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 you only hate the road when you're missing home

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MessageSujet: you only hate the road when you're missing home   Ven 5 Jan - 8:00





malini & abel
« you only hate the road when you're missing home»

Les lignes sur la carte qui s'étendait devant elle étaient définitives, planifiées au jour près, se courbaient et se chevauchaient jusqu'à attendre un unique point : Coosada, Alabama. Une bourgade insignifiante pour beaucoup, mais dont le nom était une obsession grandissante pour la recruteuse qui depuis plusieurs semaines ne rêvait que de voir le panneau qui indiquerait son entrée dans le village. Coosada, berceau de son enfance et de son adolescence. À peine un millier d'habitants pour alimenter les statistiques et les ragots de ce coin perdu qui semble encore figé dans les années 90. Elle se souvient d'une vie au ralenti, elle se souvient que rien d'extraordinaire ne s'y était produit, que la gazette locale n'avait rien à raconter à l'époque et ne déblatérait que sur les récoltes de maïs. Puis elle a été élue Miss USA et ce simulacre de ville en avait fait une fierté. Enfin un événement pour renouveler les racontars des vieilles au marché.
Coosada. Il n'y avait rien à y faire à l'époque et l'activité n'a pas dû augmenter depuis. Pourtant, Malini rêve de cette destination et elle n'a plus que ce nom à la bouche. Le pauvre Bass doit connaître chaque mètre carré de son quartier par coeur maintenant. Elle n'a fait que parler encore et encore des souvenirs, de sa maison, de tous les trésors qui s'y cachent peut-être encore et sur lesquels elle aimerait mettre la main pour pouvoir commencer à enfin faire la paix avec elle-même.

Elle aimerait partir le plus tôt possible, mais la date n'était pas fixée car il fallait d'abord affronter une épreuve colossale : réussir à avoir l'approbation d'Abel. Même si elle promettait de revenir, pourrait-il comprendre ses motivations ? Lui faisait-il assez confiance pour ne pas broncher ? Elle avait tout prévu, un argumentaire bien détaillé, des plans et des explications, mais même l'exposé le plus factuel et raisonnable ne pouvait tenir face à l'entêtement de l'aîné des Rhodes. Comment lui faire avaler qu'elle partait un mois voire deux ? Et qu'elle y allait en plus avec Bass ? Connaissant Abel, il trouverait sûrement le moyen de l'interpréter comme une sorte de reproche personnelle, juste pour avoir une raison de se mettre en colère et de se vexer.
Alors elle triture la carte entre ses doigts en entrant finalement dans le bureau d'Abel, ayant réussi à décrocher un moment avec lui entre deux vagues d'accalmie au ranch. La pièce ne fait que renforcer la puissante vague de nostalgie, car elle est très semblable au bureau qu'occupait son propre père et où il tenait ses comptes, tard le soir, sirotant un whisky. Lui aussi est quelque fois flou dans son esprit, n'apparaît qu'a travers des bribes de souvenirs qu'elle aimerait attraper et fixer devant elle, des bribes dont elle est sûre de retrouver l'intégralité une fois les yeux posés sur une photo de sa famille, une fois les doigts caressant le bureau en chêne construit des mains de son père.

"Abel, merci de me recevoir." Le ton est formel. Elle ne sait pas avec quelles pincettes le prendre, ni  si elle doit adoucir le terrain avant de lâcher la nouvelle ou si elle devrait procéder directement à l'annonce. Pourtant la réponse était évidente : ni le leader, ni elle n'était des adeptes du pot autour duquel on tournait, ils préféraient les échanges directs. Alors à peine installée, elle se lance sans même prendre la peine d'une inspiration. "J'ai un projet depuis quelques temps. Un projet d'ordre personnel que j'ai besoin d'accomplir pour me sentir mieux. J'aimerais retourner en Alabama. Pas définitivement ! Je reviendrai bien sûr ! Mais j'ai besoin d'aller visiter la maison dans laquelle j'ai grandi, récupérer des souvenirs et apprendre peut-être une bonne fois pour toute ce qui est arrivé à ma famille." Le discours est mécanique, récité presque au mot près et ne laisse pas paraître toutes les émotions que ce projet a engendré. Elle ponctue finalement sa requête avec un timide : "Ça pourrait prendre un mois. Voire plus."
Le tout, maintenant, c'est de ne pas baisser les épaules face à Abel. Deux sphères brillantes de détermination fixent désormais le chef des cavaliers pour scruter sa réaction, pour essayer de grapiller des miettes d'approbation ou pour anticiper la colère monumentale dans laquelle il pourrait rentrer. Elle doit l'avouer, elle n'a absolument aucune idée de l'issue, elle qui d'ordinaire se targue de connaître un peu Abel au point de prévoir toutes ses réactions.
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