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 I need to get it right [Dario]

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MessageSujet: I need to get it right [Dario]   Dim 1 Juil - 17:58

I need to get it right
Can't I just turn back the clock ? Forgive my sins. I just wanna roll my sleeves up. And start again. I know that I messed it up. Time and time again.
L’esprit est encombré, encrassé par une multitude de pensées. A croire qu’il possède désormais un temps limité pour les noyer au fond de ses fioles et autres activités. C'était plus simple de tout étouffer quand il a dû migrer temporairement afin de soutenir l’autre camp dans sa recherche. Désormais sur place et pourtant toujours aussi éloigné de ses préoccupations. D’un côté Dario, de l’autre Roxana. Et au milieu de ce foutoir, Ryce et les conséquences latentes. Pour le cartésien, il est important d’organiser les informations, d’anticiper la suite logique de ses agissements afin d’être prêt le jour où la finalité se présenterait. Il aimerait pouvoir se faire virer en gardant un semblant de dignité. Si la mort n'est pas envisagé, pour ce qu'il en sait. A chaque fois qu’il analyse la situation, il en vient à cette fatalité, inutile pour lui de l’édulcorer. Tout réside désormais dans l’art de ne pas mêler la rouquine à l’accusation et la chute. Réussir à lui faire conserver sa place privilégiée et puis, régler quelques détails de taille comme l’état de son ancien allié ainsi que le confort, la sécurité de la belle-sœur retrouvée. Ce titre lui fait toujours grincer les dents mais comment peut-il qualifier la femme qu’il cherche à protéger autrement que par ce terme abject ? Il aura le temps d’élaborer sa plaidoirie. Surtout si son comparse n’est pas remis sur pied. Sa protégée lui a fourni des informations qu'il juge être désastreuses, qu’il a mal interprétées, mal perçues et qui ont réveillé sa profonde inquiétude. Graine plantée dans la caboche de l’anxieux qui l’oblige à transgresser, une fois de plus, son code d’honneur. Faire profil bas lui permet de s’acheter du temps et se tirer de là pour retrouver le carrière blessé revient à attirer l’attention. Voir même précipiter l’expulsion. Mais a-t-il seulement le choix ?

Avec hésitation, le mineur s’empare de quelques vêtements entassés non loin de sa couche. Le bras s’allonge jusqu’à la casquette de son voisin de chambrée, attrape le t-shirt difforme et le blouson de ce dernier. Les doigts agrippent des lunettes de soleil, s’emparent d’un rasoir ensuite. Avec regret, les lames viennent le priver de sa pilosité. Personne ici ne l’a connu autrement qu’affublé d’une barbe mal taillée, il espère seulement que ça suffira à perfectionner ce camouflage de piètre qualité. Il se rase de près comme autrefois, avant l’épidémie. Quand tout ce qui semblait compter dans son petit monde réduit, était son apparence bien soignée. Son reflet le renvoie plusieurs décennies en arrière, provoque inéluctablement un sentiment étrange dont il se débarrasse rapidement en enfilant les fringues réquisitionnées. La casquette retient les boucles, voile une partie du faciès et lui concède une dégaine qui n’est nullement la sienne. Les lorgnons teintés viennent compléter la mascarade. A la sortie de la mine, il troque quelques échantillons de ses produits avec celui qui surveille silencieusement. Arrangement qu’il a mis au point deux jours auparavant. Il ne s’est pas vraiment dans quoi il s’embarque, décide d’aviser plus tard. Pour une fois, Douglas ne s’égare pas. Et pour cause, il a emprunté tellement de fois ce chemin quand son acolyte avait le pied dans le styx et l’autre empêtré dans la boue de son patelin.

Avec un peu trop d’audace, le scientifique se présente à la porte de Dario. Habité par un soudain et rare élan de respect et de considération, le poing dispense trois petits coups avant qu’il ne s’y glisse l’air de rien, regard qui chasse l’intérieur avant qu’il ne se sépare de ses accessoires pour les déposer sur la surface plane la plus proche. Sans ajouter le moindre mot, comme si sa présence n’avait rien de particulière, il s’approche de son presque patient pour déposer ses doigts contre son poignet afin de collecter son pouls. « Comment tu te sens ? » Qu’il ajoute l’anxieux sans quitter sa montre des yeux. Rythme cardiaque stable, la paluche gagne le front, la rétine se placarde à celle de l’ancien fiévreux. « Répète-moi encore une seule fois que tu vas forcément canner. Et que ça sert à rien de s’accrocher. » Qu’il balance ironiquement en attestant l’amélioration. Un soupir de soulagement qu'il expulse sans même pouvoir l'arrêter, deux pas en arrière pour mieux le détailler et faire face à cette incrédulité. Qu’est-ce qu’elle lui a raconté, la rousse ? Il n’y comprend rien. A moins que le quadragénaire ne planque sous un masque, le mal qui continue à le ronger ?
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MessageSujet: Re: I need to get it right [Dario]   Lun 2 Juil - 22:47

Douglas Dario
« i need to get it right »

Difficile de nier la culpabilité qui lui rongeait l’esprit depuis que Ryce était passée le voir. S’il n’avait pas vraiment d’empathie vis-à-vis de ce qui était arrivé à la Mine le mois dernier (il semblait bien que sa rancœur à l'encontre de cet endroit et de sa chef, serait éternelle), cela ne l’avait pas empêché de se faire du souci à l’égard des deux personnes vivant là-bas qui occupaient, quoi qu'il en dise, une place importante à ses yeux.
Or, Ryce lui avait tout raconté. Ou suffisamment pour que d’un seul coup, l’homme se retrouve avec la désagréable impression que si des problèmes devaient arriver à ces deux-là, ce serait entièrement de sa faute. Le pire étant, dans tout ça, de savoir qu’il n’y pouvait rien. Sinon laisser la rouquine faire profil bas, arrêter au moins pour un temps de lui réclamer ce qui aurait presque (pouvait encore ?) pu lui coûter une place qu’il s’était pourtant battu pour qu’elle l’obtienne. Quant au scientifique… une partie de lui lui affirmait qu’il ne lui avait rien demandé, que son ancien acolyte avait choisi de se mouiller tout seul. L’autre, était pertinemment consciente que Dario lui devait la vie. Que sans lui, sans sa science et sans tout ce qu’il avait mis à sa disposition, il était plus que probable que le chef de zone serait six pieds sous terre depuis déjà un paquet de semaines. Et encore, façon de parler : qui donc avait encore le temps d’enterrer les morts à la carrière ?

Les coups frappés à la porte le tirèrent d’un sommeil léger mais la silhouette se faufila à l’intérieur du cabanon avant même qu’il n’ait le temps de prononcer un mot. Quelle heure était-il ? Nuit noire à l’extérieur il le savait, mais dans la petite pièce de fortune brillait sa sempiternelle lampe tempête qu’il se faisait fort de garder allumée dès que l’obscurité se faisait trop présente. Vieux relent de paranoïa, peur ancestrale de l’obscurité qui revenait au galop depuis que les monstres avaient cessé de se terrer sous le lit.
Surpris, méfiant, et surtout en pleine incompréhension, Dario garda d’abord l’immobilité malgré ses yeux grands ouverts. Sous les draps, la main s’était resserrée autour du manche d’une lame qui ne quittait que rarement son flanc – mieux valait être paré pour réagir en cas d’urgence, non ? –, mais la voix qui ne tarda pas à se faire entendre le fit relâcher sa tension d’un cran, tandis que sa stupéfaction ne s’en faisait que plus encombrante.

« Putain, Douglas, mais qu’est-ce que tu fous ? » Figé par la surprise, il n’en avait d’abord pas bougé d’un poil tandis que l’autre opérait ses vérifications rapides. Puis, soudainement moins oppressé par sa présence penchée sur lui, il se redressa enfin quand le mineur daigna reculer de quelques pas. « J’ai failli te buter. » Il rejeta le vieux drap élimé pour mieux s’asseoir sur sa paillasse, exposant ainsi l’arme dans sa main gauche tandis que ses pieds gagnaient la terre ferme. Mais les doigts délaissèrent bien vite la lame tandis qu’il se passait une main sur les traits fatigués de son visage, achevant d’en chasser les derniers vestiges de son sommeil.
Pour ensuite porter une attention un peu plus accrue sur Douglas, et laisser échapper une petite exclamation mi-surprise mi-amusée alors que ses yeux, enfin accoutumés à la faible luminosité, prenaient conscience du spectacle. Le commentaire lui brûla la langue, mais il se le garda pour lui parce que d’autres sujets un peu mieux importants lui semblaient plus d’actualité. « Je pensais pas que tu viendrais encore, il admit finalement après quelques secondes de silence. Nul reproche dans sa voix toutefois, Douglas n’était obligé de rien du tout vis-à-vis de lui et puis, Dario comme tout le monde avait entendu parler du partenariat avec Olympia. Et, de toute façon, tu aurais mieux fait de t’abstenir. » Quelle mouche l’avait piqué, sérieusement ? Se pointer ici, en pleine nuit, et surtout après les récents événements ? « Je vais finir par croire que tu cherches vraiment à te faire exclure. La claustrophobie aura donc fini par avoir eu raison de toi ? Je ne te savais pas du genre à apprécier à ce point jouer avec le feu. » C’était complètement absurde, il allait bien, il s’était remis sur pied depuis un bout de temps maintenant malgré une faiblesse et une fatigue qui avaient persisté à le coller partout et quoi qu’il fasse ; il avait même demandé à Ryce de transmettre le message parce qu’il savait ce que le scientifique avait encouru en venant, littéralement, lui sauver la vie. Alors pourquoi diable celui-là agissait-il comme s’ils étaient retournés quelques semaines en arrière ?

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MessageSujet: Re: I need to get it right [Dario]   Mer 4 Juil - 0:04

I need to get it right
Can't I just turn back the clock ? Forgive my sins. I just wanna roll my sleeves up. And start again. I know that I messed it up. Time and time again.
Le scientifique aurait pu faire preuve de plus de prudence, de plus de délicatesse en approchant l’endormi. Mais l’anxiété l’a épargné de quelques civilités qu'il a jugé superflues. Il risque sa peau et si pas, sa place au sein de la mine pour le chef de zone alors de le réveiller plus calmement, ça n’entre pas vraiment dans l’ordre de ses priorités. Le sursaut et la surprise n’ont rien d’imprévisibles ceci dit, rien de tout ça ne dérange l’action de l’américain bien que le timbre de son interlocuteur génère très rapidement un semblant d'agacement. Il est sur le fil, Reed et il doit osciller entre devoir, pouvoir et savoir avec le plus d’efficacité possible. C’est pour ça que sa réponse est grognée bien plus qu’elle n’est réellement articulée. « Qu’est-ce que je fais à ton avis ? Je t'aide à compter les moutons. » Le sarcasme claque. Il n’aime pas devoir se justifier, offrir à son ancien comparse de quoi alimenter ses moqueries quant à ce comportement qui tient bien plus de l’émotionnel que du rationnel. Il n’aime pas qu’on pointe du doigt les écarts qu’il offre à sa conduite d'ordinaire cartésienne. C’est pour continuer à redorer cette apparence d'insensibilité qu’il est froid, le regard que Douglas pose sur l’arme que Dario tient encore.  « Tu allais essayer de me buter. Ce n’est pas sensiblement la même chose que de le faire et de réussir. » Qu’il rationalise à excès avec une indifférence véritable l'acte avorté. Il sait pertinemment qu’il n’aurait rien pu faire et rien esquiver si le mexicain l’avait attaqué mais ça ne l’empêche pas de se montrer particulièrement arrogant à ce sujet. Difficile de ne pas se braquer, de ne pas rester sur la défensive quand l’autre arbore un tel ton, celui qui gronde. Le quadragénaire a passé l’âge des réprimandes, semble-t-il.

Surtout que lui non plus ne s’attendait pas à se trouver là. Il s’est même juré de ne plus faire la bêtise de s’exposer à de tels dangers. Surtout avec les progrès que son acolyte a manifesté récemment au niveau de son rétablissement. Mais il suffit parfois d’un détail pour rayer de bonnes résolutions. Les lèvres pincées et la mine de plus en plus renfrognée, l’offusqué effectue quelques pas supplémentaires en arrière. « Toujours cet accueil si chaleureux. Cela fait vraiment plaisir de venir prendre de tes nouvelles. Je me demande parfois pourquoi je me casse autant la tête. » Mâchoire serrée et regard qui balaie encore les traits chiffonnés mais tout de même bien plus reposés du miraculé. Vision qui rassure de plus en plus le mineur, il doit bien l’avouer. Les bras croisés sur la poitrine, le vagabond élabore quelques justifications par nécessité.« Ce n’est pas de gaieté de cœur que je prends ce risque. Contrairement à certaines personnes, je n’ai pas de pulsions suicidaires qui me poussent à errer dans des coins improbables pour finir infecté. » Regard assassin qu’il maintient durant une poignée de secondes avant de céder et de lui fournir la vérité. « Ryce a baragouiné quelque chose. Je croyais que tu avais rechuté. Mais ça a l’air d’aller... Pas vrai ? » Qu’il demande tout de même pour la forme, pour apaiser la dernière parcelle pas encore tout à fait convaincue de cette guérison quasi-désespérée.

Il enchaine très vite pour noyer le poisson et préserver un semblant de dignité. « De toute manière, je m’en fiche bien de ce qu’il se passe ou non au niveau politique. Ça devient ridicule ces histoires et j’ose espérer que tu n’y participes pas toi-même. Je n’ai pas poussé le vice à emporter du matériel en sortant cette fois-ci, de toute façon. » Qu’il explique à nouveau comme pour donner du sens à cette action, pour la rendre réfléchie, légitime. Animée par autre chose qu’une crainte réelle de le voir finalement crever. Un soupir, la main glisse contre le menton lisse. Le dos s’accole au mur. « Je suppose qu’elle t’a tout raconté. Cela devait éventuellement arriver de toute façon, nous avons pioché allègrement dans les réserves. » Simple constatation sur l’issue fatale de ce sauvetage improvisé. « Il ne lui arrivera rien. Je veillerai à ce que son nom n’apparaisse à aucun moment dans cette histoire. C’est valable aussi pour le tien bien entendu. » Il ne s’attend pas à un quelconque remerciement. Ni même à de la reconnaissance. Douglas veut seulement clarifier ce point. Si l’un ou l’autre doit tomber, ça ne sera sûrement pas de son fait. S’il faut qu’il soit éjecté de son cocon pour ça, il le fera sans hésiter. Il n’a pas passé autant de temps à refoutre le mourant sur pied pour le voir se faire inculpé, voir carrément exécuté aussi bêtement. Ouvrant la porte à un énième conflit massif entre les deux clans.
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MessageSujet: Re: I need to get it right [Dario]   Jeu 5 Juil - 23:17

Douglas Dario
« i need to get it right »

« Pardon de ne pas t’avoir réservé un salut étoilé, il rétorqua, rebondissant instantanément sur le sarcasme de son camarade. Mais j’ai quelque peine à accueillir aimablement quelqu’un qui se pointe en plein milieu de la nuit et sans prévenir. D’ordinaire, ceux qui se livrent à ce genre de visites sont rarement animés de bonnes intentions… » Mauvaise humeur passagère, qu’il fallait incomber à son réveil imprévu et l’impression de se sentir verbalement agressé alors même qu’il n’avait pas encore eu tout à fait le temps de chasser les dernières brumes du sommeil. Sans ciller, Dario soutint le regard assassin que lui balançait l’autre et Douglas finit par céder à l’aveu. Un léger sourire affleura à ses lèvres tandis qu’il mentionnait Ryce, et le chef de zone acquiesça à la question d’un simple hochement du menton. Il lui était aisé d’imaginer la scène, Ryce qui transmettait le message alors que Douglas était occupé à autre chose, et les bribes d’informations remontant jusqu’à son cerveau mais à retardement, et incomplètes. Ça a l’air d’aller. Il n’était pas vraiment à plaindre, en effet. Et il devait une fière chandelle au scientifique pour ça.

Dario tendit la main vers la chemise rapiécée qui traînait à proximité de son chevet et entreprit de s’en vêtir tout en écoutant les explications de son compagnon. Certes, il était venu les mains vides, mais la sentence en serait-elle amoindrie si on le coinçait ici ? Il ne pouvait que supposer que le miner avait soudoyé un garde compte tenu de ce que Ryce lui avait dit quant aux restrictions dont il était victime, mais un garde qui se faisait acheter une fois pouvait très bien céder à nouveau face à une meilleure offre… « Évidemment qu’elle m’a tout raconté qu’il acquiesça tout en achevant de fermer les boutons. Après tout, j’ai aussi ma part de responsabilité dans ce qui vous arrive… » Plus que ce que tu n’imagines, il se retint encore de dire. Et pour cause, après ce que son ancien acolyte venait de faire pour lui au cours des mois passés, une légère culpabilité était venue le tirailler à son égard. Ryce lui avait tout dit, oui, mais Douglas en ce qui le concernait n’était pas au courant d’une bonne partie de ces choses. Lui en parler maintenant, était d’autant plus impensable qu’il venait de contracter une dette envers lui. Alors le secret se contenterait juste de peser un peu plus lourd sur ses épaules, chape de plomb écrasante pour un aveu qu’il ne se résoudrait jamais à lui dire en face.
« Merci. » Un seul mot qui se glissa là, franc et honnête, profitant d’un petit silence de la part de son interlocuteur pour s’installer dans un creux de la conversation. « Merci de prendre soin d’elle comme tu le fais. Sans toi, elle serait sûrement déjà morte. » Inutile de jouer avec les faits : c’était une vérité avérée. A moins de retourner à Olympia, la jeune femme n’aurait jamais survécu aussi longtemps. Douglas lui apportait une aide inestimable, en retour de quoi le chef de zone avait demandé à Ryce de lui extorquer des infos à lui, aux autres, afin que le roi de la carrière puisse garder un œil sur ce qui se passait à l’intérieur des murs de sa chère voisine. Et Ryce s’y était pliée, du moins jusqu’à maintenant. Jusqu’à ce que les fouilles mettent en évidence quelque chose qui lui vaudrait sa tête et face à laquelle même le scientifique serait incapable de faire quoi que ce soit. Elle était belle, la reconnaissance…

« Et toi alors ? Tu vas juste accepter le blâme pour tout le monde, accepter la sentence de ta chef et être le seul à payer le prix fort ? » C’était inacceptable, définitivement. Ironique comme situation, non ? Son ancien partenaire risquait l’exil, ou pire, vengeance parfaite dont Dario avait très certainement rêvé de nombreuses fois pendant tout ce temps où l’autre était parti s’enterrer sous terre en l’abandonnant sans remord, et maintenant que cela risquait enfin d’arriver… eh bien, maintenant il ne pouvait se résoudre à fermer les yeux sur cette idée. Ridicule. « Tu veux jouer les martyrs ? Je comprends mieux le relooking, au moins rasé de près t’as moins l’air d’un vieux rat de laboratoire à moitié fou. Ils garderont une meilleure image de toi comme ça. » Les lèvres se retroussèrent sur un sourire moqueur, tandis qu’une petite voix lui soufflait qu’il était fort peu probable que Douglas saisisse le second degré de ses propos. Bah… « Des solutions, il en existe pour toi aussi, t’es au courant au moins ? Jones t’a fait la leçon déjà ? Je suppose que non, ou tu ne serais sans doute pas là pour m’aider à compter les moutons. Pourquoi tu lui dis pas que je t’ai obligé, que j’avais un moyen de faire pression sur toi ? On pourra bien trouver quelque chose, n’importe quoi justifiant que t’ai été forcé de m’empêcher de crever sans pour autant qu’on se mette à te regarder comme un traître. »  Dario s’efforçait de rester rationnel, se disant que de toute manière Jones avait bien trop besoin d’un gars avec les compétences de Douglas pour le mettre à la porte du jour au lendemain. Alors, avec une défense tenant un minimum la route, il devait bien être possible de faire en sorte qu’il ne se retrouve pas enchaîné à son laboratoire, non ? Et puis, quoi qu’il en dise, le chef de zone avait besoin de son ancien partenaire près de Ryce, avait besoin de quelqu’un pour la surveiller, pour veiller à sa santé et s’assurer qu’elle continue d’aller bien. Il ne ferait guère confiance à personne d’autre que lui pour assumer ce rôle alors, il fallait bien qu’on évite de mener l’homme à l'échafaud non ?

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MessageSujet: Re: I need to get it right [Dario]   Sam 7 Juil - 0:18

I need to get it right
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« Je suis supposé m’annoncer comment ? En envoyant un pigeon voyageur ? » Qu’il ironise, Reed, en serrant davantage la mâchoire. La pupille poursuit celle de son interlocuteur. Pourquoi est-ce que ça doit toujours être compliqué de communiquer avec lui ? A croire qu’ils sont incapables de se balancer les choses autrement qu’en se bouffant la gueule. Le carrière a raison pour cette fois mais le mineur ne veut pas l’entendre. « Je n’allais pas non plus débarquer en pleine journée. » se justifie-t-il une fois de plus pour la forme. Les égos s’entrechoquent toujours, une rengaine incessante entre les deux hommes. Sauf à de rares occasions, où l’un fait tomber une barrière et amène l’autre à se montrer moins butté. Ainsi les remerciements de son comparse l'ébranlent quelque peu, lui font baisser temporairement la trogne. « Je n’ai pas fait ça pour obtenir des remerciements, c’est inutile. » Un marmonnement embarrassé. Douglas, il a le sens de la loyauté. Autant que celui du devoir et de l’honneur. Les autres ne le discernent peut-être pas derrière cette antipathie manifeste qu’il inspire mais ça n’en reste pas moins la vérité. Il a ses propres conceptions du bien et du mal, des limites bien définies qu’il ne se hasarde pas à franchir ou à mettre à l’épreuve. Constant dans sa manière d’aborder les situations, de gérer les priorités. Bien plus stable qu’on pourrait le penser. Aussi si son ancien acolyte lui confie la protection de quelqu’un et qu’il s’engage, il n’abandonnera pas en cours de route. « Elle est utile et compétente dans son domaine. » Qu’il se contente de commenter à propos de la rouquine, mis bien mal à l’aise par la tournure de la discussion. Il s’est trop habitué aux joutes qui visaient à obtenir le dernier mot pour s’offrir à cet exercice de bons sentiments avec légèreté. Pas sans craindre un retour de flammes quelconque. Il marche toujours sur des œufs avec son ancien complice et ne le suit réellement pas dans ses raisonnements tantôt rationnels, tantôt émotionnels.

Comment ne pas s’inquiéter du revirement, surtout quand l’autre se moque ouvertement de lui dès le phrasé suivant ? Dire qu’il s’est prêté à ce jeu de transformation dans le but de pouvoir s’assurer qu’il allait bien et qu’il ne nécessitait pas d’autres soins. « Je ne compte pas jouer le martyr, non. J’assume juste mes décisions. Et je me fiche bien de savoir ce que toi ou les autres pensiez de mon apparence. Tu préférais qu'on me grille directement et qu'on aille faire courir le bruit partout que je rejoins le cagibi de Mendoza en pleine nuit ? » La langue claque, la mine se renfrogne. Vexé comme un pou, le quadragénaire détourne les yeux, agacé. Il se tait désormais, le temps de digérer les paroles qui se multiplient. Il y a un peu d’inquiétude dans les paroles balancées, planquée derrière les railleries. Lassé par cette manie de Mendoza à vouloir étouffer sa culpabilité, l’américain reprend finalement un peu d’air pour contrecarrer ses plans. « Je ne suis pas venu ici pour élaborer un alibi, Dario. Et je compte me débrouiller sans utiliser ton nom. Il est hors de question que tu sois mentionné. Tu es bien plus au fait avec les conflits qui règnent par ici que moi et j’en connais assez pour savoir que ce seul fait pourrait accélérer des choses bien déplaisantes pour tout le monde. Ça ne vaut pas le coup de déclencher un raz-de-marée. » D’autant plus après cette explosion, son clan a les nerfs à vif, l’œil qui se tourne vers l’ennemi attitré. Il refuse de jouer un rôle dans un conflit de cette envergure. Cela ne rimerait à rien au final, que ce seul acte d’amitié se transforme en déclaration de guerre.

Un soupir, il se redresse, quitte son point d’appui pour se caler à proximité des objets qu’il a déposé à son arrivée. « Je trouverai bien quelque chose d’ici là parce que non, je n’ai toujours pas vu Anita. Au pire, ils me forceront à l’exil. J’ai survécu la première fois. Je ne vois pas pourquoi ça ne sera pas le cas à nouveau. Contrairement à tout ce que tu as toujours laissé sous-entendre, mon confort et ma place à la mine ne sont pas ce qui compte le plus. » Qu’il ajoute d’une voix plus sèche, plus dure pour contrebalancer la bienveillance des mots. Il regrettera son labo, sa facilité à se couper du monde et à revivre au travers du travail qu'on lui accorde. Il s'en mordra les doigts de redevenir cet être rustre qui doit tuer et chasser pour survivre. Mais il ne le dit pas. Ne compte pas perdre la face aussi facilement. « Je savais très bien ce que je faisais, personne ne m’a forcé à le faire. C’est ma responsabilité. » Quand bien même Ryce ne l’aurait pas supplié, il aurait foncé l’aider. Jamais, il n’aurait laissé son vieux compagnon trépasser. Pas s’il pouvait y changer quelque chose. C’est la seule conclusion à tirer. « Tu n’as pas besoin de te casser la tête parce que tu te sens coupable. Tu ferais mieux de commencer à te montrer un peu plus courtois. Ca suffira. » Ton autoritaire, main qui glisse vers les lunettes empruntées. Il les fait basculer dans un sens puis dans l’autre avant d’oser finalement aborder un autre sujet qui permettra à la fois à Dario d’oublier sa culpabilité et qui pourra apaiser peut-être la seconde inquiétude du scientifique. « J’ai cru entendre qu’il y avait quelques soucis avec le groupe des chacals ici ? C’est difficile de savoir si les rumeurs sont fondées ou non à la mine. Je suppose que tu pourras donc me renseigner. Est-ce qu’il y a eu des débordements ? Des blessés ? » Qu’il demande sans parvenir à rester tout à fait désintéressé. Difficile d’aller se promener par là-bas sans se faire pincer. Trop risqué, plus risqué pour lui d’aller vérifier si Elle va bien. Alors il passe par un moyen détourné à défaut d’aller à la source sur ce qui se trame là-bas. Et sur ce que ça implique pour Elle.
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MessageSujet: Re: I need to get it right [Dario]   Mer 11 Juil - 23:49

Douglas Dario
« i need to get it right »

Voir Douglas prendre la mouche ne fit qu’élargir le sourire moqueur de son comparse. Il aurait dû se douter, que ça se passerait exactement comme ça : malgré le temps, il le connaissait encore suffisamment bien  pour savoir que le scientifique était branché très premier degré. Et en un sens, qu’il ait fait cet effort pour lui le touchait bien qu’il n’allait certainement pas l’admettre à haute voix. « Le bruit il court pas, il galope. Plus que ce que j’aimerais, même… » Mais il y avait toujours des yeux qui ne dormaient pas à la carrière, qui se devait de rester éveillée en permanence comme n’importe quel camp de survivants encore fonctionnel après autant de temps de chaos. « Seulement la rumeur, c’est pas de traîtrise qu’elle cause. » Enfin, il n’allait pas lui faire un dessin. De toute manière, Dario n’était certainement pas ce genre de personne à s’offusquer de ça. Du moment que les moqueries ne l’importunaient pas, ou qu’elles ne lui causaient pas d’emmerdes plus sérieuses… Les autres gars pouvaient bien ricaner tant qu’ils ne le faisaient pas sous son nez ou directement dans son dos (et Dieu savait qu’ils avaient trop peur de lui et de ce qui allait se passer s’ils se faisaient pincer, pour seulement s’y essayer).

« Ça vaut pas non plus le coup que tu ressortes seule victime de ces conneries, Douglas »  il rétorqua malgré son esprit rationnel qui ne pouvait s’empêcher d’adhérer à tout ce que l’autre homme venait de causer. « T’es bien placé pour le savoir, non ? » Lui qui, après tout, ne s’était pas gêné pour l’envoyer bouler lorsque le chef de zone avait voulu prétendre que sa propre santé n’était que secondaire face aux conflits régnant entre leurs deux clans. Marrant, comme la situation semblait s’être inversée maintenant qu’il était de nouveau sur pied. Maintenant qu’il n’était plus sur le point de passer l’arme à gauche, le mineur semblait complètement approuver l’importance de ne pas continuer à jeter de l’huile sur le feu. Dût-il en pâtir des conséquences ensuite. Enfin, l’explosion se serait-elle produite un peu plus tôt dans le temps, que bien des choses auraient peut-être été différentes à présent…
« Ils comptaient plus en tout cas, que l’opportunité d’une autre vie ici » il souffla à voix basse, légère amertume qui ne s’oubliait jamais comme à chaque fois qu’il revenait en pensée à cet instant où leur duo avait tout bonnement cessé d’être. Une question le taraudait, qu’il manqua de laisser filer à haute voix : qu’est-ce qui comptait le plus pour lui alors ? Ni ce qu’on lui avait offert à la Mine, ni ce qu’il avait laissé à la surface de cette dernière. Mais sa bouche se fit fort de garder ses pensées curieuses prisonnières, l’homme n’avait pas envie de déterrer la hache de guerre, pas cette nuit en tout cas. « T’auras intérêt à trouver, oui », il conclut d’une voix qui avait retrouvé son timbre normal. Il ne lui pardonnerait pas l’exil, la fuite, la mort presque certaine réservée aux solitaires. A l’époque il avait survécu, certes, mais à l’époque les ressources des vestiges de civilisation étaient bien plus riches. La donne, désormais, avait tellement changé. Mais Dario trouverait bien à le forcer d’accepter une main tendue si cela pouvait lui éviter ce sort, que le scientifique d’Hamilton le veuille ou non. Après tout, il avait une dette conséquente envers lui maintenant. Sa responsabilité… Non, c’était la leur, à tous les deux. Mais puisque Douglas était au moins aussi tête de mule que lui, ça ne servait probablement à rien d’insister maintenant. Le chef de zone se débrouillerait pour un moyen, une opportunité de lui rendre la pareille sans lui laisser d’autre choix que celui de l’accepter. Un peu comme lui l’avait fait, en fait. Et le poids de sa culpabilité n’entrait en rien là-dedans. « Je ferai bien ce que je veux, hé. C’est pas à mon âge que je vais apprendre la politesse. Encore moins si c’est toi qui me l’ordonne. » Il lui tira un rictus équivoque, lueur moqueuse au fond de l’œil. Quelque part, cette sorte de complicité qu’il avait eu jadis avec le quadragénaire lui manquait : des amis, des vrais amis, il n’en avait pas véritablement à la Carrière. « Garde donc ton pouvoir d’autorité pour ceux qui ont peur que tu les regarde de travers. » Lui, en tous les cas, n’était pas vraiment concerné.

L’allusion au groupe des chacals tomba comme un cheveu sur la soupe et Dario fronça les sourcils. Depuis quand est-ce que Douglas vouait un intérêt quelconque à la clique de Marisa Rosario ? « Il y a des soucis depuis qu’ils se sont installés dans le coin, ce n’est pas une grande nouveauté », il lâcha d’abord non sans émettre une certaine réticence dans le ton de sa voix. L’acceptation des anciens de Stonebriar, ou pratiquement la seule décision de Diggs qu’il avait désapprouvée depuis que ce dernier lui avait confié ce poste de chef de zone. « Certains, ici, ont toujours pas digéré la cohabitation, tu t’en doutes. » Lui en faisait partie, quoi qu’il ne fût pas de ce genre de dissidents à chercher la merde aux autres. Du moment que les derniers arrivants se tenaient à carreaux, il n’allait certainement pas s’embarrasser à aller leur chercher des noises – mais, le cas contraire, il ne prévoyait pas de faire part de la moindre tolérance à leur égard. « Une femme est morte récemment, querelle stupide. Ce qui arrive quand y a des abrutis pas foutus de voir plus loin que le bout de leurs orteils. » Quant à l’effet de foule… Il n’y avait plus rien à prouver de ce côté-ci. « Mais pourquoi tu me demandes ça, qu’il questionna à son tour. En quoi ça t’intéresse, hein ? Les gars de Marisa, c’est plus vraiment votre affaire depuis qu’on les a pris ici. » La Mine s’était chargée de vider Stonebriar, en compagnie des deux autres, mais ce qui se passait à la Carrière, elle ne risquait pas d’y toucher même si ça s’agitait juste sous son pif. La curiosité piquée à vif il continua, la voix pleine d’un sarcasme gentillet qui ne cherchait guère plus qu’à provoquer sans fracas. « Tu t’es déniché un instinct de médecin sans frontière depuis quelques mois, que tu t’intéresses à leurs blessés maintenant que t’as plus rien à faire pour moi ? Méfie-toi quand même, si tu vas te fourrer là-bas avec ton bordel c’est pas dit qu’Hamilton te récupère en un seul morceau. »

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MessageSujet: Re: I need to get it right [Dario]   Ven 13 Juil - 19:13

I need to get it right
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Les propos dispersent un peu plus d’inquiétude sur la mine déjà bien sombre du quadragénaire. La conclusion graveleuse du chef de zone active inéluctablement la mémoire. Roxana n’a pu la répandre, la rumeur, il se refuse à l’envisager et croit encore la connaitre suffisamment pour en faire une conviction. Néanmoins, il faut croire que son train de pensées fasse l’unanimité dans le quartier. Peut-être qu’il devra finir par lui avouer à Dario, qu’il s’est fait pincer chez les chacals un jour en venant lui porter quelques soins. Les lèvres se crispent, les bras compriment la poitrine. La froideur perce le regard de Reed tandis que ses mots sortent acides.  « Au moins, cette histoire doit bien distraire les illettrés. A l’image de ces télé-réalités qui abrutissaient les ignares. » Le cartésien n’éprouve aucune compassion à l’égard des personnes se complaisant dans les commérages et dans les situations malsaines, habités par cette curiosité perverse de passer l’œil par le trou de la serrure pour observer la vie des autres. Afin de mieux la critiquer, la juger. L’ancien divorcé se souvient assez bien des voisins indiscrets, de leurs commentaires même quand ils s’essayaient à grappiller de nouvelles informations sur son mariage à la dérive. Cette espèce-là, il la trouve abjecte, prête à planter ses crocs dans la chair dès que le corps chute. Peut-être que Douglas se laisse un peu trop atteindre par ces futilités. Il tente de décrisper ses traits, suffisamment pour ne plus en parler, de ces stupidités.

La spirale reprend toujours avec l'appréhension de son ancien acolyte, doublée également d’une certaine rationalité qui ne cesse de rendre le scientifique un peu plus embarrassé quant à ses actions dépourvues de lucidité. Cela n’empêche pas qu’elles aient portées leurs fruits néanmoins et que le résultat appuie ses propres décisions de ce fait. Poids qui donne d’autant plus raison à sa volonté de préserver le miraculé. « C’est moi qui ai pris cette décision en connaissance de cause. Je suis responsable et fautif. Non, ce ne sont pas des conneries, à partir du moment où tu risquais de mourir et où grâce à ces ressources, tu as pu survivre. »  Point final. Il campe sur ses positions, reste fermé par rapport à tout débat. « Nous verrons bien ce qu’elle décidera. » Après tout, pourquoi parler de situations qui ne se sont même pas encore présentées ? Alors que les bras rejoignent enfin les flancs, l’interlocuteur balance de quoi raviver le fiel commun. « Pardon ? »  C'est tout ce que l’offusqué parvient à caler face au sous-entendu. « Même la guérison n’a pu soigner ta propension au mélodrame de salon, il faut croire. » Soupir puis il n’ajoute plus rien, se contente de poursuivre sur un terrain tout juste un peu plus neutre. Quoi que pas tellement à bien y réfléchir.

Un caillou jeté à l’eau, une vague qui le submerge en retour. Douché par la révélation du carrière, le mineur s’avance abruptement, démontre vivement de son intérêt pour ce potin. « Une femme ? Comment ça une femme est morte ? Tu as un nom ? Une description ? Tu y as assisté ? » Les mots se bousculent hors de sa gorge trop rapidement et trop spontanément pour qu’il puisse sauver les apparences. Il ravale son anxiété comme il peut, sent son pouls s’emballer à mesure qu’il tente de reprendre le dessus sur cette panique insensée. Cela serait tellement cruel de la retrouver pour mieux en être séparé. Et surtout de cette façon barbare, pendant qu’il avait le regard ailleurs. L’agitation de l’américain l’oblige à exécuter quelques pas pour parvenir à canaliser l’énergie négative dont il se sent empli. Quelle idée de se retrouver chez ces barbares en premier lieu. La rousse a toujours réussi à le mettre hors de lui, même avec ses choix. Surtout avec ses choix à vrai dire. Le regard de travers assassine le sarcastique, il n’a plus le temps de l’écouter déblatérer ses paroles saturés d'acidité. « Oui, merci, je n’ai pas besoin de tes avertissements, nous savons tous les deux à quoi nous en tenir avec ces animaux. » Lui-même en a gardé une marque de leur bref fracas avec ce clan. Pourtant, ça ne l’empêche pas de vouloir trouver des solutions pour eux maintenant. Maintenant qu’il sait qu’Elle s’y trouve. Il s’en serait bien moqué des anonymes sanguinaires sinon. « Pourquoi ne pas disperser l’entièreté du groupe au sein des autres zones ? Plutôt que de les garder à l’écart et de les stigmatiser ? » Remarque balancée en l’air, comme si le mexicain pouvait y changer quoique ce soit à son échelle.

Il se calme comme il peut, le révolté, glisse  sa main contre son front. « Je ne fais pas dans l’humanitaire, non. Et vu ce que m’a rapportée la seule cause à laquelle je me suis dévoué... Je doute recommencer de sitôt. » Œillade meurtrière en direction du reconnaissant qui s’est empressé de retrouver ses marques dans la rancœur. Sans parler des conséquences avec sa propre patronne. Le reclus sait qu’il ne pourra pas en tirer plus sans donner un semblant d’explication. Et plus son comparse en saura, plus il pourra peut-être l’aider à la garder en sécurité. Si elle est encore bien en vie. Ce songe le glace.« Ma… » Belle-sœur ? Ça lui fait mal aux lèvres de le sortir encore aujourd’hui. D’autant plus avec le frère décédé. Une veille connaissance ? Cela ne sera pas assez justifiable ou ça en dira trop. Alors il adopte l’entre-milieu. « La femme de mon frère s’est retrouvée chez eux, apparemment. Elle avait l’air de te connaitre, au moins de nom. Roxana Byers. Rousse, grande gueule. » Description jetée à toute vitesse comme quand on arrache un sparadrap. Description qui ne fait pas justice à la rouquine mais il aimerait autant ne pas se trahir quant aux sentiments qu’il nourrit pour la furibonde. Surtout pas devant celui qui s’empresserait de s’en moquer.
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MessageSujet: Re: I need to get it right [Dario]   Mer 25 Juil - 23:39

Douglas Dario
« i need to get it right »

« Oui. » Réponse incisive face à l’avalanche brutale des questions, créant un contraste marqué entre le comportement des deux hommes. La réaction de Douglas devant l’annonce du décès de la femme lui confirma sa curiosité vis-à-vis de l’intérêt soudain du scientifique pour le groupe des chacals. Clairement, il y avait quelque chose ici qui lui échappait, bien qu’il se gardât d’abord bien du moindre commentaire à ce sujet-là dans un premier temps. Son ancien acolyte, c’était pas vraiment le genre de cas à satisfaire une curiosité de voisinage ou à s’abreuver aux rumeurs alors ce genre de comportement n’était clairement pas anodin quand ça venait de lui. Dario analysa son agitation impromptue tout en continuant ses explications, sourcils légèrement froncés, puis acquiesça d’un hochement de tête pratiquement mécanique alors que son interlocuteur évoquait brièvement quelques mésaventures passées. Bien sûr qu’il savait à quoi s’en tenir, tout le monde savait à quoi s’en tenir pourvu d’être doté d’un minimum de bon sens face à l’histoire macabre que les anciens de Stonebriar avaient écrite. « Pour foutre le bordel partout simultanément plutôt que de le restreindre à un seul endroit ? Judicieuse idée, qu’il ironisa devant les interrogations de son comparse. Je crois que tu ne sors pas assez de ta grotte, pour ne pas comprendre qu’une telle solution n’est ni viable, ni même envisageable. Les gens ici ne sont pas prêts. » Ou pas encore, du moins, Mais les opinions des résidents de la Carrière face à ce sujet sensible étaient à traiter au cas par cas et ce n’était pas parce que certains, incluant le Roi, étaient prêts à pardonner ou du moins à accorder une seconde chance, que la bande de Rosario aurait sa chance en étant dispatchée aux quatre vents. Ou bien il ne faudrait pas s’étonner de la multiplication subite des incidents malencontreux et infortunés se soldant par la mort d’une de ces brebis galeuses.  

Le rictus légèrement moqueur du chef de zone s’élargit devant le regard assassin de son congénère mais il ne pipa mot, patient. Patient mais dans l’attente, exprimait clairement son attitude, et maintenant qu’il s’était livré à toutes les explications requises il escomptait bien recevoir ses éclaircissements. La question, qu’il était tout prêt à poser, ne franchit pas ses lèvres tandis qu’il vrillait un regard appuyé sur Douglas et se bornait à espérer que celui-ci n’ait pas besoin d’être poussé à l'interrogatoire pour daigner dissiper le mystère. Mais, et puisqu’il avait tout son temps maintenant que le sommeil avait bel et bien été chassé entièrement de son esprit et qu’il s’était résigné à finir la nuit sans parvenir à le retrouver, il pouvait bien se permettre de ne pas brusquer son invité surprise.
Bien lui en prit, au final, puisqu’il ne tarda pas à se délier à nouveau la langue. Et la mine du chef de zone parut s’allonger quelque peu tandis que l’identité à l’origine des troubles de son ancien compagnon de voyage était finalement mise à nue. « Apparemment », il confirma d’une voix qui, une fois vidée de toute l’ironie précédemment employée, avait retrouvé une tonalité soigneusement neutre.
De toute évidence, Dario aurait largement préféré que son interlocuteur lui balance le nom d’un parfait inconnu, une description qui ne lui aurait évoqué qu’un énième froncement de sourcils et une remarque sarcastique de plus quant aux talents descriptifs de Douglas : à un visage étranger, l’on peut accorder le bénéfice du doute. Manque de bol, il visualisait parfaitement bien la rouquine sus-citée. « Enfin, je te ferai quand même remarquer que me connaître, c’est pas spécialement compliqué dans le coin. C’est pas vraiment un exploit que de savoir poser un prénom sur ma gueule. » Mendoza, le mec aux douze balais dans le cul… il avait eu droit, depuis qu’il était là, à son lot de surnoms fleuris de la part des habitants d’Auspex et des autres, son statut de chef ne venant ici que forcir le trait en le livrant en victime idéale à tous ceux désireux de casser du sucre sur le dos d’un tiers. Et puis Auspex était une zone de passage, parce qu’elle hébergeait le caveau ; les trois quarts de la Carrière, voire parfois même des survivants d’autres clans, transitaient par là sur une base quasi-quotidienne. Difficile d’ignorer, dès lors, celui qui venait vous tirer les oreilles au premier débordement survenu.

Ce n’était pas tant le fait que Douglas eût une accointance chez les survivants de Marisa, qui causait un problème à Dario. Plutôt le fait que la personne concernée soit de ses connaissances, et pas franchement dans le bon sens du terme. Un instant, il manqua de lui avouer que la femme qui s’était faite tuer lors de l’émeute d’avril était bel et bien la fameuse ; porté par une curiosité quelque peu perverse de savoir ce que la nouvelle creuserait chez le scientifique à priori bien concerné par son sort. Rien ne l’empêcherait, ensuite, de prétendre s’être trompé : il avait été présent lors de l’incident, mais pas à proximité immédiate de la malheureuse. Et, à vrai dire, il n’avait pas spécialement eu le temps de s’inquiéter de son sort au beau milieu du tumulte ; d’autres l’avaient fait à sa place.
« C’était pas elle. » La quasi certitude que le mineur ne lui pardonnerait pas une telle déclaration quand il apprendrait la vérité ailleurs, couplée à son propre sens de l’honneur qui lui interdisait ce genre ce mensonge dépourvu du moindre intérêt vital, avait eu tôt fait de sceller la mauvaise idée sous sa forme d’embryon. « Mais si tu t’inquiètes pour elle, t’aurais pu directement aller te renseigner là-bas, ça t’aurais épargné la perte de temps. Je suis pas au fait de tout ce qui se trame à Rocbruyère. Pas que ça m’intéresse, note. » Lui, il ne se souciait guère que des débordements affectant le bon fonctionnement de la Carrière. Le reste, ils pouvaient bien se régler entre eux pour ce qu’il s’en souciait. « Et puis, j’en sais rien de ce qui a bien pu lui arriver après. Ça fait quand même un bail que c’est arrivé, Douglas, si t’as pas eu de nouvelles depuis c’est peut-être bien qu’elle s’est quand même débrouillée pour mourir entre temps. » Il haussa les épaules, l’air peu affecté par l’hypothèse peu réjouissante qu’il évoquait ici avec une indifférence parfaite. Même l’idée qu’elle puisse être proche de son vis-à-vis ne suffisait pas à tempérer la froideur de ses mots malgré sa surprise de ne l’apprendre que maintenant. Difficile, même s’il n’avait techniquement pas émis le moindre commentaire à cette intention, de ne pas comprendre qu’il ne vouait pas spécialement d’affection à Roxana. « C’est ta famille, non ? Pourquoi tu t’en es pas soucié plus tôt ? » Vu l’inquiétude qu’il avait cru discerner, à un moment, dans le regard adverse, la question restait de mise.    

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MessageSujet: Re: I need to get it right [Dario]   Mar 31 Juil - 23:18

I need to get it right
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Le besoin de la savoir en sécurité le pousse toujours plus loin. Trop loin sans doute dans ce mauvais rôle qu’il endosse afin de la viser elle. Tous les autres peuvent très bien souffrir de conditions de vie exécrables, se faire chasser des terres par quelques révoltés. Sauf qu’eux, c’est elle. Et donc eux, c’est lui aussi désormais. Difficile pour lui de l’avaler mais c’est comme ça. Reed ne choisit pas ce qu’il en pense, il ne s’agit pas de raison. Et il l’entend lui-même comme ça sonne étrangement dans sa bouche quand il prend la défense de ceux qu’il aurait volontiers massacrés. Dario doit suffisamment le connaitre pour savoir que ça n’a rien de réellement honnête ou de désintéressé. Et ça, ça le dérange vraiment. « C’est vrai que stigmatiser les gens et les écarter comme du bétail marqué, ça aide à l’intégration et la paix. » Avocat du diable qui n’en démord pas avec son dédain. Hautain pour camoufler les brèches ouvertes à la vue du chef de zone. « Si leur passe-temps principal par ici, c’est le commérage, j’imagine bien que le niveau intellectuel a dû chuter. Et donc, je veux bien imaginer qu’ils ne seront jamais prêts. » Insulte à l’égard des siens qu’il vient de redoubler. En quoi cela sert-il sa cause de le provoquer ainsi ? Il y a trop à perdre au niveau de sa fierté pour qu’il puisse se montrer simplement posé et aimable. D’autant plus que son interlocuteur lui rend bien chaque dose de mépris, de sarcasme et de dureté. Tous deux sont taillés dans la même pierre, poreuse, inflexible. La seule différence, c’est que le quadragénaire se terre dans une mine et que Mendoza erre dans son domaine.

Peut-être qu’on peut ajouter à cette personnalité, un penchant avéré pour le sadisme. Il prend son temps, le mexicain pour lui délivrer une réponse et il semble savourer chaque instant où l’américain se retrouve à gérer bien mal son appréhension. Sensation de suffocation qui réveille de bas instincts, d’en venir aux mains pour l’obliger à cracher la vérité. Dans quel état est-ce qu’elle le mettra encore comme ça, Roxana ? Lui qui a toujours critiqué les imbéciles qui se faisaient retourner la cervelle sous prétexte de disposer de quelques sentiments, se retrouve pourtant, une nouvelle fois, dans la peau de cet abruti fini. A croire que le mariage n’a pas suffi à étouffer ce qu’il a toujours sciemment refoulé. « Je n’ai pas besoin que tu étales ta notoriété. » Les dents n’en finissent plus de se serrer, d’ankyloser la mâchoire sous la pression exercée. Même quand enfin, son tortionnaire lui accorde une réponse, la tension ne redescend pas totalement. Fait que son comparse vient amplifier avec ses remarques alarmantes. L’ermite souffle un peu de soulagement avant que la cage thoracique ne soit reprise d’assaut par une nouvelle vague de panique. Panique qu’il doit très vite condamner pour pouvoir encaisser le flot de jugement qui succède. « Oui, tu as raison, leur accueil est encore plus chaleureux que le tien. Je n’y manquerai pas d’y passer prendre quelques nouvelles, tu crois qu’ils préfèrent les roses ou les tulipes ? » Qu’il balance avec sarcasme en ne manquant pas de croiser les bras. « Tu l’as dit toi-même, je ne devrais pas me trouver ici alors aller récolter des informations du côté de cette bande de dégénérés. Et je te remercie grandement pour ta sollicitude. » Après tout, qu’est-ce que ça lui écoute de laisser trainer son oreille ci et là afin de grappiller de quoi alimenter un peu son réseau d’informations ? Il ne lui demande pas la lune, ne l’oblige pas à se mettre en danger avant d’assouvir sa propre curiosité. Mais le pire reste la provocation ouverte et gratuite qui implique bien plus de culpabilité que Dario ne peut le soupçonner.

Le mot soulève à lui seul un pan plus douloureux de son passé. Il pense à Ophelia et à ses gosses, à tort. Pourquoi ne s’en est-il pas soucié plus tôt ? Avant que la fièvre emporte les uns et la dépression les autres. Un frisson le parcourt, quelque chose proche de la fureur, proche de l’effroi. Il se recentre sur Byers et son abjecte alliance à l’annulaire. « Ma famille ? » Une question rhétorique, propulsée avec une acidité qui pourrait éroder le bout des lèvres. Il a envie de rire jaune sous sa manche mais son léger rictus ironique, à demi-grimace se charge d’exprimer ce ressenti qui pourrit toujours au fond des entrailles. La trahison du frère, la sournoiserie de la belle-sœur. Impensable d’envisager un portrait de famille moins imparfait que celle-là. L’aigreur ne passe pas quand bien même, il s’y reprend à plusieurs fois pour déglutir et contenir le venin. « Difficile de se soucier de ce qui a disparu dans la nature sans laisser de mots ou de traces.» Et de ce qui ne veut pas vraiment être retrouvé, d’ailleurs. Elle lui rirait au nez, la furibonde si elle le savait à ce point inquiet. « Est-ce que je te retourne la question moi d'ailleurs à propos de la tienne ? Je ne t’ai pas demandé un procès, merci. Je voulais simplement une information. Ton opinion, tu peux la donner à quelqu’un que ça intéresse. » Qu’il grogne de plus en plus acculé dans ses propres failles. Il regrette l’énonciation du prénom et de tout ce que cela risque encore d’impliquer dans leur relation. Inutile d’ajouter des braises au feu que le rancunier semble toujours empressé de raviver. La main s’allonge jusqu’au front. « Ils sont obligés d’y rester tous ? Dans ce groupe ? Ils ne peuvent pas changer de zone ? Roxana n’a besoin de personne pour se défendre. Mais si toute la carrière se met à une chasse à la sorcière… » Quitte à se manger un retour de flammes autant s’y jeter la tête la première en espérant la tirer de l’incendie. Toute aide lui parait nécessaire. Bien qu’il émet lui-même des réserves à ce sujet. Cependant, l’ancienne chacal mérite bien ce sacrifice. Qu’il foute au moins pour cette fois, sans qu’elle ne le voit, sa dignité de côté pour faire ce qu’il a toujours tenté d’accomplir. Parvenir à ce qu’elle aille bien, qu’elle soit en bonne santé. « Je suppose que vu que me fournir un topo te parait déjà être une corvée insurmontable, que tu ne serais pas disposé à m’accorder un seul service ? » Regard qui se met à croiser la sortie. Il sait qu’il ne va pas pouvoir rester si ça continue sur cette lancée et qu’il se fait humilié sous les yeux amusés du miraculé. La fierté, le reclus en dispose en quantité bien limitée, il est donc normal qu’il préfère éviter qu’on y vienne foutre ses pieds.
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MessageSujet: Re: I need to get it right [Dario]   Mer 8 Aoû - 7:45

Douglas Dario
« i need to get it right »

Entre les propos et l’attitude de Douglas, l’acidité lui disputait l’inquiétude et le résultat était plutôt surprenant, inattendu chez le scientifique. Même si les dernières années les avaient séparés, il connaissait suffisamment bien son ancien compagnon de voyage pour savoir que cela n’était pas vraiment naturel chez lui. Pourtant, il ne lui avait jamais causé de Roxana avant ce jour. Ni d’elle, ni de personne d’autre par ailleurs. De la même manière que Dario ne lui avait jamais touché un mot de sa propre famille, au final. Des mois de voyages avec l’un et l’autre en guise de seule compagnie, et jamais ce genre de confidence-là. Non pas qu’il lui en tienne rigueur – absurde – mais il n’empêche que l’allusion aux siens fut comme balancer du sel sur une plaie qui n’avait jamais réellement cicatrisé. Sa famille… il n’y avait guère plus que Ryce qui puisse prétendre à ce titre, désormais. « Et c’est toi qui vient me causer courtoisie, hein » il persifla, l’ironie palpable. « Rien à dire, t’as vraiment l’art de donner envie aux autres de satisfaire à tes requêtes. » Une partie de lui pouvait toutefois comprendre l’inquiétude – ou croyait la comprendre, du moins, dans la mesure de son ignorance –, justifiant l’agressivité, mais cela ne venait pas l’en trouver davantage attendri devant le comportement de son comparse. Son empathie s’exprimait rarement à cœur ouvert et sûrement pas quand il avait l’impression d’être agressé de la sorte.
Roxana savait se défendre. Une information dont il n’avait pas l’intention de remettre la véracité en doute un seul instant. Les anciens habitants de Stonebriar, après tout, n’étant pas spécialement connus pour leur pacifisme. « Ce n’est pas moi qui fait les règles, Douglas. Tu le sais. » La réponse évitait toutes les questions posées mais valait parfaitement un non quand on connaissait l’individu. Il n’avait pas décidé de leur présence ici, certainement, pas plus qu’il n’avait ordonné leur confinement suite au dernier incident grave en date dans lequel certains s’étaient retrouvés impliqués. Dario aurait largement préféré ne jamais les voir poser un foutu pied dans la zone qu’on leur avait dédié mais le choix n’était pas le sien et bien qu’il le réprouvât s’en s’en masquer il savait, au fond de lui, que cette décision était juste. Qu’ils ne méritaient pas de mourir de la manière dont les autres avaient été tués, massacrés comme un vulgaire troupeau de bétail contaminé. Mais cela n’adoucissait guère la profonde antipathie qu’il nourrissait à leur égard. « Tu devrais essayer d’être encore plus désagréable que ça, Douglas, sûrement que t’arriveras davantage à tes fins comme ça. » Sarcasme au bord des lèvres, il voyait bien comme l’autre était à deux doigts de partir et semblait à deux doigts de le pousser, littéralement, vers la sortie.
A ceci près qu’il avait une dette à son égard. Une putain de dette, qu’il ne rembourserait jamais dans son intégrité vu tout ce que le scientifique avait fait pour lui, pour le tirer des griffes d’une mort presque certaines et s’exposer lui-même aux conséquences de ses actes. « Qu’est-ce que tu veux, hein ? » Un service. Un seul. N’était-il pas supposé lui devoir au moins ça ? « La sortir de là ? Et comment tu comptes justifier cette exception ? Si elle obtient ce droit, les autres le voudront aussi. Il n’y a pas de raison qu’elle soit favorisée. » A plus forte raison si ce privilège était lié à un survivant d’Hamilton. Crier à l’injustice, tout le monde savait faire. Et au moins cette fois, ils auraient raison. Elle n’était pas la seule, à avoir quelqu’un de l’autre côté de la barrière ; le monde était devenu terriblement petit depuis que les trois quarts de la population avaient été éradiqués. « Cela ne sera pas sans causer d’autres problèmes. Tu ne peux pas prétendre l’ignorer. » La plus petite occasion était propice à ça, des tensions qui lui donnaient l’impression de se tenir au sommet d’un volcan susceptible de se réveiller à tout moment ; les problèmes ne feraient qu’accentuer davantage la fracture déjà présente entre Rocbruyère et le reste de la carrière. Dieu savait qu’ils n’avaient certainement pas besoin de ça. « C’est ça, que tu veux ? Dis-moi. » Le regard vrillait l’intrus, le ton tout juste ce qu’il fallait d’incisif pour ne pas virer dans l’agressivité. Mais finalement, la porte était toujours close.

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MessageSujet: Re: I need to get it right [Dario]   Jeu 23 Aoû - 1:10

I need to get it right
Can't I just turn back the clock ? Forgive my sins. I just wanna roll my sleeves up. And start again. I know that I messed it up. Time and time again.
Cela devient dangereux, de porter le cœur en bannière et de le rapprocher du danger. L’armure s’est fissurée quelques minutes auparavant et malgré tous ses efforts, Reed est bien incapable de la reconstituer. Il encaisse, les dents serrées, il mord la poussière et remonte sur le ring dès que ça lui est possible mais la fatigue s’installe, les douleurs aussi. Le regard devient las entre deux œillades assassines. Tout pourrait être plus simple, plus aisé si les tensions ne se faisaient pas aussi impérieuses. Qu’il ne résidait entre eux que de la courtoisie. Tous deux, trop écorchés par l’attitude de l’autre pour jouer à s’imposer quelques apparences. Douglas aurait espérer une évolution dans cette dynamique houleuse après avoir passé des heures à son chevet pour le rabibocher. Forcé de constater, qu’ils en sont revenus sans le moindre effort à la case de départ. Le reclus laisse un demi-ricanement se coincer au fond de sa gorge, ses lèvres se tordre d’ironie un bref instant. Le carrière s’attend à le voir lécher les doigts de cette main qu’il porte sans vergogne contre lui. De toute évidence, le mineur n’a pas encore développé de syndrome de Stockholm. Pensée amère qui s’envole du côté de Byers soudainement. Du moins, il n’a pas acquis cette tare avec lui. « Tu portes un jugement sans savoir, je te renvoie la stupidité. Je constate que le manque de tact n’est donc pas toléré dans les deux sens. » A croire que son interlocuteur ne s’écoute pas raisonner et parler. Un autre de leur point commun, pourquoi ne se comprennent-ils dès lors pas ? Ils s’observent en chien de faïence. Tous deux ne savent déjà plus s’aborder autrement qu’en se mordant le bout du museau. Et ce soir, ce n’est clairement pas ce qu’il a anticipé en se faufilant à Auspex. Dire qu’il a cru le dénicher en pleine rechute et l'a retrouvé  au mieux de sa forme, le venin intact. A aucun moment, le taciturne ne s’est préparé à reprendre les hostilités là où ils les avaient laissé avant l'infection. Encore moins à amener ce sujet. Et il le regrette de plus en plus alors que ça réplique et que ça enfonce un peu plus les crocs dans la chair.

C’est le scientifique qui abandonne le premier. En soupirant, il se laisse tomber sur le premier objet pouvant faire office de tabouret. Les mots volent, la concentration se tire. La voix devient moins sévère, tout juste assez honnête pour délier l’incertitude. « Je ne sais pas. Peut-être ? » Les paluches se croisent, se décroisent sous ses yeux atterrés. Ce qu’il suggère n’a rien d’anodin. Rien d’aisé ou de réellement justifiable. Et son interlocuteur sait très bien mettre l’amplitude de sa stupidité en évidence. Bien sûr que c'est hors des compétences du chef de zone. Il ne devrait même pas le suggérer. « Ces luttes intestines sont d’un ridicule. Le danger est dehors, on devrait peut-être arrêter de le créer au-dedans. » Futilités qu’il balance par nécessité de se rappeler le contexte qui l’a forcé à venir expliquer sa problématique à l’être qui s’est donné pour mission de ne plus user d’empathie avec lui. Même le prétendu insensible sait qu’il doit faire preuve d’un semblant de sincérité pour obtenir peut-être de quoi la protéger. Elle vaut bien qu’il foute définitivement sa dignité de côté, pas vrai ? Un peu plus livide, soudainement investi d’une solennité qui l’oblige à se redresser, il fait preuve d’énormément de ténacité pour parvenir à recracher un semblant de vérité. « Tu étais prêt à tout pour que Ryce soit en sûreté. Je l’ai entendu, compris et j’ai accepté de t’aider. Je ne te demande pas ça comme une dette mais comme une faveur. J’aimerais que Roxana soit aussi en sécurité, autant que possible du moins compte tenu des circonstances. » L’attachement perce quelque part, dans ce charabia. Plus qu’un membre de sa famille. Quand bien même, elle ne le considère même pas comme tel. « Tu crois pouvoir faire quelque chose ? »  Qu’il ajoute sans toutefois réussir à le fixer droit dans les yeux. « Je ne pourrai jamais la faire rentrer à la mine. Et de toute manière, je suis certain qu’elle n’en voudrait pas. Elle ne va déjà peut-être même pas vouloir quitter son groupe de tarés. » Grognements désapprobateurs, marmonnements qu’il s’offre plus à lui-même qu’à son vis-à-vis. Tout cela le travaille depuis trop longtemps. Le temps passe, les solutions s’amenuisent. Il ne sait pas quoi faire. En vient donc à venir supplier celui qui ne veut même plus le considérer comme un ami alors que sur les routes, il était devenu un frère pour lui.
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MessageSujet: Re: I need to get it right [Dario]   Lun 27 Aoû - 21:07

Douglas Dario
« i need to get it right »

« Le danger dont tu parles, ils en tenaient une bonne partie avant que Stonebriar ne se fasse lapider, qu’il marmonna par simple principe de contradiction. Va pas me faire croire que la vie à la Carrière les a transformés en agneaux. » On ne pouvait même pas dire qu’Aaren s’était contenté de ramasser les moins pire d’entre eux, puisque Marisa se pavanait encore fièrement parmi ses pairs. Et si Dario vouait une confiance absolue en son chef et en ses décisions, il n’accordait en revanche pas le moindre crédit à la Rosario survivante. Peut-être que dans le lot, certains valaient-ils encore la peine d’être sauvés, cela il voulait bien l’admettre, mais autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Il ne nourrissait aucun espoir envers ce groupe de marginaux, quoique reconnaissant volontiers certaines de leurs aptitudes qui manquaient cruellement ici ; il ne voyait toutefois chez eux rien d'autre que les troubles passés et encore à venir.
Le rire lui échappa, bref et débordant de cynisme, quand le prénom de Ryce fut jeté dans la balance. A ses yeux, la comparaison était tellement inappropriée qu’elle en devenait comique et il lui en voulut même, pendant quelques instants, d’utiliser la jeune femme pour l’amener à se rendre devant sa requête. « Je ne sais pas », il rétorqua sans détour à la question après un temps, franchise brute tandis que son regard cherchait celui du fuyant. Presque surpris lui-même d’avoir ravalé à la dernière seconde le refus net et concis qu’il s’apprêtait à lui opposer une fois de plus. « Ah parce qu'en plus ce n’est pas elle qui te l’a demandé ? » De mieux en mieux. Un soupir lui échappa, tandis que ses mains se laissaient aller à malmener la vieille paillasse élimée sur laquelle il était toujours assis. Si en plus de lui demander un service dont la réussite était plus qu’incertaine, Douglas agissait dans le dos de la concernée… bah, à tout le mieux, elle refuserait tout net comme il venait de l'évoquer et Dario en serait fort aise, pour une fois qu’ils arriveraient à s’entendre sur quelque chose.

« Roxana n’est pas Ryce, il lui signala avec une voix qui avait elle aussi fait l’effort de se vider de son venin face à l’attitude du scientifique. Mais je ne pense que je ne t’apprends rien à ce sujet. Leurs situations ne sont en rien semblables, Ryce serait sûrement morte aujourd’hui si tu n’avais pas accepté de l’aider et tu le sais très bien. Mais Roxana… je ne crois pas qu’elle sera plus en sécurité ici qu’au sein de la bande à Rosario. » Ce n’était même pas une énième preuve de mauvaise fois mais un avis sincère, qui ne prenait pas en compte l’aversion qu’il nourrissait personnellement à l’égard de la concernée. « Et puis quoi, si elle ne veut pas tu vas tout de même pas la forcer, non ? » L’idée était absurde et il ne croyait pas son ancien acolyte stupide au point de s’y essayer, parce qu’il était tout bonnement impossible que quelque chose de positif débouchât d’une situation comme celle-ci. « Ta demande, elle ressemble plus à un foutu cadeau empoisonné qu’à autre chose pour elle, Douglas. Prends-en au moins conscience avant de m’en vouloir si je ne te l’accorde pas. Même si Ren me donne son aval – et ce n’était là guère plus qu’une hypothèse sur laquelle il ne fondait pas franchement d’espoir, serait même satisfait de se voir opposer un refus catégorique –, elle risque de se mettre ses copains à dos dans la manœuvre. En plus de ceux d’ici qui ne la voudront pas. » Si elle obtenait le droit de libre passage et pas les autres, Dario était convaincu des frictions que cela ne manquerait pas de susciter. Serait heureux de se tromper, certes, mais n’y croyait pas trop face à l’habitude du comportement de ce genre d’individus. Est-ce que c’était ça, la pseudo-sécurité que son compagnon invoquait en voulant négocier l’intégration de cette femme au cœur de la Carrière ? L’obligation constante de devoir regarder derrière son dos des fois qu’un ancien compagnon jaloux ait avalé de travers ses privilèges soudains, plus celle de devoir faire face à l’hostilité de tous ceux ici qui réprouvaient la présence des chacals ? L’idée sentait tellement mauvais qu’il n’avait même pas besoin d’argumenter sur sa réticence personnelle pour lui exposer ce qu’il considérait comme étant des failles évidentes dans son raisonnement.

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MessageSujet: Re: I need to get it right [Dario]   Lun 3 Sep - 1:30

I need to get it right
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Comme il aurait aimé pouvoir surenchérir aux propos teintés de vérité de son ancien allié. Si les enjeux ne cessaient de revenir le harceler, il aurait pu lui concéder au moins ce point. Leur altercation avec les chacals a failli lui être fatal après tout. Sans Dario, le mineur ne serait déjà plus là à jacasser. Et bien entendu, il ne l’a pas oublié. Ni même omis, à aucun moment. Sauf que Roxana, une fois de plus, une fois de trop, ne lui laisse pas le choix. « Je sais bien, merci. » Ton un peu abrupt, le regard se focalisant sur un détail sordide du plancher. La difficulté de lui faire comprendre la raison de son acharnement, d’envisager la possibilité que le carrière ne retourne toute cette plaidoirie contre lui durant une de leurs engueulades devenues, hélas, coutumières. Mais il faut qu’il pousse sa chance un peu plus loin, qu’il bouscule toujours plus ses propres convictions pour lui faire entendre raison. « Mais dis-moi combien de saints, ton patelin compte au juste ? Aucun de nous n’a survécu grâce à la chance. On a tous du sang sur les mains, le danger ne se conjugue pas au singulier. C’est facile de l’oublier. » Bien entendu, le quinquagénaire a marqué des points et Reed sait très bien que le degré de perversion, des réfugiés, n’a jamais rien eu de justifiable ou même de normal. Même dans un contexte comme celui-là. Las de défendre une cause perdue, en laquelle il ne croit même pas réellement, le scientifique décide de se concentrer plutôt sur sa réelle motivation derrière la requête. C’est ainsi qu’il se renfrogne davantage, le cul toujours calé sur la surface qu’il a réquisitionné. Les paumes s’y installent, serrent le rebord jusqu’à faire craquer les phalanges. Son acolyte raisonne bien plus intelligemment que lui. Et ça lacère bien l'orgueil de le conscientiser. Mais il ne peut rien y faire de toute façon. Pas tant qu’il éprouvera toujours ce besoin impérieux de préserver sa comparse d’enfance. « Roxana n'a jamais su ce qui était bon ou non pour elle. » Qu'il se justifie face à la remarque adverse. Comme si lui pouvait mieux en juger.

Désir irrationnel, devoir inéluctable qu’il s’en fait de devoir la protéger – et ça n’a jamais eu aucun rapport avec le prétendu lien familial par alliance. Démesuré ce qu’il est prêt à réclamer pour ça. Elle ne lui appartient pas. Elle n’en veut même pas de sa présence. C’est ce que la petite voix répète au fond de la caboche pendant qu’il accuse la réalité délivrée par un esprit bien plus affuté que le sien en cet instant. La tête soutenue par une paume, le découragement menaçant l’ensemble de la carcasse, le reclus tente de rassembler les pièces pour en dresser un tableau. « Dans tous les cas, elle finira par se faire tuer, c’est ça que tu es en train de m’expliquer ? Alors à quoi bon ? Autant laisser les gens la lapider ? Ici, ça n’ira pas. Là-bas, non plus. Il n'y a aucune alternative ? » Irritation pas vraiment contenue. La frustration devient encombrante, il se demande s’il ne devrait juste pas lui suggérer, à la quadragénaire, de tout plaquer, partir à deux. Pour peu qu’elle soit seule. Qu’est-ce qu’il en sait ? De toute façon, elle n’ira nulle part elle. Et l’extérieur n’offre pas plus de garanties. L’anxiété de l’ermite le fait pratiquement délirer. Se recentrer sur l’instant présent lui demande une concentration toute particulière. Habité par ses chimères, il reprend ses marmonnements. « Personne ne pourra la forcer à rien de toute manière. Je ne sais juste pas quoi faire. Je n’aurais jamais pensé qu’elle se retrouverait avec eux en premier lieu. » Il ne la croyait même pas vivante. Et encore moins, vivante et errant dans le coin. Le destin a une drôle de façon de lui ramener ce qu’il n’obtiendra jamais. Vaincu, il pose des questions qui à défaut d’être ironiques, témoignent bien de la perdition du locuteur. « Tu crois donc que ça ne sert à rien ? Et que je n’ai plus qu’à attendre que ça se termine mal pour elle et sa bande ? Parce que c’est ce qui va forcément arriver. On le sait. » Il aimerait réellement retrouver un ami au lieu de traiter avec un chef de zone. Cela lui paraitrait moins laborieux - c'est ce qu'il croit du moins. « Et non, il ne s'agit pas d'une situation similaire à celle de Ryce, en effet. Mais ce n’était pas là où je voulais en venir. » Un soupir, la lassitude qui le crispe les traits jusqu’à les rendre un peu plus creusés. Les rides marquent le visage du survivant. Combien de nouvelles viendront s’y incruster après les frayeurs que la rouquine pourrait lui occasionner ?
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MessageSujet: Re: I need to get it right [Dario]   Dim 16 Sep - 18:49

Douglas Dario
« i need to get it right »

« Ce que je suis en train de t’expliquer c’est qu’elle est sûrement bien mieux à sa place là où elle se trouve en ce moment. Ne t’en déplaise, elle se fond plutôt bien dans la masse des siens… » Certes, Dario ne connaissait sûrement pas Roxana aussi bien que Douglas – par ailleurs, il n’avait aucun intérêt à voir ceci évoluer – mais il n’avait pas l’impression qu’elle courre le moindre danger aux côté de ceux avec qui elle était venue jusqu’ici. Un soupir discret s’échappa de ses lèvres, tandis qu’il considérait son ancien acolyte avec une attention accrue. Il ne prétendrait pas n’être pas un minimum touché par la situation dans laquelle il se trouvait, mais l’acharnement de ce dernier à parvenir à ses fins l’intriguait plus que de mesure. Les motivations du scientifique ne relevaient en rien de ses affaires, de cela le chef de zone était plutôt conscient, mais il était difficile de refréner la curiosité une fois que celle-ci était éveillée. « Non, on n’en sait rien, il opposa avec fermeté. Parce qu’il faudrait pour ça passer outre les ordres de Ren. Et que son autorité, ici, n’est pas disputée. » Bien sûr Dario n’était pas stupide, ici comme ailleurs il avait pertinemment conscience qu’un chef ne suscitait jamais l’entière satisfaction de la part de ses survivants mais il n’en restait pas moins que, de ce qu’il avait pu constater, de ce qui se disait d’ailleurs, il n’en restait pas moins le leader le moins contesté vis-à-vis des autres groupes avoisinants. Des “incidents” étaient arrivés et arriveraient sûrement encore, c’était un fait inutile à nier, mais qui pouvait de toute manière se targuer d’une sécurité absolue ?
« Et est-ce que tu sais, toi, où tu veux en venir, au moins ? » Pas d’agressivité, pas de moquerie. Intérêt sincère derrière la question, quand le chef de zone avait déjà décidé depuis quelques minutes de laisser tomber tout le sarcasme dont il était capable de faire preuve afin de traiter avec franchise le problème que Douglas avait ramené avec lui. « Comme tu l’as dit toi-même, elle ne voudra probablement pas quitter d’elle même ce qu’il reste de son clan. Et l’y forcer serait tout aussi inenvisageable qu’absurde étant donné les circonstances. Alors quoi ? C’est pas une gosse, tu ne peux pas prendre une décision à sa place si ça concerne sa propre vie. Je comprends ton… inquiétude, mais c’est pas un choix que tu peux faire pour elle, à plus forte raison dans son dos et à son insu. » L’esprit cartésien du scientifique devait bien en avoir conscience, non ? Sauf que Dario avait la sale impression que ses capacités de réflexions, quand on venait à aborder le sujet de la rouquine, n’étaient pas dans leur meilleure forme.

« Je vais t’aider, Douglas. » L'acceptation sortie de nulle part, tandis que l’homme se levait enfin du matelas élimé, traversait le petit cabanon pour s’en aller récupérer, posé sur un vieux meuble usé, une bouteille opaque et deux godets en terre cuite. « Je ne te fais pas de promesse, mais je vais t’aider. Je te dois bien ça. » Il avait bien assez de relations à faire jouer au sein de la Carrière, de dettes ou de services à se faire rembourser, pour pouvoir obtenir quelque chose en échange. Restait simplement à savoir quoi. Dario remplit son verre et posa le reste de son butin sur la table devant son compagnon, avant de venir s’adosser contre l’un des murs. Sans jamais cesser de faire face à son interlocuteur, il porta le récipient à ses lèvres et en but une gorgée, avant de reprendre : « Seulement, pas pour faire quelque chose de stupide et d’irréfléchi. Ce qui, dans l’état actuel des choses, englobe exactement ta demande. » Croisant les bras contre sa poitrine, il le dévisagea avec au fond des yeux l’air de le défier à contredire ses propos. Déjà que la décision finale ne serait sûrement pas de son ressort, Dario n’avait certes pas l’intention de se mouiller pour ce qu’il estimait être une cause perdue d’avance. Des solutions, il en existait sûrement d’autres, et le chef de zone pourrait peut-être même parvenir à mettre de côté son antipathie bien ancrée vis-à-vis de Roxana pour s’acquitter de ce qu’il devait à son ancien compagnon de route, mais il ne ferait rien qui n’ait été au préalable mûrement discuté avant. « Qui plus est, et puisque ça la concerne, tu devrais peut-être envisager de lui en toucher deux mots avant d’entreprendre quoi que ce soit. »

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