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 Deus chevaler traverserent la Blanche Lande. Oiez le conte de lor encontre !

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MessageSujet: Deus chevaler traverserent la Blanche Lande. Oiez le conte de lor encontre !    Jeu 16 Aoû - 15:44



    Einar Terrence



« Deus chevaler traverserent la Blanche Lande.
Oiez le conte de lor encontre !  »

Une ombre de peur se levait avec l'apparition timide des premières étoiles, signe d'un jour déclinant pour laisser place aux terreurs sépulcrales. Les marcheurs ne dorment pas, ils ne se lassent jamais de nous prendre dans leur bras mortifères, et leur meilleur allié dans cette campagne de recrutement est le marchand de sable : ses mélopées entraînent les vivants vers la tombe, et les silhouettes affamées n'ont plus qu'à se pencher pour arracher leurs tripes.

L'écuyer avait quitté la ville en un temps fort fort lointain, et c'est le lourd bouclier à la main qu'il avait continué d'avancer ces dernières heures, suite à une altercation musclée avec les créatures du désespoir, lui ayant signifié que ce ne serait pas dans les vestiges de ce bar miteux qu'il s'enfermerait pour la nuit. Déjà à moitié couvert du sang d'autrui, il tentait à présent de ne point trop attirer leur attention, bien que la zone semblait relativement calme. C'est donc vers un de ces labyrinthes qu'il se dirigea, l'ayant aperçu au loin, en quête de quelques exploits à accomplir, mais surtout de repos bien mérité, ayant la sacoche pleine de trésors végétales et d'artefacts d'un autre temps.

En vérité, il n'y avait guère de grands exploits à accomplir dans ce « labyrinthe » que formait cette aire géante de jeux à l'intérieur d'un grand bâtiment isolé. Je n'ai jamais vraiment saisi l'intérêt de ces lieux, sinon pour faire une partie géante de cache-cache avec quelques macchabées, qui souvent sont des cadavres frais vous rappelant que d'autres survivants sont venus mourir ici, ou des puants dans un état lamentable qui n'ont jamais trouvé la sortie, et qui parfois n'ont pas eu l'occasion de finir leur croissance, gamins venus tenter de se rappeler qu'ils n'étaient encore que des enfants, qu'ils avaient le droit de jouer malgré l'épidémie ou la fin de l'humanité, et rattrapés par la réalité.

Cela devait avoir été des lieux de joie, avant, où on s'amusait à se tirer dessus pour de faux, avec de faux pistolets qui laissaient poindre cette petite lumière, à escalader pour le plaisir, à sauter vainement sur des trampolines. Où on se faisait un peu peur avec des toboggans un peu raides, tout en sachant qu'on ne risquait rien. Je n'en avais pas vu dans le Colorado, j'ai découvert ça plus tard, seul. On trouve encore leurs brochures bigarrées à l'entrée.

Tu sais, de temps en temps, ce monde que je n'ai pas véritablement connu, il me semble si vain, lorsque je vois le déploiement de tous ces équipements qui n'ont plus aucun sens aujourd'hui, et qui me semblent n'en avoir jamais eu. Pas que tout ce qui n'est pas destiné à la survie soit inutile, j'aime bien ces anciennes églises, bien que souvent à moitié pillées ou remplies de corps sans âme que Dieu ne semble pas avoir daigné sauver, ou ces aires de jeux pour enfants, ou ces musées avec lesquels Einar a nous rabattu les oreilles. Mais ces surfaces gigantesques destinées à rien, elles ont l'air glauques maintenant. Elles ne ressemblent pas à des ruines d'un ancien temps, mais plutôt à un décor de film d'horreur, où des dents de lait vont nous arracher le pied dans un bac à boules multicolores. Surtout de nuit, quand on ne voit rien comme ça, et qu'on tend l'oreille à chaque bruit...

Autant dire que j'étais absolument ravi que le seul gîte qui veuille bien m'accueillir dans cette zone désertique soit un lieu où je ne trouverais probablement pas de coin tranquille et qui soit hautement inflammable, avec ses tapis tout mou, et ses cloisons en toc. Même La Bête m'aurait accueilli mieux que ça. Au moins, il y avait de la lumière à travers ses fenêtres dont j'aurais pu profiter, même en restant à la porte. Mais peut-être trouverais-je au moins un lieu sécurisé en hauteur où attendre que le jour revienne ? Peut-être pourrais-je m'installer sur le toit et y être en sécurité ?

On voyait goutte à l'intérieur. Je pris soin de refermer derrière moi, tout doucement, avançant prudemment, prêtant oreille aux affreux bruit de gorge des macchabées. Ce qui les rend si affreux, c'est qu'ils ont beau être monstrueux, on reconnaît toujours le timbre humain. Je les imite pas si mal d'ailleurs.

Et bien c'est parti pour le un deux trois charogne. J'étais dans la merde. Après une journée de marche sous cette chaleur, je ne tenais vraiment pas à passer ma nuit à batailler. Alors, j'avançais prudemment, aussi doucement qu'eux, priant pour ne pas sentir une main agripper ma cheville, pour ne pas tomber nez à nez avec l'un d'eux, me raccrochant à mon bouclier, et soufflant le plus doucement possible.

Les écuyers n'ont pas les chocottes, n'est-ce pas ? Qu'est-ce qui pouvait mal tourner ? Le lieu ne devait point être trop rempli, et il sera plein de recoins et de cachettes. De murs d'escalade. Les marcheurs n'escaladent pas. Mais dans le noir, sans savoir ce qu'il y a au-dessus, je n'escalade pas non plus, donc nous étions à égalité...

Pourvu qu'il n'y ait pas un groupe qui se serait réfugié ici à un moment, pourvu qu'il n'y ait pas une salle pleine de puants quelque part... Plus j'y pensais, plus je commençais à regretter ma décision, me demandant s'il ne serait pas moins bête de veiller en profitant des pâles rayons de la lune et de la fraîcheur pour faire quelques kilomètres, malgré la fatigue.

L'écuyer solitaire, trop solitaire à son goût pour ces derniers jours, malgré quelques silhouettes indistinctes entre-aperçues dans la semi-obscurité – j'avais hâte de rentrer à Olympia, dès que j'aurais trouvé un point de repère pour savoir où j'étais, c'est ce que je ferais – s'engouffrait dans la grotte aux allures de dédales, espérant ne point trouver Voldemort ou la Sphinge au bout du chemin.
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