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 somebody told me (leigh & dario)

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MessageSujet: somebody told me (leigh & dario)   Dim 11 Mar - 15:35



Aaren Diggs & Leigh Wickham & Dario Mendoza
« somebody told me »
C’était une belle journée pour aller se balader. Aaren était à peu près tranquille pour la journée. Pas de problèmes urgents, quelques points à faire avec ses chefs de zone, le chenil et Archer à surveiller, une journée calme donc. Il se permit même de se lever une heure plus tard que d’habitude. Il prit un grand bol d’air frais dehors puis se renseigna sur la localisation de ses enfants. Forcément, un de ses premiers réflexes. Puis, il se balada entre les diverses zones, doté d’un calepin, notant avec un petit crayon papier dont il ne restait plus que la mine. Il notait ainsi les points à améliorer et inquiétude de chacun de ses chefs de zone. Il finit par se rendre à Auspex, pour y trouver Dario. Il lui serra la main pour le saluer. « Bonjour Dario, comment vas-tu en cette si belle journée ? »  Dario était un de ses plus loyaux chefs de zone. Il avait été d’une grande aide à l’ascension d’Aaren à la tête de la Carrière. Honnête et toujours de bon conseil, bien que pas toujours d’accord avec lui, Aaren le respectait. Il était toujours important d’avoir des hommes de son calibre dans ses rangs et parmi ses amis, parce que oui, il estimait pouvoir le considérer comme ami. Les deux hommes se parcoururent ainsi Auspex, Aaren toujours calepin en main et attentif aux remarques du chef de zone. Aaren en profite pour apprécier la joyeuse sérénité du lieu. Malgré le nombre d’excentriques et de fresques qui peuvent y résider, l’ambiance est globalement bon enfant, et il sait que c’est grâce à la poigne compréhensive et juste de Dario. Parfois, il se demande même si son acolyte ne ferait pas un meilleur leader que lui, pourquoi il n’a pas pris le poste vacant à l’époque, mais il ne souhaite pas forcément le savoir. Il sait que Dario ne le trahira pas ou lui dira s’il est en profond désaccord avec lui, ce qui est rarement arrivé depuis qu’ils se connaissent. Ils finissent par arriver aux abords de la zone de Dario lorsqu’ils entendent des commérages « T’as entendu ce qui se passe au Bourbier ? Apparemment ça menace de partir en baston générale entre Marks et Williams, ça te dit qu’on aille checker ? J’crois que y'a des paris sur qui frappera le premier, pour une fois qu'il s’y passe quelque chose… »  Aaren tourne aussitôt les oreilles vers le malheureux qui n’avait visiblement pas remarqué la présence du quarantenaire dans le coin. Il baisse aussitôt avant de filer sous les ordres d’Aaren qui l’intime de rentrer chez lui au lieu d’esayer de foutre le bordel. Il tourne ses yeux inquiets vers Dario. « Ca te dit d’y jeter un oeil avec moi ? »  Il ne sait que trop que Dario n’apprécie pas la responsable du Bourbier, mais il était toujours mieux pour Aaren de ne pas s’y rendre seul, sait-on jamais. Le Bourbier était habituellement si calme que cela l’inquiétait. Et s’il était arrivé quelque chose à Leigh ? Ils se rendirent au pas de course au Bourbier pour y trouver un petit groupe attroupé avec un brouhaha général. Plusieurs personnes s’écartèrent sur le chemin d’Aaren qui bomba le torse pour imposer sa présence. Il finit par arriver au centre du cercle où se trouvait deux individus avec Leigh au milieu. Le brouhaha fit alors place aux silences et murmures étouffés. Ses traits plissés et agacés vinrent alors se poser sur le visage de Leigh. « Tu peux me dire ce qu’il se passe ? » dit-il simplement, souhaitant lui laissant une chance de s’expliquer avant de tirer des conclusions hâtives. Et puis, si elle n’avait pas une bonne explication, il se doutait que Dario juste derrière lui n’hésiterait pas à lui en mettre une couche. Finalement, être venu avec lui ici n’était pas une si bonne idée. Ou peut-être en était-ce une ?

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MessageSujet: Re: somebody told me (leigh & dario)   Jeu 29 Mar - 1:03

Somebody told me
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Parfois, elle se demande vraiment si le karma existe. Et si c’est le cas, pourquoi il a décidé de lui faire la misère comme ça. Comme si se faire chier à se coltiner une famille d’arriérés n’avait pas suffi. Non, non, il fallait que la stupidité humaine la poursuive jusque dans le bourbier. Elle a couru aussi vite qu’elle a pu qu’on lui a expliqué le dérapage. C’est ainsi que la silhouette d’apparence frêle s’est interposée entre les deux gaillards. Leigh ne peut pas avouer ne pas avoir vu l’histoire venir. Quand l’un convoite la femme de l’autre, tout est prétexte à la bagarre. Voir au meurtre dans le pire des cas. Elle avait mis deux de ses hommes sur le coup pour les surveiller. A préférer ne pas s'en mêler directement, gardant juste un oeil discret à distance sur l'évolution de la chose. Mais voilà, il avait fallu que le cocu se mette en tête de pourrir la vie de l’amant. Elle peut le comprendre mais tout de même qu’il ait été jusqu’à cramer la marchandise ainsi que ce qui ressemblait à la baraque et par extension, toutes les possessions du Lancelot, cela semblait excessif. Un prêté pour un rendu qu’il beugle Williams, le regard fou. Marks souffle comme un buffle et il y a la roublarde au centre de la débâcle. Les bras tendus et la mine renfrognée, elle réfléchit à ses options, au dialogue à mener afin d’apaiser la tension et le tout, sans effusion de sang. « Vous êtes pas assez cons pour vous mettre sur la gueule. Ça va résoudre quoi ? » Aucune réponse. Evidemment. Elle veut reprendre sa plaidoirie quand le Roi débarque. Difficile d’avaler l’injure qui grimpe le long du larynx. Quel abruti a été prévenir Aaren Diggs ? Elle déteste quand on vient fourrer son nez dans ses affaires. Surtout quand le dit pif est rattaché à l’une des seules personnes qu’elle se doit de respecter. Et comme pour compléter en beauté cet horrible tableau, elle peut rapidement discerner la présence de Dario aux côtés de leur supérieur. Le karma est vraiment une belle salope se dit-elle. Mais voilà, il faut faire avec.

Pour faire bonne mesure, la chef s’incline légèrement. « Mon Roi. » pour tout salut. « Un léger différend entre Marks et Williams. De vieilles querelles dignes d’une belle tragédie Shakespearienne. Pas encore de meurtre à déplorer, tout est sous contrôle. » Façon optimiste d’envisager cette situation volcanique. Interprétation qui ne plait de toute évidence pas aux protagonistes de la scène. « Léger ? Il a brûlé toutes mes affaires et mon domicile avec. » Ferme-la Marks, ferme-la putain. Le regard sévère de la brune tente de faire passer le message mais son acolyte a toujours ses yeux rivés sur son adversaire. « Fallait pas la toucher. » Qu’il se met à beugler l’autre. « Des histoires de gonzesse, des réactions excessives rien de neuf sous le soleil. La jalousie fait couler de l’encre depuis l’antiquité. » Dédramatisation à l’extrême tandis que les deux se rapprochent l’un de l’autre et oblige la trentenaire à tendre les bras pour faire réellement barrage entre eux. « Ça suffit, putain. » Elle tente de les repousser, parvient tout juste à les faire reculer de quelques pas. « Vous croyez que le Roi va penser quoi en vous voyant comme ça ? » Elle fait comme elle peut pour leur rappeler le danger. Il n’est pas aussi indulgent qu’elle, Diggs. Pas aussi clément ou même compréhensif. Les petits gars qu’elle a sous ses ordres ne le réalisent sans doute pas qu’ils sont tombés sur la moins impulsive de la zone. Elle aimerait éviter que sa théorie ne se vérifie par la suite mais on ne peut pas dire que les deux déchainés sont du genre à coopérer, aveuglés par leur rage. Leigh sait qu’elle ne va rien en tirer. Et c’est sans parler du vieux grincheux qui se fera une joie de la pointer du doigt très vite. Toujours à la ramener avec sa morale à deux balles celui-là.
 
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MessageSujet: Re: somebody told me (leigh & dario)   Sam 7 Avr - 22:44


Aaren Leigh Dario
« somebody told me »

Dario avait toujours apprécié la présence d’Aaren, sa compagnie aussi bien que sa mentalité. Le roi de la carrière était, pour lui, un ami aussi bien qu’une personne digne de son respect, quelqu’un de confiance dont il partageait l’avis le plus souvent et de qui il défendrait la position sans la moindre hésitation. De fait, passer un peu de temps à ses côtés était loin d’être un fardeau… de même qu’entendre deux gars ramener des colportages concernant le Bourbier tandis qu’ils passaient auprès d’eux. A quel point cela était-il gamin, que de voir sa bonne humeur grimper d’un cran face à la possibilité que Leigh se retrouve empêtrée dans quelques emmerdes ? Aucune idée. Lui-même avait conscience de la puérilité de cette réaction mais puisqu’il avait toujours estimé, sans s’en cacher, que la chef de zone du Bourbier n’était pas à sa place à ce poste, il voyait ça comme une énième confirmation de ses certitudes. Répondant à la question d’un simple hochement de tête valant acquiescement et de toute évidence loin de partager l’inquiétude de son interlocuteur, il suivit ce dernier jusqu’à se trouver au niveau du petit groupe mentionné par les deux autres un peu plus tôt et pouvoir constater de ses propres yeux ce qu’il s’y passait réellement.
Tout est sous contrôle. Difficile de retenir un drôle de rictus, alors que l’un des fautifs embrayait sur cette affirmation par la déclaration de la perte de tous ses biens, rendant dès lors quelque peu bancale la définition du mot “contrôle” dont la jeune femme semblait pourtant persuadée du juste emploi ici-même. « Si encore ce n’était que de l’encre, il glissa tranquillement, mais on dirait bien que ton problème ici dépasse légèrement ce stade. » Aucune vergogne à réutiliser le vocabulaire de la concernée, après tout n’était-ce pas précisément elle-même qui affirmait que rien de grave ne se tramait ? Mais, à voir la gueule que tiraient les prénommés Marks et Williams, on pouvait être sûr qu’ils n’allaient pas s’en tenir à une simple petite tape sur le crâne accompagnée d’un sermon sur leurs comportements respectifs. Au vu de la réaction exagérée du mari cocu, on pouvait légitimement penser que le retour des flammes (ironie) ne serait pas, lui aussi, des plus tendres. Perdre ses possessions, en cette période où le moindre bien pouvait acquérir une valeur sentimentale inestimable, risquait fort de susciter une réaction plus poussée dont la baston qui menaçait à l’heure actuelle n’en signerait que les prémices. Perdre sa marchandise… des gens avaient tué pour moins que ça.

« Il va penser que t’es pas foutue de gérer la première emmerde qui te pend au nez ? » Certes, la question ne lui avait pas été adressée, mais Dario n’avait pas la moindre intention de se contenter d’assister à ça en simple spectateur muet. Aaren lui avait demandé de venir, après tout… « Ou que t’as quelques problèmes à te faire respecter. » A voir l’attitude des deux autres qui semblaient bien partie pour s’en coller une sur le coin de la tronche, chef de zone ou pas chef de zone entre eux deux pour les séparer. Quoiqu’ils n’avaient encore rien fait pour l’instant alors peut-être était-ce simplement lui qui était trop mauvaise langue. Nouant ses mains dans son dos, il jeta un regard en biais à l’homme qui se tenait à ses côtés, jaugeant ses réactions face à la scène et attendant de voir s’il comptait intervenir d’une manière ou d’une autre ou simplement laisser Leigh tirer son épingle du jeu sans l’aider de la moindre façon. En ce qui le concernait, il avait déjà un avis très arrêté sur la situation et ce qu’il convenait d’y faire faire mais ce n’était pas sa zone, ni ses hommes. Ici, le mexicain n’avait aucun pouvoir sinon celui de commenter la scène. Et Dieu savait qu’il ne comptait pas s’en priver, l’occasion était bien trop belle pour ça.


Je sais que je fais pas vraiment avancer le bordel là. Mais je voyais pas trop Dario agir d'emblée sans une réaction de Ren au préalable. Enfin Ren je me dis qu'au moins avec le post de Leigh t'as large de quoi faire.

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J'vais aller m'asseoir sur le rebord du monde, voir ce que les hommes en ont fait.
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MessageSujet: Re: somebody told me (leigh & dario)   Sam 14 Avr - 16:11



Aaren Diggs & Leigh Wickham & Dario Mendoza
« somebody told me »
Aaren aimait le respect que sa fonction et sa carrure imposaient lorsqu’il arrivaient quelque part. Les cris devenaient des chuchotements, voire laissait place au silence complet. Seulement, là, sa présence était pesante, et il le savait. Il savait qu’elle devait gêner à la fois Leigh et les autres habitants qui espéraient régler ce problème rapidement et peut-être discrètement pour les rares qui n’étaient pas venus admirer un spectacle. Mais il ne se passait habituellement jamais rien au Bourbier. Et lorsqu’il arriva avec Dario sur les lieux de la discorde, il pouvait bien voir aux têtes de Marks et WIlliams qu’il ne s’agissait pas d’un simple conflit de voisinage. Ces deux-là se détestaient jusqu’à la moelle et cet incident - visiblement en réalité volontaire - était la goutte de trop. Les remarques cyniques et habiles de Leigh avaient beau le faire sourire, la situation semblait davantage s’envenimer quelque chose. Et Dario qui en rajoutait une couche derrière n’aidait pas forcément à la situation. Le roi de la Carrière n’était pas au courant de l’étendue de leur relation, il savait simplement qu’elle était caractérisée par une inimitié partagée mais sans plus. Peut-être devait-il revoir sa connaissance en la matière car Dario semblait bien prêt à l’enfoncer comme il pouvait. Aaren reste silencieux dans un premier temps, voyant Leigh se débattre avec Marks et Williams qui sont prêt à se mettre dans la boue, les bras minces de la brindille tentant de les contenir. Aaren soupira à la dernière remarque de Dario qui semblait parler pour lui-même. « Je suis pas venu ici pour tranquillement rester silencieux avec du popcorn et vous regardez vous faire la guéguerre vous deux. » finit-il par dire, en direction de Dario, même s’il ne tourna pas son regard vers lui. Le conflit était ailleurs là tout de suite. Il finit par attraper le col de Williams, visiblement le pyromane de l’histoire, qui était toujours en train de pousser sur le bras de Leigh pour avancer vers Marks. Une fois qu’il l’avait au col, il le poussa avec une impulsion pour l’envoyer valser un peu plus loin dans le cercle et qu’il se calme. C’était lui qui était supposément en faute après tout, alors bomber le torse n’allait certainement pas aider sa cause. Puis, il s’adressa à Leigh. « Et comment tu comptes régler la situation ? Je n’ai pas l’impression qu’une simple mise en garde ou des travaux d'intérêt généraux pour Williams suffira. » Aaren jeta ensuite un oeil interrogateur vers Marks. « Et toi, tu as des preuves de la culpabilité de cet homme ? Des témoins ? Aux dernières nouvelles, on accuse pas à tout-va ici. » Le regard de Marks se noircit. Pas de témoins donc, en déduit Aaren. Il vit la mâchoire de l’homme se serrer. Aaren pressentait qu’il allait encore faire une connerie. « Aux dernières nouvelles, y’a qu’une seule femme dans mon lit, et c’est la sienne.» Le sourire narquois et satisfait de sa réponse, il osa même cracher au sol dans la direction de son adversaire. C’en fut trop pour Williams qui bondit alors comme un fauve en direction de Marks et personne ne fut assez rapide pour l’arrêter. La bagarre éclata et les gens ne savaient pas où se mettre, la plupart se contentant de pousser des cris entre la surprise, l’horreur et une semi-excitation, tels des énergumènes primitifs. Aaren dût alors intervenir pour tenter de séparer Williams de Marks. Il préférait pour l’instant contenir le cocu que l’insolent qui le poussait à bout. « Leigh, Dario, occupez-vous de ce foutu Marks, tenez-le en laisse, foutez-lui un pain, mais faites quelque chose avec lui. » Aaren ne connaissait pas réellement l’homme en question, mais il était bien trop arrogant pour qu’il s’en occupe lui-même sans que ce dernier lui sorte par les trous de nez. Le pyromane simplement blessé de l’intérieur et aveuglé par la jalousie et la trahison, ça il pouvait gérer. Il pouvait encore le sauver de ses démons, malgré sa culpabilité qui ne laissait plus l’ombre d’un doute. «  Allez viens là espèce de corniaud ! » disait-il en tirant Williams par la chemise, le bras d’Aaren se plaçant sous l’aisselle de ce dernier pour l’empêcher d’asséner davantage de coups et surtout pouvoir le tirer hors de cet échange avec le plus de force possible. « Toi et moi on va parler une minute, je vais m’occuper de ton cas. » ajouta-t-il lorsqu’il parvint enfin à le tirer à quelques mètres et que ce dernier continuait à brasser de l’air, donnant des coups à personne. Il le poussa à quelques mètres, hors du cercle, pour tenter de calmer l’homme et surtout de décider s’il était récupérable ou si Aaren allait devoir envisager des sanctions plus radicales. Cela dit, Marks n’était pas en reste car il semblait également bien trop du genre vicelard pour laisser couler l’affaire. Et puis, il espérait que Leigh et Dario allaient pouvoir s’entendre, collaborer, au moins une fois sur cette affaire. Car même si c’était la juridiction de Leigh, peut-être que Dario aurait des arguments intéressants à faire valoir. A voir s’ils étaient capables de faire preuve de maturité, et ce malgré leur âge avancé qui laisserait pourtant présager que ce serait le cas…  

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MessageSujet: Re: somebody told me (leigh & dario)   Ven 20 Avr - 0:57

Somebody told me
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L’envie de venir tirer puérilement sur la barbiche du rabat-joie se fait affreusement sentir – on sent les vieux restes de la sale môme qui emmerdait le père noël autrefois. Garde tes commentaires pour toi et mêle toi de ton cul. Qu’elle peut presque s’entendre lui répliquer sauf qu’il y a assistance. Une large assistance de surcroit avec le Roi en son centre. Pour sûr qu’il va saisir toutes les perches pour l’enfoncer, le vieux moralisateur. « Y a plus d’encre, c’est pour ça. » Du coup, ils la remplacent par le sang. « Et le papier, on l’utilise plutôt pour écrire des trucs intéressants maintenant. » Ou pour se torcher le cul qu’elle manque d’ajouter. Inutile de faire preuve de trop d’insolence. Faut qu’elle se surveille quand elle est sous pression. La langue en délie des conneries dans ces moments-là et les mots lui échappent trop facilement. Prudence, prudence. Elle meuble ainsi en évitant toutefois de croiser le regard de son interlocuteur. Difficile de contrôler son expression neutre quand elle fixe Dario. Et pour l’instant, elle veut donner l’illusion de contrôler totalement sa personne, à défaut de parvenir à maitriser la situation volcanique. Deuxième remarque du témoin qui force un sourire crispé sur les lèvres de la trentenaire. Quand est-ce qu’il va se la fermer ? « Merci, Dario. T’es un vrai bonhomme, t’as pas peur de la ramener. Que de virilité. » Un brin trop sarcastique sans doute. « C’est que t’espère être calife à la place du calife, Iznogoud, aujourd’hui ? » Qu’elle rajoute – il a le look, il faut avouer. Pour qui se prend-il après tout ? Au lieu de laisser Aaren s’exprimer. Elle se fout bien de savoir ce qu’il pense, le chef de zone. C’est pas lui le patron ici. De toute façon, dans sa caboche, y a que des reproches et des principes rigides de type ayant vu le jour dans les années soixante.

Diggs finit par ouvrir la bouche. Leigh se tait automatiquement, montre davantage de respect envers leur supérieur que pour l’autre pourri de moralité. Son sang ne fait, cependant, qu’un tour quand il agit. Elle a du mal, Leigh, à l’observer attraper par le col, son acolyte et le balancer plus loin. Les quenottes tiennent captives l’intérieur de la joue, la mâchonnent nerveusement. Elle répond à toute vitesse à la question presque rhétorique de ce qui ressemble pour l’heure plus à l’inspecteur des impôts qu’au dirigeant de la carrière. Et elle a jamais été assez douée pour faire correctement sa comptabilité. « Dans un premier temps, je pense que Williams devrait reconstruire un abri pour Marks.  Partager la moitié de ses biens pour remplacer ceux qui ont cramé. Tout ça sous supervision avisée, bien entendu. Ensuite, va falloir que la meuf finisse par faire son choix, je suppose. » L’ancienne activiste ne peut pas s’empêcher d’aller un peu plus loin dans son idée. « On est plus au Moyen-Âge, l’adultère, ça se résout pas par la guillotine. » La terreur lui prend déjà trop aux tripes que le couronné se mette à user de violence. La barbarie, le meurtre gratuit n’a jamais été une option pour la pacifiste. Derrière ses grands airs de guerrière, sa profonde conviction n’a jamais failli. Jusqu’à ce que tout dégénère en un quart de seconde alors.

Putain de merde.

Dire qu’elle se plie en quatre pour qu’ils soient saufs et eux se foutent sur la gueule dès qu’elle a le malheur de cligner des yeux. De pauvres inconscients qui pensent avec leur entrejambe et leur égo plutôt qu’avec leur cervelle. La carrière a déjà bondi en direction des opposants quand le quadragénaire a donné son ordre. Un coup de pied derrière le genou pour le déstabiliser, la main qui attrape le membre supérieur, exécute une clef de bras afin qu’il soit immobilisé. Pour le moment. L’œil de l’américaine suit le parcours effectué par son autre comparse et son boss. La culpabilité la dévore de l’intérieur, elle n’aime pas ce qui se passe. Ne veut pas que Diggs finisse par amocher l’un de ses petits hommes. Elle a beau dire tout ce qu’elle veut, elle y tient à ces abrutis finis. Même quand ils se mettent sur la tronche de la sorte pour une stupide histoire de sexe. Marks, entre ses doigts, remue toujours, cherche à se libérer. « Bordel de merde, t’as envie de subir la même chose que Williams, abruti ? A ton avis, il est prêt à aller jusqu’où pour que vous la fermiez, le Roi ? Tu réalises que ça sera plus que tes couilles que tu vas perdre dans l’histoire ? » Qu’elle lui grogne dessus. « Réfléchis, putain. C’est pour ton bien, glandu. » Elle y met tout son poids pour maintenir sa poigne, pour conserver sa prise contre le dos de l’imbécile. Elle a presque envie de rappeler Aaren afin qu’il lui explique ce qu’il compte faire mais il n’a pas de compte à rendre, sûrement pas à ses subalternes. Alors elle subit, en silence. Tout en s’attendant à ce que son "allié" d'infortune finisse par lui cracher au nez, je te l’avais bien dit. Ha cet enfoiré.
 
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MessageSujet: Re: somebody told me (leigh & dario)   Mar 1 Mai - 2:45


Aaren Leigh Dario
« somebody told me »

Une seule remarque d’Aaren fut bien plus efficace que toutes les répliques de Leigh pour convaincre l’autre chef de zone de fermer sa gueule. Sans faire la moindre preuve de contrition (n’exagérons tout de même pas), il retourna à son rôle de spectateur silencieux tandis que le roi de la carrière s’adressait à la gérante du Bourbier, puis aux deux gars impliqués dans ce qui les avait amenés ici. Et dut retenir un soupir derrière ses lèvres closes alors que la diplomatie du nouvel arrivant ne semblait pas créer l’effet escompté et que l’amant s’obstinait à provoquer le mari floué. Preuve on ne pouvait plus flagrante que les histoires de cul, quel que soit le contexte, amenaient toujours ceux qui y étaient impliqués à se comporter comme des cons. Sérieusement, chercher la bagarre devant leur chef ? Autant lui cracher directement en plein visage, le manque de respect aurait été pratiquement le même de son point de vue…
Aaren intervint, Dario ne bougea pas alors que Williams se voyait embarqué à l’écart de tout ça et d’une poigne qui ne tolérait guère de résistance. Leigh, quant à elle, semblait tout à fait se démerder toute seule avec l’autre gars et il n’eut donc rien d’autre à faire que se demander ce qu’il foutait là au juste, parfaitement inutile dans une situation qui n’avait semblait-elle pas le moins du monde besoin de lui. Sans doute aurait-il d’ailleurs tourné les talons s’il s’était agi là d’une autre zone, ou qu’Aaren ne lui avait pas explicitement demandé de l’accompagner jusqu’ici, mais une partie de lui tenait trop à voir comment sa “collègue” allait se démerder dans tout ça pour retourner vaquer déjà à ses propres affaires. Bah, si on avait pas le droit à un peu de distraction de temps à autre…

« Hey Wickham, faudrait peut-être que tu leur rappelle le principe de l’obéissance, à tes gars. » La voix d’une nonchalance tranquille, tandis qu’il se décidait finalement à ébranler sa carcasse afin de filer un coup de pouce et d’aider Marks à y voir un peu plus clair à propos de sa situation actuelle. L’on ne pouvait pas dire, pourtant, que la carrière soit un milieu tyrannique claffi de règles à respecter et de l’obligation de filer droit en permanence. L’endroit était loin de se montrer aussi exigeant envers ses habitants que l’étaient la mine ou le ranch et pourtant certains semblaient encore trouver que c’était trop puisque quelques principes élémentaires au bon fonctionnement d’un clan (du genre, à tout hasard “respecte tes supérieurs”) leur passaient de toute évidence parfaitement au dessus de la tête. « Marks, t’as pas l’impression que t’aggraves ton cas en continuant de jouer au con ? » Sa poigne s’était refermée sur le trapèze de l’homme que Leigh continuait d'immobiliser tant bien que mal, les doigts comprimant le muscle avec une force qui, si elle n’était pas spécialement douloureuse, n’en restait pas moins relativement désagréable pour le concerné. Les yeux de Dario se rivèrent aux siens, emplis d’une détermination froide et désintéressée pour cet homme qu’il ne connaissait pas et pour le parti duquel il n’avait donc aucune raison de pencher. « Outre le fait qu’à deux contre un t’as aucune chance, tu crois pas que t’en as assez fait ? Puis si elle te lâche, tu vas aller foutre quoi au juste ? » Certainement pas aller courir après Williams pour continuer de lui cracher ses invectives moqueuses, ou alors aurait-il fallu qu’il se soit soudain trouvé investi d’une pulsion suicidaire incontrôlable. Le mexicain avait en horreur ce genre de bagarreurs invétérés qui cherchaient la moindre occasion pour coller un poing dans le pif du voisin mais, pour le coup, sans doute Marks aurait-il mérité le fameux pain suggéré par Aaren quelques instants plus tôt, en ce que cela aurait eu le mérite, peut-être, de lui remettre ses idées à leur juste place. Enfin, ce genre de décision n’était pas de son ressort et puis Leigh n’était-elle pas supposée être capable de se tirer de ça toute seule ?
Desserrant sa prise, Dario s’écarta des deux autres et son attention retourna brièvement s’accrocher à Diggs et Williams, trop loin pour que la conversation qui les animait leur soit compréhensible. « Ça devrait pas être à lui de leur mettre du plomb dans la tête, t’es quand même au courant j’espère ? »

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MessageSujet: Re: somebody told me (leigh & dario)   Mer 2 Mai - 21:12



Aaren Diggs & Leigh Wickham & Dario Mendoza
« somebody told me »
Il n’est jamais facile de parler à un homme en colère. Surtout lorsque la raison de sa colère touche une femme. L’Amour met toujours dans des états pas possibles c’est bien connu, et dans ce monde où il peut s’avérer difficile de changer de femme comme de chemise en cas de difficultés, on s’attache forcément beaucoup plus difficilement. Aaren avait eu du mal à s’attacher à une femme depuis l’apocalypse. Il s’était attaché à Jenna, elle l’avait plus ou moins trahi, mais elle était désormais dans des terres difficilement accessibles pour lui alors il ruminait sa colère en silence depuis environ un an. Mais pas de doute que le jour où ça devrait exploser, mieux valait qu’il n’y ait personne dans les parages. Il fallait donc bien choisir ses mots pour parler à un Williams complètement fou de rage, littéralement. Aaren jeta un oeil à Marks un peu plus loin, visiblement entre de bonnes mains entre Dario et Leigh, qui ne se mettaient pas sur la gueule, du moins physiquement. « Ecoute, je vois le genre de type que c’est en face : arrogant, insolent, mesquin. Je comprends que t’ai envie de lui en foutre une, sauf qu’ici c’est lui la victime. C’est lui qui a perdu toutes ses affaires à cause de toi et ta jalousie. »  Si Williams avait peut-être perdu son coeur pourrait-on aisément dire, Marks était bien celui qui avait perdu des affaires matérielles mesurables et cet acte était bien considéré comme objectivement criminel et condamnable. Aaren avait beau peut-être préférer Williams d’un point de vue personnel, il ne pouvait ignorer que ce dernier avait réagi de façon disproportionné et qu’il était allé trop loin. Il fallait donc discuter de son cas, mais dans tous les cas le punir. Williams continua à se justifier et Aaren à le recadrer et lui répéter la même chose jusqu’à ce que ça rentre dans sa caboche pendant quelques minutes. Lorsqu’il sentit l’homme plus calme, il se décida à le ramener vers là où se trouvaient Marks et les deux chefs de zone, afin de clôre cette histoire une bonne fois pour toutes. « Allez circulez, le spectacle est terminé et y’a plus rien à voir. »  Dit-il aux passants encore présents sur les lieux pour qu’ils retournent vaquer à leurs occupations. Peut-être qu’avec moins de témoins, Williams se sentirait moins dans l’obligation de défendre son honneur et Marks d’impressionner la galerie. Il plaça Williams à côté de lui, continuant de le tenir par le col comme un chien en laisse. « Il s’est calmé aussi de son côté ? »  demanda-t-il en direction de Leigh et Dario. Il voulait terminer cela au plus vite. Alors que proposez-vous qu’on fasse d’eux ? Je veux entendre l’avis de Leigh mais aussi celui de Dario, puisque visiblement la situation t’a un peu échappé et qu’il est toujours bon d’avoir un second avis. »  Aaren ne savait pas vraiment quoi faire de Williams, ni même de Marks à vrai dire, fautif d’une manière moins officiellement condamnable. Etant donné que Leigh avait semblé un peu dépassée, probablement aussi peu habituée se disait-il pour se rassurer à ce genre d’esclandres, il aimerait entendre l’avis de Dario également sur ce point. Les connaissant, les deux au style de leadership propre à chacun auraient forcément des avis différents, ce qui pourrait permettre à Aaren d’avoir une punition objective et juste. Bien que Leigh eut l’air un peu courroucée par le fait que le Roi de la Carrière demande l’avis d’un autre chef de zone, elle semblait prête à réfléchir à une proposition qui lui semblait adéquate. « Ce n’est pas une compétition, il n’y a pas de bon points à gagner, et j’espère que vous n’allez pas me bouder l’un comme l’autre si je ne choisis pas votre proposition. »  Se permit-il d’ajouter dans le doute, pour être sûr que les deux zigotos n’allaient pas commencer à se tirer dans les pattes. Même s’il avait l’impression que quoiqu’il fasse ou demande, ces deux-là arrivaient toujours à se regarder de travers et se lancer dans des enfantillages. Il croisa les bras et releva la tête, prêt à entendre ce que chacun avait à dire sur cette situation unique, dans laquelle il fallait choisir entre un homme lésé mais mesquin, et un fautif poussé à bout certes mais néanmoins bel et bien coupable.   


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: somebody told me (leigh & dario)   Jeu 24 Mai - 1:59

Somebody told me
Every solution to every problem is simple. It's the distance between the two where the mystery lies.
 
Les cheveux collent au front désagréablement mais le pire, ça reste l’agitation de l’autre sous son corps qui l’oblige à crisper si fort ses doigts autour de ses membres qu’elle en a mal aux jointures. Le souffle court, la patience effilochée, il lui faut mobiliser beaucoup d'énergie pour ne pas relâcher Marks et en coller une dans la tronche de Dario. La présence d’Aaren et son instinct de survie lui permettent de résister à ses plus basses pulsions vengeresses. Mais elle ignore combien de temps, elle pourra le tolérer ne fusse qu’à proximité. « Je t’ai demandé l’heure, Mendoza ? » Qu’elle beugle tout de même en maintenant le déchainé au sol. Si l’inverse s’était produit, elle aurait bien aimé voir si son avis aurait été réclamé. Il y a des faveurs qu’on accorde plus facilement aux mecs âgés. Pour qui il se prend le chef de zone ? Pour le patriarche de la carrière ? Les nerfs déjà rongés par la situation volcanique, totalement consumés par les futures conséquences que toute cette mise en scène pourrait avoir, Leigh ne demande qu’à exploser. La roublarde se contente de jouer son rôle malgré ce que l’autre emmerdeur affirme. Une aide qui prend la forme d’une action, de quelques paroles qu’il prononce toujours sur un ton affreusement paternaliste. Il se serait bien entendu avec son géniteur si ça se trouve. Ils en auraient eu des choses à se raconter sur la sale gosse qu’elle a toujours été.

Les muscles de son détenu se relâchent légèrement, lui permettent de pouvoir relâcher légèrement la pression. Un début de soulagement d’une durée affreusement courte parce que l’autre ne se retient toujours pas de faire ses petits commentaires, bien évidemment. « C’est les soldes au rayon connard aujourd’hui, comment ça se passe ? C’est pas parce que t’es vieux et que t’as les poils qui deviennent gris que ça fait de toi Gandalf ou même mon daron, alors tes remarques à la con... » La brune se relève, entraine dans son mouvement Marks afin qu’il soit debout quand Diggs se rapproche d'eux. Les paumes de l’américaine toujours calées contre les poignets de l’emporté, la bouche déliant quelques conseils à son protégé, elle se penche afin de ne pas se faire entendre. « Je tente de te sortir de cette merde, je suis pas ton ennemie. Alors fais pas le con sinon il va vraiment t'arriver des crasses. » Les prunelles figées sur la carcasse de Williams, l’offensé ne réagit que partiellement à l’injonction de sa supérieure. Un seul hochement de la tête. La foule décimée, les deux opposants maitrisés et tout ce qu’il leur reste à régler avant de pouvoir affirmer que l’histoire appartient au passé. Elle aime mener ses procès seule, n’aviser que selon son jugement. Pas le choix pourtant, elle doit même se coltiner celui de Mendoza. « J’ignorais qu’il était devenu le petit prince de la contrée. » Qu’elle ne peut s’empêcher de constater avec amertume. « Je maintiens. Williams devrait filer la moitié de ses vivres à Marks et lui reconstruire un abri. Réparer sa faute. » Parce qu’elle, elle ne compte pas parler d’exil, ni de pendaison. Parce qu’elle n’aime pas perdre ses hommes aussi stupidement. Et qu’elle le vivrait très mal si ceux qu’elle a sous sa protection, finissaient dans une sombre merde juste pour quelques erreurs de jugement. Certes, un logis avait cramé. Certes, il y a eu quelques mots plus hauts que d'autres, quelques frictions. Et alors ? Aucun d’eux n’a été jusqu’à éborgner l’autre.

Pour la femme élevée dans la plus fidèle tradition catholique, les châtiments corporels ainsi que les petits jeux sadiques comme punition n’ont jamais été une solution. La bible lui a appris que la cruauté sous réserve du bien commun, ne sert finalement pas le propos. A quel moment le mot commun n’englobe pas les gens qu’ils vont torturer ? « Je ne crois pas que les castrer ou les lapider soit une façon très moderne de gérer les choses. » Qu’elle s’empresse d’ajouter en fixant avec férocité son rival. Simple rappel, elle ne tolère pas la barbarie. « T’as qu’à larguer ta meuf, toi. T’en trouver une qui a pas le feu au cul. Tu sais ce qu’on dit une de perdue, dix de retrouvée. Ou bien tu gères ta jalousie. » Qu’elle rajoute à l’intention de Williams en le réprimant d’un énième regard assassin. Ils savent très bien tous les deux qu’ils viennent de gâcher leur chance d’en finir avec tout ça dans le calme et sans trop de fracas. En agissant de la sorte, ils se mettent dans l’embarras et entrainent avec eux, leur seule alliée.
 
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MessageSujet: Re: somebody told me (leigh & dario)   Jeu 14 Juin - 21:51


Aaren Leigh Dario
« somebody told me »

Une partie de lui ne pouvait s’empêcher de se demander, face au comportement d’Aaren, si ce dernier avait conscience de cette sorte de pomme de la discorde qu’il balançait entre les deux chefs de zone. L’inimitié entre Leigh et Dario n’était franchement un secret pour personne, en plus du fait qu’elle ne datait pas d’hier. Si le carrière ne se gênait jamais pour critiquer (et y prenait même un malin plaisir) sa camarade quant à sa gestion des choses, il restait tout de même parfaitement conscient du fait qu’elle n’allait pas apprécier qu’on lui demande son avis, à lui, concernant un problème inhérent au Bourbier. Si la situation avait été inversée, nul doute qu’il l’aurait mal pris et aurait tiré une gueule de six pieds de long (au moins) face à la suggestion du roi de la Carrière ; il pouvait au moins comprendre l’amertume de Leigh vis-à-vis de ça et ce peu importe la part de responsabilité qu’il lui imputait dans cette bagarre qui avait mal tourné.
Un léger sourire affleura brièvement à ses lèvres alors qu’il croisait l’avertissement muet de son regard, l’impression donnée qu’elle s’attendait réellement à ce qu’il propose une des deux solutions radicales susmentionnées. Pourtant, Auspex ne vivait pas plus dans le moyen-âge que le Bourbier et si son chef désigné employait parfois (souvent) des méthodes plus radicales que celles de la jeune femme, il n’avait pas particulièrement d’inclinaison pour la cruauté.

« Je suis du même avis que Leigh », Dario finit par admettre après quelques secondes de silence, un léger filet de résignation dans le fond de sa voix et faisant des efforts remarquables pour ne pas laisser voir à quel point il aurait préféré avaler sa langue que de dire une telle chose. Soutenir la chef de zone mériterait bien de marquer ce jour d’une pierre blanche, mais force lui était de reconnaître que sa solution était probablement la plus viable. Les vivres étaient précieuses, construire un taudis qui ne soit pas susceptible de s’effondrer au premier coup de vent n’était pas non plus donné à n’importe qui. En se séparant d’une partie de ses biens et en perdant du temps à réparer ce qu’il avait bousillé, Williams se rappellerait sûrement la précarité de leur situation à tous, et à quel point ce qu’il avait fait était stupide. Marks avait bien l’air d’une belle tête de con, mais jusqu’à preuve du contraire c’était d’abord sa femme qui était fautive d’être allée voir ailleurs, non pas celui duquel elle avait visité la couche. « Mais bon, je vois pas pourquoi il serait le seul à devoir réparation pour ses actes d'aujourd'hui. Marks n’a pas été en reste non plus, avec son comportement stupide. » Coucher avec la femme d’un autre n’était pas un crime, partant du principe que celle-ci n’avait pas été forcée à faire quoi que ce soit. Si les liens du mariage possédaient encore quoi que ce soit de sacré dans le contexte actuel, alors c’était d’abord elle qui aurait eu assumer les conséquences de ses actes. Et l’amant se serait-il montré un peu plus réfléchi, un peu moins prompt à crâner devant le mari trompé, que Dario aurait eu plus tendance à se montrer dur envers Williams, et à oublier l’autre dans l’équation des réprimandes. Mais puisqu’il avait été incapable de fermer sa gueule au moment venu, ou de garder la tête froide, et qu’il avait même carrément incité à la bagarre… il avait, de toute évidence, besoin qu’on le refroidisse un peu lui aussi. « Et je suppose que le sale boulot dont personne ne veut, ici, y en a bien assez pour calmer un peu ses ardeurs de querelleur. » Les tâches ingrates, dans un campement comme celui-ci, ce n’était certainement pas ça qui manquait. De quoi faire regretter n’importe quoi pour à peu près n’importe qui pourvu que l’on l’y colle suffisamment longtemps. « Du reste, quant à ses soucis flagrant avec l’autorité… » Son regard dériva brièvement sur le carrière dont il parlait, avant de revenir se planter dans celui de son roi. Il haussa les épaules, repris : « C’est à Wickham de lui faire réviser son avis sur la question, et si elle n’est pas foutue de le faire c’est que le problème ne vient pas que de lui. » Bien sûr. Comme si lui n’avait jamais eu ce genre de souci dans sa zone, comme si les résidents d’Auspex étaient tous des agneaux polis et branchés sur le savoir vivre et l’amour de son prochain. Mais, puisqu’on lui demandait son avis...

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J'vais aller m'asseoir sur le rebord du monde, voir ce que les hommes en ont fait.
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MessageSujet: Re: somebody told me (leigh & dario)   Jeu 21 Juin - 14:12



Aaren Diggs & Leigh Wickham & Dario Mendoza
« somebody told me »
Gérer la situation n’était pas aisée. En plus de deux chefs de zone qui ne s’entendaient que moyennement, bien qu’Aaren espérait que la chose s’améliore au fil des années, il avait désormais deux têtes de cons unis par la jalousie autour d’une même femme. Si Aaren réagissait comme le premier venu, il aurait décidé de tuer l’un ou l’autre, étant donné qu’une cohabitation entre les deux semble difficile et vouée à l’échec jusqu’à la fin de leur misérable existence. Ca semblait être la seule solution pour noyer le poisson une bonne fois pour toutes. En effet, quand on prend de la hauteur, tout semble insignifiant. Ces petits rats qui traînaient et foutaient de la merde inutile dans les terres de la Carrière auraient pu rapidement être éliminés l’un comme l’autre. Mais ce n’était évidemment pas l’option que le Roi de la Carrière souhaitait envisager. Il pensait pouvoir les sauver, les élever de leur condition vile - dictés par leurs impulsions primaires autour d’une femme. Ce qui faisait la force de la Carrière, c’était justement qu’elle n’était pas aussi cruelle que pouvait l’être certains autres camps, ou l’écart plus ou moins important pouvait se sommer par la mort ou l’exclusion. Une autre issue était possible. Il espérait donc la force de propositions de Dario et Leigh. Et espérait également leur suffisante maturité pour ne pas se tirer dans les pattes. Peut-être souhaitait-il faire d’une pierre deux coups en montrant qu’ils pouvaient collaborer ensembles. Après tout, il restait des chefs de zone, et meilleure leur collaboration serait, plus la Carrière dans l’ensemble se porterait-elle mieux. Cette aventure donnait presque envie à Aaren d’organiser une réunion entre tous les chefs de zone pour améliorer l’esprit d’équipe entre eux. Une sorte de séminaire moderne pour renforcer le team-building. Si Aaren n’a jamais été cadre supérieur avant l’Influenza, il aurait sans doute fait un bon chef d’entreprise avec ce genre de mentalité. Aaren sourit à la remarque de Leigh qui s’exprime pour faire une croix sur la castration. Les deux autres bagarreurs sourient aussi et Aaren leur adresse aussitôt un regard de désapprobation. Les sourires de ces derniers s’effacent aussi vite qu’ils sont venus. Aaren hoche la tête en signe de réflexion à la proposition de la chef de zone, pensif. Ce n’est en effet pas une mauvaise idée. Aaren n’a certainement pas envie que des gens en dehors du conflit se collent à la tâche de reconstruire un abris pour Marks, car Aaren se doutait que l’habitat de Marks avait été réduit en cendres, mais que les abris autour avaient aussi pu être touchés et que des personnes extérieures avaient vu leurs refuges en partie endommagés. Williams y réfléchirait peut-être à deux fois avant de se lancer dans une autre lubie pyromane. « Je vois. » dit-il, pour signifier qu’il a bien écouté la proposition de Leigh. Et quelle surprise, Dario s’exprime pour approuver la décision de sa collègue. Aaren hausse un sourcil avant de voir son visage s’ouvrir. « Ah eh bien, qui l’aurait cru. Voyez que vous pouvez vous entendre. » dit-il, léger sourire aux lèvres. Comme quoi, tout est possible et l’avoir amené ici était peut-être une bonne chose. Il pouvait voir que Leigh n’était pas totalement stupide et plutôt raisonnable. Toutefois, Dario ajoute un peu de sel en proposition que Marks participe également à la reconstruction puisqu’il est loin d’être innocent dans son attitude également. « Ce compromis me semble en effet juste. » Il voit Marks rouler des yeux et échapper un soupir. Aaren tourne alors son regard vers lui. « Tu as un problème Marks ? Car je n’aurais aucun problème à ce que ta tête soit coupée par moi ou par Leigh. Je pense qu’aux abords de la Carrière, tu pourras trouver des rôdeurs très friands de la tête qu’on leur offrira. » Il souhaitait bien lui faire peur et si menacer de mort n’était pas dans son habitude, il avait envie de bien se faire comprendre une bonne fois pour toutes. Une fois l’attitude de Marks rétablie, il se tourna alors vers Leigh et s’approcha d’elle. « Et je n’ai pas envie de jeter de l’huile sur le feu, mais ce genre de situation sous ton autorité n’est pas acceptable. Je n’aime pas m’impliquer dans vos affaires, mais Dario a raison, tu dois davantage t’imposer, quitte à parfois le faire par la force. Cet incident pour le moment sans victimes pourrait être bien plus grave s’il venait à se répéter. » Il murmure la chose à la responsable du Bourbier, ne souhaitant pas se faire entendre des témoins de la scène mais aussi des oreilles de Dario. Si ce dernier avait raison, il valait en effet mieux que la jeune femme corrige le tir seule. Dario n’avait pas besoin de lui rabâcher les paroles d’Aaren, donc mieux valait-il qu’elle en soit la seule destinataire. « Je te laisse prendre la suite. Vous avez tous entendus. Marks et Williams reconstruiront ENSEMBLES l’abri détruit de Marks et répareront également les abris endommagés autour. Vos affaires privés le restent désormais et si j’entends encore parler de vous…. vous savez probablement la suite. » dit-il simplement, ne ressentant pas le besoin de s’exprimer davantage. Il fit signe à Dario de l’accompagner pour revenir vers leurs quartiers personnels et quitta Leigh d’un signe de la tête appuyée. En espérant qu’il n’ait pas à revenir ici de façon aussi impromptue. 

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