AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



 
Bienvenue sur Influenza, faites attention à vos fesses, les rôdeurs sont affamés !
N'hésitez pas à jeter un coup d'oeil à nos postes vacants

Nous sommes en août 2018. L'épidémie a commencé en octobre 2010. Plus d'information sur l'épidémie { + }

Découvrez la playlist officielle d'Influenza !

Nous sommes actuellement en pénurie de Miners & Riders, merci de bien vouloir privilégier ces groupes { + }

Partagez | 
 

 but i stayed down with my demons

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Riders + j'peux pas j'ai poney
avatar
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 3314
visage : Cillian Murphy.
crédit : ANESIDORA (signature).
survit depuis le : 06/08/2016
capsules de troc : 6137

MessageSujet: but i stayed down with my demons   Ven 18 Mai - 20:21


Malini Abel
« but i stayed down with my demons »

fin mars ✻ Sortir en raid lui avait au moins permis de se vider l’esprit, s’échapper pour quelque temps hors des lieux familiers qui avaient ces derniers temps plutôt tendance à l’exécrer. Il ne supportait qu’à grand peine les murs de sa maison, le toit lui pesait sur le crâne et au plus souvent il arpentait le campement, au mieux il se détachait des réminiscences de ces derniers mois qui avaient la fâcheuse tendance de hanter les couloirs et les pièces de la demeure familiale. Certains des cavaliers n’étaient pas pour se réjouir de ce revirement dans les habitudes de leur leader, en ce que plus celui-ci se trouvait mêlé à leurs rangs et moins la marge de tolérance était élevée dans leurs activités, mais le concerné s’en souciait comme d’une guigne.
Caleb, avec son flegme habituel et l’habitude de ceux connaissant Abel depuis suffisamment longtemps pour savoir comment ouvrir une conversation avec lui sans se heurter à un mur lorsqu’il était dans ses mauvais jours, avait suggéré au détour d’une réplique que sa présence au sein de l’expédition qu’il préparait depuis quelques jours serait fort utile. Une manière comme une autre de ne pas avoir à lui dire cash qu’il fallait qu’il trouve à s’occuper ailleurs que là où il menaçait quotidiennement d’évacuer ses nerfs en pelote sur un de ses gars, et que l’entièreté du campement respirerait un peu mieux si l’aîné des Rhodes daignait vider les lieux pour ne serait-ce qu’une demi-journée. Celui-là n’avait d’ailleurs pas été bien difficile à convaincre, avait promptement sellé sa monture avant de passer récupérer à l’armurerie quelque arme mieux adaptée que son flingue à l’éventualité d’un conflit extérieur, et s’était joint au chef d’expédition sans lambiner davantage tandis que le petit convoi des raiders s’ébranlait d’un trot rapide vers la sortie des terres.

Le soleil était tombé derrière l’horizon lorsqu’ils étaient revenus, fatigués mais un peu plus chargés qu’à l’aller. Abel s’était attardé dans l’écurie un peu plus longtemps que les autres, occupé à examiner une blessure sur l’un des membres de sa jument. Sa faute, il le savait, parce que l’animal était encore trop jeune pour se heurter à la brutalité dont il pouvait parfois faire preuve quand son humeur se répercutait sur ses actes. Pas encore assez habituée aux dangers du monde extérieur au ranch, pas encore assez endurante pour supporter de se faire pousser en continu par un cavalier peu indulgent, la nervosité et la fatigue l’avait amenée à quelques faux pas sur un terrain accidenté. Abel aurait pu laisser Caden se charger de ça, mais il n’avait sûrement pas l’envie d’avoir à supporter ses réprimandes ; il avait également estimé que la gravité de la blessure ne dépassait pas ses propres connaissances basiques en termes de soin.
Le silence des écuries, seulement animées des bruits des chevaux à présent que les autres avaient quitté les lieux, avait un petit côté apaisant assez appréciable. Fourbu, quoique pas assez à son goût pour pouvoir espérer se réjouir d’une nuit où il ne peinerait pas à trouver le sommeil, le cavalier terminait de s’occuper de la jument lorsque le bruit de pas légers l’avertit qu’il n’était plus seul. Terminant de désinfecter la plaie, il se redressa finalement après quelques secondes, puis se retourna pour croiser le regard de Malini qui se tenait un peu plus loin. « Qu’est-ce que tu veux ? » La question fusa, abrupte et frôlant l’agressivité comme si la simple présence de la recruteuse avait eu le don de le contrarier déjà. « Il y a un souci avec Silas ? » La première question qui lui venait aux lèvres quand on venait le trouver sans apparente raison, bien qu'il la gardât généralement dans le fond de sa gorge face à la majorité des gens. Malini, cependant, ne faisait pas partie de cette majorité-là. Et Abel, qui voyait d'autant plus le mal partout depuis ce qui était arrivé à Olympia, redoutait encore plus qu'avant qu'un esprit mal intentionné choisisse de s'occuper du gamin. Inquiétude folle et, fallait-il l'espérer, déraisonnée, qu'il se faisait fort de garder pour lui aussi bien qu'il avait gardé le détail de l'incident qui l'avait plongé dans cette humeur aussi sombre depuis quelques temps (conscient toutefois que les rumeurs arriveraient bien ici un jour ou l'autre si ce n'était pas déjà le cas). Mais la recruteuse, même sans être au fait des récents événement, étaient de ceux à même de comprendre cette inquiétude et de ceux face à qui il ne s'en gardait pas, jamais. « Ou, il reprit face à l'absence de réponse affirmative, retournant déjà camper sur sa défensive, si c’est à propos de ta sœur, je t’ai déjà dit que c’était pas mon problème. » Meera, il ne l’appréciait que très modérément, la tolérait ici surtout parce qu’elle était parente avec Malini. Et le sentiment d’antipathie était réciproque, il n’était pas aveugle à ce sujet.

● ● ● ● ●

about today
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Olympians + le monde qui est le mien
avatar
Olympians + le monde qui est le mien
Hurlements : 1080
visage : Priyanka Chopra
crédit : smmg (avatar) - ANESIDORA (signature)
survit depuis le : 26/10/2016
capsules de troc : 2611

MessageSujet: Re: but i stayed down with my demons   Lun 11 Juin - 0:56


Malini Abel
« but i stayed down with my demons »

fin mars ✻ Tu devrais pas aller le voir, il est pas d'humeur en ce moment. Mais depuis quand Malini écoutait-elle les conseils ? L'histoire de sa vie s'est écrite sur les nombreuses fois où elle n'en a fait qu'à sa tête. Et encore une fois, elle suivait son instinct qui lui disait qu'elle devait y aller au contraire, il fallait qu'elle lui parle. T'étais pas là, t'as pas vu toi... Comme il marchait partout, parcourant toujours plus de distances mais toujours avec la ferme impression d'être dans une cage ? Comme il avait l'air en colère et frustré même quand il se tenait simplement debout à regarder le ciel ? Comme il parlait aux autres, sur un ton brusque, comme s'il était à deux doigts de d'imploser ? Oh elle savait tout ça. Elle avait été tout ça. Je sais pas qui l'a foutu en rogne comme ça. Va pas tarder à y avoir des paris ? Tu en penses quoi? Et c'était à peu près à ce moment là qu'elle l'avait planté là, les yeux levés au ciel et sans un retour.
Elle savait, Malini. Elle savait. Et elle marchait en direction des écuries avec tout le poids de cette connaissance, sans avoir vraiment préparé son coup pour autant. Dans son sac à dos, de la gnôle et son matériel nécessaire à ses expéditions nocturnes. Elle ne savait pas vraiment quoi lui proposer : les deux ? En fait, elle savait pas vraiment ce qu'elle faisait, la recruteuse. Elle marchait avec détermination, mais son objectif était flou et ses chances de réussite étaient minimes. On parlait tout de même d'Abel Rhodes. Sa capacité à exprimer ses émotions étaient presque aussi inexistante qu'une nuit décente de sommeil. Pourtant, elle n'avait plus le choix de faire demi-tour, elle était déjà à l'entrée dans l'écurie...

Préparée à l'agression qui suivit aussitôt dans ses propos, l'Indienne ne se démonta pas. Bras croisés devant elle, elle attendait de trouver les mots, ou elle attendait qu'il fasse l'addition lui même dans sa tête pour comprendre de lui-même. Mais cette deuxième option était impossible, alors il se contenta d'énumérer les possibles sujets qui auraient pu – auraient dû – l'amener ici en premier lieu. Puis elle décida de mettre fin à la torture. « Silas va bien. C'est toi qui as un souci. » Aucune méchanceté, aucun reproche, Malini s'était efforcée d'adopter une certaine douceur. Surtout quand elle ajouta : « J'étais à Olympia. » La réplique en elle-même disait long. Le ton ne faisait qu'ajouter du sens au sous entendu. Enfin, à côté d'Olympia puisqu'on lui avait refusé l'accès si elle n'avait pas de motif valable d'être là. Ce n'était qu'après une esclandre que l'un des gardes avait accepté d'aller chercher Bass pour la calmer. Sa mine était affreuse, tendue, fatiguée, comme si tous les maux de la terre étaient tombés sur ses épaules au même moment. Et c'était presque le cas : Peyton avait perdu le bébé.
Il y avait eu comme un goût amer, un goût d'injustice aussi. Et une douleur, toujours la même qui taraudait depuis des années en elle, jamais prête à quitter la recruteuse. Est-ce que ça allait s'arrêter un jour ? Et la réponse était toujours la même, se répétait en boucle : non. Et cette douleur, peut-être que Malini pouvait s'en servir pour parler à Abel, peut-être que sa douleur allait résonner avec celle de l'aîné des Rhodes. Il avait besoin d'exorciser tout ça, et il avait surtout besoin de personnes qui n'allaient pas simplement lui lancer une maxime banale. Elle ne compte plus le nombre de personnes qui lui ont dit que c'était l'histoire de la vie, le cycle éternel.

La recruteuse scrutait le chef du ranch qui n'avait pas l'air d'en mener large quand on s'attardait plus près sur les détails de son faciès. La fatigue qui tirait ses traits, les poches sous ses yeux et la pâleur des pensées sombres. « T'inquiète, je suis pas venue faire de la psychologie de comptoir ni t'expliquer comment tu dois te sentir et toutes les conneries que les gens pensent devoir dire alors qu'ils perdent juste des occasions de la fermer. Je suis venue te proposer d'aller boire ou sortir tirer dans des trucs. Ou les deux, même si c'est pas prudent. »

● ● ● ● ●
and now we're alive
† And with one kiss you inspired a fire of devotion that lasts for twenty years. What kind of man loves like this? •• ALASKA



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Riders + j'peux pas j'ai poney
avatar
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 3314
visage : Cillian Murphy.
crédit : ANESIDORA (signature).
survit depuis le : 06/08/2016
capsules de troc : 6137

MessageSujet: Re: but i stayed down with my demons   Mer 20 Juin - 22:57


Malini Abel
« but i stayed down with my demons »

C’est toi qui as un souci. « Pardon ? » Abel se raidit, la bouche déjà pleine d’acide et les yeux prêts à jeter des éclairs, mais parce que c’était Malini il lui accorda le bénéfice du doute, se garda bien d’attaquer de suite et ravala sa contrariété. La justification de la dénonciation ne tarda pas à suivre, trois petits mots parfaitement abstraits pour qui ne savait pas mais tellement lourds pour lui, tellement imprégnés d’une dure signification. Olympia savait, bien sûr, parce qu’il n’y avait aucune chance pour que ce qui était arrivé reste secret, aucune raison non plus. Au ranch, c’était différent, Abel avait gardé la bouche close (pour quoi dire, de toute manière ?) tout en sachant que les rumeurs finiraient bien par se frayer leur chemin jusqu’aux oreilles des cavaliers. Cela prendrait juste un peu plus de temps, quelques jours de répit pour lui ; une ou deux semaines tout au plus.
Mais le ton employé, l’attitude de la recruteuse, ne suffisaient pas à voir son interlocuteur relâcher la pression qui nouait ses épaules, cesser d’être sur la défensive ou calmer l’orage de ses yeux. Quelles que soient les intentions qui l’avait amenée à se pointer dans les écuries à un moment où il était seul, il ne voulait pas de sa sympathie, ou quoi que ce soit d’autre susceptible d’avoir un rapport avec la mort d’Isaac. Que cela émane d’elle, ou de n’importe qui d’autre, il n’en voulait simplement pas. « Malini… » il commença d’un ton fatigué, déjà prêt à lui balancer poliment, gentiment, cordialement, d’aller se faire foutre ailleurs et qu’il se fichait complètement de ce qu’elle pouvait bien avoir à lui dire, mais elle lui coupa l’herbe sous le pied en l’interrompant, reprenant la parole et se montrant cette fois un peu moins avare d’explications. Un léger rictus sans joie vint étirer les commissures de ses lèvres mais il resta silencieux jusqu’à ce qu’elle ait terminé. « Toi aussi t’en perds, des bonnes occasions de te la fermer, il souligna, le sarcasme affleurant dans la voix quoique cette dernière fût dénuée de l’agressivité qu’elle avait adoptée quelques instants plus tôt. Mais je suis bien ravi que tu te sentes pas le devoir de me faire une leçon là-dessus. » L’ironie était une bonne arme, la meilleure sûrement pour parvenir à aborder ce sujet épineux sans avoir l’obligation de s’ouvrir à ses interlocuteurs. Et, l’air d’estimer la conversation close là-dessus, Abel se détourna d’elle pour récupérer les produits de soin abandonnés sur le sol, flatter d’un geste absent et machinal l’encolure de la jument visiblement éreinté, puis refermer la porte de la stalle.

Malini, toutefois, il lui en fallait un peu plus pour venir à bout de ses idées une fois qu’elle se les était fourrées dans la caboche. Alors même qu’il s’était détourné d’elle, Abel pouvait sentir sa présence fixe dans son dos, les yeux qui l’observaient en silence comme si elle eût su avant lui qu’elle avait gagné et qu’il allait céder devant elle. Le cavalier, la main posée sur le loquet du box, semblait perdu quelque part ; un ange passa. Puis le bruit caractéristique du verrou se remettant en place résonna sèchement à travers l’écurie, et Abel se résolut à faire face à nouveau à sa compagne. « Mustang Ridge aurait bien besoin d’un petit nettoyage. » L’un des villages les plus proches du ranch, qui attirait les survivants hésitants (ou chassés) et, fatalement, les rôdeurs qui suivaient à la trace toute présence de vie humaine. Comme tous les bleds situés non loin des frontières de la Crimson Valley, il était fréquent de devoir employer du temps et des hommes à se débarrasser des créatures qui n’avaient de cesse de se rassembler là, afin de faciliter d’une part les allées et venues des raiders et autres chasseurs, et de l’autre, de garder les environs du ranch les plus sains possibles histoire de limiter tout risque de débordement. « Pas de canasson, ni de voiture. » Inutile d’impliquer inutilement la vie des premiers avec la nuit tombée, ni de gaspiller le carburant des seconds. Une roulée trouva le chemin de ses lèvres, tandis qu’il détaillait l’indienne d’un regard un peu plus scrutateur, plus éveillé. L’air de se rappeler enfin face à qui il se trouvait. « Et ta bouteille a intérêt d’être buvable. » La prudence ? Bah...

● ● ● ● ●

about today
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Olympians + le monde qui est le mien
avatar
Olympians + le monde qui est le mien
Hurlements : 1080
visage : Priyanka Chopra
crédit : smmg (avatar) - ANESIDORA (signature)
survit depuis le : 26/10/2016
capsules de troc : 2611

MessageSujet: Re: but i stayed down with my demons   Dim 5 Aoû - 13:18


Malini Abel
« but i stayed down with my demons »

fin mars ✻ Quatre ans déjà passés au ranch, quatre ans déjà à fréquenter Abel Rhodes, à surveiller son fils, à fréquenter son frère, à recruter des gens pour lui, quatre ans qui ont vu naître une relation particulière entre le leader des cavaliers et la recruteuse. Il n’y avait pas de quoi s’en vanter pourtant, car Abel Rhodes n’a de toute façon que des relations particulières, et pas forcément dans le bon sens du terme. Elle aussi d’ailleurs, car il fallait avoir de sacrés nerfs ou un gros problème pour supporter la recruteuse, même si on pouvait observer une amélioration depuis qu’elle vivait une relation stable avec Bass et surtout depuis qu’elle avait retrouvé sa sœur.
Quatre ans donc, et pouvait-elle prétendre le connaître ? La complexité de la réponse la faisait rebrousser chemin dans ses réflexions. Les gens avaient deux vies, une avant l'horreur et une maintenant, et ils gardaient tellement de secrets au nom de la survie... Elle-même a autant de masques qu'il n'y a de jours, dansant, tournant, virevoltant dans une mascarade de fausses relations. Ah les apparences... Alors quelles étaient ses motivations à se tenir là, traînant Abel dans une sortie qu'il n'avait en rien demandé alors qu'il tentait sûrement de gérer son deuil à sa façon. Mais Malini, malgré les masques, malgré les faux semblants, elle s'accrochait aux éléments qu'elle connaissait de lui, et elle savait qu'il fallait parfois le presser pour récolter ses sentiments. Et il pouvait lui-même prétendre autant qu'il voulait, il allait finir par s'écrouler sur lui-même à force de s'emmurer dans ses propres pensées.

« En route pour Mustang Ridge donc. » Elle commente en sortant son attirail de son sac pour l'examiner : deux couteaux de chasse, sa hachette et un Beretta à moitié chargé. Avec un sourire, elle sort également la fameuse bouteille de son sac, ramenée de son périple de deux mois. « J'étais supposée te l'offrir pour ton anniversaire, mais bon. C'est du bourbon, trouvé dans une cave à la Nouvelle-Orléans. Bass et moi on en a goûté, c'est pas mal. » Elle débouche la bouteille et en prend une gorgée avant de grimacer aussitôt : l'alcool n'était pas vraiment sa tasse de thé. « Pour la route. » Et elle s'approche d'Abel pour lui tendre la bouteille et le laisser examiner lui-même la qualité de la marchandise. Avec nonchalance, elle aiguise une lame à l'aide de l'autre et demande : « Tu veux passer à l'armurerie pour t'équiper où on y va en Texas Ranger qui n'ont peur de rien ? » Éloigner le sujet pour y revenir plus discrètement ? C'était la stratégie de Malini. Elle espérait d'ailleurs que l'alcool allait noyer un peu la méfiance d'Abel et lui délier la langue une fois qu'il aurait tiré sur quelques rôdeurs en primes et massacré d'autres à coups de hache.

● ● ● ● ●
and now we're alive
† And with one kiss you inspired a fire of devotion that lasts for twenty years. What kind of man loves like this? •• ALASKA



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Riders + j'peux pas j'ai poney
avatar
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 3314
visage : Cillian Murphy.
crédit : ANESIDORA (signature).
survit depuis le : 06/08/2016
capsules de troc : 6137

MessageSujet: Re: but i stayed down with my demons   Mer 8 Aoû - 11:03


Malini Abel
« but i stayed down with my demons »

Un maigre sourire apparut brièvement sur son visage alors qu’elle mentionnait son anniversaire, qui se souciait encore de ça sérieusement ? L’attention aurait pu le toucher dans d’autres circonstances mais, dans l’immédiat, elle ne lui inspirait guère plus qu’une sorte d’amusement détaché. Et sa main attrapa sans une seule hésitation la bouteille tendue, tandis qu’il acquiesçait d’un léger hochement du menton. « Pour la route. » Le regard s’égara sur l’étiquette vieillie, habitude machinale, avant qu’il ne porte le goulot à ses lèvres et s’en envoie plusieurs gorgées dans le gosier. « Hmm, il confirma dans la foulée tout en lui rendant son bien. Pas trop mal. »
Mécaniquement, ses mains se portèrent à son holster dans un geste répété cent fois par jour, s’assurant au toucher de la présence des deux armes qui ne le quittaient jamais. Flingue et couteau, comme à l’habitude, lui battaient le flanc ; les doigts s’enroulèrent autour de la crosse du premier tandis qu’il le retirait de son étui pour en vérifier la charge, grimacer devant le constat. Tu parles d’un Texas Ranger… « A ce stade c’est pas avoir peur de rien, mais simplement foncer droit à la mort. » Et, de toute manière, on allait pas se voiler la face : si le cavalier avait besoin d’extérioriser un peu tout ce qu’il renfermait en lui depuis la mort d’Isaac, ce n’était pas en se livrant à un vulgaire tir au pigeon qu’il allait arriver à quoi que ce soit. Il lui fallait quelque chose pour cogner, quelque chose pour concentrer son énergie dans un combat au corps à corps et n’utiliser la pétoire qu’en cas de dernier recours. Et puisque le couteau ne répondait pas davantage à ces critères, le passage à l’armurerie s’imposait malgré tout. « Je serai pas long », qu’il ajouta en tournant les talons. De fait, il tint parole et revint promptement, équipé à sa convenance avec quelque chose qui correspondait mieux à son besoin du moment.

Le trajet jusqu’à Mustang Ridge fut un long silence rythmé par le bruissement de leurs pas sur l’herbe, l’allure diminuant à la faveur de la prudence au fur et à mesure que tout s’obscurcissait autour d’eux. Le ciel étant parfaitement dégagé, la nuit serait claire, et la lune qui se levait leur offrit leur premier combat sous la lueur des étoiles alors qu’ils approchaient du village désaffecté. La batte s’écrasa contre la gueule de l’assaillant avec un bruit mou et un peu écœurant, enfonçant le côté du crâne et dégageant le corps de son passage dans le mouvement. Oh, ils allaient vite se faire repérer, c’était certain, mais n’était-ce pas le but de la manœuvre en venant ici de toute manière ?
Avec le premier coup, Abel pouvait déjà percevoir la montée brusque d’adrénaline qui investissait son corps, boostant ses réflexes tandis que le regard cherchait déjà autour d’eux la prochaine cible sur laquelle jeter son dévolu. « J’espère pour toi que t’avais pas d’autres plans pour la soirée » il glissa à sa partenaire tout en lui coulant un regard en coin, les mains resserrées autour du manche de l’arme. Parce qu’au vu des grognements qui se faisaient entendre, ils allaient avoir du pain sur la planche. « Une gorgée pour chaque rôdeur buté ? » La proposition fut balancée là avec le rictus au bord des lèvres. Foutu acte d'inconscience que de vouloir transformer la scène en un vulgaire jeu d'alcool. Dieu seul savait ce que pouvaient bien receler ces baraques aux fenêtres aveugles et aux portes éventrées. Mais hey, vous savez quoi ? A cet instant précis, il en avait absolument rien à foutre.

● ● ● ● ●

about today
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: but i stayed down with my demons   

Revenir en haut Aller en bas
 
but i stayed down with my demons
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» un rp avec un demons?
» Demons 2
» ϟ where my demons hide. (theodore)
» Liste des fruits du demons
» demons live in my head. (r)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Influenza :: survivors' last heaven :: Crimson Valley :: Ecuries-
Sauter vers: