AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



 
Bienvenue sur Influenza, faites attention à vos fesses, les rôdeurs sont affamés !
N'hésitez pas à jeter un coup d'oeil à nos postes vacants

Nous sommes en mai 2018. L'épidémie a commencé en octobre 2010. Plus d'information sur l'épidémie { + }

Découvrez la playlist officielle d'Influenza !

Partagez | 
 

 (I) at the end of the day there's another day dawning + dagni

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Quarries + le club des clochards
avatar
Quarries + le club des clochards
Hurlements : 338
visage : adam driver.
crédit : Morrigan (avatar) astra (signature) radamdriver (gifs signature) gaël faye (citation signature).
survit depuis le : 17/01/2018
capsules de troc : 630

MessageSujet: (I) at the end of the day there's another day dawning + dagni   Mer 31 Jan - 2:24

❝ Matthew 24:35-40 ❞ Come, you who are blessed by my Father; take your inheritance, the kingdom prepared for you since the creation of the world. For I was hungry and you gave me something to eat, I was thirsty and you gave me something to drink, I was a stranger and you invited me in.

Ferme Stewart, Texas ㅡ Octobre 2014 Le temps passe, il le sait très bien. Et pourtant… Pourtant, c’est comme s'il avait oublié le vrai sens de ce mot. Le Temps. Il a cette impression bizarre d’être un Bill Murray dans Un Jour Sans Fin, comme si, malgré les changements de paysages et de températures, malgré les rencontres sur son chemin, il restait perpétuellement coincé dans la même journée. Coincé dans une boucle, une boucle où Tobie n’existe plus. Certes, ce n'est pas toujours un enfer. Ça lui arrive même de ne plus y penser. D'oublier complètement pendant quelques minutes, quelques heures parfois, la fille, et l'enfant qu'ils ont failli avoir, leur vie ensemble. Il redevient Arlo l'électron libre. Solitaire. Seul. Terriblement seul. Oui, ça arrive parfois. C’était peut-être il y a un mois. Ou deux ? Allez savoir. La dernière fois qu'Arlo a croisé une âme humaine et pas juste un corps humain. Il venait de trouver des cordes de rechange pour sa guitare et le petit groupe de survivants s'est transformé en un auditoire joyeux et passionné sans se faire prier. Après quelques chansons, ils se sont tous mis à chanter à tue-tête, en se moquant bien de ceux (vivants ou pas) qui pourraient les entendre. C'était un moment hors du temps, hors de la boucle et au petit matin, Arlo s'en est allé.

C'est sans doute pour ça qu'il hésite. Des semaines que son instinct le pousse à aller vers l'est et le voilà devant un champ de blé immense, à moins d'un kilomètre d'une ferme, une ferme habitée qui semble le supplier de s'approcher. Arlo ne pèse pas le pour et le contre, ce n'est pas son genre. Il attend. Quoi ? Il ne sait pas trop lui-même. Que son esprit ou ses jambes se décident pour lui ou quelque chose comme ça. Jesus take the wheel. Un pas en avant. Et le voilà au milieu du champ de blé, une petite brise d'octobre encore chaude fait frissonné la tête des tiges de blé contre ses mains. Il prend une grande inspiration, ferme les yeux et essaye de graver ce moment dans sa mémoire. Le calme, la chaleur du soleil couchant sur son visage, l'odeur du blé, de la terre et du feu au loin. Qui sait ce qu'il trouvera là-bas ? Le monde n'est pas peuplé que de gens biens. C'était déjà le cas avant l'influenza et c'est encore plus vrai aujourd'hui. Pourtant, Arlo n'a pas l'impression de prendre de risque, s'il doit mourir aujourd'hui, demain ou après demain, ça arrivera, pas la peine de fuir quoi que ce soit. Il n'aurait même pas dû hésiter.

Ce n'est que quand il rouvre les yeux qu'il remarque l'homme qui s'avance vers lui. Il n'a pas l'air excessivement grand, mais cela étant dit, personne n'est excessivement grand face à Arlo. Son expression décidée n'est pas exactement intimidante, mais Arlo ne voudrait pas l'énerver ou lui faire peur, alors il ouvre grand les mains et lève légèrement ses bras pour montrer qu'il ne compte pas attaquer. Les épaules de l'homme se relâchent et un vague sourire traverse même son visage. Quand ils sont assez près, Arlo est le premier à parler. « Hey, bonjour ! » Il commence en cherchant ses mots. « Belle journée, hein ? Arlo. Arlo Colmstoke, enchanté. » Assujetti par ses bonnes manières, l'homme s'avance pour serrer la main de l'étranger avec un sourire sincère avant de se rappeler du danger potentielle de la situation. « Qu'est-ce que vous faites là ? Qu'est-ce que vous voulez ? » Il demande rapidement et Arlo peut difficilement lui en vouloir pour son scepticisme. Il fait tout ce qu'il peut pour avoir l'air le plus sympathique possible. « Juste... » Dit-il avant de réaliser qu'il n'a pas la moindre idée ce qu'il fait là et de ce qu'il veut. « J'ai beaucoup marché aujourd'hui. Je cherche un endroit pour dormir. Juste pour la nuit ! » Oui, voilà ce qu'il fait là. L'homme le toise. Son expression semble se radoucir. Il fait un signe de tête à Arlo pour qu'il le suive et il reprend le chemin de la ferme. Arlo le rattrape en quelques enjambées et les deux hommes marchent côte à côte en silence. « Ethan Coleman. » Dit l'homme quand ils s'approchent d'un portail en bois blanc. Arlo hoche de la tête et sourit. Cette version de la boucle sera peut-être plus agréable que d'autres, qui sait ?

● ● ● ● ●

❝ tôt le matin ❞ Entendre le son des vagues lorsqu'elles s'agrippent à la terre ferme, cultiver le silence, tout est calme, plus rien n'interfère, rechercher la lumière, un jour peut-être trouver la clarté, en nous le bout du monde, faire de son cœur une île à peupler.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Olympians + le monde qui est le mien
avatar
Olympians + le monde qui est le mien
Hurlements : 203
visage : Emily Browning.
crédit : lonewolf (bazzart).
survit depuis le : 19/01/2018
capsules de troc : 273

MessageSujet: Re: (I) at the end of the day there's another day dawning + dagni   Dim 22 Avr - 17:28


C'est la fin de la journée. La chaleur se retire petit à petit. L'été indien tirera sa révérence dans quelques jours, à peine. C'est sûrement les dernières fois que Dagni peut se permettre de porter une robe en coton, d'exposer ses clavicules aux rayons du soleil et à la brise qui fait danser les rideaux de la fenêtre de la cuisine. Le paysage que la nature lui offre est beau, terriblement beau : à des kilomètres, on ne voit que des étendues d'herbe grillée ou de blés dorés. Les arbres qui se dressent à l'horizon ont revêtu leurs couleurs d'automne. C'est le même paysage, tous les jours. Des étendues et des étendues de couleurs, comme étalée à la truelle par un peintre particulièrement inspiré. C'est le même paysage tous les jours ; c'est pour cette raison que le moindre petit point coloré sur les chemins interpelle, que la moindre présence est si vite repérée. « Ethan, il y a quelqu'un, » dit la jeune femme sans se détourner de son ouvrage. Elle n'apparaît pas inquiète, mais elle a appris à ne plus se réjouir non plus à l'idée d'un nouveau venu. Pour les enfants, surtout. Eux qui se précipitent sur le porche, cette ligne imaginaire, cette frontière fictionnelle qui les sépare du monde extérieur. Ils ne la braveraient pas seuls. Ils attendent là, perchés sur les barrières, entre excitation et appréhension. Ils plissent les yeux, avancent le bout de leur nez à la caresse du vent. « Ou quelque chose... » elle corrige avec un demi sourire bienveillant et désolé : elle sait à quel point Tilda et Ash seraient déçus si la nouveauté qui s'annonce n'était qu'en fait une aberration de la nature de plus. Ils espèrent tant se trouver un nouveau camarade de jeu. Ils sont toujours pleins d'espoirs. Dagni, plus tellement. Ethan non plus. Il passe la bandoulière de son arme par dessus son épaule, prêt à casser de la charogne si le pire était à venir. Il n'a pas peur, il n'a jamais eu peur de ces bestioles. Les hommes sont plus coriaces ; les mauvais, du moins. Ils sont plus rares, heureusement.

Dagni n'entend rien de ce qu'il se passe au loin. Mais à l'instant où l'arme du militaire tombe, ses épaules s'affaissent. Sa poitrine se soulève et ses poumons se remplissent d'un air de soulagement. Carottes et patates retombent dans la bassine d'eau : Dagni se précipite pour remplir une gourde d'eau. Les deux petites têtes brunes ont compris le manège, plus vite qu'elle il semble, ils se balancent sur leurs pieds dans l'attente de l'étranger. Il n'a même pas encore foulé le sol de la propriété que tout le monde l'attend déjà, même Richard, sur son fauteuil, a soulevé son chapeau pour mieux y voir. « On reste calme, les enfants, » fait la petite rousse avec son index levé, comme si son visage parsemé de tâches de rousseurs pouvait un jour imiter une figure d'autorité. « Le monsieur doit être très fatigué. » Parce que c'est un monsieur, même si, vu la taille, ce pourrait aussi être un géant. Il semble dépasser d'une tête, au moins, le jeune militaire, qui lui-même dépasse d'une tête Danielle.

Celle-ci s'avance d'ailleurs, la gourde à la main. Il y a une petite trotte entre le portail de la ferme de Richard et le porche : la clôture enferme plusieurs hectares de terres, pour la plupart abandonnées. A cinq, ils n'ont pas assez de mains pour tout entretenir. Et le potager, de toutes façons, suffit à leur consommation. Il n'y a que le blé et l'avoine qu'ils cultivent encore au deçà de leurs besoins dans la peur de l'imprévu. Elle s'avance, donc, dépasse les buissons fruitiers qui devront bientôt être taillés, court plus qu'elle ne marche. Elle aime avec une passion dévorante ceux qu'elle désigne maintenant comme sa famille : Ethan, Tilda, Ashton, Richard. Mais elle ne peut pas dire qu'elle n'est pas heureuse de voir un nouveau visage, même si ce n'est que pour quelques jours. Danielle arrive devant l'étranger, ses sandales pleines de poussière, sa robe blanche qui ballotte au vent. Elle est souriante, comme un soleil. Derrière elle les deux enfants, presque quatre et dix ans, ont couru derrière elle. Ils ont même crié, excités comme des chiots à l'idée d'un nouveau jouet, mais se sont tout de suite calmés devant la grandeur de brun. Ils se sont même cachés derrière Danielle, intimidés et peureux. Leurs grands yeux curieux le dévisagent tandis que la rouquine fait encore un pas. « Si vous avez soif. » Elle tend la gourde, un vieux récipient couvert de cuir craqué. Richard l'avait achetée quand il n'avait pas encore vingt-ans. « Danielle Stewart, mais on m'appelle Dagni. Enchantée. » Elle tend son autre main pour serrer celle de l'étranger, sous le regard bienveillant d'Ethan. « Arlo cherchait un endroit pour dormir, » il fait, comme pour apporter des réponses au regard pleins de questions des trois oompa loompa que sont les Stewart-Myers face au monument qu'est Colmstoke. La jeune femme hoche la tête. « Je préparais le dîner, si vous voulez nous joindre... » Le vouvoiement ne lui est plus tellement naturel, elle se force quand même. « Tilda, Ash, vous rajouterez un couvert ? » elle s'adresse à son ombre, où les deux mômes se sont cachés.
egotrip

● ● ● ● ●

solare
According to all known laws of aviation, there is no way that a bee should be able to fly. Its wings are too small to get its fat little body off the ground. The bee, of course, flies anyways. Because bees don't care what humans think is impossible. (c) egotrip + (i) whiskyiisms

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
(I) at the end of the day there's another day dawning + dagni
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Influenza :: let's wander the woods :: Flashback-
Sauter vers: