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 what they say about all good things

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MessageSujet: what they say about all good things   Sam 9 Déc - 15:34



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Où était la réalité ? Devant elle, là où s’étendaient les champs du ranch et où elle entendait déjà les cris des gardes qui s’activaient à l’arrivée de la recruteuse ? Ou loin derrière elle ? Des kilomètres derrière où Bass Ferguson rentrait dans une maison qui devait lui paraître bien vide maintenant qu’elle était partie. Du moins, c’est le sentiment qu’elle aimerait lui inspirer, car elle se sent bien vide depuis ce matin même où elle a quitté Olympia.
Un mois qu’elle y a passé. Et s’il n’y avait pas sa blessure au ventre qui cicatrisait doucement mais sûrement pour en témoigner, elle aurait sûrement cru avoir halluciné ce temps là-bas. Suspendu. Irréel. Elle se sentait reposée. Sereine. Elle frissonne avec délice quand elle se rappelle de la sensation du creux de ses bras, de son parfum quand il sort de la douche, de la force de ses reins... Il y a quelque chose chez cet homme. Mais elle ne lui a pas dit. Elle n'est pas prête à lui dire, contrairement à lui qui lui a déclaré sa flamme alors qu'elle faisait semblant de dormir.

Que sont-ils maintenant ? Après quasiment trois semaines à s'endormir l'un contre l'autre, à se respirer, à se chercher, que sont-ils ? Elle se pince les lèvres à l'idée d'être encore embarquée dans une relation qui la dépasse, comme si elle n'avait pas eu suffisamment son compte entre Caden et Beckett. Mais ce n'est pas la même chose. Ça n'a absolument rien à voir même. Caden, c'était son projet social et familial, son investissement tenait plus d'un contrat d'entreprise que d'un véritable affect. Bien sûr qu'elle a partagé des sentiments avec le brun, mais ce n'était rien de transcendant. Et Beckett... Leur relation, si on pouvait la qualifier de telle, était un exutoire efficace mais uniquement sur le court terme. Un pansement sur une blessure profonde. Continuer ne rimait à rien, elle n'était pas celle qu'il voulait et l'inverse fonctionnait aussi. Ça avait encore moins de sens maintenant qu'elle rentrait d’un séjour reposant et réconfortant moralement – elle n’ose pas se l’avouer, mais ça avait même quelque chose d’idyllique. Mais maintenant, la réalité. Elle avait décidé que ce serait devant elle et qu’elle allait devoir y faire face. Beaucoup de tâches l’attendaient : reprendre la formation de Mallory, rassurer Silas, organiser les prochaines campagnes de recrutement et surtout, rompre avec Beckett.
Rompre n’était pas vraiment le bon mot. Ils n’avaient jamais discuté plus que ça de leur situation, il s’agissait plus d’une amitié avec quelques avantages, notamment le réconfort physique. Elle en était sûre, il comprendrait et ne s’en offusquerait pas si elle annonçait qu’il était préférable qu’ils ne se voient plus de cette façon.

Elle savait d’ailleurs précisément où le trouver, mais il fallait pour ça affronter l’armée de questions des gardes, des gens, de Silas, d’Abel… Prendre son mal en patience, acquiescer gentiment quand on lui demandait si elle allait mieux, passer les protocoles de sécurité de Wyatt, lentement reprendre les marques du ranch. Olympia lui manque déjà. Pas la ville, pas la vie là-bas, mais lui.
Ce n’est finalement qu’au bout d’une heure qu’on lui laisse du répit. Elle a prétexté avoir besoin de repos, c’était suffisant pour que tout le monde s’éloignent, réitèrent leur « joie de la revoir » et pour qu’ils promettent tous de passer la voir plus tard. Elle n’a jamais été aussi populaire que depuis qu’elle a failli mourir.
Sur le chemin vers les écuries, elle réfléchit à la meilleure manière d’annoncer les choses. Certes, elle n’est pas femme à éviter les sujets fâcheux, mais elle avait quand même un reste de tact qui l’obligeait à bien chercher ses mots, au moins avec les gens qu’elle appréciait. Et elle n'était pas dupe, la Malini. Elle savait déjà que le nom de Bass allait provoquer un tollé de protestations et de grognements. Elle n'a jamais vu deux personnes se détester autant pour des raisons aussi futiles. Et à partir de là, elle comprend qu'il n'y a pas de bonne façon de le faire : elle s'en tiendra aux faits. Et il comprendrait. Peut-être.
Elle l'aperçoit de dos d'abord, ses muscles roulant sous son tee-shirt alors qu'il s'affaire. Ses lèvres s'étirent en un sourire malgré tout alors qu'elle l'interpelle, espérant jouer sur l'effet de surprise. "Hello stranger."


 
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MessageSujet: Re: what they say about all good things   Sam 30 Déc - 14:44




Beckett & Malini
« what they say about all good things »

Septembre 2017

Une journée comme les autres au ranch, à se briser le dos sur les pieds défoncés des chevaux capricieux, incapables de tenir en place assez longtemps pour que la tâche de Beckett puisse être effectuée aussi rapidement qu’elle le devrait. Les jours se ressemblaient pour lui depuis ses petites bêtises à Olympia, depuis qu’Abel lui avait remonté les bretelles, depuis qu’Elanor n’était pas revenue le voir. Depuis, surtout, que Malini était partie, et que lui, toujours puni comme l’enfant capricieux qu’il était, n’avait même pas pu lui donner la politesse d’une visite. Non, penché sur les fourchettes et éclats de cornes causés par la sécheresse de la terre, il usait sa patience sur les quelques bêtes trop énervées d’être attachées à l’écurie quand le reste du troupeau lui, galopait dans les pâturages verts. Il était semblable aux équidés, las de tourner en rond, las d’attendre, avide de retourner avaler le monde sous l’amplitude de ses jambes, rendu malade par les cavaliers mal-aimables du ranch et les barrières en bois défoncées qui l’empêchaient d’aller chasser les derniers rayons du soleil derrière l’horizon. Où aller n’était pas le problème, de sa tête rendue dure par les années il savait que la survie n’était pas un problème, capable de subsister par lui-même, mais il désespérait de savoir que s’il partait, ce serait sûrement seul, dans l’indifférence presque général. Maintenant que la recruteuse blessée était partie se faire rafistoler à Olympia, le silence de la nuit l’avait mordu à nouveau pour le laisser éveillé, les températures clémentes pris par la main pour emmener ses songes jusqu’à la ville voisine, et, à se languir de la chaleur du corps ambré de Malini, ils finissaient toujours sur la silhouette frêle d’Elanor sans doute penchée sur elle. Pourquoi n’était-elle pas revenue ? Il était incapable d’avoir de ses nouvelles, et était bien trop fier pour demander à l’un des autres cavaliers du ranch d’aller en chercher pour lui, allant jusqu’à redouter que cela ne remue une terre encore fraîchement brûlée et que les braises ardentes ne laissent repartir un incendie. A défaut, il attendait, avait finit de panser ses plaies, s’était remis à ce pourquoi Abel tenait tant à le garder – s’occupait des chevaux tout en ruminant dans son coin, activité favorite qu’il tenait sûrement de sa naissance. Pourtant aujourd’hui entre les hennissements lointains et l’impatience du hongre qui dansait tout en s’appuyant sur Beckett qui lui tenait un antérieur, ce n’était pas les quelques bruissements de paille ni la voix rauque et alcoolisée d’un raider venue le déranger, mais une plus douce, qu’il n’avait pas entendu depuis trop longtemps. Enfin. Il soupira en fermant les yeux avant même de se retourner, soulagé de se dire que Malini était rentrée, qu’il pourrait enfin discuter avec autre chose que la brutalité des habitants du ranch. Il ne pensait même pas au fait qu’il pourrait peut-être aller se blottir contre elle dans la nuit, il était trop heureux de d’abord retrouver l’amie pour songer à l’amante. Il ne se tannait pas à se dire qu’avec Malini, c’était différent, parce qu’il n’avait pas à s’en convaincre, et jamais ne lui avait-elle fait miroiter plus que ce qu’elle n’avait à lui offrir. Si tout pouvait être aussi simple à comprendre qu’avec la recruteuse, sans doute serait-il parti du ranch il y a longtemps, mais s’il avait su regarder les choses en face, se serait-il rendu compte que c’était justement cette absence de sentiments qui rendait tout si limpide entre eux deux. « Salut toi. » dit-il, laissant échapper le pied du cheval tout en se retournant, déposant sa râpe sur le petit tabouret aux pieds inégaux sagement posé à côté du hongre, toujours impatient. Il se laissa le temps de la regarder quelques secondes, s’assurer qu’elle était bien revenue guérie, qu’il pourrait l’enserrer dans ses bras sans finir de la tuer. « Je pensais que tu reviendrais jamais. » L’attente avait-été longue – sans doute que le fait qu’elle ait été à Olympia et qu’il n’ait pu se traîner jusqu’à la ville, ait été obligé de construire dans sa tête toute sortes d’histoires où de revoir Elanor finissait toujours par être le dernier chapitre avait rajouté à l’attente, pourtant c’était avec sincérité qu’il allongea son bras pour ramener la recruteuse vers lui quelques instants avant de la laisser repartir. « Ils ont bien pris soin de toi là bas ? » La question était rhétorique, ou plutôt n’attendait pas la réponse qu’elle posait, peut-être Malini se rendait-elle compte sans s’offusquer que par delà le récit de son aventure, c’était des bribes de son ancienne compagnonne de route qu’il attendait.

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MessageSujet: Re: what they say about all good things   Jeu 4 Jan - 14:25



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Une étreinte rapide et la joie sincère de la revoir derrière ses quelques mots, ça suffisait à lui remonter un peu le moral. Depuis qu'elle avait remis les pieds au ranch, elle n'avait pas eu le temps de souffler, ni même de raconter ce qu'elle avait vécu ce dernier mois loin des cavaliers. Elle avait passé son temps un sourire figé aux lèvres à essayer de rassurer tout le monde un par un. Mais ici, devant Beckett, elle pouvait baisser sa garder, s'exprimer librement et enfin rassembler ses pensées correctement. Il n'a pas besoin de demander trois fois pour voir qu'elle allait bien et que non, elle n'avait pas besoin qu'on porte ses affaires ni qu'on lui apporte de l'eau.
Alors elle abandonne l'air poli, elle abandonne la posture rassurante et elle laisse sa main se promener contre son flanc cicatrisé. Elle se laisse tomber presque sur une botte de foin, presque enchantée de retrouver l'inconfort des écuries et l'humilité de la vie au ranch après un mois à paresser dans un lit. "Ils se sont tous pliés en quatre pour s'occuper de moi. Ils étaient pas tous très réjouis d'avoir une satanée cavalière sur le dos encore, mais ils ont quand même mis les bouchées doubles." Il y avait sûrement plusieurs explications à ça. Premièrement, Abel avait dû trouver de bons arguments pour convaincre Peyton. Deuxièmement, Iris était une infirmière dévouée et aux petits soins pour n'importe qui. Troisièmement, elle avait buté Gabriel Rosario et ça forçait le respect de certains. Et puis il y avait Bass aussi, qui avait tout mis en oeuvre – et bien plus encore – pour qu'elle se rétablisse.

Mais elle savait pertinemment que ce n'était pas exactement cette information qu'il cherchait à récupérer en posant cette question. Malini, elle commençait à connaître le maréchal, et elle avait bien compris que le centre de ses priorités était une jeune infirmière aux cheveux blonds comme les blés et à l'allure fragile qui encouragerait n'importe quels bras à se poser sur ses épaules pour la protéger. "Quant à elle, elle n'était pas vraiment ravie de me voir. Elle m'a évitée quand j'étais à l'infirmerie. Et ensuite c'est moi qui ai évité l'infirmerie." J'avais un autre remède,se retient-elle d'ajouter. "C'est principalement Iris qui s'occupait de moi. Elle n'a pas de grief contre moi donc..."
Elle s'étire puis baîlle, la main voilant rapidement sa bouche dans un geste civil que l'apocalypse n'a jamais su lui enlever complètement. "Mais si tu veux mon avis, elle ne va pas très bien. Toute cette histoire... Ça la travaille encore." Les quelques fois où elle avait aperçu le regard de la blondinette, c'était pour y apercevoir de la préoccupation. Elle était plutôt transparente, laissant ses soucis à voir au monde entier. "Comme je ne t'ai pas vu à Olympia, je suppose que tu ne l'as toujours pas vue depuis la dernière fois ?" Il n'y avait aucun reproche dans cette affirmation/question. Qu'il ne soit pas venu la voir relevait de circonstances toute autres que d'un manque d'affection ou d'égard envers elle. Beckett était un peu comme assigné à résidence jusqu'à ce que les événements de Pâques soient complètement oubliés.
Et même s'il avait bravé l'interdiction, il aurait eu un sacré accueil à Olympia, un du genre à ne même pas lui laisser le temps de poser les pieds à l'infirmerie pour poser des questions. Parce que même elle n'aurait peut-être pas réussi à empêcher Bass d'aller rouvrir les points de suture de leur dernière altercation. "Tu sais, j'ai beaucoup réfléchi quand j'étais là-bas..." C'est maintenant. Les mots ne lui font pas particulièrement plaisir, mais elle sait déjà que c'est la chose la plus sensée qu'ils aient vraiment fait ensemble. S'arrêter quand c'était encore possible. "Ce qu'on a fait en soit, c'est rien. Mais ça ne nous a causé que des emmerdes des personnes à qui on tient. Je pense qu'il vaut mieux qu'on s'arrête..." Prendre la bonne décision n'était pas vraiment dans les habitudes de la recruteuse et elle ne se sentait pas soudainement soulagée ou mieux, mais elle avait le sentiment que ça arrangerait bien des choses. Ils étaient peut-être tous les deux finalement sur la pente qui remonte, qui remonte vers ce qui les rendrait... heureux.


 
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MessageSujet: Re: what they say about all good things   Sam 13 Jan - 6:20




Beckett & Malini
« what they say about all good things »


Il ne mit pas longtemps à rejoindre Malini sur l’une des bottes de foin qui traînait dans le couloir des écuries, attendant sagement la fin de journée pour que l’un des cavaliers ne vienne l’éparpiller dans les différents box, mais, en attendant, elle supporterait le poids des deux corps et des confessions qui en sortiraient. Le cheval attendrait, Beckett n’entendait déjà plus son impatience matérialisée par des renâclements et autres coups de sabots contre le sol, il était tout entier tourné vers les lèvres de Malini et des quelques informations qu’elle pourrait lâcher, des histoires dépassant les limites du ranch dans lequel il tournait en rond depuis trop longtemps. « Je pense qu’Abel a dû faire passer le message qu’il fallait mieux te remettre sur pieds qu’autre chose. » Qu’il sache exactement pourquoi ou qu’il se soit contenté de relever quelques rumeurs ci et là depuis son arrivé au ranch, le maréchal savait bien que la brune était plus essentielle ici que son simple rôle de recruteuse, que de la laisser revenir au ranch avec une telle blessure ou de la laisser mourir à l’infirmerie d’Olympia aurait plus relevé d’une provocation envers Abel qu’autre chose – et même si la soigner aurait été impossible sans doute que le cadet des Rhodes n’aurait pas voulu l’entendre. La mention d’Elanor, personnage clairement évoqué sans que pourtant son nom ne soit dit, tendit quelques instants le corps de Beckett, sans que pour autant il ne pense à relever les sous-entendus de Malini pour s’assurer qu’ils parlaient la même chose. Il n’avait, finalement, aucune idée claire de ce que l’histoire dont la recruteuse parlait pouvait être, se demandant si cela était encore la bagarre avec Bass et les confessions à demi-mots qui en avaient suivi, la prise du mall et les morts qui en avaient résulté, n’importe quoi plutôt qu’une énième histoire de coucherie sans importance. C’était comme si son esprit n’arrivait pas à résoudre l’équation, s’entêtait à vouloir la résoudre en laissant l’inconnue de côté, incapable de se rendre compte de la simplicité de la chose. Il se passait trop d’événements pour qu’on se concentre encore sur des pacotilles, ou du moins arrivait-il à s’en convaincre, se mentait-il sans honte, lui qui quelques mois plutôt écrasait son poing sur le visage de Bass pour exactement les mêmes raisons. « Non, même si je suis remis je pense que c’est mieux d’éviter d’aller à Olympia pour me faire remarquer. Puis Abel me l’a bien fait comprendre aussi, qu’il fallait mieux que je me fasse oublier. » Si une chose ici pouvait le dissuader d’encore faire ce que bon lui semble, c’était encore Abel et ses mauvaises humeurs, les menaces de ses punitions flottant au dessus de la tête de chaque habitant du ranch. Autant déguerpir au milieu de la nuit que de prendre le risque de revenir se faire taper sur les doigts après avoir fauté, parce que tout le monde ici savait que si ce n’était pas le bon jour, le Rhodes ne s’embêterait pas d’un cavalier désobéissant. « Sinon je t’aurais fait la courtoisie d’une visite. » La proposition était sincère – il savait bien que de rester à l’infirmerie n’était pas la chose la plus excitante à faire dans le coin, et c’était le rituel entre survivants que d’aller égayer une journée de leurs proches à l’infirmerie quand cela était possible pour ne pas que ceux-ci n’en viennent à mourir d’ennui plutôt que de leurs blessures. L’air soudain plus tracassé de Malini attira son attention, comme s’il ne s’attendait pas à une quelconque discussion sérieuse avec elle le jour de son retour, se redressant sur la botte de foin, il l’écoutait, attentif, avant de se relâcher. « Oh. » C’était une onomatopée de soulagement plutôt que de surprise ou de déception, il avait cette fâcheuse habitude de toujours s’attendre à ce qu’on lui annonce le pire quand on prenait des pincettes pour ne lui dire que des banalités. « Oui bien sûr, pas de problème. » L’idée d’arrêter le ballet des corps n’était qu’un détail dans ce que lui disait Malini, lui qui, à part quelques regards en coin et tapes dans le dos de la part des gars du ranch, n’avait pas vraiment eu à se soucier de leur petite histoire. « Quelqu’un t’as fait des remarques sur ça ? » Il était curieux, malgré tout, peut-être que l’on n’osait rien lui dire de peur de se prendre un poing au visage, à se dire que si Beckett n’avait pas peur d’attaquer le colosse d’Olympia il n’avait peur d’aucun des autres qui semblaient des allumettes à côté du barbu, peut-être s’imaginait-il un Caden revenu vexé d’avoir été remplacé, toujours en était-il qu’il ne pouvait dire que ça pour parler de ses galipettes avec Malini parce qu’il était incapable d’y voir un nous, autre chose qu’une distraction. Ils s’étaient tous les deux, utilisés, simplement, et même s’il comprenait qu’à part les ragots il n’y avait pas de quoi faire passer des journées sans s’ennuyer, il n’en comprenait toujours pas qu’on vienne leur en tenir rigueur.

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