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 Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)

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MessageSujet: Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)   Mar 9 Jan - 13:45




Roman & Adel
« I got my gun at the ready,
  gonna fire at will »

Août 2009.

C'était ça, leur vies, maintenant. Marcher sans savoir où aller, juste fuir les morts grouillant ça et là. Retrouver un semblant de civilisation et reconstruire quelque chose, il en rêvait.

Cela faisait un an qu'ils étaient sur la route. Et quelque mois. Il avait perdu le fil quand il avait perdu son carnet où il indiquait les jours. Mais chaque jour il avait cet espoir qu'ils trouvent un semblant de civilisation ou au moins quelque personnes avec qui rebâtir tout ça. En attendant, il marchait, sac sur le dos, sans se plaindre, toujours rempli d'espoir, quitte à paraître un peu idiot sur les bords. Il marchait, jetait des regards vers Roman. Lui souriait, souvent.

Il faisait chaud, sur la route. C'était un soleil cuisant qui les accompagnait et une douche fraîche n'aurait pas été de trop. Dans sa logique imparable, il se disait qu'avec un soleil pareil, les morts fonderaient, qu'ils n'avaient pas les capacités physique de supporter une telle chaleur, tout comme il se disait qu'en hiver, leur corps ne pouvaient pas supporter le froid et qu'ils finiraient gelés. Mais ce n'était pas si simple que ça et, bon, les morts n'étaient pas sensés se relever non plus.

Cela faisait aussi bientôt un an qu'ils n'étaient plus que deux sur la route, que Roman avait achevé Richard. Une année à deux sur la route, à se supporter chaque jour. Pas facile. Eux deux, c'était encore frais, encore récent. Ils venaient de quitter leur premier vrai groupe de survivants. Quand les morts étaient apparus, ils n'ont fais qu'une chose. Prendre leur affaires et fuir. Pourtant, quand Adel regardait Roman, ce n'était plus de la colère, ce n'était plus de l'incompréhension, c'était surtout de l'amour. Parce qu'il était comme ça, Adel. Il s'attachait vite, il aimait vite. Et il l'aimait, ce con. Même s'il était difficile à suivre et que Roman ne lui rendait pas forcément, que cela paraissait être surtout de la possessivité, Adel savait qu'il l'aimait, que c'était si simple que ça et qu'il n'y avait pas à tergiverser. C'était aussi pour ça qu'il n'avait posé aucune question et avait suivi Roman quand celui-ci lui a dit qu'ils devaient se tirer, plutôt qu'essayer de défendre un groupe déjà presque à terre. Qu'il ne s'était pas retourné pour essayer de sauver un autre. Roman lui disait de fuir, alors il fuyait avec lui. Ca ne l'empêchait pas, avec le recule, de regretter, de ne pas avoir au moins pu sauver l'un d'eux. Mais ils ne pouvaient pas sauver tout le monde, il y avait des choix à faire et Roman semblait toujours connaître ces choix.

Il avait les mains posés sur les lanières de son sac à dos, marcher des heures était devenue une habitude et ses jambes et ses pieds avaient finis par arrêter de le heurter. Et éternel optimiste, il se disait que ça finirait par arrêter, ces marches. Qu'ils trouveraient à nouveau un endroit où se poser, ils trouveraient toujours un endroit où se poser. Ils se dirigeaient vers le Sud, en tout cas. Le Mexique lui paraissait être une bonne idée, un endroit où ils n'auraient pas à craindre les hivers sans chauffage, où les morts fonderaient avant dans les atteindre à cause du soleil cuisant. Oui, peut-être. Où aller d'autre, de toute façon ? Ce n'était pas comme s'il y avait une solution parfaite.

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MessageSujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)   Mar 9 Jan - 16:29




Roman & Adel
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Marcher et avancer, toujours. Se retourner et regretter, jamais. Même si le "où aller" peut laisser perplexe, le "est-ce qu'on va retrouver un peu de normalité" est se faire un peu trop d'espoir. Il faut pourtant le garder cet espoir après déjà plus d'un an sur les routes, continuer quoi qu'il puisse se passer. Pourtant c'est aussi ne jamais le montrer cet espoir, le garder pour lui et à peine daigner se l'avouer.

Il est comme ça Roman, difficile de savoir à quoi il peut penser, ce qui peut bien le motiver. Pourquoi il fait ce qu'il fait alors que tout n'est que pure logique, la sienne certes mais logique quand même. Il ne se pose pas vraiment de questions le russe, il réfléchit à une situation mais la pense en terme de ce que ça va lui apporter, s'il en sortira gagnant ou non. Puis il agit et n'hésite devant rien. Les embarquer avant que la zone de quarantaine s'effondre, leur donner une longueur d'avance quand les vivants allaient se mettre à s’entre-tuer. Tirer sur Richard, il allait les faire tuer et il entraînait Adel dans sa déchéance. Ce n'était pourtant pas passer facilement du côté du blond mais Roman ne regrettait rien du tout. Attraper leurs affaires et embarquer Adel quand ce premier groupe était entrain de chuter, là encore, ils n'allaient pas rester et tenter de les sauver. C'était peine perdue, mieux valait ces gens là qu'eux deux. Roman sait ce qu'il fait, toujours, faire les bons choix au bon moment et avancer qu'importe le temps qui passe, ça ne change rien.

Marcher et aller plus loin qu'il fasse froid ou chaud comme aujourd'hui. Il n'est qu'humain, et sans doute plus habitué au froid, il a chaud oui mais il n'a pas le luxe de songer à une pause ou à se rafraîchir plus que boire un peu. Son corps doit plier à ce que son esprit veut, c'est ça aussi qui fait sa force et leur permet d'avancer tous les deux. Ce eux qui est là depuis un moment mais qui a pris une nouvelle tournure juste avant qu'ils ne lâchent ce groupe. Cette possessivité qui l'a fait s'enflammer, Roman n'allait pas le laisser lui échapper pas après tout ce temps. Adel lui appartient. À lui et à personne d'autre. Point. Et puis c'était normal, le blond est trop gentil, trop doux, il ne voit jamais comment sont les autres, à vouloir profiter de lui. Le russe ne peut que devoir le protéger, avoir envie de le protéger. C'est ce qu'il fait depuis le début de toute cette merde, de toute façon, protéger Adel. Ce n'est qu'une évolution de plus, ce n'est pas du tout parce que Roman s'est attaché à lui. Non, de toute manière il ne laissera rien arriver au blond, il est à lui.

C'est aussi du coup, marcher sous la chaleur et tourner la tête vers lui de temps à autres. Et avoir un léger sourire en coin en le voyant mais aussi l'observer voir comment il supporte la marche sous le soleil. C'est avoir conscience que l'un comme l'autre peuvent finir malade avec cette chaleur, une insolation, un coup de chaud ou autre. Avoir aussi conscience qu'il doit leur trouver un abri pour ce soir mais aussi de quoi manger et boire. Tout en restant à l'affût du moindre bruit, du moindre mouvement pouvant les entourer et être prêt à sortir une de ces armes.

Il se rapproche légèrement d'Adel en marchant alors qu'il a son regard sur la route et qu'il vient d'apercevoir le toit d'un bâtiment au loin. Il économise ses mots et le pousse simplement d'une épaule, l'air de dire "tu as vu" avant de le regarder. Roman le sait déjà qu'ils vont approcher de l'endroit et voir de quoi il en retourne mais oui il regarde Adel pour voir ce qu'il en pense aussi.

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MessageSujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)   Mar 9 Jan - 22:18




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Le soleil, la chaleur, le fait que le bitume sur lequel ils marchaient n'aidait pas à se rafraîchir non plus. Il aurait pu dire merde et se laisser crouler mais il ne le faisait pas, il ne pouvait pas se le permettre, surtout pas quand Roman portait déjà tout à bout de bras depuis le début de ce merdier, il n'allait pas en plus se laisser tomber. Il n'avait jamais su pourquoi Roman l'avait aidé comme ça, d'ailleurs. Il lui en était reconnaissant, bien qu'il peinait à trouver des idées pour le lui montrer, Roman semblait si peu expressif qu'il ne savait jamais s'il faisait bonne route ou non. Il creusait, il essayait.

Eux deux sur la route, c'était simple et les silences n'étaient pas forcément gênant, même si c'était à Adel de faire la conversation, même s'il parlait seul. Silence ou parler seul, ça ne l'embêtait pas, il s'y faisait. Même s'il ne comprenait pas pourquoi Roman faisait tout ça pour lui. Ca ne pouvait pas juste être parce qu'il était médecin, pas vrai ? On ne se prenait pas autant la tête à essayer de sauver quelqu'un juste pour ça, non ? On ne le prenait pas à part pour l'embrasser dès qu'il se rapprochait un peu trop d'un autre, pas vrai ? Roman n'était pas expressif, il faisait avec. Lui l'était, beaucoup trop parfois. Il ne trouvait pas l'intérêt de cacher ce qu'il ressentait. Et ce qu'il ressentait, bah, c'était tout ce à quoi il pouvait penser, dans ces moments là.

Il n'y avait pas de télévision, de radio pour se changer les idées. Sur la route il n'y avait pas de musique pour accompagner et lire était difficile. Regarder à gauche, à droite, regarder derrière. Pas de mort, pas de vivant. Le bruit de leur pas, tout au plus. Pour l'instant. Il sentait Roman se rapprocher, il lui souriait. Un coup d'épaule, il riait un peu. Il cherchait ce qu'il voulait bien lui montrer et hochait un peu la tête.

Pourquoi pas. Nous n'avons rien à perdre à jeter un oeil. Ou y rester pour la nuit.

La nuit était lointaine mais dans ces lieux, allez savoir quand ils trouveraient un autre bâtiment pour les accueillir, dormir à même le sol, il avait sa dose, il aurait même pu se satisfaire d'un lit ou d'un plancher, même si le bâtiment, quel qu'il fût, sentait le rance, le moisi ou le cadavre, pourvu qu'il ne dorme pas sur le bitume, l'herbe ou la terre une nuit de plus.

Honnêtement, à ce stade, le lieu où il aurait rêvé d'habiter, cela aurait été en forêt, dans une maison quelconque, avec une rivière ou un lac non loin. C'était le lieu qu'il avait à l'esprit quand il songeait où aurai-je voulu être en pleine période d'apocalypse ? C'était le lieu où il se serait vu passer bien des années en tout cas, les idées pour bien y vivre, il n'en manquait pas, ça, non. Mais comme ils n'avaient pas ce luxe, il gardait ces pensées pour lui et se contentait de marcher en tenant son sac. Regarder à gauche, à droite, derrière, devant, marcher. C'était embêtant d'avoir à constamment bouger.

Ce qui lui pesait lourd, ce n'était pas son sac. L'eau, la nourriture, les vêtements, ça allait, il s'y faisait, c'était moins lourd que les poids qu'il soulevait quand il faisait encore de la musculation. Ce qui semblait lui peser dix tonnes, c'était plutôt le flingue qu'il avait, caché sous la chemise en laine qu'il avait autour de la taille et sous son débardeur. C'était psychologique mais ça lui pesait lourd, cette connerie. Il n'avait jamais eu à tirer, encore. Sur des vivants en tout cas. Quelque morts, quand il ne pouvait pas se permettre de les éviter. Il devait rester trois balles dans le chargeur.

La chaleur semblait peser sur les épaules de Roman, aussi, il n'en rajoutait pas en palabres. Il n'allait pas l'épuiser davantage en parlant de tout et n'importe quoi - ou répétant ses histoires. Il n'allait pas non plus se mettre à chanter - parce que oui, ça lui prenait, des fois, se mettre à chanter pour passer le temps - et n'allait pas se mettre à siffloter non plus un air qui lui passait en tête - soit The Wanderer, de Dion. Il prenait sur lui pour rester un peu silencieux, la chaleur ne semblait pas l'abattre comme l'homme qu'il aimait.

Tu veux un peu d'eau ?

Oops. Il avait parlé. C'est qu'il était toujours soucieux, souvent trop, même. Mais son métier ressortait aussi et les problèmes liés à la déshydratation dans un tel lieu et moment, autant les éviter. Le bâtiment était loin. Ou pas, question de distance, il avait du mal dans ces moments là. Il y aurait de la pluie qu'il aurait dansé en dessous, tiens. Ou s'ils trouvaient des chapeaux, des casquettes, au bord de la route, tiens, ça aurait été pas mal aussi. Il n'y avait pas de carcasse de voitures non plus ici, rien à piquer. Tss. Mais il se rassurait, au moins, ils n'étaient pas en ville et il n'y avait personne pour les embêter. Ca aurait pu être pire.

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MessageSujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)   Mer 10 Jan - 17:42




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Par moment le silence lui pèse, habitué comme il l'a été à plaider dans un tribunal, à enjôler les gens pour obtenir ce qu'il veut, à être sur le devant de la scène. Ou encore pour draguer le premier mec mignon lui passant sous les yeux. Il l'avait fait avec Adel d'ailleurs, des sous-entendus plus ou moins subtils..non des sous-entendus qui ne laissaient pas de place au doute quant à ce qu'il voulait. Même dans ce groupe qui vient de s'effondrer, il avait été ainsi à parler pour manipuler les gens. Et maintenant qu'il est seul avec Adel sur la route, il ne parle plus beaucoup, laissant le blond parler pour deux. Ce n'est pourtant pas les sujets de conversation qui pourraient manquer. Roman se souvient de la nuit lors de la fête en l'honneur d'Adel, leur conversation pendant des heures. À en oublier le monde autour d'eux, être seuls dans leur bulle. Il y avait ce côté drague chez Roman oui, mais pas seulement, il avait aimé échanger avec Adel. Aime encore ça mais ne parle plus des masses, à s'en demander pourquoi.

En fait, Roman s'en doute du pourquoi. Parler pour lui était surtout charmer les gens, faire ce qu'il veut des personnes avant de passer à la suite. Il est entrain de perdre cette notion là avec Adel, il ne veut pas lui parler pour l'enjôler, pour le garder près de lui parce qu'il peut lui être utile. Il le sait, le sent et le voit à chaque fois qu'il regarde le blond, il y a quelque chose qui change entre eux. Le russe n'est plus dans cette optique de le protéger parce qu'il est médecin et donc lui sert à quelque chose. Il le protège encore et toujours, parce qu'il est à lui, Adel lui appartient, il l'a déjà dit oui mais c'est vrai. Presque. Il y a autre chose qui lui échappe et ça le frustre le russe. Il n'a jamais craint d'ouvrir la bouche et de vexer quelqu'un mais là il ne veut pas, il sait aussi qu'il pourrait s'énerver et qu'il rejetterait ça sur Adel. Il devrait s'en foutre mais non et rien que ça, ça le gonfle alors il se tait. Même quand il entend et voir le blond exprimer ce qu'il ressent, il reste stoïque parce que ça aussi c'est du Roman tout craché, ce j'en ai rien à foutre de tout apparent.

Alors il marche encore et toujours avant de repérer ce bâtiment au loin et de pousser Adel de l'épaule. Roman l'entend en rire avant de le regarder et de lui sourire, un vrai sourire franc, dénué d'arrières pensées comme il en a que peu souvent. Ah si enfin le russe ouvre la bouche.

- Je pensais à la nuit surtout, on a trop dormi dehors.

Ne pas avoir d'abri pour la nuit, ne pas avoir cet ersatz de sentiment de sécurité, ça l'épuise encore plus. Roman dort encore moins qu'Adel, gardant des tours ben de garde plus longs que ceux du blond. Parce que quand ils sont dehors, ils ne peuvent pas se permettre de fermer l'oeil tous les deux en même temps. Parce que Adel doit pouvoir se reposer et être en pleine forme, Roman peut encaisser lui. Oh quand il arrive à fermer l'oeil, il a confiance en Adel, ce n'est pas ça le problème, il sait que le blond peut se débrouiller face à un marcheur. Mais face à plus par contre, il n'est pas forcément plus fort Roman, il a juste aucune hésitation avant de se servir de ses armes. Il commence à bien connaître Adel et sait que ça le répugne de devoir se débarrasser de quelqu'un qui fut humain. Lui non. C'est aussi protéger Adel de cette manière. Ce qui veut aussi dire avoir cette crainte qu'Adel ne le réveille un poil trop tard et qu'il n'arrive pas à réagir à temps pour les sortir de là tous les deux ensemble.

Oui en gros, ils sont épuisés tous les deux et Roman doit remédier à ça, quitte à se stopper pour la nuit plus tôt que prévu. La chaleur n'arrange rien du tout en prime, il a beau être en débardeur comme Adel, avoir sa veste enfournée dans son sac, marcher ainsi n'aide pas. La sueur dans son dos à cause du sac, l'arme à feu glissée entre sa peau et son pantalon qui lui tient chaud aussi. Le métal chauffe rapidement. Ne pas avoir le luxe de porter autre chose que des chaussures de marche qui tiennent chaud elles aussi. Le russe se passe les mains dans les cheveux, les remettant en arrière, des fois il songe à les couper pour avoir moins chaud...mais fini toujours par attraper un élastique dans une poche pour les attacher. Comme il le fait là.

- Tu en as assez pour toi encore ? Bien sûr qu'il ne dit pas non, il a chaud et donc soif mais il le voit bien qu'Adel est soucieux. Il les voit toujours ses petites attentions de toute façon, sa manière à lui d'être utile même s'il en a pas besoin. "Il m'en reste dans mon sac." Information comme ça en passant, parce que c'est plus simple de dire les choses de manière détournée que de dire oui tout de suite. "Par contre, tu es sûr que ça va ? Tu es bien silencieux aujourd'hui."

Comment louper qu'Adel n'est pas entrain de parler pour deux, de chanter ou de siffler. Après autant de temps sur les routes, intégrer les habitudes de l'autre, se fait naturellement alors forcément si Adel ne réagit pas comme d'habitude. Ben c'est qu'il y a un problème quoi. Si le blond se tait pour pouvoir entendre ce qu'il se passe autour d'eux, ben c'est idiot alors que Roman reste à l'affût malgré tout.

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MessageSujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)   Mer 10 Jan - 19:14




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Ce qu'il aimait le voir sourire. C'était plutôt rare mais il aimait ces moments. Il était beau quand il souriait. Bon, il était toujours beau mais ce sourire était réconfortant. Sight for sore eyes. Il avait le coeur fragile, une vraie guimauve, alors forcément, un sourire, il était près à donner cher pour ça. Que l'avocat en ait conscience ou non lui était égal, il ne cherchait pas forcément à lui mettre sous les yeux. Il y avait une évidence entre eux qu'il avait su voir, qu'il lui avait montré, imposé, même. Même s'il avait peur parfois que ce soit juste histoire de dire, histoire de donner le change, ne pas être juste seul sur la route.

J'ai dormi, oui. C'est plus que ton tour, maintenant.

Il n'était pas aveugle, il n'était pas idiot, il voyait bien que Roman tirait trop sur la corde. C'était aussi pour ça qu'il faisait de son mieux pour lui simplifier la vie au possible, ne pas lui rajouter de poids supplémentaire que celui qu'il s'imposait déjà, bien conséquent. Il n'avait jamais demandé à Roman de prendre tout ça sur ses épaules, ne l'avait jamais voulu. Et maintenant, il avait peur de la fois où Roman tirerait trop sur la corde et qu'elle se délie totalement. Un bâtiment, avec un peu de chance, il serait vide ou presque, ils pourraient s'y installer un jour, peut-être deux et Roman pourrait se reposer comme il le méritait. Pourquoi marchaient-ils autant, déjà ? Ils cherchaient quoi, au juste ? C'était ces questions qui revenaient. La civilisation, de la vie, un espoir quelconque. Parce qu'il ne pouvait pas croire qu'ils n'étaient plus que deux au monde, c'était impossible.

Il le regardait s'attacher les cheveux, un sourire tendre sur les lèvres. Avaient-ils pris des coups de soleil, avaient-ils brunis au soleil, étaient-ils transpirants, sales, les joues et le nez rouges, que ça lui était égal, Roman trouvait grâce à ses yeux. Il lui proposait de l'eau et au lieu d'accepter, il lui demande s'il en a encore assez pour lui. Il levait les yeux au ciel, oui, il en avait encore assez. Mais il ne voulait pas le voir s'effondrer non plus et lui était capable de tenir encore un moment, il n'était pas sûr que ce soit le cas de Roman qui continuait à forcer. Il pouvait lui indiquer qu'il en avait dans son sac, qu'Adel lui tendait déjà sa gourde. Celle-ci étant attachée à une lanière de son sac, ça allait vite. Que ce soit l'avocat ou le chirurgien qui la boive, cette eau, ça ne changeait pas grand chose pour lui. Ce qu'il avait, était aussi à l'avocat, de toute façon.

Ca va, ça va, je me suis dis que chanter pour la centième fois the wanderer te donnerait envie de m'étrangler alors je t'ai évité cet effort.

Il riait, évidemment. Sa façon de détendre un peu les choses, comme il pouvait. Il aurait pu répondre de façon cynique, sarcastique, un gros "bien sûr, pourquoi ça n'irait pas ? Le soleil cuisant, les chaussures qui collent au bitume, des morts partout, ça va à merveille". Mais il était enjoué. Encore et toujours.

Et toi ?

Il avait été jusqu'à replacer une mèche rebelle du russe derrière son oreille. Il regardait autour d'eux, sans vraiment trouver de point d'ombre qui valait la peine de se déplacer vers lui au lieu de continuer à marcher vers la bâtisse.

Si tu as besoin que je prenne ton sac une heure ou deux...

Il haussait les épaules. Ca lui était égal un sac ou deux, il avait chaud, oui, il transpirait, oui, mais ça n'était pas franchement pire que ce qu'il avait l'habitude de soulever en salle et au fil des jours il avait fini par ne plus sentir ce poids. Au début, le poids était là, il se faisait sentir, sur ses épaules, dans son dos. Puis maintenant, il ne le sentait plus. Et quand bien même ; il n'aimait pas voir l'avocat forcer comme il le faisait. Alors il le regardait, attentivement. Toujours. Il l'entraînait quelque secondes contre lui, le temps de déposer un baiser sur sa tempe. Comme ça, sans raisons particulières. Juste l'envie. Et le relâcher aussitôt. Ca lui prenait, parfois. C'était nouveau, forcément, mais ça lui prenait parfois, des gestes comme ça.

Puis, en se remettant sur son chemin, il se prenait à rêver d'un lac quelconque où il se serait jeté. Même une rivière aurait fait l'affaire. Un lac, il aurait plongé dedans pour s'y rafraîchir et il y aurait passer bien des heures.

Mon silence pèse ? Parce que je peux trouver quelque chose à chantonner, tu n'as qu'à le dire et c'est fait.

Autre taquinerie. Encore que, s'il lui demandait... Ou même s'il ne lui demandait pas, tiens. Il recommençait à chanter, joyeusement. Il savait qu'il ne chantait pas spécialement bien, que c'était même parfois de sacrés massacres de belles chansons mais c'était plus fort que lui.

Oooooooooooh ! Well, I'm the type of guy who will never settle down ! Where pretty ... boys are, well you know that I'm around ! I kiss 'em and I love 'em cause to me they're all the same, I hug 'em and I squeeze 'em they don't even know my name. They call me the wanderer ! Yeah, the wanderer...

Rire et chanter, ce n'était pas la chose la plus facile à faire, c'était comme boire ou conduire, il fallait choisir. Mais, eh, on s'occupait comme on pouvait dans ces moments là, on faisait passer le temps comme on pouvait.

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MessageSujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)   Jeu 11 Jan - 16:45




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Il sourit à Adel avant de lever les yeux au ciel en l'entendant. Un "pas besoin de t'inquiéter pour moi" sur le bout de la langue en réponse, qu'il abandonne aussi vite. Il voit déjà venir la réponse du blond, lui assurer que si il s'en fait, que c'est normal et ce genre de chose. Sauf que Roman n'a pas besoin qu'on s'inquiète pour lui, il sait prendre soin de lui tout seul. Même s'il sait que ça part d'un bon sentiment de la part d'Adel, parce qu'il est comme ça le blond, il s'en fait facilement pour les gens. Toujours prêt à aider les inconnus alors en connaissant le russe, ça ne peut qu'être pire.

Mais ouais dormir, ça serait pas mal ça quand même comme idée, dans un endroit qu'ils peuvent barricader, à l'abri des éléments mais surtout de tout ce qui peut rôder. Même ne serait-ce que se reposer un peu, Roman ne nie pas qu'il en a besoin, il ne pourrait pas nier de toute manière, la fatigue doit se lire sur les traits de son visage. Il rêverait d'un bon lit moelleux dans lequel faire une vraie nuit avec Adel collé à lui, histoire de s'assurer que le blond ne risque pas d'aller où que ce soit. Et puis peut-être pas faire que dormir d'ailleurs, en fait on peut ôter le peut-être, il suffit de voir Adel pour le savoir.

Forcément, lui ne veut pas qu'on s'en fasse pour lui mais il est obligé de s'assurer de comment va Adel, d'être sûr qu'ils auront assez d'eau jusqu'à trouver de quoi remplir gourde et bouteille. Tant pis s'il doit avoir la bouche sèche et la gorge en feu, Roman n'a pas de long discours prévu. Pourtant il attrape la gourde que le blond lui tend, plissant les yeux comme s'il pouvait mieux discerner si ce n'est pas plutôt Adel qui a le plus besoin de boire. Lui demandant comment il va parce que oui ça le triture cette histoire de silence. Finissant par se décider à ouvrir la gourde et en boire deux ou trois gorgées. L'eau est tiède voir chaude...ça aussi de l'eau fraîche ça serait parfait, pour boire, pour se laver, se rafraîchir. Mais bon on fait avec les moyens du bord. Écoutant la réponse d'Adel toujours sans le lâcher du regard, refermant la gourde dans le même temps et la lui rendant, un air qu'on peut qualifier d'amusé sur le visage. C'est difficile à définir avec Roman ce genre de choses, elles sont rares ses expressions bien marquées et faciles à lire.

- Impeccable puisque je n'ai pas à t'étrangler, disque rayé va.

Ce qui pourrait passer pour un reproche, est loin d'en être un. Comme Roman l'a déjà dit, un Adel silencieux, ça ne lui va pas, encore faut-il qu'il l'exprime clairement cette pensée. Haussant lui aussi les épaules brièvement à la proposition que le blond peut lui faire.

- Je le sens pas, ça va.

Le russe tire peut-être sur la corde par moment mais non seulement il a encore de la ressource mais niveau gabarit, il n'a rien à envier à Adel. Il a peut-être quelques centimètres de moins et est un poil moins musclé -ou différemment-, il n'en reste pas moins que ses années de sport restent bien en place. Sans oublier qu'avec leurs conditions de vie aussi bien l'un que l'autre ne risquent pas d'avoir un pet de graisse en trop. Et le bâtiment repéré sur lequel ils vont aller, n'est pas si loin que ça, un kilomètre ou deux à tout casser en jaugeant comme ça. Ils y seront donc assez rapidement l'air de rien, quelques repérages avant et ils pourront souffler normalement. Beuh. Roman est censé faire quoi là alors qu'Adel l'attire contre lui ? Il sait pas quoi en faire de ce geste tendre, affectueux. Il n'est pas habitué à ça le russe, ni à recevoir et encore moins à donner. Ok, au lit il n'est pas un sauvage et sait être tendre mais pas comme ça, pas en dehors. Il en retrousse le nez avec un léger reniflement perplexe, oui il est censé faire quoi ? À part laisser faire Adel et ne pas le repousser. Il en a aucune idée. Puis ça lui déplaît pas, c'est juste qu'il ne sait pas comment réagir.

- Non ça ne pèse pas, c'est juste que tu es pas souvent silencieux donc je me demande si ça va.

Parle. Chante. Siffle. J'aime le son de ta voix. S'il te plait. Si seulement Roman était foutu de le dire mais non, déjà que c'est à peine s'il pense à ça de cette manière. Alors qu'en plus le silence n'est pas inconfortable entre eux. Ah voilà c'est mieux comme ça quand même, enfin si Adel ne se force pas. Ce qui ne semble pas être le cas. Et tant pis s'ils se font entendre par des morts ou des vivants, Adel qui peut massacrer des chansons, c'est bien mieux. Cela donne un sentiment de normalité à tout ça, comme s'ils n'étaient qu'en simple randonnée. Même si effectivement Roman la connaît par coeur maintenant cette chanson et qu'en prime elle reste bien en tête.

De quoi continuer la route tranquillement même si Roman a conscience que maintenant n'importe quoi ou qui peut les localiser facilement. Même si de ce fait, il pose la main sur la crosse de son arme à feu pour s'assurer qu'il peut la sortir rapidement au cas où. Tout comme il n'a qu'un mouvement du bras vers l'arrière à faire pour attraper son couteau de combat. Adel garde l'eau accessible. Roman c'est les armes.


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MessageSujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)   Jeu 11 Jan - 19:44




Roman & Adel
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Il n'était pas un gamin. Il n'était pas un gosse qu'on devait traîner par la main. Parfois, il ne comprenait pas le comportement de Roman, pourquoi il se montrait si protecteur envers lui. Limite si Roman ne lui donnait pas à manger lui-même à la cuillère, tiens. Il était quand même capable de savoir s'il avait soif ou non, capable de marcher des heures durant. Mais bon, ils étaient toujours là à veiller l'un sur l'autre, se protéger l'un l'autre, bien que Roman fasse le plus gros du travail - ce qui pouvait parfois aussi l'agacer. Ils n'allaient pas tenir bien longtemps s'ils forçaient autant, si vite. C'était leur second été mais plus ils descendaient et pire c'était.

Toute fois, quand il prenait le temps d'y penser, il était bien heureux de faire la route avec Roman. C'était des habitudes à prendre, une organisation à prendre. C'était devoir s'adapter à l'autre, surtout qu'avant ils n'étaient pas si proche que ça, enfin, si, un peu mais c'était quand même compliqué et ils ne se voyaient pas si souvent que ça. Et là ils étaient l'un avec l'autre en permanence. Ils apprenaient encore à se connaître et il y avait encore du chemin pour y parvenir mais, eh, ils n'avaient que ça à faire et ils se supportaient plutôt facilement alors tout allait au mieux. Il n'aurait plus manqué que ça, tiens, qu'ils soient incapable de se supporter, la route aurait été encore plus compliqué. Mais Adel était facile, il prenait les gens avec lui comme ils venaient... Encore que ça ne le rendait pas spécialement facile à vivre pour autant. Disque rayé, va, il levait les yeux au ciel à entendre ça. Bah, quand il avait une chanson en tête, le meilleur moyen pour s'en débarrasser c'était l'écouter ou la chanter, à défaut de pouvoir l'écouter, autant la chanter. Sauf que le pauvre Roman en pâtirait aussi. Mais il n'avait pas l'air de s'en plaindre et puis, c'était lui qui lui signalait qu'il n'avait pas l'air d'aller bien. Je le sens pas, ça va, ça fait rire le blond sur le coup. Pas pour se moquer toute fois, il n'était pas comme ça.

Ah, oui. Mon dur-à-cuir.

Il riait à nouveau. Le possessif était venu de lui-même, quant au surnom, là encore, ce n'était pas moqueur, mais plutôt affectueux. S'il avait bien quelqu'un pour survivre à l'apocalypse, c'était bien Roman. Enfin, si Adel ne merdait pas. Parce qu'il avait ce poids aussi. Cette conscience d'être un peu inutile aux moments fatidique et d'être un poids pour Roman. Pourtant, Roman ne s'en était pas encore plaint. Normal qu'Adel garde cette part d'innocence, si Roman le sur-protégeait comme ça.

Il avait des gestes comme ça, parfois. Parce qu'il était trop affectueux, trop câlin. C'était plus fort que lui, ces gestes. Prendre Roman dans ses bras, déposer un baiser contre sa tempe. Comme quand ils allaient pour dormir, l'un ou l'autre. Il ne pouvait s'empêcher de rester près de lui, l'enlacer ou l'embrasser, voir les deux. Roman ne s'en plaignait pas et Adel faisait avec le fait que Roman n'était pas aussi affectueux que lui, il ne lui demandait d'ailleurs pas de l'être, il savait qu'il pouvait pousser loin parfois. Comme lorsqu'ils faisaient chauds et que la logique voulait qu'on reste éloigné pour ne pas se tenir encore plus chaud et qu'à l'inverse, il restait là, à chercher un contact physique avec Roman, quelconque. Roman ne devait pas s'attendre à ça il y a quelque années, encore, quand leur petit jeu du chat et de la souris avait commencé. Ca lui faisait bizarre d'y repenser. Non ça ne pèse pas, c'est juste que tu es pas souvent silencieux donc je me demande si ça va. Oui, comme toi tu es souvent à rester terré dans le silence si on ne t'en sort pas et que tu me demandes pourtant pourquoi je ne parle pas. Mais il ne lui disait pas, bien que son sourire devait parler pour lui ; c'était ironique, non ? Et puis, comme on disait, si tu n'as rien d'intéressant à dire alors tais-toi. Et là, il n'avait pas vraiment d'idée de conversation et il n'allait pas se mettre à dire ce qu'il voyait autour de lui. Un cadavre ambulant à quelque mètres, qui semblait peiner lui aussi à avancer sous le soleil, la peau qui fondait sur les os. Il ne comprendrait jamais comment c'était possible, ça. Trop rattaché à ses études et sa réalité, trop rattaché au fait que le cerveau n'était pas sensé être la seule chose qui permettait au corps d'avancer. Trop rattaché à ce qu'il croyait être vrai pendant des années, oui. Jusqu'à maintenant.

Puis, il se met à chanter. Il voyait les gestes de Roman mais faisait comme si de rien était en poursuivant sa chanson. Ca faisait passer le temps, ça permettait d'aller presque plus vite, de donner un rythme à ses pas. Parfois il se retournait vers là où il avait vu le cadavre marchant mais celui-ci était tombé alors il regardait à nouveau devant lui. Il avait replacé sa gourde et essayait de ne pas faire attention aux vapeurs s'échappant du goudron bouillant. Il ne chantait pas fort mais il n'y avait tellement rien autour d'eux. Alors après sa chanson, il se creusait les méninges pour en trouver une autre. Pourquoi pas essayer de faire réagir un peu Roman, le pousser un peu à sourire à nouveau, comme il y a quelque minutes. Il était si beau quand il souriait, ça lui mettait du baume au coeur. Ca lui rappelait qu'il y avait encore des plaisirs simples. Il s'était approché à nouveau, lui avait donné un petit coup de coude amusé.

When I wake up, well I know I'm gonna be, I'm gonna be the man who wakes up next you. When I go out, yeah I know I'm gonna be, I'm gonna be the man who goes along with you.

I'm gonna be, 500 miles. Le genre de chanson qui vous reste en tête pour des heures dès que vous l'écoutez, rien que les premières secondes. Mais ça l'amusait. La musique était plus ou moins joyeuse et les paroles, et bien... Les paroles, ah. Si niais pouvait-il être, si romantique pouvait-il être, il n'avait encore jamais poussé à lui dire ce qu'il ressentait pour lui. Bah, ça lui paraissait évident, aussi. A la manière dont il le regardait, à la manière dont il lui parlait. La manière dont il le prenait dans ses bras, dont il l'embrassait quand Roman le laissait faire. Des baisers volés, la plupart du temps. Parce qu'il avait besoin de ça, Adel. Même s'il ne pouvait pas les lui demander, par timidité et pour ne pas le brusquer non plus, il en avait besoin. Alors prendre les devants ne l'effrayait pas. Mais en tout cas, pour lui, c'était évident, c'était clair et il n'y avait pas forcément besoin de lui dire. Il essayait juste de lui montrer. Que pour lui, ce n'était pas juste une question de possessivité et "personne ne t'approche", c'était aussi ça. C'était venu, cela s'était installé. C'était parti d'un baiser, c'était parti d'un merde, j'arrête de jouer au con, à faire comme si de rien était, comme si rien ne se passait puis ça s'était tranquillement installé au fil des jours, remplaçant le fait d'être à deux pour la survie pure et simple, à être à deux parce qu'il devait en être ainsi et pas autrement.

Il lui avait remis un petit coup de coude pour l'encourager à suivre aussi. C'était difficile de lui retirer sa bonne humeur, à Adel. Difficile de lui faire perdre son sourire, même en pleine apocalypse. Il voyait les bons côtés, oui, il avait Roman. Toujours se concentrer sur le positif. Le bâtiment se rapprochait. Enfin. Ils se rapprochaient du bâtiment. Un pas, un autre. Des paroles, encore entrain de chantonner. Imaginer la musique qui accompagnait. Et puis, quelque part, garder ces paroles en tête, c'était garder un appui sur leur passé, ne pas tout oublier. C'était se raccrocher à d'autres choses, encore.

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MessageSujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)   Ven 12 Jan - 16:21




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Roman est peut-être russe, enfin pas tout à fait vu qu'il a les deux nationalités, a peut-être élevé à la dure avec pas grand chose mais il a pas été élevé dans une notion du mâle dominant. Ses parents se partageaient à peu près tout même si en effet c'est sa mère qui s'occupait le plus de la maison, son père aidait aussi. Oui il a pas été élevé pour être l'homme qui doit tout assurer en permanence, qui doit tout diriger, tout contrôler, être l'homme de la maison et veiller sur sa femme. Quitte même à l'empêcher elle de vivre. Pour la partie femme, on repassera déjà pour commencer, ça l'a jamais intéressé.

Non, ce côté ultra protecteur vient de lui tout seul et uniquement avec Adel, jamais il n'a été comme ça à vouloir protéger autrui ou ne serait-ce qu'à s'en préoccuper réellement. Cela a toujours été sa gueule d'abord, ses envies, ses désirs, ses besoins et basta. Bien pour ça aussi que Roman ne s'est jamais attaché à une seule de ses nombreuses conquêtes et n'en avait pas l'intention. Enfin protéger quelqu'un...Si, si ça pouvait lui apporter quelque chose avant de passer à autre chose quand la personne ne lui servait plus à rien. Il savait aussi comment obtenir tout ce qu'il veut le russe, on ne lui disait jamais non ou jamais longtemps. Encore une fois Adel est l'exception qui confirme la règle, dieu sait que le blond lui a résisté et très longtemps. C'est peut-être pour ça qu'il est comme ça Roman, ce maintenant que je l'ai, il ne m'échappera pas.

Au final il en sait rien et il ne réfléchit pas à ça non plus, ses neurones pourraient en fondre avec la chaleur ambiante. Sans compter qu'il a mieux en tête que de chercher à comprendre ses propres réactions. Il doit songer à la logistique, à leur survie, à progresser dans l'espoir de finir par trouver mieux quelque part. Un endroit tranquille qui pourrait ne pas être trop touché ou un groupe dans lequel ils pourraient s'adapter tous les deux. Difficile que cela d'ailleurs alors qu'ils sont si différents et ne se connaissant pas encore totalement. Est-ce qu'ils pourraient tous les deux se faire au même groupe ou lieu ? Il faut déjà qu'ils arrivent à s'adapter l'un à l'autre complètement. Ce qui n'est pas si difficile que ça d'ailleurs, Adel est facile, Adel est bien plus lisible que lui ne l'est, il en a conscience Roman. Il ne montre jamais rien, il donne toujours l'impression de se foutre de tout, de ne pas avoir de sentiments et compagnie.

- Tu attendras cet hiver pour le blouson en cuir et la clope au bec. Le rapport ? Dur-à-cuir, les clichés des blousons de cuir, des blousons noirs et compagnie. Quoi qu'il dirait pas non à une clope là maintenant tout de suite, ni à un verre de vodka pour compléter le cliché. Même si le dit cliché est plus à la bière ou au whisky. Il dit ça avec un sourire en coin, parce qu'il est carrément canon quand il porte une veste en cuir. Enfin quand il en portait une pour sortir. C'est en passant sa langue sur ses lèvres, tout à fait consciemment, qu'il regarde Adel et ajoute. "Remarque un blouson en cuir, ça t'irait bien aussi."

Est-ce qu'il a noté le possessif employé ? Oui bien sûr que oui mais pour le moment ça glisse sur lui. Lui est bien plus à l'aise dans les sous-entendus sexuels que dans tout le reste. Toute cette affection qu'Adel montre ouvertement, ça le dépasse le russe, il sait pas quoi en faire. Comment réagir. Il n'est pas affectueux et là encore ce n'est pas à cause de son enfance, il a eu des parents aimants, il a été câliné oui mais déjà petit il n'était pas affectueux. Il ne s'en plaint pas, il ne repousse pas Adel, à chaque fois il le laisse faire, il aime bien mais il ne peut pas lui rendre. Ou encore il n'ira pas lui le chercher pour avoir de la tendresse, Adel vient et le fait, ça lui va. Point. Pourtant c'est Roman qui est allé chercher ce premier baiser, qui s'est imposé comme ça. Mais les baisers ça va. Embrasser ça, ça lui va, il y est bien plus réactif. Pas tout le temps certes mais les baisers ça va même s'il a l'impression qu'Adel en voudrait encore plus. Boarf de toute manière Roman est comme il est, on le prend comme il est où on se casse.

Non mais c'est qu'en plus maintenant Adel se mettrait presque à se foutre de lui quand il parle de silence. Il veut bien qu'il ne soit pas le plus bavard du monde mais quand même ce n'est pas une raison quoi. En plus on l'a déjà dit, s'il reste silencieux c'est parce qu'il a ses raisons, parce qu'il ne veut plus parler à Adel pour l'enjôler comme il le faisait avant et avec tout le monde. Il voudrait une vraie conversation sincère sans avoir l'impression qu'il cherche à manipuler le blond. Le russe hausse les épaules au sourire d'Adel, l'air de dire prend le comme tu veux, je m'en fous.

Ce qui n'empêche pas Adel de se remettre à chanter et Roman d'apprécier même si encore une fois, il la connait par coeur cette chanson à force. Puis bon c'est pas autant un massacre qu'on pourrait s'y attendre, il chante pas mal du tout le blond au final. En tout cas, le russe ça lui va. C'est moins...pas pesant...mais oui plus normal, ça permet de ne pas faire plus attention que ça au cadavre ambulant qui traîne dans le coin, d'avoir cette sensation de normalité. De marcher peut-être plus vite ou du moins de se sentir plus léger sous ce soleil de plombs. Et après la première chanson vient la seconde, Roman esquisse un sourire quand Adel le pousse comme lui l'a fait un peu plus tôt. Ces petits gestes là, sont faciles à faire pour lui aussi.

Oh ben tiens, cette nouvelle chanson, Roman la connaît aussi et comme pour l'autre, elle reste en tête un moment. Puis elle est entraînante la musique faut dire. Par contre est-ce qu'il doit chercher à comprendre quelque chose de caché derrières les paroles ? Bah il est pas aveugle, il l'a dit qu'il voit chaque petite attention d'Adel, chaque petit geste. Roman les voit aussi les regards qu'il reçoit, il les comprend également, Adel regardait plus ou moins Richard comme ça au début quand ils se sont connus. Enfin plutôt moins peut-être. Boarf il sait pas vraiment au final, amour, uniquement de la possessivité, un mélange des deux.

En tout cas le russe sourit encore à ce second coup de coude et se met à l'accompagner. Bien que clairement il chante largement moins bien qu'Adel mais tant pis.

- But I would walk 500 miles and I would walk 500 more. Just to be the man who walks a thousand miles to fall down at your door.

C'est sur ce refrain que le russe sort vraiment de sa torpeur, esquissant quelques pas de danse. Un mélange entre une danse et une marche militaire avec un léger déhanché au passage. Bah quoi ? Aussi dur et strict qu'il a pu être dans son métier et depuis le début de tout ça, Roman aimait aussi sortir, s'amuser et danser. Les boites ce n'était pas que pour boire et pour draguer, c'était du tout en un. Et il sait que niveau danse il assure bien. Il a juste mis ce côté là de lui sur stop avec toute cette merde, il n'y a clairement pas de quoi faire la fête après tout. Mais si on active les bons leviers, c'est toujours présent. Faut croire qu'Adel a trouvé comme le réveiller pour cette fois.

Ah. La route qui défile bien plus rapidement aussi. Le bâtiment qui se rapproche et se profile de plus en plus à l'horizon. Encore un virage de la route avec quelques arbres leur cachant la vue, une dernière ligne droite et ils pourront inspecter les lieux et peut-être même se reposer. Non ils pourront le faire, Roman est confiant sur ce point là même s'il sait que dans les faits ça pourrait être infesté de marcheurs ou squatter par des vivants.


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MessageSujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)   Sam 13 Jan - 0:51




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S'il était prêt à faire le pitre pour amuser rien que quelque secondes, Roman ? Oui, clairement. Partager un peu sa joie et son allégresse, partager un peu de bon temps dans cette traversée du désert. Bon, ils n'étaient pas dans un désert à proprement parler mais la chaleur y faisait facilement penser. Tu attendras cet hiver pour le blouson en cuir et la clope au bec, forcément, il riait. Même un petit "rrrr" qui sortait, l'air de dire, rr, j'ai hâte. Jouer un peu le jeu, tout simplement. Il fallait dire que jouer le jeu n'était pas bien compliqué, imaginer Roman dans une veste en cuir avec la clope au bec, c'était... attrayant. Ouais. Grr. Puis il le regardait se passer la langue sur les lèvres alors qu'il le regardait aussi, puis il avait poursuivi sur le fait que la veste en cuir lui irait bien aussi. Il n'en n'avait jamais porté, sa mère avait toujours dit que ça faisait mauvais genre. Il avait grandi dans une famille bourgeoise anglaise alors, forcément, ça filait droit.

Ah oui ? Veste en cuir, vraiment ? Hm.

Un petit sourire, il n'était pas aussi charmeur que Roman. Lui, c'était le train-train quotidien, les petites intentions, les petits cadeaux ça et là, mais le rentre-dedans, pas vraiment. Ca l'amusait quand même que Roman s'y essaie toujours, même quand ils s'étaient déjà embrassés, avaient déjà été plus loin que le baiser. Lui qui, autrefois, savait qu'une fois ces choses faites, il n'y aurait plus rien entre eux, il était surpris - agréablement - de voir ce rentre-dedans à nouveau. Il comprenait juste comment fonctionnait Roman, au fil des jours. Puis quelque part, c'était toujours agréable de savoir qu'on plaisait, même quand on était dans cet état, non ? Toujours voir le positif. Il avait besoin de bien des choses, Adel et, c'était à sa façon que Roman lui donnait ces choses. Adel n'allait pas s'en plaindre. C'était peu conventionnel mais il s'en moquait. Il recevait avec plaisir. Il marchait encore sur des oeufs mais il s'adaptait.



Seconde chanson et finalement, le russe se laissait prendre au jeu et se mettait à chanter. Il adorait. Ce moment de complicité sur la route, ça faisait du bien. Le voir se prendre au jeu, l'entendre chanter - même si, clairement, il n'était pas un très bon chanteur - Roman se laisse prendre au jeu et c'est tout ce qui compte sur l'instant. Chanter ensemble, s'amuser simplement. Puis les paroles choisis par Roman le faisait un peu tiquer aussi, lui-même avaient bien insisté sur certaines paroles exprès mais entendre Roman faire de même, ça le chamboulait - une guimauve, si vous n'aviez toujours pas compris.

Mais aussi, Roman ne faisait pas que chanter, il dansait aussi. Adel n'accompagnait pas la danse, il était trop nul en danse et ne savait pas comment faire mais il regardait avec un plaisir non dissimulé, Roman qui se prêtait au jeu.

And if I grow-old, well I know I'm gonna be, I'm gonna be the man who's growing old with you.

Bah, il chantait, voilà tout. Il aurait peut-être du commencer par cette chanson d'entrée de jeu, à bien y réfléchir, parce qu'elle était plus entraînante et voir Roman réagir de la sorte, ça lui faisait grandement plaisir. L'envie de le prendre à nouveau dans ses bras, tiens. Mais il se retenait. Une guimauve, retenez-le.

Bien assez tôt, grâce à la chanson ou autre chose -genre, la motivation-, qu'en savait-il, ils arrivaient à l'immeuble en question. Des motos par terre. Il avait arrêté de chanter en arrivant là, il n'était pas suicidaire, si des morts les entendaient, ils auraient vite eu de sortir les attaquer. Il valait mieux avoir un coup d'avance et s'avancer sans être vu. Il était perplexe une fois devant le bâtiment et il se frottait l'arrière de la tête. Il buvait ensuite une gorgée d'eau et rangeait sa gourde. Ouais, un immeuble, quoi. Ca serait toujours ça pour la nuit, elle n'était pas si loin d'eux que ça, ça vaudrait mieux que rester une fois encore dehors pour la nuit, à même le sol, dans la poussière et la terre. Ce qu'il ne donnerait pas pour une douche, là, maintenant. Il notait pour lui-même aussi qu'il faudrait impérativement trouver une ou deux tentes pour dormir, qu'ils puissent déplacer facilement. Même si les tentes n'étaient pas pratique puisqu'ils n'entendraient pas ou ne verraient pas les morts arriver, ce serait dormir couverts pour une nuit ou deux.

Il regardait les motos, une d'elle avait du tomber et faire tomber les autres, mais elles n'étaient pas en mauvais état, bien au contraire, elles étaient nettoyées, propres. Pas besoin d'être un génie pour comprendre que le bâtiment était tenu. L'idée de piquer deux motos et se barrer lui traversait vaguement l'esprit il est vrai. Mais il jetait un regard à Roman, puis vers le bâtiment. Pas franchement sûr que ce soit une bonne idée de foncer vers le bâtiment s'il était déjà habité mais en même temps, en ces temps, il fallait s'entraider, non ? Il avait encore du mal à comprendre que tous les survivants ne voulaient pas du bien aux autres, il avait encore du mal à comprendre que tous les survivants ne voulaient pas s'entraider, s'apporter de bonnes choses, non. Que certains étaient juste des connards qui avaient survécus parce que cette vie était faite pour eux, une vie chaotique. Non, ça, il ne percutait pas.

Il se frottait les yeux en essayant de réfléchir. Il n'allait pas foncer tête baissée, en tout cas.

Y'a plus qu'à tenter, non ?

Tenter d'entrer, parler aux gens qui vivaient déjà là, il ne savait pas trop quoi faire, ne savait jamais comment approcher les gens dans ces moments là. Mais Roman avait bien une idée, non ?

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MessageSujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)   Dim 14 Jan - 3:26




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C'est impressionnant quand même de voir Adel garder sa bonne humeur, toujours, tout le temps alors qu'ils partagent les mêmes conditions de vie merdique. Un trait de caractère que Roman apprécie grandement en tout cas même si ce n'est pas tous les jours facile de le voir ainsi. Comme s'il ne voyait jamais les mauvais côté de quoi que ce soit ou de qui que ce soit. Le russe n'est pas pessimiste, pas totalement mais beaucoup plus terre à terre. Enfin cela ne l'empêche pas de...Oh putain ce rrrr qui arrive lui file bien des envies là maintenant tout de suite que la décence empêche de décrire. Tout comme sa manière de regarder Adel, venant même se mordiller la lèvre inférieure à ses questions.

- Oh oui vraiment.

Bien que dans les faits, Adel ne la garderait pas longtemps la veste en cuir, ni le reste de ses fringues d'ailleurs. Est-ce qu'il y pense au fait que normalement c'était jamais deux fois le même mec avant ? Non. Adel lui plait toujours autant, il est toujours autant désirable. Point. Puis sérieusement vous l'avez bien regardé le blond ? Comment pourrait-il en être autrement. C'est juste impossible même maintenant qu'ils ne ressemblent peut-être plus à grand chose ou du moins pas à ceux qu'ils étaient avant, toujours bien habillés en toute circonstance. Bah Roman s'adapte à tout au final puis Adel reste canon, sans oublier que hum ils sont peut-être bien ensemble et pas que pour la route. Ensemble comme dans couple. Hmpf notion étrange et abstraite pour le russe qui a du mal à voir ça comme ça.

Ils arrivent à la seconde chanson et Roman se laisse aller à réagir, à vraiment réagir. Il ne sait même pas si Adel l'a déjà vu agir même avant tout ça, on ne peut pas dire qu'ils se voyaient beaucoup et jamais en boite et compagnie. Peut-être que c'est une surprise pour le blond, ou peut-être pas, le russe ne peut pas chanter, danser et réfléchir à la fois. Ce qui compte c'est qu'il se prend au jeu, qu'Adel a réussi à le réveiller et qu'ils sont complices à cet instant présent. Si les paroles veulent dire plus que ce qu'elles disent, ma foi, il en sait rien Roman, là encore il ne cherche pas plus loin, puis c'est juste la chanson qu'Adel a choisi non. Putain l'air de rien, Roman se rend compte que ça lui fait un bien fou tout ça. Oui malgré la chaleur et la fatigue, on en revient à la force de l'esprit sur le corps. Et après Adel pense qu'il n'est pas utile à leur duo, fin il ne l'a jamais dit mais des fois le russe choppe des regards qui le lancent dans cette direction.

C'est juste dommage que le blond ne se lance pas à danser lui aussi, c'est amusant de le faire. Roman ne sait même pas pourquoi il ne s'y essaye pas, est-ce qu'il en a pas envie ou ne sait pas faire. Du point de vue du russe, c'est pas compliqué et faut bien se lancer à un moment donné. Il continu encore un peu à danser, se retournant même pour être face à Adel, oui Roman recule sur quelques pas tout en dansant et en souriant au blond. Avant de se remettre dans le bon sens. Puis la chanson continu et la voix de Roman se fait un peu moins entendre alors qu'ils approchent de la destination, tout comme il perd ses pas de danse.

Ils arrivent près de l'immeuble et immédiatement, Roman remarque les motos et leur état. Il tique et plisse le nez en relevant les yeux vers le bâtiment, scrutant les fenêtres une par une, écoutant les bruits. C'est sans regarder ce qu'il fait, qu'il attrape son arme à feu et la sort cette fois, faisant sauter la sécurité. Être prêt toujours. Il perçoit les mouvements d'Adel près de lui mais le laisse faire sans broncher. Inutile de dire que les traits de son visage sont fermés dans une neutralité absolue, une vraie poker face. Au moins cela règle la question des morts une bonne fois pour toute. Sauf que bizarrement Roman aurait préféré avoir à faire un peu de ménage que devoir potentiellement négocier avec des vivants.

Instinctivement, le russe se rapproche d'Adel, à le coller, gardant sa main armée baissée et à l'opposé du blond mais oui il se colle à lui. Un pas en avant et peut-être un poil devant Adel mais oui au plus près de lui. Il a ce besoin qui le prend de venir le toucher, d'être sûr de pouvoir le tenir à l'abri. Ce n'est pas la première fois qu'il lui fait le coup d'ailleurs, limite à presque venir lui prendre la main. Il se rassure ainsi le russe, ça lui permet de rester concentré sur ce qu'il se passe devant eux et d'écouter tout ce qu'il est possible d'écouter. Il renifle un coup à la question d'Adel, encore partagé sur la marche à suivre.

- Je sais pas, j'entends rien, je vois rien. J'aime pas être aveugle comme ça.

Même si les vivants ne sont pas beaucoup, son regard se repose sur les motos et les recompte. Quatre, c'est bien ça, donc logiquement pas plus de quatre vivant. Sauf que si ce sont des enfoirés, c'est deux de plus que ce qu'il peut gérer facilement. En même temps, ils ne vont pas rester plantés là à attendre dieu sait quoi. Passer leur chemin, ça peut être une solution mais s'ils ont la moindre chance de pouvoir dormir à l'abri ou manger ou quoi que ce soit. Surtout qu'ils en ont bien besoin. Roman regarde le bâtiment encore, les fenêtres aussi puis un peu autour, voyant vite un angle dégagé qui va les mettre à l'abri pour approcher.

- Vient.

Une dizaine de mètres à se décaler et personne ne peut les voir des fenêtres ou s'ils sont vus l'angle sera trop mauvais. Ils vont aussi pouvoir faire plus facilement la trentaine de mètres qui restera pour réellement être au pied du bâtiment. Plus qu'à prier, que tout se passe bien.

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MessageSujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)   Lun 15 Jan - 0:30




Roman & Adel
« I got my gun at the ready,
  gonna fire at will »

Il ne pensait pas qu'une simple veste en cuir provoquerait cette réaction chez Roman mais il gardait précieusement l'idée dans un coin de son esprit. Il ne pensait pas que cela provoquerait cette réaction chez lui mais il y avait encore beaucoup de choses qu'il lui restait à apprendre de Roman, il apprenait petit à petit et il aimait ce qu'il découvrait. Parfois il tiquait, mais la plupart du temps, il aimait ce qu'il voyait, qu'à sa façon, Roman s'ouvre à lui, se dévoile enfin et ne soit plus juste l'homme qui l'aguichait aux soirées et glissait sa main sur sa cuisse. Il n'était plus ce même homme et en même temps il était le même. Parce qu'ils avaient déjà parlés, beaucoup parlés, avant, à une soirée. Il l'avait déjà remis en cause quelque fois, cette soirée, ces discussions, étaient-elles honnêtes ou Roman faisait-il ça juste pour l'attirer, mais il en venait toujours à la conclusion de ; pourquoi autant se casser la tête à lui parler pour le mettre dans son lit alors qu'il pouvait avoir n'importe qui ? Parce que, hey. C'est Roman. Il doutait que des hommes lui résistent. Il était charismatique, il était attirant. Il avait cette aura attractive. On voulait toujours en voir plus et il avait l'impression de pouvoir enfin le faire, là, maintenant. Qu'avant, il n'y était pas parvenu même s'il y avait cru. Pourquoi Roman avait conservé tant de mystère autour de sa personne, Adel en était venu à la conclusion qu'il voulait sûrement se protéger, chose qu'il n'avait désormais plus à faire ; il y avait bien à craindre mais pas d'Adel.

Enfin bref, la seconde chanson, il aurait du la chanter plus tôt si c'était pour voir Roman ainsi se permettre de se lâcher, danser, chanter. Adel en avait un sourire large sur les lèvres, à s'en faire mal à la mâchoire mais, rholala, ce qu'il aimait ce qu'il voyait. Malgré cette traversée du désert, ils avaient encore quelque ressources pour s'amuser et c'était beau. Roman était réceptif, c'était beau. Adel n'était pas utile à grand chose dans cette survie mais permettre à Roman de sourire à nouveau, c'était quand même une belle chose et il était assez content d'y parvenir. Qu'il se souvienne que la vie ce n'était pas que ça, chercher où dormir, chercher quoi manger, que ça pouvait aussi être rire un bon coup pour des raisons totalement futiles. Il l'aurait bien amené contre lui pour l'embrasser, quand Roman s'était placé face à lui pour faire son petit manège mais il profitait juste de le voir dans cet état là pour rire un bon coup aussi. Et puis, si, à mesure qu'ils s'avancent, ça lui prenait, l'attirant contre lui pour un baiser plutôt bref mais qu'il n'avait pas eu envie de garder pour lui. Il lui avait juste attrapé le bras, l'avait attiré contre lui et avait posé une main contre sa joue, juste le temps de l'entraîner contre lui et pouvoir l'embrasser. Il l'avait dit ; cela lui prenait, comme ça, parfois. Un baiser, une caresse, un câlin. Il pouvait dire que ce n'était pas le lieu pour ça mais très honnêtement, Adel vous dirait qu'il n'y avait plus de lieu pour ça, maintenant, qu'ils pouvaient mourir à chaque instant et qu'il aurait été bête de se priver parce que c'est pas le lieu alors qu'il n'y aurait peut-être jamais plus de lieu réel. Enfin soit, il se perdait dans ses pensées mais au moins, il l'avait embrassé et l'avait relâché ensuite. Il aurait pu vouloir plus mais sous cette chaleur cuisante, mieux valait attendre le bâtiment pour pousser à ce point là. Alors qu'un baiser, c'était toujours le lieu, non ? Si.

Ce bâtiment, allez savoir, il ne le sentait pas. Il y avait un truc qu'il ne sentait pas, ce qui était rare comme pré-sentiment avec lui qui était toujours partant pour tout. Il se contentait de suivre Roman, ne commentait pas quand celui-ci se remettait à jouer les pitbulls en se plaçant ainsi devant lui. Il n'a jamais compris pourquoi Roman agissait de la sorte. C'était un peu excessif, comme façon de réagir. Il n'était pas un gosse non plus et lui aussi avait une arme. Mais non, Roman était limite collé à lui, limite s'il ne jouait pas les gilets pare balles en plus du pitbull. Pourquoi il réagissait ainsi, honnêtement, il n'en savait rien et il n'avait jamais trop osé lui demander. Pas que Roman lui foutait les boules à agir ainsi mais... Mais si, en fait. Il lui faisait peur à agir comme ça. Si sérieux, si dur, si bien qu'Adel n'osait pas parler de peur de le froisser. Juste passer sa main dans son dos et la remonter jusqu'à son épaule, épaule qu'il tenait plus fermement, l'air de dire, détends toi un peu, je suis là. Il le laissait analyser à sa façon, sans trop comprendre ce qu'il cherchait à faire de son côté. Viens, bah, oui, où veux-tu que j'aille. Il le suivait ainsi sans broncher, il lui en parlerait plus tard, quand Roman serait moins sur la défensive que maintenant.

Il pensait que c'était bon, que c'était tranquille, jusqu'à voir les hommes sortir tout guilleret.

Tiens, tiens, tiens, qu'est-ce qu'on a là.

C'était assez "drôle" de se dire qu'Adel faisait bien 1m85, avec une musculature assez impressionnante et... Et en fait c'était lui qui se laissait impressionner facilement. En même temps, il n'avait jamais bâti son corps dans le but de devenir impressionnant, ça avait été un passe-temps, un défouloir comme il aurait pu en choisir d'autres, rester un simple pianiste comme sa mère lui avait appris, rester un homme fin bien que grand. Mais il ne se servait jamais de cette musculature, alors que s'il l'avait voulu, il aurait pu être intimidant, comme homme. Non, au lieu de ça, il restait en retrait, n'aimant clairement pas le ton employé par l'homme parmi les autres qui s'avançait vers eux et s'adressait à eux. Non, il n'aimait pas ça du tout et s'il n'aimait pas, il voulait encore moins imaginer la réaction de Roman ni quand il allait réagir. Ni comment. Quatre hommes qui s'avançaient vers eux, à croire qu'ils étaient les rois du pétrole ou une connerie comme ça. Bon bah, c'était mort pour prendre deux motos et se barrer, pour maintenant.

Il aurait aimé prendre la parole, histoire de calmer le jeu qui commençait à s'installer. Lancer un, c'est bon les mecs, on est là en paix, mais il n'y parvenait pas vraiment. Il voulait calmer le jeu, oui. Inspirer un peu de calme dans l'histoire qui se faisait. Au moins il restait droit et ne baissait pas le regard, c'était toujours ça. Même s'il laissait Roman faire ce qu'il voulait faire sans se mêler, il n'était pas vraiment prêt pour ça, encore. Oui, il voulait juste éviter le conflit, sachant surtout que 2 contre 4, il n'y avait pas photo, ils n'allaient pas réussir à grand chose.

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MessageSujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)   Mar 16 Jan - 10:58




Roman & Adel
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Qu'il est beau à sourire ainsi, mon dieu qu'Adel est beau. C'est indécent d'être aussi beau juste en souriant et après on s'étonne que Roman ait envie de l'allonger là tout de suite au milieu de la route ? Non mais c'est plutôt comment pourrait-il ne pas en avoir envie. Et on parle du rire Adel ou bien juste le sourire fait comprendre les choses ? Heureusement que, malgré le fait qu'il se détende un peu, le russe a parfaitement conscience de ce qui les entoure et de ce qui pourrait leur tomber dessus, sinon. Oui ils verront ça plus tard, quand ils auront trouvé un abri, quand il fera moins chaud aussi. Ah, ça lui reprend au blond de l'attirer et de l'embrasser, soit, Roman lui rend son baiser. Oh puis merde, Adel l'a à peine relâché que c'est Roman qui l'attire contre lui avec une main sur une hanche et l'autre dans son cou, pour un nouveau baiser, venant capturer ses lèvres l'air de dire tu ne perds rien pour attendre.

Quoi ? On l'a déjà dit que le russe est plus à l'aise dans les échanges dès que ça revêt une tournure plus ou moins sexuelle. On ne va pas le changer comme ça, changer pour quoi faire d'abord, il est parfait comme il est. Même si, là dessus, ils ne fonctionnent pas du tout de la même manière, Adel n'a pas l'air de trouver cela désagréable ou de se plaindre. Sans compter que c'est toujours agréable de savoir que l'on plait, non ? Roman, de son côté, n'a aucun doute sur le fait qu'il peut plaire à Adel -et plus largement aux mecs- mais c'est toujours agréable de le constater.

Mais bon, le moment d'insouciance ne dure pas plus que le temps d'une chanson, avant que les choses sérieuses ne reprennent alors qu'ils ont maintenant le bâtiment sous les yeux. Et il le sent pas ce bâtiment, il les sent pas ces motos. Il voit rien, il n'entend rien et il ne supporte pas ça, parce que ça veut aussi dire devoir composer avec de l'inconnu et devoir improviser. Le russe ne supporte pas de devoir improviser, de ne pas savoir où il met les pieds. C'est avec ce genre de chose qu'il s'est très vite fait une réputation comme avocat : ses affaires étaient tellement bouclées qu'il n'y avait aucune brèche dans laquelle s'infiltrer pour l'accusation. Jamais. Il pensait toujours à tout ce qu'il était possible de penser, il jonglait avec les lois et flirtait avec, anticipait toujours les diverses réactions. Ils ont beau être sur les routes depuis un moment, il a beau savoir qu'on ne peut pas tout prévoir de nos jours, il ne s'y fait pas et déteste toujours autant tout ça. Encore, il serait seul le russe que peut-être il serait plus détendu mais il y a Adel avec lui. Ou plutôt un poil derrière lui, ce besoin de le protéger quoi qu'il puisse se passer. Le protéger des autres au cas où ils se montrent mauvais, le protéger en ne le laissant pas user de son arme, le moins possible, toujours. Même sur les morts. Le préserver autant que possible de toute cette merde, cette putain de vie ne doit pas abîmer son blond. Sans oublier que d'eux deux, c'est Roman qui peut tout encaisser, faire ce qu'il est nécessaire de faire, sans regrets, ni remords. Il la sent cette main dans son dos puis sur son épaule, cela le rassure de sentir Adel mais ça ne le détend pas pour autant. Le russe garde son attention sur le reste, visage fermé, étudiant la situation, pesant les pour et les contre.

Forcément, cela veut dire anticiper le pire en espérant le meilleur et en l'occurrence le pire pour l'instant c'est se faire tirer dessus par une des fenêtres. Est-ce qu'il est froid en répondant à Adel, en lui demandant de le suivre, peut-être un poil mais sa voix est surtout atone. Suis moi, point. Ils finissent par approcher du bâtiment, Roman scrutant tout ce qu'il est possible de scruter. Ah. Les voilà les quatre mecs. Pour le russe, c'est l'effet inverse que sur Adel, il n'est pas du tout impressionné par ces mecs, il pue même la confiance en lui. Roman s'impose, se montrer ainsi est une seconde nature à essayer d'intimider l'autre juste par sa présence. Oh qu'il déteste ce ton employé et qu'il a envie de lui coller une balle en pleine tête directement à ce connard.

Mais pour le moment il reste de marbre, il les étudie les quatre, il observe s'ils ont des armes, lesquels ont des armes. Seul deux d'entre eux portent une arme de façon ostentatoire. Bien ce sont ces deux là qui morfleront en premier si les choses tournent mal.

- Deux voyageurs, ça ne se voit pas ?
- Vous avez vu les gars, un marrant et ta copine pourquoi elle dit rien ?

On peut ôter le si, Roman sait que ça va mal tourner, ils le portent sur leur visage que ce sont le genre de mecs à ne pas hésiter un instant. Il dirait presque qu'il pourrait se reconnaître en eux. En tout cas, il ne bronche pas à cette remarque de l'autre, il se promet juste de vraiment lui coller une balle en pleine tête. Et si son doigt se rapproche lentement de la détente de son arme, ben c'est normal.

- Comme les tiennes de copines, il a rien à dire devant ta connerie.

Est-ce qu'il le provoque ouvertement ? Hell yeah. Mais Roman en profite surtout pour étudier encore le terrain alors que les trois autres se regardent et ricanent pendant que celui qui semble être leur chef se renfrogne.

- En fait t'es pas un marrant, t'es juste un con qui cherche la merde.
- Si tu le dis. Roman en hausse les épaules. "On cherche surtout un endroit où se reposer, vous partagez ou c'est tout pour vos gueules ?"

Si en parlant, Roman se déplace légèrement de deux pas en avant et s'écarte un peu d'Adel c'est plus que normal. Le russe veut garder toute l'attention des quatre débiles sur lui, qu'ils oublient la présence du blond. Comme ça au moment où ça va mal tourner, parce que ça ne fait plus aucun doute ça, Adel pourra se foutre à l'abri plus rapidement et facilement.

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MessageSujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)   Mer 17 Jan - 23:36




Roman & Adel
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C'était agréable, ces moments de complicités. Ils pourraient se prendre la tête, ils pourraient ne pas se parler du tout, ils étaient tellement différents qu'ils auraient pu ne rien avoir à se dire. Mais non, c'était un parfait moment de complicité qu'ils partageaient. Des moments qui construisaient leur relation, pierre par pierre.

Il passait une main dans sa barbe. Ah, ce qu'il détestait la barbe. Sur lui. Ca lui donnait chaud, il n'y était pas habitué, il préférait de loin se raser de près, avoir les cheveux bien coiffés, là, il ressemblait sûrement à un sauvageon. Alors il ne comprenait pas forcément les regards de Roman, il lui en adressait parfois des comme ça, qu'il lui rendait, d'ailleurs. Sans pour autant comprendre ce qui animait ce regard, exactement.

Et puis bref, les voilà devant le bâtiment et celui-ci était habité. Des hommes en sortaient et, évidemment, Roman ne pouvait pas s'empêcher de prendre les devants. Sauf que. Ah. Roman, toujours fidèle à lui-même. La provocation. Adel avait envie de lui souffler de se calmer, ne pas empirer la situation qui semblait déjà risquée et dangereuse. Le "ta copine pourquoi elle dit rien", il ne répliquait pas, il se contentait d'encaisser. Des remarques de ce genre, il en avait déjà reçu et il valait mieux laisser pisser qu'enchérir. Cela ne servait à rien avec ces personnes là, c'était inutile, trop bêtes pour comprendre quoi que ce soit. Sauf que. Ah. Roman, toujours fidèle à lui-même. Il allait répondre, il le savait. Et il avait répondu, oui. Cette provocation, c'était tout lui. Sauf qu'Adel commençait à flipper sérieusement. 4 contre 2. Et avec ce que Roman leur sortait, ils allaient sûrement lui en mettre sur la gueule directement. Bordel, Roman, qu'est-ce que tu fous ? Bon ok, le mec avait peut-être un poil raison sur le fait que Roman pouvait être con et cherchait la merde mais. Euh. Ferme ta gueule ? Pour le coup, Adel avait relevé la tête vers le gars au lieu de fixer Roman comme il le faisait depuis quelque secondes. Non mais, vraiment ?

Non mais, à quoi il jouait ? A nouveau, il regardait Roman se décaler, parler. Mais merde, à quoi il jouait ? Roman, reviens par là et on se casse ! Non mais, merde. merde. merde. La pression monte. Tout ceci le dépasse. Il y a quelque minutes, ils s'amusaient sur la route, à chanter et danser et là, boom.

Ecoutez, on veut pas d'embrouilles. Juste un toit.

Calmer le jeu, c'était tout ce qu'il pouvait essayer de faire pour l'instant. Parler d'un ton si calme que possible alors qu'il commençait à paniquer, surtout en voyant ce que faisait Roman. S'il était surpris d'entendre le leader rire et se tourner vers ses "amis" ? Non, pas vraiment. C'était tellement cliché qu'il levait les yeux au ciel.

Vous entendez ça les mecs ? Elle veut avoir la paix.

Là encore, il levait les yeux au ciel, soupirait même et se frottait les yeux avant de répondre, toujours si calmement.

On est pas dans un film ou dans un livre, là. Inutile de jouer à qui pisse le plus loin. On est juste deux voyageurs qui ont besoin de souffler...

Il ne voulait pas que Roman se jette en pâture. Il ne voulait pas rester là à ne rien faire, bras croisés pendant que Roman essayait de contrôler la situation -ou l'envenimait. Il savait que cela ne servait à rien d'essayer de négocier mais cela ne servait à rien non plus de rentrer dans ce jeu d'intimidation. Surtout qu'ils n'étaient que deux. Il se disait juste qu'en essayant de calmer le jeu, ils avaient plus de chance de s'en sortir vivant qu'en jouant leur jeu. Il les regardait un à un, essayant de voir si, ne serait-ce que l'un d'entre eux, était possible à amadouer, s'il y avait une quelconque corde à tirer. Une quelconque pitié, oui, disons le clairement. Même s'il n'aimait pas ça, la pitié, quand c'était dirigé vers lui, il crevait de chaud, il y avait un soleil de plomb, alors autant calmer ça vite qu'ils puissent se réfugier quelque part. Alors après quelque secondes de silence, l'autre avait ri de nouveau et Adel avait soupiré, à nouveau. Et regardé Roman. L'air de dire. Joue pas au con, j'ai besoin de toi.

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MessageSujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)   Jeu 18 Jan - 13:51




Roman & Adel
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Tout qui change d'une seconde à l'autre dans ce nouveau monde, cela n'a rien d'étonnant c'est juste un peu plus fatiguant et en même temps de s'être détendu juste avant ben Roman est remonté. Peut-être qu'il aurait abordé les quatre mecs différents...Oui, non vous pouvez oublier cela, il aurait fait exactement la même chose que celle qu'il est entrain de faire. Fidèle à lui même sur toute la ligne le russe, confiant en ses capacités du moins presque totalement. Disons qu'il a quand même des doutes, ils sont quatre et eux ne sont que deux, forcément la balance n'est pas équilibrée. Surtout que, bah que Adel est trop doux pour tout ça, deux comme Roman et il n'y aurait pas de problèmes. Oh non, ne lui faites pas dire ce qu'il ne pense pas, il n'en veut pas à Adel d'être ainsi, il l'aime comme il est le blond. Pour rien au monde il ne voudrait le voir changer. Alors forcément, il cherche à détourner l'attention d'Adel, les garder tous sur lui, s'écartant même un peu pour cela et...Mais putain Adel qu'est-ce que tu fous. Bébé, ne dis plus rien, je t'en prie.

Bordel, il voit pas le blond ce que Roman essaye de faire ? Il bouillonne le russe, cela l'agace cette situation, Adel ne voit donc pas que quoi qu'ils disent ça va mal finir ? Qu'ils ne vont pas pouvoir s'en aller de là sans avoir à se battre ou du moins sans que Roman ne doive les abattre. Tuer ou être tué. Encore une fois, parce que c'est de ça dont il s'agit, ces quatre connards veulent les tuer et leur piquer leurs affaires. Roman en a la certitude et tout dans leurs attitudes le montre. Oui même si les trois autres ricanent pour le moment, même si celui qui semble être leur chef se met lui aussi à rire en entendant Adel. Justement le fait qu'il se mette à rire veut tout dire. Roman continue de les étudier les quatre, savoir par lequel il va devoir commencer, lequel va bouger le premier. Parce qu'il y a ça aussi, le russe fait toujours ce qu'il faut mais jamais il n'attaque le premier. Il lance un regard vers Adel et...oui je sais mais j'ai pas le choix.

Se fixant de nouveau sur les quatre mecs, en premier il doit ramener l'attention sur lui. Bordel Adel profites-en pour reculer s'il te plait.

- Allons, tu sais bien que c'est moi qui pisse le plus loin.

Oh son accent russe qui se met à ressortir, signe que Roman commence à s'agacer.

- Eh les mecs, vous avez entendu ça ? Ça veut qu'on partage notre toit et ça vient même pas des USA. Elle vient d'un pays de l'est celle là.
- Ouais je suis une pute russe t'avais pas remarqué ? Ou alors tu veux y goûter peut-être ?

Disant cela avec un clin d'oeil presque aguicheur. Et les quatre se mettent à rire comme des cons, au moins il a bel et bien l'attention sur lui. Roman rêve ou un des trois à l'arrière pourrait presque être intéressé ? Pauvre connard si tu savais ce que tu vas prendre.

- C'était amusant mais ça suffit la plaisanterie, on a mieux à foutre que de vous écouter.

Le chef des connards a un mouvement de mains derrière ça et les deux portant une arme les lèvent. Eh merde. Ils ont pas vraiment oubliés Adel, l'un des deux braquant son arme sur le blond et le second sur Roman. Quant au chef ce connard il recule et attend pendant que le dernier sort lui un couteau. Ah. Le russe ne sait pas vraiment ce qu'ils foutent dans cette configuration mais qu'il n'y ait vraiment que deux armes, ça l'arrange. Est-ce qu'ils n'ont pas remarqué que lui aussi a une arme en main ? Ou alors ils pensent qu'ils sont les plus forts ? Il lui faut moins de deux secondes à Roman pour s'agacer complètement, lever son arme et tirer sur celui qui menace Adel. Deux balles, une dans la tête et le mec s'effondre. Plus que trois.

Sauf que forcément, celui qui visait Roman se met à tirer et qu'il a à peine le temps de bouger de là où il se trouvait. L'enculé tire pas au coup par coup, son arme est réglé sur automatique. Putain de merde. Roman ne peut que bouger pour l'empêcher de viser, s'écartant de la position d'Adel pour ne pas ramener les tirs sur lui. Tout en tirant lui aussi sur celui là et sur leur putain de chef, il sait plus bien ça se mélange. Bordel, une balle lui effleure la cuisse enfin elle fait plus que ça il a une belle balafre maintenant qui saigne et manque de le faire plier. Au moins il a réussi à atteindre l'autre qui s'il n'est pas mort est au sol. Un à achever et les deux autres à avoir.

Le russe est pas un sur-homme alors bien sûr que oui, il se retrouve un genoux au sol avec cette cuisante brûlure et même plus à la cuisse. Il est pratiquement à court de balles et n'a que le pseudo chef en visuel, il ne sait pas où l'autre et son couteau est passé. Dans sa tête une seule rengaine qui tourne : Adel, Adel, Adel, Adel. Au moins il a pu prendre le plus gros sur lui même si rien est fini et qu'il pense plus à son compagnon qu'à lui même.

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MessageSujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)   Jeu 18 Jan - 15:36




Roman & Adel
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Il les voit bien, les regards de Roman, ce "tais-toi" qu'il essayait de lui adresser. Il voyait tout, à cet instant. Il essayait d'analyser la situation, voir s'il n'y avait pas une possible échappatoire. Les motos étaient trop loin d'eux pour qu'ils puissent courir vers celles-ci, les chopper et partir. Il n'y avait pas des masses de coins de replis non plus, d'ailleurs, pas de voiture derrière laquelle se cacher, pas de rochers décoratifs, rien. Sinon le bâtiment lui-même et encore. Trop loin pour en faire le tour et espérer entrer par une porte de derrière pour s'abriter. Oui, il fallait assumer la situation, clairement. Et il n'aimait pas ça du tout mais, c'était ça aussi la survie. Jusqu'ici ils avaient eu de la chance, ils étaient tombés sur des petits groupes qui les avaient intégrés mais, forcément, ce monde était devenu brutal et les loups survivaient au dépend des moutons. Et comment vous dire que, clairement, Roman n'était pas un mouton et qu'il assistait plutôt à une rencontre entre deux alpha, qui s'affrontaient pour leur territoire. Bon, l'image était un peu poussée mais, c'était tellement ça. Allons, tu sais bien que c'est moi qui pisse le plus loin. Cet accent qui ressort, il sait très bien ce que cela signifie. Il a toujours été attentif, Adel, à tout. Alors l'accent, il comprenait ce que ça voulait dire et il déglutissait. Au moins, il avait essayé de calmer le jeu, même si cela semblait irriter Roman. Non, chéri, je ne te laisserai pas te sacrifier, te jeter en pâture, sans réagir. La conversation entre les deux lui paraît un poil irréaliste. Une pute russe. Vraiment, Roman ? Cette répartie là ? Et il rêvait ou il y a vraiment l'un d'eux qui n'était pas si dégoûté que ça, au contraire, plutôt intéressé ? C'est qu'il se crispait d'avantage, Adel, en voyant ça. Non mais, oh. Reste à ta place.

Et forcément, les choses dégénéraient. Donnez des armes à des abrutis et voilà le résultat, ils se faisaient attaquer. Attends, attends. Analyse, Adel, analyse. L'un d'eux le pointait avec son arme et Roman lui a tiré dessus. Il ne saurait dire qui a ouvert le bal, à cause de la panique qui lui prenait mais il essayait de se raisonner, d'analyser la situation dans son ensemble.

Il aurait pu sortir l'arme qu'il avait caché sous sa chemise, faire quelque chose. Mais non, il était d'abord paralyser par la panique, les coups de feu. Roman venait-il vraiment de tuer l'un d'eux d'une balle dans la tête, sans même ciller ? Sans même hésiter ? Mais, comment ? Oh, merde, Roman... Une petite voix lui dit de partir en courant, de se barrer si vite que possible. Courir, c'était facile, fuir, c'était facile. Mais il ne partirait pas sans Roman, c'était hors de question. Cela aurait été facile sur l'instant mais une vie de regret ça ne valait pas la peine d'être vécu. C'était pourtant son instinct de survie qui lui disait de fuir si vite que possible, de se barrer sans se retourner. Mais il voulait étouffer cette voix, surtout quand Roman était blessé à la cuisse.

Il ne saurait dire pourquoi, cela déclenchait une colère plutôt sombre, en lui. Une colère à laquelle il ne s'attendait pas. Les bras qui tremblaient. Oh putain. C'était ce qui s'échappait de ses lèvres, un peu étouffé, un "oh putain". Son instinct continue à lui dire "mais barre toi, ducon". Il a envie de gerber, même. Il tremblait sans trop savoir quoi faire, oui. C'était tellement irréaliste comme situation, les coups de feus, les autres qui menaçaient d'attaquer à nouveau. Alors quelle solution avait-il, finalement, qu'aller voir Roman ? Il sortait son flingue, retirait le cran de sûreté. Il n'aimait ça, genre, vraiment pas. Mais Roman était blessé et il n'avait pas le temps de voir à quel point il l'était et si les deux hommes armés étaient à terre, il restait toujours deux hommes susceptible de prendre ces flingues ou de les attaquer. Au corps-à-corps, Adel aurait sûrement eu une chance. Assommer, pas tuer.

Mais forcément, quand il voyait celui qui s'était adressé à eux, essayer de courir vers une des arme au sol, Adel levait les bras, levait son arme.

Je ne ferai pas ça si j'étais toi.

Adel était moins intimidant que Roman, c'était ce dont il était persuadé. Sa voix était peu assurée mais il lui disait ; fais pas ça. Me force pas à tirer. Me force pas à faire ça. Parce qu'il l'aurait fait, genre, viser sa jambe, son épaule, quelque chose sans le tuer directement. Le blesser, l'empêcher de continuer. Sauf qu'Adel analysait bien vite qu'ils étaient trois face à eux au lieu de quatre. Non, c'est au sourire et regard de ce leader, qu'il comprenait et qu'il s'empressait de dévier sa trajectoire. L'homme au couteau qui était arrivé derrière Roman, Roman qui était au sol. Il le voyait tenir sa tête, il le voyait placer le couteau sous sa gorge. Adel paniquait. Genre, pose ton flingue ou je l'égorge, ça devait être un truc comme ça. Une certaine rage commençait à monter. Une colère, oui. Un "dégage de là" qu'il lui conseillait du regard alors que l'homme ne semblait pas spécialement impressionné. Sauf qu'Adel regardait Roman, blessé, puis relevé le regard vers cet homme.

Pose ton joujou et laisse les grands régler ça, on s'occupera de toi après.

Il lui sortait ça, en plus. Il voyait bien la lame, où elle était située. Il aurait suffit d'une pression, d'un geste et c'était fini. Sauf que. Non. Hors de question. Adel était dans une telle colère, là, à cet instant. Tu as vraiment osé faire ça ? c'était ce que son corps indiquait. Il ne parvenait pas à parler, tant il était énervé. Tu as vraiment osé menacer Roman de cette façon ?

Boom. Il avait visé, tiré. Parce qu'un homme qui était trop proche de Roman avec un couteau à la main, un homme qui menaçait de planter sa lame dans Roman ou l'égorger, le coup était parti tout seul. Ce qui fût le plus choquant pour Adel, ce fût qu'il n'eût aucune hésitation à tirer dans la tête de cet homme qui avait manqué de menacer la vie de Roman. Le coup était parti seul et le corps tombait au sol, lourdement, la tête à moitié explosée à cause de la balle et la proximité entre la tête et l'arme et l'arme blanche tombait avec. Oh merde, merde, merde, qu'est-ce qu'il avait fait ? Il relâchait son arme, la filant à Roman. Oh merde, merde, merde. Il allait gerber. Il avait les yeux grands ouverts, l'air de dire, bordel, qu'est-ce que j'ai fais ? Il n'y avait pas la place au doute, là, le mec était tombé raide mort. Ouais, il paniquait. Qu'est-ce que j'ai fais. Il essayait de se raisonner ; il allait blesser ou tuer Roman, il allait l'égorger ou le planter ou que savait-il encore. Il respirait assez rapidement. C'était la première fois qu'il faisait ça. Et tout c'était passé si vite qu'il n'avait pas pu convenablement analyser la situation et qu'avec le recule, il se disait qu'il aurait pu l'empêcher physiquement d'attaquer Roman. Une prise de krav-maga, une balle dans l'épaule de la main qui tenait l'arme blanche. Alors pourquoi il lui avait tiré et explosé la tête ? Il regardait le cadavre au sol. Supprimer une vie, c'était terrible et il aurait préféré ne jamais avoir ça sur la conscience. Mais il n'avait pas eu d'autres choix. Ou peut-être que si, il en avait eu, on a toujours le choix, pour tout. I've got your back. Il avait juste voulu protéger Roman en faisant quelque chose. Surtout que Roman venait de se prendre une balle dans la jambe et qu'il n'avait pas encore pu voir l'étendu des dégâts mais qu'il valait mieux ne pas en rajouter. Oh merde, qu'est-ce que j'ai fais. Oh merde.

Il ne regardait pas le dernier qu'il restait, il s'était surtout précipité sur Roman pour voir sa cuisse et son cou, voir s'il n'était pas blessé outre mesure, s'il avait réagi à temps ou non. Il paniquait, oui, clairement.

Roman... mon coeur...

Mon coeur, oui. Mon amour, mon chéri, bien des surnoms auraient pu sortir à cet instant. Il se contentait de regarder Roman, le détailler. Voir s'il n'était pas blessé, ou du moins, plus qu'il ne l'était actuellement avec sa jambe. Il avait peur pour lui, surtout. Il regardait son cou, il y passait un doigt pour voir s'il n'avait pas une coupure quelconque. L'idée qu'il soit encore plus blessé aurait été insupportable.

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MessageSujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)   Ven 19 Jan - 13:09




Roman & Adel
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Roman avait essayé de regarder Adel le moins possible, de lui indiquer ce qu'il devait faire. Tais-toi, bébé. Mais il ne pouvait pas lui hurler de se casser de là, de partir, de ne surtout pas se retourner. Je te retrouverais. Oui, il ne pouvait pas demander à Adel d'agir alors il valait mieux qu'il fasse demi-tour. Et en même temps le russe ne voulait pas le voir partir. Aucune des deux solutions ne lui convient réellement, il n'en serait pas plus serein mais mettre le blond à l'abri de tout, reste sa priorité. Puis forcément même en voulant détourner l'attention d'Adel, faut que les autres le menace et son sang ne fait qu'un tour au russe. Il ne veut pas attaquer le premier certes mais il ne pouvait pas laisser l'autre braquer son arme sur le blond. Quelques secondes de plus et Adel pouvait se prendre une balle, alors Roman a levé son arme et tiré. Aucune hésitation, il fait ce qui doit être fait.

Il aurait bien gueulé à Adel de se barrer quand ça commence à lui tirer dessus mais il n'en a pas vraiment l'opportunité et encore une fois, il garde le plus gros de l'attaque sur lui. Tout prendre et protéger Adel. Il n'allait pas lui dire quoi que ce soit, il a à peine le temps de le voir du coin de l'oeil. De voir qu'il est debout et que oui, ils se sont tous détournés de lui. Bordel Adel mais va te foutre à l'abri. Roman n'a pas vraiment le temps de penser au pourquoi Adel reste sur place, il pourrait, il se dirait que peut-être le blond analyse tout. Ou encore qu'il est simplement figé sur place. De toute manière cela ne changerait pas grand chose alors que le russe fait ce qu'il faut. Même si au passage il se prend une balle, même s'il se retrouve au sol. Il y en a deux moins, enfin un et demi même si pour le moment le second est occupé à se vider de son sang sur le sol. Au moins il ne risque pas de reprendre son arme de tirer. Le russe n'a par contre que le pseudo chef en visuel et ne sait pas où se tient l'autre et ça l'angoisse. Parce qu'il y a encore Adel et...Merde, merde, merde.

C'est le bordel et tout s'enchaîne encore, il voit l'autre connard courir vers l'arme au sol, il n'a que le temps de lever son arme avant de se faire chopper par les cheveux et tirer en arrière. Roman se redresse, se tient comme il peut alors qu'il a maintenant une lame sous la gorge. Il ne peut pas bouger et il peut à peine respirer avec cette lame collée contre sa peau. Et le russe entend la voix d'Adel et voit l'autre pratiquement rire de cette menace. Faudra qu'il apprenne à Adel à avoir une voix plus assurée aussi au passage. Les réflexions cons qu'on peut se faire alors que sa propre vie est en jeu. Puis c'est un mélange entre la peur qu'il ressent, pour sa propre vie mais surtout pour Adel et l'adrénaline qui coule dans ses veines. Sans oublier cette blessure et la putain de douleur avec qui le fait transpirer encore plus et il manque presque d'air. L'absurde de la situation alors qu'il ne peut que voir les faits défiler. Il en a les larmes aux yeux, limite un rire nerveux avec et il est secoué de tremblements oui. Roman entend et voit les choses, il essaye de se calmer et de réfléchir à la suite, à comment se sortir de là.

Ce coup de feu, ce manque de pression sur sa gorge, limite s'il ne retombe pas en avant. Roman en respire lourdement, il est incapable d'analyser quoi que ce soit, sur ce qu'il s'est vraiment passé. Il est encore assez sous le coup de l'action, de l'adrénaline pour voir un éclat métallique en face de lui, se redresser et voir l'autre connard se saisir d'une arme. Le russe lève la sienne et récupère l'autre, hein d'où elle vient, et il tire. Finissant son propre chargeur et devant user d'une balle de l'autre pour arriver à foutre l'autre à terre, il est pas sûr de s'il a vraiment réussi à lui tirer dans la tête mais il n'est plus une menace.

Roman se crispe à la présence près de lui avant de percuter qu'il s'agit d'Adel. La sueur lui coule dans les yeux, ses cheveux l'emmerdent, d'une main il essaye de tout virer de son visage. De se calmer aussi alors que son coeur bat à ses tympans, que sa respiration reste lourde et saccadée. Il arrive à se détendre assez pour laisser Adel le toucher sans broncher. Sa voix est rauque, cassée mais au moins plus trace d'énervement, plus trace de son accent.

- Ça va, ça va, je vais tenir le coup t'en fais pas.

Oui faut qu'il rassure Adel quand même, bien que dans les faits, il est tellement paumé qu'il ne sait pas à quel point sa cuisse est touchée. Son masque d'indifférence est tellement fendu qu'en posant son regard sur Adel, ben d'un même mouvement il se cale comme il peut sur le sol et attire le blond contre lui. Le prenant dans ses bras et le gardant contre lui, il dirait bien qu'il ne le fait que pour Adel, que pour le rassurer...mais il en a besoin à cet instant précis d'avoir Adel dans les bras, de le sentir contre lui, de sentir son odeur. C'est pas confortable, c'est pas vraiment doux mais oui c'est bel et bien là.

- Le principal c'est que tu ailles bien.

Est-ce que c'est un soupir de soulagement qui s'échappe de ses lèvres ? Il le nierait avec aplombs si on le lui demandait mais pourtant c'est bien ça. Et en même temps, c'est commencer à analyser les faits, ce qu'il s'est passé et...Merde !

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MessageSujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)   Dim 21 Jan - 1:28




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Il ne saurait dire comment il avait fait pour ne pas gerber mais, il y était parvenu. Mon dieu. J'ai tué un homme. Il se le disait, oui, il s'en était rendu compte lorsqu'il avait pressé la détente. C'était une chose qu'il avait espéré ne jamais avoir à faire, tuer. C'était une chose horrible, tuer, supprimer une vie. Il avait eu le choix et ... Et voilà, il avait tué un homme. Pour Roman. Parce que c'était ça, qui l'avait poussé à réagir ; Roman était en danger. Il ne parvenait pas à réfléchir exactement au pourquoi du comment à cet instant, juste que Roman était blessé et que par conséquent, il devait réagir au plus vite.

Après l'incompréhension, c'était la peur qui le saisissait en songeant que Roman était blessé. Il osait lui dire que ça allait, en plus, quel culot alors qu'Adel le voit que non, ça ne va pas, ça ne peut pas aller à cet instant. Le trou dans le pantalon, tâché par le sang. Ce n'est pas le sang en lui-même qui le fait paniquer, cela aurait été un peu idiot pour un homme qui était chirurgien. Non, c'était juste le fait que Roman était blessé, qui le faisait paniquer. La peur que ça s'infecte, qu'il ne puisse plus marcher, qu'il soit trop blessé, tout lui venait à l'esprit, là. Mais, oui, fort heureusement, Adel était chirurgien et pouvait s'en occuper, il avait de quoi dans son sac. Ce serait vulgaire, ce serait un peu sale mais il pourrait s'en occuper, ou du moins, essayer. Il voyait aussi Roman réagir, enfin, à la peur peut-être, il ne saurait dire mais il le laissait le prendre dans ses bras, glissant lui même un bras autour de lui pour le serrer.

Non, Roman, le principal c'est que tu sois vivant. Tu te rends compte de ce que tu as fais ? Que cela aurait pu être pire que ta jambe ? Laisse moi voir.

Il se détache de ses bras pour regarder sa cuisse plus en détail, les mains tremblant un peu. Il retirait finalement son sac de son dos, retirait son débardeur pour le passer autour de la cuisse de Roman pour limiter les saignements, un garrot pour éviter que ça empire. Tant pis pour le haut s'il était tâché de sang, à cet instant, il n'y songeait même pas, il serrait juste assez pour limiter les saignements le temps de songer à déplacer Roman à l'intérieur.

Viens, je vais t'aider et on va rentrer dans ce bâtiment, ce sera plus sûr et je verrai si la balle y est encore et ... Laisse moi faire, d'accord ?

Il avait cru, pendant un moment, que si Roman l'avait gardé avec lui, c'était justement pour ce détail-ci. Adel était chirurgien et c'était toujours utile dans un temps pareil, avoir un médecin avec soi. Alors autant qu'il serve à ce moment précis, hein. Il repassait un bras autour de Roman pour lui servir d'appui et l'aider à se lever, espérant qu'il allait coopérer. Puis, vu le soleil, la chaleur, rentrer serait sûrement mieux que supporter encore les rayons de celui-ci. Pas besoin d'une surchauffe, non plus. Direction le bâtiment, espérant qu'il n'y ait personne d'autre dans les environs pour les surprendre. Il inspirait profondément. Essayer de garder l'esprit clair mais, les tremblements, l'adrénaline. Il essayait de se raisonner. Roman d'abord, on verra le reste ensuite. Mais, non, il ne pouvait pas voir une telle chose ensuite. On ne pouvait pas se raisonner là-dessus. Il inspirait juste. Histoire d'éclater au moins à l'intérieur. Mon dieu, j'ai tué quelqu'un. Ca tournait dans son esprit et l'image de la tête explosée à moitié, au sol, ça repassait, comme s'il était encore devant ça. Le principal, c'est que Roman ne se soit pas fait égorger ou tirer dans un endroit vital, mais il sait aussi qu'une plaie dans un tel moment, cela peut vite devenir mortel. Une simple infection. Mais il jugeait aussi au sang qui s'était répandu, trop peu pour que ce soit l'artère fémorale qui soit touchée. C'était toujours ça mais il fallait faire vite. Il avait repris son sac à la volée, d'ailleurs, tout ce qui pouvait aider Roman s'y trouvait, il aurait été stupide de le laisser là.

Ca va aller, ça va aller... Appuie toi sur moi s'il le faut.

A se demander qui il essayait de rassurer, lui-même ou Roman ? Les deux, sûrement. Mais il ne lui laissait pas vraiment le temps de protester pour se diriger jusqu'au bâtiment, il l'y obligeait, carrément. Pour une fois qu'il prenait les devants...

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MessageSujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)   Dim 21 Jan - 13:47




Roman & Adel
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Bien sûr que Roman a eu peur, pour sa vie et pour celle d'Adel, comment pourrait-il en être autrement d'ailleurs. Sauf que cette fois il le montre en partie au lieu de tout garder pour lui, il ne peut pas faire autrement d'ailleurs. Pourtant il essaye encore de rassurer le blond, il va bien oui, il va tenir le coup aussi, ça aussi il le sait. Il est plus que secoué mais il va tenir le coup et tout ira bien. Bien sûr que le russe le dit à Adel mais ça ne semble pas faire effet, il l'attire dans ses bras aussi. Il ne veut pas se l'admettre mais il en a autant besoin qu'Adel, voir peut-être même plus encore à cet instant.

- Je sais ce que j'ai fais, oui et je le referais si nécessaire.

Si c'est pour garder Adel sain et sauf, oh que oui il refera exactement les mêmes choses. Il laisse le blond reculer de ses bras. Laisse moi voir, qu'il lui dit. Comment dire que Roman est réticent à cette idée, il n'aime pas qu'on se soucie de lui, il n'en a pas l'habitude surtout. Oui malgré les petites attentions qu'Adel peut avoir, il ne s'habitue à rien le russe. Il serre les poings et les dents quand le blond le touche parce que ça fait un putain de mal de chien. Parce que malgré lui sa respiration s'accélère de nouveau, il crève de chaud aussi. Au moins en se raidissant, il contrôle les tremblements qui pourraient le prendre. Mais surtout il observe Adel dans le même temps, autant qu'il le peut et il l'écoute. Roman en a un grognement mêlé à un soupir, parce que se laisser faire n'est pas naturel non. Accepter qu'on l'aide non plus, on en revient à ça.

- Plus sûr oui, avant que des morts se ramènent.

Même au sol, il pense encore à leur sécurité et ça lui donne l'occasion d'avoir l'air de dire "ok va pour bouger de là mais uniquement pour la sécurité". Avec un "bon d'accord tu peux m'aider mais juste pour ça.", têtu le russe ? Tout à fait. Mais surtout il a commencé à analyser les faits au milieu de la douleur, commencé à voir comment les choses se sont déroulées. Roman s'en serait sans doute sorti tout seul de ce merdier mais le blond a tiré, il a tué quelqu'un. Si son premier réflexe serait un "that's my boy", ça l'effleure à peine le russe. Parce que Adel qui tire et tue quelqu'un...Il voit l'effet que ça fait à Adel rien que quand il doit se débarrasser d'un mort alors d'un vivant. En réalité, il ne peut qu'imaginer l'effet que ça peut lui faire: dévastateur. Parce que Roman, lui, en a abattu trois sur les quatre et qu'il s'en fout totalement, ni regrets, ni remords. Il observe Adel et la sent sa panique même s'il essaye de se contrôler alors Roman se laisse faire. Il laisse son compagnon l'aider à se relever sans rouspéter, juste il serre des dents.

Une fois debout, forcément il essaye de se stabiliser sur ses deux jambes et s'il ne bouge pas, ça va un tant soit peu. Adel ramasse son sac, lui a un autre réflexe, récupérer les deux armes. Tiens, ça aussi il comprend maintenant que c'est l'arme d'Adel dont il s'est servi. Réflexe même s'il sait la sienne vie, il remet les sécurités sur les deux et les enquille entre sa peau et son pantalon. Forcément après, le russe tente aussi de bouger tout seul avant d'être traversé par un pique de douleur quand il essaye d'avancer. Même une seconde, sa cuisse ne supporte pas le poids de son corps. Cela veut dire mettre de côté sa fierté et ses idées et se rapprocher d'Adel, accepter que le blond l'aide à avancer.

- Je vais bien malgré tout et je vais aller bien.

Il ne peut rassurer Adel pour le reste, le russe a bien compris qu'il ne parle pas que de cette blessure mais du reste également. Sauf que là tout de suite, il ne peut rien faire pour la panique d'Adel sur le reste. Roman ne peut que s'appuyer sur le blond et le laisser plus ou moins prendre les devants et les entraîner vers le bâtiment. Il pourrait en sourire de voir Adel agir ainsi, de le voir diriger les opérations, cela lui ressemble assez peu mais Roman trouve que ça lui va pas si mal que ça. Peut-être parce qu'avec cette histoire de le soigner, Adel est plus ou moins dans son élément. Peut-être aussi qu'il en a besoin d'agir ainsi pour ne pas craquer sur ce qu'il a fait même si Roman n'est pas dupe et voit bien que ça le ronge.

Ce n'est qu'une fois dans le bâtiment, et en voyant que rien ne leur tombe sur le coin de la tronche, que Roman se détache d'Adel pour se caler contre un mur. Reprenant lui le contrôle des choses, il attire le blond contre lui et avec une douceur qu'il ne se connaissait pas, lui prend le visage entre les mains.

- Ne panique plus pour moi, je te promets que ça va aller, d'accord ? Je suis là avec toi et je compte aller nul part.

C'est Roman qui en dépose un bref baiser sur les lèvres d'Adel avant de le regarder de nouveau.

- Je sais pour le reste chaton, tu n'as pas besoin d'être fort, de te retenir. Ne garde pas tout pour toi, pleure, hurle moi dessus, tape moi si tu veux ou tape quelque chose mais ne garde pas ça pour toi.

Son seul regret -comme quoi il peut en avoir- c'est qu'Adel ait du tirer sur quelqu'un et l'ait tué. Roman aurait bien aimé lui éviter tout ça, il s'affaire à ça depuis le début de ce merdier d'ailleurs et il a l'impression d'avoir échoué à protéger Adel.

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MessageSujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)   Lun 22 Jan - 23:01




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Roman n'était pas l'homme le plus affectueux au monde mais dans l'état où Adel était, le fait qu'il l'enlace alors que cela n'arrivait que rarement, il ne remarquait pas. Ca lui sauterait au visage bientôt mais là, il paniquait trop pour réaliser ça. Roman lui disait qu'il savait ce qu'il avait fait et qu'il le referait.

Je te l'interdis, Roman ! Tu es fou ?!

Lui qui gueulait rarement, là, il gueulait. T'es fou ou quoi ? Adel avait eu tellement peur de le perdre qu'il ne voulait pas revivre ça. En tout cas, il le forçait à le suivre jusqu'à l'intérieur, il n'aurait pas toléré que Roman joue les têtes de con à tout discuter pour le plaisir d'emmerder le monde. Non, tu viens, point. Il n'y avait pas à discuter ce point-ci.

L'urgence de la situation, il préférait se concentrer sur la plaie de Roman, parce que c'était son domaine, c'était ce qu'il connaissait, savait gérer. Lui qui voulait travailler aux urgences, il était servi, actuellement. Une fois à l'intérieur, le calme, visiblement, ils n'étaient que quatre pour de vrai, ces gens-là. Il ne se calmait pas pour autant, il lui faudrait du temps pour se calmer. Pourtant, Roman se détache un instant... Pour mieux l'attirer contre lui. Hein ? Qu'est-ce qui te prend, Roman ? Il lui prenait même le visage entre ses mains. Aurait-il été sarcastique qu'il lui aurait dit en même temps, avec possiblement une balle dans la jambe, tu veux aller où ? mais il se contentait de le regarder fixement sans comprendre ce qu'il lui prenait.

Je cesserai de paniquer quand je t'aurais soigné la jambe, Roman.

Ou pas, hein, mais ce serait au moins ça de fait et il serait sûr que Roman ne risquerait plus rien, ou presque. Mais il l'avait murmuré, avant que Roman ne vienne déposer un baiser contre ses lèvres. Mais. What ? C'était Roman qu'il avait, là, ou c'était quelqu'un d'autre ? C'était la chaleur ? Il avait pris un coup de chaud, il divaguait ? Pauvre amour. Puis il entendait Roman l'appeler chaton, alors là, oui, il était encore plus perdu. Chaton ? Douceur ? Baiser ? Mais qu'est-ce qu'il avait, soudainement, Roman ?

Il y a plus important, là, que mes états d'âme, alors, s'il te plaît, laisse moi faire.

Monter à un étage pour être sûr de ne pas être vu par quoi que ce soit - en espérant que les quatre hommes avaient fait le ménage à leur arrivée - puis se poser et voir la jambe de Roman. Frapper Roman ? Et puis quoi encore ? Lui gueuler dessus ? Non, ça ne lui ressemblait pas, il n'était pas violent, Adel, c'était justement ça le problème à cet instant ; il n'était pas violent, ne l'avait jamais été, pourtant il n'a pas hésité à dégainer une arme et tirer dans la tête d'un homme. Non, stop, Roman, arrête, s'il te plaît. Arrête toi. Adel le prenait dans ses bras à son tour, le serrant peut-être un peu trop fort contre lui. Qu'il soit plein de sueur pendant que lui-même était torse nu, ça lui était égal. Il avait eu tellement peur, d'un coup. Ils s'étaient amusés sur la route et en quelque minutes à peine ils avaient faillis se faire tuer, il peinait encore à y croire mais il avait eu tellement peur. Il le serrait fermement contre lui, sanglotant un peu. Il le serrait ainsi quelque minutes. Il n'était pas homme à hurler, lever le poing, frapper, il avait ses propres manières de gérer les choses et à cet instant, c'était en sanglotant en le tenant contre lui, en espérant que rien ni personne ne pourrait lui retirer Roman. Roman pouvait lui répéter qu'il allait bien aller, Adel avait du mal à y croire quand il voyait les risques fous qu'il pouvait prendre. Puis, enfin, il se détachait de Roman en essuyant ses yeux brièvement, l'air de dire mais non, chut, j'ai pas pleuré, c'est pas vrai . Il était très - trop - émotif, Adel, il n'y pouvait rien, il était comme ça, c'est tout.

Puis, à nouveau, il prenait le bras de Roman, comme pour l'encourager à aller autre part. Monter un étage de cet immeuble, une des porte était encore grande ouverte. Rester visible à travers les fenêtres n'était pas une très bonne idée, selon lui. Il suffisait qu'un cadavre ambulant se pointe et hop. Ou qu'un vivant se pointe, les voit dans cet état et tente d'en profiter. Bref, trop de raisons qui lui venaient pour ne pas rester là, quitte à devoir porter Roman sur son dos dans les escaliers.

Ne prends plus ces risques-là, Roman... Comment tu veux que je fasse, sans toi, idiot ?!

Une voix un peu cassé, finalement, il lui disait ; ne refait plus jamais ça. Un ordre qu'il n'arrivait pas à exprimer de façon autoritaire mais qui se voulait autoritaire malgré tout. Ne me fais plus ça.

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MessageSujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)   Mar 23 Jan - 18:11




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Il a de la chance Adel quand même, de la chance d'être lui et pas n'importe qui d'autre. Parce que clairement gueuler ainsi sur Roman tout en lui donnant un ordre, il faut être suicidaire pour ça. Donner un ordre à Roman, gueuler sur Roman, non vraiment, faut pas le connaître pour tenter une telle chose et le résultat aurait été plus qu'explosif. Mais Adel est qui il est donc le russe ne sur-réagit pas, au contraire il adopte même le regard typique du "tu peux dire ce que tu veux, je m'en fous.". Si le blond pense que ça va changer quelque chose il se plante sur toute la ligne, Roman continuera à faire ce qu'il faut pour protéger Adel. Même si ça veut dire se prendre d'autres balles. Peut-être trop confiant en lui, oui sans doute.

Mais oui avec quelqu'un d'autre qu'Adel même dans son état lamentable, Roman aurait riposté et violemment qui plus est. Oui, aussi secoué qu'il peut l'être, à ne pas être foutu de se relever seul, ça aurait volé dans tous les sens. Est-ce que ça influence, sa décision de se laisser un tant soit peu faire ? Non. Il laisse Adel l'aider parce qu'il ne peut pas faire autrement, surtout après avoir tenté de se débrouiller seul. Ce qui au passage est frustrant, mettant ça sur le dos de la sécurité, oui ok bougeons de là pour ça. Il douille le russe à devoir bouger mais de toute manière il aurait fallu le faire, ils ne pouvaient pas rester dehors exposés à tout et n'importe quoi. Pourtant, il sent ce qu'Adel essaye de cacher, il le sait.

Au calme à l'intérieur, il y fait plus frais mais c'est secondaire ça, il n'y a surtout plus de danger et l'adrénaline le quitte petit à petit. Pourtant il se doit de tenir debout tout seul, parce qu'il a Adel près de lui. Son compagnon lui fait l'effet d'être une bombe à retardement et il déteste ça, déteste le voir ainsi. Ce n'est pas comme ça qu'Adel doit être. Alors le russe se permet d'attirer Adel contre lui et d'avoir ces gestes de tendresse. Cela le surprend un peu de réagir ainsi, il l'a déjà dis, il sait être tendre et doux au lit mais c'est tout, en dehors il n'est ni câlin, ni tactile. Pourtant, il sent qu'il y a quelque chose de différent entre eux mais il n'a pas vraiment le luxe d'analyser les faits. Du moins pas autrement que par un "Adel en a besoin", besoin d'être rassuré, réconforté. La situation est exceptionnelle après tout, non ? Oui du point de vue de Roman, toute cette apocalypse est presque devenue normale et naturelle et donc ce qu'ils vivent quotidiennement aussi. Mais là c'est à part, donc c'est logique que lui aussi agisse différemment, non ? Oui.

Roman l'entend ce murmure avant de déposer un baiser contre ses lèvres, il en pense un "tête de mule". Mais aussi un "m'enfin bébé si je te dis que", oui il n'aime pas être contredit le russe et pourtant il laisse couler sans même songer à se rebiffer. Le pire, c'est que par contre, il ne se rend même pas compte de ce petit surnom qui a passé ses lèvres.

- Non, il n'y a pas plus important.

Sa cuisse en sang ne compte pas du tout, quand bien même la douleur lancinante descend dans toute sa jambe et remonte dans son corps. Ah. Il pourrait lâcher un "tu m'étouffes" quand Adel le prend ainsi dans ses bras mais il n'en fait rien. Roman s'arrange juste pour rester calé tant bien que mal et l'enlacer aussi.

- Ça va, je vais te laisser faire.

Ah. Adel sanglote. Et merde. Roman est censé faire quoi maintenant ? Il ne sait pas trop bien, pourtant une de ses mains remonte dans le dos du blond, venant se poser sur sa nuque et la lui caresser. L'air de dire "c'est bon, je suis là. Vas-y lâche toi." après tout il lui a dis, pleure, hurle ou frappe. Au moins Adel fait un des trois et ne garde pas ça pour lui même si le russe se doute que rien n'est terminé. Le blond aura relâché un peu la pression comme ça. Et dire qu'il y a encore six mois ou un an, Roman l'aurait envoyé chier en lui disant de pas faire son gamin. Cela l'aurait agacé au possible de voir Adel être aussi émotif, de pleurer parce qu'il a dû tuer quelqu'un. Mais ils ne sont plus il y a six mois ou un an et Roman essaye d'imaginer l'effet que ça fait à Adel d'avoir dû faire ça. Pour lui. À cause de lui. C'est aussi se sentir coupable, avoir le regret de ne pas avoir pu empêcher une telle chose, d'avoir échoué à protéger Adel. Non, il ne s'excusera pas, parce qu'il n'y a rien à excuser alors qu'Adel ne sait pas pourquoi Roman agit comme ça avec lui. Le russe ne le sait déjà pas totalement lui même alors.

Les minutes passent et son compagnon se détache de lui avant de s'essuyer les yeux, Roman en relève un sourcil "je suis pas dupe tu sais". Bah oui quoi Adel a sangloté contre lui, comment n'aurait-il pas senti et entendu une telle chose. De nouveau, il doit s'appuyer contre Adel qui est bien décidé à les faire bouger de là et monter les escaliers. Roman analyse rapidement la situation, le lieu, ils pourraient rester en base en fermant la porte mais s'il y en a une autre ouverte. Ou si quoi que ce soit débarque. Oui ça sera plus simple de défendre le premier étage, moins de possibilité d'arrivée en douce. Roman en sourit en coin dans sa barbe, comme quoi Adel sait faire lui aussi pour leur sécurité même si c'est le russe qui prend toujours les devants.

Il en a un "tu irais pas loin" sur le bout de la langue pour toute réponse à ce qu'il entend mais il ne le sortira pas. Pas besoin de d'émettre cette vérité à voix haute et quelque chose lui dit qu'Adel ne dit pas ça, pour ça, pour la partie survie.

- Tu aurais préféré que je les laisse te tirer dessus ? Moi non tu vois. Entre prendre une balle ou les laisser te toucher chaton, le choix est vite fait.

Encore une fois, il ne percute pas de ce surnom. Pas alors qu'ils sont dans l'escalier, que la montée est délicate et douloureuse.

Puis c'est enfin arriver en haut et sentir encore plus de fraîcheur sur sa peau couverte de sueur. C'est aussi découvrir qu'il y a visiblement que des chambres, du moins la première porte en est une. Avec des affaires dedans, sans aucun doute à un des quatre abruti mort et penser qu'il y aura sans doute des choses à récupérer...quand il pourra bouger tout seul. C'est finir par se détacher de nouveau d'Adel et se laisser tomber assis sur le rebord du lit. Pour Roman, c'est aussi soupirer parce qu'il lui a dis qu'il allait se laisser faire mais que ça ne l'enchante pas. Alors Roman s'essaye à quelque chose de rare chez lui, un peu d'humour.

- Alors docteur, c'est grave ?

Il est pas toubib mais il voit bien qu'il a aucune grosse veine de touchée, que le garrot qu'Adel lui a posé avec son tee-shirt a fonctionné. Puis il serait peut-être déjà dans les vapes si c'était vraiment grave. Non, il l'a dis, il va bien et ira bien.

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MessageSujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)   Ven 26 Jan - 20:30




Roman & Adel
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Il était si paniqué qu'il s'égarait un peu en chemin. A deux doigts entre hurler et pleurer, il ne savait quel chemin emprunter parce que les deux étaient très intéressants, là. Mais il avait choisi un autre chemin, celui de s'occuper de Roman le temps de se changer les idées.

La soudaine tendresse et les gestes d'affections de Roman lui font un peu de bien tout de même. Il était ainsi, Adel, il avait besoin de tendresse même s'il faisait croire qu'il pouvait s'en passer, il avait besoin de certains gestes, certains mots, il pouvait s'adapter, il pouvait pendant quelque temps s'en passer mais au fond, il en avait toujours besoin. Il peut en donner à profusion, mais il a aussi besoin d'en recevoir. Alors oui, ça lui fait du bien et, oui, il finit par venir chercher quelque baisers de lui-même pour continuer sur ce chemin, juste un peu, même si c'est bref. Il ne pouvait s'empêcher de trouver ça exceptionnel venant de Roman et il savait, même paniqué à cet instant, qu'il devait en profiter parce que ça n'arriverait pas d'aussitôt, la prochaine fois où Roman agira de la sorte. Mais ne lui vient pas à l'idée de profiter non plus en surjouant pour que Roman continue. Il ne contrôlait rien de ses émotions, là. Enfin, si, il essayait juste de rester fort pour être un peu digne mais ça n'allait pas durer bien longtemps. Adel le tenait contre lui, dans ses bras et Roman se laissait faire, de ça par contre, il en profitait. La main contre sa nuque, ce nouveau geste de tendresse de la part de Roman, plus que bienvenue mais surtout inattendu, Roman qui était toujours si froid et distant, là, c'était la fête. Baisers, câlins, caresses contre la nuque. Il aurait aimé être en état d'en profiter réellement mais, clairement, il ne l'était pas et il le regretterait sûrement.

Et puis, bref, Adel finissait par les guider vers l'étage, bien content que Roman n'oppose aucune résistance, il savait que Roman aimait tout contrôler mais là, Adel ne lui laissait pas franchement le choix quant à ce qui suivait, il ne comptait pas être un pion ou une poupée qu'on plaçait ou déplaçait au gré des envies passagères et vu la blessure de Roman, il se sentait plus ou moins obligé d'agir de la sorte. Puis il lui dit, comment tu veux que je fasse sans toi, idiot. Il sait exactement ce qu'il ferait sans lui, il deviendrait un cadavre ambulant à son tour à moins qu'on n'abrège les souffrances, mais il ne ferait pas long feu, c'était clair et net. Mais il ne pouvait pas lui dire exactement pourquoi il disait ça, tout ce que cela impliquait, Roman ne l'aurait sans doute pas compris. Sauf que. Ah. Chaton, encore. C'était peut-être ce mot là, chaton, qui l'empêchait de répliquer, de sur-enchérir. Pour juste soupirer, sachant que de toute façon, Roman aurait toujours le dernier mot. Au moins il avait été clair sur ses intentions, sur ce qu'il ressentait ; ne fais plus ça.

Puis, les voici à l'étage et ils semblent trouver directement un endroit où s'installer, il le laissait se détacher pour s'asseoir sur un rebord de lit, mais il s'approchait tout de même, déposant là son sac en même temps. Alors docteur, c'est grave ? Adel fait comme s'il n'avait rien entendu, histoire de ne pas répliquer.

Tu devrais retirer ton pantalon, que je regarde ta cuisse.

Parce que concrètement à travers juste le trou qu'avait fait la balle sur le pantalon, il ne voyait pas grand chose, là. En attendant, il retirait le t-shirt de la cuisse de Roman puis il prenait son sac pour chercher aiguilles et fils, songeant qu'il faudrait forcément recoudre, il prenait aussi le briquet qu'il avait, désinfecter à la dur. Ils n'avaient pas vraiment d'alcool à disposition. Il sortait tout du fond de son sac, détestant le fait que tout soit ainsi désormais, il n'aimait pas jouer avec le feu, n'aimait pas prendre tous ces risques, une infection, ça pouvait tuer dans ces temps là et il n'y avait rien pour le soigner. Juste prier dieu que ça ne s'infecte pas.

Il attendait qu'il veuille bien coopérer, pour regarder sa plaie de plus près. Juger la profonde et il jugeait qu'au final, plus de peur que de mal ; pas de trace de balle. Il réprimait un soupir de soulagement, il n'aurait pas voulu infliger autant de douleur à Roman qu'en allant chercher la balle dans sa jambe. C'était au moins ça en moins à penser.

Ca n'a pas l'air trop moche. Ca aurait pu être pire, tu as eu de la chance, dans ton malheur. Mais vu où c'est placé, on va devoir rester quelque temps ici le temps que ta plaie se referme, j'ai pas envie que les points se retirent parce qu'on doit marcher ou courir et que tu as fais un mauvais mouvement.

Il n'aurait pas eu à être si précautionneux en temps normal mais là, ils ne pouvaient clairement pas se permettre de prendre plus de risques qu'ils en avaient déjà encourus. Il était sérieux, en le regardant. Aucune trace de plaisanterie. Fais attention à toi, Roman, et si tu ne le fais pas, je le ferai. Pour une fois, Adel était utile à quelque chose, bien que ce soit assez triste que Roman doive être blessé pour ça.

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MessageSujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)   Sam 27 Jan - 17:55




Roman & Adel
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Roman ne sait pas si ses petites attentions font du bien à Adel ou non mais il le fait même si ce n'est pas tout à fait naturel. Des gestes, des baisers qu'il n'a pas normalement et auxquels il doit malgré tout penser mais qui sont bel et bien là. Parce qu'il doit réconforter Adel, c'est la chose à faire. Tout comme il n'est pas aveugle le russe, il sait parfaitement que son compagnon a besoin de tout ce genre de gestes, de tendresse, de câlins. Sauf que lui ne l'est pas et ne l'a jamais été, ça ne vient pas naturellement. Mais peut-être que ça aide quand même Adel, que ça lui fait du bien, sinon le blond craquerait sans doute encore plus, non ?

Mais bon ils doivent finir par bouger et là encore ce n'est pas naturel pour Roman que de se laisser aider. Ni d'accepter de baisser sa garde même avec Adel, oui même en ayant confiance en lui. Le russe n'a toujours compté que sur lui même pour tout, d'aussi loin qu'il s'en souvienne en tout cas. Et là il n'a pas le choix que de se reposer sur Adel, bizarrement il le sent aussi dans chacun des mouvements d'Adel que le blond ne lui laisse pas le choix non plus. Donc oui, Roman met son ego et sa fierté de côté pour une fois. Cette question qui arrive et à laquelle il pourrait répondre méchamment tout en étant dans la vérité. Le pire dans tout ça c'est que malgré tout Adel est utile à leur survie, même si ce n'est qu'avec de petits gestes, ce sont les plus importants après tout. Roman le sait, le voit qu'Adel prend soin de lui comme il peut et comme le russe le laisse faire aussi. Tout comme sans doute qu'aucun des deux ne le remarque mais la réponse que Roman lui donne sous-entend qu'il tient à Adel, que d'une certaine manière il a besoin de lui aussi. C'est même sûr et certain que le russe ne le remarque pas, il a juste pressenti qu'Adel parlait d'autre chose que de la survie mais c'est tout. Trop indépendant pour ça, clairement des deux, c'est Roman qui n'a besoin de personne pour survivre et pourtant...Il ne voit pas tout, non et même si Adel lui en parlait clairement, là encore ce n'est pas dit qu'il pigerait les choses. Tout ce qu'il voit là, c'est qu'Adel soupire mais ne réplique rien, il vaut mieux d'ailleurs, Roman ne laissera pas ça passer.

Une fois en haut, assis sur le rebord de ce lit et malgré la douleur, là encore laisser Adel faire n'est pas chose aisée pour le russe. Qui même s'il serre les dents, soupire avant d'abandonner à sa manière, avec cette remarque pour voir Adel avec zéro réaction. De quoi lui faire lever les yeux au ciel, à croire qu'Adel ne se rend pas compte du mal qu'il peut avoir à le laisser faire. Pour finir par avoir un sourire en coin.

- Tu peux le faire toi même et en profiter pour regarder et toucher autre chose.

Disant cela en regardant Adel avec envie, venant exprès se mordiller la lèvre inférieure tout en haussant un sourcil. Est-ce que le russe suggère par là le genre de choses interdites au moins de 18 ans ? Tout à fait. Come on baby. Non ? T'es pas drôle chaton. Alors qu'Adel défait son garrot improvisé pour récupérer ses affaires dans son sac. Roman en soupire à nouveau avant d'ôter son sac de sur son dos, pour ensuite récupérer les deux armes à la ceinture de son pantalon et les mettre dans son sac. Il devra penser à recharger son Sig sauer aussi après voir même entretenir les deux armes. Laissant choir son sac à côté de lui pour daigner enfin défaire son pantalon et l'ôter...ce qui ne se fait pas sans le faire grincer des dents. Encaisser la douleur, lui donne une nouvelle suée. Bordel ce que ça fait un mal de chien et pourtant il ne regrette toujours pas d'avoir pris cette balle et recommencerait s'il le faut. Tout plutôt que de laisser Adel être touché.

Pendant que son compagnon inspecte sa blessure, Roman se laisse tomber le dos contre le lit. Serrant les poings, les dents et se tendant. Ce n'est qu'en l'entendant qu'il parvient vaguement à se redresser sur ses coudes pour le regarder.

- D'accord et quelques jours de repos ne peuvent pas nous faire de mal de toute manière.

Est-ce qu'on en parle du fait que Roman a manqué dire "te faire" au lieu de nous ? C'est uniquement l'air sérieux d'Adel et ce qu'il peut lire dans son regard qui l'empêche de dire ça. Le russe commence peut-être à comprendre à quel point il peut être important pour Adel et pas que pour la partie survie. Parce que clairement en se connaissant, Roman aurait juste passé la nuit tranquille et blessure ou pas il serait reparti le lendemain.

Son esprit repartant vagabonder sur d'autres faits, sur leur survie, sur les choses à faire. Il ne va quand même pas pouvoir rester tranquille, il doit absolument s'assurer de leur sécurité une fois qu'Adel l'aura soigné. Recharger les armes mais aussi faire le tour du bâtiment, être sûr que tout soit bouclé dans la nuit. Pour lui, il est clair qu'avec les cadavres dehors, ils vont avoir des ennuis du style des morts qui débarquent pour se nourrir. Ou même des vivants qui peuvent passer par là. Oui Roman va devoir boucler le bâtiment, il ne sera pas tranquille et ne pourra pas se reposer sans ça. Pendant ses réflexions, il ne se laisse pas retomber sur le dos et suit de l'oeil chaque mouvement de son compagnon. Non pas pour contrôler ce qu'Adel lui fait mais pour veiller sur lui, parce qu'il y pense encore qu'il y a ce vivant que le blond a tué. Que si pour le moment Adel s'occupe, tout peut lui retomber dessus une fois qu'il aura terminé. Donc oui le russe surveille, prêt à intervenir d'une manière ou d'une autre.

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MessageSujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)   Dim 28 Jan - 12:53




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Cela risquerait de faire un gros flash dans son esprit, d'ici une ou deux heures, le comportement de Roman à son égard, ces soudains gestes tendres et affectueux. Pour l'heure, il prenait ce qui venait, il était surpris oui, mais il ne disait pas grand chose, se laissait faire. Mais il réaliserait sûrement bientôt et regretterait de ne pas en avoir suffisamment profiter, car cela pouvait très bien être les seules et uniques fois où Roman aurait des gestes comme ceux-ci envers lui et pourtant, il en avait bien besoin.

Puis vient le moment où il doit retirer son pantalon, le russe et là... La remarque, il aurait du s'y attendre mais, clairement, ne l'avait pas attendu. Il ouvrait les yeux, pas choqué mais, presque. Vraiment, Roman ? Une plaisanterie de ce genre, maintenant ? Attends, c'est bien une plaisanterie, non ? Oui, forcément. Difficile à juger les plaisanteries avec le russe, surtout quand il le regarde comme s'il allait le bouffer et en se mordillant la lèvre. Pas qu'il n'aimait pas voir Roman lui faire du charme, du rentre-dedans, mais, là, la situation ne s'y prêtait clairement pas et il n'arrivait même pas à voir comment Roman pouvait parvenir à plaisanter là-dessus à un moment pareil où il venait de se prendre une balle dans la cuisse et qu'ils venaient de tuer quatre hommes. Merde, ça ne faisait même pas vingt minutes ! Alors au début, Adel ne répondait pas. Non, Adel préférait faire ce qu'il avait à faire, soi, son travail qu'il connaissait bien. Ca ne l'empêchait pas de répondre un petit on verra plus tard quand même, bien que plus murmuré que dis clairement et qu'il était possible que Roman n'ait soi pas entendu, soi pas compris.

Et, bref, il attendait que Roman veuille bien coopérer pour regarder sa cuisse, le pire c'est qu'il osait lui dire que, oui, d'accord pour quelque jours de repos, comme si Adel lui laissait vraiment le choix à ce moment là. D'accord, Adel prenait rarement les devants, surtout parce qu'en ces temps, il ne savait pas quoi faire de ses dix doigts, ne savait pas où aller ou... Ou quoi faire, oui. Mais là, il n'aurait pas laissé Roman prendre des risques inutiles, à repartir sur les routes maintenant alors qu'il allait se faire recoudre la cuisse et que n'importe quel faux mouvement aurait pu faire péter un fil. Qu'en temps normal, ils auraient pu désinfecter, il aurait eu des médicaments et tout aurait baigné mais là, non, clairement pas, trop de risques pour qu'ils puissent les ignorer.

Alors il prenait son t-shirt, de toute façon déjà tâché par le sang et bon à jeter, prenait sa gourde et mouillait un peu le t-shirt pour finalement nettoyer la plaie de Roman. D'abord les contours puis il s'approchait, tâtonnant plus qu'autre chose pour essayer de lui faire le moins mal possible, tout en s'attendant à se prendre quelque insultes à la volée - ça ne l'aurait guère surpris en tout cas. Il faisait de son mieux, oui. Même s'il savait aussi que ça ne serait pas forcément assez pour le Russe. Lui faire penser à autre chose, le faire parler, ça pouvait être une idée, aussi, c'était ce qu'il faisait avec les enfants quand il devait s'occuper d'eux. Pour un vaccin, pour ces choses là qui pouvaient faire plus peur que de mal ou qui pouvaient aussi parfois faire mal, leur occuper l'esprit. S'il comparait Roman à un enfant, là ? Oui, un peu. Son comportement lui faisait parfois penser à un gamin turbulent mais il ne disait rien, il l'acceptait comme il était, même si parfois, il lui tapait sur le système, il prenait sur lui. Et là, il fallait aussi dire qu'entendre Roman parler lui aurait empêché de songer à ce qu'il venait de faire là-dehors.

Je vais quand même devoir te recoudre mais ça devrait aller. J'irai voir, après, si les autres n'avaient pas quelque réserves qui pourraient être utiles mais repose toi un peu, d'accord ?

Parce qu'honnêtement il manquait d'imagination, sur l'instant, pour faire parler Roman. Après avoir nettoyer la plaie " à la dur " il se relevait, posait le t-shirt à côté et récupérait son équipement improvisé. S'il en profitait pour se pencher vers Roman et déposer un baiser sur son front, avant de revenir à sa place ? Tout à fait, oui. C'était tout lui, ça. Il trouvait que les moments pour ça étaient toujours appropriés. Pour rassurer, pour saluer, pour... Juste pour le geste aussi, tout court. Et il était aussi rassuré que Roman s'en sorte qu'avec cette plaie, ça aurait pu être largement pire. Dieu n'avait peut-être pas déserté le navire en fin de compte, mais il ne pouvait pas parler de miracle non plus vu ce qu'ils avaient du faire, tuer quatre hommes pour leur survies, ça tenait loin du miracle divin. Il réfléchissait à tout ceci en passant la flamme du briquet sur son aiguille quelque secondes, à défaut d'avoir des produits adéquats. Désolé, Roman.

Pourquoi allons-nous vers le Sud, au fait ?

Ah, bah, voilà un sujet, tiens.

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MessageSujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)   Lun 29 Jan - 16:55




Roman & Adel
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Come on baby. Qu'il pense Roman parce que clairement sa petite remarque était plus un jeu qu'une vraie invitation. Cela a été plus fort que lui que de la sortir d'ailleurs, même pas besoin d'y réfléchir cela vient tout seul. Il est comme ça le russe, ça sort comme ça sort et quand ça sort, point. Et puis soyons franc mais ça fait combien de temps qu'il n'a pas cherché à charmer un seul autre mec ? Même s'il a pu en avoir l'opportunité et ça bien avant de se retrouver seul avec Adel. Oui depuis le début de toute cette merde, il a touché aucun autre mec qu'Adel, lui, le coureur de "jupons". Du coup c'est encore moins surprenant que ça soit Adel qui prenne toutes ses petites remarques, tous ses petits jeux. Mais ça c'est encore un fait qui ne le percute pas, pas encore.

Non, il vous dirait surtout qu'il a sorti ça, comme ça, pour le faire réagir d'une manière ou d'une autre. Peut-être aussi pour détendre l'atmosphère. Sauf qu'il voit la réaction d'Adel et c'est un "rohh fais pas ton coincé" qui lui vient en tête. Bien qu'en y réfléchissant vraiment, ce n'est pas le moment certes mais aussi il a pris une balle dans la cuisse, inutile de dire que ça peut refroidir ses ardeurs. Mais sans ça, en ayant ou non tué des mecs, il aurait sans doute insisté oui. Sans regrets, ni remords, on vous a dit. Par contre, est-ce qu'il entend la réponse d'Adel ? Oui mais il ne comprend pas ce qu'il peut baragouiner, ne saisissant qu'un "plus tard". Forcément il ne sait pas de quoi peut parler Adel en disant cela.

Terminant par daigner se laisser regarder la cuisse et écouter ce que son compagnon peut lui en dire. Roman le savait déjà que ce n'était pas si grave que ça même s'il a plus que mal, un "je te l'avais bien dit" sur le bout des lèvres quand même mais qu'il ne sortira pas. C'était obligé qu'il donne son accord pour rester sur place, le russe ne pouvait pas juste dire oui et amen comme ça. Encore ce besoin de tout contrôler, de tout surveiller, déjà qu'il laisse Adel le soigner, il ne faut pas trop lui en demander là. Et clairement sans la tête que le blond vient de faire, Roman aurait dit merde, on repartira quand même. Parce que oui Adel aurait pu tempester autant qu'il veut, si Roman voulait repartir, rien ne l'aurait stoppé. Est-ce qu'il pense aux risques encourus de repartir si vite sur les routes ? Oui et non, disons que c'est encore un c'est un risque à prendre, que je fais en toute connaissance de cause.

Ah. Motherfucker. Putain Adel peut pas y aller plus doucement en le touchant non mais vraiment ? Cette fois on peut totalement entendre Roman grincer des dents et lâcher des jurons en russe entre deux. Et encore il est conscient que ce n'est que le début et que la suite va être pire encore. Le russe s'oblige à respirer et à essayer de se détendre, ce n'est pas en se crispant que ça va l'aider. Et si sa réponse est plus sifflée qu'autre chose, il n'a pas de trace d'énervement dans la voix, juste la douleur qui ressort.

- Ok, vas-y. Oui encore ce besoin de donner son accord même si Adel n'en a pas besoin et ne fait que son travail. "Je pourrais pas me reposer tout de suite Adel...tu le sais, non ?"

Enfin normalement son compagnon le sait pourquoi, non ? Peut-être que non avec sa propension à ne jamais rien dire. Ah. Un baiser sur son front, le russe en ferme les yeux une brève seconde avant de nouveau surveiller le moindre geste d'Adel. Comment dire qu'il le voit et le pressent que ça va lui faire encore plus mal. Hum ? C'est quoi cette question ? Pourquoi maintenant ? Est-ce qu'Adel essaye de lui faire penser à autre chose ? Ou est-ce qu'il veut lui même penser à autre chose qu'à ce qu'il fait ou ce qu'il a dû faire ?

- On pouvait pas monter au Nord, le réflexe d'aller sur le Canada était mauvais. Tu te souviens en quarantaine ? Et bien, j'ai choppé plusieurs discussions et tous parlaient d'y aller dès que possible. Plus de vivants certes mais si ça tourne mal plus de morts à éviter et plus de mecs comme ceux d'aujourd'hui aussi. Le Nord veut aussi dire le froid l'hiver et même si j'y suis plus habitué que toi, on aurait eu encore plus de galères, t'imagines l'hiver coincés par la neige, sans moyens de trouver à manger ou de quoi se réchauffer. Ou pire rester bloqués dehors.

Oui, Roman le voyait mal de monter au Nord même si quelque part il aurait préféré le froid à la chaleur qu'ils se prenaient des jours comme aujourd'hui.

- Et le Sud, bah moins de monde du coup, de plus grands espaces peut-être aussi. Et je sais pas, l'espoir de trouver un endroit tranquille où on pourrait se poser.

Ah. C'était pas prévu de sortir ça mais c'est fait maintenant, plus qu'à faire avec.

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MessageSujet: Re: Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)   Mer 31 Jan - 16:15




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« I got my gun at the ready,
  gonna fire at will »

En temps normal, il n'avait rien contre les petites remarques de Roman, ce petit jeu qu'il initiait. Depuis leur rencontre, c'était comme ça, Roman lui lançait des remarques, des sous-entendus ou parfois des invitations claires et nettes. Alors non, il n'avait rien contre, surtout depuis qu'ils étaient ensemble - car c'était ce qu'ils étaient aux yeux d'Adel, pas juste des compagnons de route, mais des compagnons tout court - mais là, le moment n'était pas vraiment choisi et il ne parvenait pas à comprendre comment Roman pouvait trouver le moyen de plaisanter à ce moment précis. Plaisanter là-dessus, plus précisément encore. Adel était pourtant quelqu'un qui n'aimait pas les conflits et qui préférait souffler un bon coup, mais là, clairement, il ne pouvait pas pour deux raisons bien précises. Il venait de tuer quelqu'un et Roman était blessé.

Bref, il fait ce qu'il a à faire, lui permettant de se changer un peu les idées aussi en chemin, s'il avait supprimé une vie, il pouvait au moins essayé de sauver celle de son compagnon, la prolonger en tout cas. Une autre idée lui venait en s'occupant de sa cuisse, notamment la contusion mais si rien que pour lui nettoyer la cuisse il se prenait des insultes - ce qu'il prenait pour, en tout cas, quand il se mettait à parler en russe - il ne donnait pas cher s'il venait lui brûler la peau avec un métal chauffé à blanc.

Je le sais, oui. Mais tu essaieras.

En temps normal, il trouverait un moyen de parler à Roman sans trop donner d'ordres, il aurait trouvé des tournures de phrases, il aurait été plus minutieux. Temps qu'il ne voulait pas prendre, là, maintenant. Ou plutôt qu'il ne pouvait pas prendre, son esprit divaguait beaucoup trop ça et là et l'attitude soudainement patiente et câline de Roman ne pouvait pas l'aider non plus. Bon, il avait au moins craqué, sangloté un peu dans les bras de Roman mais il s'était repris aussi, un peu honteux. Comment Roman faisait, lui, pour tuer autant de monde et continuer sa route, sa vie, comme si de rien était ? Puis, bref, Adel lui trouvait un sujet de discussion, histoire qu'il se change les idées, qu'il parle d'autre chose et songe pendant quelque minutes à autre chose qu'Adel entrain de lui recoudre la cuisse. Adel avait beau y aller doucement, il imaginait fort bien que cela ne devait pas être le moment le plus agréable qui soit pour Roman, aucune anesthésie, rien, à la dur. En réalité, pourquoi ils allaient au Sud et pas au Nord, ça lui était un peu égal, il se contentait de suivre en se disant que Roman savait ce qu'il faisait, mieux que lui ne le saurait jamais. Il se contentait de suivre avec son sac à dos et voilà. Mais l'idée de lui demander pour le faire parler lui était venu et il écoutait d'une oreille distraite ce qu'il lui expliquait.

Si cela pouvait aussi éviter qu'il s'évanouisse, le russe, ça serait pas mal.

L'hiver les cadavres seraient figés par le froid, pétrifiés par la neige et le gèle, nous aurions été tranquille jusqu'au printemps, à condition d'avoir assez de ressources pour tenir 3 mois. Nous pouvions prendre la neige et la chauffer, nous aurions eu de l'eau pour tenir. Mais je comprends pour le Sud, les cadavres se décomposeront plus vite au soleil et la chaleur.

Il s'occupait aussi l'esprit, plus ou moins. Roman semblait croire qu'il ne tiendrait pas l'hiver, peut-être, peut-être pas, difficile à dire, même en Angleterre les hivers n'étaient pas si froids qu'au Nord des Etats-Unis, alors le Canada... Un choix à faire entre le chaud et le froid, il ne saurait dire ce qui lui convenait le plus, surtout qu'ils n'auraient plus vraiment de climatisation, de glaces et autres choses utiles pour se rafraîchir en plein cagnard.

On trouvera un endroit où se poser, oui.

Pas ici en tout cas, il ne semblait pas y avoir grand chose ici, qui aurait pu leur être utile. Pas de magasins, rien qu'un magasin de jardinerie pour trouver de quoi faire sur le long terme. C'était un peu plaisant, aussi, que Roman songe à se poser alors qu'encore avant il lui demandait s'il savait qu'il ne comptait pas se reposer. Ce "on" était plaisant aussi, se dire qu'il pensait à eux et non pas juste à lui-même et son confort avant tout. Roman avait-il conscience de ça ou pas du tout ? Il ne saurait dire, mais il appréciait l'idée, ce on. Et il terminait par la même occasion ce qu'il entreprenait, regardant la plaie recousue. Cela valait mieux ainsi pour l'instant et il n'avait de toute façon rien sur lui pour une quelconque cautérisation. Espérons.

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♛ Listen, ain't no mountain high, ain't no valley low, ain't no river wide enough. If you need me call me no matter where you are, no matter how far don't worry. Just call my name I'll be there in a hurry, you don't have to worry. 'Cause baby there ain't no mountain high enough, ain't no valley low enough, ain't no river wide enough to keep me from getting to you.
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Shoot to thrill, play to kill. (Romandel)
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