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 unexpected encounter

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MessageSujet: unexpected encounter   Mar 28 Nov - 23:55


Alex Dario
« unexpected encounter »

Cole n’avait pas fière mine, le chemin du retour l’ayant clairement affaibli alors que la blessure subie à l’aller de leur trajet des suites d’une mauvaise chute ne lui avait pas facilité la route. Sauf qu’ils n’avaient pas le choix, ni franchement d’autre moyen que de s’en retourner sur leurs pas de la même manière qu’ils étaient venus : à pieds. Avec John, ils lui avait bricolé une attelle avec les moyens du bord, perfectionnée un peu plus tard une fois qu’ils avaient rejoint les gars de Pleak – un petit campement situé à quelques miles au nord-est de la carrière d’Hamilton –, sacrée fichue vieille bande de durs à cuire obstinés dans leur écart des gros groupes. Déterminer combien de temps ils allaient parvenir à s’en sortir était plutôt difficile (la chance et le hasard étaient des cartes trop importantes dans ce jeu) mais force était de leur reconnaître, en attendant, qu’ils se démerdaient assez bien pour dénicher certains petits trésors. Qu’ils refusent, eux, de se rendre sur le plus gros marché ouvert du coin était certes emmerdant, mais le déplacement valait le coup et Dario n’était pas mécontent de l’échange. Journée d’automne parfaite pour abandonner momentanément le bruit et le bordel ambiant de la carrière, sauf qu’il avait fallu que Cole ait la judicieuse idée de se coincer la cheville dans une racine alors qu’ils remontaient la pente glissante d’un petit ruisseau traversé à gué. Le retour, fatalement, ne s’était pas fait dans les meilleures conditions alors que les deux autres encore valides s’étaient chargés comme des mules afin de le soulager de tout poids superflu, en plus de se relayer pour l’aider sur certains passages parfois un peu délicat.
Et puis, il y avait eu cet incident stupide.
Ils avaient fait une petite pause en profitant d’une vieille cabane de chasseur sans doute encore à peu près entretenue du fait du passage encore assez fréquent ici d’humains non infectés. Un petit casse-croûte, de quoi se remettre d'aplomb (et surtout Cole) avant le dernier morceau de chemin, tout le monde savait d’expérience que la fatigue était encore le meilleur moyen de commettre une erreur fatale face à un danger potentiel, or ce n’était pas ceux là qui manquaient dès lors qu’on sortait d’un environnement sécurisé. L’ironie du sort, aussi cruelle qu’à son habitude, avait voulu que ce soit justement du fait de cette pause que tout bascule.
Le visiteur qui avait décidé de se joindre à eux à l’improviste n’avait d’abord pas paru bien méchant. impressionnant, certes, parce qu’un ours rencontré en pleine nature n’a sûrement jamais donné l’impression à personne d’être une petite créature faible et innocente. Du moment qu’ils ne cherchait pas à l’agacer et restaient calmes… Dario souhaitait, dans la mesure du possible, éviter un scénario susceptible de causer trop de bruits, pour des raisons évidentes qu’on n’était jamais bien sûr de ce qui rôdait dans les environs.
John n’avait pas été du même avis. John avait eu peur, et il avait été con. Le coup de feu était parti avant même que l’autre ne le voit sortir son flingue. Cible manquée, évidemment, blessée mais pas morte, et encore suffisamment vivace pour s’enrager contre eux. La seule solution, dès lors, avait été de s’enfermer en espérant que la porte en bois abîmé par l’âge tienne bon (ils l’avaient aussitôt barricadée avec la table qui se trouvait encore à l’intérieur) en espérant que l’animal se lasserait avant que l’abri ne cède (ou, à défaut, qu’il leur laisse le temps de monter un plan d’attaque). Et en espérant, surtout, que ça ne rameute pas un tout autre type de compagnie qui, quant à lui, n’aurait que faire d’une éventuelle querelle déjà entamée.

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MessageSujet: Re: unexpected encounter   Ven 8 Déc - 3:23

Devant vérifier les alentours à présent que ce qui est proche du ranch a déjà été surveillé, Alexandra est seule, prenant note de ce qui a été modifié par la tempête. Vérifier s'il y a toujours des ressources utilisables pour améliorer leur sort. Elle a commencé la veille, elle a dormi, dans un arbre, et malgré l'habitude, elle est légèrement courbaturée. Elle décide d'aller se reposer dans la cabane, si elle est toujours là, une heure ou deux, le temps de reprendre des forces plus au moins en sécurité. Elle reste loin de quelques rôdeurs qu'elle voit, errer. Ils sont presque à portée. S'ils avaient été sur son chemin, elle les aurait tués sans problème. Là, ce n'est pas le cas. Elle se contente de ne faire aucun son pour ne pas les attirer. Elle continue sa route vers la cabane. Un coup de feu semblant venir de cette direction se fait entendre. Elle court, pour bien vite s'arrêter, ne parvenant pas à croire ce qu'elle a sous les yeux.

Un ours. Elle reste quelque instant sans bouger, regardant cet animal n'en ayant jamais vu d'aussi près, même pas au zoo quand elle était petite (elle n'y a jamais été). Ce n'est pas le genre d'animal à mettre en colère, enfin si on pense à l'image de l'ours bourru : apparence effrayante, mais pas l'intérieur. D'autant plus qu'il a survécu de nombreuses années, elle se dit qu'il faut s'en méfier encore plus. Il doit être le roi de la forêt. Quel est l'idiot qui l'a provoqué ? Si ça n'était pas de la cabane, elle aurait passé son chemin, tout simplement. Cet abris est toujours pratique. Elle essaie de se souvenir de comment se débarrasser d'un ours. Il n'y a pas beaucoup d'informations qui lui viennent en tête. Faire la morte. Ce qui ne va pas marcher dans cette situation. Lui donner du miel. Elle n'en a pas avec elle et elle ne sait même pas si ce n'est qu'une rumeur. Elle ne veut pas tenter de le savoir.

La seule idée qui lui reste en tête qui lui semble être logique est celle de faire du bruit, le plus de bruit possible pour attirer son attention ailleurs. Elle ne sait pas encore comment elle va en faire assez pour en produire autant. Les radios se font plutôt rares en ce moment. Malheureusement, ce genre de bruit est à double tranchant. Cela peut attirer les rôdeurs et elle n'a... elle se met à courir, va vers où elle les a vu, ils sont un peu plus près que précédemment, ils ont dû entendre le coup de feu. Elle fait craquer une branche et c'est suffisant : ils marchent vers elle. Elle s'assure qu'ils continuent de la suivre, faisant du bruit régulièrement. Pour une fois, elle aimerait bien qu'ils soient plus rapides. Mais elle y arrive. L'ours est toujours là, mais il a changé de comportement. Il fait des ronds et jette de temps à autre ses pattes sur la cabane.

Elle grimpe dans un arbre pour rester loin des infectés, elle espère que l'ours s'en sorte. Bien vite, ils vont vers lui. Par habitude, par l'odeur peut-être, même dans la fureur dans laquelle il est en ce moment, il les repère. Il oublie la cabane, saute sur les cadavres ambulants qui ne font pas long feu face à lui. Un coup de patte en expédie un assez loin, un autre se fait arracher la tête par les mâchoires... Alex ne peut qu'admirer comment il se débarrasse des cinq. S'il est toujours comme ça, ce n'est pas pour rien qu'il soit toujours vivant. Il grogne, il hurle, il fait entendre sa colère, sa supériorité. Il s'éloigne ensuite. Elle attend. Deux, cinq minutes ? Juste assez pour s'assurer qu'il ne revienne pas, bien qu'elle ne connaisse pas du tout les habitudes des ours à ce niveau. Peut-être qu'ils reviennent dans les dix minutes. Elle descend de l'arbre, s'occupe d'une tête qui bouge toujours alors qu'elle se dirige vers la cabane. Au moment où elle met la main sur la poignée, elle se dit que ce n'est pas prudent. Elle y cogne donc.
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MessageSujet: Re: unexpected encounter   Jeu 14 Déc - 21:16


Alex Dario
« unexpected encounter »

Difficile de savoir ce qui était en train de se passer à l’extérieur, en ce que toutes les fenêtres du cabanon avaient été obstruées depuis longtemps pour des raisons évidentes de sécurité, mais les bruits de lutte étaient évident et ne laissaient que très peu de place au doute vis-à-vis des nouveaux arrivants et de la bagarre, par ailleurs semblait-il féroce, qui était en train d’avoir lieu. Est-ce que, dans sa bêtise, le coup de feu de John avait aussi bien attiré les rôdeurs ici qu’il avait enragé l’ours ? Une chance incroyable pour compenser un acte stupide, ou du moins cela apparaissait-il comme ça du moment que les hostiles s’affrontaient entre eux et que le petit groupe était quant à lui bien à l’abri entre les quatre murs et derrière la porte barricadée… le temps leur dirait si cela changerait finalement quelque chose à leur sort mais, dans l’immédiat, il n’y avait pas grand chose d’autre qu’ils puissent faire hormis attendre. Attendre et espérer.
Le silence, après ça, sembla assourdissant. Aux bruits que les carrières interprétaient comme ils le pouvaient dans leur isolation aveugle, il leur sembla toutefois que l’ours avait tiré son épingle du jeu et oublié leur abri par la même occasion mais, cela pouvait-il vraiment leur apparaître comme une certitude ? ces animaux n’étaient pas bêtes et surtout, ils ne lâchaient pas l’affaire aussi aisément. Mais, d’un autre côté, peut-être avait-il été blessé durant le combat et cette fois de manière plus importante que ce que John avait fait. Dans un cas comme dans l’autre, mieux valait sans doute ne pas trop s’éterniser dans les parages : il y avait eu bien trop de bruits et, dans cet univers où tout était à priori susceptible de vous attaquer, Dario préférait éviter de s’attarder dans un endroit qui risquait d’avoir attiré de l’attention de qui que ce soit : à trois dont un blessé, leurs chances étaient moindres.

Les craquements légers sur le sol dénonçant des bruits de pas et l’approche d’une tierce personne de leur abri mit tout le monde sur ses gardes. Dans le silence imposé d’un geste accompagné d’un regard équivoque, Dario referma doucement sa poigne autour du manche de son arme – quoique le temps que la porte soit forcée devait théoriquement leur donner largement assez de recul pour être prêts à la riposte mais, l’habitude et l’instinct avaient pris les devants –, englué dans une vigilance nerveuse et affûtée.
Après ça, les légers coups frappés à la porte apparurent si incongrus qu’ils en firent tressaillir plus d’un. Mais, bonne nouvelle en soit, les rôdeurs n’étaient pas du genre à s’annoncer avant d’attaquer leurs proies alors, il y avait de fortes chances que celui ou celle qui se trouvait de l’autre côté soit humain – quant à savoir s’il était animé de bonnes intentions, cela restait encore à voir. Quoi qu’il en soit, une conversation à l’aveugle à travers un panneau de bois ne rimait à rien et, de doute façon, Dario ne voulait pas traîner ici plus que de mesure. Sur un signe adressé à John, les deux hommes valides déplacèrent rapidement la table qui gênait l’ouverture de la porte et Dario entrebâilla cette dernière d’abord pour juger de l’intrus, puis plus largement lorsque le visage de l’autre trouva un écho dans sa mémoire. Pour autant, la machette resta dans sa main et bien en vue, ils ne se connaissaient pas tant qu'il ne puisse affirmer qu'elle n'était pas un danger de plus. « Qu’est-ce que fiche une éclaireuse des cavaliers ici ? » il demanda d’abord, un peu surpris certes qu’il s’agisse d’elle mais, après tout, il était assez rare de tomber sur un étranger parfait dans les territoires apprivoisés par les quatre communautés dominantes des grandes plaines. « C’était toi ? » la question pouvait bien se passer de précision : les alentours du cabanon, arène improvisée du combat qui venait juste d’y avoir lieu, recelaient bien en évidence les restes des putréfiés mis à mal par l’animal. « Les bruits en auront attiré d’autres, j’espère que t’avais pas prévu de pique-niquer dans le coin : on risque d’avoir encore de la visite. » Fort heureusement la forêt n’était pas aussi remplie de ces putréfiés que les ruines urbaines, mais ils n’avaient pas besoin de grand chose pour se retrouver une nouvelle fois dans une situation délicate.

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MessageSujet: Re: unexpected encounter   Mar 2 Jan - 6:00

Tire la chevillette, la bobinette cherra lui vient en tête, sans raison, après avoir cogné à la porte. Alexandra secoue la tête, ce n'est pas très utile de se remémorer cela. Elle n'a pas besoin d'un Grand Méchant Loup en ce moment, elle en est entourée. Quelques secondes après ce geste, le son d'un meuble qui se déplace se fait entendre. Puis, cette dernière s'ouvre sur Dario, du coin des carrières. Et elle ne sait pas grand-chose de plus sur lui. Il a une machette dans sa main, et avec la manière dont il la regarde, elle se doute bien qu'elle risque de ne pas disparaître. Elle comprend, elle ferait pareil si la situation s'échangeait. Elle a son pied-de-biche dans sa main, au cas où, c'est toujours plus prudent s'il l'attaque pour elle ne sait trop quelle raison, s'il y a des rôdeurs qui rappliquent ou encore si l'ours (bien qu'elle ne pense pas que cette arme soit très utile contre ce mammifère) revient faire son tour. Elle ne peut pas savoir ce qui peut se passer, on le sait rarement depuis quelques années, alors elle est armée, il est armé, il n'y a aucune raison pour le prendre mal selon elle. La prudence ne fait jamais de mal.

C'est pour cette raison que quelques secondes plus tard, lorsqu'il lui demande ce qu'elle fiche ici, elle répond avec une très grande absence de diplomatie. « J'tricote. » lui annonce-t-elle. C'est évident non ? Question stupide, réponse stupide. En tant qu'éclaireuse, elle (éclaire) explore les alentours, elle ne voit pas pourquoi il ne le sait pas. C'est sa responsabilité d'aller partout et de dire ce qu'il y a. Ce n'est pas surprenant de la trouver ici ou bien en ville ou n'importe où ailleurs dans les environs. Elle sait bien qu'ils ne se connaissent presque pas, mais il sait très bien le rôle qu'elle a. Elle pourrait très bien lui demander la même chose en réalité, mais elle ne voit pas en quoi cela la concerne. Ils sont dans un pays libre, surtout qu'il n'y a plus vraiment de lois et que tant qu'il n'est pas sur le territoire des cavaliers, il peut très bien faire ce qu'il veut. Sauf lui poser des questions, car elle doit encore réagit de façon imprudente et manquant de diplomatie, mais ce n'est pas elle qui a commencé. « Non. Le père Noël. » Question stupide... il voit quelqu'un d'autre ? Il est vrai qu'elle aurait pu passer dans le coin et voir les marcheurs attaquer l'ours. Ils en sont capables, ils n'ont pas un très grand sens de la jugeote. Ils n'en ont même aucun, ils sont menés par leur estomac qui ne garde rien. N'empêche, cela aurait été de la chance pour lui... quoique elle, passant par ici pour vouloir rester un moment dans la cabane l'est peut-être aussi. À moins que ce soit un hasard. Elle ne sait pas trop et elle ne pense pas que ce soit très important. Il ne faut pas non plus oublier que la notion de hasard ou de chance est très aléatoire par les temps qui court. Tout le monde en a manqué depuis que les rôdeurs existent.

Quelque instant plus tard, l'homme lui rappelle qu'ils feraient mieux de se carapater avant que des morts n'approchent à cause du bruit. Celui du coup de feu, celui qu'elle a fait pour distraire et ceux qu'a  fait l'ours. Il est vrai que ce n'est pas très conseillé de rester dans le coin. Elle n'y avait pas, encore, pensé. « Je voulais me reposer. » Et malgré elle, elle affiche une mine embêtée. Cette dernière disparaître rapidement, comme si elle n'avait jamais été là. Pas de pique-nique, enfin elle aurait sûrement mangé en réalité, mais elle voulait rester dans le coin effectivement. « J'vais laisser faire. » rajoute-t-elle, plus pour elle-même que pour Dario. « Qui a tiré sur l'ours ? » Et qui l'empêche de se reposer un peu ? Elle est capable de tenir encore un moment, mais comme elle ne sait pas quand une telle occasion va se représenter, cela la dérange. Elle ne connaît pas beaucoup le chef de zone, mais de ce qu'elle en sait, il n'est pas du genre à faire quelque chose qui manque autant de discernement que cela. Elle a aussi entendu des paroles provenant de l'intérieur de la cabane. À moins qu'il se balade avec une radio ou MP3 qui fonctionne, de manière miraculeuse encore, il n'est pas seul.
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MessageSujet: Re: unexpected encounter   Mar 2 Jan - 20:32


Alex Dario
« unexpected encounter »

Dario ravala un soupir devant les réponses d’Alex, bon à ne s’en prendre qu’à lui probablement pour avoir formulé les questions en premier lieu. Restait néanmoins que l’éclaireuse, avec ce sacré coup de main qu’elle venait de leur filer, leur avait sûrement sauvé la vie (ou du moins épargné bien des problèmes, tuer un ours n’était pas non plus quelque chose d'insurmontable une fois que l’on s’y était préparé mais quant aux blessures que l’on pouvait récolter en cours de route, c’était une autre affaire et ils avaient déjà bien assez d’un boiteux pour rentrer au camp vu le poids de leurs sacs) et l’acte, même s’il avait été accompli en toute ignorance quant à l’identité des personnes captives de la cabane de chasseur, valait bien qu’il s’abstienne de toute remarque désobligeante face au manque de tact plus qu’évident de la jeune femme. On pouvait se demander, oui, aurait elle agi différemment en sachant qu’elle aidait des carrières et ce au mépris des “problèmes” relationnels entre les deux camps ? Mais Dario n’était pas fait de cette étoffe tissée de paranoïa, et il n’était pas assez buté pour jeter de l’huile sur le feu en lui balançant ouvertement à la figure une méfiance peu justifiable – toute fraîche au nom de l’animosité entre Diggs et Rhodes – alors même qu’il était très bien conscient d’avoir une dette à son égard. « Si ce n’est que ça… on te laisse la place, on s’en allait de toute façon. » Ironie légère pas bien méchante, mais si elle voulait piquer un roupillon alors Alex aurait tout intérêt à bien se barricader et à prendre son mal en patience : une fois que d’autres indésirables arriveraient sur place – s’ils arrivaient, de ça on ne pouvait jamais être sûrs mais l’éventualité ne devait pas être négligée pour autant –, ils n’allaient pas faire demi-tour bien gentiment en constatant l’absence d’appât, animé de trop peu de conscience pour faire autre chose que rôder dans les environs en attendant d’avoir autre chose pour raviver leur intérêt morbide. « Un crétin, il laissa tomber face à la question de la nouvelle venue, pointant du pouce par dessus son épaule la pénombre de la cabane et les deux autres hommes qui s’y trouvaient, pour l’instant hors de la vue de la cavalière. Du genre qui ne reposera pas ses pattes sur une arme à feu en raid tant qu’il n’aura pas appris à contrôler sa peur. »
Ses paroles étaient dures, et d’autant plus que John était parfaitement à même de les entendre, mais elles étaient, de l’avis de Dario, parfaitement justifiées : en faisant ça, l’autre carrière les avait tous mis en danger alors qu’ils auraient très bien pu s’en tirer d’une manière beaucoup plus simple, moins risquée. Sans compter le gaspillage de munition (peu importe que l’on trouve des armuriers, les balles n’étaient plus produites avec la même vélocité qu’à l’époque où des usines entières fonctionnaient à longueur de temps dans cet unique but), John aurait très bien pu, par ce simple geste, tous les faire tuer. Et si c’était arrivé dans un endroit plus restreint, sans échappatoire possible ou par exemple lors d’une escapade en zones urbaines ? Aujourd’hui, Alex s’était trouvée au bon endroit au bon moment – et dans de bonnes dispositions – mais demain, ou face à une horde ? En un sens, John avait de la chance d’entendre ces paroles à son égard prononcé face à quelqu’un d’autre car, face à lui, Dario se serait très probablement montré beaucoup moins aimable – et c’était peu de le dire.

« J’ai un blessé avec moi, il continua en changeant de sujet. Il n’est pas dangereux. » Sous-entendu : ni potentiellement contaminé, ni proche de la mort, pas un rôdeur en devenir ou en tout cas pas immédiatement, pas du fait de sa blessure. « Mais il ne sera pas rapide en cas de fuite, il peine déjà à marcher. » Et en même temps qu’il parlait, Dario recommença à s’activer, récupérant son sac à dos pesant pour le balancer sur ses épaules et sangler ses attaches pour finalement ressortir à l’air libre, cesser de se cacher à moitié dans l’obscurité de l’espace clos qui avait accueilli les trois hommes. « On revient du campement de Pleak, on est allé troquer avec les gars de là-bas. » Il ne la connaissait pas, l’éclaireuse, ignorait tout de sa fiabilité mais l’idée lui était venue alors que leurs regards s’étaient croisés et soutenus, longuement ; sa décision avait été prise dans la foulée. « On a récupéré pas mal de bordel. Ecoute, file nous un coup de main le temps qu’on soit sûr d’être hors de danger, et je suis sûr que tu trouveras dans nos sacs de quoi compenser la perte de temps. » La probabilité qu’elle constitue une partie de l’avant garde d’un groupe de raiders ayant été écartée à partir du moment où elle avait déclaré vouloir se reposer, Dario n’avait aucune vergogne à lui proposer de jouer aux éclaireurs pour son propre groupe : s’ils n’avaient pas à se précipiter à l'aveuglette dans la crainte de ce qui pouvait leur tomber (ou non) sur le dos, Cole s’épuiserait moins vite ; le chef de zone, quant à lui, tenait à être de retour à la carrière avant la nuit tombée.        

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MessageSujet: Re: unexpected encounter   Mer 17 Jan - 3:30

Dario ne dit rien après toutes les répliques très peu cherchées qu'a dites Alexandra. Quelque chose lui dit que c'est parce qu'elle les a bien aidés que parce qu'il aime entendre ce genre de paroles et le ton qu'elle a utilisé. Elle ne pense pas que quelqu'un aime. Elle n'aime pas quand les autres le lui font après tout. Ce qui ne l'empêche pas de continuer, elle ne sait pas trop comment répondre à ce genre de questions. Par un silence ? Ce n'est pas aussi amusant que de voir comment les autres réagissent. Ouais, elle devrait sûrement suivre un cours sur comment se comporter avec les autres, mais elle se dit que tant qu'elle ne veut pas les bouffer, elle s'en tire assez bien. Méthode comme une autre pour s'encourager. Elle doit bien le faire pour elle, elle ne pense pas que quelqu'un d'autre le fasse. Elle ne s'attarde pas sur cette pensée très longtemps, il y a un peu plus urgent à faire. Comme partir avant que d'autres rôdeurs ne se pointent, attirés par le bruit fait par le mammifère. Tant pis pour le repos qu'elle voulait avoir ; elle ne prend pas la peine de répondre à ce que l'homme lui dit. Elle a changé d'idée dès la piqûre de rappel involontaire qu'il a fait.

Un crétin. Elle n'en doute pas, elle est bien d'accord avec ce terme. Elle trouve cela très étrange qu'il manque autant de contrôle sur lui après toutes ses années... mais c'est peut-être normal aussi. C'est possiblement elle qui est anormale de ne pas avoir peur de grand-chose. Elle est vivante et c'est tout ce qui compte. Elle se demande comment le crétin peut l'être encore. À moins qu'il n'ait une peur panique de ce type d'animal, mais pas du reste. « Au moins tant que je suis là. » Peu lui importe ensuite s'il récupère une arme ou pas, ça ne va pas la concerner. « J'espère que l'ours va bien aller. » Cette phrase qui sonne bien innocente est très loin de l'être. Elle pense surtout qu'elle espère que l'ours va bien aller pour qu'il le retrouve et le refasse payer. Elle n'est pas quelqu'un de très diplomate, Dario a pu le remarquer assez rapidement, mais elle se dit qu'il doit y avoir quelques limites à ne pas franchir. Espérer la future mort de quelqu'un qu'elle ne connaît pas en est une. Surtout tué par un ours. Nouvelle arme à la mode. Très incontrôlable mais très efficace... la plupart du temps, mais toujours impressionnante et imposante. Elle demande juste à être nourrie régulièrement. Rien de très compliqué. Ouais bon. Elle s'est un peu emportée. Elle n'a jamais pensé à ce mammifère comme à une arme. Plus comme à un appât bien dangereux et il a rempli son rôle.

Trois hommes, au milieu de nulle part, bref souvenir de la raison de la mort de sa coloc. Un coup de rôdeur et il n'y a plus de preuve. Si elle ne revient pas, elle a manqué de chance. Cela arrive aujourd'hui. Elle a l'air de ne pas s'en faire, de ne pas être inquiète, mais elle a très souvent cela en tête et là, ce l'est encore plus. Elle va se montrer encore plus prudente. Peu importe s'il y a un blessé, il a toujours des mains. Elle regarde le chef de zone et se demande pourquoi il lui raconte tout cela. Pourquoi elle voudrait savoir qu'il y a un blessé, qu'ils ont fait un échange avec ceux de Pleak ? La cabane est sauve, pour le moment, alors elle va partir. Il est en manque de conversation ? Il a choisi la mauvaise personne pour cela. Pour lui demander de l'aide. Il aurait dû commencer par ça plutôt que de tourner autour du pot de cette façon ; ou ce qu'elle considère comme être tourner autour du pot. « Vous aider comment ? » Elle se dit qu'elle risque de finir avec justement ce qu'ils ont troqués sur le dos, prendre ce que le blessé ne peut pas transporter. Elle dirait bien de montrer le stock pour qu'elle puisse évaluer si c'est assez intéressant pour elle ou non, mais ils sont pressés par d'éventuels rôdeurs qui pourraient arriver. Avec un blessé qui va les ralentir. Elle fera l'exigeante un peu plus tard. « Vous êtes prêt ? » demande-t-elle après quelques minutes, elle a été patiente, le temps qu'ils se préparent. Elle préfère ne pas rester ici plus que nécessaire comme elle ne peut pas y rester comme elle le voulait à la base.
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MessageSujet: Re: unexpected encounter   Ven 9 Fév - 17:29


Alex Dario
« unexpected encounter »

L’ours… Dario haussa les épaules, se fichant pas mal du sort de l’animal au final mais surtout, réaliste quant à son probable destin funeste. La blessure n’était pas mortelle, mais si la balle n’était pas ressortie (probable), il n’allait pas se rétablir de sitôt, risquait infection et affaiblissement tout en laissant une piste sanglante qui ne tarderait pas à être remontée par tous les rôdeurs à proximité. Ce n’était pas une belle mort, mais l’empathie de Dario n’était pas si étendue qu’il se soucie réellement du sort d’un animal qui avait manqué de les tuer (et même si ça n’avait d’abord été que par pure défense). D’un animal tout court, d’ailleurs. Voire, parfois, d’autres êtres humains. Shit happens. Et surtout avec le mode de vie qu’ils avaient tous désormais, plus ou moins.

Au moins, Alex ne semblait pas fermée à sa demande d’aide. Une bonne nouvelle pour ce qu’elle valait, non ? Le carrière ne serait pas abaissé à insister si elle avait dit non, dans la mesure où ils n’étaient pas non plus sans défense ni expérience, mais savoir qu’elle allait être avec eux au moins pour un temps représentait tout de même à ses yeux un bonus non négligeable sur lequel il n’avait nullement l’intention de cracher. Camper à l’extérieure d’une zone sécurisé était quelque peu suicidaire, mais faisable du moment qu’on s’y prenait correctement, et il y avait quelques baraques désertes entre ici et la carrière qui pourraient bien leur servir d’abri. Mais il ne se plierait à cette solution qu’en dernier recours et si vraiment aucun autre choix ne se présentait d’abord à lui.
« En faisant ton boulot », il répondit d’abord, réplique on ne pouvait plus concise, avant de se tourner et jeter un rapide coup d’œil à l’intérieur de la cabane, aux deux hommes qui s’y agitaient. « Ouais, c’est bon. » Pas comme s’ils avaient eu réellement le temps de s’installer de toute manière, donc plier bagage avait été plutôt rapide. Dario s’avança sur l’extérieur, libérant le passage aux deux autres – un boiteux et un imbécile, sacrée bande de bras cassés pas vrai ? – afin qu’ils sortent de là, referment la porte de l’abri et bloquent la porte de sorte à ce qu’aucun rôdeur ne puisse y pénétrer par inadvertance. Sans plus tarder, la petite équipe se mit en route, s’éloignant de la clairière pour s’enfoncer à travers les bois sur une vieille route forestière plus ou moins entretenue du fait du passage régulier qu’il y avait encore par ici.

Abandonnant momentanément John et Cole à leur rythme terriblement lent du fait de l’allure claudicante du second, le chef de zone se porta à la hauteur de la cavalière, calquant son allure sur la sienne. « Reste en mouvement permanent autour de nous. Je ne veux pas d’affrontement qui ne soit pas nécessaire. Éloigne les rôdeurs quand il y en a, si tu le peux. S’il y en a trop, on fera un détour, je connais pas mal le coin et je suppose que toi aussi. » Dario ne lui proposa rien à porter, préférant aussi bien ne pas la charger quand il avait besoin d’elle mobile et rapide. « Je ferme la marche. S’il y a le moindre problème, tu viens me voir et on s'arrange ensemble pour gérer ça. C'est bon pour toi ? » Difficile de savoir comment l’éclaireuse allait réagir face à ces ordres donnés de la bouche de quelqu’un qui n’était pas son supérieur, ni même de son camp, mais le carrière connaissait son affaire – et elle aussi, sans le moindre doute, alors on pouvait raisonnablement espérer qu’ils soient foutus de se trouver un terrain d’entente qui arrangerait bien tout le monde.                  

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MessageSujet: Re: unexpected encounter   Mar 20 Fév - 4:34

En faisant son boulot. C'est beaucoup mieux que ce à quoi elle vient de penser. Alex ne pense donc pas refuser l'aide qu'elle peut leur apporter. Elle les laisse donc se préparer, ce qui ne prend pas beaucoup de temps. Lorsqu'ils commencent à bouger, elle prend de l'avance puisque c'est ce qu'elle doit faire. Avance réduire quelque instant plus tard : elle est rejointe par Dario qui vient lui apporter quelques précisions. Rien de très compliqué à suivre. « C'est bon. » qu'elle répond, tout simplement. Elle n'aime pas les ordres, elle préfère souvent faire les choses à sa manière, sans personne qui lui dit quoi faire. Raison pour laquelle elle aime bien son rôle d'éclaireuse. Certes, elle reçoit des ordres, mais au final, c'est elle qui décide comment les suivre. Personne n'est là, majoritairement du temps, pour pouvoir vérifier comment elle obéit. Tant qu'elle ramène des nouvelles de ce qui se passe ailleurs qu'au ranch, le reste ne compte pas trop.

Ce qui ne change pas la situation actuelle, elle a accepté de les aider, alors elle peut en prendre. Sans rien après elle n'aurait jamais accepté. Elle espère que ce qu'ils ont eu avec le campement de Pleak en vaut la peine. Elle demanderait bien à regarder pour savoir si cela vaut le coup, mais elle se doute bien qu'il va refuser. Si rien ne lui plaît, elle n'aurait aucune raison de les aider. Elle sait aussi que si rien ne lui plaît quand elle va regarder plus tard, elle va s'en vouloir. Elle espère que c'est vraiment intéressant, une chance qu'elle n'est pas difficile. En même temps, elle se dit que si elle ne prend rien en échange, ils vont lui devoir quelque chose et ce n'est donc jamais perdu. Bon, elle ne sait pas trop ce qu'elle pourrait demander, elle se sait trop orgueilleuse et trop indépendante pour cela. Elle a du temps pour y penser, ils sont loin d'être arrivés et si quelque chose lui plaît, elle n'aura pas besoin d'y penser. Il y a aussi une infime partie d'elle qui lui dit, très infirme et très lointaine en elle, qu'il faut bien s'aider entre survivant. Pour essayer de gagner, de vaincre les rôdeurs, de réussir à plus au moins revivre comme avant, il faut des humains. Certes, elle ne regrette pas les vies qu'elle a prises, elle dort très bien, cela fait des salauds de moins.

Elle commence donc tout de suite, encore une fois, s'éloignant du trio pour aller faire un tour autour d'eux. C'est mieux de le faire tout de suite, il y a eu beaucoup de sons de la part de l'ours, autant vérifier qu'il n'a pas attiré trop de rôdeurs. Même si elle sait que les chances sont très maigres pour lui, elle espère qu'il va s'en sortir. Elle sait aussi qu'elle ne va pas avoir de nouvelles de lui, ils ne sont pas dans un Disney. L'ours n'occupe pas très longtemps ses pensées, elle se concentre plutôt sur les alentours. Elle s'éloigne assez pour ne pas entendre le bruit des pas des autres pour mieux entendre ce qui se passe dans le reste. Elle revient quelques minutes plus tard, ça ne démarre pas bien. « Y'a un gros arbre et plein de branches à travers du chemin. » Sans blessé, cela serait facile de grimper et de passer sur les branches, il n'y a pas assez  Avec un, c'est plus compliqué. Ils peuvent toujours passer à côté, faire un détour, mais ils sont entourés d'arbres, de branches, des racines. Et elle ne pense pas qu'ils aient assez de force à eux tous pour réussir à enlever l'arbre. Elle, elle tenterait le coup blessée, mais elle ne connaît pas celui qui l'est. « Je connais un autre chemin, mais il peut nous rallonger d'une... quelques heures. » indique-t-elle. Chemin qu'elle a trouvé par hasard, qu'elle a emprunté deux fois juste pour le connaître. Aux dernières nouvelles, il était aussi tranquille qu'un chemin peut l'être aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: unexpected encounter   Dim 4 Mar - 20:51


Alex Dario
« unexpected encounter »

Une fois tout mis en place entre l’éclaireuse et leur petit groupe, tout le monde se mit en branle. Et pendant un moment, Dario se prit même à espérer que tout se passerait bien, une fois n’est pas coutume. Parce qu’entre la mésaventure avec l’ours et la blessure de Cole… on aurait pu souhaiter un retour au camp sous de meilleurs auspices, en toute honnêteté. Heureusement, au moins, qu’ils n’avaient pas fait chou blanc à Pleak sous peine de pouvoir définitivement considérer cette journée comme étant un échec sur tout la ligne – mais, mieux valait n’y pas trop penser dans l’immédiat car ils avaient encore du chemin à parcourir et tout pouvait encore arriver, en positif comme en négatif. Le fatalisme post-apocalyptique, d’ailleurs, avait bien souvent prouvé que la deuxième option avait en règle générale plus de “chance” d’arriver que la première, pour le plus grand malheur des concernés.
Et comme pour lui donner raison, le retour d’Alex à ses côtés donna un sale coup à ses maigres espoirs alors qu’elle lui déballait ce qu’elle savait concernant la suite de leur trajet. Bien leur veine, tiens. Impossible de dégager un tel obstacle sans faire trop de bruits susceptibles de rameuter les indésirables. Impossible de contourner sur une petite distance pour reprendre la route directement derrière vu la densité des bosquets qui les entouraient, complètement rendus à l’état sauvage et bien impraticables à moins d’accepter se voir considérablement ralentis par la nécessité de dégager un passage – et le bruit causé, encore, qui se rajoutait à l’équation. Une personne pouvait bien s’y frayer un chemin en alliant patience et précautions, mais un groupe chargé comme autant de mules, et devant en plus encadrer un blessé loin d'être aussi agile que les autres ? Dario retint un juron dans sa barbe, tourna son attention vers son interlocutrice. « Il nous fait passer par où, ton détour ? » Quelques heures de plus, ce n’était pas rien, et il faudrait prendre en compte la fatigue supplémentaire qui allait se rajouter, amoindrissant réflexes et attentions. « Enfin, on a pas vraiment le choix je suppose. » Ou, si, ils l’avaient, mais le chef de zone n’avait pas non plus l’envie de passer une bonne partie de l’après-midi à dégager une route sans la moindre certitude de ce que ça pourrait bien rameuter de l’autre côté. Il n’y avait pas meilleur moyen pour se retrouver pris au piège or il tenait plus à ramener les sacs de vivres intacts à la carrière, qu’à retirer la gloire d’un quelconque affrontement remporté – chose qui n’était en plus même pas une certitude. « On te suit. » Le carrière s’arrêta de marcher, attira l’attention des deux autres quelques mètres plus loin d’un sifflement bref et leur fit signe d'un geste de la main de revenir sur leurs pas. « En espérant ne pas avoir d’autres mauvaises surprises dans le genre. » Il fallait s’attendre à tout néanmoins, l’ouragan de cet été avait fait pas mal de ravages un peu partout dans le coin et sans personne pour en déblayer ce qu’il avait abattu sans discernement, il y avait sûrement plus d’une route obstruée à ce jour, et plus d’un bâtiment effondré. « Je suppose qu’on doit reprendre l'embranchement qu’on a passé tout à l‘heure ? » Et si ses souvenirs étaient encore bons, il leur faudrait traverser un petit village une fois la traversée des bois effectuée. Quelque chose qui n’était pas pour l’enchanter en ce que les maisons et immeubles étaient, vu leur position pratique près d’une forêt et d’un point d’eau, susceptible d’abriter quelques signes de vie. De vraie vie.

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MessageSujet: Re: unexpected encounter   Ven 16 Mar - 3:48

Bien qu'Alexandra ne connaisse pas vraiment Dario, elle peut très bien voir qu'il est déçu de ce qu'elle vient de lui dire. Cela risque d'être plus ardu à présent puisque le chemin le plus direct ne l'est plus autant. Elle ne réagit pas, ne s'excuse pas, elle attend ce qu'il veut faire. Elle sait qu'elle n'apporte pas que des bonnes nouvelles, elle explore, elle découvre, elle va au-devant et tout n'est pas que rose, paillettes, arc-en-ciel, licorne et elle ne sait trop quoi d'autres d'associés à la joie (elle n'a jamais trop connu ce sentiment). Elle n'a aucun intérêt à embellir la vérité, à cacher certaines choses, c'est assez facile à découvrir si quelqu'un y va après elle. Il est vrai qu'en général, elle ne ment pas. Elle trouve cela un peu trop compliqué de devoir se souvenir de ce qu'elle a raconté afin que le tout soit cohérent ensuite. Cela demande trop de travail. Elle a autre chose à faire. Elle est capable de mentir en cas de besoin, elle est même très bonne menteuse, mais dire la vérité est souvent beaucoup plus simple. Directement, sans tact, tant pis pour les sentiments de l'autre.

Elle ne le montre pas, mais elle n'est pas contente non plus de cet arbre tombé, elle voulait se reposer un peu plus tôt et cela va être encore une fois retardé. Certes, elle pourrait très bien les laisser tomber, mais il y a l'appât du gain inconnu et le fait que de se mettre à dos Dario (les deux autres ne penchent pas vraiment dans la balance) ne soit pas une très bonne idée. Se mettre quelqu'un à dos l'est rarement, elle essaie d'éviter cela. Elle le fait drôlement comme elle ne change pas de caractère, qu'elle n'est pas tout sucre tout miel, mais elle sait qu'elle pourrait être bien pire. « On va arriver dans un village. » qu'elle indique, corroborant les souvenirs qu'a Dario sans le savoir. Ce qui a ses avantages et ses inconvénients. Ils sont dans une forêt, il n'y a pas trente-six milles chemin de déjà fait. C'est presque un miracle que ce village soit là, avec une route de faite, sans rien (enfin, avant) dans le chemin. Sinon, il faut passer dans le bois, entre les arbres, sur les feuilles et les branches qui craquent. Ou essayer de grimper sur l'arbre ou de le tasser. Elle ne peut rien y faire, elle peut seulement constater et c'est lui qui a pris la décision. Il connait mieux ses hommes qu'elle. Elle n'oublie pas qu'il lui a dit de faire son rôle, ce qu'elle a fait. Elle ne peut rien faire de plus pour le reste. Elle est dans le coin pour justement découvrir les dégâts post-ouragan, elle ne pouvait pas deviner que cet arbre aurait tombé sur le chemin. Ce n'est pas non plus surprenant, c'est un manque de chance. Ils ont le choix, il est juste réduit en points positifs.

Elle jette un coup d'œil vite fait à l'homme. « Ça porte malheur de le dire, non ? » elle se moque, il peut facilement l'entendre. Ils ne peuvent rien prévoir. Ce serait l'idéal, mais il faut pas trop compter sur ça. « Oui. » Il faut reculer pour mieux avancer. Ce qui est assez étrange et elle n'a jamais aimé, mais ce n'est pas sa décision. Ils rebroussent donc chemin et elle accélère afin de passer devant. Ils viennent de passer par là, mais ça ne veut rien dire. Et elle doit vérifier où ils n'ont pas été comme ils vont cheminer ailleurs. Elle passe donc aux côtés des deux autres sans leur accorder un regard, elle n'est pas là pour faire connaissance.
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MessageSujet: Re: unexpected encounter   Lun 26 Mar - 5:06


Alex Dario
« unexpected encounter »

Face au trait moqueur d’Alex, Dario n’eut pour toute réaction qu’un drôle de rictus dont on n’aurait pas trop su dire au juste s’il était peu amusé ou faisait simplement écho aux propos de l’éclaireuse. Sa femme avait été ce genre de personne superstitieuse à souhait, à éviter les paroles “qui portaient malheur”, le sel renversé sur la table, et une liste de conneries identiques longue comme son bras qu’il s’était fait fort d’ignorer et de supporter des années durant. Entendre des gens parler comme Alex venait de le faire lui ramenait à la surface des souvenirs de Sara, rongés par le temps et accompagné d’un vieux sentiment de nostalgie auquel il n’accordait plus vraiment d’importance désormais. Combien de fois s’était-il moqué d’elle à ce sujet, quoique jamais franchement méchamment ?
Le carrière haussa les épaules, signifiant par là sa profonde indifférence quant au prétendu malheur – il aurait pu en rajouter une couche en faisant preuve d’un fatalisme à toute épreuve, surenchérir en affirmant qu’ils n’étaient plus à ça près mais en fait si : ils l’étaient. « Bon eh bien, on ne va pas rester plantés là à compter les cailloux du chemin. » Il n’y avait pas vraiment de décision à prendre : ils rebroussaient chemin, point barre. Et si l’idée de passer par le village dont elle lui avait confirmé l’existence ne l’enchantait pas le moins du monde (pour une fois qu’il aurait apprécié que ses souvenirs soient erronés, au temps pour lui et sa foutue bonne mémoire des lieux), repousser l’échéance ne servait de toute façon à rien s’ils n’avaient pas une seconde solution viable pour s’offrir à eux.

Le reste du trajet jusqu’aux bâtiments abandonnés eut au moins la sympathie de bien vouloir se dérouler sans encombre à l’exception d’une poignée réduite de rôdeurs épars qui n’opposèrent pas la moindre difficulté. Les vrais risques de troubles commençaient à partir du moment où le petit groupe des carrières posa le pied dans la rue principale, sorte d’avenue au bitume défoncé par les racines des arbres laissés à l’abandon. Un silence lourd et presque étouffant semblait s’être emparé des lieux, comme pour exprimer dans sa définition la plus pure ce qu’était réellement une ville morte : pas même un rat pour s’enfuir devant eux, ou le grincement d’une enseigne dans le vent. Alors, pourquoi Dario éprouvait-il la désagréable impression qu’ils étaient épiés ? Cette espèce de picotement insistant dans la nuque, qui lui en hérissait les poils et le poussait à porter sa main près du manche de son arme. Son regard glissait de droite à gauche au fur et à mesure que les trois hommes progressaient et, au milieu de tout ça, une question subsistait : où diable Alex était-elle allée se foutre ? Elle était arrivée ici en avance sur eux et, s’il savait qu’une partie de son boulot consistait justement à se faire aussi discrète et invisible que possible, le chef de zone ne pouvait s’empêcher de se dire que cela faisait trop longtemps depuis la dernière fois qu’il l’avait vue rôder dans les parages.

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MessageSujet: Re: unexpected encounter   Lun 9 Avr - 3:40

Alexandra prend de l'avance, puisqu'il n'y a rien de mieux à faire. Elle s'éloigne vite, elle n'est pas là pour lambiner. Elle arrive au village et elle va moins vite, prudente. On l'observe, elle en est sûre. Sa nuque picote, elle lui fait confiance. Elle serre son pied-de-biche plus fort, et ralentie ses pas. Elle s'arrête, observe les alentours et décide de faire demi tour, elle doit avertir les Carrières que le village est devenu louche depuis la dernière fois. Elle évite de passer près des demeures, elle essaie de rester au milieu de la rue, elle fait un léger détour pour ne pas passer sur de la merde provenant d'elle ne sait trop quel animal (peut-être même humain) et c'est là qu'elle se fait avoir. Elle sent que ce n'est pas très consistant sous ses pieds, mais elle n'a pas le temps de sauter ou de se mettre à courir. Elle tombe, le sol dégringolant sous elle. Elle crie de surprise sans pouvoir s'en empêcher, et de douleur lorsque ses fesses prennent le choc lorsqu'elle arrive sur ses fesses

Ce n'est pas très creux, la chute n'a pas été très longue, mais le bord est tout de même trop haut. Trop haut pour qu'elle puisse en atteindre le bord une fois debout, soit environ un mètre soixante-dix, et c'est trop large pour qu'elle puisse essayer de grimper avec l'aide de la parois, son dos sur un côté et ses pieds de l'autre. C'est trop haut lorsqu'elle lève le bras, et plus haut que ce qu'elle peut arriver à sauter, deux ou trois minutes après être tombée, le temps que sa douleur s'estompe. Les bords sont lisses, c'est du béton trop lisses, pour arriver à grimper sur ces derniers. Il y a assez de soleil pour voir qu'elle n'est pas la seule à avoir essayé de grimper : il y a des traces de sang et des bouts d'ongle. Il y en a qui se sont donnés beaucoup de mal pour faire ce piège. Tout ce qu'elle sait, c'est qu'elle n'est pas tombée dedans la dernière fois. Peut-être qu'elle n'est pas passé au mauvais endroit. Elle va chercher son pied-de-biche et essaie de l'enfoncer dans le mur aussi fort qu'elle le peut. Ça ne fonctionne pas, elle voit des traces, mais ce n'est pas assez pour l'aider à grimper. Elle recommence, essaie de viser le même endroit. Elle n'a rien à faire d'autre de toute façon. Elle se demande pourquoi elle n'a pas pensé à amener une corde.

Elle s'acharne elle ne sait combien de temps à recommencer, sans amener d'autres résultats que de l'essoufflement, des ampoules à ses mains ; le moindre de ses soucis. Elle décide de se reposer, s'installe par terre et prend un peu d'eau. Elle ne sait pas combien de temps elle va rester là, si on va venir la chercher rapidement ou non, ni qui va arriver. Car elle doit y penser : elle entend des bruits de pas. Elle se relève, range son arme dans son dos, dans l'attache en arrière son sac à dos et prend son arc, attaché au bas de son sac et encoche une flèche, prête à tirer si ce n'est pas une tête connue. Elle ne sait pas trop quoi penser de Dario et des deux autres, mais elle sait à quoi s'attendre avec eux.
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