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 Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)

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Abel Rhodes
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MessageSujet: Re: Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)   Mar 29 Nov - 12:47



Idyl & Abel
« that's not very kind of you


Abel haussa les épaules face aux révélations quant au sort de celui de ses hommes – il ne savait pas lequel – qui était passé entre les mains d'Idyl. Bien sûr, il ne cautionnait pas le massacre gratuit des riders mais il n'allait pas non plus les chaperonner en situation de danger. Il aurait pu en vouloir à sa compagne pour ce qu'elle avait fait sauf qu'elle s'était avéré être un allié précieux depuis, sans compter le fait qu'elle lui avait sauvé la vie. « J'suis pas la nounou de mes hommes. S'ils sont pas capables de se défendre tous seuls, c'est qu'ils n'ont pas leur place en raid. » Evidemment, il est fort probable que la chanson aurait été toute autre si la victime en question avait été quelqu'un de proche du leader mais tel n'était pas le cas. Et Abel, qui avait plus tendance à considérer ses riders comme des denrées estimées à l'échelle de leur valeur plutôt que comme des êtres humains, n'avait aucun intérêt à s'embarrasser de bras cassés lors des missions.

L'arrivée à l'extrémité du toit les força à s'arrêter tous les deux un instant. Abel commençait à fatiguer de ce cheminement en hauteur et, évitant de jeter un regard en bas, s'assit sur le rebord pour souffler une minute. La question d'Idyl l'interpella et ses yeux bleu acier vinrent se fixer aux siens. « Après ça, il n'y a plus de on », lâcha-t-il finalement. De fait, la question de l'après ne se posait pas vraiment pour lui : une fois qu'ils étaient sortis de ce merdier, il retournait au ranch et espérait que d'autres avant lui avaient su faire preuve de débrouillardise et réussi à se tirer saufs de l'usine. « Sauf si... »  Il s'accorda un instant de réflexion afin de pesait les mots qui s'apprêtaient à franchir ses lèvres tandis qu'il se relevait et s'apprêtait à relancer leur avancée. « Bon écoute, j'ai probablement perdu plus d'un homme là-dedans. Je pourrais avoir l'utilité d'un atout comme toi à l'avenir, tu m'as bien assez prouvé ce que tu savais faire. »
Sans attendre de réponse, Abel passa sur le toit d'en face et s'avança jusqu'à l'escalier de secours. En bas, la voie semblait à peu près dégagée, ou du moins le resterait-elle du moment qu'ils se montreraient discrets. Le plus gros de la horde était désormais derrière eux et ne se mouvait de toute façon pas dans leur direction. La chance de sortir de cet enfer était juste là, à portée de main.
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MessageSujet: Re: Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)   Mar 6 Déc - 12:06

Alors qu'il m'annonçait qu'il ne m'en voulait pas par rapport au type que j'avais blessé ;  j'esquissai un sourire qui me valut un regard glacial, et qui eut tôt fait d'effacer ce dernier. Néanmoins, je notai qu'il parlait de ses hommes, à croire qu'il avait quand même des responsabilités au sein de son groupe. Mais j'étais contente qu'il ne me flingue pas sur place, parce que, la vie, même si elle est pas terrible en ce moment, et bien, j'y étais vachement attachée quand même.

Je le suivais ensuite, silencieusement, attendant la réponse à ma question, quand même encore un peu nerveuse. Il m'annonça simplement qu'après, il n'y aura plus de on ; alors, je me contentai de répéter bêtement sa phrase, l'air un peu pensive. En tant normal, j'aurais été sarcastique, ou du moins je pense parce que ça faisait longtemps que j'étais seule, mais là, j'avais peur. À croire que la leçon qu'il m'avait inculquée à coup de poing était finalement bien entrée et assimilée pour moi. Je déglutis, puis il se remit à parler, et alors, je ne pus m'empêcher de sourire. Je restai bête, quelques instants sur le toit, avant de prendre mon élan et de le suivre.

Arrivée au niveau de l'escalier de secours, comme il avait pris un peu d'avance sur moi, je le rattrapai, et lui répondais : « Un atout, hein ? Merci du compliment, ça faisait longtemps qu'on ne m'avait pas reconnu à ma juste valeur. Certainement parce que ça fait longtemps que je n'ai parlé à personne, cependant. Enfin.. Merci de la proposition surtout... Donc, je veux bien que tu m'utilises » je reprenais volontairement ses mots ; même s'ils pouvaient porter à confusion, surtout parce qu'ils portaient à confusion. Je m'étais rapprochée de lui, et esquissai un sourire en le regardant dans les yeux avant de quand même très vite détourner mon regard. S'il n'était pas le plus beau des hommes physiquement, mon esprit ne pouvait cesser de se répéter qu'il dégageait quand même quelque chose d'unique, un charisme certain forçant l'admiration ; que je tentai clairement de cacher. Je n'avais pas envie qu'il le remarque et me prenne pour quelqu'un de faible, ce n'était pas le cas.
Par contre, mon intérêt pour lui ; dans le sens attirance physique, était vraisemblablement à peine dissimulée. C'était le premier homme que je croisais depuis des lustres, après tout. Bon, ce n'était pas vraiment objectif, du coup, j'aurais trouvé beaucoup de monde attirant dans ces circonstances là ; mais, voilà, merde hein, je restai humaine.

Quelques instants plus tard, je descendais prudemment les escaliers de secours, veillant à ne faire aucun bruit pour ne pas attirer inutilement de rôdeurs. On était presque sortis de là, et j'avais peut être enfin trouvé un chez moi, un nouveau groupe dans lequel j'aurais ma place. C'est vraiment là que je réalisai que la solitude m'avait vraiment affecté ; et que même si je pouvais faire tout ce que je voulais, quand je le voulais en étant seule, ça n'avait pas la même saveur puisque je n'avais personne avec qui le partager. Et après tout ce temps, je posai enfin mon pied au sol, à l'air libre, dans une ruelle miteuse et puante, certes, mais dehors. Je souriais, et me tournai vers Abel en ne prenant même pas la peine de cacher ma joie.  
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Abel Rhodes
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MessageSujet: Re: Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)   Sam 10 Déc - 23:08



Idyl & Abel
« that's not very kind of you


Abel marqua un temps d'arrêt et la fixa longuement du regard sans rien répliquer. Finalement, un rictus vaguement amusé étira ses lèvres et il hocha brièvement la tête avant de se détourner d'elle et d'entreprendre le premier la descente sur l'échelle métallique. Idyl était franche et sans détour et même si ça avait parfois le don de l'agacer – qu'est-ce qui ne l'agaçait pas, de toute façon ? –, il appréciait trouver ce genre de traits chez son interlocutrice : au moins, elle ne lui faisait pas perdre son temps.
Parce que cette fois rien ne les pressait, il prit son temps pour descendre les échelons, tâtant prudemment chaque barreau sur lequel il posait sa ranger avant d'y laisser reposer tout son poids. Réitérer le même accident qu'un peu plus tôt aurait été dommage, d'abord parce que cela risquait d'entraîner une descente prématurée et un peu trop rapide vers le bitume, ensuite parce que le bruit suscité attirerait fatalement l'attention de la meute qu'ils avaient réussi à contourner. Ni l'un ni l'autre n'avait envie de ça, surtout pas maintenant alors qu'ils étaient quasiment tirés d'affaire pas vrai ?
Mais leur descente ne fut marquée d'aucun problème, quoique ses précautions ne s'avérèrent pas non plus inutiles. Le duo put enfin retrouver le plancher des vaches, non sans soulagement d'ailleurs, quoiqu'Abel n'affichât pas aussi clairement ses émotions que sa compagne.

Avec tous leurs crapahutages en hauteur, ils s'étaient avancés jusqu'à se retrouver en périphérie de la zone industrielle. Devant eux, seuls persistaient encore quelques bâtiments délabrés se dressant de part et d'autre d'une route qui s'enfonçait au milieu de nulle part. A la gauche de celle-ci, une forêt dont plus personne n'entretenait plus la lisière étalait sa broussaille indisciplinée de plus en plus loin dans les cultures abandonnées.
C'était là que les riders avaient laissé leurs chevaux la veille. Sous bonne garde, évidemment, quelques hommes de l'expédition étant restés dans les parages tout le temps. Abel ignorait combien des raiders avaient pu se tirer de l'usine à temps, si tant est que certains y soient parvenus, mais il ne pensait pas non plus avoir été le seul à s'en être montré capable, ce n'était pas logique, il n'y avait pas que lui qui soit capable de faire preuve de débrouillardise – même si en l’occurrence, il avait reçu un coup de main. Un bien précieux coup de main.
Ils n'échangèrent pratiquement rien de tout le temps qui leur fut nécessaire pour quitter la zone urbaine et rejoindre le couvert des arbres. Cette fois, il semblait bien que la chance fut revenue de leur côté.
Sauf qu'il semblait bien qu'ils ne risquaient pas de se détendre tout de suite : Abel s'arrêta net et incita sa partenaire à en faire de même. Dans la végétation trop épaisse pour qu'ils puissent y voir quoi que ce soit, quelque chose se mouvait dans leur direction. Avaient-ils fait trop de bruit ou attiré l'attention sur eux lors de progression vers le bosquet ? Sa main se porta instinctivement à son pistolet, qu'elle dégaina dans le mouvement.


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MessageSujet: Re: Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)   Dim 11 Déc - 17:46

J'avais le cerveau en ébullition alors que je suivais Abel, d'abord à travers les différentes ruelles dans lesquelles nous n'avions eu que très peu d'opposition. Même si je restais sur mes gardes, je me détendais un peu pour mieux me concentrer et réfléchir ; ce que, je ne le cache pas, je n'avais plus vraiment l'habitude de faire. La solitude m'avait peu à peu transformée en un animal sauvage et farouche, agissant par instinct, j'avais l'impression qu'utiliser ma tête n'était plus dans mes cordes. Alors qu'avant tout ça, j'étais quelqu'un de très cérébrale, considérée comme surdouée en fait. J'avais quand même sauté deux classes, le seul moment où j'ai travaillé un peu, j'ai réussi un concours dans lequel trente places étaient ouvertes pour cinq milles candidats, afin de réaliser mon rêve.  
Je cessai de réfléchir quand nous arrivions enfin à la lisière d'une forêt, dans laquelle je pensais que nous allions pouvoir souffler un peu. C'est certainement là qu'Abel devait retrouver ses copains, et je ne cache pas que j'étais assez stressée à cette idée. Je ne savais toujours pas si je pouvais lui faire confiance ; mais je me rassurais en me disant que si ce n'était pas le cas, je serais vraisemblablement déjà morte. Ou il serait mort. Mais on ne serait pas là tout les deux, en tout cas. J'étais contente de retrouver un peu de végétation ; le gris terne et poussiéreux de la zone industrielle était rapidement barbant. Mais alors que je m'apprêtais à toucher un mot à Abel, il me fit signe de s'arrêter. Je m'accroupissais, épaulant dans le même mouvement mon fusil ; prête à toute éventualité.

Quelque chose se précipitait sur nous. Un mélange de stress et d'excitation m'envahit alors, et j'arrêtai presque de respirer. Le bruit de course se rapprochait, encore et encore, jusqu'à être si proche que je braquai mon arme en sa direction, tandis que je voyais Abel, son arme au poing. Les buissons s'agitèrent, et j'ouvris le feu instinctivement. Pas une simple rafale, non, je gardais mon doigt appuyé sur la gâchette, et en une seconde et demi, mon chargeur était déjà vide ; sa vingtaine de balles ayant été crachées à huit cent mètres par seconde sur le pauvre cerf qui surgissait des buissons. Un véritable bouquet de fleurs sanguinolentes éclot alors ; tandis que la créature s'effondrait lamentablement au sol, à quelques mètres de nous. Quelque chose l'avait visiblement effrayé, et elle ne nous avait vu que trop tard pour rectifier sa trajectoire. Quel gâchis. Pauvre créature, si majestueuse, réduite à l'état de passoire par une volée de plomb qu'elle n'aurait pas dû tirer.

Choquée, je baissai alors son arme, remarquant alors qu'au passage, j'avais peut être tiré un peu trop près d'Abel ; je m'exprimai alors : « Bordel ; je ne m'attendais vraiment pas à ça. Désolée pour tes oreilles » je regardai la pauvre créature quelques instants, puis lui annonçait : « Nous devrions bouger, et vite, la horde risque et va certainement rappliquer »

Je m'étais peut être un peu emportée sur le coup ; et honnêtement, je m'en voulais. Mais ce n'était pas le moment de me gifler ou de me taper la tête contre un arbre. C'était le moment de courir, parce qu'un coup de feu, ça fait du bruit.
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MessageSujet: Re: Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)   Lun 12 Déc - 19:51

Lancer de dé.

Votre dé est tombé sur la face 666.
VOUS ALLEZ SOUFFRIR.


Vous n'êtes pas seul dans la forêt. Si l'observateur s'était dans un premier temps caché, pour ne pas attirer votre attention, le bruit de la fusillade l'a effrayé et il a à son tour ouvert le feu.
Les tirs sont désordonnés. Néanmoins, Idyl est touchée à la jambe. Abel n'est pas en reste. Une balle lui est rentrée dans l'épaule, manquant de peu l'os.

« Ne bougez plus » chevrote une voix, d'un bosquet « Si vous bougez je tirerai, et cette fois je ne vous raterai pas. »

● ● ● ● ●
Ne pas envoyer de message privé à ce compte.
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Abel Rhodes
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MessageSujet: Re: Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)   Mar 13 Déc - 0:43



Idyl & Abel
« that's not very kind of you


Il n'y eut pas le temps de se réjouir de la fausse alerte : les réflexes d'idyl ne laissèrent même pas le temps à son compagnon de réaliser la nature du nouvel arrivant que déjà celui-ci se mangeait tout un chargeur sans le moindre espoir d'échappatoire. Les détonations consécutives, juste à côté de lui, lui donnèrent l'impression que ses tympans n'allaient pas tarder à plier bagage et voir ailleurs s'ils seraient mieux reçus. Quand elle n'eut plus rien à envoyer, un silence de plomb s'installa : tous les animaux à proximité avaient fui, la forêt était mortellement silencieuse et ils se retrouvaient là, bien cons, avec la carcasse blindée de balles d'un pauvre cerf qui n'avait rien demandé et certainement pas mérité un tel sort.

« Pour la discrétion, tu repasseras. C'était bien la peine de se faire autant suer à tous les éviter tout à l'heure » répondit-il, sarcastique, tout en lui lançant un regard noir, avant de se redresser afin de se remettre en route. Elle avait raison sur le dernier point, sa bourde allait rameuter tous les infectés du coin et mieux valaient qu'ils soient partis lorsque les premiers commenceraient à rappliquer.
Sauf que ce ne fut pas un rôdeur qui cueillit le rider alors que ce dernier amorçait à peine son mouvement. Et la balle qui se ficha dans son épaule le prit totalement au dépourvu. La surprise et l'impact le firent reculer de quelques pas vacillants tandis qu'il avait lâché son arme sans s'en rendre compte dans le mouvement instinctif qui l'avait poussé à porter sa main à la blessure. La douleur éclata et il eut la plus grand peine à se concentrer sur la voix qui appartenait certainement au tireur... tireuse ? L'individu s'extirpa de sa cachette, arme pointée sur le duo amoché, et Abel se retrouva incapable de déterminer le genre de la personne qui leur faisait face. Il ne fit rien pour entrer en contradiction avec la menace, de toute façon bien en peine d'agir de quelque manière que ce soit. Son attention se reporta vers Idyl, qui semblait à première vue avoir eu plus de chance que lui – enfin, dans la mesure où elle-même avait été blessée la veille, ça ne changeait pas grand chose au final. « On peut pas rester ici » rétorqua-t-il finalement à l'inconnu-e, la voix sifflante entre ses mâchoires contractées. « Il y a des rôdeurs pas loin et le bruit va les attirer ici d'un instant à l'autre. »

Entre ses doigts crispés autour de la plaie, le sang fleurissait déjà sur le tissu du vêtement. Dire qu'il se pensait déjà tiré d'affaire après tout le bordel de l'usine mais non, il fallait que les emmerdes continuent à les poursuivre même ici. Et il ne pouvait rien faire, c'était peut-être ça le pire, il n'y avait rien qu'il puisse faire pour se sortir de ce mauvais pas, il ne lui restait qu'à encaisser en silence sous la gueule de l'arme qui n'aurait aucun mal à tenir sa promesse vu la proximité.
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MessageSujet: Re: Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)   Mar 13 Déc - 2:57

Après la remarque cynique d'Abel, Idyl répliqua du tac au tac en annonçant sur le même ton sarcastique que lui  : « Mouais. Je suppose que tu n'aurais pas tenu le même discours si ça avait été un sanglier qui avait surgit de ses buissons » à peine eut elle finit de parler, que d'autres détonations retentirent, et qu'elle sentit quelque chose de brûlant lui érafler la jambe. Elle laissa échapper un cri, et lâcha son arme qui resta accrochée à elle, tenue par la bandoulière. Elle appuya sur le tissu déchiré de son pantalon, serrant les dents à cause de la douleur. La balle était passée entre ses deux jambes ; enfin, elle avait frôlée de très près sa cuisse gauche, puisqu'elle sentait que la douleur n'était pas concentrée en un point. Elle entendit alors Abel s'exprimer ; mais, furieuse, s'exprima quand même : « Parce que tu nous as raté là, espèce de triple buse» un sursaut de douleur la fit se taire, et elle marmonna ensuite, furieuse : « putain de merde mais j'en ai marre » elle déglutit, et leva les yeux sur le personnage qui les braquait, et s'était un peu rapproché d'eux : « c'est quoi ces manières putain ? T'es quoi ? Un radicaliste de la SPA ? Un vegan en colère ? Les deux ? Bordel... J'en ai marre de me faire tirer dessus... » elle insista beaucoup sur le ''a'' du marre, comme si en prononçant cette syllabe, elle extériorisait la douleur qu'elle ressentait. Elle avait presque crié.

L'homme, ou la femme d'ailleurs, Idyl n'en avait absolument aucune idée, et s'en foutait complètement, les menaçait encore, mais la colère d'Idyl semblait l'avoir pris-e au dépourvu ; il s'en suivit donc un instant de silence, durant lequel leur agresseur sembla hésiter. Puis, comme pour confirmer les dires d'Abel ; un bruit bien distinctif commença à raisonner dans la forêt ; une véritable cacophonie de râle. La horde approchait. La vie s'enfuyait à son approche ; les oiseaux ne chantaient plus. Ne restait que le vent, et cette triste mélodie de la mort incarnée s'avançant lentement mais sûrement vers eux.

L'individu les interpella alors à nouveau, et leur ordonna : « Passez devant. Courez. Un geste de travers et je vous descend » Idyl regarda Abel ; Abel regarda Idyl ; les zombies continuaient de grogner ; et ils s'élancèrent. Ou plutôt, Abel s'élança, et Idyl boita à sa suite. Enfin boiter n'était pas le terme exact ; elle avançait juste en faisant en sorte d'éviter le contact entre ses deux cuisses, ce qui lui donnait une démarche assez bizarre. Trop concentrée sur chacun des pas qu'elle faisait pour éviter de souffrir, elle ne pouvait pas voir ce que faisait leur inconnu-e, mais entendait les pas derrière elle ; et n'entrevoyait que parfois Abel dans sa vision périphérique.

Ils coururent donc ; durant un certain temps, qu'Idyl ne put alors estimer. Puis, face à eux, plusieurs silhouettes apparurent entre les arbres. Une, deux, trois, beaucoup trop d'un coup. Une autre horde. Ils étaient encerclés. À ce moment là, ayant levé la tête pour voir ces silhouettes, Idyl ne regardant plus au sol, trébuchait lamentablement au sol et s'écroulait lourdement sur le ventre. Elle se tourna légèrement pour voir sur quoi elle avait tapé. Une poignée métallique. De ce qui semblait être une trappe. Un endroit où ils pourraient se cacher, le temps que la horde passe. Elle tourna la tête vers Abel, qui l'avait vu tomber, et s'arrêta quelques instants ; pour elle, ou pour choisir une autre direction ou courir, elle ne savait pas. L'homme, ou la femme, qui les avait menacés lui, s'était également arrêté auprès d'Abel, mais c'était très vite remis à courir dans une autre direction ; seul la survie importait maintenant. Elle saisit donc la poignée de la trappe, et commença à essayer de la soulever. Des grincements. De plus en plus forts. Elle serrait les dents, et tirait de toute ses forces. Elle sentit sa blessure au bras se rouvrir ; et s'apprêtait à abandonner quand la trappe s'ouvrit en produisant un crissement métallique qui lui fit grincer des dents ; déjà que sa mâchoire était crispée à cause de la douleur. Une échelle ; un sol, l'obscurité. Elle appela alors Abel, mais le bruit sourd lui avait déjà fait tourner la tête. L'homme, ou la femme s'était également retourné-e, mais de sa main libre elle sortait son arme de poing et elle lui tira dessus au jugé. Elle n'avait pas une bonne prise, elle ne tenait son arme que d'une main, et celle ci s'envolait presque à chaque tir, mais ils firent leur effet, et le type se mit à couvert.


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Abel Rhodes
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MessageSujet: Re: Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)   Mar 13 Déc - 23:49



Idyl & Abel
« that's not very kind of you


Courir. Magnifique. Parce que bien sûr, il était parfaitement en état pour un petit marathon et son épaule n'irradiait pas du tout de douleur au moindre de ses mouvements. L'instinct de survie prit néanmoins le pas sur son indisposition face aux rôdeurs qui se rapprochaient et il n'hésita guère plus avant de s'élancer. Le choix ne s'imposait pas vraiment, de toute manière.
Il ne sut pas trop combien de temps cela dura : chaque seconde lui paraissait une éternité et la blessure l'empêchait de souffler correctement, il avait toutes les peines du monde à tenir l'allure. Les rôdeurs, heureusement, la tenait encore moins bien que lui.
Idyl eut la judicieuse idée de s'étaler par terre alors que leur chemin menait tout droit à d'autres morts-vivants. Abel s'arrêta, en même temps que leur inconnu-e, et jura face à ce rassemblement d'infestés. Bon sang, c'était quoi encore ce piège à rat ?  Heureusement, l'autre semblait au moins avoir oublié son idée première de les flinguer au moindre problème. La crainte de se voir subir le même sort que le cerf l'avait probablement fait paniquer et agir sans réfléchir en profitant de son avantage, sauf qu'il n'y avait visiblement rien à tirer d'intéressant dans le duo. D'en avoir, en plus, blessé un des deux  alors qu'ils semblaient déjà passablement épuisés n'avait en rien amélioré la situation. Ne lui restait que deux options désormais : les achever ou prendre ses jambes à son cou face à la menace de plus en plus oppressante sans s’embarrasser de poids morts. Le coup de feu d'Idyl décida pour l'étranger-e qui leur faussa compagnie sans trop demander son reste.

La petite cavité souterraine était bien salvatrice, une coïncidence presque trop belle pour être vraie. Descendre l'échelle ne fut pas une tâche aisée mais au moins n'y avait-il aucun accueil hostile en bas. Idyl referma la trappe derrière lui – il aurait été bien en peine de s'en charger alors que le seul bras qu'il pouvait utiliser lui permettait de s'accrocher aux barreaux – et l'obscurité les cueillit en même temps que le calme, les bruits des rôdeurs ne leur parvenant plus qu'en sons étouffés.
Abel ôta son sac à dos de ses épaules dans une grimace de douleur qui fut avalée par la pénombre et fouilla dedans pour y trouver la lampe torche, qu'il ne tarda pas à allumer afin de faire l'état des lieux. La surprise prit le pas sur toutes les autres émotions tandis qu'il constatait les étagères contre chaque cloison, bourrées de vivres de toutes sortes. Ils venaient d’atterrir tout droit dans la caverne d'Ali Baba ou, plus vraisemblablement, dans le bunker d'un de ces paranos d'amerloque persuadés que la fin du monde pouvait arriver demain. Dommage que, dans son cas, il se soit acharné à mettre tout ce bordel en place pour ne finalement jamais en profiter alors que ses craintes s'étaient avérées justifiées.
Le rider tituba jusqu'à ce qui ressemblait le plus à un coin pharmacie. Dans son empressement, il fit tomber quelques produits sur le sol tandis qu'il cherchait quelque chose susceptible d'amoindrir la douleur, n'importe quoi du moment que cela permettait de régler leur compte aux sensations suscitées par l'intruse logée dans son épaule. « Faut que tu me files un coup de main, Idyl, j'vais pas y arriver seul. » Ni plainte ni requête, simple constatation face à l'évidence puisqu'il n'avait pas accès au projectile. Putain de retour de flamme, constatait-il amèrement en silence.

ce spoiler est à l'attention de Ciri
 
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MessageSujet: Re: Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)   Mer 14 Déc - 2:20

Sans attendre son reste, une fois qu'Abel était rentré, elle descendit à son tour, fermant au passage la trappe, assez difficile, puisque encore une fois, sa blessure au bras la faisait souffrir le martyr. Cette putain de blessure de merde, ragea-t-elle intérieurement.
En serrant un peu les dents, elle réussit néanmoins à fermer l'ouverture, en un autre grincement métallique, alors que des dizaines de rôdeurs s'approchaient, et qu'au loin, les cris de l'homme, ou de la femme ; elle n'était toujours pas fixée ; retentissaient. Mais, elle y prêta à peine attention. C'est péniblement qu'elle descendit la courte échelle, tandis que des bruits et de la lumière provenaient déjà de derrière elle. Son compagnon n'avait pas perdu de temps ; et ça devait s'expliquer facilement. Le pauvre, enfin ; ce n'était pas vraiment le bon terme pour désigner Abel ; le cavalier avait été touchée, mais elle ne savait pas où exactement. Elle s'approcha donc de lui, ou plutôt tituba, sans trop faire attention à ce qu'était entreposé sur les armoires qui tapissaient la salle. Elle s'appuya juste ponctuellement sur certaines d'entre elle pour ne pas perdre l'équilibre.
Arrivée à son niveau, un nuage de poussière lui parvint dans la figure, la faisant tousser ; au point même qu'elle en versait quelques larmes. Puis, elle lui adressa la parole : « La balle est restée à l'intérieur ? » le grognement d'Abel lui fit supposer que oui ; et il se tenait l'épaule. Elle lui demanda alors, plus sur le ton d'une remarque que d'un ordre : « Enlève les vêtements qui pourraient me gêner, et assieds toi » elle posait en même temps son sac par terre, et remarquait au passage une lampe torche accrochée au mur.
À croire que le destin les baisait bien fort, mais pas trop quand même. D'autant plus qu'en allumant l'appareil, la lumière se refléta sur une demi douzaine de bouteilles contenant un liquide ambré ; et elle reconnut directement le logo Jack Daniel's sur celles-ci. Alléluia. À défaut de désinfectant et de morphine, ça allait parfaitement faire l'affaire. Elle se précipita donc presque vers elles, et elle saisit la première avant de se tourner vers Abel, et de boiter jusqu'à lui. Si ça blessure était superficielle et une brûlure plus qu'autre chose au final, celle du cavalier pouvait s'avérer être beaucoup plus sérieuse.
Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle continuait d'aider cet homme, cependant. Elle le considérait étrangement comme, non pas son ami, mais plutôt son binôme, qu'elle devait assister pour des raisons qu'elle ignorait elle même. Elle s'agenouilla auprès de lui, du côté de sa blessure ; puis, posa sa lampe sur l'un des rayons de l'étagère la plus proche de façon à ce qu'elle éclaire bien la scène. Elle ouvrit ensuite la bouteille de whisky, avant de s'en verser sur les mains, d'en boire une gorgée, et de laisser celle-ci à Abel. Il allait avoir besoin de boire, parce que ça risquait de lui faire sacrément mal.

Un certain temps s'écoula, durant lequel Idyl soigna au mieux Abel, après lui avoir plus ou moins difficilement la balle. Elle s'était ensuite occupée de sa nouvelle blessure, qui allait certainement lui donner une jolie cicatrice. Et elle se retrouvait maintenant là ; assise en caleçon et en t-shirt, adossée au mur, une bouteille de jack à la main, à quelques centimètres du rider. Elle ne savait pas s'il était conscient ; mais il avait également sa propre bouteille à côté de lui, celle qu'elle avait utilisé pour d'abord désinfecter ses mains, puis, sa blessure. Idyl avait également fait une fouille très rapide des lieux ; Médicaments, nourriture, munitions ; c'était une trouvaille mémorable.
Il y avait du vrai désinfectant ; et elle s'empressa d'ailleurs de nettoyer une nouvelle fois toutes les blessures. Une nécrose était l'équivalent d'une peine de mort, par les temps qui couraient, et elle en était parfaitement consciente. Mais il y avait également des duvets, et surtout, un matelas posé dans un coin. Il était poussiéreux, certes, mais préservé de l'usure du temps et de l'humidité dans cet environnement qui avait été bien protégé. Néanmoins, avant de s'affaler dessus, elle voulait apporter l'un des sacs de couchage à Abel, ce qu'elle fit. Mais elle fit l'erreur de s'asseoir au passage, et elle ne voulait ou ne pouvait maintenant plus se relever. Encore un peu consciente, tenue réveillée par les réguliers bruits de pas sur la trappe métallique à l'autre bout de l'abri, elle porta sa bouteille de whisky à la bouche, avant d'en boire une, puis deux, puis trois gorgées. Elle posa ensuite la tête contre le mur, et nota à voix haute : « Quelle journée de merde »


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Abel Rhodes
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MessageSujet: Re: Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)   Jeu 15 Déc - 19:38



Idyl & Abel
« that's not very kind of you


Depuis la veille qu'ils étaient coincés ensemble, le rider commençait à en avoir légèrement ras le bol sauf qu'à chaque fois que l'échappatoire semblait se manifester à portée de main, il fallait que les emmerdes reviennent donner un grand coup de latte dans la tronche. Il y avait cependant un point positif dans toute cette histoire : s'ils arrivaient à se tirer de là, et Abel espérait bien qu'ils finiraient par quitter ce cercle infernal, il renverrait des raiders dans le coin dès lors que les rôdeurs ne seraient plus une menace – ou bien ils trouveraient une diversion pour les attirer ailleurs, un rien marchait avec ces créatures stupides, c'était bien là un de leurs avantages. Hors de question de laisser la mine d'or que représentait leur planque faire le bonheur du premier venu et rester ouverte aux quatre vents.

Abel avait appris à encaisser au cours de ces dernières années : là où, cinq ans plus tôt, la douleur avait eu raison de lui, il supporta les agissement d'Idyl, pas vraiment en silence mais au moins en gardant la conscience parfaitement claire. La bouteille s'avéra être une alliée précieuse et il est probable qu'il en descendit la première moitié beaucoup trop vide. Associé à la fatigue des derniers jours et le peu de nourriture qu'il avait pu se mettre dans l'estomac, l'alcool, même plus très bon, cognait sec. Et le contrecoup, s'il tardait encore à montrer ses effets pour l'instant, ne manquerait pas de se manifester d'ici peu.
« Tu peux bien parler »  grommela-t-il, irrité par son intervention alors qu'il se complaisait très bien dans le silence relatif qui les entourait et qui n'était brisé que par l'agitation au-dessus de leurs têtes – mais jusque là, rien ni personne n'avait essayé de s'introduire dans la cache. « Si t'avais pas fondu un fusible face à ce cerf, on n'en serait pas là. Et en plus l'autre abruti a eu la sympathie de bien vouloir te rater. J'vois franchement pas de quoi tu te plains. » S'il lui était reconnaissant de l'avoir soigné, il n'en montrait rien du tout. La douleur de l'opération à vif l'avait rendu particulièrement maussade et Idyl faisait la cible parfaite pour défouler son humeur exécrable. Même si la découverte de cet endroit compensait une bonne partie du désastre de la veille, ça n'empêchait pas Abel de la considérer responsable de son état. Et il n'allait certainement pas se gêner pour le lui faire ressentir : après tout c'était bien de sa faute s'ils se retrouvaient à nouveau bloqués non ? Il ne devait pas être bien loin de midi, mais comme pas un rai de lumière ne filtrait ici bas, l'impression qu'il faisait à nouveau nuit était prégnante. Il n'y avait guère que le halo jaunasse de la lampe torche pour dessiner le contour de tout ce qui était entassé ici et allonger les ombres.  Et Abel, malgré la légère léthargie que commençait à insinuer l'alcool, rongeait son frein de ne pouvoir sortir de là.
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MessageSujet: Re: Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)   Ven 16 Déc - 21:49

Idyl avait fermé les yeux après sa remarque ; mais elle les rouvrit directement lorsque Abel lui répondit. Alors qu'elle était très calme, épuisée par ce qui leur était arrivé, elle eut un sursaut d'énergie venant du fond de ses tripes. Elle sentit son sang ne faire qu'un tour, et serra les poings de frustration. Peu à peu, Abel poussait la jeune femme à bout ; alors qu'elle ne l'avait jamais été dans sa vie. Elle qui savait si bien gérer son stress et sa frustration frôlait maintenant la limite d'un véritable pétage de plomb. Elle se releva aussi brusquement que son état lui permettait, et se dressa droite et fière devant Abel ; ce qui contrastait au final avec la tenue légère qu'elle portait. Parce qu'elle ne portait ni sa veste, se retrouvant en débardeur, ni son pantalon, qu'elle avait enlevé pour soigner sa blessure à la jambe.

Elle était donc là, face à l'homme appuyé contre le mur ; et, à vrai dire, ils avaient tous les deux des sales mines. Blessés, fatigués, sales et énervés. Idyl serra un peu plus les poings, mais contenu sa colère, qui cependant explosa oralement : « Putain ; mais tu te prends pour qui ? Tu crois que t'es parfait au point de n'avoir rien à te reprocher ? T'es vraiment minable mon pauvre ; minable, ingrat et pathétique. Et dire que quelques heures plus tôt, tu me faisais la moral pour un truc que t'es en train de faire. C'est ridicule. Tout aussi ridicule et pitoyable que de rejeter la faute sur quelqu'un d'autre. Tu m'as prévenu que ce n'était qu'un cerf qui me fonçait dessus ? Non ! Alors pour le coup, t'es tout aussi fautif que moi ; d'autant plus qu'on serait pas tomber sur cette planque sans ça. Donc tes reproches et tes remarques, garde les pour toi, et va bien te faire enculer » elle était parvenue à se contrôler à colère ; enfin, jusqu'à sa dernière tirade, après quoi, elle mit un coup de pied dans la bouteille posée à côté de lui, qui s'éclata contre le mur.
Sans attendre de réponse, elle fit volte face, et s'éloigna, les poings toujours aussi serrées ; les mains moites de transpiration. Elle sentait son cœur battre fort sous l'effet de la colère, et à vrai dire, elle avait vraiment besoin de se défouler. Toutes ces années de colère, de frustration et de solitude étaient maintenant prêtes à être extériorisées ; et pourtant, Idyl luttait de toutes ses forces pour garder le contrôle. Elle calmait sa respiration, desserrait peu à peu ses poings tandis qu'elle s'éloignant en direction du lit  
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MessageSujet: Re: Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)   Sam 17 Déc - 2:10



Idyl & Abel
« that's not very kind of you


La tolérance n'avait jamais fait partie des points fort d'Abel, ce n'était pas une nouveauté, mais ce n'était pas aujourd'hui qu'il allait déroger à la règle. Surtout pas aujourd'hui, après tout ce qu'il s'était passé et sa blessure pour couronner le tout. Il avait eu beau commencer à apprécier un peu Idyl pour sa franchise et son efficacité, aucune de ces deux qualités n'étaient suffisantes pour qu'il fasse une exception à la règle pour elle. En fait, absolument rien n'aurait été suffisant après les propos qu'elle lui jeta à la figure.

Abel resta immobile pendant quelques secondes qui semblaient terriblement longues alors que sa partenaire lui déversait tout le fiel qu'elle avait emmagasiné. Il ne répliqua pas lorsque le flot se tarit mais, quand la bouteille explosa contre le mur juste à côté de lui, le bruit sembla le sortir brutalement de sa torpeur. Si la colère d'Idyl ne s'était manifestée qu'à travers son vocabulaire, Abel, quant à lui, affectionnait plus une autre forme d'expression. Ainsi, la jeune femme n'eut que le temps de lui tourner le dos et faire quelques pas dans la direction opposée : le rider s'anima de nouveau et en trois longues enjambées, il fut suffisamment proche d'elle pour l'agripper par l'épaule et la tirer vers l'arrière, la forçant dans le même temps à se retourner vers lui. Son autre main, déjà serrée sur un poing colérique, s'enfonça illico dans l'abdomen d'Idyl. Il regretta immédiatement son geste, pour l'éclat de douleur fulgurant qui le transperça alors que la fureur lui avait fait oublier sa blessure – l'alcool avait joué aussi, forcément – mais c'était trop tard pour revenir en arrière et la hache de guerre avait à nouveau été déterrée. Impossible de sonner la retraite et courber l'échine face à l'adversaire qui l'obligea à maintenir sa garde malgré tout.
Evidemment Idyl, qui devait ruminer et se contenir tout autant que lui, riposta illico face à l'agression imprévue : il n'en fallut pas plus pour que les deux commencent à se battre comme des chiffonniers, quoique des chiffonniers certainement un peu pitoyables pour ce qu'ils étaient fatigués, salement amochés et déjà plus qu'un peu imbibés par l'alcool ingéré trop rapidement dans des circonstances peu favorables.
Au moins la lutte était-elle un peu plus équilibrée que celle qui les avait mis l'un face à l'autre pour la première fois... Elle fut aussi beaucoup plus courte, parce que malgré toute la rage contenue, aucun des deux n'avaient vraiment la force de se lancer dans la violence qu'impliquait un combat au corps à corps. Abel était clairement désavantagé par la blessure encore trop fraîche et son équilibre bien mis à mal par l'alcool finit par rendre les armes, mais pas sans qu'il n'entraîne sa compagne dans sa chute.  
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MessageSujet: Re: Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)   Dim 18 Déc - 0:21

Si Idyl avait su se contrôler et n'en était restée qu'à une agression verbale ; Abel n'avait visiblement pas la même patience qu'elle. Trop concentrée pour rester calme, elle n'entendit pas l'homme se relever et parcourir rapidement les quelques mètres qui les séparaient. Si elle était surprise par l'agression ; elle ne tarda cependant pas à réagir. Le fait que le premier coup d'Abel avait littéralement coupé son souffle la plia en deux, mais, comme un animal acculé, elle puisa dans ses dernières forces pour rendre les coups qui lui étaient donnés. Jamais elle n'aurait pensé se battre avec une telle détermination. Elle ne sentait même plus la douleur ; ni même son corps, d'ailleurs ; son système nerveux étant saturé par la douleur, alors qu'il était déjà engourdi par l'alcool et la fatigue. Très vite, le combat se retrouva au niveau du sol, et il continua encore un peu. Mais la fatigue, l'épuisement, rendaient peu à peu ce combat ridicule.

Plaquée sous Abel et maintenue par son poids nettement supérieur au sien, Idyl se débattait encore vaguement. Elle voulait se dégager, mais n'y arrivait pas ; et, peu à peu, l'épuisement la gagna. Elle céda finalement, laissant tomber sa tête sur le béton, le souffle court. Son adversaire était visiblement tout aussi épuisé qu'elle ; et un certain temps de silence et de mutisme s'écoula alors. Puis, sans trop savoir pourquoi, la haine d'Idyl commença à se transformer en désir ; un désir qui a également été depuis bien trop longtemps refoulé. La chaleur d'un autre corps, sa respiration, son odeur ; même si elle n'était pas des plus agréables à cet instant ; tous ces éléments réveillèrent les désirs charnels d'Idyl. Elle ne réfléchit pas alors pas ; et, instinctivement, elle fit alors se mouvoir ses bras, afin de les passer dans le dos du cavalier pour l'enlacer ; pour ensuite embrasser la seule partie où la peau d'Abel lui était accessible, son cou. Ses avances semblèrent avoir leur effet ; l'homme qui se laissa d'abord faire commença à se prendre au jeu ; et très vite, le combat prenait une tout autre forme.

Lorsqu'Idyl se réveilla, un certain temps plus tard, elle se demanda quelle idée lui était passée par la tête. Elle se souvenait très bien de ce qu'il s'était passé ; malgré son esprit encore légèrement embrouillé par l'alcool. Elle resta allongée un instant, restant plongée dans l'obscurité. Elle ne savait pas si Abel dormait encore ; mais, toujours fatiguée, elle ne voulait pas le savoir et continuer de se reposer encore un peu. Néanmoins, elle s'étira, grimaçant au passage puisqu'elle avait oublié sa blessure au bras. Puisqu'elle n'arrivait pas à s'endormir, à cause de la douleur qui s'était également réveillée et à cause de son esprit en ébullition, elle se mit à chercher à tâtons la lampe torche, plongée dans le noir complet.  
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MessageSujet: Re: Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)   Lun 19 Déc - 23:03



Idyl & Abel
« that's not very kind of you


Abel fut réveillé par l'agitation d'Idyl et émergea d'un sommeil que l'alcool et la fatigue appuyée avaient rendu lourd. Beaucoup trop lourd étant donné les circonstances. Lui qui avait pris l'habitude de ne dormir que d'un seul œil, surtout en excursion, s'était fait lourdement avoir par la traîtrise du whisky. Il avait trop forcé la dose, il le savait, mais il avait bien fallu compenser l'absence d'antidouleur et d'anesthésiant : il regrettait maintenant que les effets se dissipaient lentement alors que sa blessure, elle, était toujours bien vivace. Le rider n'avait pas la moindre idée des heures qui avaient bien pu s'écouler – impossible de se fier à l'avancée de la journée puisqu'il faisait noir comme dans un four ici  – mais Idyl trouva finalement la lampe torche et remédia à ce problème alors qu'un rai de lumière jaillissait à travers l'obscurité, presque trop éblouissant pour ses yeux qui s'étaient habitués à ne rien y voir. Il roula sur le flanc afin de s'y soustraire le temps du réajustement à la luminosité et attrapa les vêtements qui gisaient à proximité immédiate de sa main.
Si Abel avait l'esprit encore vaguement brumeux, les souvenirs de ce qui s'était passé n'étaient, en revanche, pas le moins du monde entachés par le flou de l'alcool, et restaient encore bien présents dans sa mémoire tandis qu'il se redressait et commençait à se rhabiller sommairement. Mais il n'émit pas le moindre commentaire à ce sujet : qu'il y avait-il à rajouter de plus, de toute façon ?

Au-dessus de leurs têtes, le bruit semblait s'être calmé. Abel s'avança jusqu'à se trouver en dessous de la trappe et laissa filer quelques longues secondes durant lesquelles il écouta le silence régner : les piétinements, pourtant omniprésents tout à l'heure, s'étaient suffisamment éloignés, ou avaient suffisamment diminués, pour qu'ils ne les entendent plus. Ce n'était pas impossible que quelques rôdeurs traînent encore mais il y avait fort à espérer que la personne qui leur avait si gentiment tiré dessus tout à l'heure les ait entraîné ailleurs dans sa fuite.
En tout cas, ils n'avaient pas eu d'écho de lutte dans les environnements immédiats.
Abel retourna fouiller les étagères, s'intéressant cette fois plus aux vivres. Les conserves ne manquaient pas ici et il ne fut pas long avant d'en ouvrir une et s'atteler à un déjeuner/dîner/encas bien mérité tout en restant bloqué dans son mutisme, ignorant parfaitement Idyl et ce qu'elle pouvait bien être en train de trafiquer. Mais au moins n'était-il pas en train de l'invectiver hargneusement, on pouvait y lire des signes de progrès.
 
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MessageSujet: Re: Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)   Mar 20 Déc - 2:15

Une fois qu'elle avait enfin trouver la lumière, Idyl s'étira à nouveau ; en prenant soin cependant de garder son bras blessé immobile. Elle se frotta ensuite les yeux quelques instants, entendant son compagnon s'agiter. Elle n'y prêta pas plus attention que ça, et une fois correctement réveillée, elle entrepris de se rhabiller complètement. Elle ne savait pas combien de temps s'était écoulé, elle s'en fichait, à vrai dire. L'endroit était juste plus calme ; elle allait mieux, elle pouvait donc commencer à fouiller ce trésor qu'ils avaient découvert.
Elle entreprit donc une fouille minutieuse, qui s'arrêta dès lors qu'elle tombait sur une conserve de pêche au sirop. Pêche au sirop. Du sucre. Génial. Sans réfléchir, ni même sans rien demander au cavalier, elle sortait son ouvre boite, s'asseyait en tailleur sur le sol, pour déguster sa délicieuse trouvaille. Elle rompit donc le silence ambiant en ouvrant la boîte, sans pour autant prendre la parole. La dernière fois qu'elle l'avait fait, c'est à dire il n'y a pas si longtemps, cela avait plus ou moins mal fini. Elle prenait donc ses précautions en fermant sa gueule, et en réfléchissant sur ce qu'elle pensait de cet homme. C'était assez rare qu'elle n'ait pas d'avis construit sur quelqu'un, mais là, c'était le cas. Elle en savait que trop penser de lui, si ce n'est que leur ébats de la veille était au final au même niveau que le combat qu'ils avaient mené, c'est à dire ridicule.
Elle leva les yeux quelques instants, quand elle nota qu'Abel avait également décider de manger un morceau, comme quoi, fuir, se battre, et baiser ; et bah, ça creusait.

Après avoir terminé son repas, elle resta assise encore un certain temps, parcourant les rayons des étagères de son regard, attendant qu'Abel ait terminé. Elle se surprit donc à le fixer, pendant qu'il finissait de manger ; en pleine réflexion. Elle se demandait en fait si elle le craignait, ou pas. Mais, maintenant qu'elle avait couché avec lui ; et bien, elle avait réalisé qu'il restait un homme. Peut être plus fort qu'elle en temps normal, mais ils étaient tous les deux blessés ; ils avaient tous les deux un flingue, elle n'avait pas de raison que ce soit le cas. Un certain temps s'écoula, cependant, avant qu'elle ne daigne prendre la parole : « Bon... ton offre tiens toujours ? Par rapport à ton groupe » Elle fermait sa bouche quelques instants, mais ne tarda pas à la rouvrir, ne pouvant s'empêcher d'être curieuse : « Tu pourrais m'en dire un peu plus ? Qu'est-ce que tu attendrais de moi ? »
Idyl n'était pas rancunière ; c'était la deuxième fois qu'il l'avait frappé, mais, elle lui avait bien rendu ses coups ; et puis, ils avaient finalement conclu leur dispute autrement que par des coups. Encore une fois, cette façon de penser était spéciale, mais, Idyl était spéciale ; un peu paradoxale, très speed, et beaucoup trop bavarde. Elle gérait son stress aussi facilement, parce qu'elle traitait ses problèmes de manière expéditive en matière générale. Tout dépendait donc d'Abel, qu'elle fixait maintenant et, miracle, silencieusement, en attente d'une réponse.   
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MessageSujet: Re: Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)   Mar 20 Déc - 3:33



Idyl & Abel
« that's not very kind of you


C'est à force de sentir un regard rivé sur lui avec insistance qu'Abel finit par relever la tête de sa boîte, pour croiser le regard d'Idyl quelques mètres plus loin. Il le soutint un instant sans mot dire, puis retourna son attention à racler le fond du récipient métallique. La voix de la jeune femme s'éleva quelques secondes après, brisant finalement le silence qu'ils avaient laissé intact depuis leur réveil.
La surprise passa fugitivement sur son visage tandis que les questions se frayaient un chemin jusqu'à son esprit. En toute honnêteté, il avait pensé que leurs chemins se sépareraient pour de bon à partir du moment où ils sortiraient de cet endroit. L'idée ne lui avait fait ni chaud ni froid : des personnes, ils en rencontraient pas si rarement que ça en raid. Certains finissaient les présentations en bouffant les pissenlits par la racine, d'autres se trouvaient plus chanceux. Idyl, au moins, ferait partie de cette seconde catégorie et pourrait  repartir en vie et en raisonnablement bon état compte tenu de leurs mésaventures.
Mais non. Malgré tout ce qui était arrivé, elle semblait s'être accrochée à cette proposition et, à la détailler tandis qu'elle restait dans l'attente de sa réponse, il se dit que la solitude l'avait probablement marquée bien plus que ce qu'elle voulait bien laisser transparaître.
« Pas grand chose de plus que ce que tu fais déjà, j'imagine. » Abel reposa la conserve, vidée et soigneusement récurée, sur l'étagère à côté de lui. « Tu sais utiliser des armes à feu, je suppose que le combat au corps-à-corps ne doit pas non plus te poser problème en temps normal. En plus de savoir te défendre, tu me paraît raisonnablement débrouillarde et plus tenace qu'un cafard. » Il énumérait les faits d'une voix un peu plate parce qu'il ne cherchait pas spécialement à la complimenter mais juste à établir ce qu'il voyait d'intéressant en elle. Son but n'était pas de la flatter alors qu'il exposait sa valeur de la même manière qu'il aurait détaillé les qualités d'un cheval qu'il souhaitait acquérir. « T'as de l'instinct. Tu ferais une bonne raideuse. Evidemment, j'imagine que t'as jamais posé ton cul sur un canasson mais ce genre de chose s'apprend étonnamment vite quand on a pas le choix. » Comme la plupart des personnes qui arrivaient au ranch ne savaient rien d'un cheval sinon ce qu'ils en avait vu à la télé ou dans les magazines, il fallait bien leur apprendre sur le tas. Mais quand ce qui était jadis un loisir devenait une nécessité, on se rendait vite compte que ce n'était au final pas bien sorcier. Et en attendant, ce n'était pas le travail qui manquait au ranch. « Alors ouais, l'offre tient encore. Tu remplaceras certainement pas la poignée d'hommes que j'ai dû perdre là-bas, mais tu pourras toujours compenser un peu. »
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MessageSujet: Re: Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)   Mar 20 Déc - 4:00

Après avoir écouté attentivement la réponse d'Abel, Idyl resta silencieuse. Elle n'avait même pas relevé la comparaison avec un cafard ; ce qui était exceptionnel, parce qu'en temps normal, elle aurait répondu du tac au tac. Elle était concentrée à peser le pour et le contre de ce que lui apporterait l'intégration à un groupe. À ce groupe en particulier, qui lui avait réservé un accueil loin d'être chaleureux. Mais réaliste, cependant. Et adapté au monde dans lequel il vivait. Il s'agissait donc d'un groupe fort. Elle pouvait donc devenir raideuse ; et elle se dit alors que son état n'allait que peu évoluer au final. Sauf qu'elle aurait un cheval. Elle sourit bêtement à cette idée. Elle ouvrit alors la bouche pour parler ; désirant faire une comparaison entre le rodéo de la veille (en heure idylienne), et celui qui l'attendait vraisemblablement, mais préféra finalement se taire. Elle ne voulait pas non plus gâcher toutes ses chances d'intégrer le groupe.
Avant de reprendre, se releva, et fit quelques pas dans la salle ; notamment pour se rapprocher d'une étagère sur laquelle étaient entreposées plusieurs boîtes de munition. En commençant à farfouiller pour trouver des balles de .45 ACP, elle dit à Abel : « Instinct, je sais pas. Je ne dirais même pas la chance ; j'ai bien failli me péter le nez en trébuchant sur cette trappe. M'enfin. Pourquoi pas, mais il faut que j'y réfléchisse encore un peu, si ça ne te dérange pas » elle voulait continuer de parler, mais elle trouvait ce qui l'intéressait, et elle commença donc à ouvrir la boîte. Elle siffla d'admiration quand elle découvrit que la boîte était pleine. Elle se posa donc sur la chaise à quelques pas de là, posant la boîte de munitions sur la table, et entreprenant de recharger ses différents magasins. « ça fait longtemps que je suis seule ; et ça me travaille. Des fois, j'ai l'impression d'être devenue folle. Est-ce que j'ai l'air folle ? Tu m'as attribué beaucoup de sobriquets, mais pas celui là en tout cas, enfin, si je ne suis pas devenue folle justement et que j'ai déjà oublié ; donc je suppose que non. J'espère que non ». Le naturel d'Idyl revenait petit à petit, au fur et à mesure qu'elle calait les cartouches dans le rail du chargeur. Elle prit une inspiration plus profonde que la précédente, avant d'annoncer pour prévenir son compagnon : « Désolée, désolée. J'ai tendance à parler beaucoup, surtout quand je réfléchis en fait ; ça m'évite de stresser. Dis toi juste que je parle toute seule » elle ne faisait que vaguement attention à ce que faisait l'homme ; et elle ne se concentrait même pas sur ce qu'elle était en train de faire, au final. Elle le faisait mécaniquement. Non, elle faisait face à un dilemme qu'elle n'arrivait malheureusement pas à trancher, alors qu'elle avait pour habitude de le faire facilement.   
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Abel Rhodes
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MessageSujet: Re: Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)   Mar 20 Déc - 4:38



Idyl & Abel
« that's not very kind of you



« Non, je m'en fous. Evite juste de venir te pointer comme une fleur dans deux ans. » Abel haussa les épaules, puis regretta immédiatement ce geste dicté par l'habitude et une grimace de douleur déforma brièvement son visage. Elle pouvait bien faire ce qu'elle voulait : tant qu'elle n'aurait pas officiellement rejoint les Crimson Riders, il ne pourrait pas lui imposer quelque chose qu'elle n'avait pas réellement l'envie de faire, sinon sous la menace d'une arme – or, aux dernières nouvelles, ce n'était pas la méthode la plus judicieuse pour faire venir quelqu'un dans ses rangs.
Il l'observa remplumer ses munitions quelques secondes puis dirigea ses pas vers les rangements où elle avait déniché le jackpot. Ses yeux coururent sur les différentes boîtes qu'il ouvrait une à une afin d'évaluer le contenu, pour les reposer ensuite où il les avait trouvées. Ramener tout ça au ranch rembourserait largement l'échec lamentable de la veille, en tout cas s'ils parvenaient à se tirer de là sans encombre : laisser filer une telle opportunité, à ce stade, ne relèverait même plus du domaine de la stupidité. « J'te préférais quand tu causais moins » laissa-t-il filer sans se tourner vers elle alors qu'il poursuivait son examen. « Rien qu'à t'entendre, ça me fatigue. » Il la planta là sans avoir répondu à sa question – il n'avait de toute façon pas eu le temps d'en placer une qu'elle avait déjà repris sa tirade à toute allure – et alla s'isoler dans un recoin du bunker, aménagé en toilettes très sommaires, afin de satisfaire à un besoin purement naturel.

« Mais c'est quoi ton problème en fait ? » Il était revenu depuis quelques minutes et, peu disposé à se complaire dans l'oisiveté, continuait son recensement des denrées. Bien sûr, certaines étaient bonnes à jeter : en six ans, tout n'était pas parfaitement bien conservé, même si l'endroit semblait relativement sec et isolé. Il y avait fort à parier que d'autres mauvaises surprises feraient également leur apparition dans les boites scellées. « Tu me fais tout un laïus sur la solitude, et puis finalement tu sais pas c'que tu veux ? » Les choses n'étaient probablement aussi simples pour elle que pour lui, qui avait été remarquablement épargné depuis le début de l'épidémie, bien en sécurité derrière ses barricades et jamais vraiment livré à l'isolement. Foutue gonzesse se retint-il d'ajouter de justesse, quoique la pensée devait bien transparaître derrière le ton sec et un peu impatient de ses questions.
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MessageSujet: Re: Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)   Mar 20 Déc - 5:10

Un sourire fendit le visage d'Idyl quand elle apprit qu'elle arrivait à fatiguer son compagnon rien qu'en parlant ; à croire qu'elle était douée. Quand celui-ci s'éloigna pour aller faire ses besoins, Idyl eut envie d'encore une fois, lui envoyer une pique ; mais, non. Encore une fois, elle savait que l'homme était légèrement susceptible, et elle préféra la fermer pour éviter de perdre des plumes.
Lorsqu'il revint à la charge, quelques minutes plus tard, elle arqua à un sourcil à sa question, et répondit instantanément : « Mon problème ? » Le cavalier précisa alors son interrogation, tandis qu'un tic agita la bouche d'Idyl, qui avait réussit à réorganiser un peu ses pensées. Elle se leva alors doucement, faisant grincer au passage la chaise sur le sol. Elle se tournait alors vers Abel, avant de lui répondre sur un ton sérieux qui ne lui allait pas du tout : « Non. Je ne sais pas ce que je veux. Je t'ai fais un laïus sur la solitude, oui, parce qu'elle est difficile à vivre ; et je... Mais... attends ? Pourquoi est-ce que tu me poses la question, en fait ? Et pourquoi je m'embête à essayer de te répondre ? Parce qu'encore une fois, je risque d'être franche avec toi, et encore une fois, ma réponse risque de te déplaire, et tu risques de m'invectiver au mieux, et je n'ose imaginer le ''au pire''. Alors je suppose qu'on va en rester là »
L'homme avait un sale caractère de merde ;  et bien, ça tombait mal, parce qu'Idyl aussi mais à sa manière. Elle pensait vraiment ce qu'elle venait de dire, et ça s'était ressentit dans son ton mais également dans son expression. Elle était campée bien droite sur ses jambes, devant lui, les bras croisées, la tête penchée, une de ses mèche de cheveux s'étant échappé de son chignon bâclé lui tombant sur le visage. À quoi bon se prendre la tête, au final ? Elle n'en avait ni la force, ni l'envie. « Je crois que notre relation était bien plus saine quand on la fermait tous les deux, tu penses pas ? » elle avait posé la question comme ça, alors qu'elle passait près de lui pour rejoindre l'échelle qui menait à la trappe. La question était au final une simple constatation. Elle avait besoin d'air libre ; restait à savoir qu'est-ce qui les attendait, dehors ; elle se plaça donc à côté de l'échelle, en demandant à Abel : « Bon. On fait quoi ? »  
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Abel Rhodes
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MessageSujet: Re: Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)   Mar 20 Déc - 23:41



Idyl & Abel
« that's not very kind of you


Et son agacement de grimper en flèche. Encore. Il fallait bien reconnaître au moins ça à Idyl, elle savait comment le gaver en moins de deux. Elle se tenait là juste devant lui, bien droite sur ses jambes et le menton fier et son comportement lui donnait juste l'envie de l'encastrer dans le mur le plus proche. Encore. Il n'avait pas beaucoup de patience, Abel, vraiment pas, et elle n'avait de cesse de la mettre à mal depuis qu'ils étaient ensemble. Si l'orage s'était un peu calmé tout à l'heure, il menaçait de rependre de plus belle. Non mais pour qui elle se prenait au juste celle-là, à croire pouvoir lui parler de la sorte ?
Forcément, il ne parvint pas à rester de marbre face à ce qu'il interprétait comme une énième provocation : parce qu'il était très proche d'elle, il n'eut aucun mal à l'attraper à la gorge pour la coincer entre l'échelle et lui. « Un petit conseil pour l'avenir, l'emmerdeuse : si tu tiens vraiment à venir au ranch, tu ferais mieux t'apprendre à fermer ta grande gueule des fois. J'en ai connu qui sont morts pour moins que ça. » Ouais enfin il les avait buté, surtout. Dans ses mauvais jours, valait mieux éviter de trop le chercher vu comme il avait la fâcheuse manie de grimper sur ses grands chevaux pour trois fois rien. Heureusement que ce genre d'épisode avait au moins la délicatesse de rester relativement rare.

Abel lâcha sa prise sans chercher à lui porter un coup, sans même en ébaucher l'esquisse. Il n'était que trop bien conscient de ne plus avoir la force nécessaire pour s'amuser encore à ce petit jeu-là avec elle et même s'il détestait ce sentiment de faiblesse persistante, il n'y avait rien qu'il puisse faire afin d'y remédier pour l'instant. Son épaule se chargeait assez bien toute seule de lui faire subir un calvaire permanent pour venir en rajouter une couche supplémentaire.
« On remonte » lâcha-t-il finalement. « Y a plus de bruit dehors, la voie doit être à peu près dégagée. On va pas rester croupir ici toute la journée non plus. » Fatigue ou pas, blessures ou pas, ils allaient réellement finir par s'étriper à force de se côtoyer dans cette promiscuité forcée. « Passe devant. » Ce n'était pas une demande, encore moins un choix : encore une fois, cette putain de blessure l'handicapait trop pour lui permettre de soulever la lourde trappe. Idyl était à peine mieux lotie que lui, il le savait... il s'en foutait aussi, au passage.

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MessageSujet: Re: Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)   Jeu 19 Jan - 18:39

Quand Abel la saisit à la gorge, Idyl se laissa faire, trop fatiguée pour répondre, et n'en voyant surtout pas l'intérêt. Elle se contenta de soutenir son regard ; des tics nerveux agitant parfois sa bouche, sans pour autant qu'elle prenne la parole. Elle se contenta de rester calme, respirant lentement et calmement alors qu'il la menaçait.
Elle ne sut pas vraiment pourquoi, mais ses menaces, malgré le caractère qu'elle connaissait d'Abel, sonnaient comme creuses dans ses oreilles. Non pas qu'il serait incapable de tuer n'importe qui qui le gênait, mais elle se disait quand même que la tuer après lui avoir sauvé la vie, ça aurait été étrange, et illogique.
Quand il la lâcha, elle voulut se reculer mais ce fut impossible ; puisque le mur était derrière elle et l'empêchait de le faire. Elle continua donc de fixer Abel, comme un animal plus effarouché qu'effrayé, alors qu'il donnait ses instructions. Elle se contenta alors d'un sourire plutôt malsain, avant de se retourner et d'escalader l'échelle. Son bras la faisait souffrir, et sa tête tournait encore un peu, mais elle réussit à atteindre la trappe, qu'elle ne poussa pas immédiatement. Elle prit la précaution de vérifier si son couteau était encore là ; et c'était le cas. Elle hésita alors sur la méthode à adopter pour pousser la trappe ; et elle se décida enfin de pousser avec son bras valide tandis qu'elle se tenait avec son bras blessé. Elle regretta cette décision, puisque sa blessure la lancina, mais elle parvint après des efforts considérables à pousser la trappe. La rouille bloquait l'ouverture, et elle avait dû exercer une pression assez lourde pour débloquer celle-ci. Elle ne put retenir l'ouverture de la trappe, qu'elle releva presque complètement au passage, en manquant de tomber.

La lumière du jour l'aveugla momentanément ; mais les quelques râlements qu'elle entendit la gardèrent aux aguets. Sans réfléchir, elle poussa la trappe afin de finir son ouverture complète. Elle se hissa ensuite le plus rapidement à l'extérieur, et mit sa main au dessus des yeux pour essayer d'y voir plus clair. Elle distingua une silhouette s'approchant, et de son autre main, elle dégaina son couteau. Quand le rôdeur arriva à son niveau, elle le saisit au col, et tenta de le garder à distance, tout en tâchant de viser une des orbites du cadavre ambulant ; dont l'odeur de chair en putréfaction renforça sa nausée. Elle asséna un premier coup, mais la lame ripa sur la tempe et le crâne de la créature. L'adrénaline fit qu'elle réarma son bras plus vite que ce qu'elle pensait être capable de faire, et son deuxième coup fit mouche. Le mort cessa de s'agiter, et elle lâcha le cadavre qui s'écroula en arrière. En ouvrant le crâne, une odeur terrible s'était echappée du crâne de la créature, et elle ne put se retenir de vomir. Elle se pencha sur le côté, et après un hoquet, elle vomit alors que des bruits de pas attirèrent son attention. Elle tourna la tête en prenant le soin d'essuyer sa bouche, encore pliée en deux, pour voir un autre mort s'approcher d'elle. Sauf qu'entre elle, et lui, il y avait la trappe, d'où provenait des sons. Le rôdeur n'avait d'yeux que pour elle, et bientôt, il tombait. Elle prévint donc Abel, en un simple : « Attention ! »  
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MessageSujet: Re: Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)   Sam 28 Jan - 23:52



Idyl & Abel
« that's not very kind of you


Abel ne s'était pas jeté à la suite d'Idyl sur l'échelle, attendant d'abord que celle-ci ait fini de tout escalader et de s'extirper à l'extérieur du bunker avant d'entamer l'ascension. Les bruits de lutte lui parvinrent aussitôt, mais il fallait bien s'attendre à ce que quelques retardataires traînent encore dans le coin. Du moment que ce n'était pas la horde tout entière qui leur retombaient dessus mais seulement quelques cas égarés, ça ne posait pas de réel problème... ou du moins fallait-il l'espérer, vu l'état de santé pas bien glorieux des deux alliés improbables.
Quoi qu'il en soit, le rider ne comptait pas spécialement attendre que la jeune femme ait terminé de régler son compte aux quelques putréfiés égarés qui tournaient encore dans la zone : pas son genre de déléguer le sale boulot aux autres. Il avait donc déjà commencé à grimper lorsque l'avertissement résonna à ses oreilles. Mais trop tard pour réagir à temps : le rôdeur lui atterrit directement dessus et sous la force de l'impact, il ne put que décrocher des échelons et chuter au sol en contact direct avec l'infecté. L'impact brutal entre son dos et le sol lui arracha un cri de douleur alors que sans le moindre répit, la lutte s'engageait directement malgré sa blessure qui, foutrement bien réveillée avec ce bordel, incendiait tout le haut de son corps.
Béni soit l'instinct de survie d'Abel, bien rodé par les dernières années passées à se retrouver dans des situations épineuses et qui lui permettait à présent de ne pas se laisser submerger par la vague de douleur – alors qu'en temps normal celle-ci aurait dû tout simplement le rendre inapte à quoi que ce soit, au moins le temps de récupérer de la chute. Son bras droit se porta immédiatement contre la gorge de l'assaillant, visant à empêcher sa mâchoire de claquer trop près de son visage tandis qu'il tentait de le dégager de lui à grand renfort de coups de pieds. L’énergie du désespoir aidant, il y parvint on ne sait trop comment et rampa hors de portée du mort vivant pour finalement se relever en s’agrippant à une étagère, essoufflé, couvert d'immondices et guère vaillant. Malgré le couteau qui pendait toujours à sa ceinture et qu'il n'avait pas eu l'occasion de dégainer à l'instant, il ne chercha pas à réitérer la lutte au corps à corps : vu son état, c'était pratiquement du suicide et le flingue une opportunité bien plus séduisante. Tant pis pour le bruit : visant sommairement dans la pénombre amoindrie par le puits de lumière conféré par l'ouverture, il tira à trois reprises sur l'ennemi qui ne se trouvait qu'à deux mètres de lui. Et lorsque celui-ci cessa de bouger, il s'autorisa enfin à souffler un coup. Cette fois, c'était vraiment pas passé loin...

Le danger imminent passé, il fallut bien quelques longues minutes à Abel pour récupérer de ce qui venait d'arriver. Enfin pour être honnête il aurait eu besoin de plus, mais il semblait bien que ce n'était pas réellement une option disponible, quoiqu'Idyl ne semblât pas avoir besoin d'aide dans l'immédiat ou alors il ne l'avait pas entendue. Ne restait qu'à partir du principe qu'elle ne se soit pas faite avoir elle aussi.
Et l'escalade de l'échelle de recommencer, mais sans encombre autre que la réticence manifestée par son corps face à l'effort. Lorsqu'il émergea enfin à l'air libre, sa compagne se dressait non loin du point de sortie et semblait à priori s'être chargée des indésirables qui zonaient en périphérie de leur abri. « Merci pour l'avertissement » grogna-t-il, ironique, alors qu'il ne se relevait pas tout de suite et restait assis les pieds pendant dans le vide de l'ouverture. Puis, après un temps : « On a tout intérêt à décarrer en vitesse, s'il y en a encore qui ne sont pas trop éloignés, le bruit des coups de feu les aura rameutés. » Encore. Et encore. Ils avaient passé leur temps à ça : fuir, avoir des problèmes, fuir de nouveau. A croire qu'ils arriveraient jamais à se décoller cette putain de horde de leur cul. Sa faute cette fois, certes, il l'admettait, mais ce n'était pas comme s'il avait vraiment eu un choix. Et puis de toute façon, le rider pratiquait plutôt bien le fameux "fais ce que je dis mais pas ce que je fais". Il se remit en station debout et entreprit de refermer l'ouverture, la lourde trappe étant bien plus facile à manipuler quand il s'agissait de la pousser plutôt que de la tirer.  
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MessageSujet: Re: Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)   Sam 4 Fév - 17:32

Idyl eut à peine le temps de voir le mort vivant basculer, que des bruits de pas lui firent tourner la tête. Un autre rôdeur s'approchait d'elle, ne lui laissant aucun répit. Elle recula alors, se repliant vers la trappe pour au moins reprendre son souffle. Quelques inspirations ; quelques expirations difficiles, puis elle se releva, prête à se battre, couteau en main. Elle pensait avoir plus de temps pour se préparer, mais non, le mort était déjà sur elle, et c'est in extremis qu'elle parvint à bloquer celui-ci avec son coude. Mais, néanmoins, ses appuis n'étant pas aussi solides qu'elle le désirait, elle bascula en arrière, sous le poids du mort-vivant, qui la suivit d'assez près pour rester bloqué par son avant-bras. Elle tenta d'appeler Abel ; mais le poids du mort bloquant sa respiration, et aucun son ne sortait de sa bouche. À ce moment là, des coups de feu, et ce fut la panique.
Frénétiquement, poussée par l'instinct de survie, elle enchaîna les coups, visant la tête. Sa lame ripa plusieurs fois sur le crâne du mort ; pour finalement entrer dans celui ci au niveau de l'oreille. La lame s'enfonça de quelques centimètres, et la créature s'immobilisa, arrêta de se débattre. Idyl se dégagea alors le plus vite possible, espérant que d'autres morts n'arrivaient pas. C'était le cas, puisque beaucoup semblaient avoir été attirés par le coup de feu ; mais ils étaient pour l'instant trop loin. Elle se releva progressivement ; d'abord, à quatre pattes, puis, elle se releva et se mit debout, toujours à essayer de reprendre son souffle.

C'est à ce moment qu'Abel surgit de la trappe. Étrangement, le fait qu'il ait survécu la rassura. Elle ne savait pas si elle l'appréciait vraiment, ou si elle avait développé les prémices d'un syndrome de Stockholm, mais, sur le coup, elle ne se questionna pas plus que ça. Elle se contenta de le parcourir du regard, voir s'il avait été mordu ; mais aucun moyen de le déterminer ou de le savoir. L'homme semblait encore plus mal au point qu'elle ; et ils faisaient vraiment un duo de boiteux, maintenant. Abel semblait lui en vouloir, par sa remarque où, malgré sa fatigue, elle sentit l'ironie. Puis, elle hocha simplement la tête pour répondre à son injonction, en désignant d'un mouvement de tête les quelques rôdeurs déjà à portée de vue attirés par le coup de feu. Elle rangea son couteau alors qu'Abel fermait la trappe, puis, ils commencèrent à se déplacer. Voyant qu'Abel était en difficulté, Idyl se rapprocha de lui, et plaça son bras de manière à l'aider à marcher, incertaine si l'homme allait ou non accepter son aide. Mais, ils n'avaient pas le choix, et pour survivre, ils allaient encore une fois devoir s'entraider.   
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MessageSujet: Re: Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)   Mar 7 Fév - 20:34



Idyl & Abel
« that's not very kind of you


Dans cette situation, si l’un des deux avait été blessé ou mordu, l’autre l’apprendrait très probablement à ses dépends. Pourtant, aucune question ne fut échangée à ce sujet malgré leur allure respective, leurs vêtements maculés empêchant de réellement voir quoi que ce soit. En tout honnêteté, Abel n’aurait pas su quoi répondre de toute façon : trop épuisé pour ne serait qu’avoir songé à faire un check-up de sa propre personne tout à l’heure, il espérait simplement que sa blessure ne s’était pas rouverte, qu’aucun contact n’avait été fait entre la chair meurtrie et les déchets qu’il avait reçu de sa lutte avec le putréfié. En théorie, il y avait peu de chance que cela se soit produit, mais en pratique la loi de Murphy s’était déjà appliquée bien trop de fois depuis qu’ils s’étaient retrouvés coincés dans cette foutue usine désaffectée.
Abel ne rechigna pas à accepter l’aide de sa compagne. Quoi que ça lui fasse mal de l’admettre il avait besoin de son aide et tant pis pour son ego, une fois n’est pas coutume il pourrait bien le mettre un peu de côté le temps de remettre un minimum de distance entre eux et les quelques rôdeurs qui rappliquaient. Ils s’enfoncèrent plus profondément dans la forêt, laissant derrière eux les ruines de la ville et le plus gros de la menace, duo misérable qui marchait du plus vite qu’il le pouvait afin d’échapper une fois encore à cette mort qui n’avait de cesse de les suivre à la trace. Un trajet effectué en silence puisqu’ils avaient autre chose à faire que causer et certainement pas assez d’affinité pour glisser quelque plaisanterie de mauvais goût quant à leur situation qui n’en finissait pas de systématiquement trouver une manière pour les entuber. Néanmoins, ils finirent par réussir à mettre une distance convenable entre eux et leurs poursuivants infatigables alors que, de toute façon, la plupart de ceux qui auraient été attirés par le bruit, arrivés sur place après leur départ, seraient restés rôder aux alentours de la trappe. D’un accord tacite (concernant Abel, il était hors de question qu’il en fasse la réclamation à haute voix malgré sa peine à progresser), les deux survivants s’arrêtèrent pour une pause nécessaire après quelques minutes d’une progression où la sensation d’être talonnés avait finalement complètement disparue. Le rider douillait sévère et même s’il ne se plaignait pas, cela transparaissait très bien dans son attitude, la sueur sur son visage (probablement pas étrangère à une montée de fièvre) et, finalement, son mutisme là où il avait pour habitude d’être désagréable quand il était de sale humeur. Sans rien pour immobiliser son bras, la douleur dans son articulation repartait de plus belle à chaque nouvelle foulée et, puisqu’elle datait de moins d’une demie-journée et qu’il n’avait ni cachet ni alcool pour en atténuer l’effet, se montrait particulièrement virulente.
Sauf qu’ils ne pouvaient pas non plus s’éterniser ici.
Abel avala les dernières gouttes d’eau qui lui restaient encore dans sa gourde et ils furent bien obligés de se remettre en chemin. Mais tout mal en point qu’il était, le rider n’avançait pas non plus au jugé : son sens de l’orientation n’avait pas été touché et même si ses capacités de concentration n’étaient pas pour ainsi dire au beau fixe, il savait encore à peu près la direction à suivre. À peu près. Il faudrait que ce soit suffisant puisque, si tous ses hommes n’étaient pas morts ou repartis la queue entre les jambes au ranch, c’était la meilleure chance qu’il avait de les retrouver à l’endroit convenu.
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MessageSujet: Re: Well ; that's not very kind of you (ft. Abel)   Ven 10 Fév - 21:07

Courir ; souffrir. Deux mots allant de pair dans la situation où Abel et Idyl étaient. Ensemble, ils venaient de survivre à un véritable enfer. Elle avait du mal à respirer ; elle avait le souffle court, et chacune de ses respirations lui donnait l'impression qu'on brûlait ses poumons de l'intérieur. Sa vision s'obscurcit légèrement ; l'oxygène manquait, mais elle ne céda pas. Elle courut, ou plutôt trottina ; ou pour être vraiment exact, marchait du plus vite qu'elle pouvait, soutenant Abel, qui courrait ; sans dire mot, sans aucune pensée. L'homme souffrait, elle souffrait. Vint le moment où ils furent assez éloignés ; un moment de répit, court, mais salvateur. Idyl n'aurait pas pu faire un mètre de plus, en fait.

Pendant la pause, Idyl s'appuya sur un arbre, reprenant sa respiration. Elle ne regardait pas les alentours, afin de voir s'ils étaient suivi, mais plutôt Abel. Son premier véritable contact depuis longtemps, elle ne savait plus trop quoi faire par rapport à lui. Elle ne savait pas si elle pouvait lui faire confiance ; elle ne savait plus ce qu'était la confiance. Devait-elle le suivre, devait-elle tenter de s'intégrer à un groupe, après tout ce temps en solitaire ? Elle ne savait pas. Elle ne savait plus. Le caractère d'Abel était hors du commun ; mais, pour Idyl, c'était la norme ; une référence, puisqu'elle n'en avait pas eu d'autre depuis longtemps. Elle entretenait donc un début de relation étrange avec lui ; elle l'appréciait, certes, mais il l'énervait en même temps. Il l'agaçait, il l'avait frappé plusieurs fois, ils avaient couchés ensemble. C'était le chaos dans l'esprit d'Idyl ; et ça la perturbait plus que ce qu'elle pensait.

Quand il fallut repartir, cependant, Idyl cessa de réfléchir pour proposer à nouveau tacitement son aide à Abel. Malgré la nature visiblement compliquée de leur relation, elle se sentait redevable envers lui ; il lui avait sauvé la vie plusieurs fois, alors qu'il aurait pu se contenter de lui prendre, et de lui voler ses affaires. Qu'importait si ce sauvetage était égoïste, au final. Pour Idyl, le monde était ce qu'il était ; le bien, le mal ; quelles conneries. Les gens devaient faire ce qu'ils avaient à faire, et si leurs intérêts convergeaient, tant mieux. C'est sûr, ce n'était pas par pur altruisme, maisAbel s'était donné la peine de l'aider, alors, elle se donnait la peine de l'aider à son tour, c'était aussi simple que ça dans l'esprit encore un peu confus cependant d'Abel.

Ils marchèrent donc, au rythme le plus soutenu possible, Idyl se laissant guider par Abel, qui les menait quelque part. Confiance ou pas, elle continua de lui prêter main forte ; et ils marchèrent, encore, encore et encore ; une éternité durant, d'après elle.  
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