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 breezeblocks (oomy)

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MessageSujet: breezeblocks (oomy)   Mer 28 Sep - 23:26

breezeblocks + oomy
Très tôt, la soirée s'était annoncée plutôt chiante aux yeux d'Immy. L'apocalypse n'avait rien de drôle quand on ne courait pas pour sauver sa peau. Imaginez-vous ça. Pas de film à la télé le soir, pas de page publicité. Pas de musique à se visser dans les oreilles, seulement le grésillement aléatoire et approximatif d'une radio rescapée de la décennie précédente. Deux livres, seulement, gonflés d'humidité et de sang qu'elle avait ramassés durant le pillage d'un centre culturel au nord d'Austin. Ils équilibraient les pieds d'une table bancale dans le coin qu'elle s'était aménagé. Ou voyaient leurs pages se contorsionner en petits avions, pour l'exotisme, ou en petites grues, pour l'espoir fragile qu'elle avait encore parfois.  Et quand on mettait tout ça de côté, au campement des chacals, il ne restait plus grand chose pour s'occuper. Certes, il y avait les bagarres. Fréquentes, répétitives, palpitantes. Les discussions houleuses entre mecs. Les cris, les râles, les plaintes. Les paris du premier étage. Tout un chaos organisé pour donner à la survie un goût un peu moins salé, en somme ; pour que les têtes brûlées se sentent vivantes. Mais Immy n'en était pas une. Et si elle avait toujours cherché et reconnu leur compagnie comme lui étant vitale, cette nuit la gamine avait surtout besoin d'espace. De temps. De silence. Pour nettoyer ses paumes noircies par les fluides crasseux des marcheurs qu'elle avait dégommés cette semaine. Personne, chez les chacals, ne se lavait vraiment les mains. Ou toute autre partie du corps, en fait. Parce que tout le monde s'en foutait, et surtout parce dans le délabre de magasins vidés, pillés, explosés par les coups de colère et les escapades vengeresses des morts, réinvestis par une bande de marginaux aux idéologies peu recommandables qu'était Stonebriar Mall, l'eau n'était malheureusement pas aussi courante qu'elle pouvait l'être ailleurs.  

C'était vers ce ailleurs que la jeune blonde se dirigeait, les joues barbouillées de sang séché, les mains flanquées dans les poches du jean qu'elle traînait depuis si longtemps qu'il avait imprimé ses coutures jusque dans ses cuisses, mais les doigts toujours prêts à attraper la crosse de son colt, coincé dans la grosse ceinture qu'elle avait autour de la taille. Le genre de truc rafistolé, plutôt là pour tenir son froc que pour souligner sa silhouette gringalette. Encore un souvenir d'une autre époque.

Immy passa juste une main dans ses cheveux tandis qu'elle dépassait la frontière immatérielle, et pourtant dont tous les clans étaient sérieusement conscients, du Ranch des Crimsons. Elle savait qu'elle risquait gros, surtout avec les antécédents de charognard qu'elle se traînait, mais peut-être que dans le viseur d'un sniper sa bouille d'ange ferait réfléchir à deux fois... Autrement elle pouvait toujours compter sur la fatigue et l'épuisement des troupes cavalières. Et croiser les doigts pour le reste. Il lui fallait déjà retrouver cette rivière, ou le chemin pour les puits dont quelques trompe-la-mort lui avaient parlé quand elle était arrivée au Mall. 
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MessageSujet: Re: breezeblocks (oomy)   Jeu 29 Sep - 2:33

Le soleil se couchait progressivement sur cette terre morte, apportant une chose qui était si rare à l’ancien monde, le silence, un véritable silence, loin du vrombissement des automobiles. La rage de la société, d’une civilisation en perpétuelle avancement, tout cela n’était plus, remplacer par un monde froid  et sauvage, une Terre primale où le silence est désormais la norme. Je n’ai jamais été une amatrice de cette chose, bien malgré moi je parlais, je parlais souvent, sans réfléchir ou notion  des conséquences, je n’ai jamais été le silence. Ce que beaucoup de personnes lui trouvent intéressant est pour moi ce qui en fait l’objet de ma détestation, les réflexions, une personne qui n’a rien à entendre, doit occuper sa pensée autrement. L’introspection n’était pas une de mes qualités, je n’ai pas pour habitude de me remettre en cause, le silence ne permet qu’aux démons du passé de resurgir.

C'est dans ce silence que mon esprit me menait à mes erreurs, principalement vers ma famille, c'est dans ce silence que mon fidèle destrier parcourait les pâturages. Les bruits réguliers de ses sabots sur la terre, lui ne savait rien, n'avait pas besoin de se remémorer son passé, j'ai du mal aux gens autour de moi. J'ai blessé, torturer, tué, mais ceci ne m'a jamais rien fait, la seule chose qui me semblait encore me maintenir dans ce monde putride était le souvenir d'une simple flamme, mon ange, ma Wendy. Elle serait à jamais mon bonheur, mon péché, mes pensées étaient anarchiques, constamment interrompue par le bruit permanent des sabots comme si mon cheval lui-même essayait d'alléger mon esprit. Mais les impressions n'étaient riens, je n'étais pas sous ce ciel en feu car je voulais réfléchir ou même pour me changer les idées, j'avais une mission, une tâche plus importante que ma petite personne.

Notre territoire était grand, les possibilités d'intrusion élevés, le ranch était suffisamment fortifiée, mais des gens devaient patrouiller, que ce soit les puants ou les vivants, un danger était vite arrivé.  La nuit venait de tomber, le silence était toujours autant oppressant et les pâturages vides de toute vie, vous pouvez vous demander pourquoi faisais-je cela, moi qui haïssais le silence. L'agitation relative du camp me convenais mieux, pourtant j'éprouvais un plaisir plus grand encore sur ces terres que celui de l'oubli et de la socialisation, une chose que l'alcool, le tabac et le sexe ne pouvaient remplacer. Sur ces terres, j'étais Dieu, seigneur de ce monde, doté d'un droit de vie et de mort sur toutes les créatures peuplant mon jardin d'Eden. Je tenais du bout de mon arme la vie de tout intrus, certains appellent cela un jeu malsain, j'appelle cela la vie, la chose qui me fait me lever le matin.

Cette sensation de pouvoir sur un être munie lui aussi d'une histoire, d'un passé et d'un potentiel futur, y penser fait palpiter mon cœur, j'étais parfois cruelle, parfois miséricordieuse. Je parcourais la frontière, m'arrêtant de temps à autre sur un point donné, observant la nuit engloutir le monde jusqu'à que le ciel ne soit plus qu'une tâche noir étoiler. Je ne sais pas comment de minutes j'ai dû attendre cette soirée-là, combien d'arrêts j'ai dû faire pour me reposer ainsi que mon destrier, mais elle était là, je souriais. Un léger sourire comme pouvait l'arborer l'image fantasmé d'un prédateur fondant sur sa proie, était-un puant ? Un chacal ? Un banal humain ? Cela importait-il vraiment ? Il ne faisait pas assez noir pour que le monde ne me soit entièrement voiler, je pouvais encore supporter sa vue avec mon simple regard.

Je m'approchais de cette silhouette sur ses côtés, augmentant au fur à mesure la cadence des sabots sur le sol, je voulais qu'elle m'entende, qu'elle supplie toutes les divinités qu'elle connaissait avant mon arrivée. Elle aurait pu me tirer dessus, mais j'étais déjà morte, je n'avais jamais été véritablement en vie, coincer dans ce purgatoire comme les autres habitants de l'ancien monde. Ma main était sur la poigne de mon pistolet que je dégainais, mon cœur battait trop fort et ma respiration se faisait soudainement plus poussive comme si l'air lui-même devenait difficile à trouver. Elle n'était qu'à quelques mètres,  j'aurais pu l'écraser avec mon cheval, mais je me suis simplement arrêtée aussi brusquement que je le pouvais à proximité d'elle, pointant mon arme dans la direction de la silhouette. Je la regardais illuminer sous la lumière des étoiles, de ces faisceaux émanant eux-mêmes de la lune, elle était sale, souillée par le sang.

Ma main ne tremblait pas, mon petit sourire s’accentuant progressivement alors que la jaugeait en silence, mon cœur ne battait plus à toute chamade, mon sang ne bouillait plus. Seulement un silence émanait de mon être tandis que je la visais, prête à mettre fin à son existence, j’étais juge, jury et bourreau, je me décidais enfin à briser ce silence de mort.

-Salut ! Je suis Oona, et toi ?
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MessageSujet: Re: breezeblocks (oomy)   Jeu 29 Sep - 17:34

breezeblocks + oomy
She may contain the urge to run away But hold her down with soggy clothes and breezeblocks. Cetirizine your fever's gripped me again. Never kisses—all you ever send are full stops, la, la, la. Muscle to muscle and toe to toe, The fear has gripped me but here I go. My heart sinks as I jump up. Your hand grips hand as my eyes shut. She bruises, coughs, she splutters pistol shots. Hold her down with soggy clothes and breezeblocks. Germolene, disinfect the scene but please don't go. I love you so, (I love you so, I love you so).
Immy se dépêchait. Ses jambes semblaient déterminées, même si largement engourdies. Elle était faible. Dans le sens où elle n'avait rien mordu depuis des jours, sinon la poussière. Mais ça n'avait aucune importance - elle avait connu pire, et si elle ne convoquait pas son endurance de survivante elle risquait de se faire cruellement surprendre par le noir complet et les dangers qu'il abritait. Pour quelqu'un d'autre, il aurait sûrement été stupide de s'aventurer sur le territoire des Crimsons sans autre plan qu'une image mentale sans doute erronée, résultat savant de plusieurs récits railleurs. "On les a bien baisés ces Crimsons la dernière fois. T'y étais pas ? T'as franchement raté quelque chose. Une vraie boucherie. On a tout cramé. Tout est parti en fumée, t'aurais dû voir ça, c'était géant." Les jackals parlaient peu, mais se vantaient beaucoup. Ils se taisaient bien entendu sur la riposte qui avait suivi, et s'ils ne le faisaient pas, ne s'étalaient pas avec autant d'entrain quand il s'agissait d'évoquer les pertes monstrueuses qui avaient découlé de l'attaque des Crimsons. Mais parfois dans leurs récits se glissaient de petites informations géographiques, des indices géo-spatiaux concernant le camp de leurs grands rivaux. Et c'était tout juste assez pour qu'Immy, sur le terrain, se dirige d'un côté plutôt que de l'autre. S'improvise cartographe dans un murmure hésitant, essayant entre quelques mots de remettre de l'ordre dans son raisonnement. "Tous les chemins mènent à Rome, tu parles ouais," marmonna Immy, la tête haute, fixant à l'horizon le dessin très abstrait de la propriété des Rhodes. Très franchement elle n'avait rien contre eux. Elle n'avait rien contre personne. Son animosité ne s'était jamais réveillée en aucune présence particulière. Plutôt elle avait toujours là, diffuse, prête à se matérialiser au premier cri. Immy n'avait aucune haine, pour qui que ce soit, mais de plus en plus elle se trouvait incapable de véritables bons sentiments, insensible au monde qui l'entourait, aux gens à côté desquels elle dormait, aux personnes qu'elle disait apprécier. Il n'y avait qu'elle qui pouvait l'aimer. Qu'elle qui pouvait la protéger. Qu'elle qui pouvait l'aider, la pousser au de-là de ses limites. Elle était seule dans cette apocalypse. Exit les Jackals, exit les coéquipiers, exit Tom, exit Meryl, même. Ils étaient les moyens, pas la fin. Des aides, précieuses, mais qui ne font l'affaire qu'un temps. Si on les écoute toujours, on n'avance jamais.

Et Immy aimait avancer. Son pied droit faucha l'herbe, comme lui même fier de sa progression ambitieuse dans la province des cavaliers. Peut-être un peu trop ambitieuse... La jeune fille se figea net quand une brise ramena à ses oreilles le bruit tout en cadence de sabots qui s'approchent. S'approchent, et s'approchent... Peur ? Elle avait peur, comme tout un chacun qui craint pour sa vie. Mais est-ce qu'elle redoutait un intermède avec un Crimson ? Non : ou du moins elle s'était assez disciplinée pour ne pas reconnaître les symptômes de la crainte quand ils se présentèrent à elle. Elle déglutit. Ses doigts se crispèrent. Ses paumes devinrent subitement moites. Elle aurait pu dégainer son flingue, tendre le bras et en finir dans une détonation qui déchire le silence de plomb. Viser à distance, tirer deux fois. Comme avec un rôdeur. Et courir. Elle aurait pu. Elle aurait dû. Et elle l'aurait fait, si elle s'était encore autorisée à reconnaître la sensation qui tordait ses intestins.

Mais le cheval, et son cavalier du fait, se rapprochaient trop dangereusement pour qu'elle n'ait le temps de quoi que ce soit. Et quand bien même elle aurait eu l'idée de menacer leur vie, jamais elle n'avait ôté celle de semblables - elle ne sentait pas dans l'air qu'il était temps pour elle de franchir la limite entre victime et meurtrière. Entre descendre un rôdeur et descendre un humain. Alors quand son pouce frôla la crosse de son revolver, la jeune blonde se força à dompter sa main et à l'éloigner de l'objet de ses convoitises. Il fallait se mettre en contrôle total, avant toutes choses.

Sa colonne vertébrale se raidit. Immy inspira profondément. Elle pouvait voir se découper sur le fond bleu foncé du ciel étoilé le visage triomphant de la cavalière. La. En d'autres temps la nouvelle aurait sûrement soulagé, mais à l'heure de la fin du monde, hommes, femmes, enfants - l'on devait se faire gaffe à toutes les formes, car elles étaient toutes susceptibles d'accueillir la pire des cruautés. Immy n'échappait pas à la règle, mais surtout Immy observait la règle puisque dans son regard bleu passa une once de méfiance. Seulement elle s'éclipsa rapidement, son front souillé pourtant visé par le bout d'une arme prête à tirer.

Quelles options se présentaient à elle ? Il ne fallait pas être trop prétentieux non plus. Quand avec désinvolture l'assaillant se présenta, Immy oublia de tressaillir. Elle pouvait calculer le degrés de dérision dans la voix de la brune aux cheveux courts. Il fallait jouer. Elle savait jouer.

Ses mains brunies se levèrent en signe de soumission. Ses lèvres firent semblant d'hésiter, se faisant se heurter à leur commissure quelques sons maladroits. "I-Immy," lâcha-t-elle dans le même temps que celui du vent qui souffle l'herbe grillée. Être la souris dans le jeu de ceux qui se chassent et se fuient n'est pas la promesse d'une fin tragique, si l'on sait avoir quelques longueurs d'avance sur le chat qui vous veut entre ses griffes.

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MessageSujet: Re: breezeblocks (oomy)   Jeu 29 Sep - 20:19

La fraîcheur de la nuit se faisait ressentir, une agréable brise qui caressait mon visage en cet instant si précieux, je ne bougeais pas, me faisant observatrice des réactions de ma nouvelle amie. Elle avait peur, je pouvais sentir la crispation s’étendre à chacun de ses muscles, elle savait ce qui allait arriver, ce que je pouvais faire, j’aimais cela. Sa voix tremblotante était porteuse de tant de promesses, tant possibilités, je pouvais appuyer sur la gâchette à tout instant et elle le savait, pourquoi ne le faisais-je pas ? Qu’est-ce qui séparait un mort d’un vivant ? Principalement la chance, j’aimais cette Immy, elle était mignonne avec sa bouille apeurer, sa tignasse blonde et sa saleté, mais la première impression n’est jamais la bonne. Que me cachait ce petit oiseau ? Mon regard se posait avec curiosité vers le bas de son corps, elle était là, son instrument de mort.

Avait-elle d’autres armes ? Quelques questions parcouraient rapidement mon esprit, de combien de façon différente cette gamine pouvait-elle me tuer avant la fin de la soirée ?  Mais des choses plus importantes se profilaient que ce questionnement sans réponse, en effet un léger soupire sortait de ma bouche alors que je reportais mon attention vers le visage de ma compagne.

-I-Immy…j’aime ce prénom, tu dois être la première que je rencontre, c’est un grand moment pour moi là.

Je tournais légèrement la tête sur le côté, observant avec attention le visage de la jeune fille, un air pensif animait mon visage, celui-ci fut rapidement effacé par un petit soupire.

-Je vais être honnête, j’étais tranquillement en train de profiter de la nuit, mais tu t’es introduit sur nos terres et à écraser nos pétunias, mon cœur est brisé.

Une moue triste s’affichait désormais sur mon visage, celle-ci était consciemment exagérée, il n’y a pas de mal à s’amuser un peu avant de passer aux choses sérieuses. La jeune femme ne semblait pas vouloir engager le conflit, elle avait renoncé à cette possibilité en levant les mains en l’air et même si cette vision était plutôt ridicule, on pouvait passer à l’étape supérieure.

-Maintenant que toi et moi on est intimes, mettons-nous à l’aise, lâche ton arme, oui même le couteau que tu caches dans tes sous-vêtements.

Peut-être n’avait-elle pas de couteau dans les sous-vêtements, mais cela valait toujours le coup d’essayer, je n’étais pas une amatrice, il était temps pour nous d’avoir une conversation à cœur ouvert. C’est donc prudemment que je descendais de ma monture, veillant à garder mon attention vers mon interlocutrice, il aurait été dommage que je me fasse tuer dans cette position. J’étais désormais à pied, non loin de cet intrus, je la regardais avec curiosité, m’humectant doucement les lèvres, gardant malgré la tension de la situation, une voix plutôt douce, clairement non adapter pour la situation.

-Tu aurais pu tomber sur quelqu’un te voulant du mal I-Immy, toute seule, heureusement que je t’ai vu, donc, que fais un petit oiseau comme toi si loin de son nid en pleine nuit ?
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MessageSujet: Re: breezeblocks (oomy)   Ven 30 Sep - 0:37

breezeblocks + oomy
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Loin d'être inactive parce qu'elle était immobile, Immy se prêtait volontiers au jeu des regards. Ainsi même si la grande majorité du corps de la cavalière se dérobait à son observation, elle pouvait toujours se donner une petite idée de la force de cette dernière... Mais aussi de ce qu'elle avait en tête, tandis qu'elle tirait du langage corporel de sa tortionnaire toutes les clés dont elle avait besoin pour décoder ses intentions. Immy, du moins le croyait-elle, pouvait tout comprendre si elle observait assez longtemps. Et ensuite elle pouvait agir. Observer, comprendre, agir. Elle sentait le regard d'Oona, puisque c'était son nom, la déshabiller de la tête aux pieds. S'attarder sur son revolver avec un semblant d'air contrarié. Et surtout, la jeune blonde comprenait que la brune aussi essayait de la décoder. Elle ajusta les attitudes de son corps jusqu'à baisser les épaules et laisser son dos s'affaisser, comme prête à s'écraser devant la Crimson. Il fallait jouer le jeu.

"I-Immy… j’aime ce prénom, tu dois être la première que je rencontre, c’est un grand moment pour moi là."

Mais dans son for intérieur la façon dont Oona s'adressait à elle, écorchait son prénom et se moquait de lui, l'agaçait déjà. Il était à présent clair que si on ne l'abattait pas, la soirée ne s'annonçait pas pour autant terminée. Immy retint son souffle pour la forme, feignant d'être pendue aux lèvres de la jeune femme face à elle comme le principal accusé attend le verdict à la fin du jugement. Même sans balle dans le crâne, quelque chose lui disait qu'elle avait mal calculé son coup ce soir-là. L'addition allait être salée : Oona se jouait ouvertement d'elle. "Je vais être honnête..." Sa petite moue, le regard plein de tristesse qu'elle lui lançait... Une fraction de seconde, Immy pensa qu'elle avait été percée à jour et que pour une fois, l'on avait su voir clair dans son petit jeu d'actrice. Ses lèvres se pincèrent. Mais cette idée s'évanouit bientôt, noyée dans le narcissisme intellectuel dont faisait preuve la petite tête. Personne ne la perçait jamais à jour, et d'ailleurs quand la cavalière assuma que puisqu'elles s'étaient présentées elles étaient désormais intimes, un sourire étira très brièvement le coin des lèvres de la plus jeune des deux. Personne n'était intime avec Immy (ou personne ne restait pour se revendiquer de la sorte).

Elle était la plus jeune, et la plus vulnérable. Celle qui n'était plus en droit de se défendre. Celle qui devait se plier à la volonté, au bon vouloir d'une Crimson. "... Lâche ton arme." Sans doute la plus drôle d'entre eux d'ailleurs. Immy ne s'était jamais séparée de son arme depuis l'heure où elle l'avait acquise. C'était il y a presque un an. Dix mois, plus précisément. Elle l'avait toujours eu à portée de main, et s'était toujours arrangée pour avoir assez de munitions pour ne pas se faire surprendre par un rôdeur. Mais à cette heure avancée de la nuit, qu'avait-elle comme moyens pour faire avancer la situation sans se séparer du souvenir de Marvin ? Elle soupira doucement, capitulant.

"Je suis désolée Oona," commença la jeune blonde, sa voix douce, emprunte d'innocence. Elle tremblait un peu. Mais beaucoup moins que plus tôt ; comme si les paroles de la brune avaient su la calmer... Quand depuis le départ le chacal n'avait jamais été effrayé. "Je voulais pas marcher sur tes pétunias." Sa main se posa sur la crosse de son flingue, la caressa même brièvement avant de ne l'extirper de son fourreau avec la plus grande des lenteurs. La lenteur témoignant ici l'expression de ses supposées meilleures intentions. Délicatement, elle posa l'arme au sol alors que la brune descendait de son cheval.

La cadette des Reid se permit de relever la tête, plongeant son regard dans celui de son interlocutrice. Elle était à peine plus grande qu'elle, mais même l'infime différence suffisait à créer une certaine forme de malaise. Ça tombait bien pour Immy. Elle n'avait pas à trop forcer, pouvait jouer sur ce rapport déjà existant pour réaffirmer son rôle de petite victime. "Je marchais juste. Je pensais pas que j'étais allée aussi loin..." fit-elle entre murmure et chuchotis, un instant trop sûre d'elle pour être sincère. Et puis des larmes vinrent irriguer le bord de ses cils, sans forcément dévaler le pan de ses joues. Elle s'était mordue la langue. Son souffle fut perturbé par ce qui ressemblait à un sanglot - mais très visiblement le personnage d'Immy se battait contre ses pleurs. Hors de question de bâcler la représentation. "Je veux pas qu'on me fasse du mal..."


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MessageSujet: Re: breezeblocks (oomy)   Ven 30 Sep - 2:35

Elle se tenait droit devant moi, la gamine au visage d’ange, je pouvais le voir derrière ce masque de crasse et de sang, capable d’attendrir avec sa petite bouille. Peut-être était-elle innocente, coupable, cela n’était pas une question qui m’intéressait véritablement, que voulais-je faire avec elle ? Pour l’instant je l’écoutais attentivement, bien évidemment ce qui sortait de sa bouche n’étaient que des jérémiades, cela aurait fait fondre une personne normale, mais je ne suis pas normale. Ses excuses avaient au moins eu le mérite de me faire froncer les sourcils, laissant mon visage dans l’interrogation pendant plusieurs secondes, il est vrai que de toutes les excuses, celle-ci était inattendue. Pensait-elle vraiment avoir marché sur mes pétunias ? Je savais que mon humour n’était pas toujours à son meilleur niveau, mais je ne m’attendais pas à être prise au premier degré, elle devait être en train de se moquer de moi.

Mais malheureusement ce n’était pas le cas, je pouvais très clairement le voir au fait qu’elle ne fanfaronnait pas, mais décidait au lieu de ça de pleurer. Certes son arme était désormais au sol, pourtant je n’en étais pas heureuse, ma compagne pleurait, ce n’était pas censé arriver, tout du moins pas aussi rapidement. Voir cette gamine fondre en sanglots cassait tout, il n’y avait plus aucun intérêt à progressivement monter le niveau, je l’avais déjà cassé ! Ce n’était pas censé se passer ainsi, je devais soit la malmener un peu puis la laisser partir, soit la malmener un peu, puis en finir, pas me retrouver avec une pleureuse dans les bras. Je n’avais jamais été doué avec ce genre de choses, exprimer ses sentiments, les confidences, les émotions telles que la tristesse et son partage, ma manière de gérer la tristesse est généralement plus violente.

-Je vois…

Je m'étais contentée de dire ces quelques mots, le sourire sur mon visage ayant disparu au fur et à mesure que les sanglots augmentaient, j'avais avancé ma jambe sur le revolver de la jeune fille. Elle avait au moins  écouté les ordres avec brio, c'est donc avec rapidité que je tirais l'arme vers moi et le cheval, mon enthousiasme semblait avoir été aspiré par un trou noir. Je continuais de pointer avec mon arme l'intrus, mon attention en partie concentrée sur mon destrier, j'ouvrais une sacoche de cuir accroché à son harnais, sortant les seules choses capables de sauver cette soirée. C'est après un léger soupire et un rictus de frustration que je sortais enfin l'objet de mes recherches, une bouteille d'eau dont je buvais deux gorgées et un paquet de cigarette. La bouteille encore remplie aux trois-quarts avait été posé près du revolver de ma compagne.

J’avais dû un peu plus batailler pour réussir à allumer ma cigarette sans devoir lâcher mon arme, mais la persévérance est mon amie et la nicotine encore plus. Le paquet avait lui aussi rejoint les objets au sol tandis que je prenais ma première bouffée, mon corps se détendant en sentant ces cochonneries circuler dans mon corps.

-Je savais que j’aurais dû emmener avec moi une bière, mais si on commence à boire sur ses heures de travail, c’est le début de la déchéance.

Je prenais une deuxième bouffée, profitant malgré la frustration du calme de la nature, de la brise du vent et du panorama étoilé, tout n’était pas perdu dans cette soirée.

-Tu vois, j’étais heureuse, je faisais une tâche que j’aime dans un environnement que j’aime, j’allais bientôt rentrer pour boire et profiter de la vie, peut-être même réussir à partager la couette d’Emily.

Je ne regardais plus le paysage, mais à nouveau Immy, je la regardais fixement, une certaine crispation pouvait clairement se lire sur mon visage, de la frustration, même de la colère.

-Mais tu t’es pointé et tu as massacré mon amusement, comment tu as fait pour survivre dans ce putain de monde si tu chiales au moindre problème ? Désolée de te l’annoncer mon ange, mais le marathon est annulé cette année, marcher au milieu de la nuit est donc simplement stupide !

Un léger rire sortait de ma bouche alors que je terminais de prendre ma troisième bouffée, cette situation était véritablement ridicule, j’étais peut-être un peu dur avec cette personne. Ce n’est pas pour autant que j’allais m’excuser, mais au moins j’abaissais mon arme, la gardant en main, mais toujours prête à tirer au moindre problème.

-Donc Immy, tu fais quoi dans la vie ?
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MessageSujet: Re: breezeblocks (oomy)   Sam 1 Oct - 1:12

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Elle voyait. Elle voyait quoi ? Si elle avait prit le risque de casser le personnage qu'elle jouait alors, Immy aurait levé les yeux au ciel. Il n'était pas dans sa nature de perdre aussi vite patience, mais Oona se montrait aussi particulièrement récalcitrante. Même le pire des chacals aurait montré un peu plus de compassion (enfin, pas vraiment, mais Immy aimait à penser cela) devant une gamine en émoi... La petite blonde n'était même pas sûre que tenir le cap était intéressant. Si même la figure de la parfaite petite chose ne réveillait pas la moindre émotion chez la cavalière, alors peut-être qu'il fallait se rendre à l'évidence : tout était foutu. Elle était foutue. Mais c'était aussi foutu si elle ne s'efforçait pas de tenir le rôle. De toutes façons son flingue était hors de portée. Elle aurait pu essayer de plonger pour le rattraper, mais elle savait qu'elle s'exposerait alors aux coups de feu d'Oona. Et que lorsque les coups de feu partiraient, ils ameuteraient sûrement quelques autres indésirables. Vivants ou pas d'ailleurs. Oona n'était pas la seule chez qui la frustration grimpait.

La blondinette ravala ses larmes dans une grande inspiration, prenant le temps d'observer son bourreau. Elle la regardait sortir d'une sacoche une bouteille d'eau. Son regard se baissa juste sur le pistolet au sol, et Immy souffla doucement. Elle reposa les yeux sur la bouteille, le goulot au bord des lèvres de la brune. Elle aussi avait soif, mais demeura silencieuse. Elle se frotta le coin des yeux du revers de la manche de sa veste kaki, épongeant le trop plein d'eau salée. L'océan de ses yeux avait fini de déborder, semblait-il, alors que ceux-ci se perdait dans la contemplation d'une cigarette dont la longueur diminue dans une inspiration délicieuse. Elle avait déjà fumé. Elle en gardait ce premier souvenir des poumons qui résistent, et ce mauvais goût tout dans la bouche. Et d'autres mémoires, beaucoup plus tendres, beaucoup plus sucrées. Et d'autres encore, plus diverses, plus variées, plus éparpillés...

Maintenant elle garderait le souvenir d'Oona, malheureuse et nerveuse crimson qui l'avait rattrapée, qui fumait une cigarette tandis qu'elle la pointait toujours du bout de son arme. Et Immy ne pouvait pas encore comprendre à quel point ce souvenir la hanterait à l'avenir. Oona quant à elle devait remarquer la fascination de la blondinette, muette, insensible aux remarques meurtrières. Au moins un temps, avant de ne se détacher des lèvres de la jeune femme, qu'elle avait sans doute fixées un peu trop longtemps. Mais surtout trop longtemps hors personnage. Est-ce que son apparence venait de lui échapper ?

"Mais tu t’es pointé et tu as massacré mon amusement, comment tu as fait pour survivre dans ce putain de monde si tu chiales au moindre problème ? Désolée de te l’annoncer mon ange, mais le marathon est annulé cette année, marcher au milieu de la nuit est donc simplement stupide !" Elle rit ensuite, d'un rire légèrement cruel. C'était sans doute son petit plaisir, de s'attaquer aux poids plumes. Peut-être même aux grosses brutes. En fait, en mettant les choses en perspective, Oona lui faisait assez penser à une jackal. Carnassière et j'm'en-fou-tiste.

Ses sourcils se froncèrent. Elle pencha la tête sur le côté, les poings légèrement serrés. L'agacement faisait surface, mais il collait (par bonheur) assez bien avec l'air tristounet et fatigué qui s'imprimait sur son visage de grand bébé. "Donc Immy, tu fais quoi dans la vie ?" lui demanda-t-elle. "Je chiale pas tout le temps déjà ! fit l'intéressée, comme une môme vexée par le commentaire d'une amie un peu trop méchante, alors qu'elle croisait les bras sur sa maigre poitrine. Elle se sentait soulagée de ne plus être directement visée, mais Immy ne pouvait pas encore totalement se détendre. Elle décida de reprendre le personnage qu'elle avait à peine délaissé, et comme à son habitude, servit le plus beau des mensonges qui lui passèrent par la tête.

"Je fais ce que je peux, pour survivre," répondit-elle à la question, relevant doucement le menton pour mieux exposer son visage. "J'étais avec ma grande sœur mais on a dû se séparer. Je la cherchais. Maintenant il fait nuit et je dois me mettre à l'abri. C'est tout," expliqua la gamine d'une voix posée - et elle ne mentait que si l'on remettait tout ça dans le contexte temporel. Car elle avait cherché Meryl... Juste pas ce soir-là. L'ombre de ses sanglots planait toujours au dessus de son discours, mais elle se dissipait petit à petit, comme les derniers nuages noirs dégageaient tout à fait le ciel et laissaient place aux étoiles retardataires.

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MessageSujet: Re: breezeblocks (oomy)   Sam 1 Oct - 3:37

Le petit ange possédait des crocs, c'était étonnant vu ce qu'elle m'avait montré d'elle, mais en un sens assez plaisant, un peu moins de geignarde et un peu plus de combattante. Bien sûre ce n'était qu'une sorte de caprice de gamine, mais c'était déjà un début, moi qui pensais l'avoir déjà cassé, peut-être était-elle plus résistante que ce que son comportement ne le montrait. Bientôt le reste de l'histoire de la petite blonde venait à moi et elle me rappelait malheureusement quelque chose, j'essayais de ne pas le laisser paraître, mais ces quelques mots me mettaient inconfortable. Elle aussi cherchait sa Wendy, elle aussi l'avait perdu, elle était morte, il n'y avait pas d'autres explications, tout autre raisonnement ne serait pas logique, pas acceptable. Wendy était morte, sa sœur était morte, nos familles étaient mortes, tout le monde dans ce foutu monde était mort !

Elle avait besoin d’un abri, elle avait besoin d’aide, elle était seule, je ne voulais pas penser à cela, je ne voulais plus entendre ces non-sens, tout était mieux désormais. Wendy était heureuse dans son paradis, avec les anges comme elle, elle m’avait pardonné de ne pas avoir pu la protéger, de ne pas l’avoir trouvé. J’étais silencieuse, trop silencieuse, je ne fumais plus, laissant sans faire exprès ma cigarette tomber sur le sol, j’étais trop occupée à essayer de comprendre, je ne comprenais pas. C’était une belle nuit, je ne devais pas être ainsi, alors pourquoi mon cœur battait-il si fort ? Pourquoi sentais-je le sang bouillir à l’intérieur de mes veines ? Mes pensées n’étaient plus qu’un chaos inintelligibles, j’avais pensé à ma sœur ces temps-ci, elle était mon fardeau, j’étais heureuse qu’elle ne soit plus là et je ne pourrais jamais me pardonner pour mon soulagement.

-Non…

Le mot était sorti de lui-même, il était détaché de la conversation, il faisait tâche, il n'était pas juste, j'étais perdue, je regardais les mèches blondes, elles étaient magnifiques. Elle était jolie, un petit sourire se formait sur mon visage troublé alors que je voyais cette petite bouille, elle était en vie, pleine d'énergie, de passion. L'espoir l'habitait, elle possédait encore la capacité de pleurer, quelque chose l'animait, je ne savais qu'une seule chose, seule la rage m'animait, ce désir de voir la vie s'éteindre car je le pouvais. Car à chaque frisson de leurs corps, chaque craquement, larmes et cris, à chaque fois que je voyais ce liquide rouge couler de leur expression à jamais figer, je me sentais en vie.

-Elle t’a laissé.

C’était direct, abrupte, il n’y avait pas la place au doute, je m’avançais vers ma compagne, sortant mon couteau de son étui, m’approchant plus près d’elle.

-Elle t’a abandonné ou elle est morte, comme ils le sont toujours, mordu par un puant, plomber par un des nôtres, éventrer par un chacal, peut-être même par un couteau comme celui-là.

J’étais toute proche d’elle, elle pouvait essayer d’attraper une de mes armes, de se battre, mais cela ne m’importait pas, si quelqu’un devait mourir ce soir, cela allait arriver, je n’avais pas peur. Je m’approchais un peu plus, plongeant mon regard dans le sien, mon souffle contre sa peau, elle était sale, mais sa peau était douce, je pouvais le voir. Le sourire se formait à nouveau sur mon visage, ce visage, je pouvais la blesser, je me sentirais mieux après cela, au moins pour quelques minutes, il me suffisait de faire danser ma lame.

-Tu es seule, pleure, crie, frappe, déchire, tue, cela ne changera pas et c’est mieux comme ça.
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MessageSujet: Re: breezeblocks (oomy)   Lun 3 Oct - 0:21

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She may contain the urge to run away But hold her down with soggy clothes and breezeblocks. Cetirizine your fever's gripped me again. Never kisses—all you ever send are full stops, la, la, la. Muscle to muscle and toe to toe, The fear has gripped me but here I go. My heart sinks as I jump up. Your hand grips hand as my eyes shut. She bruises, coughs, she splutters pistol shots. Hold her down with soggy clothes and breezeblocks. Germolene, disinfect the scene but please don't go. I love you so, (I love you so, I love you so).
Non. Non était un mot qui sonnait mal dans la bouche d'Oona. Echappé du bord de ses lèvres, la jeune blonde avait eu tout le loisir de regarder ces trois lettres dégringoler, s'écraser, se ramasser la gueule aux côtés de la cigarette délaissée par la brunette. Immy n'osa même pas baisser les yeux dessus, de peur de perdre le fragile contact qu'elle avait avec la cavalière. Elle venait de toucher une corde sensible, toute virtuose des rapports humains qu'elle était, et se devait de comprendre exactement ce sur quoi elle avait mis le doigt. Mais la tâche ne s'avérait pas si facile, et l'esprit d'Immy était déjà un peu trop sur ses gardes pour se permettre quelques escapades dans le champ des possibles. Elle garda les yeux grands ouverts, refusant de s'effacer face à ce regard si lointain.

Oona était jolie. Non, Oona était belle. Dans une certaine mesure, comme le sont tous les humains sans doute, dût se rappeler Immy qui préférait ramener le fil de ses pensées à une stricte rationalité que de former un jugement purement subjectif à ce sujet. Il était plus judicieux de parler avec sa tête qu'avec son cœur, ou tout autre organe susceptible de faire l'affaire. Mais il fallait reconnaître que ce visage qui se voulait mauvais, à tordre des sourires sarcastiques et des manières narquoises, lorsqu'il était saccagé par une sorte d'interrogation insoluble, avait quelque chose de très touchant. Immy, sans se féliciter d'avoir causé ce trouble à la crimson, pencha légèrement la tête et laissa ses lèvres s'entrouvrir dans une attitude pensive. Comme l'on pourrait se retrouver devant un tableau dans un musée, en pleine réflexion, en pleine admiration aussi. Se dire : oh, c'est comme ça. Ses cils, ses cernes, ses joues. Le grain de sa peau, le noir de ses cheveux. L'odeur très nette de cigarette flottant toujours dans l'air. Si le monde n'était pas parti en vrille, et que les musées n'avaient pas brûlé, peut-être que cet instant aurait su se retrouver sur une bande, à passer en boucle dans une grande salle blanche.

Jusqu'à ce que ça ne dérape. "Elle t’a laissé." La jeune jackal, qui pourtant s'était promise de ne pas se perdre dans des observations du genre, se fit tristement surprendre. Son cœur rata un battement alors qu'elle se retrouvait toute proche de la jeune femme. "Elle t’a abandonné ou elle est morte, comme ils le sont toujours, mordu par un puant, plomber par un des nôtres, éventrer par un chacal, peut-être même par un couteau comme celui-là." Ses paroles ne prenaient pas de sens dans l'oreille de celle qui les recevait. Non seulement Meryl ne pouvait pas être morte, parce que Meryl était bien au dessus de ces choses, mais aussi la question ne se posait même pas aux yeux d'Immy. Elle ne voyait même pas où Oona voulait en venir. Complètement sortie du personnage de la pauvre petite fille, car décidément tenir son rôle devant cette adversaire s'avérait particulièrement périlleux, Immy ne put s'empêcher d'arquer l'un de ses sourcils blonds. Elle s'apprêtait d'ailleurs à répondre quand un sourire trahit la bouche de cet être qui ne voulait visiblement pas tomber dans le piège qu'on lui tendait.

"Tu es seule, pleure, crie, frappe, déchire, tue, cela ne changera pas et c’est mieux comme ça."

Seulement à présent la chacal se rendait compte de la terrible dangerosité de la situation. Parce que le souffle d'Oona léchait sa peau. Que la lame miroitait presque devant ses yeux. Que la tension était palpable, et que ce sourire, si prêt, semblait immuable, comme taillé dans la pierre. Elle se demandait s'il était au moins aussi doux que le marbre, et l'imita bien assez tôt pour comprendre qu'il n'avait rien de forcé. Elle se rendait compte de la dangerosité de la situation, mais rien au monde n'aurait pu faire en sorte qu'elle prenne ses précautions. Le moment lui tordait le ventre tant il était excitant. Semblable en sensations aux instants où l'un de ses camarades décidait de mettre à mort un autre, et où tous se retrouvaient pour chanter en saccades le nom du futur vainqueur. Sensations exquises, coupables, excellentes, délictueuses. Rush. Adrénaline. Frissons. Elle était au mall comme elle était devant Oona, dénudée de tout personnage. Raw. A vif.

Relevant les yeux vers ceux d'Oona, la jeune blonde lui offrit un regard plein d’espièglerie. Elle ne voulait pas lui retirer son jouet des mains, de peur de la brusquer, ni vraiment inverser ce rapport de force qui la faisait chaotiquement se sentir vivante. Plutôt Immy laissa ses doigts se tendre et s'emmêler dans le t-shirt aux mailles fatiguées de la brune, frôlant de ses empreintes sales et malgré le filtre de tissu la peau chaude, la prison charnelle de cette âme dérangée qui avait piqué sa curiosité. Ses paupières se firent lourdes alors qu'elle se grandissait juste assez pour effleurer l'oreille de cette brune impétueuse. "Tu ne me connais pas encore Oona, je ne t'en veux pas." Mais c'était vraiment d'âme à âme que la jeune blonde envisageait ce dialogue. "Mais ne me menace pas avec un couteau, c'est très ordinaire, surtout pour quelqu'un comme toi," lâcha Immy dans un élan d'impulsivité, et peut-être sans mesurer la gravité de ses propos - ni de ses gestes, car elle plongea pour déposer avidement ses lèvres sur cette joue qu'on lui offrait. "Je ne marcherai plus sur tes pétunias, promis," fit-elle avec beaucoup de tendresse, rouvrant ses grands yeux bleus alors qu'elle revenait à sa place, la gorge contre cette lame qui caressait sa carotide.

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MessageSujet: Re: breezeblocks (oomy)   Lun 3 Oct - 2:08

A partir de là, certains propos peuvent être jugés choquants pour le lecteur non-averti.



J’étais seule, toute seule dans cette terre, aussi morte qu’elle, vide, un pantin de chaire animer sans but, je voyais la vie irradiant d’elle, de son corps. Elle voyait le danger, la menace qui pouvait à tout moment éteindre sa lumière, mais elle n’avait pas peur, elle me regardait droit dans les yeux, elle ne me jugeait pas. J’aurais pu l’arrêter, mais j’étais fascinée par ce regard, par l’océan de ses yeux, par la finesse de ses mouvements, par la douceur de son toucher, son toucher me faisait frissonner. Moi-même fermait les yeux en la sentant si proche de moi, me déposant quelques mots à même l’oreille, elle ne m’en voulait pas, elle me considérait spéciale, moi ? Je ne rouvris les yeux qu’en sentant cet ultime contact, cette ultime douceur, cette chaleur sur ma joue, je ne l’avais jamais ressenti comme cela, aussi fusionnelle.

Elle était étrange, presque hypnotique, elle ne se soumettait pas seulement à son sort, elle l’embrassait pleinement et y prenait plaisir, voulait-elle mourir ? Non, elle n’était pas suicidaire, elle voulait vivre, elle voulait brûler comme une étoile, étincelante, mais brûlerait-elle durant des millénaires ou seulement quelques instants telle une étoile filante ? Ma lame était sous sa gorge, je la pressais au plus près de sa peau, ne la tranchant pas, me contentant de plonger mon être en elle. J’avais lâché mon arme à feux, remontant lentement ma main le long du corps de ma compagne, répétant ce qu’elle m’avait procuré, parcourant son t-shirt. Je ne parlais pas, me contentant d’observer et de respirer dans un silence inexplicable, ma main était désormais sur sa joue qu’elle caressait doucement, tendrement, elle était si douce. Seul un doigt avait continué sa danse sur les lèvres d’Immy, les parcourant avec intérêt.

-Je te sens…

Son corps était chaud, il était mien par son propre choix, elle voulait cette connexion, je me sentais flattée, compris, elle m’estimait, comme si sa chaleur se propageait à mon propre corps. Ma voix n’était pas coléreuse, sarcastique ou triste, elle ne détachait plus du décor, au contraire, elle était à sa place, elle était tendre et attentionnée, il ne restait que mes mains sur son corps. Une jouait doucement avec sa blonde chevelure, l’enroulant autour de mes doigts alors que mon autre main dévalait à nouveau sa joue. Elle se positionnait lentement à la place de la lame, sur la carotide de mon petit oiseau, la caressant.

-Je te veux…

Je me mordillais légèrement la lèvre, je pouvais sentir mon rythme cardiaque monter en flèche, mon sang bouillir, l’adrénaline se propager à travers tout mon corps, je me sentais bien.  Je me sentais vivante, me souriait-elle ? Son sourire n’était plus, il ne restait plus que la suffocation, mes mains autour de son cou, le serrant de plus en plus fort, coupant progressivement son arrivée en air. Elle devait le sentir également, j’avais moi-même approchée mon visage près du sien, près de son oreille alors que je serrais toujours plus fort, y déposant à mon tour quelques mots.

-J’ai besoin de toi…

La brise nocturne contrastait avec la chaleur de nos corps, la nature elle-même semblait comprendre le but de tout cela car la lune n'avait jamais été aussi brillante. Je sentais la vie la quitter, la mienne revenir, pourtant il restait cette étincelle dans ses yeux, cet océan inépuisable, l'on dit que la suffocation peut apporter le plaisir même pour la victime. Une question d'endorphine, mais tout cela allait plus loin que l'adrénaline ou le chimique, nos âmes étaient liées, le mordillement sur ma lèvre était de plus en plus puissant, je n'avais pas remarqué qu'elle saignait. Notre étreinte semblait avoir duré des heures, des temps immémoriaux où seul elle et moi pouvions profiter de cette singulière grâce qu'était la vie, mais même moi ai arrêté avant la fin. Je ne pouvais la laisser partir, elle voulait vivre, elle en avait besoin autant que j'en avais besoin, je n'étais que l'air sur sa flamme.

Je ne l’ai pas lâché lorsqu’elle est tombée, je l’ai laissé rejoindre l’herbe des pâturages, là sous les étoiles de cette nuit tellement insolite, moi-même coucher à ses côtés. Je ne pouvais pas détourner mon regard de ses yeux, me concentrer sur autre chose que son souffle plus qu’anarchique, mes lèvres ensanglantées ne me dérangeaient pas. Je ne l’ai pas laissé se reposer bien longtemps car déjà je profitais de sa vie renaissante, mes lèvres abîmer contre les siennes, je ne réfléchissais pas, je vivais.
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MessageSujet: Re: breezeblocks (oomy)   Mar 4 Oct - 0:10

A partir de là, certains propos peuvent être jugés choquants pour le lecteur non-averti.

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She may contain the urge to run away But hold her down with soggy clothes and breezeblocks. Cetirizine your fever's gripped me again. Never kisses—all you ever send are full stops, la, la, la. Muscle to muscle and toe to toe, The fear has gripped me but here I go. My heart sinks as I jump up. Your hand grips hand as my eyes shut. She bruises, coughs, she splutters pistol shots. Hold her down with soggy clothes and breezeblocks. Germolene, disinfect the scene but please don't go. I love you so, (I love you so, I love you so).
Touché. Coulé. Mais ça n'avait aucune importance. Immy marquait des points mais elle ne les comptait plus. Elle était juste tendue vers Oona, dans l'attente d'un geste, d'une réaction. Tous ses sens servaient cette entrevue pour le moins captivante. Ses yeux la scrutaient. Elle humait son coeur. Elle cherchait son contact. Immy retenait son souffle, à la fois parce qu'elle sentait à nouveau cette lame faire pression sur sa vie, et parce que l'instant était trop puissant pour être souillé des bruits vulgaires de poumons qui s'ouvrent et se vident.

Les doigts d'Oona connaissaient sa peau. Glissaient dessus pour la première fois comme pour la millième, et la jeune blonde venait à leur rencontre, se soumettant volontiers à leur introspection. Elle effleurait les lèvres d'Immy, et Immy les pressait légèrement contre cet index curieux. Elle remontait ses hanches, et Immy se couvrait de frissons. Les bons frissons. Ceux qu'on recherche, ceux après les quels on court, ceux qu'on adule plus qu'on n'endure. Quoi que. Immy était prête pour endurer aussi, si cela avait été le prix à payer pour prolonger l'instant exquis. Il était fou de penser que de cette posture offensive était né ce personnage, Oona, si douce et si tendre. Immy ne voulait que fermer les yeux et se donner toute entière à son toucher. Il était fou de penser, également, qu'Immy avait complètement quitté ses instincts de protection, et qu'elle s'offrait si grossièrement au bon vouloir de son bourreau. Il était fou de croire que le monde pouvait s'être arrêté de tourner, quand depuis six ans il n'avait eu de cesse de courir. Fou. Fou. Fou. Quelle délicieuse folie commune les gagnait toutes deux, alors : "je te sens," on lui murmurait, et la blondinette voulait répondre moi aussi dans un sourire.

Les mains de la brune glissaient autour de sa gorge. S'y agrippaient, et finissaient par se rejoindre. "Je te veux." Les paumes brûlantes qui écrasèrent son cou arrachèrent à Immy ce sourire qui se voulait joueur. Elle prenait une dernière inspiration avant que tout ne devienne plus compliqué. Le silence qui martelait son cerveau se fit plus grand. Elle ferma les yeux dans un petite plainte ; l'air se faisait tout juste rare. Puis vinrent les picotements... Petits fourmillements de plaisir et de douleur à fois, nés de la brûlure, de cette étreinte monstrueuse qui faisait vaciller dans les yeux d'Immy la flamme de la vie. Quand elle les rouvrit, le noir avait envahit son champ de vision pour de bon. D'autres couleurs dansaient sur ses joues. A tâtons, ses mains cherchèrent les poignets de la cavalière. Elle voulait la repousser mais les forces lui manquaient. Elle caressait maladroitement ces avants-bras. Dernière attention avant le grand saut.

Au moins Oona l'avait écoutée. Au moins, même dans la mort, elle avait eu le dernier mot. Maigre consolation. Les lignes, les contours, les couleurs achevaient tout juste de s'effacer. Immy, yeux grands ouverts sur le vide, semblait goûter du bout des lèvres ce que certains appelleraient l'au-delà. Elle était curieuse de son sort. Paradis ou enfer ? Existait-il seulement une distinction ? Qu'arriverait-il à son corps, une fois à terre ? L'observerait-elle depuis les hautes sphères ? Se relèverait-elle ? Oui. Mais il était dur d'imaginer que ce corps si pur pouvait abriter le plus vil des pathogènes... "J'ai besoin de toi." C'était tout.

La plupart du temps, quand on perd connaissance, il ne se passe rien. On se réveille d'un sommeil sans rêve. On oublie que le temps a passé. On ne comprend pas pourquoi l'on est tombé. Immy revenait au présent sans comprendre qu'elle ait pu le quitter. Les seuls indices de leur entretien amoureux se présentaient comme être la douleur incendiaire autour de son cou, et les lèvres d'Oona qui s'écrasaient contre les siennes. La première chose qui fit réagir Immy fut le goût métallique qui coulait dans sa bouche, bien plus que le baiser et les circonstances qui l'avaient provoqué. Puis l'insistance de sa bouche contre la sienne. Elle y répondit avec timidité, encore égarée. Les sensations lui revenaient une à une. "Oona..." murmura la jeune blonde, impressionnée alors qu'elle quittait les lèvres de la brune qui la dominait.

Immy chercha des yeux son flingue, l'aperçut à quelques mètres. Son regard glissa ensuite sur l'arme à feu de la brune, au sol également. Et finalement... son dévolu se jeta sur le couteau allongé à ses côtés, juste à portée de main. La connexion semblait s'être brouillée. Leurs corps ne résonnaient plus. Leurs âmes ne se parlaient plus. Et même aussi frêle qu'Immy pouvait l'être, elle bascula la position pour se retrouver au dessus de la crimson. Ça n'était qu'une crimson. The lowest of the low. Immy esquissa un sourire alors qu'elle revenait à ses sens. Les premiers. La survie - et puis... D'une main maintenait l'épaule d'Oona au sol, comme on épingle un papillon dans le fond d'un cadre. Et glissait la lame sur la gorge de cette jolie brune un peu trop prétentieuse... Elle ne la tenait même pas. Oona aurait pu riposter à n'importe quel instant. Ses mains libres auraient pu la pousser, la briser, la déchirer. Mais elles ne le feraient pas, Immy s'en doutait. Parce qu'elle plongeait sur les lèvres de cette raclure de crimson plutôt que de lui trancher la gorge, partageant salive et sang dans le même temps. La fièvre gagnait déjà la petite blonde, et elle ne voulait pas y résister. "Bouge et j'te défonce," lui intima celle qui ne ressemblait plus tant à une gamine tout à coup... Le couteau glissa le long du cou de sa victime. Caressa l'une de ses clavicules. Souleva le tissu qui recouvrait tristement cette épaule...

Serrant l'arme à pleine main, la jeune femme décida de marquer sa proie de la moins délicate des façons. L'entaille n'avait vraiment rien de superficiel. Rien qu'un bandage et quelques jours, semaines de soins ne pourraient faire disparaître néanmoins.

I. I pour Immy.

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MessageSujet: Re: breezeblocks (oomy)   Mar 4 Oct - 1:54

Tout n’était que sensations, mes lèvres contre les siennes, mes caresses contre son corps, le sang ne m’empêchait pas de chercher sa douce étreinte, il avait beau me tacher, je la désirais. C’était comme une œuvre d’art, une peinture dont la beauté et le symbolisme échapperaient aux yeux du monde, seulement moi et cette femme qui semblait tant m’obséder. Le goût métallique était dans nos bouches, ce n’était pas important, même vivifiant en quelque sorte, elle me répondait, elle acceptait ma douceur, mon contact. Ses paroles avaient le pouvoir de m’emporter dans un autre plan, ce simple mot, mon nom murmuré dans sa mouche à présent souiller d’un si beau rouge, mon rouge. Je m’étais trompée, elle n’était pas une simple gamine geignarde qui ne méritait que ma colère et mon mépris, elle était quelque chose d’autre, elle était une prédatrice.

Un intense frisson parcourait mon corps alors que quelque chose d’inattendu se passait, une chose dont le monde entier n’aurait jamais cru possible, je n’étais plus en charge. J’aurais pu essayer d’empêcher cela, bouger cette frêle créature encore faible suite à son aperçu de l’autre côté, mais je voulais cela, je voulais que cette fleur s’épanouisse. Elle fleurissait, se développant de plus en plus, prenant de l’assurance, elle voulait me dominer, personne ne m’avait jamais dominé, pourtant son contrôle paraissait tellement plaisant, naturel. Elle avait quitté mes lèvres il y a déjà un moment, mais je ressentais toujours autant de bien être, je me sentais vivante, mais même la chasseresse ne pouvait pas se séparer bien longtemps de mon goût. Elle aussi était enivrante, je me perdais à nouveau dans ses yeux, elle m’écrasait aussi bien physiquement que mentalement, j’étais sa prisonnière tout comme elle avait été la mienne.

Pourtant je n'avais jamais été aussi libre, libre d'être qui je suis véritablement, de moi-même m'épanouir dans ce bien singulier jardin qu'était notre relation, j'aurais pu l'écouter me donner des ordres pendant des éternités. Je n'avais pas peur, même quand elle plaçait ma propre lame sous ma gorge, quand elle la faisait danser sur mon corps, un sourire pouvait se lire sur mon visage. Le sourire fut bien vite accompagné d'un gémissement, la douleur me traversait, elle était horrible, délicieuse, ma respiration s'emballait, c'était terminé et le sang coulait, mon corps brûlait pour elle. Ma respiration se calmait, devenait plus lourde, fatiguée, j'étais sienne et j'aimais chaque seconde de cette torture, elle pouvait me blesser, me tuer, elle resplendissait en possession du pouvoir. La douleur mêler au plaisir pouvait clairement se lire sur chacun des traits de mon corps, seul un mot sortait de ma bouche.

-Immy…

Un rire sortait de ma bouche, il avait duré un long moment, il n’était pas moqueur, pas frustrer comme auparavant, j’étais seulement heureuse d’être ici avec elle sous cette nuit étoiler.

-Tu peux la sentir, cette sensation, ce pouvoir, cette jouissance, tu sais que tu peux me faire tout ce que ton cœur désire, tu as déjà commencé.

Je tournais légèrement la tête pour admirer son œuvre, c’était magnifique, mais même cette marque ne pouvait me laisser loin de ses yeux trop longtemps.

-Avais-tu peur que je t’oublie ou bien voulais tu que le monde entier sache à quoi tu m’as rabaissé, comment tu as prise et soumise la sanglante Oona Miller, la tortionnaire, puis en a fait ta chienne.

Sanglant était bien le mot pour me qualifier, tout comme mes lèvre recouvertes par mon propre sang, c’est donc avec lenteur et une certaine sensualité que je passais ma langue, les humectant avec plaisir. Je n’avais pas pu m’empêcher de conclure l’indécent nettoyage par un clin d’œil.
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MessageSujet: Re: breezeblocks (oomy)   Mar 4 Oct - 18:27

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Fascinant. Il était fascinant de constater que même dans la douleur, Oona l'idôlatrait toujours. Comme traversée de la flèche de Cupidon... Non seulement elle couvrait cette petite allumeuse qu'était Immy d'un regard plein de tendresse, mais elle aimait la peine que cette dernière lui infligeait. Ses gémissements étaient atrocement excitants. Mais ils n'étaient rien en comparaison avec le sourire qui tordait les lèvres de la crimson, sa respiration saccadée et même les muscles qu'Immy sentait se contracter sous elle. Mais ça n'était pas encore le pire. Le pire, c'était que cette attitude incitait la plus jeune à réitérer... Sa main se plaçait déjà au dessus de son épaule, prête à charcuter sans remord le corps de sa nouvelle amante quand son prénom, ces deux syllabes qui lui avaient toujours parues ridicules s'échappèrent des lèvres d'Oona. Immy. Et elle en rit. Mais elle ne se moquait pas.  

Les yeux d'Immy s'ouvrirent un peu plus grands. Si sincère qu'il la ramenait à sa propre sincérité... Mais pas assez longtemps pour que le visage de la poupée ne se fronce et que le jeu ne prenne fin. Elle constatait juste la beauté des traits de sa prisonnière. Ce magnétisme qu'elle dégageait. Comme plus tôt, elle la trouvait touchante. Fragile. Et elle se demandait aussi si elle n'était pas la première à la voir sous ce jour... Ou plutôt sous cette nuit. L'index, innocent, de la blondinette glissa sur la joue d'Oona avec indulgence, l'épargnant d'une énième attaque.

On ne pouvait vraiment imaginer à quel point Immy aimait être là où elle était. En parfait contrôle de la situation. Imposée à une ennemie qui avait cru bon de lui tenir tête, de résister à ses charmes juvéniles. De la traiter comme elle l'avait fait. Elle payait le prix de ses erreurs. Et elle aimait ça. Elles aimaient toutes les deux ça. Tordues qu'elles étaient. Tu peux la sentir, cette sensation, ce pouvoir, cette jouissance, tu sais que tu peux me faire tout ce que ton cœur désire, tu as déjà commencé. La réplique arracha un petit sourire à la jeune femme. Bien sûr qu'elle ressentait la même chose. Non seulement elle avait pris le dessus, mais elle était armée. Tout son corps était devenu un instrument de pouvoir. Son bon vouloir, la seule variable dont il fallait se soucier. Immy hocha la tête tandis qu'elle essuyait le coin de ses lèvres du revers de sa manche, son regard glissant vers l'objet de l'attention d'Oona. La marque. Elle avait relevé les chairs de sa peau, se détachait parfaitement du pâle de l'épaule de sa porteuse. Le sang en coulait presque abondamment. Poisseux, épais liquide aux couleurs vermeilles...

Avais-tu peur que je t’oublie ou bien voulais tu que le monde entier sache à quoi tu m’as rabaissé, comment tu as prise et soumise la sanglante Oona Miller, la tortionnaire, puis en a fait ta chienne ?

L'instinct d'Immy la poussait à venir goûter à cette plaie, et sans doute à y enfoncer un ou deux doigts. Faire se tendre le corps d'Oona d'une punition qu'elle méritait amplement pour avoir sous-estimé la vraie souveraine dans cette relation impromptue. Mais ces derniers mots qu'elle lui murmurait affectueusement la firent plutôt se pencher. Ses dents raclèrent l'angle de la mâchoire de la brune, et se refermèrent pour mordre cette lèvre qu'on venait pourtant de débarrasser de ses souillures. Jusqu'à convoquer une nouvelle salve de corruption carmine. "Ma chienne, oui," répondit gravement Immy. "Mais je serais à ta place, je poserais pas trop de questions, sanglante Oona Miller. Un mot de trop et je t'achève. Un geste de trop, t'y passes, j'réfléchis même pas. T'es prévenue, crimson," lui souffla-t-elle en passant distraitement une main dans ses cheveux sombres, caressant du bout des doigts le crâne qu'elle se réservait de fracasser à tout instant. Quels secrets pouvait-il lui cacher ? Quelles histoires avait-il conservées ?

Son index glissa sous le menton de la proie, le relevant doucement. Elle voulait faire disparaître toute trace de dignité de ce visage si fier. Ne serait-ce que lorsqu'elles étaient encore ensemble. Il lui restait peu de temps. Pas assez à son goût, certes... Il fallait tout de même partir. Alors le couteau se planta dans le col de la veste de la cavalière, l’agrafant brutalement au sol. Là où était sa place, murmurait une petite voix. Immy se redressa, s'arrêtant en mouvement pour cracher sur le visage d'Oona, dans une haine qu'elle ne savait vraiment si elle était le résultat d'une révulsion ou d'une adoration.

Immy retrouva rapidement son équilibre. A la hâte, elle attrapa l'arme à feu qui jonchait le sol, celle qu'elle avait hérité du suicide de son ami, et ramassa également sa semblable. Celle qu'elle héritait d'une humiliation particulièrement ensorcelante. L'une vit son canon se faire fourrer dans la ceinture en cuir qu'elle avait autour de la taille, l'autre la jeune blonde la tenait à bout de bras... La frêle brindille ne s'était jamais sentie autant en sécurité qu'à cet instant, son regard se baladant encore sur cette Oona dominée. Elle la visa d'ailleurs brièvement, voulant juste voir le visage de cette pauvre conne à travers les yeux de la mort. Et la trouva à tomber.
 

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MessageSujet: Re: breezeblocks (oomy)   Mar 4 Oct - 20:36

Elle se tenait au-dessus de moi, fière et victorieuse, une conquérante, ses caresses, ses baisers et ses sévices, n’étant que de multiples manières d’affirmer sa supériorité. Elle m’avait, elle me dominait, je le voulais, j’exaltais, je m’emballais, exciter par une telle vision, ceci faisait réagir ma tortionnaire, elle était restée trop longtemps éloigner de mes lèvres brisées. Encore une fois je relâchais un gémissement de douleurs et de plaisir alors que je sentais ses dents jouer avec ma peau, mordant mon être, le sang coulait. Il coulait partout, sur ma bouche, sur mon épaule meurtrie par sa marque, l’apposition de son nom sur mon corps, comme une propriété, une bête, plus basse que terre. Ses paroles le confirmaient bien, j’étais sa chienne, une obéissante petite chienne qu’elle avait elle-même attrapé et dont le dressage se faisait dans la douleur, tout cela car je le voulais.

L'attraction n'est pas une chose logique, elle m'obsédait, comme un papillon de nuit devant une flamme, je ne pouvais que tourner autour de sa magnificence, tant pis si je grillais au passage. Je laissais cette fois le sang couler sur ma lèvre et mon menton, je le laissais tâcher mes vêtements et l'herbe près de moi, ma vie débordait dans la nature. Pourtant je ne m'étais jamais sentie aussi vivante, aussi vivifiée que par ce jeu malsain qui semblait tellement naturel à mes yeux, ma compagne savait comment jouer, c'était simple, mais magnifique. Je pouvais mourir à tout moment, elle me l'avait indiqué, m'ordonnant de me taire, me privant de ma parole, assumant toujours plus son rôle de maîtresse sur mon corps. Elle voulait que je me taise, soit, je me taisais, elle voulait que je sois au sol pour elle, soit, j'y étais, une récompense m'était même donnée, une douce caresse dans mes cheveux.

La douceur n'était que de courte durée car déjà sa salive se mélangeait avec moi dans une sensation bien moins agréable qu'un baiser, plus humiliante, déjà elle se mêlait avec le sang et la sueur. Je pouvais la sentir couler, mon sourire s'était progressivement effacer au profit d'une expression moins euphorique, je n'étais pourtant pas moins heureuse, seulement plus investie, ronger par une certaine curiosité. J'étais au sol, épingler par ma propre lame, la lèvre ravagé, mon épaule mutiler, le visage souillé, elle avait le pouvoir, elle pouvait mettre fin à mon simulacre d'existence en un seul petit instant. L'ironie de la situation voulait que ce soit ma propre arme qui soit pointée sur mon être, comme au début de notre conversation, la boucle était bouclée. Le silence était pesant, mais pas désagréable, c'était même en un sens paisible, j'étais curieuse, suspendue aux lèvres d'Immy, que désirait son cœur ?

Mourir n’était pas une de mes peurs, au contraire, l’excitation était présente en moi, c’était un jeu, un jeu illicite, comme l’attente entre deux épisodes de série téléviser d’avant que le monde ne meurt. Allait-elle tirer ? Allait-elle me laisser en vie pour assouvir un autre de ses besoins ? Allait-elle partir ? J’étais silencieuse, mais je pouvais très clairement sentir mon cœur battre la chamade, j’allais bientôt savoir, la douleur ou la possibilité de ne plus exister n’étaient que des détails. Si je vivais, nous pourrions continuer notre jeu, notre passion ardente et dévorante, si je mourrais, je serais sa muse, j’alimenterais sa flamme pour toujours, sa première victime, j’en étais convaincue. J’avais réveillé quelque chose à l’intérieur de cette belle et en apparence innocente jeune fille, une bête, une bête qui me consumait, une dont je ne regrettais pas la création.

Lentement je bougeais mes bras, les faisant s’éloigner de mes côtés, j’avais mal, mais ce n’était qu’une blessure de chaire, étais-je en plein délire ? Je ressemblais désormais à une véritable croix humaine, j’étais une martyre dont le monde se souviendrait pour toujours de la mort, je n’avais jamais été religieuse, mais ce moment m’excitait. J’avais possédé le pouvoir de vie ou de mort sur Immy puis lui avait donné le même pouvoir sur moi, je contrôlais nos deux vies comme Dieu. Si elle avait l’occasion de me tirer dessus, c’était car je l’avais créé, j’étais prête, mon corps n’attendait que son jugement, mon regard plongé dans celui de ma maîtresse car je le voulais.
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MessageSujet: Re: breezeblocks (oomy)   Jeu 6 Oct - 0:20

breezeblocks + oomy
She may contain the urge to run away But hold her down with soggy clothes and breezeblocks. Cetirizine your fever's gripped me again. Never kisses—all you ever send are full stops, la, la, la. Muscle to muscle and toe to toe, The fear has gripped me but here I go. My heart sinks as I jump up. Your hand grips hand as my eyes shut. She bruises, coughs, she splutters pistol shots. Hold her down with soggy clothes and breezeblocks. Germolene, disinfect the scene but please don't go. I love you so, (I love you so, I love you so).
Mais bientôt son regard tombait dans le vide, ses doigts se détendant lentement. Le brouhaha dans sa tête s'était fait moins présent, et laissait de la place pour des pensées moins chaotiques. Il était agréable de constater que même dans la fièvre, son instinct de survie était toujours prédominant. Quand elle cessa de viser la brune, elle resta sur ses gardes. Puis s'abaissa pour ramasser le paquet de cigarettes et le briquet qui étaient posés à terre. Elle gardait toujours la crimson dans le coin de son oeil, se figurant que de toutes façons si cette dernière bougeait, il faudrait qu'elle retire l'arme d'abord, lui laissant ainsi le temps de réagir et, s'il le fallait, de tirer. Elle avait assez bien calculé son coup. Ça n'était pas la première fois qu'elle se retrouvait dans un face à face, mais le combat s'était rarement montré aussi attractif. Mais comme après toutes les montées d'adrénaline, il y avait la rechute... A savoir si la chose était plus triste pour Immy qu'elle ne l'était pour Oona.

Elle passa d'abord la bandoulière de l'arme au dessus de sa tête, calant confortablement le bébé meurtrier contre sa poitrine, et s'autorisa, seulement après avoir dés-enclenché la sécurité, à glisser une clope entre ses lèvres. Elle l'alluma l'instant d'après, toujours en fixant la jeune femme qu'elle avait mise plus bas que terre. Un semblant de sourire flottait sur son visage, avant qu'elle ne se mette à rire, presque à bout de souffle, le tube de tabac et de papier coincé entre son pouce et son index, tirant une longue taffe salvatrice. "Oona Miller," répéta la blondinette avec mépris. Immy n'avait pas approché la moindre cigarette depuis des années, et n'avait jamais eu du tabac un usage régulier. Ni même récréatif, à vrai dire. Il s'était présenté à elles à quelques reprises, dans les groupes qu'elle avait fréquenté lorsque Meryl était encore avec elle. Il avait fallut être discrète. Se faufiler derrière un bâtiment pour partager une cigarette avec une amie. Tendre amie. Tendres souvenirs. "Si tu voyais ce que je vois," lâcha Immy en prenant encore le temps d'observer sa victime. Elle aussi un jour deviendrait un souvenir.

Si elle appuyait sur la gâchette, ce statut devenait immédiat. Mais Immy ne presserait pas la gâchette. Parce que ce n'était pas ce qu'elle faisait ; elle n'était pas une meurtrière. Et parce qu'Oona n'était plus susceptible de lui faire du mal. Du moins Immy le croyait-elle... Mais aussi, et surtout, parce que la blondinette ne voulait pas encore mettre fin aux souffrances de son amante. Non. Ce serait trop facile. Et trop rapide.

Elle laissa la cigarette se finir entre ses lèvres, silencieuse. Son regard quitta la brune, pour se perdre aux alentours, détaillant dans la pénombre bientôt totale les quelques éléments qui se détachaient encore du décor.  Elle n'était pas loin de la ferme des Crimsons. Mais avec la cavalière aux basques et son cheval, Immy savait qu'elle n'irait pas bien loin. Elle souffla longuement, ignorant complètement la jeune femme à quelques mètres, pour finalement faire quelques pas dans la direction opposée. Elle attrapa les rennes du cheval, caressant tendrement la joue de l'animal un instant. "Tu vois Oona," commença-t-elle en la couvrant d'un regard malicieux, sa main glissant le long du corps de l'animal. "C'est pas que je t'aime pas, mais va falloir que j'y aille. Et lui aussi... J'crois que tu vas devoir repartir à pieds chérie." Elle donna un petit coup dans les flancs du cheval pour qu'il reparte au trot dans la direction du ranch. Sans sa cavalière. Ce devait être un sacré affront, non, de retirer à un crimson la seule chose qui lui donnait l'avantage sur un chacal ? Ses deux paires de jambes de plus, sa vitesse ? Son compagnon ? Immy avait du mal à imaginer la connexion particulière que l'on pouvait développer avec son destrier. Elle, n'avait besoin de personne pour avancer. C'était mieux comme ça.

"Sur ce. Je vais garder ton gun si tu veux bien," elle soupira, "tes clopes," elle fit quelques pas, se rapprochant de la brunette avec un sourire satisfait. "Et ta dignité, apparemment." Tant pis pour ce qu'elle avait prévu de sa soirée ; Immy avait beaucoup mieux rentabilité son temps. Elle était peut-être toujours sale mais elle s'était bien amusée... Quitte à faire grandir le monstre qui sommeillait en elle. Quitte à laisser un peu plus de place au chaos qui vivait dans ses entrailles. Immy fit glisser deux doigts entre ses lèvres pâles, les léchant sommairement pour les embrasser et envoyer ce baiser jusqu'à Oona dans un souffle amusé. "Au revoir Oona Miller," lança le chacal en désertant lentement la scène du crime.

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