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 3. Can I touch your ass ? | Wyattimir

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MessageSujet: 3. Can I touch your ass ? | Wyattimir   Ven 8 Déc - 22:44




Wyatt & Vladimir
«'cause your butt is a work of art»

Décembre 2017

Un soupire passait ses lèvres alors qu’il apercevait enfin le domaine des Riders un peu plus au loin. Le soleil était déjà bien haut dans le ciel, on ne devait pas être bien loin des midis et quelques. Il s’arrêtait un instant, une main sur la hanche alors qu’il passait sa manche sur son front pour effacer les quelques traces de transpiration perlant sur son front. Voilà donc deux bonnes heures environ qu’il était parti de Olympia, laissant l’enfant aux soins de Bass pour venir gambader d’un pas décidé avec une certaine nervosité même à travers la cambrousse texane pour rejoindre le pays des chevaux et de leurs maîtres. La raison était aussi stupide que « normal » si l’on peut dire. Bass et ses envies suicidaires de se faire vacciner, la pression qui montait sans cesse avec des faux espoirs, l’infirmerie d’Olympia encore prise d’assaut par les malades, sa fille vivait une époque d’apocalypse, Wyatt lui manquait, la vie lui manquait. Bordel qu’est-ce qu’il aurait pas fais pour ne serait-ce qu’avoir une bouteille d’alcool fort à se descendre pour lui tout seul dans le calme et la sérénité en oubliant le monde autour de lui.

Le problème apparut, la solution suivie aussi naturellement comme si le monde ne vivait pas ses dernières heures : prendre ses cliques et ses claques et partir chez les Riders pour aller retrouver (je sais que vous le savez, ne faites pas genre) Wyatt. Pourquoi ? Il n’avait envie de parler à personne d’autre voilà tout. C’est dans cet état d’esprit qu’après une vingtaine de minutes il se retrouvait devant les portes du domaine des Rhodes, alors que les gardes l’avaient vu avancer d’un air un peu méfiant. Certains reconnaîtraient sans doute la tête du serbe, son accent fort de l’est et surtout que Wyatt, le chef de la sécurité des Riders hein, venait le kidnapper pour boire en cachette pendant le service. Ou mieux encore, venir vérifier que son postérieur n’avait pas perdu ses formes. Quand des cavaliers s’approchèrent très légèrement, méfiant envers le nouvel arrivant, l’un d’un pris la parole tout à coup. « Stop. Qu’est-ce que tu veux l’Olympien ? » Rester poli, ne pas rouler exagérément des yeux pour éviter de se faire virer à coup de flèches et poursuivit par des hommes à chevaux. Ce n’était pas le moment de se faire courser dans les champs. Il y a un barbu derrière ces barrières qui serait un peu trop heureux de voir ça.

« Je suis venu voir Wyatt Wooding. » Demande-t-il tranquillement en s’arrêtant a quelques pas de là. Visiblement ils ne s’attendaient pas vraiment à une raison aussi simple. Non, y’avait rien d’autres à dire. C’était la crise dans tous les camps et y’avait un mec tout seul à pied qui venait faire coucou, comme ça. Visiblement, les guetteurs restèrent un peu idiots face à la situation. L’un d’entre eux mordillait nerveusement un bout de bois avant de soupirer lourdement, faisant signe à un petit jeune plus en arrière de filer chercher Wyatt. Dans le doute, autant aller carrément chercher le chef de la sécurité qui était aussi celui qu’il demandait. Double strike pour tout le monde. « En attendant qu’il arrive, tu t’approches tranquillement, tu lèves les mains et on va te fouiller. Quitte ton sac. » Aucune surprise ne passe sur le visage de Vladimir, hormis qu’il aurait aimé se frapper le visage tel un facepalm pour montrer son agacement. Mais à Rome fait comme les Romains. Il aurait presque répondu d’un yes sir sarcastique, mais sa mauvaise humeur pouvait se sentir simplement en regardant l’Olympien.

« Je vous en prie. » Presque moqueur alors qu’il s’approche de quelques pas avant qu’on ne lui fasse signe de s’arrêter, une femme et un homme s’approchant de lui. L’homme étant le surveillant pendant que la dame semblait celle désignée pour d’abord vérifier son sac avant de penser à l’étranger qu’il était dans peu de temps.

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MessageSujet: Re: 3. Can I touch your ass ? | Wyattimir   Dim 10 Déc - 18:39


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Décembre 2017
« - Il y a un homme qui demande à te voir aux portes.» Wyatt arque un sourcil face à l’air embarrassé du garde qui vient l’aborder, faisant signe vers l’entrée du ranch. « - Yeah, ils disent tous ça. » murmure moqueur Wyatt, en se tournant distraitement vers lui, sans qu’il ait toute son attention. Est-ce que tous ses rêves ne commençaient-ils pas de la même manière ? Un homme séduisant et musclé demande à le voir en brisé et lui donne un prétexte pour arrêter de jouer aux chiens de garde autour de la zone de quarantaine. Il comprenait que les proches des vaccinés soient inquiets, mais le principe d’une zone à l’écart était qu’elle reste isolée – il finirait par le mettre une flèche dans le postérieur avant la fin de la semaine à ce rythme. Wyatt se tournait, rassurant vers l’autre cavalier, lorsque le garde poursuit : « Un Olympien, Vladimir. » Qui a dit que les rêves ne se réalisaient pas ? Wyatt peste dans sa barbe et suit le garde, vivement – non, il ne courait pas.

Après l’attentat contre Abel, et la rupture de l’alliance avec les Olympiens, plusieurs séances de remontage de bretelles avaient été organisés entre lui-même et les gardes. Cavaliers et olympiens oscillaient entre amitié et méfiance tendue, en fonction des cas, et Wyatt était effaré de savoir combien d’habitants du ranch jouaient à touche-pipi avec ceux de la ville. Non pas effaré que celait ait lieu – effaré de le savoir, parfois de le voir. La froide colère de Wyatt a surprendre des amoureux était presque une légende urbaine au ranch, et particulièrement surprenant pour qui avait entendu la dizaine de sous-entendus horaire qu’il était capable de prononcer sans honte. Il n’était pas prude : mais depuis dix ans, chaque fois qu’il refermait les yeux, il sentait les bras d’une seule et unique personne autour de lui, et chaque réveil rappelait qu’il n’y avait qu’un pitbull pour lui tenir compagnie, laissant le chef de la sécurité seul, grognon, de mauvaise humeur et en manque cruel de l’homme qu’il désirait. Pouvez-vous vraiment le blâmer d’être sur les nerfs alors que les cavaliers semblent plus proches des lapins que de leurs hongres ?

Il avait des raisons d’être sur les nerfs. La présence de « vaccinés » dont on ignorait ce qu’ils allaient devenir. Les réserves de nourriture encore maigres, même pour un hiver texan clément, les soucis bazardés par-dessus sa tête et sur ses épaules jusqu’à transformé un homme raisonnable, pragmatique, la tête sur les épaules, en boule de stress et de choses à faire, dont la voix claquait, agacée, bien trop souvent ces derniers jours. La vue de Vladimir aux portes du ranch, entouré par les gardes en faction n’en était pas une, au contraire. D’un sifflement péremptoire, Wyatt signale son arrivée et fait s’écarter les gardes. Voir le barbu entre ses hommes, à leur tendre docilement son sac et faire un effort visible pour ne pas simplement passer au travers de leur défense… Wyatt eut un mal fou à ne pas sourire, alors que son regard prenait visiblement une décision. « - Repos, je m’en occupe. » Il leur adresse un signe de tête et remonte les manches de sa chemise, sans le moindre sourire. Il se plante devant Vladimir pour scruter son visage avec attention, détaillant la fatigue de ses traits, la légère trace de bronzage le long de son nez, la ligne de mâchoire, luttant pour ne pas l’embrasser, retrouver la sensation de ses lèvres charnues contre les siennes, faites pour les baisers renouvelés, à couper le souffle, au-delà de l’apparente froideur, beauté de marbre du serbe.

A la place, Wyatt passe ses mains le long de ses bras, de ses côtés, pas le moindre du monde professionnel dans la façon dont ses mains pressent le vêtement contre sa peau. « - Tu as maigri, » souffle le chef de la sécurité à l’oreille de son hôte, lorsqu’il passe derrière lui, glissant ses doigts agiles, le long de sa taille, descendant jusqu’à ses hanches et la poche arrière de son jean qu’il palpe discrètement. Non, Vladimir n’y avait rien d’autres que quelques cigarettes. Oui, Wyatt avait dû perdre une partie de sa musculature en huit ans. Wyatt récupère les armes de Vladimir et son sac aux mains d’un garde, et charge le tout sur son épaule, comme une veste jetée par-dessus l’épaule, lors d’un tourisme à Milan. « - Bon boulot. » salue-t-il les gardes, en faisant signe à Vladimir de le suivre -  Non, il n’était pas tout le temps ronchon, il savait apprécier le travail bien fait. Et surtout, la présence du serbe dans l’enceinte du ranch était un baume que tous les cavaliers, Abel compris, devraient rapidement apprécier pour son effet radical sur un chef de la sécurité tendu.
Il traverse le ranch d’un pas tranquille, se dirigeant vers sa caravane sans demander son avis au visiteur impromptu ( non, il n’admettrait pas que Vladimir puisse être là pour autre chose que pour passer du temps avec lui, et il nierait promptement ce fait si son ami essayait de le lui dire. ) « -Tu as fait tout ce chemin pour mes beaux yeux ? » Il sourit enfin, moqueur et lui fait un clin d’œil. Pourtant un instant plus tard, il ajoute à voix basse, et une légère inquiétude pointant dans ses mots : « - Juste, ne me dis pas que tu fais partie des vaccinés. » Parce qu’il avait beau dire qu’il n’y avait pas de raisons de s’inquiéter, il était inquiet, et pour Vladimir ? .. Oh, toujours.


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MessageSujet: Re: 3. Can I touch your ass ? | Wyattimir   Ven 22 Déc - 22:33




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Décembre 2017

Son regard se relevait quand un léger sifflement traversait les airs, pour reconnaître sans difficulté la silhouette de Wyatt. À moins qu’il ne l’ait reconnu qu’au ton du sifflement qu’il avait entendu maintes et maintes fois. Vladimir comme son ami ne pouvait pas sourire, afin de faire bonne impression devant les hommes. Et de toute manière, il n’en avait pas la force. Il était éreinté, cela se lisait sur son visage malgré ses affaires pour paraître le plus normal possible. Au moins avait-on plus l’impression qu’il était épuisé par sa marche rapide qu’imaginer que c’était dans son esprit que le Serbe était au bord de la rupture? Son regard se plongeait dans celui de son ami, incapable d’ouvrir la bouche pour ne lui dire qu’un bonjour de politesse. Mais il hochait la tête docilement. Après tout, il devait faire son boulot. Le simple fait que les deux soient des amis très proches ne pouvait être une excuse pour qu’il ait un passe-droit bien évidemment. Même avec les meilleurs efforts au monde, la manière dont Wyatt palpe son corps n’est pas professionnelle

Il grogne à son commentaire. Bien sûr, il avait maigri. Quand on préfère donner une partie de ses rations à sa gosse, on apprend à avoir moins faim et à ignorer son ventre réclamant quelque chose. Bien que depuis qu’il était à Olympia, il avait repris du poil de la bête. « Tu peux parler. » Soufflait-il quand il était dans son dos à lui palper « innocemment » le postérieur pour vérifier qu’il ne cachait on ne sait quoi de dangereux… Si on pouvait dire que c’était le cas pour les cigarettes vues la situation actuelle des choses. Il ne pouvait même pas prendre son sac que Wyatt filait déjà droit dans le ranch comme si de rien n’était. Il soupirait un peu, avant de traverser la cohorte de garde, ayant à peine l’énergie pour les saluer d’un mouvement de tête pour marcher sur les traces du chef des amis des grosses bêtes à quatre pas. Et c’est sans faire commentaire qu’il était derrière lui, ne prenant qu’à peine la tête de redresser les yeux pour se concentrer sur ce qui se passait. Voir quelques chevaux au loin, des Riders dans un coin. Il y avait la même tension ici qu’à Olympia.

Enfin, la caravane était en vue. Ils étaient à l’abri des regards de tous les autres. Il secouait la tête, visiblement amusé par sa remarque. Avant de relever la tête, un peu vexé par sa demande dans un premier temps. Mais lorsqu’il lit l’inquiétude sur son visage, il n’a pas le courage de gronder. « Bien sûr que non. Je ne suis pas un idiot. » Pardon Iris, pardon Hannibal et tous les autres. Mais ils avaient été stupides en acceptant de se faire injecter un produit dont ils n’avaient aucune idée des répercussions. Certes, les premiers jours tout allaient bien mais maintenant… « C’est la même merde chez vous je suppose ? » Il s’appuie contre la caravane sans le quitter des yeux, attendant qu’il ouvre la porte pour s’inviter à l’intérieur à sa suite, alors que son fidèle Bullet venait lui lécher avec beaucoup d’attention sa main, qui le fait presque sursauter. « Hey toi. » Il s’accroupit un peu venir grattouiller les oreilles du chien avec tendresse tout comme le reste de sa tête. Avant de se redresser pour suivre Wyatt. « … Je suis content de te voir, Wyatt. » Le seul qu'il voulait voir.

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MessageSujet: Re: 3. Can I touch your ass ? | Wyattimir   Dim 24 Déc - 12:01


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Wyatt continue son chemin au cœur du ranch, sans demander réellement son avis à Vladimir, jusqu’à les mener aux habitations que l’olympien s’était salit les mains à reconstruire. Dans un coin, repose une caravane qui n’avait plus bougé de là depuis des années, à l’auvent tendu, prêt à accueillir les rapports des gardes maintenant que le vent avait disparu des contrées texanes. Du coin de l’œil pourtant, il observe son compagnon. Son partenaire. L’allure de l’olympien était sur ses gardes, encore vive, mais il lui rappelait ses soirs où Vladimir rentrait à l’appartement en pièces menaçant de s’écrouler les unes sur les autres si on acceptait de ne pas le regarder pendant plus de dix minutes. Le serbe était exténué.

Le brun avait cru que la fatigue de Vladimir venait de l’ouragan, des réparations, des trajets intempestifs, d’être loin de sa fille… mais il percevait la pâleur de sa peau, l’ossature de ses pommettes, et de ses hanches, l’ombre sous ses yeux. Il s’en voulait de ne pas s’y être attardé plus tôt. Entre ses soucis, le ranch, les raids qui le ramenaient épuisés le soir dans son lit, les Rhodes et leurs problèmes. Il s’était juste satisfait de cet émerveillement que d’avoir Vladimir à quelques heures de cheval, d’avoir pu sortir à moitié nu d’une salle de bain pour observer le blond dessiner des moustaches à une gamine haute comme trois pommes. C’était comme cela que cela finissait toujours. Il perdait sa peur, il perdait la terreur d’être oublié, de ne plus être aimé, et en relâchant sa garde, son rire de stentor balayait ce qu’il aurait pu avoir.« - Je ne suis pas médecin. » répond simplement Wyatt en ouvrant la porte de la caravane jamais fermée à clef, mais qui avait toujours besoin d’une légère secousse pour se décoincer et pivoter sur ses gonds. Pour l’instant, la situation était sous contrôle, les vaccinés sous quarantaine. Wyatt allait prendre de leurs nouvelles régulièrement, et en-dehors de leurs proches insupportables, rien ne bougeait. Il espérait que cela resterait en l’état jusqu’à ce qu’ils meurent tous de vieillesse et ne se relèvent pas des morts à ce moment-là. Un vœu pieu.

La caravane qu’il avait volé sur le bord d’une route il y a six ans était petite, surtout par rapport aux larges maisons d’Olympia, mais Wyatt était reconnaissant pour cette petite coquille d’escargot nichée dans la boue du ranch. Il était mieux loti que la plupart des cavaliers, Rhodes excepté – l’eau était courante, bien que très limitée et pas forcément chauffée, et  la seule marque de l’ouragan était le scotch consolidant l’une des vitres qui avait été brisée au coin. Le privilège de l’âge et de l’autorité. Coincé à un bout du camping-car, un lit assez large pour deux, si on admet de grimper dans le lit au lieu de passer sur le côté comme un adulte digne. Deux petites banquettes qui pouvaient former un lit pour sa sœur si on repliait la table et d’où déboule un pit-bull grisonnant aux anges de retrouver son humain favori n°3. Wyatt adresse une tape sur le flanc du chien pour passer à côté d’eux, laissant Bullet faire de son mieux pour laver le visage du blond de sa fatigue et de la sueur du voyage. Lui, fixe Vladimir, les yeux dans le vague, appuyé du poing sur la petite table où reste son mug vide, et les flèches qu’il était en train de tailler ce matin.
Il se voit, se sent prendre le visage de Vladimir en coupe entre ses doigts, pour l’embrasser avec douceur, le réconforter de ses caresses et attention, lui rappeler qu’il était là d’un baiser. Wyatt lui fait un léger signe de tête vers l’une des banquettes. « - Assied-toi, au lieu de dire des conneries. ».

Il vient naturellement derrière lui, et pose une main ferme sur son épaule, ses doigts retrouvant leur place sur ses muscles tendus, caressant le creux de sa clavicule de ses doigts, son pouce l’arrière des muscles contractés. Un pression presque bourrue, rustre, mâle, avec un accent circonflexe. Wyatt hésite une demi-seconde, mais les réflexes imprimés dans son corps prennent le dessus et il finit son mouvement, se plaçant complètement derrière Vladimir, et passe ses deux mains sur ses épaules. Cela faisait plus de six ans. Vladimir et lui… tout semblait être comme avant. Wyatt n’était parfois pas certain d’à quel point. Plus proches, moins proches, Vladimir avait-il oublié qu’il l’avait embrassé, voulait-il qu’aucun des deux hommes ne remette cela sur le tapis ? Et en même temps… il avait cru le perdre, doublement. D’un côté il était prêt à tout, y compris à vivre comme un putain de moine pour le reste de sa vie pour ne pas le faire fuir. De l’autre… ils pouvaient clamser demain, et l’idée de n’avoir qu’un seul baiser du type dont il avait décidé de tomber éperdument amoureux comme un adolescent trop épris le rongeait de l’intérieur.
Comme avant lorsque Vladimir s’écroulait sur son canapé, dans ses bras, et que Wyatt prétendait ne pas voir les larmes qui brillaient au coin de ses yeux ou de ne pas faire la corrélation entre le besoin de câlins de Vladimir, si étrange pour ceux qui ne le connaissait pas, et les cas sur lesquels il avait bossé ce jour-là. Wyatt soupire, lentement, expirant l’air retenu dans sa poitrine, se penchant légèrement au-dessus de Vladimir assis, tandis qu’il continue à malaxer ses épaules, d’un geste presque rituel, retraçant le haut du dos du serbe en le massant, les yeux dans le vague. Plongé dans ses souvenirs alors qu’il finit par demander lentement ; « - Tu veux parler ? » Il n’était pas sûr de quoi. Il n’était pas sûr de le vouloir. Mais il était là, solide, appuyé contre son dos.


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MessageSujet: Re: 3. Can I touch your ass ? | Wyattimir   Ven 29 Déc - 18:19




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Décembre 2017

Sans attendre plus longtemps, Vladimir s’engouffrait directement dans la caravane, grimpant les deux marches alors que la porte se refermait avec difficulté derrière lui. La réponse de Wyatt vis-à-vis de la situation sur le vaccin au ranch ne l’étonne guère. Il ne préférait pas s’avancer. Lui aussi n’avait pas envie de se faire de fausses idées, mais ça ne sentait pas bon. Rien n’allait en vérité. Mieux ça allait, plus ça empirait. Un paradoxe se créer chez Vladimir, parfois il avait simplement envie que ça s’arrête, tout oublier pendant un cours instant. Il n’avait aucunement des pensées suicidaires, très loin de là. Il avait simplement… besoin d’une pause. La plus jeune était à la maison sous la surveillance de Bass. Il n’aimait pas vraiment le fait de l’avoir laissée toute seule, mais Vladimir ne supportait pas de voir le regard inquiet de sa fille sur lui. Merde, ce n’était pas son putain de rôle. C’était le sien. Il avait demandé à Bass de garder un œil sur la petite pendant son absence. C’était peut-être trop lui demandé vu la situation actuelle de Olympia, mais la tête de Vladimir et son apparence générale faisaient que certainement, Bass n’avait pas eu le courage de lui refuser cette faveur.

Son regard se perdait sur l’intérieur de la caravane, plutôt grande et confortable. Étonnant que Wyatt est pu la garde en connaissant la réputation du chef des lieux, Abel Rhodes. Mais vu le manoir dans la propriété qu’il avait pu apercevoir lors de son travail pour remettre le ranch en état, ça aurait été peut-être de trop. Il s’installait en ronchonnant sur une des banquettes, les fesses à peine posées sur son siège que l’animal de Wyatt lui sautait sur les genoux. Venant lui léchouiller un peu la joue. Il n’avait plus du tout l’habitude de ce genre de contact avec un animal. Il ne l’aurait peut-être pas supporté venant d’une autre bête que Bullet d’ailleurs. Il n’avait lui-même jamais eut d’animaux de compagnie étant jeune ou même avant l’apocalypse. Le haut de son corps est pris d’un léger tremblement quand une pression se fait sentir, avant de se détendre dans la seconde qui suit. Il reconnaît cette poigne, cette douceur qu’il avait connue, il y a des années. Comme si rien n’avait changé, Vladimir revenant du travail, les traits tirés, la gorge sèche et le poids du monde sur ses épaules.

« I’m tired. » Sa voix était faible, mais d’un ton plus grave qu’habituellement. Il avouait à une des seules personnes qu’il appréciait au monde sa faiblesse du moment. A moins que cela ne dure depuis des années, mais qu’il gardait tout bien sous clé en lui. Parler. C’était conceptuel chez lui. Son corps était tendu comme un fil que l’on étirait trop et qui commençait à se briser sous la force des années passées. Il avait simplement envie de s’écrouler sur la banquette, se rouler en boule et disparaître quelques heures de la surface de la terre. Il était fatigué, de tout ce qui se passait, des emmerdes, des morts, des vivants… Il supportait tout juste ses amis en ce moment, alors le reste du monde ? Il voulait rester enfermé dans son coin. Il se relevait lentement, comme un vieillard ayant des problèmes de santé et devant faire bien attention à ses mouvements pour ne pas se casser une hanche. Son bras se glissant autour du flanc de Wyatt pour se glisser dans son dos. La voix encore plus faible, la tête contre la sienne. « Can I stay tonight ? » Il comprendrait si ce n’était pas possible. Wyatt avait des responsabilités. Mais pour une fois, il avait envie de faire un caprice, son caprice, c’était d’être avec lui.

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MessageSujet: Re: 3. Can I touch your ass ? | Wyattimir   Sam 30 Déc - 0:16


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Décembre 2017C’était difficile ne pas laisser ses vagabonder ses pensées quand ses pouces frottaient entre les omoplates de Vladimir, redessinant une carte nouvelle des muscles – plus sensibles, à fleur de peau entre les travaux manuels et le corps amaigri. Wyatt maintient avec un peu trop de force Vladimir le cul sur la banquette, comme pour l’ancrer autant dans le sol que le ramener contre lui, dans le monde réel. Leur monde. C’était difficile de regard son chien lécher le visage de Vladimir et de ne pas les revoir tous les deux avec dix ans de mois. Bullet, la cataracte en moins, Vladimir fossettes de rire en lieu et place des rides au coin des yeux qui faisaient les fous sur le canapé. Le serbe qui essayait de se protéger des élans d’amour débordant du pitbull et de son maître. C’était tentant de se faire croire qu’il accueillait à la maison. Le cavalier soupira à contrecœur, vidant sa poitrine de la tension que Vladimir lui rendait sur sa peau. Le brun n’osait pas baisser les yeux pour voir la lassitude peinte sur ses traits. Ses muscles crispés suffisaient à lire en lui comme dans un livre, la gorge serrée. Il se sentait inutile. Wyatt savait qu’il était le seul à voir cette part de Vladimir et à pouvoir l’attirer contre ses jambes aussi facilement, mais cela n’allégeait pas le poids dans sa poitrine. « - Tu en fais trop. » conseille Wyatt, un sourcil arqué. Ironie sévère de la part du chef de la sécurité qui s’épuisait entre les raids et l’ordre du ranch, les humeurs du leader dramatique et les cris angoissés des cavaliers.

Les pieds de Wyatt pivotent pour laisser un espace à Vladimir qui se relève, mais il se fige dans son mouvement lorsqu’il sent ses doigts remontaient sur sa taille et il l’accueille contre lui sans un mot. Sa perplexité – où Vladimir comptait courir à ce rythme ?  fond devant la tendresse du geste qui le trouble. Il ne pose ses doigts sur son épaule qu’avec un temps de retard, pour le soutenir et le garder contre lui. Ils étaient si proches que Wyatt voyait ses yeux presque maquillés d’un cocard par les cernes, et l’absence de lumière dans ses yeux las. Le bras passé dans son dos eut le mérite de briser l’envie de Wyatt de le soulever du sol pour le jeter sur le lit sans plus de cérémonies et l’y maintenir sous son poids jusqu’à ce que l’olympien craque enfin. Vladimir avait besoin de se laisser aller, de pleurer, balbutiant des larmes dans le cou de Wyatt, le corps animé de frissons et tremblements, pour s’endormir contre lui sans penser au sort du monde qu’il portait sur ses épaules. Combien de fois Wyatt avait-il serré les poings pour s’empêcher de l’attraper par la nuque et lui apprendre à effacer les visages blêmes des gamins par des baisers brûlants sur sa peau, des moments où il n’existerait qu’eux deux. Wyatt se sentait toujours inutile pour Vladimir alors que sa personnalité plus résiliente se détendait comme un ressort à sentir simplement Vladimir près de lui.

Mais le désir d’embrasser ces lèvres tremblantes étaient tout ce à quoi il pouvait penser. Le cœur qui fait le grand saut et qui manque une volée de marches de plein fouet. Il y avait eu, huit ans auparavant, beaucoup de rêveries qui commençaient cette phrase innocente, puis-je rester la nuit, et la voix rauque, faible de Vladimir soufflant sur sa peau. Wyatt dissipe leur moment et sa gêne dans un grand éclat de rire. « - Evidemment. » Il assure l’air badin, amusé contre le désespoir timide de Vladimir. Qu’il ait encore l’idée de demander le brûlait de l’intérieur. Sa main gauche vient retrouver sa place sur la fesse rebondie du blond, la caressant d’un geste qui se voulait réconfortant. Là où la majorité des gens frottaient le dos de leurs amis en peine, Wyatt passait tranquillement la main sur son postérieur. Mais seulement de Vladimir.

« - Mon chez moi est ton chez toi. » L’accent russe est laborieux, un peu trop autoritaire sous la rugosité de sa voix, tellement plus grave et difficile dans cette langue.  Wyatt garde le visage de Vladimir près de lui, sa main libre glissée dans ses cheveux quand il attire doucement le visage de Vladimir pour déposer un baiser sur sa joue. Sa barbe piquait plus qu’autrefois, et le cavalier lui adresse une claque sur les fesses avant de tenter le diable. Il enfonce ses deux mains sur ses poches et hausse les épaules. « - Il y a une banquette, même, si tu veux. »  Il espérait à demi que Vladimir le remercierait de son attention ; Il était trop vieux pour ses conneries de regarder le visage de Vladimir endormi contre lui, trop vieux, trop meurtri, trop amoureux et trop frustré pour encore aimer se torturer de le regarder sans toucher, une patience de saint inhabituelle pour lui, ses lèvres bouffées jusqu’au sang.



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MessageSujet: Re: 3. Can I touch your ass ? | Wyattimir   Sam 30 Déc - 19:52




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Il avait envie de grogner qu’il n’en faisait jamais assez de son point de vue. Que Wyatt était parfaitement au courant de ce à quoi faisait allusion le serbe. Ils avaient tous les deux étaient des flics. L’un d’eux était souvent sous couverture pour coincer des gangs, l’autre sur le terrain ou dans un bureau à jouer entre son rôle professionnel et montrer de la compassion pour les cas et les dossiers qui passaient sous ses yeux. Qu’ils soient sur papier ou bien qu’il soit obligé de séparer des enfants de leur mère car elle préfère plutôt se payer ses doses plutôt que de nourrir les enfants, oubliés depuis deux jours. Bien sûr, ce genre de choses n’existaient plus sous cette forme, mais ça n’allait pas forcément mieux. Il en avait vu des morts d’enfants, bien avant d’atterrir chez les Olympiens de toute manière. Les deux attaques massives sur ses différents groupes, il avait réussi à en sauver quelques-uns. Mais ce n’était rien. Ce n’était pas assez. Et Wyatt savait que cela hantait Vladimir depuis qu’ils se connaissaient. Malgré toute la bonne volonté du brun, il ne savait pas si un jour cela suffirait à bander le trou béant qu’il avait dans le cœur depuis son adolescence.

Il se tenait fermement à Wyatt, pouvant sentir les muscles de son dos sous ses doigts tremblants. Et il continuait de trembloter, mais à cause de l’autre qui répond dans un rire qui l’apaise, qui libère sa poitrine d’un poids. Il pouvait rester. Il ne se voyait même pas se faire mettre gentiment à la porte. Au contraire, il savait même que le chef de la sécurité dégagerait quiconque oserait faire la demande du départ de Vladimir vu son état. Mais là où il arrive à lui arracher un sourire, c’est quand il sent le mouvement trop naturel et trop quotidien d’un massage de son divin postérieur comme aimait dire Wyatt. Il n’arrive ni à se plaindre, ni à tressauter pour se plaindre de sa poigne. Il sait juste qu’il ne supporterait pas qu’un autre puisse lui faire ça sans autorisation. « Ton accent m’avait vraiment manqué… » Il adorait cet accent foireux, assez compréhensible malgré tout. Mais c’était la marque de fabrique de l’homme qu’il aimait depuis si longtemps. Il avait une boule de dans la gorge, il n’arrivait même pas à parler en fait. Il respirait fort contre lui, alors que sans se l’autoriser, il sentait ses yeux se remplir de larmes.

Il fermait les yeux, autant pour cacher l’humidité remplissant ses yeux que pour accepter le baiser du maître-chien. Il en voulait plus, sentir les poils rugueux de sa barbe chatouiller sa peau. « Arrête de dire des bêtises… » Il voulait sentir les bras de Wyatt autour de lui, mais sans s’en rendre compte, la peur lui labourait le ventre. Il voulait se rouler en boule contre sa présence, être entouré par sa chaleur et son odeur. « Avec… » Le dernier mot ne passe pas ses lèvres parce que tout à coup, il ne sent plus l’autre contre lui. Comme une crise d’angoisse qui vous prend brutalement, il se sent à l’étroit dans son corps et sa respiration se fait plus lourde et difficile. Il se passait une main sur le visage pour découvrir avec effarement qu’elle était mouillée. Les lèvres tremblantes, il se collait de nouveau à Wyatt comme un aimant. Il avait froid, il avait mal dans la poitrine. Depuis combien de temps Vladimir n’avait pas pleuré ? Peut-être plusieurs années, incapable de laisser ses émotions sortir, comme s’il avait oublié ce que c’était pendant tout ce temps.

« Don’t leave me… » Une demande, une supplication, si Wyatt n’avait pas eu de t-shirt il l’aurait certainement griffé sous sa poigne. « Tu ne peux pas me faire ça… Pas cette fois. » Il continuait de s’accrocher à lui alors que les larmes coulaient de manière incontrôlable dans le cou du plus petit des deux. Incapable de contrôler son corps, ses émotions ou son esprit. Seulement assez présent pour garder Wyatt contre lui et ne plus jamais le lâcher.

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MessageSujet: Re: 3. Can I touch your ass ? | Wyattimir   Lun 15 Jan - 15:38


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 « - Menteur… » Le sourire est exagéré, comme son rire léger, mais qui se répercute dans leurs poitrines appuyées l’une sur l’autre pour se maintenir debout, et les mains de Wyatt qui timidement les maintiennent ensembles. Comment est-ce que cette chose qu’il appelait sa manière texane de parler le russe pouvait manquer à quiconque hm ? Pas plus que les cartons de pizza abandonnés sur la table basse, les poils de chiens et le flic qui prenait trop de place sur le canapé, car s’il ne pouvait pas faire l’amour à son partenaire, il pouvait au moins dormir à moitié sur son corps comme un labrador trop envahissant.
Merde à la fin. Il paniquait et tremblait autant intérieurement que les frissons qui envahissaient Vladimir de manière incontrôlable et tangible. Tenir Vladimir dans ses bras c’était le seul moyen qu’il a de bloquer la vie du ranch qui gueule au dehors des parois de l’habitacle. De bloquer le monde entier, le passé qui le terrifie, le futur qu’il doit gérer, le présent ingérable. Sentir le souffle de Vladimir contre sa gorge était intenable et il bat en retrait, plaisantant tant bien que mal. Trébuchant sur leurs partitions rouillées.  Mais lorsque le serbe se jette contre sa poitrine, le cavalier n’a pas d’autre choix que de resserrer l’étreinte de ses bras autour de son dos. Serrer à lui faire mal, hissé sur la pointe des pieds pour l’envelopper de la carrure de ses épaules, l’envelopper jusqu’à la faire disparaître entre ses bras.

Vladimir pleurait contre lui et les larmes qui coulaient dans son cou étaient brûlantes et humides comme du sang. Chaque reniflement, chaque sanglot étouffé par ses bras lui brisait un peu plus le corps, les larmes gouttant comme de l’acide sur sa chair. Vladimir, mis à bout par cette foutue charge qu’il se mettait sur les épaules, et lui qui le garde contre lui, comme s’il ne voyait rien et ses doigts plongés dans les cheveux blonds. La routine. Mais ce n’était plus un appartement de grande ville à moitié éclairé et leur solitude à deux pour que Vladimir se vide le cœur. Ce n’était plus les épaules basses et les yeux lourds, les mâchoires crispées de se retenir de pleurer. C’étaient des tremblements, déchirés par des sanglots, presque des hoquets angoissés. Et Vladimir qui à la place de se reposer sur lui, s’effondre dans ses bras. Lorsque les suppliques de l’ancien flic s’éteignent, Wyatt le sent balbutier en silence contre lui et il caresse sa nuque, sa main dans ses cheveux. « - Je ne bouge pas. » Jésus, il aimerait lui faire redresser les yeux, le forcer à croiser son regard quand il lui jure qu’il est là. Ils ont déjà eu du bol de se retrouver dans tous le Texas et les hordes en mouvement. Mais il laisse à Vladimir la pudeur de ses yeux rougis, au moins.

Wyatt les déplace un peu en canard, une main ferme dans son dos, l’autre sur ses fesses pour forcer le serbe à bouger -  ridicule et lent, presque une danse où le plus petit des deux, tente presque de soulever l’autre, tout en le conservant enfermé entre ses bras, dissimulé au monde. Wyatt pose à nouveau ses lèvres sur sa joue, sur sa barbe, à la base de son oreille et ses baisers s’impriment avec presque trop de force sur sa peau.  « - Je ne t’ai jamais quitté, je ne te quitterais jamais. »  Il murmure gravement contre son oreille. C’est autant une promesse qu’un outrage. Il ne l’avait quitté puisqu’il l’avait eu dans la peau ses sept dernières années. Et il oubliait la fois où il avait joint leurs bouches pour ne jamais regarder en arrière. Il avait trop peur de mettre ça sur le tapis ; c’était à Vladimir d’en parler et … et il avait peur de ce pas cette fois, de l’embrasser à nouveau même. Le chef de la sécurité le force à s’asseoir avec lui sur le lit, sans le lâcher d’un pouce et sa main vient prendre en coupe sa joue, son pouce frottant sa barbe calmement, son front appuyé au sien et il dresse des plans, rassurant. « - Je suis là, avec toi, sweetie. Tu es sauf ici, tu n’as rien à faire. Juste dormir, avec… Tigrou. » Pas lui, le tigre défoncé jusqu’au fil, qu’il avait autrefois sur sa table de nuit, aujourd’hui dans son sac, parce s'il dit lui, s'il parle de dormir avec lui, il va céder et il ne veut pas, pas comme ça, pas sans l'accord de Vladimir. Sa voix grave se bloque dans sa gorge. Le baiser, dormir avec Vladimir, il n’était pas sûr d’être capable de repousser tout ça dans ses souvenirs. Mais l’abandonner alors que Vladimir revenait dans ses bras comme si le temps n’avait pas passé… Wyatt secoue la tête, avec un rire étranglé, et frotte la joue de Vladimir du pouce. Il esquisse un sourire un peu triste, tandis qu’il le regarde, le visage las.  « - Comme si rien n’avait changé hein… »


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MessageSujet: Re: 3. Can I touch your ass ? | Wyattimir   Mar 16 Jan - 19:29




Wyatt & Vladimir
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Il ne se sent même pas bouger, son corps suit le rythme de Wyatt sans poser aucune question. Il lui fait assez confiance pour prendre soin de lui. Ce n’était pas la première fois que Wyatt le voyait dans cet état, il y a longtemps maintenant, il avait l’habitude de se reposer aussi sur son épaule. Dans un silence religieux, ravalant ses larmes. Il n’avait jamais su pleurer correctement. Et c’était un bienfait de savoir le faire. Cela allégeait le cœur et l’esprit, libérant des substances dans l’organisme qui détendait le corps, faisant du bien à tout son être. Il avait simplement appris à ne plus pleurer, mais ne jugeait nullement ceux qui le faisaient facilement. Il enviait presque ces gens-là. Depuis qu’il était à Olympia, jamais une larme, jamais un souffle triste. Mais entre les murs fragiles d’une caravane dans le Texas et les bras d’un homme qu’il aimait, ça il en était capable. Pour le meilleur ou pour le pire. Et quand les mots de Wyatt atteignent ses oreilles et son cœur, un spasme s’empare de son corps, le secouant des pieds jusqu’au sommet de son crâne. Repensant à la médaille qu’il portait autour du cou depuis tant d’années.

Ses doigts restent fermement accrochés à lui, il avait peur de lâcher, de voir Wyatt se retirer et de le laisser. Il avait tout juste assez de raisons pour savoir qu’il ne pourrait pas disparaître longtemps de son poste de commandement. Et ça lui trouait le cœur. Mais en harmonie, ils s’assoient ensemble sur le lit. Il se concentre sur les mouvements de son pouce sur sa joue, vertueux, le laissant regagner un peu de tranquillité, respirant son odeur alors qu’il est tout près de lui. Les lèvres légèrement entrouvertes, sa poitrine se soulève avec moins de difficultés que les dernières minutes. Il se sentait toujours aussi mal, mais au moins se calmait-il. Lentement, mais sûrement. Alors il écoutait sans faire de commentaire. Remarquant avec une certainement tendresse que l’air que Wyatt respirait, il l’expirait contre ses lèvres dans un mouvement régulier sur laquelle Vladimir pouvait se calquer. Il pouvait sentir l’odeur de cigarette et d’alcool enveloppant Wyatt. Il voyait le faible éclairage de son appartement venir dessiner leurs silhouettes dans la nuit. Aussi proche et pourtant rien. Tigrou, cette vieille peluche que Wyatt traînait partout avec lui, avec son passé qu’il ne lui avait jamais révélé, Vladimir trop poli pour lui imposer cela.

Il avait été cruel avec lui Il s’en rendait encore plus compte aujourd’hui que ces dernières années. Il avait grimacé, peut-être pleurer aussi quelques fois en silence en repassant des scènes dans sa tête, le cœur lourd de remords et les yeux pleins de larmes. Incapable de montrer ses sentiments, effrayé de faire fuir Wyatt, apeuré de le voir s’éloigner de lui, terrifié de gâcher son amitié. Jusqu’à sa rencontre avec lui, il n’avait jamais eu l’idée qu’il aurait le droit à une vie privée convenable. Parce que le boulot était important. Lui bouffait la santé. Et quand tout était partie en vrille, il avait compris qu’il avait fait tout faux. Wyatt était peut-être le seul être au monde en qui il avait confiance. Et peut-être le seul qui ne l’ai jamais aimé tout comme lui n’avait jamais aimé qui que ce soit dans sa vie. « Everything changing… » Ses doigts remontent lentement, jusqu’à toucher la barbe de Wyatt dans un mouvement doux au niveau de son menton. Frottant sa peau, avant que son pouce ne remonte lentement jusqu’à frôler sa lèvre inférieure d’un geste presque aérien. Redessinant ses commissures en plongeant son regard dans le sien.

Il ne pleurait plus, les larmes n’étaient plus présentes même s’il avait les yeux encore brillants d’émotion. Le poids qu’il avait sur les épaules disparaissait en un instant, Wyatt ayant réussi peut-être son coup pour lui faire oublier le monde extérieur. Il n’y avait qu’eux au monde dans cette caravane. Il l’avait recentré sur quelque chose d’essentiel : eux. Quand il se décollait de son front, ce n’était pas pour le fuir. Il ne ferait pas la même erreur deux fois. Non, hors de question. Il était fatigué de se cacher, de s’ignorer, de faire taire les sentiments et les désirs. Il voulait une seule chose : lui. Ses lèvres se posèrent contre celles de Wyatt dans un baiser qui se voulait plus doux qu’il ne l’aurait imaginé. Step by step right ? Il redécouvrait les lèvres qui avaient hanté ses rêves et ses nuits alors qu’il dormait seul dans ce qu’il pouvait appeler de « lit » à présent qu’il était à Olympia et avant même cette ville, l’un des derniers bastions de l’humanité. Cette fois, Wyatt n’allait pas disparaître en mission. Personne ne fuirait. Il aurait voulu rester ainsi pour l’éternité. Goûter aux lèvres pulpeuses qui avaient fait chavirer son corps et qui l’avait laissé dans un cri silencieux en comprenant que peut-être, Wyatt ne lui reviendrait pas.

Avec beaucoup de courage, de nouveau, il est obligé de se séparer de lui. La crainte de se voir rejeter ou pire encore : que Wyatt pense que l’émotion lui fasse faire n’importe quoi. Son regard de glace était devenu un courant d’eau calme et serein. Avant de souffler contre ses lèvres. « You can say no, you can say you don’t like it or me… But don’t think… Don’t think I’m doing this because I’m crying and breaking down. » Il inspirait calmement, son pouce revenant caresser avec douceur le menton de Wyatt et sa barbe dans un mouvement unique. Comme il aimait tant le faire lorsqu’ils étaient seuls, avachis dans le canapé, se rassurant l’un et l’autre, se réconfortant à coup de câlins et de silence. « You know I wouldn’t do that. » Il espérait qu’il le savait. Il ne faisait que ce dont il avait envie et dont il était sûr. Non, il ne laisserait pas Wyatt cette fois-ci. Lui aussi, il lui en faisait la promesse, si il voulait bien de son baiser et de lui.

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MessageSujet: Re: 3. Can I touch your ass ? | Wyattimir   Jeu 18 Jan - 21:30


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Il respire contre lui doucement, captivé par le mouvement de sa poitrine tout près de la sienne et il le garde contre lui comme si le monde n’existait pas. Sept ans, ça fait long pour vivre pour son devoir, sa loyauté envers un homme qu’il hait, et des cavaliers qu’il apprécie à moitié, qui l’usent souvent jusqu’à la corde. Il n’a pas les bras de Vladimir quand il pleure lui – ne les a jamais eu, puisque depuis leur rencontre c’est à la pensée du blond que des larmes amères coulent sur ses joues, lapées par un chien inquiet. Wyatt a refermé les paupières pour ne plus apercevoir la courbe de son nez, et ses lèvres tentatrices, sa barbe qu’il veut effleurer des lèvres jusqu’à en avoir mal. « -Non ? »  Pas un son ne part de ses lèvres entrouvertes, qui miment la question. Non – tout ne doit pas changer et il fronce les sourcils, plein de désarroi. Si tout change… son assurance s’effrite et il prie pour que Vladimir ne le rejette pas. Parce que même s’il sentait misérable, pathétique, comme en manque, cela valait toujours mieux que le reste. La torture de dormir contre lui les mains sur son ventre au lieu de ses fesses, de prier pour que ses rêves ne le trahissent pas trop, de plaisanter dans des sous-entendus moins vertueux les uns que les autres, sourire en coin et moue goguenarde. Il avait vécu des années sans Vladimir, et s’était senti mourir à petit feu, claquant les portes et laissant sa voix tonner dans le camp, âme ronchonne que plus rien ne touchait, que plus personne ne touchait. Maintenant qu’ils étaient seuls à seuls, âme contre âme, genou contre genou, il avait baissé sa garde. C’était une torture, mais mieux que son absence.

Et Wyatt rouvre les paupières à contre-cœur, relevant la tête en synchronie avec lui, avec sa main sur lui. Il aimerait sourire. Il aimerait mordiller ce pouce qui effleure sa lèvre, lui rendre un millième à la tension qui l’électrise à sentir ses mains sur lui. Il est affamé de son toucher. Ses mains se baladent depuis qu’il a revu Vladimir, mais ses mains sur les fesses sont tellement plus innocentes, moins intimes que ça. Il n’ose pas dire un mot de plus parce que son cœur va exploser dans sa poitrine et qu’il osait briser leur moment, il s’enfuirait. Pas parce qu’il se doute de ce qui va arriver, et que cela lui ferait peur – baisers, baiser, c’est une partition qu’il jouait sans la moindre pensée autrefois, plus jeune, avant que Vladimir ne bloque chacune de ses pensées, et que sa peau crève de sentir ses muscles jouer contre les siens. Il a peur de ce qu’il craint. Un adieu, un non, une limite outrepassée, un c’est trop, c’est assez, je m’en vais.

Puis Vladimir, Vladimir l’embrasse. C’est assez doux pour que l’ancien flic en doute un instant, avant de se laisser aller contre ses lèvres, en redemandant encore et son corps se déplace pour réduire la distance entre eux… Wyatt reprend lentement la conscience de son visage, du souffle du blond sur sa peau, d’autre chose que le tambourinement de son cœur, de la panique et de la chaleur de ses lèvres sur les siennes. Le brun crispe ses doigts sur le biceps de Vladimir, froissant le tissu sous ses doigts et l’attire un peu plus à lui ; il a peur qu’il se relève et s’enfuie. Il n’a pas fait preuve de beaucoup de courage pour le regarder en face après leur premier baiser. Il a peur de ne plus se contrôler, de l’attirer à lui et de se venger de ces heures à rêver de lui. Son corps sur le sien et ses baisers étouffant ses gémissements. « - Tu me surestimes. » Sa voix sort de sa gorge plus étranglée et rauque de désir qu’il ne l’avait voulu. Plus sérieuse aussi. Si Vladimir avait besoin de se perdre pour une nuit dans ses bras, s’il ne s’agissait pour Wyatt que de prendre ce qu’il pouvait, de prendre le corps de Vladimir et lui faire du bien, il prendrait. Il n’était pas assez fort pour lui résister, pas sur ça. Si Vladimir avait besoin de se retrouver dans ses bras, de s’écrouler, d’être ravagé et de penser à autre chose, de fuir. Il prenait. Ce n’était pas bien, ni pour l’un, ni pour l’autre, mais Wyatt était incapable de lui dire non. Il était incapable de le dire depuis longtemps, pas à lui.

Il frotte doucement sa joue contre ses doigts, le crissement des ongles du slave sur sa barbe l’ancrant dans la réalité, le réconfortant. Tout ça était réel. Vladimir l’avait embrassé, même si c’était une pensée autour de laquelle l’esprit de Wyatt avait du mal à trouver prise. Dans le besoin de… de faire quelque chose de ça. De leur situation. Il pouvait pas rester à se perdre dans ses yeux sans parvenir à décrocher un mot, la mâchoire bloquée, la gorge entravée d’anxiété. Wyatt avale sa salive, difficilement et se passe la langue sur sa lèvre inférieure avant de la mordre. « - I do think you... need to blow off some steam. » Il sourit en coin, et l’hésitation dans sa voix dévoile la peur qu’il a de ce sous-entendu là. Lâcher briser, s’abandonner, se détendre – il y avait un millier de mots pour expliquer que Vladimir avait besoin de ça. Comme Wyatt se force à lâcher son bras avant de lui faire mal pour poser sa main à l’intérieur de sa cuisse, l’autre dans sa nuque. Il l’attire à lui comme aimanté, lentement, doucement, de peur de rompre le charme et chuchote contre ses lèvres qu’il effleure à peine.  « - Tu me surestimes. Juste… embrasse-moi. » Cela fait sept ans que j’attends ça. Une preuve qu’il n’avait pas rêvé, et pas de raison d’avoir peur, que le nœud dans son estomac pouvait se détendre, que Vladimir ne fuirait pas si leur jeu était dévoilé. Même ainsi, étroitement enlacés, son pouce caressant la base de ses cheveux, et les muscles tendus, comme pour l’empêcher de fuir…Il avait toujours eu peur que lorsqu’ils se regarderaient en face, Vladimir le rejette. C’était plus facile de se cacher derrière la camaraderie, no homo. L’incertitude fait mal, mais Wyatt la supportait mieux que l’abandon. Puis, Wyatt joint leurs lèvres, cherchant sa bouche et ses soupires pour l’embrasser avec nettement de douceur que Vladimir. Sa moustache se frotte à sa peau, ses dents heurtent sa lèvre avant de s’apaiser pour l’embrasser comme s’il allait disparaître du carcan de ses bras.

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MessageSujet: Re: 3. Can I touch your ass ? | Wyattimir   Dim 21 Jan - 16:28




Wyatt & Vladimir
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Décembre 2017
Il n’avait pas envie d’entendre ça. Il n’avait pas envie d’entendre le doute que Wyatt posait sur son acte. Et en même temps, il en avait tous les droits. Et ça faisait mal. Mais il encaissait sans souffler, sans geindre ou se plaindre. Il méritait l’hésitation de l’autre. Si ça avait été lui, il se serait foutu peut-être même une gifle. Mais Wyatt n’était pas quelqu’un de violent, loin de là. Pas comme on pourrait le croire bien sûr. Tout comme Vladimir, ils avaient parfois eu les mains sales pour des raisons plus ou moins valables. Ils ne regrettaient pas, ni l’un ni l’autre, c’était le boulot et puis les mecs en face, très sincèrement ? C’était loin d’être des enfants de cœurs, les pires des pires, les rebus de l’humanité. Mais entre eux ? Jamais. Seulement des taquineries, des douceurs et des sous-entendus. La violence, ils la laissaient sur le pas de la porte quand ils rentraient du boulot et que Wyatt prenait sa maison pour la sienne. Pourtant, au bout de quelques mois, il s’y était fait. Et même s’il râlait, il n’avait jamais vraiment dit à Wyatt de le laisser seul. Il n’était pas sûr qu’il aurait supporté de voir son appartement vide, sans la présence envahissante et réconfortante du maître-chien.

Non, il ne voulait pas de ça. Il ne voulait pas que Wyatt le prenne comme un message pour lui demander de s’occuper de lui. Ce n’était pas ce qu’il voulait merde. Ses doigts se crispent très légèrement contre la mâchoire de Wyatt, lui faisant plus mal à lui qu’à Wyatt à se tendre ainsi. Laissant le crissement de ses doigts envahir ses oreilles dans un son familier qu’il n’avait jamais pu oublier. Bien sûr qu’il devait lâcher prise. Bien sûr qu’il devait arrêter de tout prendre sur lui. Et il avait besoin de lui. Mais pas comme ça. Pas tout de suite. Il voulait en parler avec lui, lui dire ce qu’il avait sur le cœur. Ne pas se laisser aller à la faiblesse d’un corps contre l’autre. Bien qu’il en rêve secrètement. Oui, il voulait le fameux « talk » avec Wyatt. Ce qui s’était passé il y a sept ans quand Wyatt était parti sans un mot et un baiser fantôme comme seul réconfort. Les mains de son ancien coéquipier sont une véritable torture, mais elle est délicieuse. Il est obligé de se faire violence pour effacer les rêves qui pourraient en découler. Pour oublier ceux qu’il avait déjà eu où il était seul avec Wyatt.

Alors il ne répondait pas. Il préférait se laissait faire. Respirant son odeur, se fondant contre ses lèvres alors que l’autre main qui ne tenait pas son visage s’accrochait à ses hanches. Il lui rendait son baiser avec la même férocité, ses dents claquants presque contre les siennes, sentant leurs torses se frôler l’un et l’autre. Il ne sait plus ce qu’il voulait. La seule chose qui lui faisait envie, c’était de sentir le chef de la sécurité contre lui. Sentir sa chaleur et son réconfort soulageait son cœur de la solitude dont il était victime, dont ils étaient tous les deux victimes. Son souffle se perdait contre le sien, se perdant dans un échange brûlant bien qu’il s’adoucisse au fur à mesure du baiser. Alors oui, il voulait bien passer les prochaines heures ainsi, simplement à rester contre lui et à murmurer des mots contre sa bouche, entrecouper de baisers, ça lui allait parfaitement bien ; de tout oublier. Et puis un appel. Puis un second. Il entend mieux le deuxième, le tirant de sa rêverie, de sa bulle de confort, celle-ci éclatant. Le monde extérieur devait toujours intervenir, même à ce moment-là.

« You should go. They waiting for you. » Terrible constatation. Mais réalité oblige, il se sépare de Wyatt, gardant sa main au moins sur sa hanche. Il finissait par poser son front contre le sien dans un mouvement doux. « We’ll talk later. » Je t’attends, je ne bougerais pas d’ici. Promesse silencieuse pour laisser s’en aller le brun vers ses devoirs. Oui, il resterait ici pour le reste de la journée. Il lui avait dit qu’il avait besoin de se reposer, pas vrai ? Alors il obéirait sagement. Il déposait un dernier contre sa joue, long et puissant avant de le libérer de son emprise, de son besoin de lui. Il avait bien attendu sept ans pour le faire. Il pouvait bien attendre sept heures de plus.

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