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 Should I stay or should I go | Romandel

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MessageSujet: Should I stay or should I go | Romandel   Lun 12 Fév - 15:01


Should I stay or should I go
For forty days and forty nights you worked it to seduce me. I'd listen to the lyrics of your song cause they amused me. The sing along did not last long it started to reduce me to a puppet on the shelf just screaming. "Puppet master choose me!" So come on baby. Come on love me like a Kamekazee. We'll go down in flames together. Light it up like paparazzi calling out my name. The fame. The flames. They're all one and the same. So sign me up to love you, cause I'm ready for the game.
Cela fait bien une semaine maintenant qu'ils se sont arrêtés et ont trouvé refuge dans une maison en périphérie d'une petit ville. Hormis que tout est à l'abandon, ils ont eu de la chance, du moins Roman le voit ainsi, un vrai lit pour dormir, un générateur pour avoir un peu d'électricité mais surtout qui fait marcher le système d'eau. Un truc qui laisse le russe perplexe, une installation qui pompe l'eau d'un puits dans le jardin pour l'envoyer dans la maison. C'est pas le pied mais l'eau est propre et ils peuvent se laver au moins. Enfin pour boire, il faut continuer à faire bouillir l'eau par précaution mais bon on peut pas tout avoir. Par contre ils n'ont pas vraiment très chaud et être en février n'arrange rien du tout, malgré le fait qu'ils peuvent, s'ils veulent, faire une flambée dans la cheminée. Ce qui pourrait ressembler au paradis lors d'une apocalypse de morts-vivants mais qui ne l'est pas vraiment en réalité. Les journées restent longues et difficiles, au moins Roman peut dire que tout va bien avec Adel, ce qui reste le principal de ses pré-occupations, une vraie obsession même. Qu'Adel aille bien, que le russe puisse lui fournir à peu près tout ce qu'il peut vouloir, il peut pas lui offrir un grand confort mais au moins le strict nécessaire. Qu'Adel soit en sécurité, qu'il ne lui arrive rien, que Roman continue encore et toujours de le protéger de ce monde de merde.

Ce qui veut aussi dire des jours comme aujourd'hui où il fait plus froid, que Roman part en sortie tout seul. Ce n'est pas la première fois qu'il peut faire ça et ça ne sera sans doute pas la dernière. Encore une fois il prend tout sur lui pour qu'Adel puisse se reposer, surtout qu'il est pas idiot dans la maison, qu'ils ont trouvé, il y a une bibliothèque et il sait que son compagnon aime lire. Oh bien sûr ça ne plaît jamais à Adel qu'il puisse sortir ainsi mais après tout le russe ne risque pas grand chose là où ils sont et il est plus que apte à se défendre. Mais comme il disait, il y a deux secondes, il ne risque quasiment rien alors qu'ils sont aux abords d'une de ces villes typiques du fin fond de l'Amérique. Une ville où déjà avant l'épidémie il n'y avait pas grand chose et où les habitants se comptaient limite sur les doigts des mains. Sans oublier que comme il lui a dit, il n'en a pas pour longtemps, une heure ou deux à tout casser, le temps de pousser son exploration du coin un peu plus loin. Une par une, Roman fait le tour des autres maisons ou magasins avant de pouvoir pousser sur le plein centre. Cherchant encore et toujours des ressources, de la nourriture surtout ou peut-être d'autres vêtements plus chauds.

Sauf qu'au lieu de mettre seulement une heure ou deux, le russe ne revient qu'au bout de trois heures, il a son sac à dos et les bras pleins au moins, il n'est pas sorti pour rien. Il a même trouvé une boite de balles adaptées à son Sig sauer. Bizarrement il sait qu'à peine arrivée, Adel va lui tomber dessus, plus les jours passent et mieux il le connaît et son compagnon va s'être fait un sang d'encre encore. Pour rien mais il les sent venir les remarques, sauf qu'il n'en a clairement pas envie. Est-ce qu'Adel l'approche pour l'engueuler ou l'embrasser ? Roman n'en sait strictement rien mais là c'est plus fort que lui et ça sort tout seul.

- Ah non lâche moi princesse.
©️ nightgaunt

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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go | Romandel   Mar 13 Fév - 2:55


Should I Stay or Should I Go ?
It's so unreal, didn't look out below, watch the time go right out the window, trying to hold on, but you didn't even know. Wasted it all just to watch you go, I kept everything inside and even though I tried, it all fell apart. What it meant to me, will eventually be a memory of a time when I tried so hard and got so far but in the end it doesn't even matter. I had to fall, to lose it all but in the end, it doesn't even matter. In spite of the way you were mocking me, acting like I was part of your property. Remembering all the times you fought with me, I'm surprised it got so far. I've put my trust in you, pushed as far as I can go, for all this there's only one thing you should know...
Arrivés où ils étaient arrivés, Adel avait fini par souffler. Une semaine de repos, une semaine à déambuler mais surtout, se poser et se changer les idées à l'aide de quelque livres. Regarder Roman s'occuper, déambuler lui aussi. Il ne savait toujours pas sur quel pied danser avec lui, s'adaptant souvent à son homme, sans broncher jusque là. Le suivant sans broncher, obéissant sans broncher. Aurait-il été un objet que cela aurait été pareil, Roman en faisait bien ce qu'il voulait. Ce qui était frustrant pour lui, quand il aurait aimé aller à tel endroit mais que Roman le lui interdisait formellement. Merde, j'ai pas cinq ans, avait-il envie de lui dire. Je ne suis pas un enfant, Roman, je peux prendre mes propres décisions. Mais discuter avec Roman ne servait à rien, il avait toujours gain de cause. Alors il prenait sur lui, constamment. Il savait qu'à prendre sur lui ainsi il finirait par exploser et il priait qu'il exploserait en l'absence de Roman. Il voyait les jours défiler, à la fois les même tout en étant différents. Il voyait Roman prendre ses aises. Partir un peu plus longtemps à chaque fois. Que pouvait-il bien faire, comme ça ? Il n'avait pas pu lui demander. Hermétique, le Roman. Ca le fatiguait, souvent. Adel ne jugeait pas les gens, Roman était sensé le savoir. Pourquoi était-il constamment si fermé alors qu'Adel avait depuis le début prouvé qu'il était digne de confiance ? C'était fatiguant.

Ils avaient parlés, six mois auparavant, de se poser, se trouver un lieu calme. Ce lieu semblait être le bon, justement. Tout à disposition pour survivre, ça le faisait. Il avait des livres, ils avaient un générateur et de l'eau. Adel se voyait facilement vivre ici, il se contenait désormais de peu et... Oui, il se voyait facilement vivre dans ces lieux sur le long terme. La ville à proximité l'inquiétait un peu, il savait que les villes étaient à éviter mais cela faisait longtemps maintenant que tout ceci était arrivé et ils étaient en hiver. Et la ville... était plutôt... rustique ? Il n'avait pas les mots mais il n'y avait pas grand chose, ce n'était pas comme s'ils étaient proches d'une capitale, après tout.

Il n'avait rien dis en voyant Roman sortir, songeant que s'il le faisait... Il allait se prendre une réflexion cinglante ou un vent, il n'en n'avait pas le coeur. Il était fatigué de cette distance entre eux, surtout.

Là... Là, il était allé loin, Roman. Un peu trop loin. Trois heures. Il les avait compté, ces heures. Il les avait vu passer, ces heures. Trois heures à ruminer. Où était-il ? Que faisait-il ? Pourquoi prenait-il tout ce temps ? Est-ce que je dois sortir, est-ce que je dois aller le chercher ? Il n'y avait pas âme qui vive là-dehors mais Roman n'était pas rentré. Il se jurait surtout que s'il mettait une heure de plus dehors, il irait le chercher, quoi que ça lui en coûte. Mais après trois heures, il était rentré. Ce qu'il avait fait pendant trois heures ? Adel avait angoissé, surtout. Puis il avait regardé par la fenêtre, souvent, cherchant Roman du regard, rien qu'une silhouette lointaine, sans jamais l'apercevoir. Impossible de lire, il avait essayé mais il avait lu, relu, relu encore et encore la même ligne, impossible de se concentrer, il ruminait trop. Mais il revenait, oui, après trois fichues heures. Adel avait posé son livre, il le tenait toujours alors qu'il n'avait finalement servi à rien, ce bouquin. Il s'avançait jusqu'à la porte, pour l'accueillir, surtout lui demander ce qu'il avait pu faire pendant trois heures, pourquoi il avait mis tout ce temps. Peut-être aussi l'enlacer, parce qu'il était rassuré. L'enlacer, l'embrasser. Sauf que. Ah. Un "ah non, lâche moi princesse". Ah. Mais t'es parti pendant trois heures en fait. Il aurait pu t'arriver n'importe quoi. Adel avait envie de lui dire toute ces choses mais... Mais en fait, il se disait... Ok, j'arrête. J'en ai marre. Stop. C'est trop.

La gorge serrée, il était arrivé au moment où c'était simplement de trop. Il n'était qu'un homme, il avait ses limites. Il prenait souvent sur lui, trop souvent. Là... Et bien là, c'était la fois de trop pour Adel qui eut un bref rire, nerveux et surtout attristé. Bien, d'accord. Il allait récupérer sa veste, posée sur le porte-manteau près de l'entrée. Il l'enfilait. Il n'allait pas faire dans le théâtral ou le mélodrame.

Bien. Je vais te lâcher.

Ce n'était pas dis méchamment, c'était plus un ton sans vie, sans ... sans rien, juste... Las. Il allait chercher son sac. La fois de trop, oui. Des heures de paranoïa, de solitude, de et si ? . Pour être repousser alors qu'il était à peine arrivé vers lui. C'était des mois à être repoussé qui étaient de trop et éclataient. Mais il ne disait rien, il ne pouvait pas lui en vouloir d'être lui-même, d'être tel qu'il était. Il avait raison, en soi, de rester qui il était. Mais dans ce cas, qu'il ne compte plus sur Adel. Adel avait ses limites et s'il pouvait dire amen à bien des choses, il avait quand même sa fierté. Souvent jetée dans la boue, souvent piétinée par Roman, il avait toujours dis amen. Mais là ? Non, stop. Il fallait arrêter le massacre. C'était trop. Mais si ce n'était que trois heures de paranoïa, cela irait. Le problème venait surtout de l'accumulation du traitement que lui infligeait Roman. Adel l'aimait, oui, mais ça ne donnait aucun droit à Roman de le traiter de la sorte. Il restait un être humain. Il était sentimental, peut-être trop, il le savait. Mais stop. Trop, c'est trop. Il n'avait jamais pensé à en arriver là, à réellement se barrer. Mais. Voilà, il prenait son sac et mettait ses affaires dedans, les affaires qui comptaient vraiment. Stop le massacre. Tant pis pour ce que Roman faisait de son côté, s'il le suivait ou s'il faisait ses affaires, ça lui était égal, là, il avait besoin de prendre l'air. Et jeter son sac sur une de ses épaule et... Et se barrer. Je vais te lâcher, Roman. Si c'est tout ce qu'il te faut, si t'as besoin de partir plusieurs fois et pendant des heures, ne te donne plus cette peine. Si me croiser semble si dur, soit. Non, Adel ne disait rien de tout ça, il restait silencieux quand il faisait son sac et le jetait sur son épaule et se dirigeait vers la porte. Persuadé que Roman ne le retiendrait pas, qu'au final, sans la jouer dramatique, Roman n'attendait peut-être que ça sans oser le dire à Adel, sans savoir comment lui dire. Bah, il lui facilitait la tâche en prenant l'initiative. Peut-être qu'il reviendrait, peut-être pas, il n'en savait rien. Mais il avait besoin de souffler, de prendre l'air.
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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go | Romandel   Mer 14 Fév - 14:59


Should I stay or should I go
For forty days and forty nights you worked it to seduce me. I'd listen to the lyrics of your song cause they amused me. The sing along did not last long it started to reduce me to a puppet on the shelf just screaming. "Puppet master choose me!" So come on baby. Come on love me like a Kamekazee. We'll go down in flames together. Light it up like paparazzi calling out my name. The fame. The flames. They're all one and the same. So sign me up to love you, cause I'm ready for the game.
Roman n'en avait peut-être pas l'air mais il était satisfait voir même heureux qu'ils aient enfin trouvés un endroit où ils pouvaient rester au moins un peu. Une semaine, une putain de semaine déjà, ça faisait longtemps qu'ils n'avaient pu rester aussi longtemps arrêtés, à se reposer, à reprendre des forces. Roman en avait presque oublié ce que ça faisait de ne pas marcher toute la journée, de pouvoir dormir à peu près correctement ou même encore de pouvoir se laver normalement. Du moins un tant soit peu normalement puisque l'eau chaude, il ne fallait pas trop compter dessus, même s'il est presque sûr qu'ils pourraient bidouiller un truc et avoir l'eau chaude. Mais pour ça encore faut-il pouvoir pousser au centre de cette ville, il est persuadé d'y trouver un magasin de bricolage en plus d'une supérette ainsi que d'autres choses. Petite ville typique après tout.

Alors oui le russe part tous les jours, se faisant violence pour faire les choses dans l'ordre et s'éviter des soucis ou se faire coincer par des morts. Sauf qu'aujourd'hui à passer de maison en maison pour tout vérifier, il a pas mal pesté, ne trouvant rien d'utile immédiatement. Devant abattre quelques morts au passage, la prudence lui faisant se servir de son couteau de combat et non de son arme à feu même s'il a cette dernière sur lui. On ne sait jamais si un vivant passe par là. De fil en aiguille, il a perdu la notion du temps, de l'heure qui file, il a dû pousser un peu plus loin malheureusement en y allant lentement, trop lentement. Au moins a t-il pu trouver de la nourriture, des conserves à la date de consommation encore valide en plus de la boite de balles. Le russe a aussi trouvé des vêtements chauds en parfait état à la taille d'Adel, de quoi protéger son compagnon d'une autre façon. Tout comme il lui a trouvé d'autres livres dont un sur la Russie et quelque part il est pressé de lui montrer certaines choses, de là où il vient, son enfance avant les USA. Il est dans cet élan Roman, où il ne partage pas grand chose, pas souvent mais là il a envie de le faire. Peut-être une certaine nostalgie qui le prend avec ce semblant de vie normale depuis une semaine, allez savoir.

Il regrette un peu moins d'avoir encore dû sortir, parce qu'en réalité Roman ne sort pas ainsi pour le plaisir de sortir mais par devoir. C'est à lui de faire tout ça, de tout prendre sur lui, de faire en sorte que son compagnon ait tout ce qu'il lui faut même s'il ne lui demande rien. Il l'a dit pour lui tout va bien entre eux, plus que bien, même s'il n'est toujours pas plus affectueux avec Adel, peut-être qu'il cherche à compenser comme ça, en lui offrant tout ce qu'il peut l'air de rien. Communiquer avec le blond et lui expliquer tout ça ? Lui dire pourquoi il s'acharne à sortir seul ainsi ? Non, ça ne lui vient pas à l'esprit. C'est juste logique pour lui, ça coule de source et Adel n'est pas idiot, logiquement il le sait tout ça, non ?

Finalement, Roman se rend compte qu'il a mis bien trop longtemps et que Adel va s'être inquiéter, pour rien mais inquiéter quand même. Il rentre pourtant dans cette maison mais il n'a juste pas envie que son compagnon attaque directement avec ses questions ou en l'embrassant ou il ne sait quoi. L'air de rien, le russe est fatigué et pas de bonne humeur et n'a pas envie d'avoir son compagnon qui lui saute dessus à peine arrivé. Forcément, en le voyant approcher bah ça sort tout seul, est-ce qu'il a conscience que ce n'est pas comme ça qu'il aurait dû lui dire les choses ? Non. Avec le russe, ça sort comme ça sort, pour lui c'est clair que ce qu'il a voulu dire c'est un « laisse moi arriver s'il te plaît et poser mes affaires, le reste après ». Hein. C'est quoi ce rire nerveux, presque...triste ? Mais qu'est-ce qu'il a encore ? Et c'est quoi cette réponse à la con ? Et pourquoi Adel prend sa veste ? Roman plisse les yeux, les traits de son visage fermé. Ok. Mais il a fait quoi pour qu'Adel réagisse ainsi ?! Non vraiment si vous avez la réponse, donnez lui.

Roman l'observe quelques instants, le suit du regard avant d'avoir un long soupir, un « bordel mais il se passe quoi là », il voit bien que c'est en rapport avec ce qu'il a dit, il est quand même pas aveugle. Tout comme Adel qui ne répond que cinq mots, ce n'est pas normal du tout et surtout le ton avec lequel il a pu répondre, comme si son compagnon était ailleurs ou s'en fichait ou il ne sait quoi. Ah. Il y avait longtemps que le russe n'avait pas ressenti cette inquiétude venir lui enserrer les tripes. Sauf qu'il est trop fier pour partir derrière Adel tout de suite, il suit ses mouvements à l'oreille pendant qu'il va poser son sac et ce qu'il a dans les bras sur la table dans le salon. Ce n'est qu'une fois fait que Roman prend une profonde inspiration, il va devoir aller voir Adel, il n'a pas le choix. What. Il ne lui faut pas plus de quelques secondes pour voir le sac sur l'épaule d'Adel plus le fait qu'il avait mis son manteau.

En quelques enjambées rapides, Roman est sur Adel, lui attrapant le bras pour le retourner vers lui profitant de l'élan pour le repousser contre un mur et chercher à l'y coincer.

- Où tu comptes aller comme ça ?

Roman est à la fois inquiet, bouleversé et il commence à s'énerver. Ce qui n'est jamais un bon mélange et le fait réagir connement.

- Je t'interdis de sortir.

Connement on a dit mais oui il a ce cocktail en lui et il est sans aucun doute perdu dans les réactions de son compagnon. Il ne comprend pas du tout ce qui lui prend à Adel, pourquoi il réagit ainsi et oui sans doute que ses interrogations se lisent sur son visage. Adel ne peut juste pas partir...voir le quitter...non c'est impossible, pas ça. Est-ce qu'il a conscience que son compagnon pourrait facilement le repousser et se dégager ? Hélas oui, ils n'ont pas la même musculature, ni le même entraînement de base, Adel est plus fait pour le corps à corps contrairement à lui.
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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go | Romandel   Mer 14 Fév - 16:29


Should I Stay or Should I Go ?
It's so unreal, didn't look out below, watch the time go right out the window, trying to hold on, but you didn't even know. Wasted it all just to watch you go, I kept everything inside and even though I tried, it all fell apart. What it meant to me, will eventually be a memory of a time when I tried so hard and got so far but in the end it doesn't even matter. I had to fall, to lose it all but in the end, it doesn't even matter. In spite of the way you were mocking me, acting like I was part of your property. Remembering all the times you fought with me, I'm surprised it got so far. I've put my trust in you, pushed as far as I can go, for all this there's only one thing you should know...
C'était des mois à s'en prendre plein la figure qui éclataient d'un coup et que les intentions quotidiennes de Roman ne pouvaient égaler. Car il avait bien conscience de tout ce que pouvait faire Roman pour lui, les heures à veiller, à prendre sur lui, à s'acharner pour deux. Il n'était pas aveugle et il avait depuis le début cette culpabilité sur les épaules, tout en sachant qu'il ne pouvait rien faire, d'une part car il était quasi incapable de le faire, d'une autre part parce que Roman l'empêchait de faire ce qu'il voulait, ce qui n'aidait donc pas le premier point à s'améliorer s'il ne pouvait de toute façon rien expérimenter. Mais ce n'était pas parce que Roman faisait cela qu'il pouvait se permettre de traiter Adel de la sorte et Adel en était venu au point de rupture, la fois de trop, le point qui finalement, faisait tout exploser. Tu veux être seul, tu veux que je te lâche, n'en dis pas plus.

Il savait qu'il le regretterait et il savait aussi que dehors, rien ni personne ne l'attendait sinon la désolation. Il ne savait pas où aller, surtout pas à la nuit tombée ou presque, peut-être irait-il dans une maison voisine attendre le levé du soleil pour partir plus sereinement, il n'en savait absolument rien puisque tout ceci n'était clairement pas réfléchis. Il savait juste qu'il avait besoin d'air, de partir. Et Roman ne l'en empêchait pas et il ne lui demandait pas de le faire non plus, cela aurait juste compliqué les choses. Sauf que c'est en allant vers la porte que la main ferme de Roman l'attrapait et qu'il se retrouvait ainsi plaqué, coincé. Adel en ouvrait grand les yeux, comme choqué par l'acte de Roman. Mais qu'est-ce qu'il faisait ? Pourquoi il le serrait comme ça, il craquait ? Il lui demandait où il comptait aller comme ça et Adel ne répondait rien, tout simplement parce qu'il... n'en savait strictement rien. Et qu'il n'avait pas de compte à lui rendre non plus sur sa vie et ses décisions. Visiblement ils n'étaient pas un couple et Adel s'était simplement fourvoyé tout ce temps, comme ils étaient loin d'être marié ou que savait-il encore. Mais le ton de Roman l'énervait et pourtant, il en fallait énormément pour l'énerver, Adel. Mais il était au point de rupture, prêt à craquer ou même carrément entrain de craquer, cela n'allait donc pas faciliter les choses puisqu'il s'était décidé à ne plus se laisser faire. Une relation abusive, cela lui paraissait ainsi, sur le coup. Peut-être parce que c'était l'émotion qui le poussait à voir les choses ainsi. Alors il n'apparaissait plus comme le Adel doux comme un agneau qui prenait sur lui et faisait des concessions, le Adel trop gentil qui disait amen à tout ce que Roman lui disait. Ses traits étaient durs, froids, tirés aussi. Il était entrain de bouillonner et cela n'annonçait absolument rien de bon. Ne disait-on pas que les personnes qu'il fallait craindre étaient justement celles trop gentilles ? Quelqu'un qui gueulait tout le temps, on savait à quoi s'attendre, mais quelqu'un de gentil qui finit par en avoir marre et décider de ne plus se laisser faire ? Roman allait découvrir, sûrement. Parce que là, son "je t'interdis de sortir", c'était encore une goutte de trop qui faisait déborder le vase. Adel bouillonnait.

Tant de possibilités qui s'offraient à lui. Le repousser et partir, ou alors revenir la queue entre les jambes et lui demander pardon, revenir sur sa décision. Mais Adel choisissait de le repousser sèchement, voir même un peu violemment.

Je ne suis pas ton chien, ni ton objet, Roman, tu n'as AUCUN ordre à me donner.

C'était sec, ça claquait même. Il ne bredouillait pas, c'était même plutôt direct, parce que pour le coup, il était sûr de ce qu'il avançait.

Va trouver quelqu'un que ça intéresse, moi, j'arrête les frais. Au revoir Roman.

Il l'avait repoussé, replacé son sac sur son épaule, il avait ouvert la porte et il était parti en claquant la porte derrière lui, assez vite pour que Roman ne puisse pas le retenir. Il avait besoin d'air frais, besoin de respirer, besoin de souffler. Il espérait que Roman ne le suivrait pas, parce qu'il ne savait pas de quoi il était capable lorsqu'il était dans un tel état de nerfs, juste qu'il valait mieux qu'il reste seul, au moins le temps de souffler. Il aurait pu déblatérer des heures pour lui expliquer ce qui n'allait pas mais Roman lui aurait sûrement dit de la fermer, aurait levé les yeux au ciel ou il ne savait encore quelle réaction. Roman lui paraissait hermétique à toute discussion sérieuse et de toute façon, Adel n'avait pas pour but de lui demander de changer. Roman était comme ça, Adel avait essayé et ça n'avait pas fonctionner, il n'allait juste pas continuer à se faire bouffer de la sorte alors la solution semblait toute trouvée en partant. Aucun cadavre ambulant dans les environs de toute façon. Le froid, c'était à peine s'il le sentait, trop énervé pour ça. Mais s'il ne pouvait pas se faire à Roman et que Roman ne pouvait pas se faire à lui, alors oui, la solution était de partir plutôt que morfler jour après jour, la survie c'était déjà assez compliqué comme ça pour en plus en rajouter de la sorte. En tout cas, lui, avait dit merde à tout ça et avait choisi d'abandonner l'idée de faire des efforts pour arranger les choses, parce que c'était ce qu'il faisait depuis des mois, des efforts pour aller vers lui, des conciliations qu'au final il était seul à faire, décisions qu'il était seul à prendre. Prendre sur lui, encore et encore jusqu'à ce que, comme maintenant, cela finisse par exploser. Et là, bah, oui, ça explosait. Gros ras le bol, il envoyait tout en l'air, il disait merde à tout. Il pouvait compter sur les doigts d'une main combien de fois dans sa vie il en était venu à s'énerver à ce stade. Deux fois, aujourd'hui trois. Les deux premières fois concernant son coming out, le rejet de sa famille et surtout de son frère et l'autre fois à cause du stresse de ses études, jusqu'à ce qu'il découvre les joies de la musculation pour se vider la tête, se défouler. Et bien là, c'était à Roman qu'il disait merde sans songer à ce qui pouvait lui arriver, à lui, puisque Roman avait toujours eu le rôle de protecteur. De toute façon, quel intérêt ? Ce n'était pas comme si la vie les attendait quelque part, peut-être se battaient-ils dans le vent. Tout ça lui traversait l'esprit pour se conditionner au "rien à foutre, je me casse". Roman avait été trop loin. Adel songeait aussi que lorsque sa famille l'avait rejeté suite à son coming-out, il n'était plus vraiment retourné vers eux, car sa décision avait été prise de mettre une croix sur eux, malgré les appels pour les fêtes, rien n'avait plus jamais été pareil dès lors. Cela serait sûrement pareil avec Roman, c'était ce qu'il disait. Pour en arriver à ce stade, en tout cas...

Adel entamait donc une marche nerveuse après être sortie de la maison, un regard à droite, un à gauche, qu'il se décide où aller en particuliers. Les maisons à droite, sûrement.
©️ nightgaunt

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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go | Romandel   Jeu 15 Fév - 13:19


Should I stay or should I go
For forty days and forty nights you worked it to seduce me. I'd listen to the lyrics of your song cause they amused me. The sing along did not last long it started to reduce me to a puppet on the shelf just screaming. "Puppet master choose me!" So come on baby. Come on love me like a Kamekazee. We'll go down in flames together. Light it up like paparazzi calling out my name. The fame. The flames. They're all one and the same. So sign me up to love you, cause I'm ready for the game.
Roman en est là, à ne pas comprendre ce qui peut prendre à Adel, pourquoi sa phrase a déclenché une telle chose. Pourquoi son compagnon semble vouloir partir, pourquoi il a fait son sac. Cela serait peut-être logique pour bien des personnes mais pas pour le russe qui est perdu là. Il ne sait pas comment réagir, comment faire face à la situation malgré ce qu'il est, qui il est, pour la première fois de sa vie, Roman ne sait pas comment faire. Il n'arrive pas plus à réfléchir, comment le pourrait-il alors que son compagnon lui a à peine adressé cinq mots, qu'il a été distant. Ce n'est pas Adel de réagir ainsi, ce n'est pas lui, ce n'est pas normal du tout et ça le perturbe le russe, bien plus qu'il ne veut se l'avouer. Après tout Adel est son point fixe, sa donnée stable et s'il se met à ne plus se comporter comme Roman en a l'habitude, ça ne va plus, ça le perturbe entièrement. C'est ça plus l'inquiétude qui le fait rattraper Adel par le bras et le pousser pour tenter de le coincer. Qui le fait parler ainsi et ouvrir grand les yeux en le voyant aussi glacial, aussi dur et fermé, pourtant il lui demande où il compte aller et Adel ne répond rien, pas là dessus mais sur le reste. Et Roman...bah Roman a la sensation de se prendre un coup de poing en pleine figure.

Il se laisse repousser, statufié par les mots entendus mais surtout par le ton employé par son compagnon. Qui en rajoute une couche par dessus, le laissant encore un peu plus sans réaction. Le choc le plus totale pour Roman qui ne peut qu'assister à la sortie d'Adel et à sa manière de le faire, même la porte qui claque ne le fait pas sursauter. Le russe reste ainsi dans l'entrée, sans bouger, avec les mots de son compagnon qui tournent dans sa tête. Adel ne peut pas partir, ne peut pas le quitter, c'est impossible, il fait quoi lui sans le blond maintenant ? T'es con Roman, t'as besoin de personne pour t'en sortir. C'est vrai, il n'a besoin de personne près de lui pour survivre et s'en sortir, il est plus que apte à le faire tout seul. Depuis quand aurait-il besoin d'un mec dans sa vie ? Lui qui les enchaînaient avant, un par soir et jamais deux fois le même. Depuis quand aurait-il besoin d'un mec pour fonctionner correctement ? Il n'a jamais compté sur personne pour ça, il a toujours tout fait pour ne dépendre de personne. Pour ne jamais s'attacher surtout. Putain mais qu'est-ce qu'il raconte, c'est d'Adel dont on parle. Adel qui est l'opposé de lui, de ce qu'il peut être. Adel qui est entré dans sa vie sans qu'il ne le cherche et ça remonte à bien plus loin que ce début d'apocalypse. Non ça remonte à la vie normale, à leur rencontre, le blond qui s'est infiltré petit à petit dans son esprit jusqu'à ce qu'il ne soit plus que tous les deux. Adel qui est gentil, doux et tendre et qui le fait se sentir bien, qui le fait se sentir heureux malgré tout. Eh merde. Adel qui est tout seul dehors, à la nuit tombée avec tout et n'importe quoi qui peut lui tomber dessus, morts et vivants. Adel qui n'est pas apte à vraiment se défendre, qui n'est pas fait pour ce monde. Il ne va pas survivre tout seul, il ne va pas survivre sans Roman, c'est juste impossible. Tu t'en fous non, il le sait aussi, il va revenir en rampant. Oh ta gueule.

Le russe sort enfin de son mode statue, la peur vissée au corps qu'il arrive quelque chose à son compagnon en à peine deux minutes de temps. S'il perd Adel d'une manière ou d'une autre, il est lui même foutu. C'est peut-être un peu égoïste mais après tout Roman est quelqu'un d'égoïste...qui est entrain de se rendre compte qu'il ne l'est plus tant que ça avec Adel, le faisant passer avant tout, même avant sa propre personne. En trois secondes, Roman est sur la porte d'entrée et l'ouvre à la volée avant de la fermer de la même façon. Il est dehors et ça caille même s'il a encore sa veste sur les épaules, mais il s'en fout de ça, il pourrait être dévêtu qu'il serait quand même sorti. Si son premier réflexe et de gueuler après Adel pour l'appeler, il se retient, arrivant à penser au fait qu'il pourrait attirer quelque chose ou quelqu'un. Le russe cherche Adel des yeux, avant de le voir sur la droite un peu plus loin à marcher. Forcément il part en courant pour le rattraper, finissant par l'appeler à mi-voix.

- Adel.

C'est surtout pour lui faire savoir que c'est lui et personne ou rien d'autre, avant de combler la distance entre eux, passant devant son compagnon. Il ne cherche pas à le stopper pour le moment, quitte à devoir marcher à reculons.

- Viens, rentre à la maison. Tu peux pas rester tout seul dehors Adel, c'est trop dangereux. Parle moi, dit moi ce qui ne va pas, je t'en prie Adel, parle moi.

Est-ce qu'il s'entend entrain de supplier son compagnon ? Pas vraiment, non. Toujours est-il que son accent russe est ressorti là alors qu'il n'y a pourtant aucune trace de colère dans sa voix. Non, comme il y a six mois, son accent qui ressort parce qu'il est perdu et bouleversé.

- Tu peux pas partir...tu peux pas...tu peux pas me quitter.

Ce mot quitter qui est sorti, qui veut tout dire pour Roman même s'il est encore dans cet entre-deux à comprendre ce que tout ça veut vraiment dire.

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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go | Romandel   Jeu 15 Fév - 13:58


Should I Stay or Should I Go ?
It's so unreal, didn't look out below, watch the time go right out the window, trying to hold on, but you didn't even know. Wasted it all just to watch you go, I kept everything inside and even though I tried, it all fell apart. What it meant to me, will eventually be a memory of a time when I tried so hard and got so far but in the end it doesn't even matter. I had to fall, to lose it all but in the end, it doesn't even matter. In spite of the way you were mocking me, acting like I was part of your property. Remembering all the times you fought with me, I'm surprised it got so far. I've put my trust in you, pushed as far as I can go, for all this there's only one thing you should know...
Cette implosion, là. Il ne pensait pas que cela pourrait arriver un jour. Il était vrai que souvent il avait pris sur lui, s'était mordu la langue pour ne pas répliquer aux mots de Roman qu'il jugeait trop dur ou blessant. Il s'était mordu la langue à la vulgarité de Roman, il se l'était mordu les fois où il l'avait repoussé avec cette violence dont il ne semblait pas se rendre compte. Adel ne voulait pas la jouer drama queen ou grand tragédien, il n'avait plus l'âge pour ça. Il n'avait de toute façon jamais été ainsi, il ne faisait pas ça pour provoquer Roman, chercher une réaction chez lui, puisqu'il s'était convaincu que Roman n'en n'aurait pas, ne pouvait pas en avoir. Il était comme ça, à Adel de s'adapter. Il avait essayé, ça ne marchait pas. Il ne pouvait plus prendre sur lui comme ça et il n'avait pas le coeur à se disputer avec Roman, la fuite était donc toute trouvée. Tu veux être tranquille, je te laisse tranquille. Fais ta vie, je ferai la mienne.

Alors si la porte s'était ouverte, il l'avait entendu mais n'avait pas tourné la tête dans cette direction. Il s'était contenté d'avancer mains dans les poches, quitte à devoir affronter le froid en plus de tout ce qui pouvait ramper. Il ne semblait pas s'en inquiéter en tout cas. Il était bouleversé, énervé. Il ne fallait pas croire qu'il était juste en colère, parce qu'à mesure qu'il avançait et s'éloignait donc de Roman, son coeur le heurtait. Se serrait dans sa poitrine. Mais sa raison continuait à lui dire, avance, ne te retourne pas, t'as assez morflé comme ça. Et il avait assez morfler comme ça, il en était arrivé à son maximum. Il préférait être seul qu'être avec Roman qui continuait à le repousser. Repousser ses intentions, repousser baisers, câlins, caresses, mots. Le repousser lui, si souvent. Alors oui lui rapporter un livre ça ne pouvait plus compenser au bout d'un moment, Adel ne pouvait plus se satisfaire que de ça, comme il ne pouvait se satisfaire des rares moments de tendresse qu'ils partageaient uniquement dans un lit. Parce que c'était frustrant, ça aussi, voir que Roman était capable de cette tendresse mais uniquement pendant ou juste après l'acte, mais juste à ce moment là. Pas ailleurs. Juste dans un lit ou qu'importait le lieu, c'était surtout le moment. Adel n'était pas un objet, il avait pourtant l'impression de l'être pour Roman. Être là juste pour le satisfaire. Satisfaire physiquement ou satisfaire son orgueil, les deux sûrement. Oui et bien Adel disait stop. C'était un être humain, avec des sentiments. Et lui, il n'avait pas peur de les montrer, ses sentiments. Adel, entendait-il derrière lui. Il ne disait rien, ne se retournait pas, avançant à la même vitesse. Il aurait du se douter que partir ne serait pas si facile, il s'était juste dis sur le coup qu'il devait si peu importer que Roman n'aurait rien dit, que sa fierté aurait fait qu'il serait resté chez lui. Puis Roman passe devant lui mais Adel ne cessait pas d'avancer pour autant, quitte à le pousser ou lui marcher sur les pieds, qu'importait. Il avançait, point. Regardant par dessus l'épaule de Roman sans le regarder lui directement, comme s'il n'était que dans son champ de vision au même titre que les maisons à côté. T'es pas là.

En temps normal, Adel aurait sûrement parlé, il aurait pris le temps de lui expliquer. C'est qu'il était bavard, Adel, il aimait parler, il parlait beaucoup. Mais là ? Non, rien. Pas un mot pour l'instant, Roman pouvait lui demander de rentrer qu'il ne réagissait pas, continuant à marcher comme si de rien était. C'était dur, il ne fallait pas croire, mais Roman avait besoin de comprendre qu'il avait été trop loin et Adel s'y prenait comme avec un enfant capricieux : il ne cédait pas à son caprice, si dur c'était, même si ça lui serrait le coeur davantage. Parce qu'il l'aimait, alors forcément, les choses étaient beaucoup plus compliquées. Il l'aimait, il aurait aussi aimé s'arrêter et le prendre dans ses bras et dire que, oui, il va rentrer. Mais non, rien. Pourtant il entendait bien les "je t'en prie", chose inhabituel chez Roman. Mais ce n'était pas assez. Roman devait comprendre et il ne comprendrait pas la leçon si Adel cédait aussi vite. Oui, comme avec un enfant capricieux, l'image se prêtait bien. Tu peux pas me quitter. Ah.

Pour te quitter, il faudrait que l'on ait un jour été ensemble, Roman.

Il entendait la détresse même s'il s'évertuait à ne pas la voir puisqu'il évitait Roman du regard. Aussi pour ne pas se laisser amadouer et ne pas céder plus vite, il se connaissait.

Hors, cette relation est à sens unique depuis qu'elle a commencé. Alors oui je quitte la maison, oui je te laisse, mais te quitter ? Je prends juste ma route et toi tu prendras la tienne. Si c'est dangereux, tant pis pour moi. Je ne suis pas un gamin.

Le pensait-il si incapable que ça ? Le pensait-il si nul à chier que ça ? Alors qu'il avait déjà du abattre des cadavres ambulants pour le sauver ? D'accord il n'était pas si doué que Roman, ça, il le reconnaissait, il le savait. Mais nul à ce point ? C'était vexant. Alors Adel marchait plus vite, quitte à pousser Roman de son chemin. Il était décidé. Il avait quand même envie de lui exposer son avis sur tout ceci, mais, quel intérêt ? Aucun. Pourtant, après quelque minutes, il ralentissait sa marche.

Cette relation était à sens unique. Pose toi deux minutes et réfléchis à tout ça. Je t'aime, Roman. Mais je ne devrai pas avoir peur de te le dire, je ne devrai pas avoir peur de tes réactions quand je m'approche de toi. Je ne devrai pas avoir peur d'être repoussé, que mes propos soient mal interprétés. Je ne devrai pas avoir peur que tu te foutes de moi parce que je suis "un peu trop sensible", je ne devrai pas avoir peur quand je veux juste t'embrasser ou t'enlacer. J'en ai assez. Mais tu es comme ça, et je ne veux pas te refaire. Tu es comme ça, reste le. Sache juste que ce sera sans moi, parce que cela ne me correspond pas. J'ai déjà peur de ce qu'il pourrait se passer là, dehors. Ce qu'il pourrait se passer dans cinq minutes. Je ne peux pas en plus avoir peur d'être comme je veux être, comme je dois être, avec l'homme que j'aime. Je ne peux pas juste attendre que tu te sortes les doigts du cul et que tu aies une révélation qui n'arrivera sûrement jamais. Mais tu es comme ça, oui, je le sais, je l'ai compris, je respecte ça. Je sais surtout que cela ne correspond pas à mes attentes et que je ne peux pas me rajouter des peurs de ce genre dans le monde dans lequel on vit. Parce que c'est ça qui me bouffe, c'est ça qui me tue. C'est pas ce chaos là, c'est toi.

Oops. Il avait peut-être été loin mais il était bouleversé, énervé et en même temps il avait les larmes aux yeux. Il avait aimé les moments de complicité entre eux, mais quelle tristesse qu'ils aient été peu par rapport au nombre de fois où Roman l'avait repoussé.

Je ne te demande pas de faire des efforts, je ne te demande rien.

A part de le laisser partir, peut-être. Même s'il n'en n'avait pas totalement envie puisque, là encore, il l'aimait. Il l'aimait vraiment, pas juste parce que c'était grâce à lui qu'il avait survécu. Mais on pouvait aimer quelqu'un et ne plus supporter son comportement, la preuve. Ce qu'il aurait aimé ne pas avoir à en arriver là... Il reniflait un peu et s'avançait à nouveau.
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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go | Romandel   Jeu 15 Fév - 15:09


Should I stay or should I go
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Sortir et rattraper Adel, les raisons se mélangent dans la tête de Roman. Ne pas le laisser seul à la portée de tout et n'importe quoi, il peut tout lui arriver et le russe ne se le pardonnerait pas. Il ne dit pas qu'Adel ne peut rien faire, il dit juste qu'Adel n'est pas fait pour ce monde de merde et que c'est à Roman de l'en protéger, de tout faire pour qu'il reste comme il est. Ne pas le laisser partir, ne pas le laisser le quitter parce qu'il a au moins compris ça dans les mots qu'Adel lui a adressé. Et non, ça ne peut pas arriver, Adel est à lui et à personne d'autre, Adel lui appartient et Roman ne laissera personne ne le toucher et ne laissera pas lui échapper. Non, il ne voit pas son compagnon comme un objet, comme une chose dont il fait ce qu'il veut, ce n'est pas comme ça qu'il pense le russe. C'est...c'est juste plus que compliqué à expliquer et Roman n'y arriverait pas là alors qu'il n'a pas encore pris conscience de tout. Pourtant c'est là, sur le bout de ses lèvres mais ça refuse encore de lui apparaître pleinement et ça le frustre aussi l'air de rien. Cela ne l'aide pas alors qu'il rejoint Adel, qu'il fini par lui demander de rester, de le supplier même, Roman supplier quelqu'un...Et enfin ça sort ce « ne me quitte pas », cette notion d'être à deux, d'être ensemble, elle l'a effleuré plus d'une fois cette notion de...couple mais il n'en prend conscience que là en le disant.

- Mais on est ensemble...

Réponse soufflée, peut-être hachée par son accent et par tout ce qui remonte à la surface. Ils sont ensemble, ils sont un couple pour Roman, pourquoi il ne s'en rend vraiment compte que maintenant alors qu'il est sur le point de tout perdre ? Parce qu'il est aveugle le russe, ni plus, ni moins. À sens unique ? Adel ne voit-il pas tout ce que Roman peut faire pour lui ? Toutes ses petites attentions ? Le blond ne peut pas le savoir mais même au lit, le russe n'a jamais été aussi tendre et doux qu'il ne l'est avec Adel. Qu'est-ce qu'Adel pourrait vouloir de plus ? Plus de tendresse ? Mais Roman ne sait pas faire, à part dans des circonstances hors du commun comme il y a six mois et qu'Adel a tué un homme pour protéger Roman. Mais chaton, j'ai jamais pensé que tu es un gamin. Adel ne voit-il pas que Roman a confiance malgré tout ? Qu'avec son compagnon, il arrive à baisser sa garde, pas tout le temps mais assez pour pouvoir se reposer quand ils n'ont pas de toit sur la tête. Ou comme là depuis une semaine, qu'il se permet de sortir à peu près sereinement parce qu'il a confiance en Adel, qu'il sait qu'il va le retrouver à la maison et en un seul morceau. Il ne veut juste pas voir Adel dehors et il n'allait pas lui demander de venir avec lui à chaque fois quand même, si ? C'est en voulant qu'Adel le suive qu'il lui aurait montré qu'il le voit comme un objet ou comme un incapable.

- Parle moi, je t'en prie...

Un autre souffle encore plus bas que les autres, qu'Adel n'entendra sans doute pas et le russe le voit ainsi alors qu'il n'obtient pas de réponses tout de suite. Pourquoi Roman continu de suivre Adel au lieu de faire demi-tour ? Parce qu'il ne peut pas le laisser, c'est pas possible, pas alors que...que son monde s'écroule. Il se retient violemment de stopper son compagnon ou de le frapper ou de le prendre dans ses bras, parce qu'il est comme ça Roman, tout se bouscule dans sa tête, qu'il est en position de faiblesse et que ça ne lui ressemble pas de rester sans réagir. Ah. Peut-être que finalement il aurait mieux valu qu'Adel ne reprenne pas la parole. Le cœur de Roman se serre, ça lui fait mal d'entendre tout ça, ça le fout KO le russe, il n'avait pas vu ça comme ça. Il ne repousse pas Adel pourtant, pas de son point de vue, il ne se moque pas de lui non. Roman lui a pourtant dit à sa manière qu'il tient à Adel, c'était maladroit mais il le lui a dit, encore une fois, il lui a dit ça il y a six mois. Il lui a dit aussi qu'il ne veut pas le voir changer, qu'il aime Adel comme il est même si ce n'est pas tous les jours facile. Et cette dernière phrase d'Adel...ça le fracasse le russe, ça lui donne l'impression de se prendre mille poignards dans le cœur, ça lui fait monter les larmes aux yeux. Ça encore, Roman avec les larmes aux yeux, une première.

Roman reste quelques secondes sans bouger, assez pour qu'Adel puisse prendre un peu d'avance et qu'il doive encore le rattraper. Sauf que cette fois, Roman cherche à le stopper, de nouveau en lui attrapant le bras.

- Attends, s'il te plaît.

C'est pour Roman prendre une profonde inspiration, essayer de calmer tout ce qui se bouscule dans sa tête et tant pis si Adel ne s'arrête pas mais.

- Tu peux pas me quitter parce qu'on est un couple pour moi. J'le sais depuis longtemps, j'le vois vraiment que là. Je peux pas sans toi Adel. Je...j'veux pas que tu aies peur de moi, c'pas normal, c'pas ce que je veux. Je sais pas comment faire, j'sais pas te montrer les choses mais j'cherche pas à te repousser, pour te repousser. Comme taleur, c'était juste pour que tu me laisses arriver et poser c'que j'ai ramené. J'étais juste fatigué, c'était pas contre toi. J'me moque pas de toi parce que tu es sensible, j'pourrais pas, j'aime comme tu es, j'veux pas que tu changes. J'te vois pas comme un gamin, ni comme un objet, ni comme un chien. Tu es un homme, le mien, j'ai confiance en toi Adel, tu es le seul en qui j'ai confiance, l'seul avec qui j'peux baisser ma garde. L'seul que j'peux laisser approcher. L'seul à qui je tiens.

Hum ? Oui, son russe ressort tellement qu'il en bouffe ses mots au passage, faut dire qu'en parlant les larmes se sont mises à couler parce que putain ça le fout à terre tout ça. Parce qu'il essaye de dire à Adel ce qu'il ressent vraiment et dont il est entrain de prendre conscience. Sauf que pour le moment, Roman arrive pas à vraiment le lui dire.

- Demande moi c'que tu veux chaton mais ne me quitte pas...

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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go | Romandel   Jeu 15 Fév - 16:44


Should I Stay or Should I Go ?
It's so unreal, didn't look out below, watch the time go right out the window, trying to hold on, but you didn't even know. Wasted it all just to watch you go, I kept everything inside and even though I tried, it all fell apart. What it meant to me, will eventually be a memory of a time when I tried so hard and got so far but in the end it doesn't even matter. I had to fall, to lose it all but in the end, it doesn't even matter. In spite of the way you were mocking me, acting like I was part of your property. Remembering all the times you fought with me, I'm surprised it got so far. I've put my trust in you, pushed as far as I can go, for all this there's only one thing you should know...
A mesure qu'il avançait dans le froid, il réalisait que, justement... il faisait vraiment froid, là. Son souffle provoquait une légère fumée, déjà. Il aurait peut-être du enfiler un autre pull mais pour maintenant, hein. Il avancerait sûrement jusqu'à ce que Roman le lâche, irait dans une maison voisine le temps d'une nuit et voilà. Mais c'est qu'il lui tenait la grappe le russe. L'anglais avait juste envie de lui dire mais bordel fous moi la paix, mais il ne faisait rien, se contentant de l'ignorer, ne pas le regarder, ne pas se laisser amadouer. Il était manipulateur, il le savait et Roman savait, à force, comment fonctionnait Adel. Ca, Adel en avait fortement conscience, raison de plus pour ne pas le laisser faire et l'amadouer en tirant les cordes qu'il fallait. Parle, je ne t'écoute pas, mets toi devant moi, je ne te vois pas. Sauf que, si, malheureusement, il l'entendait et cela rendait les choses plus difficile. Mais Adel était à un tel niveau d'énervement, là, qu'il arrivait encore à rester maître de lui-même. Plus ou moins. Parce que ses mots, il ne les mâchait pas, il ne prenait pas de gants, contrairement à d'habitude. Parle moi je t'en prie, non, rien, débrouille toi, si tu ne vois pas où est le problème, je n'y peux rien. Réfléchis, merde. Mais il finissait quand même par lâcher un petit ;

Physiquement oui, nous sommes ensemble, parce qu'on se suit sur la route. Mais cela s'arrête là, pas vrai ? Cela s'est toujours arrêté là. Pas vrai ?

En réalité, il n'attendait aucune réponse et cela se voyait sûrement à la façon dont il pressait le pas. A la limite lui donner des pistes pour qu'il réfléchisse à son comportement.

Puis enfin, il déballe. Pourquoi maintenant ? Il ne sait pas. Ca a besoin de sortir et si ça peut faire que Roman arrête de le suivre et qu'il puisse enfin se barrer, soit. Parce que c'est ça qui me bouffe, c'est ça qui me tue. C'est pas ce chaos là, c'est toi. Il savait que c'était maladroit de dire ça, lui qui habituellement maîtrisait justement bien ses mots et ses émotions, mais c'était dit dans l'énervement du moment. Si ce n'était que l'énervement du moment. Parce qu'il regardait brièvement Roman tout de même et voyait l'impacte de ses mots, il avait l'impression de voir son coeur se briser. Jusqu'à ce qu'Adel se dise qu'il devait rêver, comme il avait rêvé ces derniers mois, ce n'avait été qu'un fantasme, un produit de son imagination. Il s'était imaginé cette tendresse, sûrement, il s'était tout inventé pour se rassurer et se dire que les choses n'étaient pas si grave que ça. Conclusion : si, c'est grave. Serait-ce un temps normal, il aurait envoyé Roman bouler au loin, il serait parti à ses occupations, il serait parti en salle et serait rentré au soir pour reparler de tout ça. Mais il savait aussi que si c'était un temps normal, il n'y aurait jamais eu de rapprochement comme ils en avaient eu, qu'il n'aurait été que le coup d'un soir, une mission accomplie pour le carnet déjà bien rempli de Roman. Ca aussi, ça le foutait en boule, se dire que Roman n'était proche de lui qu'à cause de cette apocalypse et parce qu'ils n'étaient que deux sur la route, que sinon, Roman aurait continué sa vie, l'aurait ignoré et que tout ceci n'aurait pas eu lieu. Adel s'était laissé charmer déjà avant ce bordel, il était tombé dans le piège de Roman, toujours sans comprendre qu'à cette époque il avait joué au fuis moi je te suis, suis moi je te fuis. Un classique pourtant qu'il n'avait toujours pas percuté, mais il avait marché à fond. Mais il savait juste que cela durait depuis trop longtemps et que Roman jouait avec lui depuis trop longtemps ; tout éclatait maintenant. Puis finalement Roman cessait de le suivre et il pensait que c'était bon, qu'il avait compris. C'était jusqu'à sentir cette main sur son bras et qu'Adel se mettait à soupirer furieusement, quitte à provoquer à nouveau une légère fumée. Oui, énervé. La pression qui montait sans jamais redescendre, ce n'était pas bon du tout. Roman ne savait pas ce qu'il avait fait, ce qu'il continuait à faire d'ailleurs.

Ah, ça y est, c'est monté au cerveau qu'ils étaient un couple ? Bordel Roman, c'est pas que je me casse que tu dois réaliser ça. D'accord, ils n'étaient pas fais du même bois, mais quand même !

Tu ne peux pas mais tu m'appelles princesse avec un air condescendant, Roman. Tu ne sais pas comment faire, mais tu ne me laisses pas t'approcher non plus, à part quand tu as envie de me sauter. Comment je suis sensé me sentir, au juste ? Quand les seules fois où tu m'approches, c'est quand on couche ensemble ? Quand les seules fois où tu es vraiment doux et tendre avec moi, c'est quand on couche ensemble ? Alors c'est ça, il faut qu'on couche ensemble pour que tu sois à peu près gentil ? Non mais sérieusement, Roman ? Tu me repousses en permanence, je ne peux jamais t'approcher sans avoir peur et pourtant, bordel, j'ai tout essayé, tout ! J'ai essayé la patience, la douceur, le tact, j'ai essayé d'être plus direct, plus franc, te montrer ce que j'attendais vraiment. J'ai fais tellement d'efforts pour m'adapter, Roman, mais ce n'est jamais assez ! Tu restes hermétique sauf quand on baise, tu trouves ça normal ? Moi, pas. Ne dis pas que tu tiens à moi alors que tu me repousses constamment, Roman. Que suis-je pour toi, au juste ? Un compagnon de route, juste pour avoir quelqu'un avec qui parler et coucher ? J'ai toujours été un jouet, un passe-temps, déjà bien avant cette apocalypse, pourquoi ça changerait maintenant, hm ? Tu jouais déjà avec mes sentiments avant, pourquoi ça changerait maintenant, pas vrai ? Tu crois que j'ignorais qu'avant tout ça tu voulais juste me sauter pour ensuite te barrer ? Sans toute cette merde, on ne se serait jamais rapproché et maintenant, je suis le seul qui arrive à te supporter, le seul à bien vouloir faire tous ces putain d'efforts. Mais oui, après tout, t'y es pour rien si j'ai été assez con pour foncer dans le piège, tout droit ! J'ai même pas cligné des yeux, j'ai même pas vu le couperet. J'ai cru tous ces putain de mois que ça s'arrangerait, j'ai cru que tu finirais par t'ouvrir, mais bordel ça fait un an Roman, ce bordel. On en est toujours au même point où tu me repousses, où tu ne me laisses pas t'approcher. Que tu ne t'approches pas je l'ai intégré, c'est pas ton truc. Mais ça aussi, ça m'emmerde, tu vois ? Parce que putain j'en ai besoin, de ça ! J'en ai besoin, qu'on me prenne dans ses bras et qu'on me serre ! N'importe quand, pas juste parce que ça te démange ! Non mais sérieux Roman ? Mais ouais, t'es comme ça, c'est tout, c'est juste moi qui ait été con. Alors laisse moi arranger mes conneries et retourne dans cette foutue maison !

Bon, le côté bavard était revenu, par contre, la vulgarité n'était clairement pas un bon signe, lui qui était toujours si poli, si propre sur lui, après tout, cela venait de son éducation bourgeoise anglaise. Sauf que là, il craquait, il gueulait. C'était ce qu'il voulait, non ? Il voulait savoir. Et bien maintenant il savait.


Te demander ? Mais je ne devrai pas avoir à te le demander, Roman ! Je ne devrai pas avoir à te demander si je peux t'enlacer, t'embrasser, t'approcher ! Je ne devrai pas avoir à te demander de m'embrasser ou me tenir dans tes bras, bordel ! Si tu n'es pas capable de le faire de toi-même alors cela n'a aucun intérêt. Si tu n'es pas capable de le faire de toi-même cela ne serait pas sincère, tu te forcerais, cela ne viendrait même pas de toi !

Honnêtement, il n'aimait pas cette impression de s'acharner sur Roman. Ca lui donnait cette impression, oui, de s'acharner. Mais c'était des mois d'énervement, de frustration, d'agacement, des années même, qui ressortait. Peut-être pas qu'à cause de Roman d'ailleurs, puisque c'était tout qui ressortait, là. C'était peut-être surtout à cause de lui-même, au final. A tout garder, ça explosait, c'était violent. Adel avait ces besoins que Roman ne pouvait visiblement pas combler. Des intentions physique. Pas juste lui apporter de quoi se nourrir, parce qu'il n'était pas incapable à ce point. Il avait besoin qu'on le prenne dans ses bras, spontanément. Il avait besoin d'affection, de tendresse et non pas juste au lit, mais tout le temps. Il pouvait se faire au langage de Roman, il s'y était fait. Mais il avait aussi besoin de donner cette affection, il en avait à revendre. Il était comme ça, Adel, très affectueux, peut-être trop et ça aussi il assumait que c'était un défaut qu'il avait, plus qu'une qualité. Qu'il pouvait être étouffant et il avait pris sur lui tout ce temps pour justement ne pas étouffer Roman. Mais il avait trop pris sur lui et voilà le résultat. Ce n'était pas naturel. Aucun des deux n'avait à changer pour l'autre. Si Roman n'avait pas à changer, alors lui non plus. Il le comprenait, maintenant.

Tu n'as pas à changer, mais moi non plus. Je n'ai pas à me priver par peur de me faire engueuler ou me prendre une remarque cynique. Si t'es pas fichu de comprendre ça, nous n'avons rien à faire ensemble. Si tu n'es pas foutu d'ouvrir les yeux sur moi, sur nous, sur toi, nous n'avons rien à faire ensemble.

Il avait évité, jusque là, de le regarder. Parce qu'il savait que dès qu'il verrait les larmes, il serait foutu. Mais là, après tout ce déballage, il le regardait et voir ces larmes lui brisait encore plus le coeur. Roman qui pleurait ? Mais, pourquoi ? Avait-il peur d'être seul alors qu'il cherchait la solitude en l'abandonnant dans cette maison ? Adel ne comprenait pas pourquoi ces larmes, pourquoi ce changement si soudain. Il ne voulait pas chercher à le deviner non plus, soit Roman lui disait, soit ce serait tant pis. Il avait fait trop d'efforts pour deux, c'était terminé, en tout cas pour ce soir.

Si je suis ton homme, comme tu dis, traite moi comme tel et pas comme ton jouet. Cesse d'agir comme un gosse capricieux. Je suis un être humain, Roman, avec des sentiments. Je n'ai juste pas peur de les montrer, les exprimer. Ce n'est pas ton truc et je le respecte, tu es comme ça. Je t'ai aimé comme ça. Cela avait son charme, au début. Mais sur le long terme, cela ne me correspond pas. J'ai besoin de concret, Roman, j'ai besoin de savoir que je compte, qu'on me le dise. Je ne suis pas dans ta tête et visiblement, je me suis fourvoyé tout ce temps alors cela en dit long sur ce que je pensais entre nous. Cela avait son charme, quand je croyais qu'au fond de toi, tu m'aimais quand même un peu, que tu jouais juste les gars distants, que c'était juste une image que tu te donnais. Mais force est de constater que ce n'est pas qu'une image et que même après une année ensemble, même si je retire Richard de l'équation, tu ne veux pas t'ouvrir à moi. Pourquoi pleures-tu, dans le fond ? Parce que je ne cède pas à l'un de tes caprice ? Parce que je ne vais pas dans ton sens alors que je l'ai toujours fais sans chercher à te contredire ? C'est terminé, ça, Roman. Je n'ai plus la patience, j'arrête là avec tout ça. C'est fini.

Quand il disait que c'était fini, il ne parlait pas forcément d'eux, il parlait surtout de subir les caprices de Roman, mais il reconnaissait après coup que cela pouvait aussi avoir cette signification. En soi, il n'a jamais dis qu'il partait pour toujours, juste qu'il sortait prendre l'air, qu'il sortait pour marcher à l'air frais, mais pas qu'il le quittait. Mais comme il se le répétait, pour le quitter, faudrait-il qu'ils aient un jour été ensemble. Ce "on est un couple", cela paraissait à Adel comme un moyen de le retenir plus qu'une conviction. Il n'était pas aveugle ni sourd face à la détresse de Roman mais il ne voulait juste plus faire d'efforts à le décoder. Tu parles ou tu pars. Parce qu'Adel se demandait si ce n'était pas juste un moyen de le retenir. Il se méfiait de l'avocat, oui, clairement. Il n'était pas fou, il le connaissait, à force. Pas parfaitement puisqu'il ne savait pas distinguer s'il mentait ou disait la vérité, mais là, tous les doutes étaient permis pour Adel. Vérité ou mensonge, vérité ou manipulation, il n'attendait que de voir, que d'entendre, tout en partant du fait qu'il était plus que probable que Roman ne lui dise que ce qu'il voulait entendre. Plus calmement cette fois, il reprenait ;

Si cela n'avait été que ce soir, Roman, je ne t'aurais rien dis. Mais ces laisse-moi, ces lâche-moi, c'est tout le temps. Tu ne t'en es peut-être pas rendu compte, mais c'est constamment. Je n'ai plus la patience. Trouve quelqu'un qui aurait la patience de supporter ça, mais ça ne peut plus être moi, je suis à bout.

Maintenant qu'il avait vu ces larmes, il voulait tout de même s'avancer et l'enlacer, le tenir contre lui. Oui, même là. Il ne supportait pas les larmes, ça n'aidait pas à ce qu'il garde sa raison, il s'y efforçait pourtant. Tout n'était pas sorti mais il avait quand même plutôt bien vider son sac, à voir comment Roman allait digérer tout ce qu'Adel venait de lui sortir, surtout qu'Adel, habituellement si doux et prévenant, si gentil, était passé à une vraie furie. Pour se calmer avec son dernier discours bien que celui-ci soit encore piquant. Il n'appartenait qu'à Roman de voir comment il réagirait et prendrait ça. Quelle tristesse d'en être arrivé à ce stade.
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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go | Romandel   Jeu 15 Fév - 18:20


Should I stay or should I go
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Son monde qui s'écroule. C'est tout à fait la bonne formulation, il n'y en a pas d'autre possible. Pas alors qu'il se rend réellement compte d'à quel point il est accro à Adel, pas alors qu'il percute vraiment à quel point il peut aimer son compagnon. Parce que c'est ça finalement, ça ne peut pas être chose, il n'y a que ça pour expliquer dans quel état ça le fout de voir Adel s'éloigner mais surtout de le voir partir. C'est...Non. Il ne peut que secouer la tête de droite à gauche. Non, ce n'est pas vrai. Non ça ne s'arrête pas là. Ça ne se stoppe pas à la route. Ce n'est pas vrai chaton. Les mots restent pourtant coincés dans sa gorge, Roman n'arrive pas à lui répondre, à le lui dire tout ça. Puis Adel se remet à parler et Roman tombe de haut, de très haut, tout s'effondre autour de lui. Est-ce qu'il percute à quel point il a été aveugle ? Oui ça commence, mais pour lui tout allait bien entre eux. Alors qu'en réalité rien ne va, alors qu'il est à deux doigts de perdre Adel. Il le supplie, il en a les larmes aux yeux qui finissent par couler sur ses joues. C'est trop pour lui, Roman s'effondre, c'est la seconde fois que son masque vole en éclats devant Adel, ça le fracasse tout ce qu'il peut entendre. Ça le fout encore plus sûrement à terre que si Adel l'avait frappé. Cela lui brise le cœur en mille morceaux, il étouffe le russe alors qu'ils sont dehors, qu'il fait froid et que ce n'est pas l'air qui manque mais oui il étouffe. Il essaye de parler, de dire à Adel ce qu'il peut ressentir, il essaye de ne pas mélanger le russe et l'anglais parce que là il en est au stade où sa langue natale reprend de plus en plus le dessus. Il en bouffe ses mots à vaguement essayer d'être compréhensible pour Adel.

Roman essaye de parler, d'ouvrir son cœur, de dire ce qu'il ressent mais les vrais mots restent coincés dans sa gorge eux aussi. Pourtant il les a là dans sa tête, il les ressent dans son cœur, dans son âme, ils ne devraient pas être compliqués à dire ces mots là. Mais en fait si ils sont compliqués pour Roman, plus que compliqués même. Adel en rajoute une couche et le russe lui en lâche le bras et recule d'un pas puis d'un autre sous l'impact des mots qu'il peut entendre maintenant. Il n'arrive même plus à tout analyser, il entend tout oui mais ça le frappe tellement violemment qu'il n'arrive pas à réfléchir, il n'arrive pas à analyser les choses. Pas comme il l'aurait fait avant, pas comme il devrait le faire normalement. Non il ne peut pas perdre Adel, ça ne peut pas arriver, ça ne peut pas être fini, ce n'est pas possible. C'est le russe qui est dépendant d'Adel, à un point qui le heurte, qui lui fait mal. Ce ne sont plus des larmes mais des sanglots qui secouent Roman, c'est une crise de panique, quelque chose d'inconnu pour lui toujours si froid et stoïque. C'est pire que son masque qui vole en éclats, c'est lui tout entier, sa fierté, son ego, ses convictions, ce qu'il pensait être. La crise de panique, la vraie, celle qui l'empêche de reprendre son souffle totalement.

- Я тебя люблю.

Ah en russe, pas étonnant au stade où il en est que ça sorte finalement en russe. Les quelques rares fois où Roman a usé de ces mots c'était avec sa mère quand il était encore un jeune garçon.

- Я тебя люблю. Я влюбился в тебя.

Ce n'est pas comme ça qu'Adel va pouvoir comprendre mais il arrive pas à gérer Roman, il arrive pas à repasser à l'anglais pas alors qu'il panique, pas alors qu'il se prend tout la gueule. Tout ce qu'Adel lui a dit, lui a reproché, à lui faire comprendre les choses, à lui faire comprendre à quel point il a pu déconner...sans s'en rendre compte. Aveugle et idiot. Pas alors qu'il se prend aussi en pleine gueule la force de ses sentiments pour Adel et à quel point il est attaché à lui. Il faut qu'il soit à deux doigts de tout perdre pour le réaliser.

Il essaye tant bien que mal de reprendre son souffle, de se calmer. Roman recule d'un pas, essuyant comme il peut les larmes qui coulent sur ses joues, essayant de calmer ses sanglots. Ça ne passe pas, pas vraiment, il suffirait d'un rien pour qu'il s'effondre totalement, à en finir à genoux sur la route ou pire encore. Il respire rapidement, sourdement, difficilement, les jambes écartées, planté comme il peut debout sur la route.

- Je... Ah au moins un mot en anglais. « J't'aime Adel, j'suis tombé amoureux de toi. »

Il a au moins réussi à le lui dire de manière compréhensible, compréhensible pour Adel, en anglais quoi. Enfin normalement parce que ce n'est pas utile de préciser que son accent est à couper au couteau.

- Pardonne moi...pour tout.

Sa voix se brise, il arrive pas à faire plus, il arrive pas à dire plus de choses l'avocat à la langue toujours bien pendue. Mais c'est un vrai cri du coeur, c'est dans son regard tout ce qu'il est possible d'y lire, son coeur brisé et tout ce qui va avec. Pourtant il y a encore tellement de choses qu'il a envie de dire, qu'il doit absolument dire à Adel mais ça sort pas là, ça ne peut pas, faudrait déjà qu'il arrête de paniquer aussi violemment pour ça.
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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go | Romandel   Ven 16 Fév - 1:27


Should I Stay or Should I Go ?
It's so unreal, didn't look out below, watch the time go right out the window, trying to hold on, but you didn't even know. Wasted it all just to watch you go, I kept everything inside and even though I tried, it all fell apart. What it meant to me, will eventually be a memory of a time when I tried so hard and got so far but in the end it doesn't even matter. I had to fall, to lose it all but in the end, it doesn't even matter. In spite of the way you were mocking me, acting like I was part of your property. Remembering all the times you fought with me, I'm surprised it got so far. I've put my trust in you, pushed as far as I can go, for all this there's only one thing you should know...
A tout bien réfléchir, il n'a jamais vu Roman dans cet état là. A tout bien réfléchir, il ne l'a jamais vu aussi vulnérable. On pouvait feindre bien des choses mais cet état là ? C'est quand il se décidait à enfin le regarder, qu'il voyait son regard, qu'il comprenait qu'on ne pouvait pas être bon acteur à ce point là. La panique dans son regard ? Il la voyait. La douleur dans son regard ? Il la voyait. Il voyait tout. Même dans la pénombre, la lune aidait à les voir et... Bordel. Roman se mettait à parler en Russe et il n'y comprenait rien, lui, avait étudié l'allemand et le français, il avait même étudié le latin et avait quelque bases de gaélique. Mais le russe, là, il ne pigeait rien. Il allait se mettre à pleurer aussi, à continuer sur cette pente. Il avait les larmes qui montaient.

Avait-il cassé Roman, que celui-ci lui parle en russe alors qu'il savait pourtant qu'Adel ne le parlait pas ? Avait-il cassé Roman de le voir dans un tel état ? Cela lui brisait le coeur, plus encore qu'il ne l'était déjà. Quelle tristesse qu'il ait du en arriver à ça pour que Roman s'ouvre. Qu'il ouvre les yeux sur eux et ce qu'il se passait. Parce qu'il voyait ce masque tomber et exploser, justement. Le Roman qu'il avait sous les yeux n'avait absolument rien à voir avec l'homme qu'il côtoyait depuis des années.

Pourtant, il levait la main vers lui mais la rebaissait aussitôt. Il l'avait levée dans un geste réconfortant, comme s'il avait cherché à l'attirer contre lui pour l'enlacer mais il s'était ravisé. Ce geste tombant, c'était des mois à être repoussé au point qu'Adel ne savait plus ce qui était faisable et ce qui ne l'était pas, c'était vouloir l'enlacer tout en se disant qu'il allait être repoussé et donc qu'il allait encore être blessé, alors il avait baissé le bras aussitôt.

Il le voyait se dégrader, le voyait manquer d'air alors qu'ils étaient en plein air justement. Il savait ce qu'il se passait, pas besoin d'un diplôme en médecine pour voir qu'il était entrain d'étouffer, de faire une crise de panique. Ca non plus, on ne pouvait pas l'acter, c'était forcément vrai. Alors là, à nouveau, il se disait, mais quel dommage qu'ils en soient venus à ce stade pour que Roman réalise enfin. Mais s'il culpabilisait ? Oui et non. Oui, parce que le voir dans cet état l'affecter beaucoup. Non, parce qu'il avait tout fait et que gueuler et partir comme il venait de le faire, c'était la dernière option qu'il avait en main. Il avait vraiment tout essayé, avant, tout. Il ne lui avait resté que cette option là, gueuler et se barrer. Ou plutôt, se barrer et gueuler. Il regardait autour d'eux, aucun signe de cadavre ambulant, aucun signe de rien. Juste eux.

Adel se passait une main sur le visage, se frottait les yeux. Il avait besoin de réaliser ce qu'il se passait, de vraiment comprendre le bordel qu'il se passait, leur situation actuelle. Se battre avec lui-même et ses pulsions et toutes les fois où Roman l'avait blessé. Puis Roman parlait à nouveau et Adel se figeait totalement. Ce je t'aime tant attendu et... Ce je suis tombé amoureux de toi. Qu'il croyait ne jamais pouvoir entendre. Qu'il ne pensait jamais entendre de la part de Roman. Il les avait rêvé ces mots, il s'était imaginé tant de situations où il finirait par lui dire. Jusqu'à finir par se dire que cela ne viendrait jamais. Sauf que si, cela arrivait, il lui disait. Il pleurait, Adel. Il pleurait à chaudes larmes. C'était tout ce qu'il voulait et en même temps il en venait à douter, à se dire qu'il ne disait ça que pour le retenir. Tout en sachant qu'il ne pouvait pas feindre ces larmes. Il fondait en larmes devant cette révélation à laquelle il ne croyait plus. Et Roman en rajoutait, un pardonne moi, pour tout. Cette voix brisée, les réactions de son homme. Il pleurait, oui. Sa colère s'évanouissait, ou plutôt, se muait en tristesse.

Il hésitait, oui. Brisé pendant si longtemps, un peu plus chaque jour par les actions et inactions, les dits et non-dits de l'homme qu'il aimait. Il hésitait à s'avancer et saisir Roman, le tenir fermement contre lui. Mais il n'y arrivait pas, au début. Il n'y arrivait pas parce qu'il avait cette peur de se faire rejeter, repousser violemment. Oui, même là quand Roman lui disait pourtant qu'il l'aimait et lui demandait de le pardonner. Adel était presque conditionné. Figé sur ça. Être repoussé et ne jamais pouvoir s'en remettre. Il voyait pourtant la détresse de l'homme qu'il aimait.

Je t'aime, Roman.

A défaut de s'avancer, il lui soufflait au moins ces mots que seul lui méritait d'entendre. Mais il ne parvenait pas à s'approcher, il n'y arrivait pas. Ses pieds étaient comme collés au sol. Se battre avec ses vieux réflexes. Celui qui lui dit aussi de ne pas pardonner si vite, que Roman devrait encore comprendre. Mais Adel n'était pas sadique, n'était pas cruel. C'était pourquoi il n'en rajoutait pas. Il ne disait plus rien et il restait sur place plutôt que s'avancer vers lui. Il devait comprendre. Vraiment comprendre. Il se punissait lui-même à agir ainsi parce qu'il avait terriblement envie de l'enlacer, le tenir fermement contre lui, quitte à lui dire qu'il ne bougera jamais de là. Mais Adel regardait autour d'eux. Il voyait leur maison, au loin.

Je ne sais pas... Je ne sais plus... Je ne sais pas si j'y arriverai.

Il ne savait pas, ne savait plus. Il voulait lui pardonner mais son coeur était à vif et Adel pouvait se montrer très rancunier. Il avait été tellement blessé, il n'arrivait pas à passer outre, une voix dans sa tête le lui répétait. Ne pardonne pas trop vite. Cette même voix qui l'obligeait à rester sur place sans oser aller retrouver Roman, sans oser l'enlacer. Parce que cette voix lui répétait les fois, incalculables, où Roman l'avait repoussé alors qu'il avait essayé de l'approcher. Les grimaces qu'il avait fait, les réflexions qu'il lui avait fait. Cynique, dures. Tellement dures.

Mais je peux te dire ce que je sais et... Je sais que je t'aime, Roman. Depuis combien de temps ? Aucune idée. Est-ce que ça importe ? Là encore, aucune idée. Je sais juste que c'est là. Et que c'est pour ça que cette situation me bouffe à ce point. Parce que je tiens à toi et que je n'ai pas décidé de partir par plaisir mais parce que je n'arrivais plus à rien...

Il inspirait profondément, essuyant ses larmes avec la manche de sa veste.

Tu m'as demandé ce que je voulais et que tu le ferais, pas vrai ? Alors... Commence par me laisser t'aimer, déjà. Laisse moi t'aimer, laisse moi t'approcher...

Il n'avait plus les mots, à force. Il ne savait plus comment il convenait de parler à Roman. Les mots à dire ou ne pas dire. Il ne savait plus tout ça. Il ne comprenait plus rien. Comment s'y prendre, les mots à dire, les gestes à faire. Figé sur place, toujours. Il inspirait profondément à nouveau. Mais il restait à distance, toujours. Et ce qu'il détestait ça. Ce qu'il se sentait mal de rester si loin alors que sa seule envie était de le prendre dans ses bras, lui caresser le dos, embrasser son front, lui dire que tout irait bien. Qu'il était là. Mais non il n'y arrivait pas. Il aurait aimé le serrer contre lui si fort qu'il lui était permis. Si fort que possible. Mais Roman était si compliqué, si distant et en même temps, là, il lui semblait si vulnérable, lui semblait avoir besoin de ce rapprochement. Mais il n'y arrivait pas et ça le torturait. Il se disait qu'il sur-interprétait peut-être les réels besoins de Roman. C'était possible, après tout, c'était, apparemment, ce qu'il avait fait tout ce temps. Il avait besoin d'un signe, peut-être. D'un mot, de quelque chose. Quoi ? Aucune idée. Toujours dans l'idée qu'il ne savait plus ce qu'il avait le droit de faire ou non, ce qui était susceptible de lui valoir une moquerie ou non... Il n'avait tellement plus aucune force. Vidé. Cassé. Usé.
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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go | Romandel   Ven 16 Fév - 3:24


Should I stay or should I go
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Roman pouvait manier l'anglais à la perfection sans aucun accent, jamais on le dirait russe de naissance si on ne connaît pas son nom. Il le comprenait parfaitement, il était même devenu avocat et manipulait les termes juridiques avec brio. Il pouvait plaidoyer avec passion devant les jurés et les faire changer d'avis juste avec des mots et son air sûr de lui. Il est confiant en ce qu'il sait, il a une parfaite confiance en lui, jamais il n'a douté, pas une seule fois. Avant il n'y avait bien que quand il s'énervait que son accent ressortait mais jamais ô grand jamais il en est venu comme là à ne plus pouvoir trouver ses mots en anglais, à les sortir en russe. C'était aussi plus facile pour lui dans sa panique de le faire ainsi, de lui dire ce « je t'aime », ce « je t'aime, je suis tombé amoureux de toi ».

Roman n'avait jamais paniqué non plus, toujours maître de lui même, de ses réactions, ne laissant filtrer que sa colère et là tout vole en éclat et il étouffe, il tient à peine debout. Mais ce n'était peut-être pas que sur le coup, à cause de ce qu'il réalise en cet instant où sa vie s'effondre, c'est plus profond que ça, parce que oui Roman n'avait jamais craqué ainsi. Même plus jeune quand on se moquait de lui parce qu'il ne savait pas parler anglais, puis au lycée quand son homosexualité a été révélée au grand jour. Le russe a toujours tout pris sur lui et s'est fermé, donnant l'impression que rien ne peut l'atteindre, donnant l'impression qu'il s'en fout de ce qu'on peut dire de lui. Il s'était promis aussi de ne jamais s'attacher à personne, de toujours être libre, parce que s'attacher à quelqu'un veut dire le laisser entrer non seulement dans sa vie mais dans son cœur. C'était laisser trop de pouvoir à une autre personne et ce pouvoir Adel l'a pris sans même que Roman ne s'en rende compte. Ou peut-être que justement il s'en est rendu compte et a tout fait pour se détacher d'Adel, mais être tout le temps ensemble n'aide pas à une telle chose. Il n'avait plus que les mots et les attitudes pour arriver à garder le contrôle de ce qu'il peut ressentir.

Et là tout vole, tout éclate en mille morceaux parce qu'il voit tout cette fois, parce qu'il se rend compte qu'il est amoureux d'Adel. Que c'est profond, que c'est puissant, trop pour lui, qu'il ne peut plus se passer de son compagnon, de son homme comme il a essayé de le lui dire. Roman comprend que si Adel le quitte, sa vie sera vide, qu'il n'aura plus celui qu'il aime, celui qui arrive à le faire sourire et rire.

La crise de panique, celle qui vous fait étouffer, à ne pas vous laisser reprendre votre souffle, il essaye de se reprendre juste le temps d'arriver à parler en anglais, quelques mots, les plus importants. Mais il est cassé le russe là, il n'y arrive pas plus que ces mots là et cette demande de pardon. C'est à peine s'il arrive à rester les pieds plantés sur le sol sans tomber, il tremble le russe, il en a la tête qui tourne et le vertige. Il entend pourtant Adel lui dire ce « je t'aime », qu'il n'avait encore jamais dit jusque là. Il l'entend et le voit pleurer aussi et ça le fracasse encore un peu plus. Et oui il panique d'autant plus. Il n'arrive pas à plus alors qu'il est hors de contrôle, qu'il s'effondre oui, il cherche de l'air comme il peut. Ses sanglots qui repartent de plus belle, des hoquets, des larmes et plus de panique encore parce qu'il manque d'air. Il ne peut pas, il ne peut plus. Il aimerait lui dire que jamais il n'a voulu lui faire tant de mal, lui dire à quel point il a été con, reconnaître qu'il a sans doute été méchant. Mais que non il ne l'a jamais voulu, il aime trop Adel pour ça, il veut trop le protéger de tout qu'il en a oublié de protéger Adel de lui-même le russe.

Il arrive à hocher la tête aux derniers mots d'Adel, un oui tout ce que tu veux. Il a besoin de son homme près de lui là maintenant, tout de suite mais il ne peut pas faire un seul pas, un seul vrai mouvement alors qu'il n'aurait que quoi cinq ou six pas en avant à faire. Il ne peut pas en faire un sinon il va s'effondrer, c'est à peine s'il parvient à lever sa main et la tendre vers Adel. Un « viens, je t'en supplie », oui c'est un appel à l'aide muet mais il ne peut pas parler, c'est à peine s'il a de l'air qui entre dans son corps. C'est aussi un « promis, je ne te repousserais pas », il en serait juste incapable de toute manière mais peut-être que c'est également ça qu'a voulu dire Adel par laisse moi t'approcher.
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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go | Romandel   Ven 16 Fév - 4:44


Should I Stay or Should I Go ?
It's so unreal, didn't look out below, watch the time go right out the window, trying to hold on, but you didn't even know. Wasted it all just to watch you go, I kept everything inside and even though I tried, it all fell apart. What it meant to me, will eventually be a memory of a time when I tried so hard and got so far but in the end it doesn't even matter. I had to fall, to lose it all but in the end, it doesn't even matter. In spite of the way you were mocking me, acting like I was part of your property. Remembering all the times you fought with me, I'm surprised it got so far. I've put my trust in you, pushed as far as I can go, for all this there's only one thing you should know...
Il n'avait plus les mots, à ce stade. Il ne les cherchait plus non plus. Presque tout était dit. L'essentiel était dit. Et quel intérêt de continuer quand il voyait l'état dans lequel se mettait Roman ?

Ca l'inquiétait. Il ne redescendait pas. C'était de pire en pire, sous ses yeux. Il se sentait impuissant. Ce combat dans son esprit. Avancer ou rester sur place. L'aider en avançant ou en n'avançant justement pas. Oui, il a toujours, quelque part, l'image de Roman comme un enfant capricieux en pleine crise parce qu'il n'a pas ce qu'il veut et il aurait un instinct de ne pas céder. Mais il n'était pas aveugle ni bête à ce point, ce n'était pas juste une comédie que Roman lui faisait, pas juste un caprice... Mais un appel à l'aide.

Il lui dit. Laisse moi t'approcher. Laisse moi t'aimer. Laisse moi être moi. Et il le voyait hocher la tête, lui tendre le bras. Adel restait Adel. Il avait été énervé puis triste et là, il s'approchait à grandes enjambées pour prendre Roman dans ses bras, que l'attente cesse. Il le serrait contre lui, tellement fort. Trop ? Aucune idée. Il le serrait surtout. Devenir son appui, s'il le fallait.

Je suis là, hey... Roman ? Je suis là...

Il déposait un baiser sur sa tempe et se souvenait qu'il avait besoin d'air par la même occasion.

Ecoute, on va rentrer, d'accord ? Il fait très froid ici et ça pourrait être risqué. Laisse moi t'aider, hm ?

Le ton s'était nettement radouci. Il était prêt à le soulever s'il le fallait, pour le ramener dans cette maison qu'ils avaient trouvés et où ils avaient élus domicile. Laisse moi t'aider. Il lui demandait. Laisse moi faire, fais moi confiance. Ces choses là.

Mais il plaçait son bras dans le bas du dos de Roman, son autre main venant sur son visage, cherchant à le tenir d'un bras et essuyer ses larmes de l'autre. Même si cela coulait à nouveau juste après.

Je t'aime, Roman. Je suis désolé que les choses en soient venus là..

Il déposait comme il pouvait un baiser sur son front. Laisse moi t'aimer, laisse moi te soutenir. Mais c'était surtout lui rappeler qu'il l'aimait. Qu'il l'intègre bien, c'était peut-être le moment ou jamais après tout. Il voyait mal Roman marcher dans cet état mais il lui avait dit, il faudrait songer à rentrer quand même, rien qu'à cause du froid qui était de plus en plus rude à mesure que la nuit avançait. Puis l'obscurité qui pouvait cacher de potentiels cadavres ambulants. Puis, il s'excusait. Pardon de t'avoir fais pleurer, pardon que les choses aient dégénérés à ce point.

Toujours est-il qu'il avait fini par répondre à cet appel à l'aide et abandonner son idée de fuite, même s'il ne lui avait pas dit qu'il ne comptait pas repartir ensuite. Tout dépendrait finalement des réactions de Roman. S'il recommençait, il repartirait, sûrement. S'il trouvait la force à nouveau de le quitter, surtout maintenant qu'il comprenait qu'il ne lui mentait pas, qu'il l'aimait et qu'il les considérait comme un couple. Un couple. Et Roman qui lui avait dit être amoureux. Comment pouvait-il résister à l'envie de le garder contre lui, au juste ? Il aurait aimé l'embrasser mais il se contentait de le regarder soucieusement, caressant toujours sa joue avec son pouce.

Respire profondément... Ca va aller... Je suis là...

Il culpabilisait, ça y est était. Il se disait qu'il aurait peut-être du réfléchir avant de jouer au con comme ça à partir. Mais en même temps, bah, réfléchir, il n'avait fait que ça pendant des mois et on voyait où ça l'avait mené. Où ça les avait mené. Nul part. Peut-être que Roman avait eu besoin de cette confrontation au lieu qu'Adel aille constamment dans son sens pour éviter le conflit. Il le comprenait, maintenant. Il n'avait jamais su lui dire non, stop, merde, ces choses là. Juste ok, d'accord, faisons ça. Ah. Ca bouleversait tout, mais c'était une bonne chose, finalement. Roman s'était enfin ouvert à lui. Mais Adel pleurait sans s'en rendre compte, le voir dans cet état continuait de lui briser le coeur. Mon pauvre amour.
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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go | Romandel   Ven 16 Fév - 13:54


Should I stay or should I go
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Roman n'en rajoute pas, n'exagère pas, tout a explosé sans qu'il ne puisse rien y faire, sans qu'il parvienne à contrôler ce qui vient de lui tomber dessus. Au moins pour ouvrir les yeux, il les a ouvert, faut-il encore qu'il survive à sa crise de panique. Il ne risque pas d'y songer mais il ne sait pas ce qu'il peut faire pour que ça passe, il ne peut que tenter de reprendre pied sur la réalité. Il ne sait même pas si Adel va comprendre la signification derrière sa main qui se lève, c'est sans doute un réflexe que de le faire. Comme un la seule personne qui peut m'aider, c'est l'homme que j'aime.

Pourtant Adel semble comprendre et vient le prendre dans ses bras et Roman...bah Roman arrive à remonter ses mains contre son homme et à s'accrocher à lui de toutes les forces qui lui restent. Il s'agrippe à Adel comme si sa vie en dépendait, ce qui est un peu beaucoup le cas d'ailleurs, physiquement et mentalement. Si le russe entend ce que son compagnon lui dit, s'il sent le baiser contre sa tempe, il ne parvient pas à y réagir pas alors qu'il est littéralement agrippé à Adel. Que ses jambes ne le portent plus, qu'il lutte pour reprendre ne serait-ce qu'une bouffée d'air, pour essayer de calmer ses sanglots. Pas plus qu'il ne peut réagir à sa demande, rentrer il veut bien mais il ne peut pas bouger, pas alors qu'il a tout le poids de son corps entre les mains d'Adel. Que le blond le lâche et il fini vautré sur le sol, il en est là Roman, entièrement dépendant du bon vouloir d'Adel et pour une fois ça ne lui fait pas peur, ça ne l'effraye pas de s'en remettre à quelqu'un d'autre. Quant à la notion de froid, elle ne le percute pas là, il ne sent pas le froid, il ne sait même pas dire s'il a froid ou chaud, juste qu'il tremble, que ses jambes ne le tiennent plus, qu'il cherche son air et qu'il est accroché à Adel. Il entend le reste, il voit Adel sans le voir, respirer il veut bien mais ça bloque. Ce n'est sans doute pas la chose à faire mais Roman termine par appuyer son front contre l'épaule d'Adel.




Il lui faut de longues, très longues minutes pour arriver à récupérer une respiration à peu près correcte, autant de temps qu'il n'en faut à son cerveau pour arriver à lui faire sentir la chaleur du corps d'Adel contre le sien. Pour arriver à lui faire sentir l'odeur de son compagnon. Adel est là, bel et bien là, il ne l'a pas perdu, Adel ne l'a pas quitté, pas encore du moins. Lentement il arrive à se dire que s'il refait le con là par contre. Cette pensée le fait s'agripper encore plus à Adel, du moins si c'est possible de le faire encore plus. Sa respiration reste lourde, presque sifflante alors qu'il lui murmure un « je t'aime Adel », son accent est toujours là mais au moins c'est en anglais. Avant qu'il ne trouve refuge dans le cou de son homme, le visage niché contre lui, même si c'est pas le plus pratique avec les vêtements, surtout le manteau d'Adel mais il prend ce qu'il peut le russe.

Il lui faut bien encore deux bonnes minutes avant d'arriver à desserrer les lèvres une nouvelle fois sans avoir l'impression d'avoir les poumons en feu. Parce qu'il y a ça aussi, à peu près calmé mais à avoir manqué d'air, ses poumons le brûlent, il a la gorge sèche aussi.

- Je sais qu'on a encore des choses à se dire mais on peut le faire ailleurs, s'il te plaît ?

Roman qui est poli, oui tout à fait. Roman qui demande quelque chose à Adel au lieu de lui imposer, comme quoi tout arrive. Et ce n'est pas que parce que ses jambes ne le portent toujours qu'à peine qu'il le lui demande.
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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go | Romandel   Ven 16 Fév - 21:49

Il avait beau être médecin, il se sentait impuissant face à la crise de Roman. Il savait ce qu'il faudrait faire mais il bloquait. Lui parler, lui changer les idées, le faire parler un peu, il était déjà à l'air frais, donc, que faire de plus ? Le mettre sous l'eau froide ? La maison était plus ou moins loin, il avait marché vite et loin pendant plusieurs minutes.

Enfin, il le tenait, le soutenait. Il avait même carrément l'impression de le porter mais qu'importait, il était là, maintenant. Il le laissait s'accrocher à lui, à croire que sa vie en dépendait avec la façon dont il le tenait, le serrait. Ca n'allait pas aider Adel à ne plus chialer. Au final, il ne pouvait que caresser son dos, sa nuque, le laisser se calmer de lui-même en le gardant précieusement et fermement dans ses bras. C'était curieux comme pour une fois, c'était lui qui était fort pour deux, c'était lui qui tenait Roman et non pas l'inverse. Pour la première fois depuis qu'ils se connaissaient, en fait. Cela lui faisait bizarre mais il n'allait rien dire contre. Il n'avait surtout pas le choix et il n'avait pas pensé que partir les mènerait vers cette situation là. Roman qui était en réalité fragile, sous sa carapace d'homme dur et distant. Il l'avait toujours su, jusqu'à finir par croire ces derniers temps qu'il l'avait juste rêvé, fantasmé. Mais non, il était bien là, l'homme réceptif. L'homme, tout simplement. Il le sentait se calmer peu à peu, reprendre son souffle. Il ne pouvait rien faire sinon attendre que ça passe et le tenir fermement, oui.

Il finissait même par lui répondre, ce je t'aime Adel qui faisait sortir de nouvelles larmes. Ces mots tant attendu qu'il ne se lassait pas d'entendre, ce "enfin" qu'il gardait pour lui en serrant Roman davantage contre lui. Il le laissait se nicher dans son cou, frémissant au souffle chaud qu'il sentait contre sa peau. Merci, bordel, merci. Qui remercier ? Aucune idée. Dieu, sûrement. Sa patience avait peut-être été mise à rude épreuve au moins d'exploser mais voilà sa récompense. L'homme qui l'aimait, l'aimait en retour. C'était réciproque. Ils s'aimaient et pouvaient enfin se le dire. Cela pouvait vraiment devenir eux contre le reste du monde. Cela pouvait vraiment devenir un eux , surtout. Là encore, quelle tristesse d'avoir à en venir à un tel désespoir et une telle douleur pour que cela éclate enfin.

Oui, on peut.

S'il fallait le porter jusque là-bas, ainsi soit-il. C'était là que tout ce temps de musculation à porter des poids toujours plus lourds, était utile. Continuer à s'entraîner tout ce temps pour s'occuper l'esprit, ça servait aussi, la preuve. Alors en venir à soulever Roman, en plus du sac, ça allait être compliqué, mais pour quelque mètres, il pouvait largement le faire. Il le plaçait juste de manière à ce que le bras de Roman soit autour de ses épaules et que lui puisse le passer en dessous des siens. Ainsi Roman pourrait marcher quand même mais si ses jambes ne voulaient pas suivre le mouvement, il pourrait toujours s'appuyer sur Adel. Avec son sac sur le dos, Adel ne pouvait pas faire autrement et ses vestes empêchaient bien des mouvements, comme si fort était-il, il n'aurait pas pu porter dans ses bras ou sur son épaule, Roman.



Bref, il avait marché ainsi jusqu'à parvenir à la maison. Un cadavre ambulant était loin derrière eux et traînait du pied au sol, une de ses jambe semblait presque brisée et tenir par il ne savait quel miracle, comme il ne savait par quel miracle il arrivait encore à avancer sur ses deux jambes mais la vision l'avait écoeuré. Il avait porté ainsi Roman jusqu'à leur actuel-chez-eux, jusqu'à le poser dans le canapé et aller fermer la porte et placer, par une curieuse précaution, un meuble devant la porte. Allez savoir. Il avait retiré son sac et l'avait posé dans l'entrée, avait même retiré sa veste pour la reposer sur le porte manteau. Il séchait ses larmes d'un revers de main, inspirant profondément. Que voulait dire Roman, quand il disait qu'ils avaient encore à parler ? Il retournait, le pas traînant, vers le canapé où il avait posé Roman. Pas certain de vouloir vraiment en discuter après tout ce qu'il venait de se passer. Il hésitait. Mais il s'asseyait sur le siège en face de Roman.

De quoi... De quoi veux-tu qu'on parle ...?

Roman qui voulait parler, même s'il était perplexe et hésitant, il n'allait pas cracher là-dessus, vu que c'était très rare, trop rare. La porte était ouverte, il valait mieux s'engouffrer à l'intérieur avant que la porte ne se referme, pas vrai ? Il s'essuyait les yeux encore, le gros coup de barre, maintenant, la grosse claque, la grosse fatigue.

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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go | Romandel   Ven 16 Fév - 23:44


Should I stay or should I go
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Tout du long, Roman aura malgré tout entendu les larmes d'Adel sans rien y pouvoir y faire, ça lui faisait mal oui bien sûr mais sur le coup il ne pouvait rien y faire. Finissant par lui redire ce « je t'aime » la seule chose qu'il peut faire mais surtout il en a envie, avant de lui demander s'ils peuvent aller ailleurs, sous-entendu aller « chez eux ». Il a juste du mal à se décrocher d'Adel, la peur qu'il puisse s'écarter de lui sans doute, pourtant il se laisse faire, il laisse Adel le soutenir. Il parvient à tenir assez sur ses jambes pour ne pas s'écrouler et entraîner Adel. À progresser jusqu'à leur maison, essayant du mieux possible de ne pas faire porter tout son poids à son compagnon. Le russe pourrait donner l'impression d'être une poupée de chiffon dans les mains d'Adel vu la facilité à laquelle il se laisse être posé dans le canapé. Un frisson glacé lui parcoure l'échine quand son homme s'éloigne, encore cette crainte qu'il ne reparte et là il ne pourrait y faire grand chose. Roman suit ses mouvements autant que possible, s'essuyant les yeux et les joues avec les manches de sa veste qu'il termine par ôter. Ce qui n'était peut-être pas une bonne idée, il a froid maintenant. Arrivant à bouger sur le canapé pour attraper une bouteille d'eau qui traîne sur la table basse et à boire un peu, calmant sa gorge. Finissant par se caler sur le canapé, les jambes repliées dessus, appuyé à moitié sur le dossier et à moitié sur l'accoudoir, donnant sans doute l'air d'être un petit garçon vulnérable

Adel revient et s’assoit en face de lui. Ah. Bon d'accord, si Adel veut être en face et pas collé à lui tant pis. Il vient caler la bouteille d'eau contre lui tout en observant son homme. Hochant la tête à ce que lui dit Adel, même si ce n'est pas vraiment de quoi il veut parler mais surtout ce qu'il veut dire. Tant qu'il a le courage de le faire, celui de s'ouvrir, ce n'est pas dit que s'ils laissent passer quelques heures ou la nuit, il pourra encore arriver à le faire.

- Je n'ai jamais voulu...

S'ouvrir et parler. Il se le répète en boucle. Sa voix qui est plus que rauque et encore cassée mais il doit le faire. S'ouvrir et parler, c'est important, c'est vital même. Commencer par le début aussi, ça peut être pas mal et ne pas regarder Adel tout en se lançant, ça peut aussi l'aider.

- C'est arrivé lors de ta fête, celle pour ton diplôme. C'est là que tout a basculé, je me suis perdu dans nos conversations, dans notre bulle, ce n'était pas que de la drague mon comportement, je comprenais pas pourquoi, ce qu'il se passait. Tout au début, tu étais un défi pour moi, celui de t'avoir, tu aurais cédé à ce moment là, oui il n'y aurait rien eu de plus. Mais ta fête a tout changé mais je ne le voyais pas. Je ne voulais pas le voir, je l'ai compris que tout à l'heure en fait. Je voulais rien voir tout du long, je voulais pas m'attacher à qui que ce soit, je me l'étais promis. Je m'étais promis de ne jamais laisser qui que ce soit avoir ce pouvoir là sur ma vie.

Qu'est-ce que c'est passionnant de jouer avec un fil qui dépasse de l'accoudoir du canapé.

- Je ne voulais pas laisser quiconque pouvoir me blesser, pouvoir me diriger. Je voyais ça comme ça, m'attacher à quelqu'un voulait dire souffrir encore une fois. Et puis tu es arrivé dans ma vie et tu as tout chamboulé, c'est venu petit à petit mais c'est à ta fête que j'ai commencé à m'attacher à toi mais je voulais pas. Je voulais pas le voir, je le voulais pas tout court. Je voulais pas te faire du mal, je l'ai jamais voulu Adel, je veux te protéger de tout, que rien ne te blesse et c'est de moi que c'est venu. Je voulais me protéger moi sans en avoir conscience mais c'était trop tard, je suis tombé amoureux de toi sans rien pouvoir y faire et je t'ai fait du mal. Ça excuse rien mais j'ai compris à quel point j'ai été un connard avec toi, je t'assure que je ne l'ai jamais voulu, pas une seule fois. J'ai compris que l'amour ça ne veut pas dire souffrir, ça ne veut pas dire se laisser diriger, je le voulais pas pour moi et je te l'ai fait.

Bah voilà le fil est arraché de l'accoudoir et Roman le triture entre ses doigts. De nouveau les larmes qui montent à ses yeux avant de rouler sur ses joues.

- Je peux pas te promettre de changer sur tout même maintenant en ayant ouvert les yeux, je sais même pas si tu pourras me pardonner...Mais je peux te promettre de ne plus te repousser, plus jamais, surtout que je les aime tes câlins et tes baisers, je sais juste pas si je pourrais totalement te les rendre. Je peux pas te promettre de vraiment arrêter de tout surveiller mais je peux te promettre que j'ai confiance en toi, depuis longtemps et ça c'est quelque chose que je savais déjà. Je peux te promettre d'arriver à te laisser faire plus de choses mais pas de ne plus m'angoisser pour toi, ça je pourrais pas, parce que je t'aime comme tu es Adel, même si tu es trop sensible, j'aime ça chez toi, je veux pas que ça change. Le pire c'est que je le sais que tu as besoin de tout ça mais je le vois pas forcément, tu as dit que tu devrais pas à avoir à me demander un câlin mais fait le quand même ou viens, je ne te dirais rien, je ne te repousserais pas, je te le promets chaton.

Il a parlé aussi vite que possible le Roman, la peur de se faire interrompre certainement alors qu'il a trouvé le courage de se lancer. Sauf qu'il ne trouve le courage de reporter son regard sur Adel qu'une fois qu'il a terminé, un peu effrayé par ce qu'il pourrait lire sur le visage de son homme.
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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go | Romandel   Sam 17 Fév - 3:34


Should I Stay or Should I Go ?
It's so unreal, didn't look out below, watch the time go right out the window, trying to hold on, but you didn't even know. Wasted it all just to watch you go, I kept everything inside and even though I tried, it all fell apart. What it meant to me, will eventually be a memory of a time when I tried so hard and got so far but in the end it doesn't even matter. I had to fall, to lose it all but in the end, it doesn't even matter. In spite of the way you were mocking me, acting like I was part of your property. Remembering all the times you fought with me, I'm surprised it got so far. I've put my trust in you, pushed as far as I can go, for all this there's only one thing you should know...
C'est lourdement qu'il s'asseyait dans ce fauteuil. Il aurait pu aller à côté de Roman mais ça n'aurait pas été pareil. Il voulait l'avoir en face, le regarder droit dans les yeux. Ne pas se laisser amadouer par des baisers, des câlins et au final ne jamais avoir cette conversation alors qu'il savait qu'ils en avaient plus que besoin. Ce qui n'était pas facile pour lui non plus, qu'on se le dise, parce qu'il avait grande envie de se rapprocher de lui et dire merde à leur conflit.

Il laisse Roman aller à son rythme, attendant patiemment, il n'était plus à quelque minutes près. Il le regardait, l'écoutait, attendant qu'il se décide à aller plus loin que "je n'ai jamais voulu". Attends. Pourquoi il lui parlait de la fête ? Il la visualisait parfaitement, cette fête, ce rapprochement entre eux. Avant, cela avait été des plaisanteries, des sous-entendus et des regards lourds de la part de Roman puis il est vrai qu'à cette fête, ils avaient été dans cette bulle rien qu'à eux. Avec le recule il avait mis ça sur le compte de l'alcool et du charme efficace de Roman. Ils avaient tellement discutés ce soir là puis ils avaient faillis s'embrasser, c'était à deux doigts de se faire, jusqu'à ce qu'il réalise et qu'il le repousse. Il avait cru que c'était juste le charme de Roman, qu'il était juste comme ça. Avec lui comme avec n'importe qui. Cela avait marché sur lui, cela avait marché presque pleinement, il s'était presque laissé avoir et il ne saurait dire comment il avait eu cet élan de lucidité alors qu'à cette époque, il se souvenait bien, même en dépit de l'alcool, qu'il avait désiré goûter aux lèvres de Roman, juste pour savoir ce que cela faisait, quel goût avaient ses lèvres. Juste ça. Mais il avait réussi à se reculer juste avant le moment fatidique, oui, il s'en souvenait. Mais il lui avouait tout de même avoir été un défi pour lui et que s'il avait craqué, il n'y aurait jamais eu de suite. Cela confirmait donc ses pensées, il avait eu raison de se fier à son intuition. Puis il continuait à écouter. Je m'étais promis de ne jamais laisser qui que ce soit avoir ce pouvoir là sur ma vie. Qu'avait-il pu arriver à Roman pour qu'il en soit arrivé à ce stade là ? A se reculer de la sorte, se priver de toutes ces choses comme l'affection, l'amour ? Il se le demandait, avait-il été traumatisé, avait-il mal vécu une rupture amoureuse, avait-il été trahi ? C'était curieux pour Adel d'en venir là comme ça, à un tel stade de repousser quelqu'un.

Il n'avait donc pas sur-interprété le comportement de Roman, il se protégeait bel et bien. C'était pour ça qu'il avait repoussé Adel tout ce temps, se protéger. Adel n'avait pourtant jamais rien fait qui pourrait faire croire à Roman qu'il n'était pas digne de confiance mais, soit, c'était sûrement incontrôlé, il n'avait pas du le vouloir. Ni faire exprès. Il pouvait comprendre. C'était blessant mais il pouvait comprendre ce qui avait poussé Roman à ce stade, c'était ce qu'il s'était imaginé venant de lui tout ce temps, qu'il ne baissait juste pas sa garde et essayait de se protéger, c'était inutile mais, oui, il ne devait pas s'en rendre compte. Il le disait d'ailleurs, que c'était limite instinctif. Le regard d'Adel était posé sur Roman tout du long, cherchant son regard alors que Roman était visiblement occupé avec un fil. Adel ne savait pas quoi faire de tout ceci, juste qu'il n'allait pas l'interrompre pour une fois qu'il s'ouvrait à lui, qu'il pouvait l'entendre se confier.

Il finissait juste par se lever de son fauteuil. Il était chamboulé. Il s'avançait lentement jusqu'à Roman, allant même jusqu'à s'agenouiller devant lui et poser ses mains sur ses jambes. Encore que ce geste, le toucher, il mettait un certain temps d'analyse pour le faire.

Je ne t'ai jamais demandé de changer, mon amour. Je ne te l'ai jamais demandé et ne te le demanderai pas. Je suis tombé amoureux de toi parce que tu étais ainsi, parce que je savais que tu te protégeais juste mais que dans le fond, tu étais plus tendre que ça. Mais avec le temps, j'avais tellement peu de preuve de ça, mais tellement plus de preuve que tu étais juste froid et distant que j'ai fini par me faire une raison, me faire à l'idée que je n'étais rien de plus qu'un passe-temps, un défouloir, que c'était plus pratique pour toi sur la route d'avoir quelqu'un qu'être tout seul, que ce soit pour se relayer, pour chercher de la nourriture, pour tuer ou pour coucher. Pourtant j'ai souvent pensé à la fois où tu m'as embrassé quand je m'approchais trop de ce type, là. Je me suis dis que tu agissais comme ça parce que tu tenais vraiment à moi. Puis tu m'as tellement repoussé que je ne savais plus, à force. Mais j'aime tes baisers, j'aime tes câlins, mais je ne peux pas te les réclamer parce que ça ne serait pas naturel si c'était à moi de te les demander. Cela doit venir de toi, parce que tu as envie de le faire, pas parce que je te l'ai demandé. Je ne suis pas compliqué, je ne crois pas en tout cas. Tu peux me prendre dans tes bras quand tu le souhaites, m'embrasser quand tu le souhaites, il n'y a pas de moment pour ça, à mes yeux.

Il se relevait pour venir s'asseoir à côté de Roman. Il hésitait, le regardait. Il hésitait entre juste rester là, droit, à attendre une réaction de Roman ou l'entraîner dans ses bras. Il hésitait beaucoup, oui, puis se décidait finalement à glisser un bras autour de lui, puis le second. Et après encore quelque secondes, l'entraîner contre lui et le serrer légèrement.

Cette soirée, cette fête que tu mentionnes, était particulière il est vrai. Nous étions dans une bulle, la notre. Nous parlions de tout et de rien, on apprenait à se découvrir. J'ai cru que c'était l'alcool qui faisait ça, que c'était aussi simplement un jeu de charme que tu faisais et je pensais qu'idiot que j'étais, je tombais dans le panneau et que je n'arriverai pas à me défaire de ce piège. Je t'en ai voulu après cette soirée car j'ai toujours été quelqu'un de loyal et fidèle en amour et pourtant tu as failli me faire dépasser un stade que je ne voulais pas franchir. J'ai souvent été tenté de te dire oui, après tout, cela aurait été quelque heures et nous serions passé à autre chose. Mais je savais surtout que tu serais le seul à passer à autre chose et que j'aurais été complètement foutu. J'ai vu ton manège, oui, j'ai vu à quoi tu jouais tout ce temps. Puis tu as tout arrêté, soudainement et je me suis senti tellement vide. J'ai cherché le contact de mille et une façon. C'est horrible à dire car je pensais aimer Richard mais avec le recule j'ai du tomber amoureux de toi déjà là. Toutes tes intentions, nos appels, nos petits sms même juste pour se souhaiter une bonne journée ou une bonne nuit... J'y avais pris goût. Mais à l'époque je songeais juste que ce ne serait que passionnel, l'histoire d'un soir pour toi et que tu m'oublierais aussi vite, je savais que je n'aurais pas pu m'en remettre. J'aurais fini par quitter Richard et j'aurais mis du temps à me remettre. Un coup d'un soir ne valait pas tout ça. Tu l'as dis, je suis trop sensible.

C'était dit, au moins, puisque l'heure était aux confidences. Il déposait un baiser sur le front de Roman, hésitant, de peur que ce soit trop pour Roman et qu'il le repousse.

Le pire, c'est que je vois comment tu agis au quotidien. Je vois tes actions. Je vois tes efforts, je sais que si on peut manger, c'est parce que tu t'es cassé le cul à nous trouver ça, pareil pour ce toit. Je sais aussi que sans toi je n'aurais pas survécu jusque là. Mais j'ai fini par croire que tu me gardais en vie juste par lubie, juste pour ne pas être seul et ça m'a fait mal, tellement mal. J'étais complètement perdu entre ce que tu faisais et ne faisais pas, les efforts que tu faisais pour notre confort et pourtant le fait que tu me repoussais sans cesse. J'ai essayé de t'en parler tellement de fois mais tu refusais alors ce soir, c'était ma dernière solution que partir, j'ai cru que ça ne s'arrangerait jamais. Je ne pensais pas que tu te mettrais à pleurer et que tu craquerais comme ça...

A nouveau, il déposait un baiser sur son front, toujours si hésitant. Il essayait de parler calmement mais il restait bouleversé par tout ça, surtout par le fait que Roman se confiait enfin, lui parlait enfin. Alors il trouvait important de lui expliquer les choses pour qu'il n'y ait plus de malentendu. Il embrassait à nouveau son front, bien que ses lèvres cherchaient un tout autre contact. Contact qu'il cherchait de lui-même en fin de compte, quand l'une de ses main le relâchait pour plutôt entraîner son visage contre le sien et l'embrasser. Mais ça n'était pas lui, prendre ce genre de devant, il était très affectueux mais il préférait surtout recevoir ces gestes d'affection, autant dire qu'avec Roman, il était plutôt mal barré. Il reculait doucement son visage. Roman ne l'avait pas repoussé mais l'idée qu'il le fasse malgré tout, lui trottait sérieusement.

Si tu sais ce dont j'ai besoin, pourquoi te prends-tu la tête ainsi ? Cela n'a rien de compliqué, un baiser. Un câlin. Mais nous avons le temps, nous n'avons même plus que ça, du temps, alors, on ira par étape. Tu viens tout juste de te rendre compte de tout ça, laisse toi encore un peu le temps pour le reste. Maintenant que je sais tout ça, je peux attendre. Je peux attendre que tu te décides, que ça vienne de toi. J'attendrai, d'accord ? Mais en attendant, ne m'en veux pas quand je te prends dans mes bras et t'entraîne contre moi, ne m'en veux pas quand je t'enlace ou te vole un baiser...

Rien de pire qu'être repoussé de l'homme qu'il aimait, rien de pire qu'être repoussé comme s'il n'était rien d'autre qu'un mec chiant et collant qu'on ne voulait pas laisser approcher. Il était encore traumatisé de ça, l'air de rien, qu'être autant rejeté. Ca lui restait sur le coeur.

Laisse moi aussi le temps, d'accord ? J'ai besoin de temps aussi, pour réfléchir à tout ça.


Pour le pardonner, il lui faudrait du temps, le temps qu'il fasse un gros travail sur lui-même. Roman pouvait lui dire qu'il ferait des efforts pour ne plus le repousser, Adel en était au stade ou le moindre soubresaut, le moindre mouvement de recule aurait pu le pousser à partir et abandonner. C'était lâche, peut-être, mais il en était arrivé à ce stade où il ne supportait plus d'être repoussé de la sorte. Oui, traumatisé, tout était ressorti d'un coup.
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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go | Romandel   Sam 17 Fév - 16:36


Should I stay or should I go
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Roman en aurait presque soupiré de soulagement qu'Adel ne l'interrompe pas, il ne sait pas s'il aurait eu le courage de reprendre derrière. Oui, il parle bien de courage, c'est plus que difficile pour lui de s'ouvrir, d'expliquer les choses surtout des faits qui ne lui sont vraiment apparus que ce soir. Lent à la détente sur ce coup là l'avocat mais au moins il a ouvert les yeux. Laissant Adel approcher, se mettre en face de lui et poser ses mains sur lui, restant à l'écouter attentivement, marquant certains passages de petits signes de tête pour montrer son accord ou son désaccord à ce que son homme lui dit. Comme, non tu n'est pas qu'un passe-temps ou un défouloir, oui je tiens vraiment à toi. Roman garde son regard sur Adel tout du long analysant aussi le reste, pas de moments pour ça, pas à ses yeux. D'accord mais ça ne rend pas les choses plus simples pour le russe.

Adel décide de venir s'asseoir à côté de lui et Roman déplie ses jambes de sur le canapé, tourné vers son compagnon. Le langage du corps comme on dit, une posture ouverte vers l'autre au lieu de celle défensive qu'il adopte la plupart du temps instinctivement. Là non, il est tourné vers Adel, réceptif à son homme, ouvert prêt à l'écouter encore. Se laissant entraîner contre Adel, sans résistance aucune, sans être à moitié tendu comme il peut l'être d'habitude, allant même jusqu'à passer un bras autour de lui après quelques secondes de réflexion. La soirée et comment Adel a pu prendre les choses, Roman continu d'analyser les choses, ses larmes se stoppant à mesure qu'il arrive à réfléchir. Même s'il prend conscience de nouvelles choses le concernant, concernant son comportement ou ses actions, c'est plus qu'aveugle qu'il a été à ce stade là mais comme il l'a dit à Adel, il ne contrôlait rien. C'était instinctivement qu'il a cherché à se protéger. Il ne repousse pas plus son homme au premier baiser sur son front qu'au second, il continu juste de tout écouter attentivement. Est-ce que ça se voit qu'il est réceptif à ce qu'Adel lui dit ? Il n'en a aucune idée mais il l'est. Au moins Adel voit-il les gestes de Roman, il en était venu à douter le russe. Le baiser, bah le baiser Roman le lui a rendu, venant lui l'embrasser une fois qu'Adel ne dit plus rien, cherchant à le faire durer un peu. Un baiser, c'est simple ça, c'est facile, c'est naturel pour Roman, il faut juste qu'il arrive comme là à les initier hors d'un lit.

C'est en pensant à cela, qu'il se redresse dans le canapé, allant doucement dans ses mouvements pour ne pas qu'Adel pense qu'il se recule ou le repousse. Il se redresse pour venir se mettre à califourchon sur son compagnon. Si la position a une connotation sexuelle ? Oui bien sûr que oui mais Roman ne le fait pas pour ça. Enfin pas pour obtenir plus mais pour être dans une situation plus simple pour lui, plus facile à gérer qu'un câlin. Attrapant les mains d'Adel pour qu'il les passe autour de lui avant que Roman ne vienne poser ses mains dans le cou de son homme.

- C'est plus facile pour moi ainsi chaton. Parce que si les câlins c'est compliqué, les baisers aussi ça reste plus compliqué, du moins de les initier moi. Je ne sais pas faire, je n'en ai pas l'habitude. Il n'y a qu'au lit où j'y arrive facilement, où ça vient tout seul, où je parviens à être doux et tendre. Il n'y a que quand on couche ensemble que je sais le faire, tu n'as jamais été un défouloir ou un objet sexuel, pas une seule fois. Parce que même si j'aime le sexe, j'ai toujours envie de toi, de ton corps, ça ne m'était jamais arrivé avant. Je me lassais toujours en plus de pas vouloir m'attacher mais pas avec toi, je ne me lasse pas de toi, de nos baises comme tu dis. De ton corps contre le mien, de ta chaleur, de ton odeur, de tes mouvements, des sons que j'entends quand on le fait, ça me rend fou à chaque fois. Je comprends juste que c'est parce que je t'aime, que ça me fait tout ça et c'est beau. Mais c'est inédit pour moi, ça reste une sensation étrange mais ça me fait pas peur Adel.

Sans y faire attention, tout en parlant Roman s'est mis à caresser le cou d'Adel tout en douceur et cette fois sans détourner le regard.

- Ce qui me fait peur, c'est que si tu as déjà assez attendu, je ne veux pas te faire attendre plus. Je veux plus que ça arrive mais je sais pas faire chaton, j'ai pas l'habitude des câlins et des baisers, même petit j'en avais pas l'habitude. Ma mère m'embrassait sur le front des fois, me disait qu'elle m'aimait et je le lui disais aussi. Tiens, ça aussi, c'est sorti en russe parce que je paniquais tout à l'heure mais pas que, il y a aussi que je ne l'avais jamais dit qu'à ma mère et en russe. Mais oui des fois ça arrivait, c'était rare parce que ma famille fonctionnait ainsi, par des petites attentions, veiller que les autres aient ce qu'il leur faut. En ramenant à manger, en travaillant deux fois plus pour mes parents, ils étaient pratiquement jamais là, ils le faisaient pour moi, je savais comme ça qu'ils tenaient à moi. Je crois que c'est pour ça, que je veille autant sur toi, à ce que tu aies tout ce qu'il te faut même ce que tu demandes pas, que c'est aussi pour ça que je cherche à te protéger de tout. Je savais que je tenais à toi, c'était ma manière de te le montrer, j'avais juste pas compris à quel point je tiens à toi, fin je voulais pas le voir surtout mais oui c'est ma manière de le dire.

Il y a plein d'autres choses qu'il aurait pu dire sur ses parents mais Roman les occulte pour ne pas se perdre, pour continuer à expliquer à Adel ce qu'il en est. Il reste réceptif, sincère à s'ouvrir aussi mais en réfléchissant un poil plus. Réflexion qui le mène sur un nouveau point.

- Tu vas avoir du mal à me croire mais je me rends compte que depuis le début de toute cette merde et même avant, j'ai pas regardé un seul autre mec. Enfin regardé si mais pas à me dire je me le ferais bien celui-là. J'aurais dû le voir plus tôt, m'en rendre compte plus tôt de tout ça, que j'agissais plus comme je le faisais jusque là. Ou le voir à notre premier baiser, ça a été tellement violent la bouffée de jalousie, de possessivité qui m'a pris. Pourquoi j'ai pas pu mettre ma putain de fierté de côté ? Pourquoi j'ai pas voulu voir tout ça avant ? Je suis désolé chaton, tellement désolé de tout ce que je t'ai fait endurer.

Sa voix se casse de nouveau en prononçant ces derniers mots et Roman est dans cet élan, cet état à fleur de peau, où cette fois c'est lui qui vient embrasser Adel. Essayant de faire durer un peu ce baiser, c'est presque désespéré, comme s'il craignait que ça soit son homme qui le repousse cette fois. Tellement plus compliqué que ce qu'il n'y paraît ce qu'il se passe dans la tête du russe.
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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go | Romandel   Dim 18 Fév - 4:18


Should I Stay or Should I Go ?
It's so unreal, didn't look out below, watch the time go right out the window, trying to hold on, but you didn't even know. Wasted it all just to watch you go, I kept everything inside and even though I tried, it all fell apart. What it meant to me, will eventually be a memory of a time when I tried so hard and got so far but in the end it doesn't even matter. I had to fall, to lose it all but in the end, it doesn't even matter. In spite of the way you were mocking me, acting like I was part of your property. Remembering all the times you fought with me, I'm surprised it got so far. I've put my trust in you, pushed as far as I can go, for all this there's only one thing you should know...
Alors les voilà enfin à parler de tout ça. Il avait cessé d'y croire, lui, l'optimiste. Il avait cessé de croire qu'ils pourraient un jour parler de tout ça, pensant que Roman était ainsi, qu'il s'en moquait bien. Il lui avait dit, là-dehors. Qu'il pensait n'être qu'un objet, bon qu'à subir les caprices de Roman. C'était un sacré choc de voir qu'il avait raison depuis le début, qu'il aurait juste du s'accrocher davantage ou alors mettre un stop davantage en voyant le comportement de Roman, sauf qu'il n'avait jamais osé hausser le ton, il n'avait que très peu osé le confronter, préférant obtempérer. S'il avait su... Si seulement il avait su plus tôt.

C'était pouvoir le prendre dans ses bras sans le sentir se tendre, signe qu'il n'appréciait pas, c'était pouvoir le tenir contre lui sans que Roman soit tendu, peu réceptif, ronchon. Roman passait même un bras autour de lui. Woah. Ils s'écoutaient parler, aussi, patiemment. Roman ne lui avait pas autant parlé depuis leur soirée, à bien y réfléchir, celle qu'il mentionnait justement. Même au téléphone quand ils s'appelaient ce n'était pas si long ni concis. Cela lui faisait du bien, beaucoup de bien. Il pouvait aussi constater que ce qu'il disait, était entendu, puisque Roman lui rendait son baiser, baiser qu'il ne pouvait que chercher à prolonger tant c'était agréable après tout ce conflit.

Il laissait ensuite l'homme qu'il aimait s'installer sur lui, à califourchon, comme il le laissait prendre ses mains et les placer. Trop respectueux, Adel les avait d'abord posé dans son dos. Il ne comprenait pas forcément pourquoi cette position mais il le laissait faire, c'était peut-être un des seul moyen que Roman avait en tête pour qu'ils se rapprochent ? Aucune idée.

A nouveau, il se confiait. Alors Adel restait silencieux pour l'écouter parler, dans un premier temps. Toujours si surpris de tout ce que Roman pouvait soudainement lui confier après des mois de silence complet. Ce qu'il lui confit le surpris, oui. Que ce n'est pas juste sexuel entre eux et qu'il ne le voit pas comme un objet, il était heureux de l'entendre, même s'il avait commencé à le comprendre tout seul avec l'éclatement de Roman, l'entendre lui faisait beaucoup de bien, c'était rassurant. D'ailleurs, il rougissait en entendant la suite de ce qu'il lui confiait, qu'il ne revenait jamais vers ses amants en temps normal mais qu'il ne se lassait pas de lui, lui énumérant ce qu'il aimait d'ailleurs. Il rougissait en songeant à ces fois, où lui même avait l'impression d'en perdre totalement la tête. Roman lui faisait perdre la tête. Tant dans un lit qu'en dehors, à bien y songer. Il avait eu raison d'avoir peur, lors de la fête qu'il avait mentionné, s'il avait craqué. Il serait tombé accro, c'était une passion sans pareille qui le consumait. A l'époque, il aurait été capable de ramper pour connaître cette passion à nouveau, alors il avait bien fait de repousser les avances de Roman, même s'il songeait qu'il regretterait de ne pas avoir profité de l'occasion. Bref, là, il aurait pu ramper aussi, à bien y songer à nouveau. Et il avait rampé nombreuses fois, juste pour lui, d'une certaine façon. Mettant fierté de côté un nombre incalculable de fois, pour lui. Alors à entendre ça, à sentir les mains de Roman contre son cou, il frémissait et ses mains glissaient pour se poser au niveau de ses reins.

Ce "je ne sais pas faire" le surprend aussi, vu la douceur et la tendresse qu'il peut mettre parfois dans leur étreintes, charnelles certes mais c'était bien présent tout de même. Car c'était ça, ce n'était pas que de la passion, c'était aussi beaucoup de tendresse qui pouvait le surprendre. Forcément, Adel y avait pris goût à cette tendresse, à cette douceur, il avait adoré, en était accro... Et surtout frustré d'avoir droit à cette tendresse qu'à ce moment précis où ils couchaient ensemble. Donc le "je ne sais pas faire" a un peu du mal à passer mais il se taisait tout de même pour le laisser continuer. Surtout que là, il s'ouvrait encore plus à lui en lui parler de son enfance, de ses parents. Il souriait un peu en écoutant son compagnon lui raconter tout ça. C'était si beau de le voir s'ouvrir, se confier, c'était tout ce qu'il avait toujours voulu de sa part, qu'il puisse se confier sans crainte. Qu'il lui parle, qu'il communique. Oui, il savait aussi que c'était sa manière de s'exprimer, ces petites intentions quotidiennes, mais sans en avoir la confirmation, il doutait, remettait tout en cause, il réfléchissait trop et sans pistes... Cela ne donnait rien de glorieux. Donc entendre ça, cela aurait pu être basique ou inutile mais pour lui, c'était important. Il pouvait mettre des mots sur tout ça, ses questions obtenaient des réponses concrètes, enfin. Mon dieu, merci.

Il aurait aimé répondre à tout ça. Lui expliquer pourquoi il avait approché cet autre homme, ou ... Bref, lui expliquer beaucoup de choses. Parce qu'il était bouleversé et voulait forcément répondre mais son compagnon l'embrassait. Il sentait ce désespoir, ce baiser n'avait rien d'habituel. Il ressentait l'affolement de son homme, aussi. Alors il remontait une de ses main dans son dos, quitte à agripper son pull mais le rapprocher de lui, son autre main osant glisser jusqu'à ses fesses, le rapprochant toujours plus de lui. Il lui rendait ses baisers, hors de question de rompre un tel moment alors qu'il en avait tant de fois rêvé, hors de question de le repousser alors qu'il avait recherché tout ça. Désespérément attendu tout ça et il réalisait que ses sentiments étaient réciproque, profonds. C'était un je t'aime tellement qu'il murmurait entre deux baisers. Ce j'ai tellement besoin de toi qu'il murmurait aussi. Il n'avait pas besoin de lui pour trouver à manger, se défendre. Non il avait besoin de lui dans sa vie, tout simplement, besoin de lui à ses côtés. Besoin de l'aimer, de lui montrer. Mais il rompait le baiser quelque instants, pour murmurer sa réponse malgré tout ;

Je peux attendre, maintenant que je sais tout cela... Je peux attendre, maintenant que j'ai des réponses à mes questions. Je serai patient à nouveau, cela en vaut largement la peine... Si j'avais su ça avant... Enfin bref... Je sais maintenant alors... Prends le temps qu'il te faut, d'accord ?

Il n'avait pas les réponses à tout, trop chamboulé à cet instant par ces révélations et ce baiser, mais il essayait de réfléchir pour lui apporter quelque réponses tout de même.

Je suis allé voir cet autre parce que j'essayais de t'approcher mais que c'était sans succès à l'époque... Parce que je n'arrivais pas à trouver le moyen d'aller vers toi et j'avais peur que ce ne soit que sexuel et qu'après, tu me laisses... Peut-être aussi, j'avoue, que j'ai voulu voir si tu réagirais... Et quand tu as réagi, j'étais tellement heureux que tu le fasses... Je n'ai jamais été du genre à courir après quelqu'un, je n'ai jamais su faire ces choses là alors je n'ai pas su comment venir vers toi de cette façon. Mais toi, tout semblait si facile pour toi à chaque fois... Mais je n'avais d'yeux que pour toi, je n'ai d'yeux que pour toi... Inutile de préciser l'effet que tu me fais à chaque fois, inutile de préciser à quel point je te trouve beau, même maintenant quand tu as les yeux rouge, noyés par les larmes...

Si beau, oui. L'amour n'aidait pas à le rendre objectif mais Roman était l'homme le plus beau qui soit, pour lui, le plus parfait d'entre tous. Maintenant qu'il avait des mots sur ces défauts, ces problèmes, il pouvait prendre sur lui. Il le savait, maintenant que Roman s'était ouvert à lui. La position n'aidait pas à réfléchir, ceci dit, pas plus que les baisers et les mains sur son cou. Il était ému et les larmes avaient envie de couler à nouveau. Il l'avait dit, le russe, après tout, trop sensible. Fleur bleu. C'était son prince charmant qui revenait vers lui, son prince charmant qui lui déclarait son amour sans retenu, forcément, Adel prenait ça très à coeur. Il prenait toujours tout très à coeur de toute façon mais là, cela faisait un bien fou.

Je comprends combien c'est dur de t'ouvrir, maintenant... Alors merci de le faire malgré tout...

Trop compréhensif, le Adel. Trop tendre, trop gentil, trop doux. Il se laissait vite attendrir, la preuve. Quelque paroles et il était calmé. Quelque baisers et Adel était redevenu l'agneau qu'il était et non le loup qu'il avait semblé être pendant quelque instants. Il cherchait lui-même quelque baisers supplémentaire, d'ailleurs, juste pour le plaisir du geste, le plaisir de l'instant où il le voyait enfin tel qu'il était vraiment, en profiter aussi, de peur que ce soit passager et que ses vieilles habitudes reprennent vite...
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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go | Romandel   Dim 18 Fév - 17:10


Should I stay or should I go
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C'était plus que difficile pour Roman de s'ouvrir, de se confier ainsi à qui que ce soit, oui même à Adel alors que pourtant il aime son compagnon, qu'il a confiance en lui. Le russe est sans défense également, vulnérable, même pas une petite partie de lui pour venir lui murmurer qu'il va se faire avoir, qu'Adel va en profiter pour le briser. Non, rien, cette petite voix se tait pour une fois, ce qui devrait rendre ses confidences plus simples puisqu'il n'a pas à lutter contre lui-même mais non ça ne l'aide en rien. Il a eu peur, tellement peur de perdre Adel, un vrai électrochoc pour lui qui a fait s'effondrer ses défenses, ses oeillères, cela lui a plus qu'ouvert les yeux sur son comportement et ses sentiments. Cela lui a fait prendre conscience d'à quel point tout ceci remonte loin et que sa rencontre avec Adel aurait dû être l'évidence même pour lui. Le russe ne sait pas si dans ses explications, son compagnon a réussi à comprendre ça, à saisir que Roman a été foutu quasiment depuis le départ, depuis la soirée.

Lui parler de tout ça, de lui, de ses parents, ce qui explique pourquoi il a autant d'intentions envers son homme alors même qu'il donnait l'air de le faire comme ça. Qu'il donnait l'air de tenir à lui mais sans plus, il a compris depuis longtemps les vrais sentiments d'Adel à son égard mais lui ne voyait pas que c'était plus que réciproque. Roman l'a vu rougir à ce qu'il lui a dit sur la partie physique de leur relation, le trouvant encore plus beau qu'habituellement. Parce que oui, Adel est beau, il est magnifique aussi bien mentalement que physiquement. Bah quoi, Roman reste quelqu'un de physique et le corps de statue grecque de son homme ne risque pas de lui échapper.

Tout en parlant, ça le frappe de nouveau à quel point il a été un connard avec Adel, à quel point il a pu le blesser même s'il ne le voulait pas, il l'a fait. Lui envoyant une nouvelle bouffée de peur, la peur de perdre son compagnon alors il s'excuse une nouvelle fois, demandant indirectement à Adel de lui pardonner pour tout. Venant l'embrasser sous cet élan de peur, un baiser qu'il cherche à faire durer aussi longtemps que possible, quitte à manquer d'air à nouveau. Oui la peur qu'Adel ne puisse jamais lui pardonner ou qu'il le quitte vraiment ou qu'il le repousse. Mais son homme le rapproche de lui, il la sent cette main dans son dos, il la sent la seconde sur ses fesses et...bah Roman aime ça, énormément, être tenu ainsi par l'homme qu'il aime. Un baiser qui en entraîne un autre, le russe lui rend chacun de ses baisers, frissonnant aux murmures contre ses lèvres. Des baisers amoureux et tendres mais aussi passionnés, forcément leur position aide à cela. Même claqué par cette soirée, même en étant chamboulé par tout ce qu'il s'est passé, même en ayant mal aux cuisses d'être ainsi sur Adel, Roman l'a dit, il a tout le temps envie de son homme. Ne cherchant pourtant pas à aller plus loin que leurs baisers mais oui il reste collé à Adel, priant pour qu'il ne relâche pas.

Roman l'écoute encore attentivement quand son compagnon lui redit qu'il peut attendre maintenant qu'il sait tout ça. Il n'est toujours pas convaincu le russe, il ne veut toujours pas le faire attendre plus, il l'a dit : Adel a déjà trop attendu. Et maintenant que Roman a ouvert les yeux, bah la patiente c'est déjà pas son fort au quotidien alors là c'est encore pire.

- Je vais faire ce qu'il faut pour que tu n’aies pas à attendre.

C'est déterminé qu'il lui répond cela, oui c'est au russe de travailler sur lui, même s'il risque de tâtonner dans ses mouvements. Il n'ira pas dans l'excès inverse parce qu'il le sait que de toute manière ça n'est pas lui, être plus affectueux hors du lit, c'est possible surtout maintenant qu'il a compris à quel point il aime Adel. Mais être aussi affectueux et sensible que son compagnon, non, ils ne sont pas faits pareil. Un équilibre à trouver, sans doute. Ah. Son compagnon lui explique pourquoi il est allé voir cet homme. Le faire réagir, d'accord il comprend et pour réagir, il a réagit. Mais qu'Adel lui dise qu'il osait pas l'approcher ou ne savait pas comment faire, ça le fait grimacer légèrement.

- Je ne suis pas inaccessible.

Du moins physiquement, c'est plutôt le contraire en fait, Roman entre totalement dans la catégorie des mecs faciles. La catégorie de ceux qu'on peut avoir facilement dans son lit même si c'est lui qui a le dessus. Il draguait autant qu'il se faisait draguer en fait et il refusait rarement de coucher avec un mec si le dit mec était un tant soit peu mignon. Avant d'avoir un sourire, une légère exclamation d'amusement.

- Très objectif chaton.

Ce n'est pas moqueur, pas du tout mais oui il n'ose pas imaginer la tête qu'il peut avoir là tout de suite, il doit ressembler à rien du tout. Pour la suite, le russe n'a pas le temps de répondre qu'Adel vient de nouveau l'embrasser, ça en fait beaucoup des baisers pour lui d'un seul coup mais pourtant il répond à chacun d'entre eux. Amoureux on a dit, amoureux qui a ouvert les yeux. Se retrouvant lui à murmurer contre les lèvres de son homme entre deux baisers, un « c'est toi qui es beau » suivi d'un « je t'aime chaton » et enfin un « j'ai besoin de toi aussi ». Qui le fait cesser ses baisers et reculer la tête juste assez pour regarder Adel sans s'éloigner de lui.

- J'ai besoin de toi près de moi, besoin de toi pour tout. Je sais maintenant que c'était pas flagrant à voir pour toi mais tu es le seul qui puisse m'approcher, le seul en qui j'ai confiance. Toutes ces nuits dehors, si j'ai pu m'endormir malgré tout c'est parce que j'ai confiance en toi, si j'avais du mal à céder au sommeil ça ne venait pas d'un manque de confiance mais de la crainte qu'il t'arrive quelque chose pendant que je dors. Ou même te laisser me soigner quand je me retrouve blessé, arriver à te laisser faire, arriver à baisser ma garde même là dessus, c'est parce que j'ai confiance en toi. J'aurais dû te le montrer plus ouvertement ça aussi. Ou comme là depuis une semaine, je me permets de sortir un tant soit peu sereinement parce que j'ai confiance en toi, parce que je sais qu'au retour tu seras là, que rien ne sera arrivé. Je me vois pas te demander de venir avec moi alors que je veux que tu te reposes, que tu sois au calme. Surtout que je sais que tu as du mal à te faire aux morts, à leur dégradation et au fait de les tuer, je veux pas que tu t'y fasses non plus, j'ai l'impression que ça te changerait et je ne veux pas ça.

C'était pas du tout prévu que Roman reparte à parler comme ça mais visiblement il faut que ça sorte, alors au lieu de s'empêcher de le faire, bah il se livre encore un peu -beaucoup.

- Quand je te dis que tu es trop sensible, ce n'est pas un reproche, c'est vrai que des fois ce n'est pas évident pour moi, que ça me dépasse un peu mais je t'aime comme ça. J'en ai besoin aussi que tu sois ainsi, c'est égoïste je le sais mais j'en ai besoin parce que c'est comme ça, c'est grâce à toi que je garde le cap et un certain équilibre. Tu m'empêches de partir en vrille en fait. J'ai besoin de toi, de ton amour, tu me rends heureux, tu sais me faire sourire et rire même si je ne parle pas des masses, j'aime t'entendre parler ou chanter, ça me fait du bien, tu me fais du bien Adel, beaucoup, plus que je n'ai pu te le dire jusque là. Et finalement, je me rends compte que j'ai aussi besoin que tu t'opposes à moi, que tu me stoppes. Je t'ai promis que je ne te repousserais plus et c'est vrai, je t'ai promis d'arrêter d'essayer de tout diriger et je le ferais mais si jamais je déraille d'une manière ou d'une autre, stop moi, oppose toi. Même si ça doit m'énerver, fait le chaton, je t'aime tellement que ça ne changera jamais même si on doit en venir à s'engueuler, rien ne changera mon amour pour toi.

Roman n'est pas forcément plus serein, c'est lui qui découvre cette peur de perdre l'autre mais il termine en venant poser sa main sur la joue d'Adel. Il doit y songer un peu à ce geste mais il ne se force pas pour autant, un geste qu'il a déjà fait il y a six mois pour réconforter Adel mais qui cette fois est plus tendre et encore une fois amoureux.

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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go | Romandel   Lun 19 Fév - 2:06


Should I Stay or Should I Go ?
It's so unreal, didn't look out below, watch the time go right out the window, trying to hold on, but you didn't even know. Wasted it all just to watch you go, I kept everything inside and even though I tried, it all fell apart. What it meant to me, will eventually be a memory of a time when I tried so hard and got so far but in the end it doesn't even matter. I had to fall, to lose it all but in the end, it doesn't even matter. In spite of the way you were mocking me, acting like I was part of your property. Remembering all the times you fought with me, I'm surprised it got so far. I've put my trust in you, pushed as far as I can go, for all this there's only one thing you should know...
Être ainsi positionnés lui donne la vague impression que Roman le bloque, lui empêche toute sortie possible. Parce qu'il fait son poids malgré tout, le Roman, et qu'il n'y a ainsi aucune échappatoire. Ca l'angoissait, dans un sens, à bien y penser, puis finalement, qu'importait puisqu'il ne comptait aller nul part. Je vais faire ce qu'il faut pour que tu n'aies pas à attendre, osait-il lui dire. Il souriait timidement.

Reste toi-même, c'est ainsi que je t'aime.

C'était cliché au possible de dire ça, il le savait, même pour lui c'était cliché. Pourtant c'était vrai, il était tombé amoureux de lui parce qu'il était ainsi et comme il savait désormais à quoi s'en tenir, il pouvait attendre, se montrer plus compréhensif, après tout, il était possible qu'il ne l'ait pas suffisamment été.

Je pensais juste ne pas t'intéresser. Donc te faire réagir ainsi était mon dernier moyen pour voir si oui ou non je pouvais t'intéresser... C'était immature, je sais. Puis, ironiquement, je n'ai jamais su... Je suis pas un fonceur, voilà tout.

Non il n'était pas inaccessible, c'était vrai, mais il avait eu tant de raisons empilées les unes sur les autres à cette époque, tout pour qu'il pense qu'il ne l'intéressait pas ou qu'il aurait vite fais de l'abandonner une fois qu'ils auraient couchés ensemble pour la première fois, bref, avec le recule, tout ça lui paraissait vraiment idiot. Et puis, oui, Adel n'était pas un charmeur, un séducteur, bien au contraire. Il s'y prenait comme un pied, question drague, pas faute d'avoir lu tous les livres à l'eau de rose disponible mais, oui, de là à le faire lui-même, c'était tout autre chose et il ne savait pas faire. Comme quoi l'un et l'autre se complétaient, ils étaient très différents mais s'assemblaient plutôt bien. Ils pouvaient s'aider à s'améliorer. S'il mettait aussi sur le fait qu'être rien qu'à deux pendant plusieurs mois, aidait à développer une certaine dépendance, poussant à accepter des choses qu'on aurait jamais pu accepter sinon ? Oui, il y a pensé, souvent d'ailleurs.

Oui, très objectif. Je suis chanceux, c'est tout.

Il aurait sûrement pu faire mannequin au lieu d'avocat, avec le corps et surtout le visage qu'il avait, il en était convaincu. Bon, oui, l'objectivité avait pris un sacré coup, c'était classique avec l'amour, quand on aimait quelqu'un, il était toujours plus beau. Sauf qu'il l'avait toujours trouvé magnifique, donc. Comme quoi.

Oui, ces baisers lui faisaient un bien fou, être tenu ainsi aussi, même s'il songeait au fait qu'il s'agissait sûrement de possessivité et de l'empêcher de partir, il se rassurait lui-même en se disant qu'il ne voulait aller nul part, de toute façon.

Là encore, ce qu'il lui confiait... Il s'en était douté. Mais l'entendre confirmait ses pensées, dissipait ses doutes, c'était tout bénef. Cela lui faisait un bien fou mais il était surtout surpris que Roman ait pu garder tout ça pour lui tout ce temps, à sa place, Adel aurait déjà implosé. Mais Roman continuait à se confier et il avait l'impression d'être... paterné. Carrément. L'impression que Roman agissait non pas comme un compagnon mais comme un père avec son fils. L'image était plutôt glauque, disons plutôt que son comportement sur-protecteur lui donnait cette impression curieuse. Hm. Pourquoi il agissait comme ça, au juste ? Adel avait peut-être besoin d'évoluer justement, comme tous. Question de survie, il le fallait. Il se souvenait du choc que ça lui avait fait d'avoir tué un homme pour sauver le sien, alors que tous ceux qu'ils avaient croisés ne semblaient pas avoir de mal à tuer, question de survie. Il n'allait pas être très doué pour ça et n'allait pas évoluer si Roman continuait à le sur protéger ainsi, il en avait conscience. Pas juste par rapport à leur défense mais à peu près pour tout ce qu'ils faisaient.

Nous sommes un couple... Je reconnais qu'on ne peut pas faire un duo très efficace parce que je n'y connais rien mais... Laisse moi apprendre... D'accord ? Pas forcément à tuer mais il y a bien des choses que je peux faire, tu ne crois pas ? Pas juste faire le ménage dans les lieux qu'on trouve pour se reposer ou organiser nos rations... On ne pourra pas tenir longtemps si tu continues à tout prendre en charge, tu vas finir par péter les plombs... C'est trop de charge sur tes épaules...

Ca aussi il y pensait beaucoup, trop de charges sur les épaules d'un seul homme. Il avait un peu peur de lui confier ça, oui, peur de la réaction qu'aurait Roman, toujours. Il lui confiait comme ça venait, tout en sachant que, oui, ce n'était pas inutile comme mission de juger les rations, mais il savait aussi que Roman ne s'endormait la nuit que lorsqu'il était sûr de ne pas être dérangé alors qu'Adel espérait qu'il aille se reposer simplement quand il en avait besoin et non pas quand il avait tout vérifier une quinzaine de fois.

Oh. Il l'acceptait ainsi, trop sensible. Oh. Ca l'aidait à garder le cap ? Grâce à ça qu'il ... Qu'il tenait ? S'il n'y avait que ça pour le faire tenir pour l'apocalypse, et bien, ainsi soit-il, il n'allait pas se gêner.

Ce n'est pas... dans ma nature... de m'opposer. J'ai peur du conflit, tu sais ? J'ai peur de t'agacer, t'énerver. Je fuis le conflit la plupart du temps, je l'évite. J'essaierai de te le dire mais je ne peux rien te promettre...

Il avait ses réflexes, quand il s'agaçait. Serrer la mâchoire, inspirer profondément, détourner ou baisser le regard, se frotter la barbe ou l'arrière de la tête, tout dépendait du moment. Puis il finissait toujours par dire amen à tout. Il savait que c'était un défaut, qu'il ne pouvait pas dire à Roman qu'il en avait marre de la façon dont il le traitait si en retour il ne lui disait pas quand il partait en live mais en même temps, oui, le conflit, il en avait horreur. Autre partie réconfortante avec un homme de l'âge de Richard, c'est qu'il ne se prenait plus la tête, les conflits étaient rares parce qu'ils savaient tout deux que le conflit ne menait à rien. Mais Roman éveillait tant de choses en lui depuis pratiquement le début. La colère puis il avait compris que ce n'était jamais que la passion, au final, tout ça. Peut-être aussi que c'était ça, l'amour, ça poussait à se surpasser, à se réveiller.

Tu sais que... Je n'étais pas parti pour toujours, tout à l'heure, hein ? Que je voulais juste prendre l'air ? Pourquoi... Pourquoi tu as cru que je partirai définitivement ... Pourquoi tu as paniqué comme ça...?

Ca pouvait être bête comme réponse mais il avait besoin de comprendre. Lui-même ne savait pas s'il serait parti pour toujours ou juste pour une heure le temps de prendre l'air et revenir ensuite, avoir juste son sac au cas où il se fait surprendre et qu'il doit fuir, histoire d'avoir des vivres.

J'aurais fini par revenir. Je tiens trop à toi. J'aurais sûrement pris l'air une heure ou deux ou j'aurais passé la nuit dans une des maison à côté mais tes bras m'auraient trop manqués donc... Et puis, on avait enfin la possibilité de dormir dans un vrai lit, en même temps... Ca m'aurait travaillé et j'aurais fini par revenir...

Confier ses faiblesses, ah. Il l'avait dit, il n'avait pas peur de confier ses sentiments, il n'avait pas peur de les avouer, les assumer. Il aurait fini par revenir, oui, quitte à devoir ramper pour que Roman lui pardonne d'être parti. Tout en se disant qu'il se prendrait des remarques cinglantes et que Roman aurait mis un moment à le laisser retourner vers lui. Beaucoup d'imagination, le Adel. Il soupirait, finalement, se rendant compte qu'il avait toujours une de ses main sur les fesses de Roman et que Roman ne disait rien alors que c'était quand même assez inconvenant, non ? Hm. Bon, s'il ne disait rien, il n'allait pas bouger sa main, c'était même l'autre qui venait l'y rejoindre. Sauf qu'il n'y avait aucune connotation, pour lui, juste poser ses mains sur son homme... Même s'il n'allait pas nier que c'était agréable d'avoir ses mains sur les fesses ferme de son homme, oui, bon, ça d'accord. Le côté possessif d'Adel était peut-être juste moins brutal que celui de Roman, voilà tout.

Est-ce que tu essaierais de nous faire fusionner, à tout hasard ? Ton plan machiavélique consisterait-il à te coller à moi ainsi pour qu'on ne forme qu'un ?

Ah, doux et innocent Adel qui pensait juste à ce qu'ils fusionnent et non à la portée plus connotée que pouvait avoir ses mots. Il pensait juste que c'était une manière plus douce de dire "tu m'étouffes" ou "tu m'écrases".
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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go | Romandel   Lun 19 Fév - 19:50


Should I stay or should I go
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Roman est peut-être quelqu'un de manipulateur et c'est vrai qu'Adel a pu le voir à l'oeuvre mais il ne l'est pas avec son compagnon. Il était parti à l'opposé du coup en lui imposant tellement de choses, trop de choses et il s'en est rendu compte ce soir. Mais là, même si petit à petit il se calme, Roman reste plus que sincère envers son homme, ouvert à se confier. Même leur position, être venu ainsi sur Adel n'est pas pour lui imposer quelque chose, c'est juste que c'est plus facile pour lui, ça fait moins câlin. C'est peut-être idiot mais pour le russe oui c'est plus simple, sans oublier qu'Adel pourrait facilement le repousser, du moins Roman le voit ainsi : même en étant à califourchon sur son compagnon, il pourrait l'envoyer bouler.

Rester comme il est. Non s'il reste comme il est, ça n'ira pas, bon c'est vrai qu'il a ouvert les yeux sur ce qu'il s'est vraiment passé ces derniers mois et sur ses sentiments mais. Ce mais qui veut tout et rien dire en réalité. Ne pas l'intéresser, c'est presque vexant qu'Adel n'ait pas vu que si il intéressait Roman et depuis longtemps. Parce que si on y regarde de près, oui Roman n'aime pas qu'on lui refuse quoi que ce soit mais le refus de céder d'Adel était tellement fort qu'il n'aurait jamais dû essayer d'insister comme il a pu le faire. Vexer, c'est le mot, ça le vexait qu'Adel se refuse à lui, il pensait juste qu'il ne voulait plus perdre son temps avec Adel en arrêtant tout du jour au lendemain. Alors qu'en fait ça l'avait blessé qu'il agisse ainsi, le nombre de fois qu'il a failli répondre à Adel, qu'il a failli céder et reprendre leurs échanges. Ça lui manquait leurs sms, leurs appels, leur bonne nuit et compagnie. Objectif et chanceux, Roman devrait être flatté, cela devrait gonfler son ego, sa fierté que d'entendre ça, surtout qu'il le sait plus que parfaitement qu'il plaît aux hommes mais aussi aux femmes. Qu'il pourrait avoir qui il veut, quand il veut..qu'il a eu d'ailleurs. Mais là non, il est dans cet élan où il n'y croit pas déjà vu l'état dans lequel il s'est mis, dans l'élan où ça le touche bien plus qu'il ne veut le dire.

Dans cet élan à se confier, ça reste difficile de le faire mais Roman y arrive, il continu de s'ouvrir à son compagnon, de se livrer. Cela lui fait du bien aussi de le faire, ça le frappe, relâcher un peu la pression au lieu de toujours tout garder dans sa tête. Une sensation étrange et bizarre. Il observe les réactions d'Adel et se rend vraiment compte que son homme ne le juge pas, il n'en donne pas l'air en tout cas. Même si ce qu'il ajoute pourrait lui faire avoir une réaction violente, il n'aime pas être remis en cause ainsi. C'est Adel. Son compagnon ne dit certainement pas ça pour le remettre en cause même si ça sonne un peu comme un reproche. C'est Adel. C'est son chaton, l'homme qu'il aime.

- Bien sûr qu'on est un couple. Ces mots continuent de sonner étrangement dans sa bouche mais pourtant c'est ce qu'ils sont, ça le russe en est plus que certain. « Ce n'est pas une charge, tu n'es pas une charge pour moi, tu ne l'as jamais été chaton. Et tu sais faire bien plus de choses pour notre survie que tu ne le penses, je le vois, bien plus que je n'arrive à te laisser faire. Rien que cette maison quand on est arrivé, tu aurais pu la sécuriser tout seul mais il a fallu que je le fasse, c'est plus fort que moi, ce n'est pas par manque de confiance en toi...c'est oui un besoin de m'assurer que c'est en ordre, tous les jours, quitte à le faire dix fois. Te laisser faire est possible mais ne m'en veut pas si au début je passe derrière toi. »

Ce qui n'est qu'un exemple parmi d'autres et oui ça va être dur pour Roman de lâcher du leste mais en même temps ils ne peuvent pas rester ainsi. Ils sont sur un pied d'égalité tous les deux en dehors du besoin viscéral du russe de protéger son compagnon de tout. Mais il l'a dit, ils sont un couple, Adel est son homme et encore une fois il lui a fait tellement de mal à involontairement lui laisser croire qu'il n'était qu'un objet. C'est tellement compliqué tout ça pour Roman, il va devoir trouver un nouvel équilibre dans tout ce qu'il pense et ressent.

- Tu ne dois pas avoir peur de moi chaton.

Est-ce que ça lui fait mal qu'Adel lui redise avoir peur de lui ? Oui et pas qu'un peu mais il doit assumer l'attitude qu'il avait jusque là avec son compagnon, ce qu'il a pu lui laisser penser. Est-ce qu'il se fait la promesse que ça ne doit plus jamais arriver ? Oui bien sûr que oui. Puis...Ah. Oh. Roman est grimpé dans les tours directement, enfin il a craqué rapidement et il n'en est pas fier, baissant légèrement le regard en entendant tout ça.

- Tu as été si froid, si distant, à ne rien dire avant de gueuler, c'était tellement pas toi, tellement pas ta manière d'agir et tes mots sonnaient tellement comme un définitif...que j'ai eu peur, énormément peur de te perdre. Quand tu as commencé à parler il y a tout qui m'a percuté, ce que je t'ai fait subir sans le voir et pourquoi j'étais comme ça, la force de mes sentiments pour toi, que je ne voulais pas voir. C'est...oui une trouille bleue de te perdre...qui est pas passée d'ailleurs.

Son compagnon qui ne doit pas se rendre compte du pouvoir qu'il a entre les mains là, du pouvoir qu'il a sur Roman. Et qu'il a depuis longtemps au final, faisant passer le russe d'un égoïste pur et dur à un homme amoureux qui fait passer son homme avant tout, même avant lui-même. Même aveugle sur ses sentiments, c'était déjà là tout ça, Adel a fait plier Roman. Adel qui a civilisé Roman de ce point de vue là, l'a rendu plus sensible même si le russe ne l'est qu'avec Adel. Pour Roman c'est un peu beaucoup du « tout pour Adel et le reste peut crever ». Adel qui le fait plier au point que quand Roman sent les deux mains de son homme sur ses fesses, il en ronronnerait de satisfaction le russe. Il redresse le regard et cligne des yeux quelques secondes et on l'a dit, il a toujours envie de son homme alors forcément il voit autrement les paroles d'Adel. Forcément son homme éveille des idées en lui, des envies aussi.

- Tu veux qu'on ne forme plus qu'un ?

Roman qui vient lui mordiller la lèvre inférieure quelques secondes, le dévorant des yeux.

- D'accord. Alors prends moi.

Oui Roman vient bien de suggérer à Adel de prendre les commandes, c'est même plus le faire plier à ce stade là. C'est aimer tellement Adel qu'il a envie de le sentir en lui, de s'offrir à son homme, d'inverser les rôles oui. C'est même plus qu'une suggestion ou une demande, c'est presque une supplique.

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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go | Romandel   Mar 20 Fév - 1:41


Should I Stay or Should I Go ?
AS IF THE FIRST CUT WASN'T DEEP ENOUGH, I DOVE IN AGAIN 'CAUSE I'M NOT INTO GIVING UP. COULD'VE GOTTEN THE SAME RUSH FROM ANY LOVER'S TOUCH. WHY GET USED TO SOMETHING NEW ? 'CAUSE NO ONE BREAKS MY HEART LIKE YOU AND YOU KISS ME, AND YOU WISH COULD SEE WHAT HAPPENS NEXT. FOR A MOMENT, I CAN FORGET WHAT HAPPENS IN MY HEAD. IF I DOUBT YOU, WILL YOU COME THROUGH WITH A HAPPY SECOND CHANCE ? A HAPPY ENDING. BUT THIS TIME YOU DON'T LEAVE ME SINKING, I'M UNDERWATER WITH NO AIR IN MY LUNGS. MY EYES ARE OPEN, I'M DONE GIVING UP. YOU ARE THE WAVE I COULD NEVER TAME. IF I SURVIVE ; I'LL DIVE BACK IN.
Fini les bêtises. Fini de se faire des films, l'occasion était rêvée pour enfin tout mettre à plat et il semblerait qu'ils avaient tout deux beaucoup à se dire. Enfin, occasion rêvée, vite dis vu ce qu'ils venaient de vivre mais, bref, il ne fallait pas louper le coche, la porte était grande ouverte, il ne voulait pas la laisser se refermer. Continue, Roman, je t'en prie, exprime toi, explique toi, ne me laisse plus dans ce flou. Dans le noir.

C'était des promesses qu'il lui faisait, celles de changer, rien qu'un peu, celles de faire des efforts pour lui, pour eux. Ca touchait Adel, évidemment. Qui n'insistait donc plus, Roman semblait persuadé qu'il avait à changer et il n'avait pas envie de se disputer à nouveau en insistant trop sur ce qu'il lui avait dit. Ainsi soit-il, s'il voulait essayer de changer, au moins Adel avait répondu ce qu'il pensait ; je t'aime comme tu es. Il lui affirmait qu'ils étaient un couple, comme le fait qu'il essaierait de s'améliorer et apprendre à lui faire confiance, comme pour la sécurité des liens. C'était déjà un grand pas, il n'allait pas lui en réclamer plus maintenant, c'était beaucoup, il le savait. Il n'allait pas être gourmand et n'allait pas prendre le risque de le brusquer, alors il se contentait de sourire, rassuré. Tu n'as pas à avoir peur de moi, trop tard, Adel avait peur de lui. Peur de le perdre mais aussi peur de lui tout court, Roman ne devait pas se rendre compte de l'effet qu'il pouvait faire, ce qu'il pouvait dégager comme impression. Adel était facilement impressionnable, certes, mais Roman dégageait quelque chose qui pouvait être mal à l'aise, rien qu'un regard quand il s'énervait et Adel avait envie de se cacher. Il ne répondait donc rien, il se contentait là encore de hocher la tête. Lui habituellement si bavard, là, ne savait pas vraiment quoi dire. Il perdait ses mots.

Puis enfin, Roman lui avouait pourquoi il avait réagit comme ça, à lui courir après, limite, alors qu'Adel lui-même ne savait pas du tout ce qu'il comptait faire de cette soirée, sortir prendre l'air ou partir tout court. Pourtant il semblerait que Roman n'ait entrevu qu'une possibilité et c'était triste.

Tu n'as plus à avoir peur, je ne te quitterai pas. Pas avec tout ce qu'on a pu se dire ces dernières minutes. Pas maintenant que je sais tout ça. Impossible.

Attends, qu'est-ce qu'il lui dit ? Ne former plus qu'un ? Oui il aimerait mais les idées qu'il avait ne semblaient pas du tout être celles qu'avaient Roman. Oh wait. Est-ce que Roman lui mordillait la lèvre ? Oui, exactement. Et attends, il lui dit quoi, là ? Il freeze, le Adel. Hein ? Mais qu'est-ce qu'il lui raconte ? Prends moi ? Mais d'où ? D'où il lui sortait ça ? Il ouvrait grand les yeux, pas choqué mais pas loin. Il avait bien entendu le ton employé, c'était aussi ce qui se mélangeait à son état de "je suis sensé réagir comment là ?" parce que... Oui, il devait réagir comment ? Depuis qu'il avait découvert son homosexualité, Adel ne s'était pas posé plus de questions que ça sur les pratiques, être passif lui convenait parfaitement et il n'avait encore jamais songé à renverser la tendance. Bah, oui, quand quelque chose nous convient, pourquoi en changer ? Non vraiment, Adel ne s'était pas attendu à ça. Ce qui était assez stupide, il connaissait bien Roman et savait donc qu'il était plus ou moins porté sur la chose. Donc. Oui, pourquoi ça l'étonnait, ça. Non franchement là il ne savait quoi dire, quoi faire. Prendre les devants, était-il sérieux ? Oui il l'était, il suffisait d'un seul coup d'oeil pour le voir.

Je... euh... Quoi ?

On aurait pu dire un ado, là, sûrement. La séduction et ses jeux, il les connaissait en livre, mais pas ailleurs. Il n'était pas un séducteur, pas un charmeur et s'il n'était plus puceau depuis bien 15 ans, il n'était pas un fonceur. Alors là, oui, il peinait à comprendre ce qu'il devait faire, ce que Roman attendait exactement de lui. Les joues rouges, le coeur qui ne savait plus trop ce qu'il était sensé faire. Passer d'une conversation sérieuse à Roman qui cherche à passer à l'acte, difficile à intégrer dans son esprit. Comment Roman réussissait à passer d'un extrême à l'autre, ça le fascinait, Adel était à des kilomètres de ça, là, maintenant. Même s'il savait qu'avec Roman, il ne faudrait pas bien longtemps pour réveiller ses instincts, il n'était qu'un homme après tout, amoureux qui plus est. Mais il était encore si chamboulé que... Qu'il ne comprenait pas ce que son homme attendait de lui, si c'était une blague ou si c'était réel. Tout ce qu'il pouvait faire, c'était l'embrasser après un petit temps de réflexion. Un baiser timide ceci dit. Ses mains étaient toujours au même endroit, c'était déjà ça, mais s'il était déjà timide à l'idée d'avoir les mains sur les fesses de son homme, alors ... Non, il plaisantait ? Non ? Aucune idée, il avait l'air des plus sérieux et envieux pourtant. Outch. Il coinçait totalement, le blond. Il bugait totalement.
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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go | Romandel   Mar 20 Fév - 22:42


Should I stay or should I go
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C'est étrange et bizarre comme sensation, celle de pouvoir dire un peu ce qu'il se passe dans sa tête, sans être jugé derrière déjà mais aussi le faire tout court. Roman ne l'a jamais fait après tout, il découvre ça avec son homme. Il découvre tellement de choses en réalité ce soir. Comme le fait que si il doit changer, ça ne serait pas du tout au tout, il ne se forcera pas mais il doit le faire, pour Adel. Il se répète mais oui c'est du tout pour Adel. Rester lui même tout en changeant un peu, un nouvel équilibre, des nouvelles données à prendre en compte et mettre en place. Cela peut être long et difficile, c'est pour ça aussi qu'il a demandé à Adel de le stopper si jamais il déraille de nouveau. Il pourrait dire qu'il le verrait mais vu qu'il a été aveugle ces derniers mois, il ne se fait pas confiance pour réagir à temps. Même là dessus son compagnon l'a fait changer, sa confiance inébranlable en lui-même ? Envolée là. Mais c'est peut-être ça aussi l'amour, se remettre en question ? Le russe n'en sait strictement rien, ça aussi il découvre finalement.

Roman assure à Adel qu'il n'est pas une charge parce que c'est on ne peut plus vrai, il a confiance en Adel aussi mais oui il va devoir apprendre à relâcher la pression sur certaines choses, certains points. Prenant en exemple premier lui venant en tête mais il sait que ça ne sera pas le seul. Encore une fois c'est juste très compliqué pour Roman tout ça mais s'il ne veut plus qu'Adel ait peur de lui, comme il lui redit, il le faut. Sans compter que ce n'est juste pas normal que son homme ait peur de lui, il ne sait pas si ça pourra être suffisant mais il ne veut plus de tout ça. Roman est bien la seule personne qu'Adel ne doit pas avoir à craindre surtout dans ce monde de fous qui est le leur maintenant. Est-ce que le russe se rend compte que son compagnon ne répond rien ? Oui mais tout aussi bavard qu'il soit, il n'a pas peut-être rien à dire, peut-être que Roman arrive à le rassurer suffisamment.

Avant de devoir lui avouer pourquoi il a fait une putain de crise de panique, qui est monté plus que rapidement, il a suffit qu'Adel réagisse différemment et c'était bon. Il ne doit pas avoir peur, d'accord mais c'est fait et il sent qu'il va la garder pour un long moment cette peur de perdre Adel. Enfin il l'avait déjà mais pas dans ce sens là. C'est à mi-voix qu'il lui répond simplement.

- J'ai tout le temps peur de te perdre Adel, c'est juste une nouvelle manière d'avoir peur.

Qu'il doit apprendre à gérer mais quand on voit comment il a gérer le reste...

Puis les mots d'Adel éveille des choses en lui, des envies bien différentes et il lui fait cette proposition, qui est même une demande. Sérieux ? Bien sûr qu'il est sérieux, on ne peut pas faire sérieux là. Ce n'est pas naturel pour Roman que de vouloir laisser les commandes à Adel, hormis le fait qu'il aime être top, être en dessous faisait partie des choses où c'était non. Qu'il n'aurait jamais pensé refaire un jour d'ailleurs. Parce que oui forcément le russe a déjà testé les deux, avec son tout premier mec en fait, ce n'est pas qu'il n'avait pas aimé c'est que non. Peut-être que c'est parce que ça s'est mal passé entre eux mais oui il avait décidé que ce n'était pas pour lui et que non il préférait être le « dominant ». Pourtant là avec Adel cela vient tout seul, naturellement, il en a envie, très envie, il aime tellement son compagnon qu'il en est là le Roman. Un moyen peut-être aussi de lui montrer à quel point il peut être sérieux dans tout ce qu'ils viennent de se dire. Oui ça doit être ça.

Sauf qu'il ne peut pas manquer le fait qu'Adel freeze et semble perdu, même sans le « heu quoi », ça se voit. Roman le laisse pourtant venir, agir et réagir, il le voit rougir avant que son homme ne vienne l'embrasser timidement. Bon d'accord ça ne lui ressemble pas une telle demande surtout avec un ton quasiment suppliant mais quand même. Non ? Il ne va tout de même pas laisser Adel dans cet état. Sauf que sur le coup c'est plus fort que le russe et il se penche à l'oreille de son compagnon pour venir lui murmurer.

- J'en meurs d'envie là que tu me prennes, de te sentir en moi.

Lui mordillant le lobe de l'oreille avant de lui embrasser le cou. Pourtant il se redresse, fixant Adel, là encore il est on ne peut plus sérieux.

- Oui, je suis sérieux. Oui je suis sûr. Mais bloque pas chaton, si tu n'as pas envie, si tu ne veux pas, ce n'est pas grave. D'accord ?

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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go | Romandel   Dim 25 Fév - 4:36


Should I Stay or Should I Go ?
I didn't want to pressure you, baby but all I ever wanted to do... I want to be your lover, I want to be the only one that makes you come, running. I want to be your lover, I want to turn you on, turn you out, all night long, make you shout. Oh, lover. I want to be the only one you come for.
Il peinait encore à croire à ce revirement de situation, c'était si soudain comme changements. Et c'était intense, aussi, de vivre tout ça. Il était sensible, Adel, il prenait sur lui comme il pouvait pour ne pas pleurer à nouveau quand Roman lui disait toutes ces belles choses, il devait prendre sur lui avec ces nouvelles intentions et face à la détermination de Roman. Avait-on seulement déjà tenu à lui comme Roman tenait à lui ? Non, sans doute pas. Il le voyait clairement, désormais, que Roman tenait à lui et il ne le remettrait pas en doute, il n'était pas aveugle et il n'était pas fou. Cela faisait un bien fou en revanche de savoir que quelqu'un pouvait tenir à lui de cette façon, surtout quand c'était lui. C'était aussi rassurant, se dire que ses sentiments étaient finalement réciproque, juste que Roman n'avait jamais eu le courage de lui dire, il fallait pour ça qu'il le reconnaisse, surtout. Cela avait pris du temps et cela avait fini par éclater ; il était soulagé, il soufflait enfin. Merci mon dieu. Il n'avait pas juste fantasmé tous ces mois, n'avait pas espéré en vain qu'il ouvrirait les yeux ou que c'était juste sa façon de montrer son affection. Non, pour le coup, il soufflait et retenait son "enfin", histoire de le garder pour lui et ne pas non plus pousser son homme à la provocation. Et puis, il lui disait : je n'irai nul part, surtout maintenant en sachant tout ça, c'était impossible de partir. Pourquoi l'aurait-il fait alors qu'il avait son homme avec lui, qui lui disait qu'il l'aimait et tout ce qu'il ressentait ? Oui, impossible pour lui de partir sans lui. A ce stade, aucune marche arrière n'était possible, à Roman de se faire à cette idée. J'ai tout le temps peur de te perdre Adel, c'est juste une nouvelle manière d'avoir peur.

Tu ne me perdras jamais à cause de ça, mon coeur.

Il en était convaincu, il se connaissait assez pour ça en tout cas. Adel était un sentimental, un acharné qui se battait jusqu'au bout pour la personne qu'il aimait. A lui de s'y faire mais surtout à lui de le comprendre. Il le lui montrerait, il lui ferait comprendre. Il avait le temps, ils n'avaient surtout que ça à faire.


Puis les choses dégénéraient sans qu'il ne comprenne pourquoi, ça changeait si vite de ton qu'il peinait à comprendre ce qu'il se passait, il ne pouvait que le voir et presque subir , encore que le mot n'était pas celui exact mais qu'il peinait à trouver celui qui décrivait pourtant ce qu'il ressentait à cet instant. Il connaissait bien Roman et comprenait parfaitement ce soudain revirement et ce qu'il entendait par là... Enfin, plus ou moins. Il comprenait l'attitude, il comprenait les regards mais les mots ? Wow. Euh. What ? Euh. Réagis, Adel. Il est vrai que Roman n'avait jamais caché ce genre d'envie mais ça le prenait toujours au dépourvu. Le langage aussi, sûrement, aussi qu'il ne venait pas d'un milieu où on parlait de cette façon, où on ne disait pas ce qu'on voulait et... Le manque de pudeur là encore. Mais sans trop comprendre pourquoi, il frémissait. Pas de dégoût, mais peut-être plutôt d'envie. C'était la demande en elle-même qui le surprenait, pas le fait qu'il lui parle ainsi - même si ça, il avait toujours du mal à s'y habituer. Roman venait de lui demander de prendre les devants et ça, Adel n'en n'avait jamais eu l'occasion. Depuis qu'il était en âge de coucher, il s'était contenté d'être passif et cela lui convenait parfaitement, pourquoi changer de bonnes habitudes, après tout ? De lui-même en tout cas, il ne lui serait jamais venu à l'idée d'inverser les rôles. Mais son homme le lui demandait et le ton employé ne lui échappait pas ; ça le faisait trop frémir pour ça. C'était bizarre de voir Roman soudainement si suppliant et envieux, au lieu de prendre directement ce qu'il voulait ou agir directement. Il fallait surtout qu'Adel se mette en condition sur ce qu'il se passait, lui qui était si perturbé par leur début de soirée et n'avait pas vu le coup venir, il aurait peut-être du quand Roman s'était ainsi glissé sur lui, la position... Pas besoin d'avoir une imagination très fertile pour comprendre ça. Et pourtant, il n'avait pas vu le coup venir. Aw. Ce murmure, le souffle chaud contre sa peau, mais surtout ce que la voix chaude de son homme lui murmurait, comment aurait-il pu rester de marbre avec ça ? Impossible de ne pas y être sensible. Et pour communiquer... Et bien, Roman communiquait plutôt clairement. Finalement, il souriait. Il débloquait, il souriait tendrement, même. Bien, si c'est tout ce que monsieur veut, il n'allait pas lui refuser. Il ne pouvait rien lui refuser.

Je ne bloque pas, je suis juste surpris mon coeur. Tu me prends au dépourvu.

Comme quoi, on ne pouvait pas toujours s'habituer à une personne avec un tel caractère, Roman le surprenait toujours plus chaque jour. Adel était peut-être trop habitué à son confort, habitué aux préliminaires, à la douceur, à prendre son temps, Roman était plus fougueux et il s'y faisait, parfois, mais il était toujours si surpris, même après tout ce temps. Adel commençait donc par prendre les lèvres de son homme en otage. C'était plus facile pour lui ainsi, en goûtant à ses lèvres. Adel ne pouvait pas être si fougueux que Roman mais il comptait faire les choses à sa façon, cette fois. Pour une fois. Peut-être était-ce justement le bon moment pour ça. Alors oui, Adel prenait son temps, le temps de l'embrasser, le temps de laisser ses mains se promener. Timide ? Oui, même après tout ce temps, il était toujours si timide quand ses mains étaient sur les fesses de son homme. Il n'en n'était pas moins précis dans ses gestes, il souhaitait juste prendre son temps, celui de laisser la température monter doucement, laisser la température s'élever, s'immiscer entre eux. Prendre le temps de retirer sa veste, prendre le temps de retirer son pull. Prendre le temps de... Oh et puis, merde. Déboutonner simplement le pantalon de Roman. Oui, à mesure que le temps filait, à mesure qu'il l'embrassait, il abandonnait l'idée de prendre son temps, les mots de Roman lui repassant en tête, en boucle. Ce j'en meurs d'envie, ce ton employé. Lui aussi, en mourrait soudainement d'envie.

Comment aurait-il pu rester indifférent, calme et imperturbable alors qu'il l'aimait et qu'il ne souhaitait qu'être proche de lui, si proche qu'il était possible de l'être ? Comment aurait-il pu rester indifférent aux suppliques de son homme ? Il ne pouvait pas. Il n'était pas aussi maître de lui-même qu'il aurait aimé le croire, surtout, pas aussi maître de ses ressentis qu'il l'aurait voulu. Et puis, il repensait à cette soirée, sous un certain angle, différent de cet état de nerfs et de profonde tristesse, pour plutôt favoriser le : il m'aime, il me l'a dit, il me le montre. Combien de temps cela allait durer, ce revirement ? Aucune idée alors, autant profiter tant que c'était là. Qu'il pouvait le pousser un peu, le pousser à se remettre sur ses jambes, se levant dans la foulée pour l'y encourager. Le canapé était trop inconfortable et petit à son goût, pour deux personnes de leur carrures. Allaient-ils seulement réussir à aller jusque dans la chambre, ça, il n'en savait rien. Parce que si tôt debout, il ne se priait pas de venir l'embrasser une fois de plus. Montrer à Roman qu'ils pouvaient s'aimer et s'embrasser sans être obligatoirement dans une position suggestive ou en pleine action. Qu'ils pouvaient se tenir l'un contre l'autre sans être en pleine action, même s'il le poussait doucement vers les escaliers. Presque à l'aveugle, d'ailleurs, trop occupé à harceler ses lèvres. Rattraper le temps perdu, en quelque sortes. Ca ne l'empêchait pas de continuer son entreprise de lui retirer son pantalon, les vêtements devenant bien assez vite une barrière entre eux qui l'agaçait, il avait bien vite hâte de retrouver la chaleur, la douceur et la fermeté de sa peau contre ses mains. Mine de rien, c'était aussi une chose qui lui avait manqué avec Richard. Roman avait la peau ferme, il était musclé et si Adel n'avait jamais visé cet idéal d'avoir pour compagnon un homme musclé, il devrait avouer qu'il avait l'impression d'avoir manqué quelque chose. Que Roman était, quelque part, son idéal masculin, qu'il était même dommage qu'il se soit mis une barrière tout ce temps. Maintenant qu'il connaissait Roman, il ne saurait retourner en arrière, retourner vers qui que ce soit d'autre. Il était addictif, cet homme. C'était même ce qu'il avait craint toutes ces années, devenir accro. Et c'était ce qu'il était, là, accro. A son odeur, qu'il dirait viril, plutôt qu'un parfum ou un gel douche et cette impression de fausse perfection. Odeur qu'il dirait viril, comme son comportement, pour arrondir les angles, sûrement, pour ne pas dire qu'une douche ne lui ferait pas de mal de même pour un cours de savoir vivre. Cela aussi, lui avait manqué sans qu'il ne le sache. Cette confiance en lui et ce qu'il dégageait. Il ne pouvait pas être insensible à tout ça, même si ça le perturbait, finalement, c'était en bien. Pour une fois, il prenait les devants. Même s'il se prenait le genou dans un meuble en passant. Qu'importait, il avait mal sur l'instant puis il riait et entraînait son homme vers les escaliers, direction la chambre qu'ils occupaient. D'une part, ça leur éviterait d'être aperçu par les cadavres ambulants, d'une autre, ce serait pour lui plus facile et plus évident pour ce qu'ils s'apprêtaient à faire.
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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go | Romandel   Lun 26 Fév - 10:14


Should I stay or should I go
For forty days and forty nights you worked it to seduce me. I'd listen to the lyrics of your song cause they amused me. The sing along did not last long it started to reduce me to a puppet on the shelf just screaming. "Puppet master choose me!" So come on baby. Come on love me like a Kamekazee. We'll go down in flames together. Light it up like paparazzi calling out my name. The fame. The flames. They're all one and the same. So sign me up to love you, cause I'm ready for the game.
Roman sait qu'Adel est fidèle, loyal aussi, il suffit de voir comment les choses se sont passées avec Richard pour le savoir. Il sait aussi que son homme l'aime énormément mais ça ne l'empêche pas d'avoir peur de le perdre, qu'il se dise que finalement...non le russe n'est pas capable de trouver de raison en fait, parce que ce qu'il ressent est irrationnel, illogique et qu'il n'arrive pas à lutter contre. Lui être ainsi, ça ne lui ressemble et pourtant c'est ce qu'il se produit. Arrivant à lui confier cette peur, ses peurs même, il en aura dit des choses ce soir, jamais Roman ne s'est confié ainsi. Il en aura compris des choses également, bien qu'il doive encore arriver à réellement tout intégrer, au moins l'amour qu'il porte à Adel est bel et bien intégré. Il ne pensait pas que ça se produise un jour, encore une fois il ne le voulait pas non plus, c'est pourtant bien présent et étrangement le russe sait que ça ne risque pas de partir un jour. Il l'a dit à son homme que ça au moins, ça ne lui fait pas peur, il craint plus ses réactions à venir que d'être amoureux d'Adel. Concept étrange et compliqué encore une fois. Tout est compliqué ce soir avec Roman de toute manière.

La fatigue de la soirée avec ses nerfs qui ont lâchés, les mots de son homme font un drôle de cocktail dans la tête de Roman et c'est cette envie qui arrive. Enfin qu'il ait envie de sexe, ça en lui même ce n'est guère étonnant, encore moins avec Adel, pourtant il n'y pensait pas il y a encore cinq minutes. Le russe apprécie les mains d'Adel sur ses fesses, bien sûr que oui mais il ne pensait pas à aller plus loin et y pensait encore moins en venant se mettre sur lui. Roman avait juste pensé au fait que c'était plus facile pour lui dans cette position, plus simple pour l'embrasser, pour se confier à son homme également. Il risque d'avoir du mal comme il le lui a dit à prendre les devants pour des baisers, des gestes tendres en dehors du lit. Sans doute qu'Adel ne le croit pas là dessus d'ailleurs, il en sait rien, mon dieu qu'est-ce qu'il déteste ne pas savoir un truc, ne pas être capable d'anticiper les choses. Et là, Roman ne calcule plus rien du tout, depuis qu'ils sont revenus dans la maison, il n'anticipe plus rien, il savait juste qu'ils devaient parler ou du moins qu'il devait arriver à s'ouvrir. Donc non que Roman en vienne à avoir envie n'est pas étonnant du tout, c'est plutôt sa manière d'agir, de presque quémander de l'attention, qu'Adel prenne les devants. Dans l'esprit complexe du russe, c'est peut-être aussi un moyen de lui redire ce « tu es mon homme ». Cela fait beaucoup de raisons pour qu'il agisse ainsi et elles arrivent presque inconsciemment les unes derrière les autres. Roman le lui redemande autrement, c'est plus fort que lui d'ailleurs, alors que là encore supplier pour avoir quelque chose ne lui ressemble pas. Inutile de dire qu'au passage il se donne encore plus envie, bien qu'il ne veuille pas forcer Adel à quoi que ce soit, le lui expliquant. Ah.

Roman n'arrive pas à lui expliquer le pourquoi du comment, peut-être la crainte d'être ridicule, sait-on jamais ou qu'Adel lui dise qu'il n'a pas à « s'offrir » ainsi pour lui faire comprendre qu'il est sérieux. Pourtant c'est logique dans la tête du russe que de le faire, d'agir ainsi, de dire ces mots là et d'avoir cette envie. Envie qui s'il le faut ne le reprendra plus jamais, là dessus il n'en a strictement aucune idée, il ne cherche pas non plus. Encore moins quand son compagnon vient l'embrasser et promener ses mains sur lui. Ah, il semblerait qu'il a envie de prendre son temps, plus que Roman ne peut en prendre habituellement. Il faut dire que le russe s'enflamme plus rapidement en général même s'il se freine souvent pour être sûr qu'Adel a parfaitement envie. Roman en soupire d'envie quand enfin Adel défait son pantalon. Oh d'accord. Il se remet debout puisque Adel lui incite, songer que le canapé n'est pas l'endroit le plus confortable de la terre ? Non, ça ne lui vient pas en tête. Mais oui il se laisse faire, se demandant où son homme veut en venir. Le premier baiser, il met une seconde ou deux avant de vraiment y répondre, d'en profiter et quand ça arrive, ses mains viennent se poser sur Adel. S'accrochant presque de nouveau à lui. Ne t'arrête pas. Ne recule pas. Aime moi. Est-ce qu'il le sent qu'il est presque désespéré dans ses mouvements ? Pas du tout. Même s'il doit se freiner pour laisser les pleines commandes à Adel, non pas pour reprendre la main mais bien par pure impatience. Enfin les fringues volent et c'est un soupir de satisfaction qui passent ses lèvres quand il peut avoir la peau douce et chaude d'Adel sous ses doigts. Même si Roman en a eu des amants, physiquement assez différents les uns des autres, le corps de son compagnon est au dessus du lot. Largement même. Et surtout, il l'a dit, le russe ne s'en lasse pas de le voir, le toucher, le goûter, de la douceur de sa peau, de ses muscles fermes sous ses doigts. Un pur chef d'oeuvre, comment pourrait-il arriver à s'en lasser ? Cela lui semble au dessus de ses capacités. L'amour qui fait ça, il s'en rend compte encore plus à chaque seconde qui peut passer.

Au rire de son homme, Roman a une seconde de lucidité, lui faisant se dire qu'il n'a pas vérifier les fermetures de la maison, qu'il n'a pas fait le tour entier de la maison. Les vieilles habitudes ont la peau dure. Une brève seconde avant de s'abandonner au moment présent, il ne pourrait pas, même s'il le voulait, couper court à ce moment. Se laissant entraîner vers l'escalier, vers leur chambre, grimper les marches et ne pas lâcher Adel est un art qu'il maîtrise normalement. Un art qui lui échappe ce soir alors ils sont à peine sur le palier que le russe vient de lui même chercher de nouveaux baisers, de nouvelles caresses. Il s'extasiera plus tard de sa capacité à lâcher le contrôle, à se laisser entraîner, à venir lui au contact. Certes ils s'embarquent vers un moment intime mais il y a encore trois heures de ça, Roman n'aurait pas embrassé Adel comme il le fait à cet instant. Le russe se laisse entraîner jusqu'à la chambre, jusqu'au lit et il n'y a bien que là qu'il reprend un tant soit peu la main. S'allongeant le dos sur le lit ou plutôt se laissant tomber à moitié, embarquant son homme avec lui pour qu'Adel soit au dessus de lui. Comme un « non, je n'ai pas changé ni d'avis, ni d'envie. », enfin ses envies sont plutôt évidentes de toute façon.

Est-ce que cela lui fait un peu ou beaucoup bizarre de se retrouver dans cette position, en sachant ce qu'il va se passer ? Oui quand même. Malgré tout, dans son regard océan nulle trace d'hésitation, pas alors qu'il dévore Adel des yeux, que ses mains sont sur le corps de son homme. Pas alors que c'est dans un souffle que le russe lâche « Tellement beau. ». Une phrase construite ? Non, faut pas rêver là. Et en même temps c'est plus que ce que Roman peut lui dire habituellement, préférant jusqu'à ce soir, le dire avec ses mains et ses mouvements plutôt qu'avec des mots.

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