaines. Elle ne comprend toujours pas pourquoi, quand toute la civilisation s'est écroulée derrière lui, ce village d'idiots tient à ce point à maintenir les apparences. Peu importe combien de couche de vernis on passe, tout le monde a de la terre sous les ongles. Arte, au moins, ne s'embête pas des artifices : elle sait ce qu'elle vaut, elle sait pourquoi elle fait ce qu'elle fait. Elle n'est pas patiente, elle n'est pas conciliante.

Alors elle ignore le regard, et se concentre sur les mots qui s'échappent d'entre les lèvres de la blonde. Ses yeux louchent presque sur la bouche qui se tord. Il est tellement tard, il faut dire. C'est juste pour l'écouter un peu mieux, on va dire. D'autant plus que ce ne sont que des conneries, que la bécasse dit, qu'il faut s'accrocher pour pas perdre le fil de ses sarcasmes. Un maigre soupir l'éloigne de la patiente. De toutes façons, à l'allure où cette dernière va, elle ne sera plus sa patiente pour très longtemps... N'empêche, la mâchoire d'Arte se crispe quand la jeune femme, Casey donc, fait un pas. Puis un autre. Elle va se ramasser, c'est obligé. Arte se rapproche, en prévision. Et se penche pour attraper le carnet qui pend au bout du lit, et noter, plus pour la forme que pour le fond les cinq lettres majuscules qui identifieront la miners. Mais quand Arte relève les yeux, elle se rend compte que l'attention de la blonde a dévié : son regard fouille la pièce, la dépouille. Arte a envie de faire claquer sa langue contre son palais en signe de désapprobation. Mais elle n'a pas plus envie de rester là, dans une chambre à l'infirmerie, quand elle pourrait passer le maigre restant de la soirée dans son lit. "Tes affaires, c'est à dire ?" Elle relève, néanmoins, en prenant un peu sur elle. Nathan n'a rien amené avec lui quand il a déposé la jeune femme à l'infirmerie. Elle n'a pas besoin de balayer la salle du regard pour savoir que Casey n'y trouvera pas l'objet de ses convoitises, du coup. "Y'avait rien," ajoute la brune en reposant le crayon de bois sur le bout du lit. "Peut-être qu'il faudra que tu repasses voir Nathan. On a interdiction d'avoir des armes en circulation, à Olympia," elle explique avec une certaine lassitude. Elle n'est pas d'accord avec cette loi. Elle n'est pas d'accord avec la moindre loi d'Olympia, en fait : et aucun jour, même aujourd'hui, ne passe, où Arte ne se demande pas si elle ne s'en sortirait pas mieux au dehors. Elle n'aurait pas à fréquenter les autres, seulement les morts. Et eux, au moins, ne demandent pas à ce qu'on leur fasse la conversation.

"Arte," finit par répondre la jeune brune quand on lui demande de se présenter. Ouais, c'est pas commun, alors elle se promet déjà d'ignorer le commentaire de sa nouvelle amie à ce sujet. "Ca va, tu tiens debout ?" esquisse-t-elle dans un souffle, mais la jeune femme vient de faire un pas et serre sa main. Le médecin a presque aussitôt un mouvement de recul, mais la poigne de la blonde est assez ferme. Étonnant, au vu des tranquillisants qu'elle s'est mangée. Le regard mi-troublé, mi-méfiant, du médecin tombe sur leurs mains liées avec lenteur. Celle de Casey, encore un peu gauche, est tiède néanmoins. Celle d'Arte est froide. Comme la voix qui s'élève alors, et qui surprend un peu la jeune femme quand elle parvient à ses oreilles : "Dis-moi… Ce n’est pas trop difficile pour toi d’avoir un balais si profondément enfoncé dans le cul que je ne sais même pas comment tu fais pour t’asseoir ?" Les yeux bruns s'écarquillent, s'agrandissent, tandis que les cils les recouvrent une ou deux fois. Les lèvres pâles se pincent. Et s'étirent en un sourire sincère. Celui qu'on ne peut ni prévenir, ni réprimer, et qu'Arte s'efforce déjà de faire disparaître sans succès. Elle veut dire quelque chose mais les mots se dérobent. Comme ses doigts qui se soutirent à ceux de la blonde avec une hâte confuse. Son regard en revanche a un peu plus de mal à se soustraire à celui de la patrouilleuse. Il cherche le sien sans comprendre à quel moment, pourquoi, les sarcasmes et l'apparente familiarité ont disparu. "Non, ça va," répond bêtement Arte dans un haussement d'épaules un long moment après que la question lui ait été posée. L'ombre de son sourire plane toujours sur ses lèvres, même quand elle les repeint d'une nuance stoïque. "Tu es vraiment sympathique, Casey, de te préoccuper de mes fesses," elle lance en ayant regagné un peu d'assurance. "Mais je serais toi, je ferais plutôt attention aux miennes." Elle revient au sujet qu'elle maîtrise le mieux, histoire de se remettre à la tête dans le rapport de force. "Ils t'ont vraiment bien amochée, ça m'étonnerait que tu puisses rentrer à la mine ce soir. Enfin, c'est de toutes manières complètement exclu, que tu sortes ce soir." Et par ce soir, elle entend cette nuit. Car le soleil s'est couché depuis longtemps sur la petite province du Texas : le ciel est noir et la terre tout autant. Même en bon état, même si le médecin le veut sincèrement, Casey ne franchira pas les portes d'Olympia avant le lendemain matin.

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MessageSujet: Re: good news is, you're not dead yet (casey)   Mar 8 Nov - 0:36

Elle n’avait pas d’autres affaires ? L’esprit de Casey resta figer un instant. Etrangement, elle attachait une certaine affection à ses armes ou du moins les souvenirs qu’ils lui évoquaient. Surtout son couteau qui l’avait sauvé d’un viol et de nombreuses morsures toutes aussi inappropriées… C’était comme si on lui arrachait une partie d’elle-même. Toute cette violence qu’elle avait vécu et survécu grâce à ses armes, seule ses souvenirs en étaient encore la preuve, plus rien qui ne soit tangible.  L’espace d’un très court instant, la jeune femme sentit un poids se défaire en elle. Puis elle revint à la réalité lorsqu’il était probable que ses armes aient été gardées par quelqu’un d’autre. Cette ville était vraiment au-delà de la réalité : interdire les armes ? Et bientôt on nourrissait aussi les rôdeurs gardés dans la cave ? Un léger frisson la parcouru à l’idée que cette pensée soit vraie. Elle ne connaissait qu’Olympia de nom mais ils auraient dû l’appeler bisounoursland, ça aurait tellement plus représentatif de ce qu’il se passait ici. Enfin peut être qu’il y avait pire. L’idée d’être enfermée dans un endroit et sans armes donnerait des crises d’angoisse à n’importe qui. Cas’ regarda à nouveau la jeune femme, cherchant avidement une raison de ne pas croire toutes les idées folles et macabres qui lui venaient en tête. Aussi étrange qu’Arte pouvait être, elle semblait tout à fait rationnelle et peut être même en désaccord avec la politique olympienne au vu du ton employé. Rassurant, elle était potentiellement normale. Casey imprima dans sa tête toutes les informations que la brune lui donna ainsi que son nom. Donc sa sauveuse constipée s’appelait Arte, nom tellement étrange associé à une personne dans la même veine qu’elle n’aurait aucun mal à s’en rappeler.
Lorsque son médecin lui demanda si elle tenait debout, sa seule réponse fut un haussement d’épaule. Elle avait les jambes en cotons et mal partout mais ne sachant ni s’il s’agissait d’une vraie question ou d’un moyen de lui faire un commentaire déplacé, il ne valait mieux pas répondre. En parlant de comportement déplacé, Casey devait halluciner, elle voyait un vrai sourire apparaître sur les lèvres de son interlocutrice ! Elle était amusée ? Elle était capable d’être amusée ? Non, c’était les médicaments qui parlaient. La voix d’Arte la convint qu’il s’agissait d’un sourire et peut être, à 75%, de l’amusement. Aussi surprise qu’elle fût, la blonde se contenta de pencher légèrement la tête sur le côté : quel animal étrange ! Son regard descendit sur les fesses concernées, juste par réflexe. Mais qu’est-ce qu’il se passait ? Elle faisait aussi de l’humour maintenant ? Cas’ ferma les yeux et les frotta, elle allait se réveiller ou au moins ses pensées allaient enfin se focaliser sur quelque chose. Donc on parlait de fesses :"Je crois que c’est bien le seul endroit de mon corps qui soit intacte et dont je n’ai pas à me préoccuper. Et apparemment m’occuper des tiennes semble avoir un effet bénéfique…"Dit-elle en haussant les épaules à nouveau et en détournant le regard vers l’unique porte de la salle. Comme ça, elle allait devoir passer la nuit ici ? Non, ça ce n’était pas possible. Casey était effectivement crevée physiquement mais nerveusement et mentalement c’était l’agitation totale. Non seulement elle s’était faite avoir par des Jackals mais elle se retrouvait dans un environnement totalement inconnu et avec une étrangère qui était… A vrai dire, un nombre incalculable de qualificatifs lui passa en tête mais aucun qui ne soit totalement exact donc disons simplement : « elle ». "Tu ne pourras pas me garder enfermer ici !" Elle n’était pas claustro mais se sentir aussi désarmée – littéralement et allégoriquement parlant, faisait monter une dose d’angoisse chez la jeune femme. C’était sûrement la première fois en 6 ans. Continuant son chemin vers la porte, elle se contenta de s’appuyer sur le mur adjacent et fixa son regard vers la brune. "Et tu vas pas me dire que tu vas rester toute la nuit avec moi ?" A ce moment, elle réalisa un détail : il faisait nuit ? Depuis sa confrontation et surtout le résultat brutal qui en découla, la jeune femme n’avait pas du tout fait attention à quel moment de la journée on pouvait être. Après tout c’était le lieu qui importait. "Alors à moins que t’aies prévu autre chose de plus intéressant, moi je vais prendre l’air !" Casey arqua un sourcil accompagné d’un sourire ironique et ouvrit la porte pour se diriger vers, ce qu’elle supposait être la sortie. Elle tuerait pour une cigarette là. Bien sûr ce n’était qu’une excuse pour étudier les environs et voir si elle était bien à Bisounoursland. Et surtout s’il n’y avait pas des rôdeurs en laisse promenés par de gentils olympiens… Sans étonnement, la brune était derrière, elle s’arrêta et s’appuya contre le mur pour reprendre un peu de force. Avant qu’Arte ne dise un mot complètement ennuyant ou énervant, la jeune femme lui mis la main sur la bouche."Tais-toi, si toi et moi on reste dans sa pièce, ça va mal finir. Alors l’espace d’un instant – et tant que ton balais n’est pas présent, emmènes moi dehors et offre moi une clope. Je te demande pas de me faire une visite guidée, t’as pas la tête du guide sympathique qu’on pouvait trouver dans les musées autrefois de toutes façons." Elle retira sa main de sa bouche. Il valait mieux des fois, qu’une envie de la mordre lui prenait. Toutefois, Cas’ recommença à parler, le regard plus que sérieux même si… : "Et je te promets que je me tiendrai à carreaux et que je ne te sauterai pas dessus pour tenter me débarrasser de toi, deal ?"
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MessageSujet: Re: good news is, you're not dead yet (casey)   Jeu 24 Nov - 0:32


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redfield x mcmahon
Même si l'on parle de fesse, et que le sujet intéresserait n'importe quelle âme qui vive, Arte se détourne si rapidement de la conversion qu'on douterait presque qu'elle eut été celle à l'initier.  Elle laisse son regard tomber ailleurs que sur Casey. Au hasard, le creux que son corps convalescent a laissé dans les draps ternes. Mais elle n'a pas le temps de s'attarder à cette contemplation dénuée de sens, que la patiente repart au quart de tour. Quelque chose chez Casey Redfield fatigue profondément Arte. C'est peut-être qu'elle a énormément de mal à se mettre à sa place, car elle, les derniers jackals qu'elle a croisés ne peuvent pas se vanter de l'avoir fait. Ou peut-être car elle, ne s'est jamais retrouvée dans un lieu qui ne lui était pas familier après avoir perdu connaissance. Ou parce qu'elle croit qu'à sa place, elle n'aurait pas été à sa place, tout simplement. C'est ce cruel manque d'empathie qui lui fait réarranger le lit plutôt que de converser avec la jeune femme qui a pourtant bien besoin de son attention. Elle ne la voit pas tout de suite tituber vers la porte, mais quand elle la remarque, Arte fait en quelques secondes les quelques enjambées qui les séparent. Peut-être qu'elle moque un peu l'allure lente de la blonde, mais elle ne le montre pas. "Quoi ? T'as pas envie de passer la nuit avec moi ?" fait Arte avec une petite moue. Ça pourrait la rendre sympathique, si elle n'était pas aussi toutes les choses qui font qu'elle ne l'est absolument pas, sympathique. Arte ricane presque, amusée de sa propre plaisanterie. Enfin, un léger sourire flotte sur ses lèvres et une lueur espiègle brille dans son regard ; mais la blonde lui fait dos, alors ça ne la dérange absolument pas de paraître si humaine tout à coup. C'est surtout ça, qui la rend insupportable. Sa pudeur ; son balai, dans les termes moins prosaïques de la fille de la mine.

Fille de la mine qui lui fauche son sourire, d'ailleurs, en posant sa main tiède contre sa bouche. La brunette ne s'y attendait absolument pas, et sous le coup de la surprise, sa main habile saisit le poignet fragile, prête à l'éloigner. Juste alors la patiente énonce ses dernières volontés. Entreprise qui fait à nouveau s'étirer les lèvres d'Arte en un sourire. Discret. Le ton autoritaire de Casey, son air d'ours mal léché... Pense-elle vraiment que son médecin ait la patience de lui faire prendre l'air ? Et au nom de quoi ? "Je te ferai une visite guidée si tu promets d'être sage..." cède Arte quand la main quitte ses lèvres. Elle ne sourit plus ; elle n'a pas l'air froide pour autant. La journée a été longue et l'humeur du médecin oscille toujours dangereusement entre son réglage par défaut et toutes les variantes que la fatigue permet. Elle soupire juste. "Pas de clopes en revanche. Je peux te proposer quelques gorgées de scotch par contre." Son regard se fait brièvement interrogateur. C'est le seul alcool qu'on peut trouver à l'infirmerie. Aussi peu conventionnel que son usage soit dans le milieu médical, la bouteille trône toujours fièrement sur l'une des étagères de la pharmacie. Personne ne remarquera qu'il en manque un peu. Et quand bien même, c'est elle, le médecin. Qu'on vienne l'engueuler sur la façon dont elle gère son affaire, qu'on rigole un peu. Elle n'attend pas tellement la réponse verbale de la blonde, et se figure que le regard qu'elle lui lance (et qu'elle ne prend pas réellement la peine de déchiffrer) est suffisant. La brunette disparaît donc une dizaines de secondes, pour revenir avec la bouteille ambrée. "J'ai bien conscience que c'est pas un bon mélange, tu sais, justement, à ce stade j'espère juste une mauvaise réaction pour que tu me foutes la paix et retournes te coucher," lance-t-elle à la silhouette qui se découpe sur la façade de l'infirmerie, un peu moqueuse, pas forcément méchante.



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MessageSujet: Re: good news is, you're not dead yet (casey)   Ven 25 Nov - 20:15

Contrariante, vous avez dit contrariante ? Arte dans sa splendeur. Alors qu’il était sûr qu’elle ne serait pas son guide pour la ville, voilà qu’elle lui proposa. Bien sûr, pas question d’y croire une seconde, surtout que la jeune femme n’était pas en état de marcher ni d’écouter toutes les débilités superficielles sur Olympia : « alors ici c’est là qu’on range nos nounours et là c’est l’église puis là c’est la crèche ou encore par ici ce sont les toboggans aquatiques avec nos pistolets à eau ». Casey n’était pas du genre à juger sans se renseigner mais le peu qu’elle avait appris par la brune, lui suffisait à être agacée par ce mode de vie. En parlant d’agacement, Arte n’avait pas de cigarette, à croire qu’elle ne servait pas à grand-chose… Certes la proposition qui suivi fut pas mal mais pas assez alléchante pour tirer une moue satisfaite de la jeune femme. Fut un temps elle détestait cette boisson mais les conditions de vie aujourd’hui ne permettait plus d’être difficile puis… l’autre était déjà partie sans attendre une réponse. Cas’ en profita pour sortir de l’infirmerie, la première bouffée d’air frais qui s’inséra dans ses poumons lui donna le vertige. S’asseyant sur un muret non loin, elle jeta un œil autour d’elle, le paysage urbain ressemblait fortement au lieu où elle vivait avec son père et son frère, ressemblance qui ne fit qu’accroitre son aversion pour l’endroit. Ses pensées furent interrompues par la bouteille apparaissant dans son champ visuel et des commentaires – toujours si bienveillants. "Pourtant, au vu de ta proposition, tu semblais si excitée à l’idée qu’on passe la nuit ensemble ! Ou tu attends que je m’évanouisse pour… Donne-moi ça !" Dit-elle en attrapant la bouteille, elle la déboucha dans un effort qui lui parut surhumain et but une petite gorgée. Ne cachant pas sa grimace, à la fois à cause du liquide qui lui brula la gorge mais aussi du goût. Elle fixa l’alcool ou plutôt l’étiquette dessus malgré qu’elle n’y connaisse strictement rien en scotch, qu’il soit de qualité ou non, le goût restait le même pour ses papilles. "Arte ? Tu pourrais très bien partir, vu mon état je ne peux pas aller bien loin et puis il y a sûrement des gardes à l’entrée de cette ville… enfin logiquement…" Un air amusé passa sur son visage avant de reprendre un ton plus neutre mais gardant un sourcil arqué pour marquer ce léger sarcasme dont elle faisait preuve. Elle quitta la bouteille des yeux pour fixer son interlocutrice "Puis t’aurais très bien pu m’attacher à l’infirmerie et te barrer, même si cette solution n’était sûrement pas la meilleure. Enfin bref tout était possible!" Se connaissant, si Casey s’était réveillée seule dans un lieu inconnue, elle aurait préféré se casser les os de la main pour se libérer plutôt qu’y rester, attendant de savoir ce qu’il allait advenir d’elle. La blonde tendit la bouteille. "T’en as plus besoin que moi ! Ça t’aidera à évacuer le stress de la journée et surtout à t’enlever un objet très mal placé… Si tu vois ce que tu veux dire ?!" Un large sourire moqueur apparu sur ses lèvres avant de reprendre: "Et si tu bois, je te dispense de la visite guidée!" La blonde insista en collant la bouteille contre le ventre d’Arte. De toute façon qu’est-ce qu’il pouvait bien lui arriver ? Au pire un petit coup dans le nez et au vu la condition physique de la Miners, aucun risque qu’elle en profite pour faire une connerie. Qu’elle soit humaine un peu putain ! Par ailleurs, quelque chose dans le comportement restrictif d’Arte lui semblait familière, quelque chose qu’elle avait déjà vu chez d’autres personnes après l’apocalypse… Des personnes qui avaient énormément perdu, matériellement et émotionnellement. Elle se rendit compte qu’elle s’était perdue dans ses pensées tout en la dévisageant. Bref son esprit n’était pas assez vif pour faire une anamnèse de la jeune femme pour le plaisir de sa propre compréhension.  "Avant que je tombe dans les vaps, tu vas me raconter comment t’as atterri ici ? Parce que moi tu sais comment, alors autant être à égalité." La brune ne s’intégrait pas vraiment dans le paysage, du moins l’idée qu’elle se faisait de ce paysage.
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MessageSujet: Re: good news is, you're not dead yet (casey)   Sam 26 Nov - 14:36


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redfield x mcmahon
"Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit," lui souffle Arte tandis que son sourire se meurt. La contemplation d'Olympia, la nuit tombée, lui fout un peu les jetons. Tout est si calme. Aucune lumière ne brille. Aucun son ne trahit la vie qui s'y trame. Une ville fantôme, mais pas vraiment. La jeune brune s'appuie contre le muret, aux côtés de Casey. Les bras croisés, une fois qu'on l'a dérobée de la bouteille. Elle inspire, indifférente. Se frotte le nez, pour masquer le petit rictus amusé qui s'empare de ses lèvres quand Casey goûte le liquide infect et que son visage se tord en grimaces. Elle voudrait faire un commentaire mais la miners est plus rapide. Arte secoue doucement la tête, fixant un point à l'horizon. "Et me priver de ta compagnie ?" elle fait en arquant un sourcil ; pendant quelques longues secondes Arte pense même que cette justification suffira, même emplie d'ironie. Mais quand elle sent le regard de Casey se poser sur elle, et la fixer, la brune se vide en un énième soupir agacé. Eh, parce qu'il faut parler, et dire des choses en même temps, maintenant ? "Qui te dit que j'avais mieux à faire que de garder une sale blondasse de miners ?" avoue-t-elle sans adresser un seul regard à la jeune femme à ses côtés, seulement en réajustant le placement de ses bras. Il ne faisait pas encore vraiment froid ; ça n'était pas encore la saison, mais la nuit apportait assez de fraîcheur pour faire frissonner le médecin. Juste frissonner. "Crois-moi, j'aurais préféré tuer le temps autrement," marmonne Arte en glissant une mèche de cheveux derrière son oreille, soudainement attentive au silence d'Olympia : elle ne s'y est toujours pas faite.

A la mention du balai, Arte secoue la tête, refusant donc la boisson qu'on lui propose. Elle n'a pas besoin de ça. Elle n'a pas besoin de distractions. Mais Casey semble penser le contraire, et quand la bouteille revient cogner contre son ventre la jeune femme lève lentement les yeux au ciel tandis que ses doigts se refermèrent autour du goulot. "T'es sûre de vouloir zapper la visite ? On a un superbe potager," fait-elle en amenant la bouteille à ses lèvres pour la soulager d'une gorgée. Sa réaction est assez similaire à celle de la blonde ; elle amène le revers de sa main contre sa bouche pour s'empêcher d'en cracher la moitié. "Bordel, j'avais oublié à quel point c'était dégueulasse !" fait-elle avec un semblant de rire, étouffé, forcément, quand ses épaules se secouent à trois ou quatre reprises et que sa main couvre sa bouche. Elle pose la bouteille sur le sol entre elles, dans un bruit de verre qui racle le béton et entend retourner à la contemplation des choses plates de la vie. Mais Casey n'a pas disparu. Elle lui accorde un regard, qui glisse sur son visage sans s'y accrocher vraiment. Comme si elle ne la voyait pas, même en fronçant le regard. A la place elle se revoit, elle. Au dehors, le jour où Bass l'a trouvée. Exténuée. Sans armes, sinon son arc et ses flèches. Qu'elle ne savait plus tout à fait tirer, comme les denrées lui manquaient et que ses forces s'amenuisaient. Vulnérable. Les loups solitaires n'ont aucun prestige, vraiment. Olympia avait été la seule solution. Mais à présent... Elle ne savait plus pourquoi elle y restait. "C'est chiant comme histoire, tu risquerais de t'endormir ici et je n'ai pas la force de te ramener à l'infirmerie." Elle explique ça après un petit délai, qui fait penser qu'elle a hésité entre fuir et se livrer.  Le genre d’événement qui n'arrive pratiquement jamais, quand on s'appelle Arte. Elle baisse la tête, les bras à nouveau croisés sur sa poitrine. "Comment c'est, à la mine ?" demande-t-elle, sans doute par curiosité, peut-être pour effectuer quelques comparaisons.



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MessageSujet: Re: good news is, you're not dead yet (casey)   Sam 26 Nov - 18:11

L’espace d’un instant, Casey hésita sur l’interprétation de la phrase mais se passa de commentaire, avec l’autre, il ne fallait pas s’attendre à trop non plus. D’ailleurs, le sarcasme de son interlocutrice revint à la charge. A croire que les deux allaient passer la nuit à faire une compétition sur laquelle des deux ferait la meilleure remarque sarcastique. Faute de pouvoir lui enfoncer une aiguille dans la gorge ou d’en finir physiquement. Toutefois, la « blondasse » ne put s’empêcher de rire lors de son attaque sur la couleur de cheveux et son origine. Parce que c’était moins bien que d’être une brunette bisounours coincée du cul au paradis de l’apocalypse ? "Je sais à quoi ressemble un potager et même dans mon état je ne vais pas m’extasier sur les carottes !" En plus, ils avaient aussi des cultures à la mine, elle croyait quoi ? Que les miners se nourrissaient de cailloux ? Espérons que l’alcool lui remette les idées à la bonne place. Cas’ ne put s’empêcher de sourire lorsqu’Arte semblait s’étouffer avec le liquide. D’une façon plus symbolique qu’efficace, elle lui tapota le dos. Rien d’étonnant dans sa réaction, elle ne devait pas boire beaucoup et ne devait pas se détendre beaucoup non plus. A se demander si depuis l’influenza, la brune avait déjà pris du bon temps. C’est vrai qu’au début les choses étaient difficiles mais au fil des mois, des années, les gens avaient appris à trouver des moments et des moyens pour se libérer du carcan morbide de la vie. "Parce que t’as déjà bu de l’alcool avant ?" Dit-elle sur le ton de la moquerie. Sans étonnement, Arte choisit une stratégie d’évitement pour ne pas parler de son histoire. "Quand je te dis que tu n’as pas vraiment envie de te débarrasser de moi !" Sûrement que la blonde la sortait de sa routine parce que Casey doutait sérieusement que ce soit par conscience professionnelle que la jeune femme se trouvait toujours en sa compagnie. Comme elle l’avait dit plus tôt, il y aurait eu trente-six moyens pour la « séquestrer » dans l’infirmerie… Concernant son histoire, c’était donc la bonne piste à suivre si jamais elle voulait en savoir plus sur son interlocutrice un jour… Pas aujourd’hui. La blonde n’avait pas la force d’insister. De plus, l’autre était déjà sur la défensive, pas besoin de la rendre en plus chiante. Le silence s’installa quelques secondes avant qu’une question inutile sur la mine vint casser l’ambiance. "…Différent…" Casey leva la tête vers les étoiles pendant qu’elle réfléchissait à la vie chez les miners. Son air se fit plus sérieux et sa voix se dédouana de toute ironie. "On est plutôt bien, disons que… c’est différent de la vie dehors… " Une pointe de regret s’intercala dans ses paroles. Quand on vivait toujours dans le danger, se retrouver dans un lieu sécurisé était tellement perturbant, c’était comme si elle ne se sentait plus vivre mais elle non plus ne voulait pas développer là-dessus "Comme partout c’est un groupe qui survit avec les moyens du bord mais il faut reconnaitre un certain luxe par rapport à la carrière. Mais si ça t’intéresse tant que ça, viens me rendre visite pour constater par toi-même." Cette invitation était sortie sans que la jeune femme ne réfléchisse à ses mots. Peu importe ! La grande et hautaine Arte ne viendrait jamais poser ses pieds sur le sol des miners, elle valait mieux que ça. Au vu de ses pensées, un sourire ironique étira ses lèvres pendant que son regard passa des étoiles à sa voisine. Sa main attrapa la bouteille et une nouvelle gorgée, complètement dégueulasse, s’engouffra dans sa gorge. Son corps semblait se ramollir au fur et à mesure qu’elle buvait, enlevant le peu de douleur qui restaient après le traitement à la morphine. L’alcool serait sûrement un bon moyen de substitution à l’antidouleur par la suite. Il y avait des médocs à la mine mais la morphine était une denrée rare et la gâcher pour des blessures qui ne l’empêchaient pas de marcher n’avait pas de sens. Casey était peut être égoïste mais pas assez quand il s’agissait de sa communauté d’accueil. "Compte pas sur moi pour te donner mon t-shirt afin de te réchauffer ! Et dans mon état actuel, je ne peux pas faire grand-chose d’autre." Bien qu’elle doutait sérieusement des capacités de l’olympienne à pouvoir se détendre pour pratiquer certaines méthodes de réchauffement. Un soupir amusé s’extirpa de sa bouche et elle détourna le regard vers les maisons plus loin. Elle avait remarqué plus tôt que la brune frissonnait, pour remédier à ça –et garder son t-shirt, Cas’ lui tendit la bouteille. C’était bien connu, l’alcool réchauffait et aussi mauvais qu’il puisse être, ça restait de l’alcool. "Ne t’arrête pas en si bon chemin ! Qui sait, je vais peut-être avoir le plaisir de rencontrer une facette de toi qui me plaira enfin." Avec l’alcool, elle sentait son estomac se contracter. Clairement morphine et scotch ne faisait pas bon ménage. Ses blessures étaient apaisées mais il semblait que le reste était en train de se rebeller. Plus question de boire au risque de gerber sur Arte. Avouons que cela pouvait être très marrant mais Casey avait eu sa dose d’emmerdements physiques pour la journée.
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MessageSujet: Re: good news is, you're not dead yet (casey)   Mar 29 Nov - 1:56


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redfield x mcmahon
Ouais, sans doute que tous les potagers se ressemblent. Mais tout ce qui est admis ailleurs, tout ce qui semble évident dans d'autres campements, devient particulier quand il est question d'Olympia. L'impression d'Arte, comme celle de Casey finalement, est forcément fausse. La population de la cité n'a rien de gentillet ; chacun a vu son lot d'horreur, chacun a eu son compte de peines. Et bien plus qu'il ne le semble sont devenus des monstres à leur propre façon. Olympia est un vrai freak show pour celui qui sait ouvrir l’œil. Arte consolide juste sans y consentir les rangs de l’exhibition, à sa façon. Façon qui déplaît à Casey, visiblement, comme elle déplaît à beaucoup d'autres. Qu'importe, la jeune femme n'a aucun compte à rendre à qui que ce soit. C'est cette conception des choses, très individualiste, qui fait qu'Arte se redresse un peu quand une main se glisse dans son dos. Elle se redresse, comme ramenée subitement à ses principes, quand bien même le geste reste assez subtil. Elle grimace doucement. "J'ai déjà bu de l'alcool avant," annonce le médecin sans se justifier davantage. Il faut s'y faire : traîner avec la brune, c'est apprendre à se satisfaire du minimum syndical. Et le sourire en coin, demi-sourire, rictus peut-être, qui déforme ses lèvres, n'est pas suffisant pour faire sens. Il veut peut-être dire j'ai eu une vie avant tout ça, tu me prends pour qui ? mais rien n'est moins sûr. Rien n'est moins vrai non plus. Avant l'épidémie, Arte n'était qu'une étudiante en médecine. Elle n'avait le temps de rien. Quelque part, elle a le sentiment de n'être devenue une personne que très récemment. Un peu trop tard, peut-être. Elle garde d'ailleurs une très forte rancœur contre la fin du monde à ce sujet. Une des nombreuses composantes de sa colère, qui d'ailleurs n'attend que l'étincelle qui mettra le feu aux poudres. "Il y a quand même mieux, comme compagnie," la jeune femme marmonne, moqueuse. Casey ne se rend certainement pas compte de la chance qu'elle a, d'assister à cette représentation plutôt exclusives des talents sociaux d'Arte. Personne, Nate mis à part, n'a vu Arte sous le jour qu'elle lui propose là. Elle fait des petits pas de géant, que personne ne remarque, forcément, parce que personne n'a foutu les pieds au dehors depuis trop longtemps pour se rendre compte de ce que c'est vraiment, derrière les barricades. Ce que ça fait, aux gens. Ce que ça lui a fait, à elle. Le discours de Casey pique donc la curiosité de la brunette. "Tu étais dehors ?" Néanmoins, elle ne montre pas son intérêt pour la question. Elle regarde à peine la blonde, détachée quand elle demande : "Les raids mis à part, j'entends ; avant que tu arrives à la Mine ? Tu y es depuis peu, je suppose." Elle souffle, vaguement amusée.  "C'est moche, dehors." Parce qu'elle sait bien comment c'est, dehors... Elle préfère, ou croit préférer, le danger qui rôde tout autour d'elle à la sécurité d'une ville fortifiée. Ça n'a rien à voir avec des mots comme inconscience et adrénaline, plutôt son allure solitaire lui permettait beaucoup plus de libertés que ce qu'induit la collectivité. Mais elle ne peut pas dire qu'elle ne se porte pas mieux depuis qu'elle est arrivée à Olympia. Elle dort à nouveau, même si le moindre bruit est susceptible de la réveiller. Elle mange à sa faim, ce qui semblait ne relever que du rêve lorsqu'elle était seule.

"Oui, je passerai, si je sors de ce bordel un jour," cède la jeune femme avec grande indifférence. Avec un peu de recul, il est fort peu probable qu'Arte se plaise à la mine. L'idéologie olympienne pouvait encore coïncider avec quelques unes des idées d'Arte : elle doute que ce soit le cas ailleurs, au moins dans les territoires texans. "Je pense pas rester dans le coin très longtemps en fait," avoue la petite brune, ses épaules se voûtant légèrement ; elle le disait comme si elle pensait qu'il y avait encore quelque chose à saisir de l'immensité qui s'offrait à eux. Que peut-être un endroit, quelque part, pouvait encore offrir quelque chose à l'humanité. Arte n'était pourtant pas réputée pour sa naïveté ; encore moins son optimisme. "C'est pas tellement pour moi, ici." Casey pouvait se mordre les doigts de l'avoir invitée à la mine, à présent.

A la remarque de la blonde, Arte pousse un petit soupir. "Non, on devrait rentrer," fait-elle, soudain refroidie par l'élan de familiarité de la jeune femme à ses côtés. Élan qui la coupe quand elle s'était si proche de s'ouvrir à Casey ; même si ça n'était pas forcément les prétentions de la patrouilleuse. Elle prend la bouteille, refuse d'en boire davantage. "J'avais déjà peur que tu attrapes de la fièvre dehors mais si tu parles de retirer ton t-shirt pour me réchauffer, c'est que tu es clairement en plein délire. On rentre," articule le médecin en retrouvant appui sur ses pieds. "On a toutes les deux besoin de repos." Peut-être qu'ainsi Casey peut comprendre à quel point l'attitude de la jeune femme était exceptionnelle, car terriblement éphémère. Le visage qui se présente à ce point neutre qu'il en devient presque inquiétant. Le ton n'a plus rien d'amusé ; les sourires se sont faits la malle. Arte n'attend pas la réponse la jeune femme pour esquisser les premiers pas qui les séparent de l'entrée de l'infirmerie.





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MessageSujet: Re: good news is, you're not dead yet (casey)   Mar 29 Nov - 18:48

Ouais elle était dehors avant mais elle ne voulait pas fournir de réponse plus détaillée à Arte, elle se contenta d’hausser les épaules ajouté d’un « hum » pour éluder la question. Parler de ces années à parcourir le pays avec son groupe n’était pas envisageable. Certes, il s’agissait d’une partie importante de sa vie peut être la plus importante mais aussi la plus violente… la plus horrible… En temps normal, la jeune femme s’en serait contrebalancée d’en parler mais ce soir, pour une raison qui lui échappait, elle ne voulait pas en faire part à son interlocutrice. Aussi peu que la brune semblait l’estimer, c’était déjà plus que si elle apprenait les actes commis lors de cette vie antérieure à la mine. Oui c’était moche dehors mais à quel point était-elle au courant des comportements extrêmes adoptés par les certains - et certaines ? Arte avait sûrement dû passer du temps dehors mais après combien de temps ? A aucun moment dans la conversation, elle n’avait abordé le temps passé à Olympia. De la façon dont elle était différente de cet environnement bisounoursien, ça ne devait pas être depuis plusieurs années.
Au plus grand étonnement de Casey, sa voisine de muret accepta l’invitation à la mine. Dire qu’elle avait lancé ça comme ça, sans même réfléchir et sans même penser un instant que l’autre relèverait sa proposition autrement que par du sarcasme. Bon… Ben… voilà qui était fait… Espérons que demain elle ne s’en souvienne pas.
Pour revenir au paradoxe Arte/Olympia, à la surprise de la blonde, l’autre ne semblait pas vouloir rester ici plus longtemps. Ce n’était pas rare que des personnes intègrent un groupe puis en repartent mais c’était souvent dû à des conflits interpersonnels. Cette ville était bien installée et semblait se suffire à elle-même, ce qui était extrêmement rare. La jeune femme était curieuse de comprendre les raisons de ce potentiel départ. Finalement, peut-être qu’Arte et elles se ressemblaient plus qu’elles ne voulaient bien l’admettre. Cas’ la détailla et secoua légèrement la tête, sortant cette idée totalement stupide de son esprit. Par la même occasion, elle remarqua que les traits de son interlocutrice avaient changé, plus sérieux mais aussi plus naturels comme si, effectivement, un versant différent d’Arte était en train de se manifester. Versant qui s’échappa rapidement tout comme la jeune femme qui se dirigea vers l’infirmerie. Casey n’avait pu retenir un rire lors de la mention de son délire. Tellement coincée cette petite "Ne t’en fais pas et surtout ne t'imagines rien, ce n’était que des paroles enfin de l'humour, ce truc dont certaines personnes se servent!" Dit-elle en regardant l’autre s’éloigner vers l’infirmerie. Tout en réfléchissant aux derniers échanges, elle la détailla, cherchant des indices quelconques sur la vraie personne qui se trouvait sous cette façade casse-couille. En réalité, elle aurait bien laissé la brune se cassait toute seule, sauf qu’elle avait la bouteille et que le temps dehors n’était pas propice à une nuit à la belle étoile. Un dernier regard aux étoiles et Casey se décida enfin à bouger son corps, ou cette boule de douleur qui lui servait de corps. "Une vraie tête de nœud!" Un commentaire qui s’adressa directement à Arte lorsqu’elle passa à côté d’elle pour rentrer dans l’infirmerie. Une nuit de sommeil, ce qu’il en restait en tout cas, lui ferait du bien et l’aiderait à retrouver une certaine clarté dans ses pensées. Jusqu’à maintenant, trop obnubilée par le contexte dans lequel elle s’était réveillée et par Arte – miss balai dans le cul, elle n’avait pas eu le temps de revenir sur les évènements qui l’avaient fait atterrir ici. Demain était un autre jour, un jour qu’elle passerait à ressasser le visage des Jackals responsable de son état et à ruminer de s’être mise aussi bêtement dans le pétrin. Sans autre commentaire, ni sarcasme, ni même une histoire pour s’endormir, Cas’ retourna se coucher dans son lit provisoire.
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