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 On touche avec les yeux ▬ Dolly

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MessageSujet: On touche avec les yeux ▬ Dolly    Lun 15 Jan - 10:37

Caden avait retrouvé ses marques au ranch plus rapidement qu’il ne l’aurait pensé possible. Tout s’était passé plus ou moins dans un enchainement frénétique. Sa conversation avec Malini qui avait fini par mettre un point, final il le craignait, à leur histoire. Il y avait eu la conversation avec sa charmante sœur qu’il avait passé autant de temps à aimer qu’à détester. Celle-ci avait été excessivement dure à commencer pour lui mais au final tout s’était goupillé comme un mécanisme qui attend juste de pouvoir se mettre en branle. Il suffisait que l’un des deux fasse un pas vers l’autre. Pas qui avait pris de très nombreuses années. Cependant, dans l’apocalypse, du temps, on était souvent loin d’en avoir. Tout se passait de manière accélérée comme une course effrénée avec la mort qui finit toujours par vous rattraper. Le vétérinaire était en train de faire un cataplasme avec les plantes qu’il avait trouvé à la carrière la dernière fois lorsqu’il entendit un bruit sourd et métallique venir de son bureau. Personne ne se permettait de venir dans son bureau sans s’annoncer à part éventuellement sa fratrie ou Malini. Il fut pris d’un espoir un peu idiot et un peu fou que ça soit elle. Pourquoi pas après tout ? Bien que ça soit fini entre eux, le vétérinaire ressentait encore parfois ce besoin fiévreux et maladif de la serrer contre lui. A dire la vérité, il se serait serré contre n’importe qui pour peu que la présence soit féminine et chaleureuse. La solitude lui réussissait peu. Il avait besoin d’avoir cette impression qu’il était spécial pour quelqu’un. Il avait cruellement besoin qu’on s’occupe de lui comme un enfant. Cependant Caden savait deux choses depuis qu’il avait passé du temps tout seul à réfléchir.

La première c’était qu’il était temps qu’il apprenne à prendre soin de lui-même. La seconde c’était qu’il devait aussi prendre soin des autres sans avoir une peur panique de se faire abandonner. C’était comme cela qu’il avait saboté de nombreuses relations. Il ne voulait pas s’attacher. Il ne se sentait pas à la hauteur de pouvoir se faire aimer autant par d’autres. Il avait une peur panique de décevoir et de se retrouver seul de nouveau parce qu’il aurait déçu. Alors, il fuyait ses sentiments et se terrait toujours derrière des jérémiades et des excuses intarissables. Un bruit de froissement finit de le faire sortir de sa torpeur. Il se dirigea donc ni une ni deux pour ouvrir la porte de son cabinet et se trouver face à une tignasse sombre et sauvage qui n’était pas celle de Malini.

« Je peux aider peut-être ? » ironisa-t-il alors qu’il se tenait dans l’encablure de la porte bloquant toute retraite.

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MessageSujet: Re: On touche avec les yeux ▬ Dolly    Ven 9 Fév - 1:09

Morts vivants ou vivants morts, extraterrestres ou cataclysmes, Dolly demeure tête brûlée en toute circonstance. Ce n'était plus une belle étoile qui veillait sur elle à ce stade mais  bel et bien toute une constellation., ce qui expliquerait pourquoi elle respire encore. S'introduire au sein d'un clan étranger une première fois ne lui a pas suffi, il a fallu qu'elle réitère l'expérience. Elle ne s'est pas faufilée comme un chat au milieu de la nuit. Elle s'est présentée et a demandé Wyatt. Alors qu'on l'escortait, la quarry a réussi à s'échapper discrètement de ses geôliers éphémères.  Etait-ce par pure provocation ou bien par pur folie ? Les locaux penserait sans doute qu'elle agissait par pulsion suicidaire. En réalité, Dolly est plus intriguée par le Ranch que par les rumeurs errantes à son égard. Pis encore, un parfum paradoxalement familier la perturbe. C'était indolore et pourtant si palpable, ça picotait les souvenirs plus que les sens. Une atmosphère si chargée que Dolly, en faisant un effort de concentration, finit par quitter le sentier pour se planquer dans le bâtiment le plus proche. Personne ne semble traîner ici à part des équidés. Elle ne peut les éviter dans leurs boxes alignés. Seuls Dieu et père Hill connaissent la phobie délirante de Dolly pour les chevaux, le fruit d'un traumatisme de jeunesse. Malgré une bombe sur la tête et des rênes dans les mains, elle n'a pu éviter le poids de la bête sur son corps frêle et cet hôpital au style élisabéthain.

Un hennissement, un claquement de sabot et la voilà se dirigeant vers  la seule issue présente : une porte face à elle. Son dernier recours devient sa première curiosité. La néo-orléanaise observe ce bureau à la fois sobre et personnel. Son doigt effleure un stylo et quelques papiers. Son œil se balade sur une série de plantes.  Cette découverte naïve se métamorphose en question fourbe. Sont-elles comestibles ou « distillables »?  Tout en lisant le peu de notes déchiffrable, Dolly renifle les herbes aux couleurs ou formes inconnues. Certaines lui paraissent plus épicées que d'autres. Un peu lassée, elle finit par triturer les babioles qui ornent l'endroit. « Je peux aider peut-être ? »  La  brune sursaute spontanément, ce qui confirme son intrusion. Face à elle : un homme du genre trentenaire, brun, la prunelle savante et une hygiène saillante.Quant à elle : latine, gestes graciles et sourire juvénile, honnêtement gênée par la situation. «J'me suis trompée de bureau »  Enfin elle finit par plisser un peu les yeux à croire que cela pouvait l'aider à se souvenir. Cette bouille lui dit quelque chose. C'était vague et ça devait même se noyer dans les litres de gnôle que son cerveau imbibe quotidiennement. Dolita émet un des « Euuuh » les plus tendus. Elle hésite entre déguerpir ou lui demander s'ils s'étaient déjà croisés. « Je vais m'en aller, juste : tu les as eu ? »  Elle pointe du doigt les plantes qui jonchent le bureau. Elle ne comptait rien voler et rien saccager. Le sac est resté sur son dos. Non, Dolly ne devrait pas être là mais une fois de plus, elle comptait sur sa belle étoile.

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MessageSujet: Re: On touche avec les yeux ▬ Dolly    Jeu 22 Fév - 11:05

Caden a la méfiance dans le sens, c’est un trait de caractère commun à tous les Rhodes. C’est comme si c’était écrit dans leur ADN à tous. Il fronce les sourcils devant la jeune fille qu’il peine à croire. Il en connait beaucoup trop des jeunes filles comme ça. Elles ont l’air innocentes, se servent de leur physique comme d’un atout pour se faufiler partout et récupérer des objets divers et variés. Quel monde tout de même de devoir se méfier de tout et tout le monde. Il ne savait pas comment ne pas considérer les autres comme des ennemis. Déjà que chez eux, il y avait les Rhodes et pour tous les autres rien que de la méfiance. Enfin, Caden ne portait pas dans son cœur tous les Rhodes, il devait admettre que certaines des réunions de famille pouvaient se montrer très éprouvantes. Heureusement depuis l’apocalypse ces dernières étaient beaucoup plus rares mais ça n’empêchait les plus opportunistes d’entre eux de venir voir si l’herbe était plus vert dans le pré du ranch.

Le vétérinaire n’a pas envie de devoir jouer l’homme dur mais il ne peut pas non plus se permettre de ne pas vérifier ; Que se passerait il s’il s’avérait qu’elle avait volé des médicaments en douce ? Il soupire un long moment bloquant toujours la porte en s’appuyant sobrement dessus les bras un peu croisés montrant qu’il a du mal à croire en la bonne fois d’une inconnue dans son bureau. L’homme avait la nette impression que beaucoup trop de gens prenaient son bureau comme un moulin dans lequel on accédait librement. « Ecoute, je te connais pas, je peux pas te laisser partir avant d’avoir vérifié que tu n’as rien volé. Tu as le droit de t’y opposer mais dans ce cas, tu devras te débrouiller avec les gardes. » Il soupire parce que jouer les grands méchants, c’est pas non plus son talent. D’ailleurs, il a plus l’air ennuyé de devoir respecter cette procédure qu’autre chose. Si ça ne tenait qu’à lui Caden la laisserait sans doute prendre une plante ou quelque chose. Il est d’ailleurs surpris par la question qu’elle a posée. « J’en ai récupéré certaines à la carrière et d’autres dans la forêt. Elles te plaisent ? » demande-t-il tranquillement un peu attendri de voir l’intérêt que la jeune femme peut porter à la verdure de son bureau. La plupart des gens n’en ont cure. Il pourrait très bien cultiver la plupart de ces plantes dehors mais il a préféré garder ses préférées et aussi les plus rares dans son bureau à l’abris des regards indiscrets. « Je m’appelle Caden au fait. Tu t’appelles comment ? »

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MessageSujet: Re: On touche avec les yeux ▬ Dolly    Sam 3 Mar - 13:14

Dolly le trouve particulièrement calme pour quelqu'un qui découvre une intrusion. Il semble épuisé par la situation alors elle présume qu'elle ne doit pas être la première à lui faire le coup. Il croise les bras et s'adosse contre la porte d'entrée, contre la seule sortie possible. Dolita se permet aussi d'être détendue dans cette audace qui la caractérise. Elle puise cette confiance dans plusieurs raisons notables. D'abord Dolly est venue pour rencontrer l'homme-qui-a-un-chien. Elle ne sait peut-être plus comment il s'appelle mais elle sait qu'il fait partie de ces gardes. Dans le pire des cas, il appellera l'escorte qui l'emmènera vers le but de sa venue et mettra un terme à cette conversation. Ensuite elle n'a rien  à se reprocher et rien à cacher. La qualifier de voleuse est une offense à sa personne selon elle, même si -techniquement- c'est ce qu'elle est et restera aux yeux du Ranch. On pourrait en revanche lui reprocher l'équation désobéissance fois curiosité.  Mais dans les faits, elle a respecté les (premières) règles. Elle n'a pas d'armes et n'a rien en sa possession si ce n'est quelques biens personnels. Pour finir, Dolly est tout simplement entrain de décuver.  La rencontre avec quelques walkers et les chevaux des écuries l'ont sortie de son état comateux mais ses esprits sont encore embrumés par la liqueur de la veille. Autant dire qu'elle n'a pas envie de chercher la confrontation malgré sa première faute d'insouciance.

La poupée lâche un petit ricanement avant d'ôter son sac et de le balancer entre elle et lui. Il trouvera deux bouteilles en plastique pleines de gnôle, un tube de rouge à lèvre et une vieille carte routière du Colorado. On avait retirer son marteau, son couteau, son beretta et ses allumettes. Avant de mettre un pied chez les Riders, elle avait veillé à planquer son zippo dans son soutien-gorge. Sans prêter davantage attention à son nouveau garde,  elle se concentre sur ces herbes rassemblées. Elle hoche la tête. Certaines sont belles juste par leurs formes et leurs couleurs. D'autres visiblement friables entre deux doigts semblaient  porter de puissantes propriétés. Dolita n'en a pas la certitude mais au final, ces plantes sont comme des personnes : pas besoin de les connaître pour savoir qu'elles dégagent ce petit truc.  « Dolorès mais tout le monde m'appelle Dolly. Maintenant on peut dire que tu me connais. » Elle lâche un rictus teinté par la béatitude de l'alcool avant de pointer du doigt les bouteilles révélées. « Elles sont pour l'un de tes potes, c'est pour ça que je suis là... Enfin je veux dire « là au Ranch » et pas « là dans ton bureau » mais je sais plus comment il s'appelle. » En fait elle a peur de le revoir, notamment à cause du chien. C'est la première fois qu'elle fait un effort de sobriété ces trois dernières années et c'est la crainte du canin qui l'a poussée. Lors de leur rencontre, elle avait frôlé la crise d'angoisse. « Et donc si j'comprends bien, t'es le médecin des culs-terreux ? »






EDIT post précédent : Dolly n'a pas de couteau à la taille.
PS: pour le bien de tes yeux, j'ai retiré ma couleur de merde et mis du gras à la place

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MessageSujet: Re: On touche avec les yeux ▬ Dolly    Mer 16 Mai - 12:16



Il ne savait pas quoi penser de Dolly. Des gens qui sont devenus étranges et ternes après l’apocalypse, on en trouvait à tous les coins de rue. Il y avait beaucoup de personnes qui ne ressemblaient qu’à l’ombre d’eux-mêmes. Il ne connaissait pas Dolorès mais son instinct lui disait qu’il avait en face de lui une poupée d’ivoire et de nacre qui avait été tellement abîmée par les outrages des autres qu’il ne restait plus grand-chose si ce n’est des relents d’une finesse passée et d’une grâce oubliée. Méticuleusement, il commence à fouiller dans le sac pour constater qu’on n’y trouve effectivement pas grand-chose d’autre que les bouteilles auxquelles elle fait allusion alors qu’il les regarde circonspect. Rares étaient les personnes autorisées à pénétrer dans le ranch avec des objets dangereux. Abel attirait par bien trop d’aspect à la fois la haine et la convoitise. Ce qui le frappe le plus chez Dolly c’est ce décalage entre ses attitudes et son visage fin. Il n’arrive pas à savoir quelle est la bonne attitude à avoir face à elle. Le vétérinaire n’est pas spécialement bon pour comprendre les autres du premier coup alors une personne aussi stratifiée que lui semblait la jeune femme, c’était peine perdue. « Tu sais à quoi il ressemble au moins ? » questionna-t-il avec, malgré lui, une pointe de sarcasme et de jugement dans la voix. Cela lui semblait juste inconcevable de se comporter aussi peu prudemment. D’un autre côté si Prudence était mère de sûreté, Caden était père de la couardise. En conséquence, il n’aurait certainement pas été le mieux placé pour estimer si une personne était suffisamment prudente ou non. « Je suis vétérinaire, pas médecin. » Certes, il avait souvent rafistolé des hommes au même titre que des chevaux mais il n’avait clairement pas la fibre sociale nécessaire pour être médecin. Vu sa manière de parler, elle n’en avait pas tellement non plus. « La nana avec les deux bouteilles de gnôle dans le sac se permet de nous appeler les culs-terreux ? Tu es familière avec le concept d’ironie ? »Il était un peu vexé par ces mots. Il n’aimait pas qu’on critique ce qui faisait partie de sa famille étendue. Il était par ailleurs plus proches de certains des crimsons que des propres membres de sa famille. Il lui tendit son sac en passant. « J’ai rien trouvé de spécialement incriminant. Tu peux y aller si t’as fini de nous insulter mon groupe et moi. C'est dommage moi qui voulait te faire cadeau d'une plante...» Même lui ne savait pas pourquoi il avait commencé à employer ce ton avec la jeune femme. La plupart du temps, le vétérinaire se montrait plus que cordial. Il y avait quelque chose dans le caractère insaisissable de la jeune femme qui lui avait rendu sa langue et sa nature provocatrice longuement remisée dans un coin.


PS : j’ai menti, je suis el doctor cadeno. Le docteur de l’amour
PS 2 : dans ce rp Caden n'a pas d'humour :o

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MessageSujet: Re: On touche avec les yeux ▬ Dolly    Mer 16 Mai - 20:32

D'un œil presque distrait, la brune attend que l'homme examine son sac. Sa patience reflète un ennui imprégné par l'habitude. Ce contrôle de biens, Dolly l'a connu maintes fois avec une panoplie d'étrangers. Etrangers qui avaient tous ce point commun caractéristique de leurs temps : la peur. Au Caveau, entre deux remarques cristallines, elle pouvait décrire ce sentiment qui l'avait animé -et qui l'avait menacé avec une balle sur la tempe – auprès de certains buveurs joyeux ou fatalement sérieux. Pour la première fois, la poupée fait face à quelqu'un qui ne semble vérifier par crainte. Dolly ne saurait l'exprimer mais c'est comme s'il savait déjà qu'elle ne ferait rien, comme s'il avait déjà sa réponse. Pense-t-il qu'elle n'a pas l'étoffe d'une menace ou s'enfiche-t-il ? Elle admet au moins que les bouteilles qu'elle trimballe sont destinés à l'un des membres de Crimson. Est-ce qu'elle savait comment il s'appelait ? Peut-être, sans doute mais impossible de s'en souvenir. Est-ce qu'elle savait à quoi il ressemblait ? Une ride songeuse s'installe sur son front dégagé. Elle cherche dans ses souvenirs brumeux tout en se rappelant qu'elle ne connaît pas si bien ce Caden et qu'il était peut-être plus judicieux de ne pas donner d'informations. « C'était un gars, assez costaud, il avait une barbe et euh… en fait je sais pas trop, il faisait nuit quand je l'ai vu. Mais ses potes qui m'ont escorté savent, eux. » Dolly finit par se détendre, si le chef de a sécurité commençait à la chercher, elle pourrait toujours demander de l'aide à Caden. Enfin, si elle réussit à faire preuve d'un minimum de politesse et de courtoisie... En réalité, Dolita pense qu'elles ne sont pas incompatibles avec la franchise mais avec le coeur gorgé d'alcool, les frontières se brouillent. Elle lève ses épaules totalement désintéressée par les affirmations du docteur. « Vétérinaire, médecin… au final tu sauves juste des vies. » Un sauveur de vies quand la mort est inscrite dans l'ADN de l'humanité. Une ADN qui gravit des défunts empilés sur le sol foulé d'un pays délaissé. Vétérinaire, médecin… l'un comme l'autre sauvent celui qui ne peut s'en sortir seul. Il la juge, il la teste et il la rappelle un tantinet à l'ordre. Mais Dolly, elle comprend pas ce qu'elle a dit de mal mais palpe malgré tout la vexation du rider. Cette sensibilité inobservable à l'oeil nu limite la jeune femme dans son intonation. « Oui je suis la nana avec deux bouteilles de gnôle, oui je vous appelle les culs terreux et oui je sais c'qu'est l'ironie. Et tu veux que je t'apprenne un truc mon grand ? On appelle un chat, un chat. On appelle une pute, une pute comme on appelle une alcoolique, une alcoolique et un cul terreux, un cul terreux. » Elle arrache le sac de ses mains en marmonnant un « merci » sec. Tout en plongeant une main dans ses affaires, elle guette rapidement à travers la fenêtre afin d'avoir la certitude que personne ne la cherche. Elle sort une cigarette et la pince entre ses lèvres. Lorsque Caden annonce qu'elle a insulté le ranch et qu'il s'apprêtait à lui faire un cadeau, Dolly ne peut faire qu'un volte face et plonger son iris noisette révolté dans l'azur fatigué du brun. Le problème avec Dolly, c'est qu'elle ne connaît pas la demi-mesure. « Pardon ? » Elle plonge sa main sous son t-shirt afin de retirer le zippo coincé dans son sous-vêtement. Elle est sur le point d'allumer sa cigarette mais ses gestes sont saccadés par ses paroles remontées. «D'abord j'ai pas insulté ton groupe. Tu veux vraaaaiment me voir t'insulter ? Je suis pas assez maso pour faire ça entre vos murs mais si t'insistes, j'peux te traîter de consanguin d'amish analphabète… je retire analphabète parce que j'ai rien contre les analphabètes, mais je peux faire pire si tu veux… Tu veux ?  » En allumant sa clope, elle marque un silence avant de reprendre. « Et je veux pas de ta connerie, moi. Après quand je vais vouloir sortir de là, ils vont me tirer une balle pour avoir tenté de voler un truc. Si tu veux me faire un cadeau, tu vas m'expliquer c'est quoi tout ça et quels sont leurs effets. »
Elle crachote un premier nuage de fumée. La nicotine l'aide à redescendre parce que Dolly, elle aime pas trop qu'on l'accuse de faits infondés et qu'on lui fasse du chantage. Elle n'a besoin de personne, surtout pas d'un Crimson.

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