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Bienvenue sur Influenza, faites attention à vos fesses, les rôdeurs sont affamés !
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 4. It would be nice coming home to you.

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MessageSujet: 4. It would be nice coming home to you.   Lun 12 Fév - 22:02


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It would be nice coming home to you.
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Décembre 2017
Le goût détestable d’avoir raison encore. Vaste fumisterie que le vaccin, et le ranch en payait le prix. Wyatt avait l’impression de se retrouver refourguer à l’orphelinat après quinze jours en famille : même crescendo en émotions, même gâchis d’espérance, même sang qui coule le sien, bleus à l’âme et désir de se coucher dans un lit merdique avec pour seule présence une peluche usée.  Drake n’était que le porte-parole d’un sentiment plus vaste au sein du ranch, plus profond que les moqueries sur le tempérament volcanique du leader, ou l’hégémonie Rhodes au sein du manoir tandis que tous avaient vu leurs demeures soufflées par le vent.  Ce n’était ça qui l’inquiétait, ce n’était pas ces proches inquiets qui exigeaient des réponses et des miracles que personne ne pouvait plus apporter en ce monde. On ne remonte pas le temps en sens inverse. Il était seulement censé empêcher l’escalade, mais il n’était plus sûr que cela soit en son pouvoir. Abel et lui n’étaient parvenus à rétablir l’ordre pendant quelques instants cependant, avant qu’un coup de feu ne retentisse dans le ranch et… et Wyat se souvenait avec une précision d’agonie les instants de silence avant que tout n’éclate, le son du flingue par la porte, le cri de Malini, les yeux morts d’Evana… Rien ne s’était précipité sur le coup, tout avait été géré, instant par instant, sans temps mort, ni temps d’inquiétude. Mais alors que Wyatt revenait à son camping-car, quelques heures après l’incident, son bras lui semblait lourd, en feu, irradiant sa propre chaleur, bourdonnante.

On ne remonte pas le temps, cela Wyatt en a conscience chaque matin depuis trois jours, quand la première chose qu’il sent au réveil est la barbe blonde de Vladimir contre sa peau, la respiration de celui sous son bras tendu au travers de son torse, la chaleur son ventre sous ses doigts, de sa cuisse contre sa hanche. L’instant suspendu de quelques secondes à l’observer respirer, dormir contre lui, délicat et angélique, les traits détendus. Trois matins que Wyatt ose à peine respirer, les lèvres entrouvertes à savourer la vision de l’homme qu’il aimait revenu dans sa vie. L’homme qu’il aimait qui semblait le vouloir auprès de lui.

Cela ne faisait que trois jours que Vladmir était au ranch, et depuis trois jours, Wyatt tentait de remonter le temps, de grapiller les secondes à l’intérieur du camping-car, et de ne pas trouver le temps d’évoquer leur premier baiser, il y sept ans, leurs sentiments d’il y a dix ans, ce qu’ils étaient l’un pour l’autre, maintenant. Dormir dans le creux des bras du serbe lui semblait un foyer. Trois jours que Wyatt doit s’extirper du lit à l’aube et quand il revient, il est trop cassé, trop fourbu pour faire autre chose que se laisser tomber dans ses bras tout habillé. Il ne sait pas combien de temps cela va durer. Il ne sait pas quand Vladimir l’abandonnera, seul à nouveau. Il aimerait lui faire l’amour, aussi, parler d’eux, de ce qu’il a sur le cœur depuis une décennie, et de l’effet que lui fait les rides aux coins des yeux de Vladimir, les fossettes qu’il imagine en bas de ses fesses. Prendre leur temps pour enfin se découvrir.
Mais ce ne serait pas encore maintenant, hein ? Pas alors que Wyatt referme lentement la porte du camping-car de son bras valide. Achever les infectés, se débarrasser des morts, calmer les vivants. C’était fait et il tournait à nouveau le dos à l’agitation extérieure, la porte se refermant sur le silence des respirations endormies. Vladimir semble dormir au creux des draps de Wyatt, à la place de sa chaleur et de son corps, entre sa peluche élimée et son oreiller. Wyatt l’observe un moment, mais son bras pressé contre sa poitrine se rappelle à lui. Dans la lutte contre Evana, puis les corps à déplacer, le bandage fait par Malini s’est délié, la blessure remise à saigner et Wyatt est parti avant qu’un doc puisse lui faire des points de suture convenables. Maintenant, sa manche de chemise est pleine de sang, et il grimace lourdement en s’asseyant sur le bord du lit.

« - Manquait plus que ça…. » L’anxiété surgit dans son ventre, l’idée que du sang de zombie se soit mêlé à la plaie le fait se mordre la lèvre inférieure, tandis qu’il déplie et replie le bras, dénouant le bandage lâche. Silencieux, Bullet gémit légèrement, allongé aux côtés de Vladimir, en travers de ses pieds comme pour lui accorder chaleur et sécurité contre tout ce qui arrivait au-delà de la tôle de la caravane. Wyatt leur jette un coup d’œil, et sa main libre vient se poser sur sa jambe, pressant doucement le jean pour le rassurer avant qu’il ne s’éveille. « - Sleep, darling. » Soupire. Il étouffe une grimace pour récupérer la boîte à pharmacie sous le lit, et y fouille le plus silencieusement possible. Cela allait encore entamer sa réserve d’alcool ça.




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MessageSujet: Re: 4. It would be nice coming home to you.   Mer 28 Fév - 0:51




Wyatt & Vladimir
«Don't do this to me.»

Décembre 2017

Le monde était en ruine. Et celui de Vladimir ne tenait pas à grand-chose. Son existence avait été nourrie durant les dernières années à la survie de sa fille et la sienne. Oubliant souvent sa propre personne. Après tout, il faisait tout ça pour elle, pas vrai ? Il ne vivait qu'avec l'espoir fou de voir sa fille grandir en toute sécurité, avec le désir secret de recroiser une silhouette familière, une barbe bien taillée, un sourire charmeur caché derrière. Il avait fini par la voir cette forme au détour d'un angle d'une rue, dans une ville qui se disait comme un des derniers bastions de l'humanité. C'était trop pour lui. Il ne pouvait plus encaisser sans couiner comme un gosse terrifié sous les draps de son lit. Son esprit n'en pouvait plus. Il voulait simplement dormir pendant des heures, disparaître du monde, être effacé de la mémoire de tous les gens qu'il connaissait pour n'être qu'un souvenir. Emprisonner dans une bouteille, dans une lampe où seul Wyatt pourrait le faire sortir quand il revenait le soir auprès de lui. Toute personne le connaissant, même son ancien coéquipier ne devait plus le reconnaître. Allongé sereinement dans un lit qui comportait son odeur a lui. À personne d'autre. Là, il était en sécurité. C'est pour ça qu'il dormait aussi bien.
Il avait eu la politesse de prendre avec lui de quoi se sustenter. Pour ne pas empiéter sur les réserves des Riders, même si cela faisait grogner Wyatt. Il avait l'impression d'être revenu en arrière, dix ans en arrière. Se traînant dans le camping-car comme s'il n'était qu'un adolescent passant son temps entre pioncer et manger en attendant que quelque chose se passe dans sa vie. Mais au lieu d'attendre le retour d'un parent le soir venu, il attendait le retour de Wyatt. C'était le même manège depuis trois jours. Il l'attendait sagement quand la nuit commençait à pointer le bout de son nez, souvent s'attelant à cuisiner ou à ranger le lieu de vie pour ne pas avoir l'impression tout entière de n'être qu'un poids se tapant une petite dépression. Trois jours qu'il attrapait le corps brûlant de Wyatt contre le sien pour le réconforter de sa journée. S'excusant du même regard d'être un travail supplémentaire quand il rentre se coucher tout à côté de lui. Il aurait voulu là aussi, que la caravane ne soit qu'un monde à part pour eux deux.

Il avait plutôt mal dormi la nuit dernière, alors il avait comater une bonne partie de la journée avant de s'endormir en milieu d'après-midi, d'un sommeil de plomb qu'on ne lui connaissait pas. Rien n'avait atteint ses oreilles ni son anxiété. Après tout, il était chez Wyatt, que pouvait-il arriver ? Rien, rien du tout. Pourtant, il commençait à s'éveiller, on venait de frotter la fameuse lampe dans laquelle il s'enfermait. Ça commençait avait le léger tremblement quand on referme une porte, suivie de l'agitation d'un pitbull âgé sur les jambes lui procurant de la chaleur pour deux et coupant un peu sa circulation sanguine. Puis c'est le poids de Wyatt qui s'assoit tout à côté de lui. Il connaissait tout ça. Mais l'odeur qui vient lui piquer les narines alors qu'il émergeait lentement, ça, ce n'était pas habituel. L'inquiétude s'insinuait lentement en lui alors que ses yeux clairs s'ouvraient sur son compagnon. « Wyatt ? » Murmurait-il d'une voix encore endormie et pourtant bien inquiet. Il se passait une main dans les cheveux avant d'apercevoir la boîte à pharmacie. « Qu'est-ce qui se passe ? » S'appuyant sur ses mains, il se relevait légèrement pour le regarder dans les yeux avant de voir la chemise imbibée de sang et son bras.

« Shit. » En un clin d'œil, il était réveillé. L'effet bénéfique du sommeil s'évanouissait avec le reste alors qu'il se dégageait de l'emprise du chien pour passer ses jambes, ses pieds venant rencontrer le sol. « Laisse-moi voir ça. Et ce n'est pas négociable. » Son ton n'invitait pas vraiment à la négociation en tout cas. Il lui proposait de prendre la pharmacie sur ses jambes pour sortir ce qui semblait le plus utile avant de regarder la blessure en soupirant. « What happened ? Shit… I didn't hear anything ? » Ça ressemblait à une blessure par balle… Et il n'avait rien entendu ? Il se mordait la lèvre inférieure, calmement pour ne pas laisser sa colère prendre le dessus. Ne rien laisser transparaître à Wyatt. C'était lui qui souffrait le plus à l'instant, pas lui. Il lui jetait un coup d'œil avant de sourire, la blessure saignait pas mal, mais n'était pas fatal en soi. Il n'avait même pas la force de le traiter d'idiot pour ne pas être allé voir le docteur du ranch. C'était à lui de prendre soin de l'homme au sourire ravageur, ce sourire qu'il avait cherché pendant tant d'années. Comme un magnifique astre ramenant à la vie l'âme et le corps de Vladimir.

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MessageSujet: Re: 4. It would be nice coming home to you.   Ven 2 Mar - 19:07


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Décembre 2017
Un juron meurt dans sa barbe, étouffé d’une grimace qui cherche à faire bonne mesure. Alors qu’il est clairement pris la main dans le sac – il venait de relever la manche de sa chemise et tendait le bras au-dessus du sol pour tenter de ne pas tâcher le couvre-lit, luxe à conserver par les temps qui court. La boîte à pharmacie en équilibre instable sur ses genoux le rend d’autant plus ridicule lorsqu’il se tourne à demi vers Vladimir. « - Ce n’est rien, repose toi ; » Sa main libre vient frotter le torse de Vladimir, pour le réconforter autant que pour rappeler sous ses doigts la chaleur de son corps. Il était à la maison. Il expire doucement, froissant le tissu sous ses doigts tandis que Vladimir le repousse pour se relever et s’asseoir près de lui. « - Arrête ça. » il soupire doucement, se pinçant le nez tandis qu’on le dépossède du nécessaire de soin et que les doigts de Vladimir se posent sur sa blessure.

Qu’est-ce qu’il pouvait répondre au ton glacial du serbe, qui envoie des frissons dans sa colonne ? Ses traits s’étaient adoucis depuis trois jours qu’il dormait dans ses bras, qu’il s’éveillait à peine, le visage rajeuni lorsque Wyatt lui volait un baiser avant de le quitter à regret. Mais Vladimir était un ancien des forces de l’ordre comme lui, et son accent ressortait lorsqu’il se montrait autoritaire. Faisant naître un sourire irrésistible aux lèvres de son ancien partenaire. Il n’avait pas envie de se battre avec lui, il était trop fatigué pour ça et il frotte sa joue barbue avec un soupire, envoyant l’évènement dans les choux, comme si ce n’était rien. «- Une émeute, rien de grave. » Ce n’était rien. Une émeute, des cavaliers inquiets, insubordonnés, la peur qu’à tout moment l’aristocratie s’écroule d’une balle qu’il n’aurait pas su prévenir, quelques rôdeurs, des malades… Rien de pire que les conséquences du vaccin des derniers jours.  Rien qui devait peser sur Vladimir.

Vladimir avait encaissé sept ans d’apocalypse en ligne droite. Un jour de leurs vies quotidiennes suffiraient à déclencher un syndrome de stress post-traumatique chez n’importe qui, et ils n’avaient pas eu le droit à une période d’intégration et de transition pour se faire gentiment à la chose. Survis, encaisse, serre les dents, ou crève – ne crève pas même. Il avait mérité le droit de se reposer, et égoïstement pensait Wyatt : de se reposer dans son lit à lui, entre ses bras, seulement dérangé par le frottement de sa barbe contre son épaule. Elle devait être moins bien taillée que dans les souvenirs de Vladimir, sans doute, surtout depuis l’ouragan… Plus hirsute, plus sauvage comme l’homme qui avait courbé le dos en espérant garder sa joie de vivre au milieu du chaos. Il fatiguait plus qu’il ne l’aurait admis, comme si revoir le serbe avait rouvert une brèche en lui. Etre chose qu’un frère et un chef de la sécurité à ses faiblesses – pourquoi disaient-il aux agents qui apprenaient à vivre sous couverture de couper les ponts avec leur vie passée ?

Il voulait juste offrir un refuge à Vladimir, un refuge et tout ce que son ancien partenaire pourrait bien désirer de lui. Son regard clair, encadré de premières rides en pattes d’oies, de cernes qui ne partiront plus jamais se pose dans ses yeux, sur sa mâchoire crispée, tout son corps qui hurle réveil en fanfare et injection d’adrénaline, de stress, d’inquiétude, pour lui, à cause de lui.  Il aurait voulu tout le contraire, lui offrir un endroit sur terre où il n’avait à s’inquiéter de rien, si ce n’était reprendre des forces et de revenir l’homme que Wyatt avait aimé, aimait encore, aimerait toujours. Oter de son visage cette absence de forces et d’espoir, l’âge apparu sans pitié sur ses traits secondés par l’épuisement. Il voulait ramener son sourire et sa langue entre ses dents, et ses yeux pétillants de tendresse, de cette force tranquille, généreuse qui avait toujours émané de son partenaire, même lorsqu’il revenait d’une journée éprouvante pour rester entre ses bras sans sortir un mot de ses mâchoires serrées. Wyatt secoua doucement la tête, sans ôter son bras – les doigts chauds de Vladimir contre sa peau semblaient apaiser la douleur, dans sa tête. « - Tu dormais, c’est bon pour ce que t’as.. » Sa voix était un murmure grave, son visage défait à voir Vladimir s’inquiéter pour lui.  Il glisse sa main valide dans la nuque du blond, son pouce frottant doucement la base de sa barbe et de sa mâchoire, à rebrousse-poil sur sa gorge. « - Honey, si je n’ai pas emmerdé quelqu’un à l’infirmerie, ce n’est pas pour t’emmerder toi. C’est une égratignure, tu vois bien. Il lui relève doucement le menton, ses doigts effleurent sa lèvre inférieure avant que sa main ne retombe, sur le lit entre eux.  Maintenant que son compagnon était réveillé, Wyatt se sentait las à son tour, épuisé, la pression de la journée que la rapidité des débordements ne lui avait pas permis d’encaisser lui revenait sur les épaules. La dernière chose qu’il voulait, c’était l’imposer à Vladimir et il s’entend ajouter à voix basse, comme une prière, tendresse bourrue qui ne savait pas comment implorer pitié quand il voulait ses bras: « - Rendors toi, j’te rejoins. » .



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MessageSujet: Re: 4. It would be nice coming home to you.   Mar 27 Mar - 14:56




Wyatt & Vladimir
«Don't do this to me.»

Décembre 2017

Rien de grave ? Une émeute avait éclaté dans le camp, des coups de feu avaient retenti et il n’avait rien entendu ? C’était quoi cette immense blague ? Depuis quand avait-il baissé la garde, laissant tout reposer sur les épaules de Wyatt à gérer le problème dans son coin ? Vladimir serrait presque imperceptiblement les dents. Il n’était pas en colère contre son ancien coéquipier, bien au contraire. L’aigreur qui lui remontait dans sa gorge. Est-ce vrai, ce que disait Wyatt sur le ton de la plaisanterie quand ils étaient à Olympia ? S’était-il ramolli depuis qu’il était là-bas ? Il n’était plus aussi aguerri qu’auparavant, il avait baissé la garde. Qu’est-ce qui se serait passé si un mort était arrivé jusqu’ici, avait réussi à ouvrir la porte par, on ne sait quel miracle ? Si des coups d’armes automatiques ne lui avaient même pas fait lever un cil, alors un grognement d’un cadavre ambulant. Et ce qu’il imaginait lui donner l’envie de vomir. Ce n’était pas vraiment l’heure de fantasmer sur des scénarios plus funèbres les uns que les autres, mais l’idée allait lui rester en tête un long moment. Et puis, à l’instant, c’était Wyatt qui importait le plus.

Le point positif, c’est que la balle n’avait fait qu’écorcher le bras du brun. Mais maintenant, il fallait désinfecter et bander pour espérer se reposer par la suite. En espérant que rien ne se rouvre pendant la nuit et tout recommencer depuis le début. Ou pire, traîner Wyatt de force a l’infirmerie pour être soigné par un professionnel pour éviter l’infection. Un sifflement lui échappe, résidu d’un rire sans joie quand il l’entend. Bien sûr que c’était pour ce qu’il avait. Il resterait comme cela pendant des mois s’il en avait la possibilité. Mais celle-ci avait disparu avec le reste du monde, ne laissant que sa solitude et son instinct de survie prendre les rênes de son être. Pourtant, il a un pincement qui lui prend au cœur quand il l’écoute. Il comprenait Wyatt et en toute honnêteté, si les rôles étaient inversés, il réagirait pareil. Ce n’était qu’une égratignure. Un bon désinfectant et une nuit de sommeil correcte pour repartir dès le lendemain matin. Mais ils pouvaient être égoïstes lorsque cela concernait l’autre. Pire, Wyatt lui ferait une crise de nerfs et l’attacherait sur le lit pour pouvoir le soigner. Dommage, il avait perdu ses menottes pour sa part.

« Je ne suis pas quelqu’un, Wyatt. » Il le priait d’un murmure. Ils n’étaient pas des inconnus, ni des collègues. Ils étaient bien plus que ça. Et comme Vladimir regrettait les moments où il n’avait pas été là pour bander les plaies de son amant. Ils dormiraient ensemble bien sûr, mais seulement quand le brun serait soigné. Il observait la ligne de ses épaules s’affaisser sous le poids de la fatigue de la journée. Avec la plus grande des douceurs, il observait la plaie avant de sortir ce dont il avait besoin : ciseau, désinfectant, bandage, n’importe quoi qui allait lui servir dans l’instant. « Let me take care of it… You’ve done enough for today, don’t you think ? » Cela faisait trois jours que Vladimir erré dans sa caravane, presque comme un parasite s’accrochant à son hôte pour survivre. Même s’il était certain que l’image utilisée ici était un peu forte.On ne pouvait même pas l’accuser de taper dans les réserves des cavaliers étant donné qu’il avait pris de quoi à Olympia. Il se saisissait d’abord des ciseaux pour découper le tissu en trop pour dégager son bras. Il suffirait de raccourcir l’autre manche, un peu de sel et de citron pour le sang, et cela lui ferait une belle chemise d’été.

D’un regard, il s’excusait en lui montrant le désinfectant et tout ce qui allait suivre. Bullet était là, aux pieds de son maître, observant avec attention tout ce qui se passait, laissant son museau se poser tout à côté de lui, sûrement en signe de soutien. Après avoir désinfecté ses propres mains, il s’attaquait à celle de la plaie. La première étape était le moins agréable, mais elle n’était pas en profondeur. Une fois cela fait, il ne manquait plus qu’à bander solidement pour laisser le bras au repas et le corps faire son œuvre magique de se soigner durant les prochains jours. Satisfait de son travail, il refermait la boîte après y avoir rangé le matériel avant de la reposer sur le côté, se passant une main dans les cheveux tout en reposant son regard sur lui alors qu’il se tenait debout en face de lui. « Allez, maintenant au repos. » La fatigue s’était incrustée sur le visage de Wyatt, il fallait qu’il se repose. Ils mangeraient sûrement un peu plus tard. Quand ils seront sûrs que personne ne viendrait les emmerder. Il se glissait de nouveau sur le lit pour s’asseoir à côté du brun, un sourire en coin des lèvres. « Je ne peux vraiment pas te quitter des yeux une minute, hein ? » Une seconde et Wyatt pouvaient disparaître, comme cette fois-là quand il était parti sans se retourner et sans explication. Ils n’étaient plus de jeunes flics en service dans une grande ville. Juste des gars essayant de gérer une vie apocalyptique et un avenir incertain, avec pour seul appui la confiance qu’ils portaient l’un pour l’autre. Inconsciemment, Vladimir portait ses doigts à la médaille autour de son cou, caressant l’image. « Encore une fois, il t’a ramené vers moi… ».

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MessageSujet: Re: 4. It would be nice coming home to you.   Sam 14 Avr - 22:26


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De ses lèvres étroitement closes sous sa barbe ne sort qu’un léger ronronnement, vrombissement des cordes vocales, bruissement qui vient du ventre. Il dodeline presque, le visage apaisé ( si on oublie les légers soubresauts qui le prennent lorsque la plaie le lance et que la douleur embrouille ses sens ), sous les doigts de Vladimir. Son fredonnement n’évoque aucun chant, tout au plus il meuble le silence de la caravane d’un hm régulier qui vient de loin, et qui fait clore à demi ses paupières, le bras tendu en travers des genoux de son partenaire.
Vladimir n’était pas quelqu’un. Il était la personne, la personne d’entre tous, l’homme d’entre tous ceux qui étaient passés par ses draps dont il ne pouvait se repaître assez de l’odeur et de bras ; le seul qui était resté après tant d’années, le seul qui le comprenait sans un mot. Il y avait des années de cela, lorsqu’il était encore tout gamin, imberbe et les yeux tristes, une peluche sale entre les doigts et la peur au ventre, Wyatt avait édicté une loi – la famille c’est ceux qui prennent soin de vous quand vous allez mal. Eli, ses parents adoptifs, Vladimir, Bullet étaient les seuls à s’être vraiment essayé à prendre soin de l’homme qui se cachait derrière la carrure, la voix qui porte et la solitude attachée aux pas. Il garde les yeux clos et murmure doucement après un silence.  « - Tu as assez fait pour le reste de ta vie. Tu ne crois pas ? » Il y a une once de remontrance dans sa voix, malgré sa fatigue. L’écho du pincement de son cœur : Vladimir avait tellement pris sur lui durant toute sa vie, que c’était lui qui méritait de se reposer, de se laisser câliner, de baisser ses défenses. Il restait dans la prison dorée qu’était la caravane pour ça : que la situation se retourne contre lui et ajoute au poids qui pesait déjà sur le serbe était une sensation désagréable pour Wyatt. Et au passage, Olympia qui se foutait de la charité. Pourtant il ne se soustrait pas aux soins, au contraire il profite de l’attention de l’homme près de lui. Il aime qu’on prenne soin de lui, même si ( parce que ? ) c’est rare pour lui et il se laisse faire sans la moindre inquiétude. Les yeux mi-clos et la truffe de Bullet dans la paume de sa main valide, immobile.

« - J’aime que tu me regardes. » Que tu t’occupes de moi, mais le sourire qui danse dans ses yeux fatigués et cernés dis tout, et il n’y a pas de timbre trop satisfait de lui, juste la sincérité affleurant sa voix. Wyatt bouge doucement son bras, ses doigts passant sur le bandage pour l’examiner machinalement. Se quitter des yeux était une nécessité – ils vivaient à une journée de voyage l’un de l’autre, chacun ses responsabilités et Wyatt n’avait jamais pensé être particulièrement niais et collant, mais il détestait voir Vladimir rentrer. Et si c’était la dernière fois que je le voyais, la dernière fois que mes yeux se posaient sur lui ? Les pensées revenaient le hanter comme un mantra paranoïaque dont il était difficile de s’extraire – parce que le risque était réel. Il l’avait toujours été pour eux.  
Wyatt baisse les yeux sur la chaîne que sa mère lui faisait autrefois porté, et qui avait trouvé sa place sur le torse de Vladimir, pendant autour de son cou jusqu’à son cœur. Il entortille la chaîne autour de son doigt pour attirer calmement Vladimir à lui. Ils sont assis tous les deux côtes à côtes sur son lit et Wyatt replie sa jambe entre eux pour regarder le serbe avec sérieux, le lien maintenu entre eux par le saint malmené. Il tire un peu plus sur la chaîne et annonce fermement, comme une loi inébranlable ; « - Je ne vais nulle part sweetheart, je ne pars pas. » Wyatt se penche vers lui pour l’embrasser avec douceur, ravissant ses lèvres en prenant son temps, savourant son contact.

Le cavalier soupire et pose son front contre le sien sans s’éloigner d’un pouce.   « - Cela n’a jamais été le plan, je n’avais pas le choix à l’époque. J’étais un putain de lâche aussi. Je pensais jamais te revoir… » Les mots suivants, ils sont niais, ils rythment presque dans sa tête à force de les rabâcher pendant des années, à essayer de se justifier. Il tournait en rond, parce que ça revenait toujours à la même chose, à la vérité qui sonne gracile prononcée par sa voix bourrue, prononcée sans même qu’il s’en rende compte, parce que c’est tout ce à quoi il pense dès qu’il se souvient de leur premier baiser ; et il est trop fatigué pour réfléchir à autre chose que le souffle de Vladimir et comment ses cils effleurent la peau pâle à chaque fois que ses yeux vacillent, cherchent à tout voir de l'homme dont il était tombé amoureux. « - Et je ne voulais pas mourir sans t’avoir embrassé au moins une fois ; et je ne pouvais pas continuer après que tu m’aies rejeté si j’avais brisé la glace. » Alors il avait laissé un baiser, et des livres qu’il n’était pas censé avoir, pour fuir le dos rond et le chien collé aux basques, mains dans les poches et sans se retourner.  Le même homme qui effleurait les lèvres de Vladimir des siennes, le souffle frissonnant contre sa bouche et rendu presque enfiévré par la fatigue et soulagement de le trouver là, à la maison, comme prévu.


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MessageSujet: Re: 4. It would be nice coming home to you.   Mar 1 Mai - 22:37




Wyatt & Vladimir
«Don't do this to me.»

Décembre 2017

C’était comme avoir un ours parfois comme compagnon. Ce n’était pas un défaut, c’était bien un compliment. Il aimait sentir la carrure de Wyatt autour de la sienne comme pour le protéger du danger du monde. L’impression d’être minuscule, presque comme un enfant protégé par les bras aimant de ses parents. C’était simplement agréable de pouvoir avoir un chez-soi, même si c’était une caravane perdue sur le terrain d’un ranch au fin fond du Texas. Là où il y avait Wyatt et Jézabel, là était sa maison. Pourtant, les mots de Wyatt lui pincent un peu le cœur. Est-ce qu’il en avait pas assez fait toute sa vie ? Sa gorge le brûle de rétorquer la même chose. Comme si une vie pouvait se mesurer à une autre selon les épreuves qu’ils avaient traversées. Malgré cette remontrance, il n’arrive qu’à laisser échapper un souffle qui étouffe un rire quand Wyatt lui assomme qu’il aime être le centre de son attention. Cette même bienveillance qu’il avait essayé de cacher sous une bonne couche de pragmatisme et de fausse froideur dû à son éducation pendant tant d’années. Cette délicatesse, qui lui avait, fait perdre Wyatt de vue, qui l’avait chassé loin de lui. Et cette vision du brun disparaissant lui arrache une douloureuse envie de pleurer.

La mort était plus que présente autour d’eux. Et cette chaîne autour de son cou était là pour lui rappeler. Pourtant, c’est un grognement douloureux que lui arrache Wyatt, presque un couinement quand il sent le bijou s’imprimer dans la peau de sa nuque, laissant certainement une légère marque rouge sur son corps. Le haut de son corps se penche vers l’avant, alors que son regard s’encre dans le regard de Wyatt, il savait où cette conversation allait mener. Il le savait, du tréfonds de ses entrailles. Il a l’impression de se noyer dans ses yeux, que sa respiration se bloque et qu’il n’arrive plus à respirer. Son seul point d’accroche, c’est lui, sa lumière, qui l’empêche de tomber dans les tréfonds d’un océan de pensées et de sentiments trop longtemps refoulés en lui. Il ne pouvait pas dire que c’était un mensonge, parce qu’il savait que maintenant, ils ne se quitteraient plus. Mais, la plus terrible et seule menace, serait à présent la mort pour les séparer. Rien de plus, rien de moins. Et c’était bel et bien réel. Pourtant, ses craintes s’envolent pendant un très bref instant lorsque les lèvres de Wyatt se plaquent contre les siennes.

Il profite de cet échange avec lui. Ses lèvres sont pourtant sages contre les siennes, cherchant simplement la chaleur de cet échange. Le surnom lui réchauffe la poitrine alors qu’il fait tout pour retenir des larmes qu’il avait oublié, qu’il avait déjà versé il y a bien des années. Il l’écoutait attentivement, les yeux fermés, alors qu’il laissait sa main glisser lentement dans sa barbe, laissant ses doigts appliquer des grattouilles tout contre sa peau, dans un rythme régulier comme pour aider à Wyatt à cracher le morceau. Tant d’années, qu’il attendait cette terrible révélation. Il sentait le coin de ses yeux s’humidifier lentement, fermant les yeux un peu plus fort comme pour s’ordonner de ne pas laisser une seule larme passer ses paupières. Il l’avait bien trop fait le premier jour où il avait débarqué chez lui. Ne lui laissant pas la possibilité de refuser sa présence dans sa vie. « C’est ma faute. J’ai été trop idiot, c’est moi qui t’ai fait du mal, c’est moi le lâche qui n’avait pas le courage de te dire que je t’aimais. » Il prenait une inspiration. « C’est moi le lâche qui t’ai laissé partir sans un mot. »

Il avalait difficilement sa salive, ne laissant pas à Wyatt l’occasion de l’interrompre. Il devait lui parler, il devait lui dire. « Mais je t’en ai tellement voulu d’être partie comme ça… Un baiser, rien d’autre. » Mais comme il venait de lui dire, ils étaient tous les deux fautifs dans cette histoire. Il accrochait sa main à sa joue, s’éloignant pour pouvoir simplement le regarder dans les yeux, sans le voir flou, à cause, de la proximité et peut-être des larmes menaçants ses joues de tomber. Il déposait un baiser avec douceur sur ses lèvres « Tu ne peux plus me quitter maintenant… » C’était impossible, même si dans quelques jours, il devrait repartir. Il se pinçait l’arête du nez, reniflant très légèrement. « On devrait se reposer… Tu devrais te reposer. » C’était lui qui était blessé, pas Vladimir. Il s’éclaircissait un peu la gorge avant d’attraper une bouteille d’eau pour s’hydrater un peu, avant de lui tendre la bouteille. « Je suis désolé... »

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