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 but i stayed down with my demons

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MessageSujet: but i stayed down with my demons   Ven 18 Mai - 20:21


Malini Abel
« but i stayed down with my demons »

fin mars ✻ Sortir en raid lui avait au moins permis de se vider l’esprit, s’échapper pour quelque temps hors des lieux familiers qui avaient ces derniers temps plutôt tendance à l’exécrer. Il ne supportait qu’à grand peine les murs de sa maison, le toit lui pesait sur le crâne et au plus souvent il arpentait le campement, au mieux il se détachait des réminiscences de ces derniers mois qui avaient la fâcheuse tendance de hanter les couloirs et les pièces de la demeure familiale. Certains des cavaliers n’étaient pas pour se réjouir de ce revirement dans les habitudes de leur leader, en ce que plus celui-ci se trouvait mêlé à leurs rangs et moins la marge de tolérance était élevée dans leurs activités, mais le concerné s’en souciait comme d’une guigne.
Caleb, avec son flegme habituel et l’habitude de ceux connaissant Abel depuis suffisamment longtemps pour savoir comment ouvrir une conversation avec lui sans se heurter à un mur lorsqu’il était dans ses mauvais jours, avait suggéré au détour d’une réplique que sa présence au sein de l’expédition qu’il préparait depuis quelques jours serait fort utile. Une manière comme une autre de ne pas avoir à lui dire cash qu’il fallait qu’il trouve à s’occuper ailleurs que là où il menaçait quotidiennement d’évacuer ses nerfs en pelote sur un de ses gars, et que l’entièreté du campement respirerait un peu mieux si l’aîné des Rhodes daignait vider les lieux pour ne serait-ce qu’une demi-journée. Celui-là n’avait d’ailleurs pas été bien difficile à convaincre, avait promptement sellé sa monture avant de passer récupérer à l’armurerie quelque arme mieux adaptée que son flingue à l’éventualité d’un conflit extérieur, et s’était joint au chef d’expédition sans lambiner davantage tandis que le petit convoi des raiders s’ébranlait d’un trot rapide vers la sortie des terres.

Le soleil était tombé derrière l’horizon lorsqu’ils étaient revenus, fatigués mais un peu plus chargés qu’à l’aller. Abel s’était attardé dans l’écurie un peu plus longtemps que les autres, occupé à examiner une blessure sur l’un des membres de sa jument. Sa faute, il le savait, parce que l’animal était encore trop jeune pour se heurter à la brutalité dont il pouvait parfois faire preuve quand son humeur se répercutait sur ses actes. Pas encore assez habituée aux dangers du monde extérieur au ranch, pas encore assez endurante pour supporter de se faire pousser en continu par un cavalier peu indulgent, la nervosité et la fatigue l’avait amenée à quelques faux pas sur un terrain accidenté. Abel aurait pu laisser Caden se charger de ça, mais il n’avait sûrement pas l’envie d’avoir à supporter ses réprimandes ; il avait également estimé que la gravité de la blessure ne dépassait pas ses propres connaissances basiques en termes de soin.
Le silence des écuries, seulement animées des bruits des chevaux à présent que les autres avaient quitté les lieux, avait un petit côté apaisant assez appréciable. Fourbu, quoique pas assez à son goût pour pouvoir espérer se réjouir d’une nuit où il ne peinerait pas à trouver le sommeil, le cavalier terminait de s’occuper de la jument lorsque le bruit de pas légers l’avertit qu’il n’était plus seul. Terminant de désinfecter la plaie, il se redressa finalement après quelques secondes, puis se retourna pour croiser le regard de Malini qui se tenait un peu plus loin. « Qu’est-ce que tu veux ? » La question fusa, abrupte et frôlant l’agressivité comme si la simple présence de la recruteuse avait eu le don de le contrarier déjà. « Il y a un souci avec Silas ? » La première question qui lui venait aux lèvres quand on venait le trouver sans apparente raison, bien qu'il la gardât généralement dans le fond de sa gorge face à la majorité des gens. Malini, cependant, ne faisait pas partie de cette majorité-là. Et Abel, qui voyait d'autant plus le mal partout depuis ce qui était arrivé à Olympia, redoutait encore plus qu'avant qu'un esprit mal intentionné choisisse de s'occuper du gamin. Inquiétude folle et, fallait-il l'espérer, déraisonnée, qu'il se faisait fort de garder pour lui aussi bien qu'il avait gardé le détail de l'incident qui l'avait plongé dans cette humeur aussi sombre depuis quelques temps (conscient toutefois que les rumeurs arriveraient bien ici un jour ou l'autre si ce n'était pas déjà le cas). Mais la recruteuse, même sans être au fait des récents événement, étaient de ceux à même de comprendre cette inquiétude et de ceux face à qui il ne s'en gardait pas, jamais. « Ou, il reprit face à l'absence de réponse affirmative, retournant déjà camper sur sa défensive, si c’est à propos de ta sœur, je t’ai déjà dit que c’était pas mon problème. » Meera, il ne l’appréciait que très modérément, la tolérait ici surtout parce qu’elle était parente avec Malini. Et le sentiment d’antipathie était réciproque, il n’était pas aveugle à ce sujet.

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MessageSujet: Re: but i stayed down with my demons   Lun 11 Juin - 0:56


Malini Abel
« but i stayed down with my demons »

fin mars ✻ Tu devrais pas aller le voir, il est pas d'humeur en ce moment. Mais depuis quand Malini écoutait-elle les conseils ? L'histoire de sa vie s'est écrite sur les nombreuses fois où elle n'en a fait qu'à sa tête. Et encore une fois, elle suivait son instinct qui lui disait qu'elle devait y aller au contraire, il fallait qu'elle lui parle. T'étais pas là, t'as pas vu toi... Comme il marchait partout, parcourant toujours plus de distances mais toujours avec la ferme impression d'être dans une cage ? Comme il avait l'air en colère et frustré même quand il se tenait simplement debout à regarder le ciel ? Comme il parlait aux autres, sur un ton brusque, comme s'il était à deux doigts de d'imploser ? Oh elle savait tout ça. Elle avait été tout ça. Je sais pas qui l'a foutu en rogne comme ça. Va pas tarder à y avoir des paris ? Tu en penses quoi? Et c'était à peu près à ce moment là qu'elle l'avait planté là, les yeux levés au ciel et sans un retour.
Elle savait, Malini. Elle savait. Et elle marchait en direction des écuries avec tout le poids de cette connaissance, sans avoir vraiment préparé son coup pour autant. Dans son sac à dos, de la gnôle et son matériel nécessaire à ses expéditions nocturnes. Elle ne savait pas vraiment quoi lui proposer : les deux ? En fait, elle savait pas vraiment ce qu'elle faisait, la recruteuse. Elle marchait avec détermination, mais son objectif était flou et ses chances de réussite étaient minimes. On parlait tout de même d'Abel Rhodes. Sa capacité à exprimer ses émotions étaient presque aussi inexistante qu'une nuit décente de sommeil. Pourtant, elle n'avait plus le choix de faire demi-tour, elle était déjà à l'entrée dans l'écurie...

Préparée à l'agression qui suivit aussitôt dans ses propos, l'Indienne ne se démonta pas. Bras croisés devant elle, elle attendait de trouver les mots, ou elle attendait qu'il fasse l'addition lui même dans sa tête pour comprendre de lui-même. Mais cette deuxième option était impossible, alors il se contenta d'énumérer les possibles sujets qui auraient pu – auraient dû – l'amener ici en premier lieu. Puis elle décida de mettre fin à la torture. « Silas va bien. C'est toi qui as un souci. » Aucune méchanceté, aucun reproche, Malini s'était efforcée d'adopter une certaine douceur. Surtout quand elle ajouta : « J'étais à Olympia. » La réplique en elle-même disait long. Le ton ne faisait qu'ajouter du sens au sous entendu. Enfin, à côté d'Olympia puisqu'on lui avait refusé l'accès si elle n'avait pas de motif valable d'être là. Ce n'était qu'après une esclandre que l'un des gardes avait accepté d'aller chercher Bass pour la calmer. Sa mine était affreuse, tendue, fatiguée, comme si tous les maux de la terre étaient tombés sur ses épaules au même moment. Et c'était presque le cas : Peyton avait perdu le bébé.
Il y avait eu comme un goût amer, un goût d'injustice aussi. Et une douleur, toujours la même qui taraudait depuis des années en elle, jamais prête à quitter la recruteuse. Est-ce que ça allait s'arrêter un jour ? Et la réponse était toujours la même, se répétait en boucle : non. Et cette douleur, peut-être que Malini pouvait s'en servir pour parler à Abel, peut-être que sa douleur allait résonner avec celle de l'aîné des Rhodes. Il avait besoin d'exorciser tout ça, et il avait surtout besoin de personnes qui n'allaient pas simplement lui lancer une maxime banale. Elle ne compte plus le nombre de personnes qui lui ont dit que c'était l'histoire de la vie, le cycle éternel.

La recruteuse scrutait le chef du ranch qui n'avait pas l'air d'en mener large quand on s'attardait plus près sur les détails de son faciès. La fatigue qui tirait ses traits, les poches sous ses yeux et la pâleur des pensées sombres. « T'inquiète, je suis pas venue faire de la psychologie de comptoir ni t'expliquer comment tu dois te sentir et toutes les conneries que les gens pensent devoir dire alors qu'ils perdent juste des occasions de la fermer. Je suis venue te proposer d'aller boire ou sortir tirer dans des trucs. Ou les deux, même si c'est pas prudent. »

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MessageSujet: Re: but i stayed down with my demons   Mer 20 Juin - 22:57


Malini Abel
« but i stayed down with my demons »

C’est toi qui as un souci. « Pardon ? » Abel se raidit, la bouche déjà pleine d’acide et les yeux prêts à jeter des éclairs, mais parce que c’était Malini il lui accorda le bénéfice du doute, se garda bien d’attaquer de suite et ravala sa contrariété. La justification de la dénonciation ne tarda pas à suivre, trois petits mots parfaitement abstraits pour qui ne savait pas mais tellement lourds pour lui, tellement imprégnés d’une dure signification. Olympia savait, bien sûr, parce qu’il n’y avait aucune chance pour que ce qui était arrivé reste secret, aucune raison non plus. Au ranch, c’était différent, Abel avait gardé la bouche close (pour quoi dire, de toute manière ?) tout en sachant que les rumeurs finiraient bien par se frayer leur chemin jusqu’aux oreilles des cavaliers. Cela prendrait juste un peu plus de temps, quelques jours de répit pour lui ; une ou deux semaines tout au plus.
Mais le ton employé, l’attitude de la recruteuse, ne suffisaient pas à voir son interlocuteur relâcher la pression qui nouait ses épaules, cesser d’être sur la défensive ou calmer l’orage de ses yeux. Quelles que soient les intentions qui l’avait amenée à se pointer dans les écuries à un moment où il était seul, il ne voulait pas de sa sympathie, ou quoi que ce soit d’autre susceptible d’avoir un rapport avec la mort d’Isaac. Que cela émane d’elle, ou de n’importe qui d’autre, il n’en voulait simplement pas. « Malini… » il commença d’un ton fatigué, déjà prêt à lui balancer poliment, gentiment, cordialement, d’aller se faire foutre ailleurs et qu’il se fichait complètement de ce qu’elle pouvait bien avoir à lui dire, mais elle lui coupa l’herbe sous le pied en l’interrompant, reprenant la parole et se montrant cette fois un peu moins avare d’explications. Un léger rictus sans joie vint étirer les commissures de ses lèvres mais il resta silencieux jusqu’à ce qu’elle ait terminé. « Toi aussi t’en perds, des bonnes occasions de te la fermer, il souligna, le sarcasme affleurant dans la voix quoique cette dernière fût dénuée de l’agressivité qu’elle avait adoptée quelques instants plus tôt. Mais je suis bien ravi que tu te sentes pas le devoir de me faire une leçon là-dessus. » L’ironie était une bonne arme, la meilleure sûrement pour parvenir à aborder ce sujet épineux sans avoir l’obligation de s’ouvrir à ses interlocuteurs. Et, l’air d’estimer la conversation close là-dessus, Abel se détourna d’elle pour récupérer les produits de soin abandonnés sur le sol, flatter d’un geste absent et machinal l’encolure de la jument visiblement éreinté, puis refermer la porte de la stalle.

Malini, toutefois, il lui en fallait un peu plus pour venir à bout de ses idées une fois qu’elle se les était fourrées dans la caboche. Alors même qu’il s’était détourné d’elle, Abel pouvait sentir sa présence fixe dans son dos, les yeux qui l’observaient en silence comme si elle eût su avant lui qu’elle avait gagné et qu’il allait céder devant elle. Le cavalier, la main posée sur le loquet du box, semblait perdu quelque part ; un ange passa. Puis le bruit caractéristique du verrou se remettant en place résonna sèchement à travers l’écurie, et Abel se résolut à faire face à nouveau à sa compagne. « Mustang Ridge aurait bien besoin d’un petit nettoyage. » L’un des villages les plus proches du ranch, qui attirait les survivants hésitants (ou chassés) et, fatalement, les rôdeurs qui suivaient à la trace toute présence de vie humaine. Comme tous les bleds situés non loin des frontières de la Crimson Valley, il était fréquent de devoir employer du temps et des hommes à se débarrasser des créatures qui n’avaient de cesse de se rassembler là, afin de faciliter d’une part les allées et venues des raiders et autres chasseurs, et de l’autre, de garder les environs du ranch les plus sains possibles histoire de limiter tout risque de débordement. « Pas de canasson, ni de voiture. » Inutile d’impliquer inutilement la vie des premiers avec la nuit tombée, ni de gaspiller le carburant des seconds. Une roulée trouva le chemin de ses lèvres, tandis qu’il détaillait l’indienne d’un regard un peu plus scrutateur, plus éveillé. L’air de se rappeler enfin face à qui il se trouvait. « Et ta bouteille a intérêt d’être buvable. » La prudence ? Bah...

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MessageSujet: Re: but i stayed down with my demons   Dim 5 Aoû - 13:18


Malini Abel
« but i stayed down with my demons »

fin mars ✻ Quatre ans déjà passés au ranch, quatre ans déjà à fréquenter Abel Rhodes, à surveiller son fils, à fréquenter son frère, à recruter des gens pour lui, quatre ans qui ont vu naître une relation particulière entre le leader des cavaliers et la recruteuse. Il n’y avait pas de quoi s’en vanter pourtant, car Abel Rhodes n’a de toute façon que des relations particulières, et pas forcément dans le bon sens du terme. Elle aussi d’ailleurs, car il fallait avoir de sacrés nerfs ou un gros problème pour supporter la recruteuse, même si on pouvait observer une amélioration depuis qu’elle vivait une relation stable avec Bass et surtout depuis qu’elle avait retrouvé sa sœur.
Quatre ans donc, et pouvait-elle prétendre le connaître ? La complexité de la réponse la faisait rebrousser chemin dans ses réflexions. Les gens avaient deux vies, une avant l'horreur et une maintenant, et ils gardaient tellement de secrets au nom de la survie... Elle-même a autant de masques qu'il n'y a de jours, dansant, tournant, virevoltant dans une mascarade de fausses relations. Ah les apparences... Alors quelles étaient ses motivations à se tenir là, traînant Abel dans une sortie qu'il n'avait en rien demandé alors qu'il tentait sûrement de gérer son deuil à sa façon. Mais Malini, malgré les masques, malgré les faux semblants, elle s'accrochait aux éléments qu'elle connaissait de lui, et elle savait qu'il fallait parfois le presser pour récolter ses sentiments. Et il pouvait lui-même prétendre autant qu'il voulait, il allait finir par s'écrouler sur lui-même à force de s'emmurer dans ses propres pensées.

« En route pour Mustang Ridge donc. » Elle commente en sortant son attirail de son sac pour l'examiner : deux couteaux de chasse, sa hachette et un Beretta à moitié chargé. Avec un sourire, elle sort également la fameuse bouteille de son sac, ramenée de son périple de deux mois. « J'étais supposée te l'offrir pour ton anniversaire, mais bon. C'est du bourbon, trouvé dans une cave à la Nouvelle-Orléans. Bass et moi on en a goûté, c'est pas mal. » Elle débouche la bouteille et en prend une gorgée avant de grimacer aussitôt : l'alcool n'était pas vraiment sa tasse de thé. « Pour la route. » Et elle s'approche d'Abel pour lui tendre la bouteille et le laisser examiner lui-même la qualité de la marchandise. Avec nonchalance, elle aiguise une lame à l'aide de l'autre et demande : « Tu veux passer à l'armurerie pour t'équiper où on y va en Texas Ranger qui n'ont peur de rien ? » Éloigner le sujet pour y revenir plus discrètement ? C'était la stratégie de Malini. Elle espérait d'ailleurs que l'alcool allait noyer un peu la méfiance d'Abel et lui délier la langue une fois qu'il aurait tiré sur quelques rôdeurs en primes et massacré d'autres à coups de hache.

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MessageSujet: Re: but i stayed down with my demons   Mer 8 Aoû - 11:03


Malini Abel
« but i stayed down with my demons »

Un maigre sourire apparut brièvement sur son visage alors qu’elle mentionnait son anniversaire, qui se souciait encore de ça sérieusement ? L’attention aurait pu le toucher dans d’autres circonstances mais, dans l’immédiat, elle ne lui inspirait guère plus qu’une sorte d’amusement détaché. Et sa main attrapa sans une seule hésitation la bouteille tendue, tandis qu’il acquiesçait d’un léger hochement du menton. « Pour la route. » Le regard s’égara sur l’étiquette vieillie, habitude machinale, avant qu’il ne porte le goulot à ses lèvres et s’en envoie plusieurs gorgées dans le gosier. « Hmm, il confirma dans la foulée tout en lui rendant son bien. Pas trop mal. »
Mécaniquement, ses mains se portèrent à son holster dans un geste répété cent fois par jour, s’assurant au toucher de la présence des deux armes qui ne le quittaient jamais. Flingue et couteau, comme à l’habitude, lui battaient le flanc ; les doigts s’enroulèrent autour de la crosse du premier tandis qu’il le retirait de son étui pour en vérifier la charge, grimacer devant le constat. Tu parles d’un Texas Ranger… « A ce stade c’est pas avoir peur de rien, mais simplement foncer droit à la mort. » Et, de toute manière, on allait pas se voiler la face : si le cavalier avait besoin d’extérioriser un peu tout ce qu’il renfermait en lui depuis la mort d’Isaac, ce n’était pas en se livrant à un vulgaire tir au pigeon qu’il allait arriver à quoi que ce soit. Il lui fallait quelque chose pour cogner, quelque chose pour concentrer son énergie dans un combat au corps à corps et n’utiliser la pétoire qu’en cas de dernier recours. Et puisque le couteau ne répondait pas davantage à ces critères, le passage à l’armurerie s’imposait malgré tout. « Je serai pas long », qu’il ajouta en tournant les talons. De fait, il tint parole et revint promptement, équipé à sa convenance avec quelque chose qui correspondait mieux à son besoin du moment.

Le trajet jusqu’à Mustang Ridge fut un long silence rythmé par le bruissement de leurs pas sur l’herbe, l’allure diminuant à la faveur de la prudence au fur et à mesure que tout s’obscurcissait autour d’eux. Le ciel étant parfaitement dégagé, la nuit serait claire, et la lune qui se levait leur offrit leur premier combat sous la lueur des étoiles alors qu’ils approchaient du village désaffecté. La batte s’écrasa contre la gueule de l’assaillant avec un bruit mou et un peu écœurant, enfonçant le côté du crâne et dégageant le corps de son passage dans le mouvement. Oh, ils allaient vite se faire repérer, c’était certain, mais n’était-ce pas le but de la manœuvre en venant ici de toute manière ?
Avec le premier coup, Abel pouvait déjà percevoir la montée brusque d’adrénaline qui investissait son corps, boostant ses réflexes tandis que le regard cherchait déjà autour d’eux la prochaine cible sur laquelle jeter son dévolu. « J’espère pour toi que t’avais pas d’autres plans pour la soirée » il glissa à sa partenaire tout en lui coulant un regard en coin, les mains resserrées autour du manche de l’arme. Parce qu’au vu des grognements qui se faisaient entendre, ils allaient avoir du pain sur la planche. « Une gorgée pour chaque rôdeur buté ? » La proposition fut balancée là avec le rictus au bord des lèvres. Foutu acte d'inconscience que de vouloir transformer la scène en un vulgaire jeu d'alcool. Dieu seul savait ce que pouvaient bien receler ces baraques aux fenêtres aveugles et aux portes éventrées. Mais hey, vous savez quoi ? A cet instant précis, il en avait absolument rien à foutre.

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MessageSujet: Re: but i stayed down with my demons   Lun 24 Sep - 21:36


Malini Abel
« but i stayed down with my demons »

Est-ce que se jeter consciemment au cœur du danger était une étape du deuil ? Malini ne saurait le dire, mais elle avait vécu la même chose, pendant ses années d'errance, seule sur la route, armée de son gouffre de douleur et de son air effrontée. Chaque rencontre était une occasion de provoquer jusqu'à se mettre dans le pétrin, jusqu'à ce que quelqu'un d'autre finisse par décider de son sort. Elle avait navigué ainsi, d'une menace à une autre, attendant le premier qui déclencherait enfin la détente, qui la punirait pour ce qu'elle avait fait. Ce n'était au bout du compte que des tentatives de suicide déguisées. Abel n'avait pas l'intention de mourir, pour lui, ce n'était que de la pure inconscience. Pour Malini, un moyen de le faire parler.

Les lueurs du crépuscule se dessinaient à l'horizon alors qu'ils marchaient en silence jusqu'à Mustang Ridge. Le ciel teinté de rose laissait lentement sa place à l'obscurité, la nuit prenait ses droits sur les plaines texanes et avec elle, les dangers qu'elle renfermait. Malgré elle, la recruteuse souriait. Les expéditions nocturnes étaient toujours exaltantes, surtout quand on avait le goût de l'adrénaline comme elle, une addiction bien néfaste quand on se destinait peut-être à une vie plus tranquille. La lune n'était pas la seule à accueillir les deux intrépides alors que le premier cadavre tombait déjà. Il n'y a pas de vie tranquille à l'horizon.
Des plans ? La recruteuse esquissa un maigre sourire avant de rétorquer. « Penses-tu, je devais être rentrée avant sept heures pour préparer le dîner pour mon cher mari. » Peut-être que cette fable aurait été vraie dans une réalité alternative, mais Malini avait des choses plus importantes à faire dans celle-ci, comme dégainer sa hachette et son couteau de chasse. La proposition d'Abel était presque plus insolente qu'elle n'était dangereuse, mais ils n'avaient pas fait tout ce chemin pour commencer le deuil du leader d'une manière saine, bien au contraire. « On aurait dû en prévoir plus alors. » Et sur cette remarque, elle s'enfonça dans la première baraque à la recherche de quelques rôdeurs égarés. Cependant l'obscurité rendait la recherche compliquée et elle n'avait pas assez de mains pour tenir armes et lampe torche alors elle opta pour la solution la plus simple : ils allaient venir à elle. La recruteuse asséna un grand coup dans un vaisselier vide et le bois pourri céda immédiatement dans un gros bruit. Sa stratégie fut récompensée par les grognements et les râles familiers qui se dirigeaient vers elle d'un pas traînant. Sa hachette fractura le crâne du premier rôdeur avec une facilité déconcertante. Le deuxième opposa plus de résistance et elle dut s'y prendre à deux fois pour atteindre le cerveau. Elle attendit quelques secondes, mais la maison ne lui rendit qu'un silence alarmant. Les autres rôdeurs traînaient à l'extérieur.

« Ça fait deux ici ! » Annonça-t-elle à la volée pour Abel, alors qu'elle traînait les deux corps à l'extérieur de la bâtisse. Mais le leader n'était déjà plus en vue, contrairement à quelques morts traînant vers elle. « Et plus qui arrivent visiblement. » Un marmonnement plus pour elle-même alors qu'elle se demandait quelle stratégie adopter. Ce qu'elle préférait, c'était se fondre au milieu d'eux, tromper leur flair et les faire tomber de l'intérieur, un à un, comme un jeu d'échec. Le cavalier n'avait pas précisé de règles à ce petit jeu, aussi, elle était libre de se couvrir. Mais les deux rôdeurs au sol n'étaient plus vraiment ce qu'on pouvait qualifier de « frais ». Elle n'en tirerait littéralement que de la peau sur les os, il lui fallait un cadavre un peu plus récent. Heureusement, elle avait de quoi faire son marché dans le petit tas qui se dirigeait vers elle.
Abel réapparut finalement quand elle attira l'un des rôdeurs à l'écart de son troupeau pour le planter directement dans son orbite vide. « T'es en retard pour la fête. » Elle acheva sa remarque en plantant sa hachette dans un crâne à portée de bras avant de repousser le corps sur ses deux comparses. Les trois rôdeurs s'effondrèrent en un concert de râles et elle s'approcha des deux encore gesticulant pour les finir d'un violent coup de pied chacun. « Y a des règles à adopter ? Ou je peux y aller avec un petit camouflage ? » Puis elle tendit le bras pour réclamer la bouteille. « J'ai 6 gorgées à boire. »

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MessageSujet: Re: but i stayed down with my demons   Dim 30 Sep - 16:06


Malini Abel
« but i stayed down with my demons »

Malini disparut dans une maison et il ne l’y suivit pas, préférant à la place jeter son dévolu sur sa voisine de l’autre côté de la rue. Se séparer dans de telles circonstances était potentiellement encore plus suicidaire compte tenu de leur inconscience respective mais, tel qu’Abel voyait les choses en cet instant, il avait besoin d’un défouloir où balancer sa violence brute et se faire flanquer de Malini ne risquerait pas de gêner plus qu’autre chose ? Alors certes, si l’un des deux se retrouvait dans la merde, l’autre ne serait peut-être pas dans les parages à temps mais, autant être con jusqu’au bout et partir du principe que cela n’allait pas arriver. A l’inverse des rôdeurs qui, eux, affluaient déjà, attirés par le bruit et l’odeur de viande fraîche. Le cavalier se jeta à corps perdu dans le premier combat qui s’offrait à lui, jouant de ses armes et de sa force afin de prendre le dessus sur quelques adversaires diminués mais dont la mort ne lui offrait pas moins de satisfaction pour autant. Fracasser la gueule d’un rôdeur à terre d’un bon coup de ranger, éclater un autre à coups de battes… l’exutoire ne serait certes que temporaire, il le savait, et la colère qu’il vidait ici ne laisserait place qu’à un vide qu’il aurait tôt fait de combler à nouveau dans les prochains jours mais lutter contre ces saloperies, ici et maintenant, était exactement ce qu’il avait eu besoin de faire sans le savoir exactement avant que Malini ne lui balance la proposition.

« En retard ? » Une grimace amusée se manifesta sur son visage, tandis qu’il repoussait d’une main quelque crasse ayant atterri dans ses cheveux et menaçant de lui couler sur le front. « Tu crois que j’me suis planté dans un transat à me toucher la nouille pendant que tu faisais le taf toute seule ? » Question rhétorique évidemment, et parfaitement dénuée de la moindre trace de sérieux. De toute manière et sous la clarté de la lune, les activités de l’un comme de l’autre étaient d’ores et déjà dénoncé par l’état de leurs vêtement ; brasser du rôdeur à tout va n’était pas spécialement réputé pour être une occupation propre. « Six ? Il va vraiment falloir qu’on se trouve une solution de secours », il commenta tout en lui tendant la bouteille sans sourciller, et dont le contenu avait déjà drastiquement diminué depuis qu’ils avaient quitté le ranch. « Et fais comme tu veux, il balança par dessus son épaule tandis qu’il s’éloignait déjà à la rencontre d’un nouvel individu, sans s’embarrasser de baisser la voix alors qu’ils avaient déjà fait suffisamment de bordel comme ça. Ta seule règle, c’est d’éviter de crever. » La machette trancha dans les chairs molles et un liquide nauséabond s’échappa de la plaie pour gicler au sol accompagné de quelques viscères. « Oh et, il lança en se retournant vers elle, évite de finir la bouteille pendant que j..- » Une demi seconde d’inattention de trop, bien assez suffisant pour qu’il sente une main lui agripper l’épaule et l’attirer vers l’arrière, bousculant son équilibre avec suffisamment de force pour qu’il se retrouve le cul par terre et quelques jurons bien sentis sur la langue. La machette lui avait échappé dans le mouvement, la batte inaccessible vu comme l’infecté empiétait sur son espace personnel. « Pu… ! » À peu près au moment où sa main tâtonnait et se refermait à l’aveuglette sur ce qui semblait être une grosse pierre, il sentit distinctement les dents se planter dans le tissu renforcé au niveau des épaules. Puis rassembla ses forces pour cogner contre la tempe de l’assaillant à l’aide de son arme de fortune, parvint plus ou moins à se libérer de son emprise et se retourna pour frapper encore, et encore, jusqu’à ce que la face putréfiée n’ait définitivement plus rien d’humain. Une poignée de secondes seulement venait de passer, et il se releva sur un genou, balança la pierre pour récupérer l’arme qu’il avait laissée choir tantôt. Ses yeux se relevèrent pour croiser ceux de Malini qui s’était rapprochée, ayant peut-être perçu que la situation risquait de tourner au vinaigre et il haussa un sourcil face au regard qu’elle posait sur lui. « Quoi ? »

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MessageSujet: Re: but i stayed down with my demons   Mar 2 Oct - 14:42


Malini Abel
« but i stayed down with my demons »

L'adrénaline qui pulsait dans ses veines et les frissons qui couraient le long de son échine lui firent presque oublier l'objectif premier de cette expédition : accompagner Abel dans cette épreuve difficile, quand bien même il l'enverrait chier s'il pouvait lire clairement dans ses intentions. Malini, elle espérait qu'il ne fermerait pas la porte. Oh, elle ne se faisait pas d'illusions, elle savait bien qu'elle n'allait pas régler le problème mais au moins elle pouvait tendre la main, lui proposer de l'accompagner. Si elle avait eu quelqu'un à ses côtés à la mort de Nisha, peut-être que... Peut-être.
Une fois la bouteille en main, Malini se détourna en levant les yeux au ciel. Elle ne comptait pas crever non, quand bien même la situation pouvait leur échapper des mains en quelques secondes, surtout connaissant la résistance de la recruteuse à l'alcool. Celle-ci savourait d'ailleurs ses gorgées sans trop se précipiter, malgré les grognements inhumains qui peuplaient la nuit et semblaient se diriger vers eux. Les dernières lueurs du jour laissaient encore apparaître leurs silhouettes désarticulés, mais bientôt les deux cavaliers seraient à la merci de l'obscurité.

Elle s'apprêtait à trouver une autre solution comme il l'avait proposé et à taper quelques crânes morts quand Abel se fit happer littéralement. Malini se retourna, évaluant la situation et décida qu'elle devait peut-être lui donner un coup de main, quitte à l'entendre bougonner qu'il aurait pu s'en sortir seul. Justement, s'en sortir seul n'était pas le but de cette expédition. Mais le leader des cavaliers était heureusement plein de ressources et la recruteuse s'arrêta net en voyant le cadavre de son assaillant tomber à ses pieds. Le regard lourd, elle observait Abel se relever, visiblement en colère – encore plus que d'habitude. « T'as failli briser la seule règle, » laissa-t-elle échapper sur un ton dédaigneux, censé couvrir l'inquiétude qui avait soudain percé le voile d'inconscience.
Sans en dire davantage, elle se pencha pour examiner le rôdeur qu'il venait d'achever. Il avait l'air un peu moins décharné que les autres, ce qui allait devoir suffire. D'un geste expert, elle planta son couteau de chasse dans l'estomac du mort. Les organes en phase de se décomposer cédèrent sans trop de résistance et révélèrent un réseau d'intestins nauséabond dans lequel l'Indienne plongea les mains sans hésiter. En deux temps trois mouvements, elle barbouilla sa peau et ses vêtements de son mélange infect qui allait lui permettre de se fondre dans la masse des rôdeurs.

Ragaillardie par son manège et par l'alcool qui empoisonnait déjà ses veines, elle se releva d'un bond et s'étira, prête à se glisser dans son nouveau rôle. Le cortège de bienvenue qui approchait arrivait presque à leur hauteur et Malini avança vers eux, pleine d'assurance, ce sang froid aveuglant qui l'amenait souvent à prendre des décisions risquées. Pourtant, les orbes vides de vie qui se tournèrent vers elle abandonnèrent bien assez tôt, préférant se concentrer sur Abel, la seule source de vie apparente. Elle, elle traversait la mort, la tête haute, jusqu'à arriver de l'autre côté de la petite horde où il était beaucoup plus simple de littéralement les poignarder dans le dos.
La nature s'interrompit pour écouter ce concert de gémissements et de crânes brisés. Les éclaboussures de cervelle et de sang suffirent à parfaire le costume de Malini et elle s'amusait à prendre les morts par surprise. Et si les deux téméraires vinrent à bout du petit groupe de rôdeurs, d'autres attendaient leur part de chair fraîche, dans les maisons abandonnées ou les rues désertes de Mustang Ridge. « T'as raison, il nous en faudra plus. » Elle termina les gorgées dictées par le jeu avant de donner la bouteille à Abel. C'était une mauvaise idée et elle le sentait déjà. Ses veines étaient en feu. « Fait chier. » Elle examinait son blouson déchiré par les dents et les ongles des rôdeurs, mais aucune blessure n'était à comptabiliser, si ce n'était son bras fatigué d'amener la mort.
« On n'a pas déjà tout pris dans le coin ? Où est-ce qu'on pourrait trouver de l'alcool ? » A moins qu'un groupe de survivants n'ait abandonné un baril de whiskey derrière eux, elle se doutait bien qu'il n'y avait rien. Les cavaliers avaient raidé cet endroit pendant des années, vidant la supérette, la boulangerie et les maisons, ne laissant presque rien derrière eux.

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MessageSujet: Re: but i stayed down with my demons   Ven 12 Oct - 23:47


Malini Abel
« but i stayed down with my demons »

« Failli. », il souligna devant sa tronche réprobatrice, sans paraître plus affecté que ça par le fait qu’il venait presque littéralement de passer à un cheveu de l’erreur fatale. A la place de quoi il se releva, essuyant les crasses de son arme contre le tissu du cadavre avant d’y laisser sa coéquipière y puiser à sa guise. Un spectacle certes fort peu enjôleur, mais qui avait cessé d’agiter en lui la moindre once de dégoût depuis bon nombre d’années déjà ; ses yeux avaient vu bien pire, en huit ans, qu’une femme qui trouvait son camouflage dans des entrailles putréfiées. Pour autant, il s’abstint de l’imiter et la laissa seule s’infiltrer parmi les nouveaux venus tandis qu’il les prenait de front et accaparait toute leur attention en tant que seul être humain encore vivant – prétendument – dans les parages immédiat. Deux angles d’attaques aux antipodes mais qui, associés ensemble, faisaient des merveilles et le temps ne fut pas long avant que la petite troupe ne se retrouve complètement moissonnée. A l’image de la bouteille qui, après ça, n’avait guère plus à leur offrir encore que quelques petites gorgées et encore, à la condition qu’elles soient bues avec parcimonie.
Réflexes à l’identiques vis-à-vis de ceux de l’indienne, Abel se soumit à un rapide examen machinal rompu par l’habitude, vérifiant que rien n’était à déplorer dans l’immédiat derrières les souillures laissées par le combat au corps-à-corps avec les rôdeurs. « On serait bien cons d’avoir laissés des ressources à une ville aussi proche de chez nous. » Mustang Ridge avait été pillée et raidée jusqu’à l’os, jusqu’aux matelas des habitations ou au mobilier susceptible d’apporter un peu de confort et de chaleur aux logements de fortune du ranch. Il était absolument improbable qu’il y reste quoi que ce soit “d’avant guerre” doté de la moindre valeur mais certaines choses y étaient arrivées après et maintenant qu’ils ne venaient plus guère dans le coin que pour l’en nettoyer de ses indésirables, il n’était pas impossible que quelques unes d’entre elles leur ait échappé au fil des ans. « D’après les derniers rapports, il y avait un petit groupe de survivants établis là-bas », Abel fit après une brève réflexion en désignant d’un geste vague une ruelle qui partait d’un carrefour à quelques dizaines de mètres d’eux. « On avait planifié une descente, mais ils se sont fait baisés tout seuls avant. » Un destin qui n’avait rien d’exceptionnel pour les petits groupes qui se planquaient en zone hostile, et s’ils avaient été assez négligents pour se faire repérer par les éclaireurs du ranch, c’est qu’ils n’avaient pas suffisamment assurés leurs arrières. « C’est la piste la plus fraîche que j’ai à te proposer, mais si t’as autre chose en tête… » Il y avait sûrement d’autres planques au sein de la ville abandonnée, peut-être même n’étaient-ils pas tout seuls au moment même où ils causaient, difficile d’en être sûr à cent pour cent. Mais, ils n’étaient pas venus ici pour écumer au petit bonheur la chance toutes les habitations de Mustang Ridge ou bien le jour arriverait qu’ils n’auraient peut-être même pas trouvé de quoi se satisfaire un minimum en dehors de tous les infectés qu’il restait encore dans les parages. Le cavalier, toutefois, était loin d’avoir eu son compte, avec ou sans facteur motivant à la clef et l’alcool qui coulait déjà dans ses veines, encore loin de l’amener à perdre le fil de ses pensées ou de ses gestes, lui donnait bien assez de mordant pour compenser l’énergie drainée par ces quelques premiers affrontements.  

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MessageSujet: Re: but i stayed down with my demons   Lun 5 Nov - 15:24


Malini Abel
« but i stayed down with my demons »

Les yeux de la recruteuse errent aux alentours, scrutent l'obscurité dominante, avec une certaine expectation, comme si un plan divin leur tomberait sur le nez pour leur éviter le trouble de chercher et fouiller. Mais il n'y a rien de tel alors elle se contente d'un soupir, allume sa lampe torche qu'elle braque en direction de la rue dont Abel parle puis elle lance : « Non, pas de meilleure idée. C'est pas vraiment le genre de coin où de riches propriétaires gardent des caves à champagne secrètes sous une trappe dans leur cuisine. » Et en énonçant cela, un flash de souvenir la fait frémir et le goût lui revient presque alors qu'elle se rappelle les saveurs délicates et pétillantes de son nectar préféré. Il est rare que les biens matériels lui manquent autant, mais ses perceptions sont déjà brouillées par l'alcool qui commence lentement à faire son effet.
Il est important de souligner que Malini Kapoor ne tient pas très bien l'alcool et que c'est une affliction qui lui remonte de sa jeunesse. Trois coupes et c'en était fini d'elle. Alors autant de gorgée de bourbon et aussi rapidement ? L'adrénaline ne suffirait pas à tout couvrir. C'est donc gonflé d'une confiance en elle insolente qu'elle s'éclipse vers la promesse de plus de boisson.

Les maisons tristement vides s'alignent, éventrées par les années de pillage et d'absence d'humanité. Les fondations craquent ci et là, malmenées par le temps, livrant le cadre parfait pour un film d'horreur après la fin du monde. Mais Malini a les veines gonflées et ne connaît plus la peur. Retrouver l'endroit qui a servi de planque à un groupe de survivant n'est pas bien compliqué, il suffit de constater que les barricades aux fenêtres sont plus solides. Et le silence rompu par quelques grognements de l'autre monde confirme son intuition. « Ils sont coincés à l'intérieur de leur propre planque. Comme c'est triste... »
Comme si elle pouvait vraiment faire preuve de compassion pour des inconnus. La recruteuse s'approche des fenêtres bardées de planche et tape quelques coups dessus. Aussitôt, les rôdeurs affluent, tentent de passer leurs appendices mortelles à travers les interstices censées les protéger. Ils s'alignent devant leur propre mort, le visage désespérément collé dans le moindre espace. Malheureusement pour eux, il y a aussi assez d'espace pour planter un couteau dans un crâne décharné. « Tiens, prends ça, et que t'en crèves ! » Crache-t-elle à la décharge de sa première victime. Une deuxième suit presque aussitôt puis elle s'écarte et tente d'observer à l'intérieur de la baraque, lumière braquée devant elle. Impossible de déterminer combien ils sont. Mais ça grogne encore un peu alors il y en a peut-être quatre ou cinq encore. Ou plus peut-être, tout dépendait de la définition d'Abel de « petit groupe. » Elle brandit sa hachette et se place devant la porte. « Prépare-toi, on sait pas ce qui nous attend là-dedans. » Et aussitôt, elle place un bout de la lame dans l'encadrement de la porte et force sur son arme pour créer un effet de levier. Le bois cède dans un craquement sinistre mais quelque chose de plus lourd empêche la porte d'être ouverte. Seul un petit espace parvient à être dégagé. « Abel, j'ai besoin d'aide. Je sais pas quelle connerie ils ont utilisé pour caler la porte mais j'y arriverais pas toute seule. »

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MessageSujet: Re: but i stayed down with my demons   Dim 6 Jan - 0:12

Malini Abel
« BUT I STAYED DOWN WITH MY DEMONS »

Préparé, Abel l’était déjà depuis un bout de temps même s’il était resté en retrait, observant la recruteuse faire sans estimer nécessaire d’intervenir à son tour. La porte, toutefois, avait l’air suffisamment récalcitrante pour qu’ils doivent se mettre à deux afin d’en venir à bout et même cela ne fut pas sans difficulté, sans compter les quelques rapides pauses qu’ils durent faire afin de gérer les quelques curieux s’approchant de là sans le moindre désir de filer un coup de main.
Et puis voilà que le panneau de bois céda finalement sous leurs efforts conjugués, rendant les armes devant leur détermination tandis qu’un petit comité d’accueil s’était rassemblé de l’autre côté du seuil, n’attendant que l’agonie de la porte pour cueillir comme des fruits mûres les deux cavaliers s’étant acharnés dessus. La barricade, toutefois, n’avait que partiellement craqué et il leur était toujours impossible d’ouvrir la porte en grand. Or, vu l’obscurité régnant à l’intérieur et le nombre de grognement distincts qui se laissaient entendre, se faufiler à travers l’ouverture ainsi ménagée équivalait à du suicide. Peut-être pas pour Malini et son costume de tripes, mais avait-il seulement l’envie de la laisser s’occuper de tout le sale boulot ? Abel après tout n’était pas venu dans la seule optique d’admirer les prouesses dont sa recruteuse était capable : pour l’avoir déjà vue à l’œuvre à de nombreuses reprises, il était parfaitement au fait de ce dont elle était capable…

« Ils sont plus nombreux que ce que je pensais, il grogna face à l’embrasure de la porte, tout en se retirant prestement pour éviter une main qui se tendait vers lui. Une petite dizaine, au jugé. Autant les laisser sortir à leur aise et les cueillir dehors. » C’était encore le moyen le plus rapide de s’en débarrasser et puis s’il y avait quelque chose d’intéressant à l’intérieur, cela leur éviterait également de le surcontaminer avec les projections dues au combat. Déjà que l’odeur s’émanant de l’endroit était nauséabonde… « Je fais l’appât, mais tu seras gentille de m’en laisser quelques-uns. » Proposition énoncé d’une telle nonchalance que cela en devenait presque absurde compte tenu du sujet : on parlait de morts réanimés, pas d’un jeu de cours de récréation.
Abel donna un grand coup de pied dans la porte, tentant de l’ouvrir davantage malgré l’objet lourd qui faisait obstruction derrière, excitant au passage un essaim de mouche que l’on pouvait entendre bourdonner de l’autre côté. Il imaginait sans peine la panique du dernier survivant qui, voyant la porte comme seul échappatoire possible, s’était retrouvé incapable de déplacer le meuble tout seul… pauvre con, va. Ne restait qu’à espérer que pour qu’ils prennent tant de soin à bloquer toutes les entrées, les macchabés leur aient laissé un butin intéressant. Surtout qu’au vu de leur apparence, leur mort ne datait pas tant que ça, la puanteur principalement due à la chaleur du climat qui accélérait la décomposition des chairs mortes. « On est d’accord qu’on les laisse tous s’extirper de là avant de faire quoi que ce soit ? Abel demanda à sa compagne tandis que le premier infecté tentait déjà de se faufiler par l’ouverture. Ou tu préfères te faire chier à les choper un par un au fur et à mesure ? » En ce qui le concernait, il était clair que la première option lui semblait largement plus attrayante que la seconde, celle-ci risquant fort d'être d'une facilité à mourir d'ennui.

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MessageSujet: Re: but i stayed down with my demons   Ven 25 Jan - 14:33


Malini Abel
« but i stayed down with my demons »

Malini se tient bien droite sur ses jambes, mais elle sent que l'alcool commence à lui monter sérieusement à la tête et elle commence à avoir du mal à évaluer la distance. L'adrénaline ne combattra pas l'effet du Bourbon bien longtemps. Abel était de bien meilleure constitution quand il s'agissait de boire et il prenait la situation avec un désintérêt palpable, comme s'ils ne se mettaient pas tous les deux volontairement à la merci d'une dizaine de rôdeurs. Difficile de cacher ses expressions quand l'ivresse commençait à lui ronger ses résistances, et elle fronce les sourcils quand son chef propose de servir d'appât avec une nonchalance effrayante. Elle, elle est plus ou moins à l'abri sous son camouflage et si les morts s'excitent face à l'agitation, ils n'ont pas l'air de sentir la présence de Malini comme celle d'une proie à dévorer. Alors pendant l'espace de quelques secondes, elle prend conscience qu'elle est un garde fou. Ce genre de proposition suicidaire, elle en sortait par dizaine du temps où elle avait essayé quelques raids ou lorsqu'elle était en mission avec quelqu'un d'autre. C'était elle qui riait face au danger, c'était elle qui haussait à peine un sourcil quand une marée de rôdeurs approchait. C'était sa douleur qui prenait le dessus de sa raison, dans un jeu de pile ou face où elle pouvait mourir ou s'en sortir indemne, et que les deux alternatives lui semblaient égales. Elle s'en sortait toujours, contre toute attente, même quand son groupe et elle étaient sûrs qu'ils reviendraient crevés. Ils étaient vivants, un succès. Mieux, une surprise. Et à n'en pas douter, les autres cavaliers tiendraient le même discours quand il les verraient revenir.
Abel n'a peut-être pas la même forme de douleur en lui, mais il est de nature à laisser la colère faire le travail pour lui, et c'est peut-être comme ça qu'il exprime son deuil. Par la colère constante. Celle qui faisait trembler les cavaliers ces derniers jours, celle qui le pousse à servir de cible à la mort elle-même. Alors Malini se garde bien de rétorquer qu'elles préféreraient qu'ils jouent la sécurité. Contrarier Abel ne fait pas partie de ses priorités, loin de là, sinon elle ne parviendrait pas à percer la couche derrière laquelle il se terre seul avec ses ressentiments.

« On fait comme tu dis. » De toute façon, au moment où elle le dit, ils n'ont déjà plus le choix. Les rôdeurs trouvent la faille, titubent à l'extérieur, tout droit vers la source de vie qu'ils ont identifié. Le processus est un peu lent, les morts traînent la patte jusqu'à Abel au compte goutte et la maison se vide finalement de grognements après qu'une petite dizaine d'entre eux se sont échappés de l'habitat. Nulle doute qu'un groupe de cette taille avait des possessions intéressantes. Malini pourrait presque s'émouvoir du piège dans lequel ils sont tombés seuls, qu'ils ont construit lentement autour d'eux, mais c'est sûrement l'alcool qui parle. Et elle n'a pas vraiment le loisir de s'attarder sur la situation, Abel a déjà commencé à éliminer les premiers fauteurs de trouble. C'est son signal de départ, et après quelques pas encore assurés, elle se fond derrière eux, en attrape un par le col qu'elle jette au sol, puis un deuxième sur le premier. Ils sont encore robustes, leur mort est plutôt récente et la chair n'est pas trop décomposée, aussi, quand elle abat sa hachette dans un premier crâne, elle se prend une projection de sang qui lui barbouille le visage. Elle rouvre les yeux avec difficultés à temps pour voir le premier se redresser, juste pour être cueilli par la lame. Derrière elle, l'agitation de sa tuerie a attiré l'attention de deux rôdeurs qui se retournent et approchent la source du bruit, sans pour autant vraiment savoir ce qui la provoque. Et son évaluation de la distance défectueuse combinée à la nuit qui rend les petits mouvements imperceptibles frappent, sous la forme d'une main décomposées qui se plante dans son blouson. « Eh, bas les pattes saloperies. Il coûte cher blouson. » Il est rapiécé par les années, recousus par endroit, mais elle y tient. C'est un de ses derniers souvenirs de Lucy, de cette époque estivale à rouler à moto sur les routes, juste avant qu'elle ne tombe sur Abel et sur le ranch.
Elle se débat avec vigueur, parvient à s'extirper de l'emprise du cadavre et le repousse du pied, le temps de reprendre son souffle. De son côté, le leader des cavaliers semble toujours en pleine forme, de quoi taper dans l’ego de la recruteuse qui secoue la tête comme pour se reprendre. Deux rôdeurs, ce ne sont que deux rôdeurs sur le paquet qu'elle a achevé ce soir. Alors elle saisit son arme à deux mains et l'instrument de mort fend le crâne du rôdeur en deux. La lame bien aiguisée par Lincoln fait encore des miracles, même des années après. Mais comme elle manque de temps pour récupérer la hachette, elle récupère son couteau de chasse. L'occasion ne se présente pas, car le quatrième rôdeur trébuche sur les restes de son compagnon et s'affaisse sur le sol à ses pieds. Alors elle lève la jambe pour lui asséner un coup, puis un deuxième, et elle s'acharne jusqu'à ce que la tête explose et que la cervelle s'étale sur sa botte. Dommage, ces pompes coûtent chers également.

Et soudain le silence. Malini tente de s'essuyer le visage avec son tee-shirt encore relativement intact. « Bon, on entre ? » L'ouverture béante de la mort ne semble pas leur réserver de surprise, alors la recruteuse récupère ses armes et décide d'entrer, d'un pas prudent tout de même. Aussi prudent qu'on peut l'être quand l'équilibre commence à jouer des tours. Le parquet craque en les accueillant, la pièce se révèle à peine sous la lumière lunaire, alors elle sort sa lampe accrochée à sa ceinture pour commencer l'exploration. « Le premier qui trouve quelque chose gagne la priorité sur le butin? » Autant continuer à pimenter les choses.

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MessageSujet: Re: but i stayed down with my demons   Dim 27 Jan - 21:22


Malini Abel
« but i stayed down with my demons »

Se prétendre infatigable aurait été largement présumer de ses forces, adrénaline ou pas pour lui donner l’illusion d’une énergie intarissable. L’un après l’autre, les infectés s’échappant de la maison tombèrent, que ce soit de ses coups à lui ou de ceux de Malini, et puis subitement il n’y eut plus personne pour les affronter et Abel ne s’en plaignit pas parce que quelle que fut l’intensité de sa colère, les armes pesaient de plus en plus lourd dans ses mains.
Malini s’engouffra dans l’ouverture étroite et il ne fut pas long à la suivre après avoir essuyé la crasse de ses armes avant de les remiser. A l’intérieur, il l’imita en s’équipant à son tour de sa lampe, et commença sans plus tarder à balayer du faisceau lumineux les reliefs qui les entouraient. « Deal, il lâcha à la proposition de sa camarade. Je te laisse commencer ici. » Inutile qu’ils se bousculent dans une seule pièce, surtout qu’ils ne pouvaient pas être certains à 100% que l’endroit ne leur réservait pas d’autre mauvaises surprises. Un rôdeur pouvait très bien s’être retrouvé coincé quelque part par-là, l’absence de bruit ne permettant absolument pas d’être sûr qu’ils soient bel et bien seuls.
Sans attendre de réponse de sa part, Abel passa donc dans la pièce d’à côté, mais la cuisine n’avait rien de particulièrement intéressant à offrir à vue d’œil. Tous les placards et tous les tiroirs ouverts ne lui réservèrent pas de meilleure surprise sinon quelques aliments séchés et deux ou trois boites qu’il fourra dans son sac, mais cela ne méritait pas le terme de butin et, en toute honnêteté, le cavalier avait encore bon espoir de trouver mieux… Sans se soucier de ce que Malini était en train de faire – elle serait bien capable de l’appeler si elle avait besoin de lui ou découvert quelque chose d’intéressant –, il remonta le couloir qui s’ouvrait à l’autre bout de la cuisine… pour s’arrêter en cours de route devant une porte, et coller son oreille contre le battant. Quelques secondes d’écoute silencieuses lui confirmèrent ce qu’il avait cru entendre, quoique sans être vraiment sûr de lui. Il posa la main sur la poignée mais si celle-ci ne tourna pas sous la pression, la serrure encastrée dans un vieux montant de bois à moitié pourri ne résista pas à un bon coup de pied. De l’autre côté, une volée de marche descendait dans l’obscurité.
Le cavalier se figea et écouta encore, mais aucun son ne parvint jusqu’à lui cette fois. La méfiance remonta d’un cran et c’est le flingue que sa main vint chercher cette fois. Le terrain était inconnu, il ne voyait guère plus que ce que le faisceau de sa lampe pouvait bien lui montrer. L’arme à feu était une bien meilleure sécurité que les autres, dans ces conditions… Précautionneusement, il s’engagea sur les marches et descendit pas à pas sans se précipiter, tendant l’oreille entre chaque foulée.

L’autre survivant signa son arrêt de mort à l’instant précis où il apparut dans le champ de vision très réduit d’Abel. Les mains en l’air pourtant, et l’attitude clairement pas hostile, mais l’air hagard. Quoique s’attendant déjà au pire, le mouvement soudain le prit par surprise et l’instinct le poussa à tirer. La première balle se logea dans la poitrine, la deuxième suivit presque immédiatement et le défigura. L’homme s’effondra au sol et le cavalier laissa échapper un juron bien senti.
Il ne mentirait pas en prétendant avoir cru à un rôdeur : cela était faux. Il s’était douté de la présence d’un être humain vivant parce que les bruits avaient cessés dès lors que la porte avait été ouverte. Un infecté ne s’en serait pas tenu à tant de précautions… L’inconnu était armé, il s’en rendit rapidement compte tandis qu’il se penchait vers lui pour l’examiner et s’assurer qu’il était bel et bien mort. Il aurait donc pu le tuer à n’importe quel moment de sa descente vers la cave, la lampe d’Abel le désignant comme une cible idéal. Il aurait pu, et il n’avait rien fait.
Le cavalier ne s’en sentit pas spécialement désolé. Il récupéra l’arme, et prit enfin le temps de s’intéresser à ce qui l’entourait. Le second juron qui s’échappa de sa bouche, cette fois, était accompagné d’un sourire…

Puis, le bruit d’une foulée rapide à l’étage. Il revint rapidement sur ses pas, braqua la lampe et le flingue sur la porte en haut des escaliers… éclaira Malini, baissa l’arme. Forcément, les tirs avaient dû l’alerter, il n’était pas exactement du genre à tirer pour avoir entendu une souris courir dans les murs. « J’ai gagné », lâcha-t-il sobrement. Non pas : j’ai gagné le combat, pas d’inquiétude mais plutôt j’ai gagné, c'est moi qui ait trouvé le trésor. « Viens, il déclara encore tout en lui faisant un geste de la main. On va se faire un dîner aux chandelles, toi et moi. » Il eut un petit rictus pour accompagner la proposition sans grand sérieux ; même si le dernier survivant avait semble-t-il enfermé avec lui de quoi tenir encore quelques jours, sinon semaines en se rationnant, ce ne fut pas les réserves alimentaires qu’Abel choisit d’éclairer en premier quand Malini fut proche de le rejoindre. Mais plutôt l’installation, un peu plus loin, qui ressemblait en tous points à une distillerie artisanale. Ces connards étaient peut-être morts comme des clampins, là-haut, mais ils avaient tout de même l’air de s’en être donné à cœur joie avant de se prendre une merde sur le coin de la gueule.

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MessageSujet: Re: but i stayed down with my demons   Mar 26 Fév - 23:57


Malini Abel
« but i stayed down with my demons »

La séparation permet à la recruteuse de respirer un peu, de sortir du regard impitoyable d'Abel pour pouvoir faire état de son corps et de son taux d'alcoolémie avancé. La première pièce dans laquelle elle s'aventure est un grand bureau qui lui rappelle presque celui du cavalier qui l'accompagne. Le bureau massif devance une bibliothèque bien fournie et Malini passe ses doigts sur les belles reliures des livres qui s'étendent devant elle. Au diable la collecte d'alcool, elle a trouvé d'autres trésors. Le faisceau de sa lampe éclaire les noms bien ordonnés et elle tire un à un les livres qui l'intéressent le plus. Ils ne manqueront à personne et ça ne ferait pas de mal au ranch d'avoir de nouveaux livres, même si elle se doutait bien que Virginia Woolf était sûrement loin d'être une lecture de prédilection pour les cavaliers.
Une fois quelques livres glissés dans son sac, l'Indienne s'installe au bureau et laisse sa tête aller en arrière. La pièce ne tangue pas encore, mais elle sent que sa tête chauffe et que son corps est légèrement pâteux. Ses mouvements paraissent hors de son contrôle et c'est avec difficulté qu'elle ouvre les tiroirs un à un pour en explorer le contenu, dévoiler des lettres et des factures, un téléphone, un agenda, des photos... La personne qui vivait là devait beaucoup travailler dans ce bureau, ce n'était pas une simple retraite loin du monde. Elle se met à parier qu'il s'agissait sûrement d'un professeur et à en juger par la collection importante de livres, il devait enseigner la littérature. Malini l'imagine seul dans cette grande maison, divorcé certainement. À l'étage il doit y avoir deux chambres d'enfants, visitées un week end sur deux selon le système de garde que la court a mis en place. Il leur écrit des lettres assez souvent, leur recommande des lectures... Ils ne répondent jamais.

La recruteuse se fend d'un soupir et s'enfonce davantage dans le fauteuil quand le bruit glaçant d'un coup de feu l'électrifie et la remet sur pied. L'adrénaline qui pulse à nouveau dans ses veines la pousse à rejoindre la source du bruit. Deux coups de feu. Abel ne se risquerait pas à tirer sur un mort, alors se pourrait-il...
L'appréhension lui dévore l'estomac alors qu'elle le cherche dans les autres pièces jusqu'à trouver la porte au bout du couloir. Malini, elle oublie la discrétion, elle oublie qu'elle a peut-être un tireur fou face à elle et elle pousse la porte et s'apprête à dévaler les escaliers quand le rayon d'une lampe l'aveugle momentanément avant de s'abaisser aussitôt. Abel est en vie, arme au poing et l'insolence au bout des lèvres. Sans aucune forme d'explication, il l'invite à le rejoindre et elle consent à descendre jusqu'à la cave. Son regard s'arrête aussitôt sur le corps étendu au sol, le visage figé dans une expression de peur. Shit. Mais elle ne pose pas de question. C'est un parfait inconnu et pour peu qu'elle en sache, il aurait pu être responsable de la mort du groupe à l'étage. Alors sans plus de considération, elle l'enjambe pour aller admirer le petit butin qu'il cachait. « Putain de merde, pas étonnant qu'ils soient tous crevés, ils devaient être bourrés comme des coings. » Elle ne sait pas si plus d'alcool est une bonne ou une mauvaise nouvelle dans son état. Aurait-elle oublié de préciser qu'elle ne tenait pas très bien et que les quelques fois où elle était ivre, les choses avaient dérapé sérieusement ? Le toit de l'écurie s'en souvient en tout cas.

Mais sa mission était de faire boire Abel en espérant atteindre une couche de vulnérabilité et le faire parler, alors autant jouer le jeu. Alors elle s'installe, commence à faire le tri dans le repas abandonné par le groupe. De la viande séchée, du maïs, de l'eau et des boîtes de repas déshydratés dont la date indiquait qu'ils avaient encore bien vingt ans pour les consommer. « Hmm, de la nourriture de survivalistes. Qu'est-ce qu'on a ? Chili con carne, pâtes à la sauce marinara et du porridge. C'est la fête. »
Elle balaie le reste de la pièce à la recherche d'autres trésors et découvre une vieille chaudière près de laquelle reposent un réchaud à bois et plusieurs casseroles. Une pile de bois sec est parfaitement ordonnée, prête à être utilisée et la recruteuse répond à l'invitation en préparant un feu. « J'espère pour toi que t'as vraiment des chandelles, sinon je serai déçue. »

___________________

Le repas est faste. Un moment d'égoïsme qu'ils s'accordent comme récompenses des actions de cette soirée. L'alcool continue de couler, même si le verre d'Abel se remplit plus vite que le sien. Du coin de l'oeil, Malini observe le leader et sa mine impénétrable. À quoi pense-t-il ? Abel Rhodes a toujours l'air en colère, au point qu'on l'imagine en train de crier dans sa tête plus qu'il ne pourrait discuter avec lui-même. Ses réflexions ont l'air de crépiter deux fois plus vite que les autres, alimentées par le feu de son caractère. En ce moment, ça doit crépiter encore plus après ce qui s'était passé à Olympia.
Il y a un abcès à crever. C'est le moment, du moins dans sa tête, mais il n'y a jamais de bon moment pour parler de ça. Car ça, c'est le pire sentiment, la pire douleur, le pire tout qui s'infiltre sous la peau et ne compte pas se dissiper. Sept ans après et Malini en souffre encore. La situation n'était pas la même, certes, la recruteuse avait eu la chance de vivre avec sa fille plusieurs années. Mais Abel et Peyton passeront leur vie à sentir ce manque, à être dépouillés de cette expérience. Le monde était injuste.

Après la dernière bouchée de pâtes, la recruteuse étend ses jambes, vide son verre comme pour se donner du courage. Dans le silence, on sent l'appréhension. « Je t'aurais jamais fait la leçon là-dessus. » Ça vient de nulle part, comme un écho en retard des premiers mots échangés. « Je vais pas dire que je comprends ou quoi, mais bon... J'ai perdu aussi. » Tout ou presque. Elle a perdu au jeu de la survie, elle a perdu son enfant, sa famille, elle s'est perdue en chemin... Et chaque fois, son esprit en prenait un coup. « Si un jour il te vient la folie ou le besoin de parler... Je suis là. Ou on peut juste boire. » Elle ponctue sa phrase en levant son verre et sa vision se trouble. « Même si j'ai eu ma part à vrai dire. »  

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MessageSujet: Re: but i stayed down with my demons   Dim 17 Mar - 20:21


Malini Abel
« but i stayed down with my demons »

De fait en guise de chandelles Abel dénicha suffisamment de bougies pour leur procurer un éclairage suffisant qu’ils puissent économiser les lampes torches, et le repas qu’ils se préparèrent fut incontestablement l’un des meilleurs qu’il lui avait été donné de manger depuis des années.  Non pas qu’ils fussent malnutris au ranch, les cultures et la chasse leur procurant tout de même bien assez pour ne pas être trop à plaindre de ce côté, mais il n’y avait plus la même variété qu’avant, plus autant de saveurs, et pratiquement plus réellement de ressources alimentaires après plus de huit ans d’un pillage intensif des environs ; une cave comme celle-là était un véritable coup de chance, en conséquence de quoi ils avaient bien mérité de s’offrir une récompense appropriée avant de rapatrier le reste pour renflouer les réserves de la Crimson Valley. Et de la bouffe lyophilisée, pour toute dégueulasse qu’elle eut pu paraître lorsqu’ils avaient encore toutes les ressources nécessaires à portée d’un simple claquement de doigt, apparaissait ici digne d’un restaurant étoilé pour peu que la composition du plat change de ce dont ils avaient désormais l’habitude.
L’alcool aidait, également, à apprécier le tout.

Il y avait quelque chose de plaisant à se trouver loin du ranch, loin de tout, avec pour seule compagnie l’une des cavalières qu’il respectait et appréciait le mieux parmi les siens. C’était comme une échappée de toutes les responsabilités qui pesaient si lourdement sur ses épaules parce qu’ici et ce soir, Abel n’avait à prétendre de rien et la fatigue après le massacre auquel ils s’étaient adonné tout à l’heure engourdissait ses membres et lui promettait un sommeil sans rêve malgré l’inconfort de l’endroit. Le nombre de verres ingurgités n’y était également certainement pas pour rien dans l’histoire…
Ce fut Malini qui brisa la première ce silence tranquille dans lequel ils s’étaient enfermés depuis quelques minutes. Le regard du cavalier, occupé à divaguer dans le vide – venait un moment où même sa résistance à l’alcool, pourtant tout à fait respectable, finissait par rendre les armes – sembla se raviver quelque peu pour retourner se poser sur elle. D’abord sans rien rétorquer, il la scruta avec attention et dans l’expectative d’une suite qui ne tarda pas à se laisser entendre.
Un petit rire s’échappa face à l’indienne avouant son ébriété. « Alors tu es plus sage que moi. » Et il vida d'une traite son propre verre là-dessus, faisant fi des signaux d’alertes que lui envoyait son corps. Et peut-être qu’à leur tour, ils allaient crever comme leurs prédécesseurs d’avoir été trop beurrés pour réagir convenablement face à une attaque imprévue… « De toute façon, c’est pas comme si on allait rentrer ce soir. » Ils auraient toute la nuit pour décuver et la porte de l’entrée avait été re-barricadée convenablement, celle de la cave aussi par ailleurs… de quoi se laisser aller à l’inconscience pure et dure comme Abel semblait si bien décidé à le faire en buvant bien plus que de raison.

« La folie, hein ? » Un drôle de rictus sur ses lèvres, alors qu’il reposait le verre d’un geste quelque peu hésitant. Le monde bougeait, autour de lui, mais ce n’était pas désagréable. Il se sentait englué dans une sorte d’apathie qui lui faisait un bien fou parce que sa colère muselée n’était plus à l’épuiser de sur-réagir face à tout et n’importe quoi. Il était las de se battre contre les autres, contre lui… « Si tu savais ce qu’elle me souffle parfois. » Et comme parfois l’envie – le désir – de perdre pied, se laisser aller à ses murmures enjôleurs était si grisante qu’il avait bien failli y céder à plusieurs reprises dans ses jours les plus mauvais. Son doigt effleura, distrait, le rebord du verre et ses yeux quittèrent enfin le faciès de l’indienne pour s’en aller regarder quelques semaines en arrière, un autre endroit, une autre femme et puis cet enfant qui ne connaîtrait jamais le monde dans lequel il venait de naître. « Comment t’as fait, dis ? Pour te relever, après ça ? »

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