Fermeture définitive de Influenza ! i need you (but i won't admit it) 1614057932 Un grand merci à tous pour ces moments de partage I love you

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 i need you (but i won't admit it)

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Adam Redfield
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MessageSujet: i need you (but i won't admit it)   i need you (but i won't admit it) EmptyMar 14 Mai - 23:39

andy adam
«  i need you (but i won't admit it) »

Depuis qu’on lui a donné le feu vert pour quitter l’infirmerie et retourner chez lui, il a la désagréable impression que la fatigue ne lui décolle pas de la peau. Les jambes lourdes, et un mal incroyable à s’endormir qui le laisse, au petit matin, sans la sensation d’avoir eu droit à un véritable repos. L’humeur exécrable aussi, de ne pas parvenir à récupérer aussi bien qu’il le souhaiterait, et puis contre lui parce qu’il sait qu’il ne peut pas imputer cet état déplorable à quelqu’un d’autre que lui, et lui seul. Qu’il l’a bien cherché et, donc, qu’il l’a bien mérité.
Cela ne rend toutefois pas la pilule plus facile à avaler, ni n’améliore sa volonté à quitter cette mauvaise pente dans laquelle il s’est engagé depuis plusieurs mois déjà. Là-dessus, faillir crever ne lui a pas spécialement ouvert les yeux ou alors, à peine. Tout juste assez pour qu’il veuille bien admettre qu’il ne va pas bien (en soit, c’est déjà une grosse avancée), qu’il a un problème – et que les rares personnes qui ont essayé de l’aider n’avaient pas à écoper de ce comportement qu’il leur a offert en retour.
Le manque creuse sous sa peau des sillons douloureux qu’il s’efforce au mieux d’ignorer, la sensation pénible que son corps ne lui appartient plus vraiment : il s’en sent détaché d’une curieuse manière, comme si son enveloppe charnelle n’était que là pour lui servir de prison et rien de plus. De toute évidence, on dirait bien qu’il va devoir apprendre à faire la paix avec lui-même et le plus tôt sera certainement le mieux. Après tout, il est hors de question qu’il continue à se la couler douce sous le prétexte fumeux qu’il ne se sent pas encore bien remis dans ses basques : comme n’importe quel autre citoyen d’Olympia, il se doit d’apporter sa pierre à l’édifice s’il veut continuer à mériter sa place ici. Et maintenant plus que jamais, il a tout intérêt à faire profil bas parce qu’il n’est pas entièrement convaincu qu’on lui laisse une nouvelle chance s’il se pique de l’idée de merder, encore. Les faux pas peuvent être tolérés, voire excusés, à condition qu’ils se cantonnent au rang de l’exception…

A cette époque de l’année, les soirées commencent déjà à se faire chaudes et le soleil qui disparait paresseusement à l’horizon est déjà un soulagement en termes de température. D’une main, Adam soulève le heurtoir de la porte d’entrée tandis qu’il s’efforce au mieux de gommer les traces de la fatigue omniprésente sur ses traits – le résultat est peu convaincant, mais ne peut de toute manière pas être pire que la réalité. Reste plus qu’à espérer que c’est Andy qui va lui ouvrir la porte, parce que ses envies de se coltiner un smalltalk avec n’importe qui sont au plus bas ces derniers temps…
Comme en réponse à sa prière, le gamin ne tarde pas à s’encadrer dans l’ouverture de l’entrée – enfin, gamin, plus trop à vrai dire maintenant mais c’est quand même comme ça qu’il continue à le voir, vieille habitude qu’il n’est à priori pas prêt à quitter de sitôt. « Salut. » Un sourire un peu fade se fige sur ses lèvres, tandis que de la main gauche il lève son trophée de chasse aka deux bouteilles d’une bière artisanale made in quarry qu’il a troquées il y a de ça quelques jours et qui feront office (il n’en doute pas) de ticket d’entrée pour la baraque sur le seuil de laquelle il se tient depuis tout à l’heure.
Ou alors une volonté implicite de demander pardon ? Il sait qu’il n’a pas spécialement été réceptif, quand Andy est venu le voir à l’infirmerie, il sait que la ligne de conduite qu’il s’est choisie depuis quelques mois n’a pas vraiment été honnête, ni très droite, vis-à-vis de celui qu’il a bien trop souvent considéré d’un œil paternel. Et puis il sait aussi qu’il devrait peut-être s’excuser, mais il n’est pas encore bien prêt à l’admettre et encore moins à le faire verbalement. « T’es seul ce soir ? » Il présume que oui, l’autre ne se serait probablement pas dérangé pour venir lui ouvrir si tel n’avait pas été le cas.

Adam se glisse dans l’embrasure de la porte, ombre émaciée et considérablement amaigrie, pour se diriger d’un pas d’habitué vers les escaliers qui mènent au sous-sol de la demeure, et aux quartiers personnels d'Andy. Au passage, il glisse dans les mains de son hôte la bouteille fraîche qui lui est destinée avant de trouver appui sur l’arrière du dossier du canapé, prenant ses aises l’air d’être chez lui. « Je reprends demain. » Demain, il remet ses habits de citoyen modèle, à gagner sa croûte et sa place comme tous les autres. Et Dieu sait qu’il n’en a pas envie, que son corps n’est qu’une masse douloureuse qui se vautre dans le manque du sacro-saint Elixir empoisonné qu’il lui a fait couler dans les veines trop longtemps durant. Putain, comment est-il seulement supposé être efficace en étant aux commandes d’un débris pareil ? « Tu viens avec moi ? » Il lui tire un drôle de rictus – il sait pertinemment qu’Andy est toujours le premier à râler quand il s’agit d’activités physiques autres qu’une partie de jambes en l’air –, tout en se complaisant à prétendre que rien ici ne sort de l’ordinaire, que la conversation est banale et que ses mots en apparence légers ne sont pas du tout là pour en cacher d'autres, bien plus lourds. Comme s’il n’y avait pas la moindre gène entre eux, comme si lui-même n’était pas aux portes de la conscience la dernière fois qu’ils s’étaient vu, blanc comme la mort et vidé de ses forces, cloué à son lit d’infirmerie par un simple drap de coton léger.  
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Andy Hepburn
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MessageSujet: Re: i need you (but i won't admit it)   i need you (but i won't admit it) EmptyMer 29 Mai - 13:38

andy adam
«  i need you (but i won't admit it) »

T’enfermer dans ton sous-sol, c’est sans doute ce que tu fais de mieux, avec ta culture de weed. T’as toujours cette impression qui ne te quitte pas, celle de te dire que tu n’es qu’un boulet, que tu n’es pas utile à la ta communauté. T’as beau t’être fait ta place en tant que cultivateur, t’as toujours l’impression de les tirer en arrière, de ne pas être une bonne addition pour Olympia. Pourtant, t’es là depuis le début. Tu devrais avoir pris ta place, l’avoir fait sans que personne ne discute. Mais tu as préféré te laisser submerger, te laisser douter et t’éloigner. Parce que t’es pas fait pour cette vie, parce que t’es pas courageux comme eux, parce que t’es incapable de défendre les tiens. Ya beau y avoir Avery, ya beau y avoir Adam, ya beau y avoir Kyle maintenant, le sentiment d’être inutile ne s’en va pas malgré le temps, malgré les paroles, malgré les encouragements. Andréa a réussi à te percer, pourtant. À peine une première rencontre et elle lisait en toi malgré vos cerveaux embrumés par la fumette. Elle t’avait motivé à te sortir de ton trou, à prendre ta vie en main. Tu ne savais juste pas par quoi commencer et, pour mieux fuir ta responsabilité dans ta propre inutilité, tu préfères aller te planquer dans ton garage.

Avery, tu la vois bien s’éloigner. Tu la comprends, pourtant. Elle veut devenir sa propre personne, bien loin de toi. Si t’excellais dans le monde d’avant, elle excelle dans le présent. Sa personnalité, ses putains de skills au combat prennent tout leur sens à présent et tu restes sur la touche. Kyle… Kyle le super héro, ce mec qui se mettra en danger pour sauver son prochain - aussi altruiste qu’il est terriblement sexy. Et puis Adam. Adam qui sombre. Adam dont tu suis la chute depuis le début sans trop savoir quoi faire. Tu t’étais accroché à lui comme à une putain de bouée quand t’avais compris que tes parents ne reviendraient pas. Tu t’étais attaché à ce mec, à cet ami de ton père qui avait presque pris sa place au fur et à mesure du temps. Comme un nouveau paternel, comme une nouvelle figure d’autorité et de sagesse. T’avais dû assister à sa descente aux enfers, comme tu l’appelles, bien loin de savoir quoi faire, perdant pied au fur et à mesure. Parce que tu ne sais pas être la figure rassurante, celle qui aide, celle qui protège. Il paraît que t’es un bon confident, une oreille attentive mais… Adam n’est pas du genre à vider son coeur, encore moins à toi. Alors tu te laisses porter par le courant, au jour le jour. Tu lui offres l’aide que tu peux lui offrir quand ton coeur te le dicte et t’espère que ça sera assez.

Ya du bruit à la porte. Ça veut dire que parmi tes quatre acolytes, l’un est à ta porte. Tu ne cherches pas à deviner de qui il s’agit. Tu te contentes de poser ta guitare, de glisser ton médiator entre les cordes et de grimper les escaliers qui mènent au premier afin d’aller ouvrir. « Salut. » C’est Adam que tu vois, sourire fade sur ses lèvres, bouteilles à la main en signe de paix. Et t’aurais voulu bouder, t’aurais voulu être un putain de gosse rien qu’une fois en laissant ta fierté prendre le dessus. T’aurais voulu pouvoir lui fermer la porte au nez. Sauf que t’es pas rancunier sur ce point - encore moins quand quelqu’un est aussi important qu’il l’est pour toi. « Des bouteilles en guise de drapeau blanc. Putain tu sais comment m’parler. » que tu lâches avec un petit sourire au coin de tes lèvres, cherchant à masquer cette gêne palpable par ton humour habituel. Tu t’écartes de la porte afin de le laisser entrer. « T’es seul ce soir ? » Tu hoches la tête. « Ouais. Ave est encore je ne sais où. » Elle a beau vivre avec toi, ta meilleure amie, elle reste souvent absente. T’as peu à peu appris à ne plus t’inquiéter, à ne plus te poser de questions si elle ne rentre pas.

Tu refermes derrière lui et descend les escaliers à sa suite assez rapidement. Tu attrapes la bouteille qu’il te tend et file t’asseoir sur le canapé à ses côtés. « Je reprends demain. » Tu arques un sourcil, coup d’oeil sur son corps amaigri. T’es pas certain qu’il soit vraiment en condition pour retourner bosser. Mais t’es pas non plus certain que le lui faire remarquer sera bien accueilli. De toute manière, tu le comprends. Il veut se rendre utile, il veut avoir un truc à foutre. Tu t’identifies largement à ça. « Tu viens avec moi ? » Tu souris, pour de vrai. Tu vois bien son amusement alors qu’il te demande. Tu sais bien qu’il te connaît par coeur, qu’il sait pertinemment que t’as horreur de le suivre, même si tu finis souvent par le faire. T’as soif d’être utile, t’as soif d’autre chose que l’ennui et la solitude de ton sous-sol. « Ouais. Je viens. » Tu râleras demain de toute manière. « J’pense qu’il fera beau en plus. Ça veut dire beaux mecs transpirants et retirant leurs hauts. » Tu hausses les épaules. « C’est plutôt encourageant. » Sourire en coin, humour mordant au bout des lèvres. Faut toujours que tu joues au con.

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Adam Redfield
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MessageSujet: Re: i need you (but i won't admit it)   i need you (but i won't admit it) EmptyDim 9 Juin - 20:31

andy adam
«  i need you (but i won't admit it) »

Adam aime bien s’inviter dans le petit nid personnel d’Andy, ça lui donne toujours l’impression de revenir des années en arrière. Ici, dans ce sous-sol, il a l’impression d’être isolé du reste du monde. Avec un peu d’imagination et à condition qu’il reste suffisamment longtemps ici, il peut se visualiser sans peine la gueule des rues d’Olympia tel que le quartier se présentait avant tout ça. Il peut se voir remonter les marches menant au rez-de-chaussée pour rejoindre le père d’Andy dans son bureau, passer quelques heures enfermé là-dedans avec lui à refaire le monde autour d’une bouteille ou bien sortir avec lui et rejoindre quelques autres collègues.
Parfois, ces quelques petits morceaux banals d’un quotidien à jamais révolu lui manquent tellement que ça le plonge dans un abîme de mélancolie profond – duquel le gamin se charge généralement de le sortir de manière abrupte et sans préliminaire. Après neuf ans, on pourrait se dire qu’il serait grand temps de passer à autre chose, mais la nostalgie guette toujours à l’angle des souvenirs.

Ouais, je viens. L’olympien hausse un sourcil surpris, contemple son interlocuteur avec une incrédulité bien évidemment surjouée. « J’avais préparé tout un argumentaire pour te convaincre de te sortir de ton trou, ça m’a pris deux heures et t’acceptes comme ça ? Quelle déception. » Ou pas, vu qu’il n’a bien évidemment jamais perdu son temps à faire un truc pareil, mais n’empêche qu’il n’est quand même pas très habitué à avoir la victoire aussi facile.
Une petite voix s’en vient lui souffler à l’oreille que c’est sans doute parce que le jeune homme a pitié de lui qu’il a cette fois accepté sans avoir à mener une guerre de négociations interminables, mais il s’efforce de la balayer bien vite avant que l’idée de se transforme en question toute prête à franchir le seuil de ses lèvres.

Andy, de toute manière, se charge vite de justifier sa décision à sa manière à lui toute particulière, qui a vite fait de susciter le rire chez son compagnon. Incorrigible. Voilà au moins une constance inchangée dans son comportement. « Encourageant mon cul, qu’il commente tout en s’acharnant sur la capsule de sa bouteille. Si tu crois que je t’emmène juste pour que tu puisses passer ta journée sans rien branler à part mater les autres, tu te fourres le doigt dans l’œil jusqu’au coude. » Adam lui décoche un petit sourire entendu, avant de reprendre : « De toute façon, tu seras déçu et tu le sais. » Parce que la petite équipe des ouvriers d’Olympia n’est pas vraiment composée de beaux éphèbes n’attendant qu’un rayon de soleil pour s’huiler les pecs sous le regard ravi d’Andy ? « Désolé de briser tes espoirs. » L’étincelle de malice qu’il a au fond du regard souligne bien le ton de voix quelque peu moqueur qu’il a adopté. « Enfin de toute manière t’as déjà dit oui donc… trop tard pour te rétracter maintenant. » Et il sait très bien que toute manière là n’est pas l’intention de son compagnon qui, s’il est expert en râlages, se débrouille aussi pas trop mal une fois qu’on a réussi à le convaincre de faire sa part de boulot.
De la même manière qu’Adam, quant à lui, tire plutôt bien son épingle du jeu quand il s’agit de jouer la comédie, preuve juste ici. S’il va continuer à prétendre que cette altercation à l’infirmerie n’est jamais arrivée ? Sûrement. Et il peut continuer à tourner autour du pot encore longtemps : il a déjà Elsie pour lui mettre la tête dans l’assiette en lui expliquant qu’un truc tourne pas rond chez lui alors pourquoi se priver du plaisir de prétendre que tout va bien quand il est avec Andy ?
Sur ces entrefaites, l’opercule de sa bière finit se résout enfin à lui concéder la victoire, bien que ce ne soit que pour mieux envoyer la mousse gicler à l’air libre – accompagnée dans l’entreprise par un juron copieux de son propriétaire.

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Andy Hepburn
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MessageSujet: Re: i need you (but i won't admit it)   i need you (but i won't admit it) EmptyDim 7 Juil - 11:33

andy adam
«  i need you (but i won't admit it) »

T’as beau aimer ton antre à toi, le sous-sol dans lequel tu vis depuis des années, tu t’y sens seul bien souvent. Avery ne rentre plus y dormir aussi souvent qu’avant et tu te retrouves à devoir passer le temps dans une solitude qui commence à te peser. C’est pour cette raison surtout qu’il t’est aussi facile d’accepter la proposition d’Adam ; cette raison et celle de vouloir te rendre utile, de vouloir faire quelque chose de tes dix doigts pour avoir l’impression de ne pas être un boulet pour ta communauté. « J’avais préparé tout un argumentaire pour te convaincre de te sortir de ton trou, ça m’a pris deux heures et t’acceptes comme ça ? Quelle déception. » Tu te marres, levant les yeux au ciel pour quelques secondes. Il a pas tord, pourtant, mais tu ne peux pas t’empêcher de prendre sa petite pique au sérieux. T’es connu pour râler. T’es connu pour être ce gringalet qui est crevée après une petite demie heure de boulot. T’es pas musclé, t’es qu’une brindille - et le boulot dans lequel Adam t’entraîne n’est pas fait pour ceux qui risquent de s’envoler à cause d’un simple souffle de vent. Mais t’es de plus en plus déterminé. Elle te motive, cette détermination. Elle te pousse à croire en toi, à repousser tes limites physiques et mentales. « Je m’emmerde ici, tu sais. J’me sens grave seul la plupart du temps. J’crois que j’étais désespéré de bouger mon fion. » Tu marques une légère pause, grimaçant. « Même si… j’vais sûrement le regretter. » Tu vas pas te mentir, et tu ne vas certainement pas lui mentir à lui. Il est sans doute celui qui te connaît le plus ici, celui qui pourrait lire en toi comme dans un putain de livre ouvert si l’envie lui en prenait.

Faut que t’en rajoute, que tu blagues sur les mecs torses nus pour marquer le fait que tu flippes un peu d’avoir accepté sans réfléchir pour ensuite ne pas être à la hauteur et abandonner au premier obstacle. Se planquer derrière l’humour - ton putain de bouclier favori. « Encourageant mon cul. Si tu crois que je t’emmène juste pour que tu puisses passer ta journée sans rien branler à part mater les autres, tu te fourres le doigt dans l’œil jusqu’au coude. » Tu le sais très bien. D’ailleurs, tu hoches la tête à ses paroles. T’façon, quand tu bosses avec lui, t’as jamais le temps de matter. Par contre, te plaindre, ça tu sais faire. « De toute façon, tu seras déçu et tu le sais. » Encore une fois, tu hoches la tête. Sauf que ya une petite voix dans ton esprit qui se demande si Kyle sera là. Parce que s’il y est, tu ne seras clairement pas déçu. « Désolé de briser tes espoirs. Enfin de toute manière t’as déjà dit oui donc… trop tard pour te rétracter maintenant.  » Tu te mords la lèvre inférieure. Kyle t’as dit qu’il avait rencontré Adam. Tu te demandes si ton père de substitution ne l’aurait pas invité, lui aussi. À moins qu’il s’agisse de l’espoir que tu ressens qui se met à parler, à espérer à ta place. « T’as proposé à Kyle d’aider aussi ? » que tu demandes d’une petite voix, le regard soudainement fixé sur le sol. Tu ne crois pas avoir eu l’occasion de parler de l’ancien policier à Adam. Faut dire que tu ne pensais pas le revoir un jour, surtout à Olympia. Tu pensais qu’il avait été tué comme tous les autres ou, que s’il avait survécu, il jouait au superhéro dans son propre coin du pays. Tu n’avais pas prévu de retomber sur ton crush d’internet dans ton putain de village. Alors t’avais jamais vu l’utilité d’ouvrir ta gueule pour parler de ce mec merveilleux qui t’avait fait rêvé durant toute ton adolescence.

Tu te mets à jouer nerveusement avec tes doigts - chose que tu ne fais absolument jamais. C’est dingue l’effet que ce mec a sur toi. Néanmoins, tu finis par t’en rendre compte et tu te forces à arrêter, manquant même de t’éclaircir la gorge. Non. Calme toi. Tu vas avoir l’air suspect, andouille. Adam va vraiment finir par croire que t’as dit oui juste pour voir Kyle, après.

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MessageSujet: Re: i need you (but i won't admit it)   i need you (but i won't admit it) EmptyDim 21 Juil - 19:48

andy adam
«  i need you (but i won't admit it) »

« Tu vas carrément le regretter, ouais ! » Adam opine du chef, ricanement au bord des lèvres. Clair qu’il extirpe pas Andy de son trou si derrière c’est pour le ménager et le traiter telle une délicate princesse, mais ça il le sait déjà, le p’tit jeune. Et son acquiescement aussi prompt à accepter de venir l’aider risque bien de n’être perçu que comme une invite à le faire morfler davantage sous le cagnard cruel du soleil texan.
Peut-être même bien qu’Andy risque de maudire son compagnon sur plusieurs générations avant la fin de cette journée, s’il ne se noie pas dans l’effort et sa propre sueur.
Mais c’est le jeu, après tout. Et ça n’empêchera certainement pas l’olympien de revenir à la charge, encore et encore. I’ll make a man out of you.
(Y a encore un peu de boulot quand même…)

Adam porte la binouze à sa bouche et s’en enfile plusieurs longues gorgées rafraîchissantes avant que la nouvelle question ne lui fasse hausser un sourcil perplexe. « Kyle ? qu’il relève, l’air de ne pas trop comprendre. Pourquoi je proposerai à Kyle ? »
Puis son regard se fait un peu plus scrutateur tandis qu’il observe l’attitude d’Andy, la nervosité apparente qu’il manifeste simplement pour avoir évoqué le prénom de l’autre olympien. Deux possibilités : soit il redoute la possible présence du jeune homme – un démêlé quelconque duquel il n’aurait pas été mis au courant ? C’est pas impossible après tout – soit c’est exactement l’inverse.
Et connaissant Andy…
Sans qu’il n’en prenne réellement conscience, l’expression de son visage s’est faite un peu plus sévère, ou un peu plus sérieuse durant l’examen visuel auquel il est en train de soumettre son vis-à-vis. « C’est un bon gars, lâche-t-il enfin, mais je ne crois pas que ce genre de travail lui convienne. » Là, l’impression de sévérité s’envole soudainement tandis qu’un air amusé remonte jusque dans l’éclat de ses yeux clairs. « Et avant que tu sautes sur l’occasion pour me dire que c’est pareil pour toi, sache que c’est même pas la peine d’essayer ! Il s’est trouvé autre chose à faire, lui. » Le ton n’a rien d’accusateur : à la vérité, Adam serait ravi que son jeune compagnon se pointe un beau matin pour lui déballer que c’est plus la peine de compter sur lui à partir de maintenant, qu’il s’est dégotté quelque chose qui l’intéresse vraiment, qu’il a trouvé sa place. Il se rend bien compte qu’il place sur Andy tous les espoirs qu’il a eu pour son fils mort sans jamais réellement apprendre à connaître le goût de la vie.
Qu’il a inconsciemment fini par superposer Andy et Jason et que son désir de voir le premier réussir à se bâtir une vie qui vaille le coup au milieu de ce monde de merde est prégnant, bien réel. Bien plus tenace que sa propre envie, à Adam, de se tirer de ça.

« Mais... je pourrais peut-être lui demander de nous filer un coup de main, hasarde Adam après un temps avec une innocence et une neutralité toutes étudiées, le regard rivé sur son interlocuteur. Je trouverai bien un prétexte. » C’est pas le travail qui manque, de toute manière. Sauf que les choses ne sont pas aussi simples : il ne peut pas juste l’emprunter à son poste actuel et, si Kyle bénéficie d’un jour de repos, il estime peu probable que ce dernier accepte de le passer à s’échiner en leur compagnie.
De toute manière, la proposition a surtout été lancée dans le but d’observer la réaction de l’intéressé. Curieux, le bonhomme ? L’émoi d'Andy l’interpelle tout autant qu’il l’amuse et Adam s’intéresse suffisamment à son protégé pour se sentir piqué d’un intérêt certain à ce sujet.
Et puis s’intéresser aux problèmes des autres lui permet au moins d’écarter les siens propres, pour un temps en tout cas.

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MessageSujet: Re: i need you (but i won't admit it)   i need you (but i won't admit it) EmptySam 27 Juil - 11:00

andy adam
«  i need you (but i won't admit it) »

«  Tu vas carrément le regretter, ouais ! »  Tu le fixes, sourcils froncés, et grimace sur le visage. Faut dire qu’il commence à te faire flipper, là. Toi qui étais parfaitement motivé à l’idée de faire quelque chose de tes dix doigts, voilà que tu commences déjà à regretter ta promesse devant ses terribles prédictions. « Tu sais que tu m’aides pas, là ? » Tu avales ta salive avant de prendre une gorgée de ta boisson comme s’il s’agissait d’un moyen de te filer un peu de courage. « Tu vas me faire flipper. » T’as pas honte d’avouer quand t’as peur, toi. Et c’est un fléau pour la plupart des survivants, d’avouer ça. Parfois, t’as l’impression d’être le seul à avouer tes faiblesses, alors qu’ils portent tous un masque. Sans doute qu’ils s’écrouleraient sans, tu sais pas trop. Mais tout serait bien plus simple si tout le monde assumait aussi. Tu ne t’attends pas non plus à ce qu’il porte leur peur, leurs faiblesses avec fierté - même toi tu ne le fais pas - mais au moins d’assumer, pour permettre d’aller plus loin et de s’entraider. Putain d’idéaliste que tu es, Andy. Putain de bisounours.

La question sur Kyle sort toute seule, poussée par ton subconscient, par ton envie d’en savoir plus sur lui. T’as l’impression d’être une pré-ado ayant un crush, c’est un insupportable. « Kyle ? Pourquoi je proposerai à Kyle ? » T’as beau tout faire pour ne pas le regarder, tu sens très bien son regard sur toi, perçant, comme un laser cramant ta peau à un endroit bien précis. « C’est un bon gars mais je ne crois pas que ce genre de travail lui convienne. » C’est plus fort que toi - faut que tu te mettes à sourire comme un putain de niais en hochant positivement la tête. Il a raison Adam. C’est un bon gars, Kyle. C’est même bien plus qu’un bon gars. C’est un putain de superhéros. « S’il avait rien d’autre, ouais. » Tu souffles doucement avant de poursuivre. « Mais il doit être trop occupé à sauver la veuve et l’orphelin. » Et t’as à peine terminé ta phrase qu’Adam enchaîne, pressé. « Et avant que tu sautes sur l’occasion pour me dire que c’est pareil pour toi, sache que c’est même pas la peine d’essayer ! Il s’est trouvé autre chose à faire, lui. » Tu ne peux t’empêcher de te marrer devant la légitimité de sa remarque. L’ancien toi se serait servi de ce prétexte pour s’échapper, pour ne plus avoir à bosser - surtout maintenant que ton interlocuteur t’as bien fait flipper. Mais pas le nouveau toi, celui qui veut se rendre utile. T’as beau avoir rejoint les cultivateurs et te donner autant que tu le peux, t’as pas encore trouvé ta place ; tu n’arrives encore pas à repousser ce sentiment d’être inutile, d’être un boulet. Ce sentiment ne partira pas non plus en aidant Adam et tu le sais pertinemment : n’importe qui bosse plus vite que toi. Mais au moins, tu fais quelque chose.

« Mais... je pourrais peut-être lui demander de nous filer un coup de main. Je trouverai bien un prétexte. » Tu te tournes vers lui tellement vite que tu perds un peu le nord, que ton cerveau a du mal à suivre le mouvement brusque. Tes yeux s’écarquillent et tu ne tardes pas à répliquer. « Non. » Tu te mords la lèvre inférieure, passant une main sur ta nuque en signe de gêne terrible. T’es même persuadé que tu t’es mis à rougir de honte et ça, ça ne t’arrive jamais. T’es pas censé connaître la honte, toi - pis merde, t’es pas censé non plus avoir un crush comme ça. Qui tu deviens, bordel ? « Enfin j’veux dire… L’emmerde pas, quoi. » Tu changerais bien la conversation - à tout prix. Sauf que si tu pars sur sa propre vie amoureuse avec une certaine brune, t’es pas certain de ne pas déclencher un orage dans ton propre sous-sol. Tu ne sais jamais où ils en sont, tous les deux. Et t’as beau les vouloir ensemble d’une force monumentale, tu as aussi parfaitement conscience qu’en ce moment, tout ne doit pas être aussi simple entre eux. Alors tu ouvres la bouche pour mieux la refermer, faisant le choix sage de fermer ta gueule.

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MessageSujet: Re: i need you (but i won't admit it)   i need you (but i won't admit it) EmptyJeu 15 Aoû - 19:46

andy adam
«  i need you (but i won't admit it) »

Face à la suggestion d’Adam, la réaction d’Andy est tellement brusque qu’il n’arrive qu’à grand peine à retenir un petit rire, ses lèvres échappant tout de même à son contrôle pour se tordre en un large rictus amusé. « Non ? », qu’il relève devant le refus de son compagnon, l’air d’en attendre un peu plus que ce simple mot pour accepter de clore le débat. L’emmerde pas, quoi. Il est bien certain qu’Adam n’a jamais vu son vis-à-vis avec les joues aussi colorées qu’en ce moment même.
Et ça l’amuse, ouais, il ne va pas s’en cacher, parce que le comportement d’Andy le ramène à une forme d’insouciance qu’il a l’impression d’avoir oubliée depuis une éternité au moins. Projeté dans l’arrière-cour d’une école, où l’on a bien d’autre chose à faire que se laisser ronger l’esprit par l’idée de la mort susceptible de venir toquer au carreau à tout moment. Face au jeune homme et à son visage écarlate, l’autre olympien laisse de côté ses propres déboires et problèmes personnels pour un temps.
Et s’en sent tellement allégé, que ça lui fait un bien fou.

« Je rêve ou y a un truc que tu me dis pas, là ? » S’il a pu avoir un maigre doute quant à l’existence possible d’un problème sérieux avec Kyle, il n’en subsiste plus aucune trace désormais alors qu’il a définitivement catalogué la curiosité d’Andy à l’égard du concerné dans une case bien précise. « Oh et, si jamais tu songes à m’inventer une histoire de toutes pièces, je te conseille de regarder ta tronche dans un miroir avant. » Just saying… « Et d’en tirer les conclusions sur la crédibilité de ce que tu vas me dire après. » Adam se moque, mais il n’y a pas de mauvais fond derrière tout ça et si son ton s’est fait plus inquisiteur, ce n’est que parce que l’affection qu’il voue à son jeune compagnon le pousse à s’intéresser à toutes ces petites choses notables qui peuvent bien rythmer sa vie ici.
Et puis continuer d’orienter la conversation sur ce sujet lui change les idées pour leur conférer une légèreté fort appréciable : tant qu’il s’évertue encore et toujours à tirer les vers du nez d’Andy, il n’a pas à songer à ce que lui réserve la journée de demain. Il n’a pas à penser qu’il n’est pas prêt malgré qu’il a affirmé l’inverse, ni même qu’il n’a pas l’impression que ce corps gourd et douloureux soit toujours le sien, capable d’effectuer ce qu’on va exiger de lui demain. Il n’a pas… le petit nuage noir menaçant est soufflé encore un peu plus loin dans un coin de sa caboche tandis qu’il porte à nouveau le goulot de sa bière à ses lèvres, le regard qui ne décolle pas de son compagnon.

Soudainement, une petite pensée s'immisce : qu’est-ce qu’il a manqué d’autre au cours des derniers mois, alors qu’il était trop occupé à se bousiller pour s’intéresser réellement à ses proches ? Face à quoi d’autre a-t-il choisi – parce qu’on cause bel et bien de choix ici, étant entendu que son voyage au pays des merveilles, et sa fin abrupte dans un lit d’infirmerie, ne peuvent être imputés qu’à lui – d’être aveugle concernant Andy, ou Elsie, ou… ? « J’crois que j’ai été trop longtemps à l’ouest, hein ? » laisse-t-il tomber après un temps, concrétisant le fond de sa pensée tandis que l’expression jouasse de son visage s’évanouit doucement pour laisser percer un fond de tristesse résignée.



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MessageSujet: Re: i need you (but i won't admit it)   i need you (but i won't admit it) EmptyVen 6 Sep - 10:56

andy adam
«  i need you (but i won't admit it) »

Tu vas tellement le regretter. T’en as totalement conscience. Tu vas en chier, tu vas regretter ta décision et t’insulter mentalement tout du long. Mais tant pis. Pour l’instant, t’es motivé. Pas à donf non plus parce que t’as quand même le doute de pouvoir y arriver, mais t’as envie d’essayer. Et t’es déjà pas mal fier de ça. Il y a quelques mois encore, t’aurais tenté de te défiler comme tu pourrais. Ya du progrès, ya de la maturité dans ta face et tu te laisses aller à un peu de fierté quand même. T’as l’impression d’le mériter… un peu.

« Non ? » Putain. Au diable toi et ta franchise. Au diable toi et ton incapacité à mentir ou planquer quoique ce soit. Ce que tu penses se lit toujours dans tes yeux, sur ton visage. C’est encore pire quand c’est avec Adam parce qu’il te connaît en plus, parce que tu le sais capable de reconnaître totalement chaque réaction ou presque. Mais là… là t’abuses. N’importe qui pigerait que ya un truc. « Je rêve ou y a un truc que tu me dis pas, là ? » Du coup il enchaîne, il réclame des explications et tu grimaces. Ya un léger grognement qui t’échappe alors que tu te fiches une bonne claque mentale. Bravo Andy, vraiment. T’es d’une discrétion légendaire. Tu ferais un de ces putains d’espion, p’tit gars. « Oh et, si jamais tu songes à m’inventer une histoire de toutes pièces, je te conseille de regarder ta tronche dans un miroir avant. » Tu te marres doucement. Tu comptes pas lui mentir. Tu sais pas mentir. Pis t’as pas envie de planquer des choses à Adam. C’est juste que penser quelque chose est bien différent que l’avouer à voix haute. Et t’as encore jamais avoué à voix haute ce qu’il se passe. Pas même à toi, juste pour toi. « Je compte pas t’mentir. » que tu commences, p’tit sourire timide aux lèvres - le genre de sourire que t’as sans doute jamais… sauf quand il s’agit de Kyle. Bordel, ce mec renverse ta vie entière à chaque fois. Putain de boule de destruction dans tes sentiments. « J’crois que j’ai été trop longtemps à l’ouest, hein  » Tu secoues négativement la tête. Il a rien loupé. Tu comprends pourtant qu’il en ait l’impression. Et tu comptes bien lui faire comprendre qu’il a tord. « Nan, t’as rien loupé. Je connais Kyle d’avant. D’avant… cette putain d’apocalypse. »

Tu rentres en mode histoire, prenant une nouvelle gorgée pour te filer du courage. Tes doigts triturent la bouteille alors que tu le lances, prunelles plantées sur ce que t’as dans les mains. « On jouait ensemble en ligne. On est devenus potes comme ça. On passait pas mal de temps en vocal en jouant et pis on a fini par devenir vraiment amis, par carrément finir en cam et se raconter nos vies, s’écouter, tout ça. » Ya les souvenirs qui remontent et ça t’fait sourire comme un con. « Il a été l’premier vrai crush que j’ai eu. Le seul mec où j’me suis dis - putain mec, t’as des sentiments pour ce gars. » Tu gardes dans un coin l’histoire de l’uniforme de flic, l’histoire de tes fantasmes. T’as pas trop envie de t’étaler là dessus devant la figure paternelle qu’est ton interlocuteur pour toi. « Et il est là. Il est vivant. Il est à Olympia. Et quand je l’ai vu pour la première fois, en vrai… Je… Ya tout qu’est revenu. » Tu marques une légère pause, change ta bière de main. « J’crois bien qu’jsuis amoureux d’ce mec, Adam. » Tu l’as dit. C’est sorti. Tu t’attends limite à ce que le monde explose suite à la révélation mais ya rien qui se passe. « Bordel. J’pensais pas que ça me soulagerait autant de le dire à voix haute. » Tu lâches un rire amusé. Tu sens la pression s’enlever un peu de tes épaules pour le coup. Ouais. Ça fait du bien de l’avouer.


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MessageSujet: Re: i need you (but i won't admit it)   i need you (but i won't admit it) EmptyLun 16 Sep - 21:14

andy adam
«  i need you (but i won't admit it) »

Andy se lance dans ses explications et Adam sent l’amusement revenir le piquer alors qu’il l’observe, les yeux obstinément rivés sur la bouteille qu’il enserre de ses doigts. Et tandis que son interlocuteur détaille passé et présent, l’olympien sent une autre sorte d’émotion venir prendre ses aises quelque part dans ses tripes. Il ne saurait pas trop la définir sinon de cette manière : ça le rend heureux, de voir le gamin Hepburn comme ça. Ca le rend heureux de se dire que même avec tout ce qu’ils traversent en ce moment, même avec les morts, le virus, toutes les difficultés de la vie et leur monde chaotique à souhait, Andy est encore capable de réagir comme ça.
D’une certaine manière, c’est un signal d’espoir : tout le monde n’a pas été brisé par l’influenza ou alors, certains parviennent à s’en guérir mieux que d’autres. A conserver un brin de normalité dans leur vie. A avouer ses sentiments comme s’il s’agissait de l’événement le plus important.

« Amen to that », conclut Adam alors que son compagnon admet être soulagé d’avoir pu se confesser. Et ponctuant sa réplique, il boit une gorgée de sa bière avant d’allonger le bras, administrant une petite tape amicale sur la joue d’Andy. « Hey, je sais que cette bouteille est d’une facture remarquable mais c’est à moi que tu causes, pas à elle, si ? Si tu continues de loucher dessus et de faire comme si j’étais pas du tout assis juste à côté, j’vais finir par croire que t’assumes qu’à moitié tout ce que tu viens de me déballer là. » Ses lèvres se tirent sur une moue moqueuse, quoique plus dans un sens bienveillant que mesquin, en même temps qu’il lui glisse une œillade appuyée.  
Et l’avertissement semble toucher sa cible, à moins que la bière se trouve finalement être bien moins passionnante qu’escompté ? Allez donc savoir…

Une grimace dépitée se peint brièvement sur le visage d’Adam alors que, après avoir une énième fois porté le goulot de sa propre binouze à sa bouche, il ne peut que constater à quel point son précieux élixir se descend à grande vitesse. Peut-être que j'aurais dû en prendre plus, qu’il se fait la réflexion à part lui, sauf que ces saletés lui ont coûté suffisamment cher en troc pour que l’idée ne lui ait pas même effleuré l’esprit le jour où il les a récupérées. « J’suis content pour toi Andy, il lâche après un petit blanc. Vraiment. » Et il ne réclame pas plus de détails, parce que la vie privée et sentimentale de son protégé ne le regarde pas à ce point. Par ailleurs, il n’a pas forcément envie d’en savoir plus : qu’Andy se soit ouvert à lui de la sorte lui convient parfaitement.
Et Kyle, c’est un type sympa, il l’aime bien : le môme aurait pu choisir de jeter son dévolu sur pire, bien pire que lui…
Mais cette histoire, c’est quand même une sacrée coïncidence au final parce que d’une certaine manière, Adam a été désigné parrain pour les deux. Officiellement pour l’un, à la demande d’Olympia, et officieusement pour l’autre, dû à la seule affection et à leurs liens attachés à ce passé commun. Et se dire qu’avec ça, il a passé tout ce temps avec l’un ou l’autre sans jamais rien biter… « T’as de la chance, tu le sais ça ? il reprend doucement. Au milieu de tous ces gens qui ont perdu jusqu’à la dernière de leurs attaches d’avant l’épidémie. T’as plutôt bien tiré ton épingle du jeu. Profites-en. » Tell that to his parents. N’empêche qu’il a Avery, Kyle et puis lui aussi, pour ce que ça vaut.

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MessageSujet: Re: i need you (but i won't admit it)   i need you (but i won't admit it) EmptyDim 29 Sep - 15:56

andy adam
«  i need you (but i won't admit it) »

« Amen to that. » C’est comme ça que ton père de substitution accueille ta confession, accueille le fait que t’es soulagé d’avoir ouvert ta gueule, d’avoir dit ce que t’avais sur le coeur. Ça te fait sourire. Ça te fait pouffer un peu. « Hey, je sais que cette bouteille est d’une facture remarquable mais c’est à moi que tu causes, pas à elle, si ? Si tu continues de loucher dessus et de faire comme si j’étais pas du tout assis juste à côté, j’vais finir par croire que t’assumes qu’à moitié tout ce que tu viens de me déballer là. » Il a le don de te faire sourire, Adam. Il a le don de te rappeler que t’es pas seul, que quelqu’un s’intéresse à toi, à ce que tu as à dire. C’est pas rien, de savoir ce genre de chose dans ce monde foutu où la survie passe avant tout. Et puis c’est d’autant plus rassurant que vous vous faisiez encore à moitié la gueule quelques heures plus tôt à peine. T’aimes voir les choses retourner à la normale, ce calmer, souffler un peu de douceur dans ce monde de merde. « D’solé. » T’es pas sûr que t’assumes pour autant. Tu penses qu’il tape dans le mille là dessus. T’aimes sûr que tu n’assumes pas. T’as pas le droit de vouloir Kyle comme ça. Tu le mérites pas.

Tu reprends une gorgée de ta boisson - quitte à la fixer, autant aussi la boire. « J’suis content pour toi Andy. Vraiment. » Tu ne sais pas trop pourquoi il est content, pour le coup. Tu arques un sourcil, question au bord des lèvres. Tu penses être amoureux d’un mec qui te voit uniquement comme un ami et qui mérite tellement mieux qu’un pauvre mec qui ne sait que jurer, fuir et s’épuiser après deux minutes d’efforts. C’est un héro, Kyle. Un héro digne des comics books. Le genre de mec qui, comme Batman, défend les autres alors qu’il n’a aucun super pouvoir. « T’as de la chance, tu le sais ça ? Au milieu de tous ces gens qui ont perdu jusqu’à la dernière de leurs attaches d’avant l’épidémie. T’as plutôt bien tiré ton épingle du jeu. Profites-en. » Oh. Tu comprends mieux. Tu peux maintenant rajouter nonbriliste à ta liste de défauts qui te rendent indignes de Kyle. T’y avais même pas pensé. T’avais même pas fait gaffe à la chance que tu as. T’as Avery, t’as Adam, t’as Kyle. T’as gardé tellement de tes proches. Et tu trouves le moyen de te lamenter. « Ouais. J’pense pas que j’m’en sois rendu compte avant mais… Ouais. J’ai de la chance. » Tu te la prends dans la gueule, l’humilité, telle une véritable claque. Alors quoi si tu mérites pas Kyle ? Alors quoi si tes sentiments ne sont qu’à un sens ? Il est vivant. Il est là. C’est bien la chose la plus importantes de toutes. « J’pense même que je l’avais carrément oublié. » Ta franchise de pousser à l’avouer et la honte se lit clairement sur ton visage. « Merci Pap… Adam. Adam. » Tu te rattrapes bien vite, soudainement encore plus honteux. Bordel. Toi qui n’a jamais connu la honte, qui n’a jamais eu envie de te planquer dans un trou de souris, voilà que l’envie te prend, que le rouge te crame les joues et que tu grimaces. Bordel. Les deux pieds dans le plat. Putain c’que c’est gênant.


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MessageSujet: Re: i need you (but i won't admit it)   i need you (but i won't admit it) EmptyMer 16 Oct - 22:47

andy adam
«  i need you (but i won't admit it) »

Si Adam ne comprend pas cette expression de honte qui semble s’être brièvement peinte sur le visage d’Andy, il ne fait aucun commentaire à ce sujet et se contente simplement de noter l’observation dans un coin de sa caboche. En fait, une question mériterait sans doute d’être posée, mais l’olympien n’a pas le temps de la cogiter clairement que son jeune compagnon décide soudainement de lâcher une petite bombe entre eux deux.
Ok, wow.
Dire qu’il ne s’est pas attendu à ça serait un euphémisme du plus beau niveau. Et en fait, même avorté et immédiatement corrigé, le qualificatif lui fait l’effet d’une petite claque : pas quelque chose de désagréable, non, mais… difficile de nommer ce que ça a remué en lui comme ça, sans crier gare. Un sentiment de chaleur pure qui a remué quelque part dans ses entrailles et s’y est lové en ronronnant.

Andy, en ce qui le concerne, a l’air de quelqu’un qui préférerait être n’importe où ailleurs plutôt qu’ici. L’air de quelqu’un qui, si on lui donnait une pelle, s’empresserait aussitôt de se creuser sa propre tombe pour s’y enterrer illico presto. Et il est encore plus cramoisi que quelques minutes plus tôt, si cela est seulement possible.
Sans qu’Adam ne s’en rende compte, un large sourire s’est étalé sur son visage, creusant ses joues mangées d’une barbe de quelques jours. Et il n’y a rien de moqueur là-dedans, une fois n’est pas coutume : rien que l’expression sincère de ce genre de sentiments qui vous donnent l’envie irrépressible de les étaler à la vue de tous – ou, en l'occurrence, du concerné.
Du coup, le silence qui s’étale après ça est un peu bizarre, comme s’il ne savait pas trop bien quelle ambiance donner à la scène. L’olympien termine le fond de sa bière pour se redonner contenance puis, alors que tous deux semblent être silencieux depuis à peu près une éternité, lance d’une voix qui se veut bien plus nonchalante qu’il ne l’est en réalité. « Ça ne me dérangerait pas, tu sais ? » Il pose la bouteille désormais vide par terre et ses yeux retournent chercher ceux de son compagnon, insistant jusqu’à ce que les regards se rencontrent et s’attrapent de nouveau. Et une fois qu’il est sûr d’avoir à nouveau toute l’attention d’Andy, il continue, doucement : « Que tu m’appelles comme ça. »
Pourquoi pas, après tout ? C’est un peu étrange mais, au final, depuis combien de temps en est-il venu à considérer Andy comme une sorte de fils adoptif ? (Et depuis combien de temps quelqu’un l’a-t-il appelé “papa” pour la dernière fois ?)
Il y a certaines émotions que seuls certains mots bien précis sont capables d’éveiller en son sein. Et celui-là, celui qui a bien manqué de franchir la bouche d’Andy, en fait indubitablement partie.
« J’veux dire, il reprend, t’es comme un fils pour moi, tu le sais ? » Celui qu’il n’a jamais eu ou, plutôt, celui qu’il n’a jamais vu grandir : Adam avait bel et bien eu un fils. Mais Jason n’avait même pas un an lorsque l’épidémie s’était abattue sur leurs têtes… « Même si t’es sacrément chiant et pète-couilles quand tu t’y met, doublé d’un branleur de première dans tes bons jours. » Son expression se fait plus taquine, dénotant avec la france sincérité des quelques paroles prononcées juste avant.

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MessageSujet: Re: i need you (but i won't admit it)   i need you (but i won't admit it) EmptyLun 28 Oct - 18:44

andy adam
«  i need you (but i won't admit it) »

Ya deux choses qui te claquent en pleine face. L’une que tu viens d’appeler Adam Papa ou presque, et que c’est particulièrement gênant parce qu’il ne l’est pas, parce que tu risque de le faire se barrer en courant. L’autre parce que t’as l’impression de trahir ton père, de l’oublier, de le remplacer d’une quelconque manière. Alors t’as honte. T’as terriblement honte pour ces deux raisons. Tu ne sais pas quoi ajouter, pas quoi penser alors tu te contentes de garder le silence et de prendre ta tête entre tes mains.

T’as bu qu’une bière, pourtant.
T’as aucune excuse pour sortir des trucs pareils par accident.

« Ça ne me dérangerait pas, tu sais ? » La voix d’Adam rompt le silence et tu tournes la tête vers lui un peu trop rapidement, un peu trop brusquement. Tu ne t’attendais absolument pas à entendre ça. Toi, le p’tit mec qui sert pas à grand chose et qui semble plus être un boulet dans les pattes du plus vieux plus qu’autre chose. « Que tu m’appelles comme ça. » T’es en partie soulagé par ces mots là, léger sourire sur tes lèvres de te dire que c’est finalement pas si terrible d’avoir glissé dans tes paroles, d’avoir foutu les pieds dans le plat. Sauf que… Sauf que tu veux pas oublier, remplacer ton vrai papa. « Mais… Je peux pas. » que tu souffles. « J’veux pas le remplacer. » Ya ta voix qui se casse un peu alors tu t’arrêtes bien vite de parler pour ne pas te mettre à pleurer. Il manquerait plus que ça, tiens, que tu te mettes à chialer comme un putain de gosse dans les jupes de sa mère.

« J’veux dire, t’es comme un fils pour moi, tu le sais ? » Allez, c’est bon, c’est mort. T’avais beau essayé de te retenir, t’ouvres les vannes et les larmes coulent sur tes joues alors que tu jettes tes bras autour de lui pour l’attirer contre toi, le serrer dans tes bras. « Même si t’es sacrément chiant et pète-couilles quand tu t’y met, doublé d’un branleur de première dans tes bons jours. » Bordel, ça t’arraches un rire dans tes larmes alors que ton corps se secoue un peu contre le sien. Tu vas lui tremper son haut sans doute, avec les larmes qui s’écoulent mais tu n’y penses pas trop. T’es bien trop touché par ses paroles, bien trop surpris de l’entendre les prononcer. « T’es mon deuxième papa. » que tu finis par avouer après avoir mis quelques longues secondes à trouver les mots - et même là, ils ne sonnent pas encore totalement juste. « J’sais pas ce que je ferais sans toi. » Tu marques une légère pause. « Tu m’as tellement fait peur. » Et c’est pas un reproche. C’est la vérité qui ressort après l’incrédulité, après la colère, après les cris. C’est la vérité qui s’échappe, ce qui explique ton comportement quand tu l’as vu au bord de la mort, au bord du gouffre, alors que la peur t’avait bouffé les entrailles.

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MessageSujet: Re: i need you (but i won't admit it)   i need you (but i won't admit it) EmptySam 2 Nov - 20:02

andy adam
«  i need you (but i won't admit it) »

Bien sûr qu’il ne peut pas. Qu’il ne veut pas. Et, pour un instant, Adam se sent soudainement très con, un peu gêné à son tour. Faut dire que le père d’Andy n’est pas un parfait inconnu, loin de là même. Collègues et amis de longues années durant, un homme qu’il avait toujours apprécié et respecté…
Alors à quel moment s’est-il dit, sérieusement, qu’il pouvait occuper cette place vacante ? Qu’il serait seulement capable à la cheville du disparu, aux yeux d’Andy ? Le gamin n’aurait jamais qu’un seul père, et Adam ne peut certainement pas lui tenir rancune pour ça.
Alors l’olympien tente de se rattraper aux branches, d’adoucir le truc. Et… et merde, voilà qu’il a réussi à le faire pleurer maintenant. Ça, ça le fout encore plus mal à l’aise parce que vraiment, là, il ne sait pas du tout comment réagir. Finalement, heureusement que son hôte est là pour briser cette petite bulle de gêne et, quand il sent les bras du gosse se refermer sur lui, il ne lui oppose pas la moindre résistance. Se laisse attirer contre lui, lui passe même un bras autour des épaules.
Bien content, au fond, qu’Andy ait la tête contre sa chemise parce qu’il ne peut pas voir, comme ça, toute l’émotion que cette étreinte spontanée vient de soulever chez lui.

J’sais pas ce que je ferais sans toi.
Putain mais il ne le mérite tellement pas, ce gosse, et il a envie de lui dire quelque chose du genre “tu t’en serais sûrement encore mieux sorti” mais il sait très bien ce qu’il y a, derrière cette réplique qui lui trotte dans la tête : une bon dose d’auto-apitoiement médiocre qui n’a rien à faire ici dans l’instant présent. Alors il se la ferme.
Et voilà qu’Andy en rajoute un couche. Là, c’est carrément la vague de culpabilité qui lui écrase les entrailles. Il a essayé de se foutre en l’air, right? Sans la moindre considération pour ses proches, pour lui, pour Elsie… Il n’a pensé qu’à lui, putain de sale égoïste et voilà où ça l’a mené : très précisément nulle part, retour à la case départ mais avec une casserole de plus à se traîner, une connerie supplémentaire à regretter. L’idée d’avoir pu blesser d’autres gens que lui, ses proches. Et les quelques mots d’Andy viennent cristalliser cette culpabilité en un nœud soudain et brutal qui lui tord l’estomac. « Je suis désolé », il dit. Trois mots, trois putain de petits mots avec toute la sincérité, toute la franchise et tout le regret qu’il peut mettre dedans. Son bras se resserre avec plus de force contre les épaules du gosse et il appuie doucement le menton contre le haut de sa tête en même temps qu’il déglutit, essaye de ravaler toute l’émotion qui a menacer de s’échapper en même temps que sa voix (mais il est presque sûr que cette dernière l’a quand même bien salement trahi).
Pendant un instant, le silence et l’affection toute simple qui se dégage de cette étreinte lui suffit.
Puis le nœud semble vraiment devenir tellement serré qu’il ne peut plus le supporter. Alors, il reprend la parole : « Tu comptes vraiment utiliser ma chemise comme un mouchoir, hein ? » L’humour, pour s’alléger un peu, prétendre que ce n’est rien, qu’il n’a pas été à deux doigts de laisser pisser les larmes lui aussi. L’humour, pour reprendre un peu de distance, retrouver une mécanique qui lui est plus confortable, moins étrangère. Son bras défait l’étreinte et, avec un geste très doux, il repousse Andy. Retrouve sa zone de confort.
Mais le regard qu’il pose sur lui, en revanche, a définitivement un petit quelque chose de plus dans son expression.



| terminé

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