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 I got my eyes on you (amalia)

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Ryan Havener
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MessageSujet: I got my eyes on you (amalia)   Dim 13 Jan - 12:03


Ryan HavenerAmalia Ortiz
«I got my eyes on you»

Elle s’était envolée. Disparue. La sanction n’avait pas été étonnante. Elle avait été exclue, et elle pouvait peut-être s’estimer chanceuse que le dirigeant de la Carrière n’ait pas décidé de davantage la torturer ou lui en flanquer une. Ryan l’avait pourtant prévenue. Il savait que cela allait arriver, tôt ou tard. Il ne savait pas qui l’avait balancée, mais la résultat était ainsi : exclue, elle avait quitté la Carrière et ses environs. De ses informations, son fils était pourtant resté dans les partages, tout comme sa mère. C’était sûrement mieux ainsi, faire la route seule avec une femme âgée et un jeune enfant les mettait davantage en péril qu’autre chose. Amalia, elle savait se débrouiller seule, il n’avait pas de doutes là-dessus. Ce qui pourrait davantage lui causer de soucis, c’était davantage son… caractère. Pas franchement aimable ni très sympathique au premier abord, il la voyait mal intégrer les petits groupes détachés environnants, d’autant plus que ce genre de groupe sont encore plus méfiants que les gros clans. Au début, il s’était résolu de la laisser partir, de ne pas la chercher. Il lui avait demandé. Demandé de le choisir plutôt que ce stupide trafic. Elle avait refusé. Il avait dû la laisser partir et il devait désormais la laisser assumer son choix. Pourtant, quelque chose en lui se refusait à la laisser dans la nature, sans avoir même de nouvelles et savoir comment elle allait. Si elle était seulement vivante. Pour son fils. C’était l’excuse qu’il avait fini par se trouver. Il pourrait informer sa mère et son fils de son état. C’est pour cela qu’il avait fini par se mettre à sa recherche. Uniquement pour cela bien sûr.

Après quelques jours, peut-être une semaine, il décida de se renseigner aux alentours, naviguant dans les divers groupes souvent de passage pour quelques jours dans la région. Sans photos à l’appui, difficile de donner une description précise de celle qu’il cherche : brune, allure latino, souvent avec une casquette et une queue de cheval, regard de glace. Il essuya pas mal de refus ou de « je ne sais pas », ce qui le frustra au bout de quelques jours. A chaque fois, la possibilité qu’elle soit encore vivante s’écartait davantage et cela l’inquiétait. Et puis, à force de persistance, il avait fini par trouver un groupe qui l’avait croisé il y a quelques jours arpentant les Fulton Plains dans la direction opposée. Forcément, elle s’éloignait de la Carrière. Cependant, il avait du mal à entrer dans sa tête, savoir où elle pouvait aller. Ces plaines s’étalaient sur des kilomètres. De plus, si elle était apparemment seule, comment chassait-elle ou trouvait-elle de l’eau à cet endroit ? Il prépara un sac de survie pour plusieurs jours, annonça partir dans une longue expédition à Olympia, et partit. Doté de jumelles, il regardait à l’horizon plusieurs fois, en quête d’un groupe ou d’un élément de vie qui pourrait signifier sa présence. Ce n’est que le lendemain qu’il vit dans le ciel la fumée d’un feu lointain, signifiant forcément présence humaine. Il s’en approcha, ses pas et son allure devenant plus discrets dans les derniers mètres. Ce qui était étrange c’est qu’il n’y avait personne. Un feu était installé, sur lequel semblait mijoter un tout petit plat de viande, à côté une sorte de petit plaid. Aucun sac, aucune autre affaire. Il regarda autour de lui, ne vit personne. Un oubli ? Quelqu’un qui dût partir en vitesse ? Ryan comptait bien éclaircir la situation, quitte à peut-être tomber dans un piège, et comme il avait faim, attrapa l’assiette près du feu avant de croquer la maigre pitance qui s’était trouvée. Si c’était un piège, l’auteur ou les auteurs étaient en tout cas sacrément bien cachés.

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MessageSujet: Re: I got my eyes on you (amalia)   Lun 14 Jan - 12:26


ryan havener amalia ortiz
« i got my eyes on you. »
22 janvier 2019

Sa situation avait dégénérée jusqu'au point de non retour. Des mois à se voiler la face, à se répéter que tout allait bien, qu'elle avait toutes les cartes en main, les choses bien sous contrôle. Des mois de mensonges finalement exposés, révélés au grand jour. Et la claque rougissait encore sa joue, chauffait à blanc sa peau. Elle avait eu l'audace de se croire meilleure, l'impétuosité de s'imaginer au-dessus de tout. Alors quand la réalité avait frappé à sa porte, la chute avait presque était mortelle pour la jeune femme. Faire une croix sur son statut privilégié de chef de zone n'avait finalement pas été le plus difficile. Mettre un pied hors de la Carrière non plus. En revanche, dire au revoir à son fils avait bien failli la tuer. Le cœur brisé, des sanglots douloureux coincés au fond de la gorge, Amalia avait retenu toute sa tristesse, sa détresse et sa colère jusqu'à être à bonne distance de la Carrière. Là où elle était sûre que plus personne n'observait chacun de ses pas. Là où elle pourrait pleurer et hurler sans qu'aucun être vivant ne vienne l'emmerder. Sans compter les morts. Elle avait ignoré la sentence qui flottait au-dessus de sa tête, épée de Damoclès invisible qu'elle préférait nier. Son petit manège découvert, la sentence n'avait pas tardé à tomber. Irréfutable, impossible de faire changer d'avis le Roi. Amalia s'était donc pliée à ses exigences, pliant bagages sans faire de vagues. Elle n'avait demandé qu'une seule chose : que sa famille reste en sécurité à la Carrière. Parce qu'elle ne sait pas où elle va, ne sait pas ce que l'avenir lui réserve et qu'entraîner son petit garçon sur les routes n'est pas une option. Elle ne veut pas de cette vie pour lui. Elle ne veut pas non plus qu'il assiste à sa lente descente en enfers. Il aura assez de ça en restant derrière, assez de regards suspicieux, de murmures sur sa traîtresse de mère. Mais ce sera mieux que dehors, à se battre pour sa survie. Surtout avec les hommes de Lazare se promenant librement un peu partout. Au moins à la Carrière il aura un support, des gens qui l'aime et veillent sur lui. Pas seulement une mère trop protectrice et parfois aveugle à la réalité.

Elle avait oublié la difficulté de la vie hors d'un camp qui grouille de monde. Si elle se plaignait parfois du bruit incessant, il lui manquait aujourd'hui. Le silence pesant l'indisposait, lui faisait entendre des choses qui n'étaient pas là. Bientôt, la paranoïa s'était largement installée alors quand elle avait trouvé l'étrange duo composé de Raven et Kyle, elle était d'abord restée à l'écart, les observant, avant de se laisser apprivoiser. Jamais complètement pourtant. Elle gardait souvent le silence, refusant de répondre aux questions les plus simples. Sa vie n'appartenait qu'à elle. L'avant comme l'après. Et l'après c'était quoi ? Elle ne savait plus. Elle devait simplement rester au Texas, proche de son fils. Rester en vie aussi. Et ainsi le temps passait, jour après jour, nuit après nuit. Quelques heures de sommeil volées ici et là, quand elle n'était pas trop occupée à ressasser ses erreurs, imaginer la mort lente et douloureuse de ses ennemis. Trop occupée à penser à son petit garçon. A pleurer en silence. Pas occupée à chasser les morts, à errer sans but.

Leur petit camp de fortune n'avait jamais rameuté d'être vivant un peu trop curieux. Jusqu'à aujourd'hui. Quand la fumée s'était élevée, Amalia avait juré entre ses dents, certaine qu'ils seraient découvert. Alors elle avait rangé ses affaires, sortie son Glock pour s'éloigner, demandant à ses camarades d'être discret. Elle ne s'était pas trompé en disant avoir entendu des bruits de pas précipités. Trop rapides pour être ceux d'un rôdeur. Accroupie à l'écart, elle écoute et observe. Jusqu'à ce que ses yeux s'agrandissent, incrédules quant à ce qu'ils voient. Le culot de Ryan Havener ne connaît aucune limite. Et avant qu'elle ne puisse amorcer un mouvement, c'est Raven qui se montre, pointe son arme sur l'intrus qui se régale déjà de leur repas. Et Amalia jure en espagnol avant de se montrer, le visage fermé, les yeux noir de colère. « C'est bon. J'connais ce crétin. » qu'elle soupire en s'approchant, rangeant son Glock dans sa ceinture, une mèche de cheveux s'échappant de sa queue de cheval. Elle laisse tomber son sac au sol, croisant les bras sous sa poitrine, sans jamais lâcher Ryan des yeux, partagés entre l'envie de lui en coller une et celle de le laisser en plan là. « Vous pouvez me laisser deux minutes seule avec. » Elle sent le regard interrogateur de Raven et elle lui coule un regard, sourire en coin. « C'est généralement le temps qu'il lui faut pour m'énerver. Rajoute une minute et vous le retrouvez par terre baignant dans son sang. » Son regard retourne sur Ryan, l'ombre de son sourire désormais complètement effacé. Ne reste plus qu'une femme blessée qui n'a plus rien à perdre.


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MessageSujet: Re: I got my eyes on you (amalia)   Mer 16 Jan - 21:57


Ryan HavenerAmalia Ortiz
«I got my eyes on you»

Comme on pouvait s’y attendre, la cavalerie ne tarda pas à répliquer lorsque Ryan goûta à ce mets encore bien chaud. A peine entendit-il le bruit du cliquetis d’une arme à feu qu’il reposa le plat à son endroit en levant les mains en l’air. « C’est bon c’est bon, je suis un simple inconnu sans mauvaises intentions et je viens juste… » Il se retourna, fit face à une femme qu’il ne connaissait pas, accompagnée d’Amalia qui traîna juste derrière elle. Il ouvrit grand les yeux, pour s’assurer que cela était bien elle, mais elle n’avait pas réellement changé depuis leur dernière rencontre. Elle semblait quant à elle peu surpris de le voir, juste agacé. Ryan se força à bouder lorsqu’elle le traita de crétin, même si la déception était bien réelle. Il resta silencieux lorsqu’elle congédia les deux personnes qui l’accompagnaient, visiblement un groupe restreint. Qui étaient-ils ? Les avaient-elle rencontrés en partant de la Carrière ou avant ? Chassaient-ils leur nourriture ou étaient-ils des brigands ? L’olympien avait beaucoup de questions mais il se mordit la langue pour s’empêcher d’ouvrir la bouche. Après tout, si Amalia n’avait pas été là, l’autre femme assez sauvage l’aurait sûrement flingué sans y réfléchir à deux fois. Il avait été idiot de tomber dans un piège si évident, ou de se risquer à s’infiltrer dans un camp à découvert si cela n’avait pas été un piège. D’ailleurs, ils étaient aussi eux-même assez stupides d’avoir établi un camp ici lorsqu’il y pensait. Chose qu’il ne se priva pas de dire à la Carrière lorsqu’ils furent seuls. « Pas bien malin de faire camp ici, je me suis laissé prendre à votre piège volontairement, mais si cela n’avait pas été moi… » Il ne voulut pas finir sa phrase. La réplique ton fils aurait été orphelin trottait dans sa tête, mais avec les circonstances actuelles, mieux valait ne pas aborder le sujet. En réalité, il n’aurait pas dû commencer la conversation avec cette remarque, ça ne faisait que confirmer le fait qu’il allait l’agacer dans la minute. Il mit la main dans sa poche, tentant de reprendre ses esprits sur ce qu’il allait dire. Ou plutôt sur ce qu’il était venu dire. Mais ce n’est pas comme s’il avait prévenu la brune qu’il allait passer. Au contraire, les deux s’étaient quittés assez froidement, donc il allait devoir rapidement trouver un mensonge susceptible de justifier sa présence complètement fortuite dans les environs. « Je chassais dans les environs, j’ai entendu dire qu’il y avait une famille de sangliers qui traînait dans le coin. » La chose n’était pas totalement fausse puisqu’il avait bien entendu dire que des chiées de sangliers traînaient dans le coin bien qu’il soit difficile à chasser, et il paraissait peut-être un peu trop équipé pour chasser le sanglier, mais bon, ça devrait sûrement sembler crédible. Il continuait à regarder Amalia, essayant de voir si la vie nomade avait changé ses traits. Pour l’instant, toujours la même impression de parler à un morceau de caillou qui ne révèle rien. « C’est qui ces gens ? » demanda-t-il en inclinant la tête vers les deux personnes en retraits qui discutaient entre eux et toisaient le blond du regard. Il posa son sac à terre, s’étirant un peu les épaules fatigués par le poids du sac. Avant de rentrer dans les détails, il voulait d’abord savoir à qui l’ex-jackal avait affaire et surtout le type de personnes qu’Amalia fréquentait désormais.

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MessageSujet: Re: I got my eyes on you (amalia)   Jeu 17 Jan - 13:45


ryan havener amalia ortiz
« i got my eyes on you. »
22 janvier 2019

Bras croisés, mâchoire serrée et un regard à en faire pâlir les plus braves, Amalia n’a pas envie de discuter. Elle a plutôt envie de ramasser son sac et de partir, de s’éloigner de lui pour ne pas avoir à l’entendre avoir encore raison. Parce que si elle avait écouté Ryan, si elle avait choisi Ryan, elle ne serait pas là à l’heure qu’il est. Amalia le sait et elle sait aussi qu’il ne se gênera pas pour le lui faire remarquer. Déjà, il l’agace avec son assurance et son dédain, ses paroles nonchalantes qu’il lui balance à la figure. Comme si tout allait bien, comme si ils s’étaient quittés bons amis. Elle a envie de lui sauter à la gorge, de frapper sa poitrine, de lui en coller une. Mais elle ne bouge pas, droite comme un piquet, la gorge serrée, pas si forte que ça. Leur dernier échange a laissé un goût amer dans sa bouche. Le goût des regrets. Elle s’était surprise à y penser, à s’imaginer des et si. Il y avait un goût d’inachevé entre eux. Une conversation coupée qu’elle avait enterré dans un coin de sa tête, s’y perdant en de rares occasions. Et à chaque fois qu’elle y pensait elle en ressortait perturbée. Alors voir Ryan se comporter de manière aussi nonchalante avait le don de l’agacer, de mettre ses nerfs à vif. ”Bien sûr.” qu’elle soupire, peu encline à faire la conversation, à entrer dans son jeu, les yeux roulent dans leurs orbites, signe évident de son agacement, que le mensonge ne prend pas. Et ils se jaugent, les yeux se promenant sur le visage de l’autre. Peut-être qu’il cherche à déceler un changement chez elle ou un signe quelconque prouvant qu’elle allait bien. Elle voudrait tellement lui dire qu’il avait eu tort, qu’elle maîtrisait la situation, qu’elle avait choisi cette nouvelle vie. Mais le mensonge transpirait dans chacun de ses mots. Alors elle reste silencieuse, attendant qu’il fasse tout le travail, les premiers pas vers elle. C’est lui qui était parti la dernière fois. Lui qui lui avait tourné le dos. Pas complètement blanche non plus, Amalia ne ferait pourtant aucun effort. Elle est trop fière pour ça.

Arquant un sourcil, elle ne peut pas s’empêcher de ricaner, trouvant l’excuse plutôt amusante. Il fallait y penser. ”Désolée, on en a pas vu. Ton info est peut-être mauvaise.” Elle l’aurait su si il y avait des sangliers dans le coin. Mais encore une fois, Amalia n’était pas experte en faune et flore. Ces choses là lui échappait. ”Des paumés.” qu’elle lâche sans même regarder dans la direction de ses compagnons d’infortune. ”Qu’est-ce que ça peut bien t’faire ?” Elle laisse finalement le venin s’échapper et l’agacement transpirer dans ses paroles, dans son ton qui ne tolère aucune réplique. ”Quoi, t’es déçu que j’puisse m’en sortir sans toi ? Tu t’étais dis que t’allais me retrouver affamée, que j’allais te supplier de m’amener avec toi dans ta putain de ville ?” Et elle rit Amalia. D’un rire triste qui lui donne un air de folle. ”Jte ferais pas le plaisir de te dire que t’avais raison. T’as eu c’que tu voulais non ? Alors vas-y, jette un bon coup d’oeil.” Elle ouvre les bras, les gardant volontairement en l’air pour qu’il puisse inspecter son corps. ”C’est ça qu’tu voulais nan ? Vérifier les rumeurs et jubiler un bon coup sur ta réussite ?!” Elle lui crache ces derniers mots au visage, en colère, fatiguée aussi. La vérité sur sa disgrâce Amalia ne la connaît pas mais elle est sûre qu’il a quelque chose à voir dans toute cette histoire. ”T’es vraiment le pire des enfoirés.” Parce qu’elle lui avait fait confiance, qu’elle s’était laissée endormir par ses belles paroles et son charme. Si il était l’enfoiré, elle était la conne qui s’était laissée embobinée.

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MessageSujet: Re: I got my eyes on you (amalia)   Dim 20 Jan - 16:39


Ryan HavenerAmalia Ortiz
«I got my eyes on you»

Evidemment elle ne le croit pas. Il peut le voir dans son regard. Dans ses paroles aussi. Cette espèce de dédain qu’elle a pour sa personne, pour ses mensonges invétérés. Jamais il n’avouera qu’il était après elle. Elle l’avait rejeté. Avait préféré un trafic immatériel et éphémère à sa personne bien réelle. Après tout ce qu’il avait fait pour elle. Le goût restait amer dans sa bouche, et il ne savait même pas pourquoi il était là. Il n’aurait jamais dû venir. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle saute de joie dans ses bras, mais elle aurait pu être au moins un peu, un tantinet - même si ça semblait être beaucoup pour elle - heureuse de voir un visage familier après des jours passés dans la cambrousse en compagnie de deux gugus. Mais bon, c’est Amalia et il aurait dû savoir que les choses allaient se passer ainsi. « Dans tous les cas, vous avez de la viande à ce que je peux voir dans l’assiette, donc à défaut de trouver des sangliers, je trouverai bien de quoi ramener à Olympia. » Il étudie davantage les deux personnes derrière elle. Ils ont pas l’air d’avoir grand chose dans leur ventre, mais bon, ils ont pas l’air plus cons que d’autres, c’est déjà ça. Tout de suite, sa question suscite l’agressivité de l’ancienne Carrière. On a pas le droit de faire la conversation avec elle ou quoi ? Quelque chose lui échappait. Ils ne s’étaient certes pas quittés dans le meilleur des termes, mais Ryan ne l’avait pas non plus traité de tous les noms, et il avait peut-être eu la naïveté de penser qu’il avait été respectueux avec elle. Il lui avait proposé quelque chose, elle avait refusé. Il s’était allé sans faire plus de vagues que cela. Pourquoi cette soudaine animosité ? Comme si… comme s’il était responsable de sa misère. « Tu… tu débloques ma parole. » commença-t-il à dire, ne comprenant pas d’où venait toute cette rage. « Je t’ai dit, je suis venu chasser dans le coin. Crois-le ou non, ta personne m’importe peu depuis notre dernière rencontre. » Mensonge, mais qu’importe, son ton commence à être colérique, donc il apparaît peut-être plus convaincant. « Alors oui, peut-être que j’aurais souhaité que les choses se passent autrement pour toi, j’aurais souhaité que tu acceptes… ma proposition. Mais j’y peux absolument rien si aujourd’hui tu te trouves à chasser des écureuils et manger des graines. Tu as fait ton choix. A toi de l’assumer et n’essaie certainement pas de te défouler sur moi. » Le mot enfoiré qu'elle lui balance lui reste coincé dans la gorge. Putain, elle était censée savoir qu’il allait se pointer ou quoi ? Il était pas venu lui faire la morale, mais prendre de ses nouvelles sous couvert d’une excuse de rencontre fortuite. Il en avait marre de se faire traiter de tous les noms constamment avec elle. Cette mascarade se terminait aujourd’hui. Il lâcha son sac au sol avant de se frapper les deux mains sur le torse et avancer vers elle, à bout. « Oh bordel ! Tu vas arrêter de tout le temps me faire porter le chapeau pour tous tes emmerdes ? Je t’ai rien fait moi d’accord, depuis qu’on s’est revus, je n’ai fait qu’être honnête avec toi, te dire ce que je pense comme je le pense et me soucier de toi. Et toi, comment tu me le rends ? Avec des insultes ? Des accès de rage qui sortent de je-ne-sais-où à chaque fois putain ! Ca t’arrive juste de faire preuve de gratitude parfois ? Merde à la fin. » A la fin de son discours, il s’était tellement rapproché d’elle qu’elle s’était retrouvée coincée dans le mur, son visage penché vers elle, sa bouche ouverte vers la sienne, comme pour bien qu’elle se rentre son putain de discours une bonne fois pour toutes. Les deux compagnons de la mexicaine se rapprochèrent, craignant peut-être que Ryan l’attaque, et ce dernier recula donc aussitôt les mains en l’air de quelques mètres. « C’est bon, c’est bon… » dit-il, agacé. Voilà que maintenant elle avait ses chiens de garde. Il sortit une clope qu’il alluma, tirant quelques lattes nerveuses avant d’enchaîner. « Tu sais quoi Amalia ? Quand j’ai appris que t’avais été exclue, j’ai jamais douté que t’allais en sortir. En revanche, ce qui va finir par te perdre un jour, c’est ton attitude. Pourquoi tu fais chier comme ça en permanence ? Je suis ton ami, arrête de me traiter comme une sombre merde. » Du moins, il croyait l’être. Peut-être qu’il n’était qu’un pion dans son ancien trafic, auquel cas, il s’était fait bien avoir.


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MessageSujet: Re: I got my eyes on you (amalia)   Dim 20 Jan - 18:32


ryan havener amalia ortiz
« i got my eyes on you. »
22 janvier 2019

Rendue aveugle par sa rage et un déni de sentiments plus qu’important, Amalia trouve plus malin et plus sécuritaire de hurler sur l’Olympien. A défaut de se lamenter sur son sort, de verser encore des larmes. Elle n’est même plus sûre d’y arriver. Elle a besoin de se défouler, de laisser sa colère s’exprimer. Ryan n’est finalement peut-être qu’une excuse. Mais la jeune femme le tient pour responsable. Elle n’a jamais su l’identité des Olympiens qui l’avait balancé et dans sa tête, Ryan pouvait très bien en faire parti. Même si l’action était parti d’un bon sentiment, même si il avait cherché à la protéger. Le résultat était le même. Alors non, Amalia n’allait pas se jeter dans ses bras et reprendre là où ils s’étaient arrêtés quelques mois auparavant. Même si l’idée la hantait parfois, qu’elle se réveillait avec le souvenir vague de rêves qu’elle préfère bien vite oublier. C’est mieux comme ça. Elle n’a pas besoin de ces distractions, de ces sentiments dont elle ne veut pas. Elle n’a pas le temps. Elle a d’autres choses à gérer. D’autres problèmes. Ryan en était un à part et elle s’était imaginé pouvoir le régler en l’ignorant, refoulant le bonhomme loin dans un coin poussiéreux de sa tête. Mais comme un vieux fantôme, Ryan continue de la hanter, de jour comme de nuit. Elle laisse échapper un ricanement dédaigneux, croisant les bras plus fort contre elle, serrant les poings alors qu’il lâche la bête, enrage à son tour. Peut-être qu’elle aurait dû s’abstenir de tout commentaires. Peut-être qu’elle aurait simplement dû mettre un terme à la discussion, lui souhaiter bon vent et reprendre sa route. Ca aurait sans doute évité bien des désagréments, à commencer par cette violente dispute. Elle n’a pas franchement le temps de répliquer. A chaque fois qu’elle ouvre la bouche, qu’un mot s’arrache de ses cordes vocales, Ryan surenchérit. Et cette fois il avance vers elle, menaçant. Amalia n’a pas d’autres choix que de reculer jusqu’à buter contre un arbre. Le souffle court, le coeur battant à toute allure, elle laisse ses bras retomber sur ses côtés, la tête levée vers le visage de Ryan qui éructe. Les mots résonnent dans sa tête mais elle n’en retient pas la moitié. Elle essaie d’assimiler tout ce qu’il vient de lui dire mais le cerveau d’Amalia est embrouillé et son esprit divague. Son regarde dévie sur les lèvres de Ryan et pendant une seconde elle se rapproche, prête à y coller sa propre bouche. Juste pour qu’il la ferme enfin. Ou peut-être parce que l’adrénaline qui pulse dans ses veines prend le dessus, lui dicte finalement une conduite qu’elle réprime depuis trop longtemps. Elle ne réfléchit plus Amalia. Pas en ce moment. Mais avant qu’elle ne commette l’irréparable, ses compagnons d’infortune s’approchent, sentant la menace, et Ryan recule. Elle respire à nouveau, inspirant profondément, comme sous le choc. Son regard passe sur les deux jeunes gens et elle crispe la mâchoire. ”Je vous ai dit de nous laisser ! Tirez-vous putain !!” Et si elle l’avait pu, elle leur aurait balancé leurs affaires à la tronche. Mais les deux autres ne se font pas prier pour quitter les lieux, laissant derrière eux un sillage d’insultes. Elle n’a pas besoin d’eux de toute façon. Elle tente de calmer son corps en faisant les cent pas, essayant d’ignorer Ryan jusqu’à ce qu’il reprenne la parole, plus calme. Elle se fige, les mains sur les hanches, le regard perdu. Elle a toujours réponse à tout d’habitude mais là elle a l’air bloqué. Parce qu’il pointe une réalité qu’elle nie de toutes ses forces. Amalia n’a pas le droit d’être faible. Elle ne l’a jamais eu, pas même lorsqu’elle était gamine. C’est comme ça. ”Je sais pas faire autrement okay ?” Elle est toujours en colère et elle ne peut pas s’empêcher de crier, la voix un peu cassée par la tristesse qui menace de la submerger. ”Pourquoi tu t’entêtes alors ? Si j’suis une emmerdeuse de première, pourquoi tu reviens huh ?” Ça la dépasse complètement et Amalia est finalement fatiguée de tout ça. ”J’vais pas changer Ryan. Je vais pas me confondre en excuses, encore moins faire preuve de gratitude quand on a vendu mon cul pour je ne sais quelle raison ! J’ai pas le luxe d’être faible.” Et pourtant elle l’est. Amalia n’a jamais été aussi vulnérable qu’en cet instant.

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