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 (I) you will never understand the hell i feel inside my head + elanor

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MessageSujet: (I) you will never understand the hell i feel inside my head + elanor   Lun 2 Avr - 17:13



The body is a slave to its impulses. But the thing that makes us human is what we can’t control. After the storm, after the rush, after the heat of the moment has passed, we can cool off and clean up the messes we made. We can try to let go of what was.

+++

Peyton bouillonne. Elle a l’impression d’être sur le point d’imploser, de ne plus rien contrôler. Elle oscille entre état de peine faisant d’elle une véritable épave et état de colère intense l’animant d’une envie de vengeance incontrôlable. La vie est injuste, le monde est cruel, l’être humain est un monstre. Elle se sent tout simplement insignifiante, incapable, profondément lamentable. Les mains agrippant la vieille commode en bois, les prunelles rivées au miroir face à elle, elle a l’impression de ne plus avoir croisé son reflet depuis des lustres. En même temps, elle a beaucoup du mal à se regarder en face, droit dans les yeux. Comment pourrait-il en être autrement ? Elle comprend pourquoi Abel ne montre plus aucun signe de vie, ne lui accorde plus une seule miette de son temps, ne semble demander aucune de ses nouvelles. Mais, ça la rend terriblement fébrile, triste et… en colère, encore. Elle subit la perte de son enfant, l’éloignement d’Abel, son propre dégoût envers elle-même et la quasi-totalité du reste de l’humanité. Elle risque de flancher, tôt ou tard, c’est inévitable, même imminent. Et, quand elle se met à ressasser les paroles de Bass, quand elle songe à l’Olympien présentement enfermé au sein d’une cellule, disposant toujours du luxe de respirer, elle en devient folle. Les jointures de ses doigts blanchissent à force de maltraiter la commode, elle mord l’intérieur de sa joue, respire un grand coup, ferme les paupières. À l’exception du cas Abel Rhodes, elle a sans cesse été dotée d’un excellent self-control, pourtant ce dernier lui échappe de plus en plus, elle le sent. Elle n’est plus vraiment elle-même. Elle ouvre les yeux, croise une fois de plus son propre reflet. Minable, pathétique. Le poing rencontre son image, brise la glace, libère le chagrin et la violence. Elle respire déjà mieux. Machinalement, elle jette un œil à son poing ensanglanté, un petit prix à payer.

La trousse de premier secours dans une main, l’autre frappant quelques coups à la porte d’Elanor, la porte de ce qui était autrefois la chambre de ses défunts parents. Elle a toujours ce léger pincement au cœur, lorsqu’elle s’approche de trop près de cette pièce, lorsqu’elle y pénètre et que les spectres de ses parents semblent encore présents, hantant les lieux. Une petite voix résonne avant qu’elle ne s’invite au sein des lieux. Elle y jette un regard circulaire, même pièce, ambiance toute autre. Elanor a presque réussi à balayer l’aura pesante de ses géniteurs. L’infirmière lui lance un regard inquiet tandis que Peyton la rejoint, s’installant au bord du lit, brandissant la trousse sous le nez de la blonde. « J’ai eu… un accident avec un miroir. » Elle tend son poing, ne cherche même pas à mentir. Elle ne se sent pas la force de s’expliquer ou même de se justifier. Elle a perdu son enfant, raison qui semble amplement suffisante à exprimer ses actes ou son comportement qu’elle sait complètement déroutant depuis son accouchement prématuré. « Je ne sais pas si ça demande quelques points de suture ou non. » La voix vide, presque monotone. Elle est terne, Peyton, elle se sent incomplète. Parfois, elle a l’impression de flotter en-dehors d’elle-même, de sa propre enveloppe corporelle, d’assister en tant que simple spectatrice à sa propre descente aux enfers. Il faut qu’elle fasse quelque chose, qu’elle agisse. Elle a bien une idée, une idée sinistre, une idée risquant potentiellement de lui coûter sa place à Olympia. Mais, qu’est-ce qu’elle en a à foutre en réalité ? Peu de chose. « Maintenant que Bass a obtenu les aveux de l'autre, le procès va commencer. C'est une homme lambda, bien sous tous rapports. Il peut encore s'en sortir. » Elle se racle la gorge, encaissant difficilement ce fait, le fait qu’elle ne connait pas les siens, que tout un chacun peut enfouir au fond de lui une facette sombre et destructrice. « Qu’est-ce que tu comptes voter ? » Mort ou exclusion. C’est ainsi à Olympia. Tout doit être fait dans les règles. Un procès juste et équitable. Il ne le mérite pas. Ses traits se durcissent, la mâchoire se contracte, le ventre se noue, rien qu’à l’idée qu’il puisse bénéficier d’un putain de procès dont il est possible qu’il s’en sorte indemne. Il a pris la vie d’un enfant, merde, mon enfant, il ne mérite rien, même pas une once de clémence, affreuse litanie tournoyant en boucle dans sa tête.

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MessageSujet: Re: (I) you will never understand the hell i feel inside my head + elanor   Jeu 19 Avr - 20:19



Peyton & Elanor
« the hell inside my head. »
Prise d'une nouvelle poussée mélancolique, Elanor se laisser aller à sa tristesse. Tout allait beaucoup trop bien ces derniers temps. Presque tout. Le soleil s'était invité sur le Texas, réchauffant de ses rayons bienveillant les rues d'Olympia et le cœur de ses habitants. Celui d'Elanor, blessé par ses propres enfantillages, restait froid, fissuré par une blessure qu'elle s'était elle-même infligée. Seule responsable de son malheur, Elanor rumine sur des événements passés. Des événements sur lesquels elle n'a plus aucune prise. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, il avait fallu que la mort frappe à nouveau dans l'enceinte de la ville. Cette fois, la faucheuse avait franchie une ligne invisible en prenant en son sein un enfant, un tout nouveau né. Le petit miracle d'Olympia. Ce malheur là avait fini d'achever Elanor. Tout comme il avait complètement détruit les parents du bébé. Abel avait disparu de la circulation, laissant une Peyton abasourdie, perdue, dévastée. Elanor s'était sentie impuissante face à ce nouveau né voué à la mort. Impuissante aussi, face à Peyton qui cherchait des réponses. Elle avait fini par comprendre, par rassembler les morceaux du puzzle pour découvrir avec horreur l'empoisonnement de sa chef, sa propriétaire et désormais amie. Elle aurait dû le voir plus tôt. Elle aurait dû comprendre, s’apercevoir que quelque chose clochait. Elanor s'en voulait de cette erreur, d'avoir cru que tout irait bien. Elle s'en voulait d'avoir été aussi naïve (encore une fois) et d'avoir cru à un miracle. La réaction d'une gamine qui ne veut pas grandir, qui continue de croire aux contes de fées.


Enfermée dans sa chambre, assise sur son lit, elle rumine. Elle examine les murs qui l'entoure, songe aux vies vécues ici, à celle consumée des parents de Peyton et Willa. Heureuse d'avoir un foyer, un endroit qu'elle peut appeler maison. Elle s'était réjouie à l'idée qu'un enfant grandisse ici, attendait avec impatience d'entendre ses gazouillements et ses rires. Et finalement, à chaque fois qu'elle franchissait le seuil de la maison, elle n'était accueillie que par un silence pesant. Cette atmosphère, Elanor ne la supportait que difficilement, n'osant pas imaginer l'épreuve que Peyton traversait. Si elle se sentait aussi mal sans avoir perdu d'enfant, ce que Peyton vivait devait s'apparenter à l'enfer. Elle sursaute en entendant quelques coups contre sa porte, les yeux rivés sur cette dernière, articulant un bref et mal assuré entrez. Le regard d'Elanor se teint d'inquiétude en découvrant une Peyton blessée qui s'approche pour prendre place avec elle. La petite infirmière soupire en attrapant la trousse de premiers secours qu'elle ouvre pour en sortir une pince, des bandages et du désinfectant. Silencieuse, elle examine la main de la rousse avec douceur, veillant à ne pas lui faire encore plus mal. « Il y a des petits morceaux dans la plaie. » Rien de bien grave. Pas de sutures nécessaire et le travail ne sera pas long. Elle prépare ses quelques outils, les stérilise en usant du désinfectant, frissonnant tandis que la voix de Peyton résonne dans sa tête. Une voix vide de toutes émotions. Une voix qui ne ressemble plus à la leader d'Olympia. Elle écoute, silencieuse, pas certaine d'avoir son mot à dire dans toute cette histoire. « Ne bouge pas. » lui demande-t-elle avec douceur, s'appliquant avec la petite pince à épiler, à retirer les petits morceaux de verre qui se sont glissés dans la plaie ouverte. Elle n'acquiesce pas, donne presque l'impression de ne pas entendre ce qu'on lui dit. La vérité c'est que, même concentrée sur sa tâche, Elanor cogite sur ce que Peyton lui dit. Elle ne s'attendait à rien de moins qu'un homme normal, à quelqu'un d'insoupçonnable. C'est la question de but en blanc qui la stoppe dans son mouvement, lui fait relever la tête pour croiser le regard vide de Peyton. « Je comprend que tu veuilles le voir mort. » Mais est-ce que la mort est la solution ? Est-ce qu'il n'y a pas assez de morts sans que les vivants s'en mêle ? Elle comprends. Parce que le petit Isaac était innocent, qu'il n'avait rien de dangereux pour personne. Parce que Peyton était une mère blessée, profondément traumatisée. « Je ne sais pas Peyton. » Elle retire finalement le dernier morceau, le déposant avec précaution sur sa table de chevet. « Je suis soigneuse alors dispenser la mort c'est... » C'est contre sa nature. C'est quelque chose dont elle ne se sent pas capable. « Je ne sais pas. »

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MessageSujet: Re: (I) you will never understand the hell i feel inside my head + elanor   Lun 11 Juin - 23:11



The body is a slave to its impulses. But the thing that makes us human is what we can’t control. After the storm, after the rush, after the heat of the moment has passed, we can cool off and clean up the messes we made. We can try to let go of what was.

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La douleur, si ce n’est celle de la perte, de l’absence, Peyton ne l’appréhende même plus. Elle n’existe plus ou à peine. Les yeux dans le vide, l’esprit qui divague, tandis qu’Elanor s’applique minutieusement à extraire les quelques bouts de verre. Elle ne rechigne pas une seule seconde. Elle a juste l’impression de ne plus rien ressentir, de ne plus savoir comment éprouver des émotions autres que celles liées au décès d’Isaac. La colère, la vengeance, la souffrance. Il n’y a plus que cela. Le silence est agréable, ses questions restent un instant en suspens. Elle a pertinemment conscience qu’elle demande de manière voilée l’impossible à la cadette des Barnes. Jamais elle ne votera pour la peine de mort, elle ne cautionne pas le meurtre. Elle non plus, d’ailleurs. C’était avant. La terre est jonchée par une tonne d’ombres terrifiantes, rôdeurs et humains, elle ne voit pas ce qu’il y a de mal dans l’idée de mettre fin aux jours de Joseph, cet assassin, ce tueur d’enfants. Un monstre de moins. Il ne mérite pas une seconde chance. Il a tué l’avenir, il a tué l’innocence, il l’a brisée de surcroît. Une sentence impitoyable lui pend au nez, sa sentence. Elle ne se reconnait plus vraiment, elle doit bien l’admettre. Elle aimerait remonter le temps, empêcher l’Influenza de déchirer le monde, retrouver sa vie d’avant, sa routine de femme active, les tracas d’un quotidien banal, la Californie. Elle donnerait tout ce qu’elle a pour partir d’ici, pour caresser à nouveau les grains dorés du sable chaud. Stupide rêve, foutue illusion. Elle est bel et bien ici, à Olympia, enveloppée par le chagrin, tourmentée par la mort.  

Les mots de l’infirmière sont prévisibles. Peyton esquisse un léger sourire face à l’innocence et la bienveillance de la jeune femme. C’est pour cette raison, qu’Elanor est unique. Le monde tourne à l’envers, les monstres foulent la terre et pourtant, elle reste fidèle à elle-même et ses principes. En réalité, elle est nostalgique de sa propre innocence, de sa propre bonté d’âme. Depuis que son cœur s’est brisé en mille morceaux, ses principes ont volé en éclats. « Cette réponse ne me surprend pas. » Ce n’est pas un reproche. La voix est douce, bien qu’empreinte de la tristesse qui anime son être tout entier. Elle comprend parfaitement. Elle ne peut pas lui en tenir rigueur. La mort, c’est effrayant. Ôter la vie, c’est un acte inhumain. Elle le sait, elle est prête cependant. « La plupart des Olympiens sont fondamentalement bons, c’est ce qui fait notre force. » Ils ne sont pas des animaux, des prédateurs. Ils font primer l’entraide, la générosité et la compassion. C’est la force de cette communauté, mais aussi leur plus grande faiblesse. C’est exactement pour cette raison qu’elle doit agir. Elle ne peut pas prendre le risque de libérer Joseph, qu’il ait l’occasion de se venger. Elle ne peut pas prendre le risque de voir sa vengeance partir en fumée. Elle a besoin de justice, elle a besoin de le savoir six pieds sous terre. « C’est pour cette raison qu’il faut que je le fasse moi-même. » Elle prend des risques à cet instant précis. Mais, elle a foi en Elanor, elle a confiance en elle. Même si elle ne cautionne pas l’acte qu’elle est sur le point de commettre, elle est presque certaine de ne pas être jugée. « Je ne peux pas prendre le risque qu’on lui accorde une seconde chance, qu’il soit exilé. » C’est une sentence bien trop douce à son goût, ce n’est pas envisageable. Elle ne le laissera pas répandre le mal ailleurs. Il va mourir ici, répondre de ses actes. Le monde n’a pas besoin d’une abomination comme lui. « Et, je ne veux pas que les Olympiens aient sur la conscience la mort d’un homme. » Elle ne compte pas faire souffrir Joseph, elle n’est pas odieuse. Un mort rapide, propre. Pourtant, il ne mérite même pas un sort aussi doux. « C’est mon fardeau, pas le vôtre. Je dois le faire, je ne peux pas supporter l’idée qu’il respire tandis qu’Isaac gît au fond d’un trou. » L’image lui arrache un sanglot, elle pince ses lèvres, ferme les yeux afin d’empêcher les larmes de prendre possession d’elle. Il lui manque tellement, c’est atroce, un supplice.  

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MessageSujet: Re: (I) you will never understand the hell i feel inside my head + elanor   Dim 8 Juil - 12:29



Peyton & Elanor
« the hell inside my head. »
Elle a beau se concentrer sur sa tâche, être l'infirmière parfaite dont on attend un professionnalisme quasi à toutes épreuves, Elanor continue de douter, de trembler. Trop vite propulsée dans une réalité qu'elle ne comprend pas, la petite blonde s'efforce de garder la tête haute quand tout ce qu'elle souhaite c'est se réfugier au fond de son lit. Heureusement, elle pouvait toujours compter sur le soutien de son entourage et depuis que son amitié avec Beckett s'était transformée en timide amourette, la jeune femme osait davantage s'appuyer sur lui. Mais toujours sans perdre de vue la mort qui les guette, là, juste derrière. La mort qui frappe sans distinction, souvent quand on l'attend le moins. Son esprit avait encore parfois du mal à accepter cet état de fait et la mort de l'enfant de Peyton faisait parti de ces choses de la vie qu'Elanor n'expliquait pas, qu'elle ne pouvait même pas comprendre, concevoir. Ce que Peyton devait ressentir depuis ce terrible jour, la petite infirmière n'osait même pas l'imaginer et en regardant son amie droit dans les yeux, elle admirait sa force de caractère. Jamais Elanor n'aurait été capable de se relever d'un si terrible choc. Pas même avec la promesse que ceux responsables seraient punis. C'est cette force qui la fascine tant chez Peyton. Une force pourtant mise à mal et ombrée par le malheur, la tristesse qui se dévoile dans la douceur de sa voix, dans son regard voilé. Elle s'en veut terriblement de ne pas être capable d'acquiescer aux questions de Peyton, ne pas être suffisamment forte pour marcher aux côtés de son amie blessée par la vie. La mort est un sujet qui demeure extrêmement perturbant pour Elanor, malgré son travail qui la rapproche de la Faucheuse, malgré l'odeur qui lui pique régulièrement le nez. Malgré la présence constante, depuis plus de huit ans, des morts sur Terre. Elle ne s'y fait pas. Et ce n'est finalement pas une mauvaise chose. S'habituer à la mort c'est se rapprocher d'un état sauvage, toucher du bout des doigts la bête qui sommeille en nous. Elanor se refuse à cette sauvagerie, à devenir un être guidé par ses plus primaires pulsions. C'est avec le sourire qu'elle aborde la vie, croyant dur comme fer que la gentillesse peut encore triompher, qu'être bon dans ce monde n'est pas vain. Et si son sourire face à Peyton est teinté de tristesse, elle ose encore espérer qu'il peut réchauffer les cœurs. Tout comme ses doigts qui exercent une légère pression contre la peau de Peyton, cherchant à lui signifier sa présence, à lui confier en silence qu'elle n'abandonne pas. Jamais. Et alors que les mots sont finalement superflus, elle s'applique à désinfecter la plaie enfin débarrassée du verre. Lentement, avec une douceur propre, Elanor se concentre et laisse à la voix de Peyton toute la place, ne sourcillant pas. Pas même quand elle lui fait comprendre que sa décision est déjà prise. Elle n'est ici que pour soulager sa conscience, avouer un crime qui sera tôt ou tard commis. Tour à tour infirmière et nonne, Elanor endosse le rôle sans rien dire, gravant les paroles de Peyton dans sa tête. Elle soupire, réalisant qu'elle était d'accord avec son amie, réalisant que son innocence volait finalement en éclats. Elle se mordille l'intérieur de la joue dans une tentative à peine dissimulée pour ne pas pleurer. Ce n'est ni l'endroit ni le moment. Ce n'est pas elle qui a perdu son enfant, un bout de son âme. « Je comprends. » qu'elle murmure, son regard remontant enfin vers Peyton, assumant plus ou moins les paroles qu'elles s'échangent, sa main rencontrant celle de son amie, ses doigts serrant les siens. « Je sais que tu as besoin d'en finir pour avancer. » Peyton est fondamentalement bonne. Plus humaine que d'autres, la petite blonde sait et comprend qu'il ne peut en être autrement pour elle, que c'est là la seule condition pour qu'elle puisse avancer, tourner cette page difficile. « Ton secret sera bien gardé, promis. » Elle gardera cet échange pour elle et tant pis si cela doit la torturer la nuit. Personne ne doit savoir. On l'a prend trop souvent pour une petite blonde écervelée, une enfant qui ne sait rien de la vie et de ses méandres. Mais Elanor est bien plus que ça et elle compte bien prouver à Peyton qu'elle a eu raison de placer sa confiance en elle. « Qu'est-ce que dit Abel de tout ça ? » Il doit avoir son mot à dire dans l'affaire. Même si sa douleur s'exprime différemment, elle est certaine que le chef des Cavaliers doit chercher sa propre vengeance. Elle espère simplement qu'ils ne se perdent pas dans le processus, qu'ils sauront se retrouver et se garder. Si Elanor n'est pas la fan numéro un d'Abel, elle a su voir les changements en lui quand il était ici avec Peyton. Elle a su voir l'homme bon qu'il peut être parfois. Même si le sentiment qui la domine quand elle pense à Abel Rhodes reste largement de l'angoisse.

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MessageSujet: Re: (I) you will never understand the hell i feel inside my head + elanor   Lun 3 Sep - 23:24



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Peyton ne cherche pas l’absolution, le pardon. L’aveu l’allège simplement d’un poids. Elle ne s’est jamais résolue à ôter la vie de sang-froid, à préméditer la mort d’un être humain. Mais, à ses yeux, Joseph n’a que d’humain son apparence. Il n’est qu’un homme de la pire espèce s’étant attaqué à un bébé, un enfant sur le point de naître. Mérite-t-il seulement le statut d’homme ? Elle ne le pense pas, non. La vengeance ne sera qu’un maigre soulagement certes, mais peut-être pourra-t-elle envisager de continuer à survivre suite à l’accomplissement de cette dernière. Personne ne peut lui octroyer réparation si ce n’est elle. Elle sait qu’elle prend des risques, qui plus est en se confiant à Elanor. Elle ne sait pas pourquoi exactement elle inflige ce fardeau à l'infirmière, elle qui est si douce et souvent si naïve. Peut-être parce qu’elle a besoin d’un peu de douceur, de regarder briller l’humanité étincelante dans les prunelles de la blonde. Elle se demande ce qu’il adviendra de sa propre humanité après cet acte. Elle a déjà tué auparavant, pas de la sorte, elle a tué par nécessité, pour se défendre, pour abréger des souffrances. Elle a conscience qu’elle portera le poids de cette décision. Mais, elle ne voit aucune autre issue. C’est une nécessité. Il sera l’exception. Elle l’espère. C’est ce qu’elle se répète en boucle.

La douleur de l’alcool désinfectant sa chair meurtrie ne lui arrache même pas une seule et unique grimace. La douleur psychologique est incomparable à la douleur physique. Lorsque Elanor presse sa main, une larme silencieuse s’échappe de ses yeux. Elle comprend. L’innocence même dans ce monde de brutes comprend. Elle fixe la blondinette, cherchant à déceler dans son regard un quelconque mensonge, mais rien. Elle est sincère. Elle ne sait pas pourquoi elle se sent aussi soulagée. Elle s’est sentie si seule dernièrement et finalement, Elanor est celle qui arrive à la toucher. Elle a raison d’ailleurs. Elle a besoin que le souffle de Joseph s’éteigne pour avancer, continuer à exister ou du moins essayer. Elle ne garantit pas la réussite cependant. « Merci. » La promesse lui va droit au cœur. Elle sait ô combien il est difficile pour elle d’envisager et d’appréhender la mort. Elle ne se rendait pas compte à quel point l’avis d’Elanor lui était important jusqu’à maintenant. « Il n’est pas encore courant. » Il n’en pense rien. Si ce n’est qu’elle est la seule et l’unique fautive de la mort d’Isaac. C’est de cette façon qu’il la voit, elle le sent. La révélation lui fout un coup de poing dans l’estomac. Elle aurait aimé prétendre qu’ils sont de ces couples capables d’affronter tout et n’importe quoi. Mais, Abel ne donne plus aucun signe de vie, il n’a pas tenu parole et c’est comme s’il l’avait tout simplement oubliée d’un claquement doigts, effacée de son existence. « Il faut que je lui annonce moi-même afin de minimiser les dégâts. » Elle ne sous-estime aucunement la rage et la fureur dont il est capable. Elle souhaite éviter qu’il se défoule ainsi sur un pauvre Olympien servant de messager. « Je n’ai plus aucune nouvelle depuis l’accouchement. » Abel Rhodes a tout simplement disparu de sa vie. Elle espérait son retour mais elle s’est bien vite rendue compte que l’espoir n’est que déception. « Il faut que je te demande encore quelque chose. » Qu’elle enchaîne, comme si elle souhaitait éclipser le sujet Abel Rhodes. Et, c’est le cas, il lui est trop douloureux de s’imaginer l’opinion qu’il peut bien avoir d’elle à cet instant précis, l’image qu’il conserve d’elle. Isaac est mort par sa faute, il a dû achever leur fils par sa faute, il est en deuil par sa faute. Voilà ce à quoi il songe à la simple évocation de Peyton Yates, elle en est persuadée.  

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