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 Never underestimate the power of apologies | ft Beyonce

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MessageSujet: Never underestimate the power of apologies | ft Beyonce   Mer 25 Oct - 18:46




Malini & Vladimir
« never underestimate the power of apologies »

Fin Août 2017

« Oui, oui j’arrive. » Grogne-t-il depuis la cuisine en roulant des yeux. Le serbe se passe une main sur le visage alors qu’il entend un son sourd, comme lorsqu’on tape contre une table avec son poing. Ce qui était bel et bien le cas. C’était un des nombreux sons que pourrait faire une muette pour interpeller le monde autour d’elle et qu’on l’écoute. Comme le bon père qu’il se devait d'être -il faisait de son mieux vu la situation en tout cas- il fallait bien nourrir l’enfant qu'il a sa table. Mais avant cela, il fallait qu’elle termine de faire ses exercices. Des mathématiques visiblement, rien de bien compliquer, des exercices adaptés à son âge en tout cas. Des exercices adaptés pour un niveau de quatrième ou cinquième année à école primaire. Les divisions étaient les grands ennemis de la petite et elle semblait affronter quelques difficultés. Il retirait la nourriture du feu quelques instants pour être sûr de ne pas foutre le feu, avant de s’essuyer les mains en se dirigeant la table basse du salon, allez savoir pourquoi, elle préférait être affalé sur le sol pour travailler plutôt que de préférer un bureau à l’étage ou la table de la cuisine.

Il lui lançait un regard interrogatif avant de s’asseoir sur le canapé derrière elle, les jambes écartées avant de se pencher vers l’avant pour regarder le souci. Forcément, les dernières étaient les plus difficiles. Tranquillement, il prenait son vieux crayon, venant prendre une des feuilles à disposition, venant poser la soustraction de nouveau sous ses yeux. Commençant son explication tranquillement en répétant lorsqu’elle fait signe qu’elle n’a pas saisi. Alors, il reprend, patient. « Là tu retiens trois et puis t- » Il détournait le regard pour se retourner complètement en direction de la porte d’entrée. On venait de toquer à la porte. Reniflant très légèrement, il se passait une main dans les cheveux avant de se redresser en soupirant en posant un baiser contre les cheveux de la plus jeune en lui disant de continuer et d’essayer de finir la division comme une grande fille. Il attrapait le torchon qu’il avait posé négligemment sur son épaule pour le déposer une des chaises de la table. Il pouvait bien se demander qui ça pouvait être. Iris ? Ou Hannibal ? Peut-être Peyton … Mais il y avait peu de chance pour cette dernière.

Tranquillement il ouvrait la porte sans regarder qui ça pouvait être par le judas. Il ne voyait pas qui pourrait venir ici… Oh. Quand la porte finit de s’ouvrir, on peut dire que Vladimir ne s’attendait pas du tout à croiser la personne qu’il avait en face de lui. Malini. Une femme qui raid chez les Riders. Et… L’histoire très compliquée de Bass. Elle avait été blessée pour une raison que Bass ne lui avait pas vraiment expliqué et elle résidait depuis à l’infirmerie. Il savait simplement qu’elle allait un peu mieux et Bass aussi par la même occasion. Mais c’était difficile d’arracher trois mots à l’autre blond de la maison. Ils s’observent un petit moment sans faire de commentaire avant que Vladimir ne se pousse tranquillement. Bon, c’était une amie tendre à son propre ami. Et elle était encore en rétablissement. « Rentre, je t’en prie. Mais il ne revient pas avant deux bonnes heures. » Il la laissait rentrer sans plus de commentaires avant de fermer la porte derrière elle. Un silence un peu gêné s’installant entre eux. Il peut voir d’ici Jézabel se dévisser la tête pour essayer de voir qui venait de rentrer dans la demeure.

La brune semblait se rétablir doucement en tout cas. Comme le bon hôte qu’il était, il l’invitait à s’asseoir dans le fauteuil ou sur une chaise alors qu’il rattrapait le fameux torchon pour le prendre entre ses doigts. Disparaissant quelques minutes dans la cuisine. Malini. Ils s’étaient rencontrés il y a plusieurs mois dans les bois… Et disons qu’il n’avait pas vraiment présenté son meilleur jour à la femme. Il était éreinté, méfiant et rentrait en une phase un peu sauvage ‘tout le monde est un ennemi et veut ma peau ’. Il attrapait un verre y versant un peu d’eau. Alors que Jézabel, pas très loin observait la nouvelle arrivante, ne sachant pas trop comment réagir. Avant de hocher la tête pour lui offrir un bonjour un peu timide. Vladimir refit son apparition avec un verre d’eau et venir le déposer doucement sous les yeux de la brune. Le silence continuait de l’étreindre quelques instants. « Je te dois quelques excuses. Pour mon comportement quand nous nous sommes rencontrés. » Son accent était le même qu’il y a quelques mois. Qui n'a bougé d’un poil depuis qu’il avait mis les pieds sur le sol américain.

« J’ai été méfiant. Je faisais ce qu’il fallait pour m’assurer de notre survie. Bien que ça n’excuse pas mon ton. » En soi il n’avait pas été agressif avec elle. Mais l’insistance de la femme à leurs égards n’avait rien arrangé à la situation. Et l’avait rendu d’autant plus froid et renfermé avant de la chasser pour de bon. Bien que la logique de Malini commençât à apparaître aux yeux de Vladimir. Et qui était celle des plus logiques d’entre eux. Il reniflait un peu, une main dans la poche, visiblement bien plus détendu en sa présence qu’il ne l’avait été la première fois qu’il avait croisé son chemin. Il savait reconnaître ses erreurs et même s'il avait une fierté bien placé, il savait la mettre de côté lors qu’il commettait une erreur.
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MessageSujet: Re: Never underestimate the power of apologies | ft Beyonce   Lun 30 Oct - 20:42




Malini & Vladimir
« never underestimate the power of apologies »

Fin Août 2017

Le premier coup est timide. Timide oui. Surtout pour elle qui ne fait jamais rien timidement.
Malini soupire, rassemble son courage et se trouve un peu ridicule. Ça ne peut pas mal se passer n'est-ce pas ? Il ne va pas la mettre dehors quand même ? Pas après ce qu'il lui a dit quand elle était dans les vapes sur le lit de l'infirmerie. Pas après qu'il lui a fait une longue déclaration et qu'ils ont passé toutes leurs journées ensemble. Mais elle a quand même un sentiment d'appréhension au fond de l'estomac. Avec lui, c'est compliqué.
Iris avait été plutôt réticente à la laisser sortir de l'infirmerie pour toute une nuit, mais la recruteuse avait pris sur elle pour faire un grand sourire et ne pas grimacer une seule seconde. Alors les deux femmes ont passé un marché : Iris la laissait sortir si Malini promettait de se reposer et de passer tous les jours pour un check up et pour nettoyer la blessure. C'est que l'indienne avait échappé de peu à une grosse infection et que frôler la mort comme ça, ça vous remet les idées en place. Ça vous pousse à la réflexion, ça vous met face à un miroir à vous demander si c'est tout ce que vous voulez de la vie. Et elle a compris maintenant, elle a compris ce qu'elle veut de la vie et ce qu'elle veut se trouve derrière cette porte.
Alors elle reprend tout son souffle et frappe à nouveau, avec plus de conviction, prête à papillonner du regard, à sauter dans les bras de Bass, à le supplier de tout mettre derrière eux pour essayer quelque chose. Juste quelque chose. Peut-être qu'elle n'est pas prête à lui dire qu'elle l'aime, peut-être qu'elle n'a pas encore complètement saisi cette idée, mais c'est quelque part sur le bout de sa langue. C'est lui.

Elle ne sait pas trop de quoi elle a l'air, en vérité elle s'en fout. Et sur son visage est collé un air impatient et un peu nerveux. Mais la porte ne s'ouvre pas sur Bass et elle contient difficilement sa surprise, quand bien même elle savait très bien qui était le colocataire du recruteur.
Pendant quelques secondes, elle envisage de décliner l'invitation à entrer et à faire demi-tour pour retourner tout droit à l'infirmerie. C'était une mauvaise idée de venir et tomber sur Vladimir, c'est comme le signe pour le lui dire. Mais finalement, elle reprend ses esprits et comprend que c'est une opportunité pour eux deux de vraiment mettre les choses à plat. Elle a encore une bonne semaine à tirer à Olympia avant qu'Iris ne l'autorise à rentrer au ranch, et Malini préférerait les passer sous un toit et surtout en compagnie de Bass, et pour ça il faudra bien faire avaler la pilule au serbe. Alors elle le suit à l'intérieur, docilement, une main posée contre son tee-shirt au niveau de sa blessure, parce qu'elle ne peut pas s'empêcher de toujours protéger ce qui est vulnérable chez elle.

Ses yeux se baladent partout, à la recherche des affaires et des détails qui lui appartiennent. Elle essaie de l'imaginer dans cette maison, à s'affairer, à ranger, à cuisiner et à s'occuper de la petite, dans une vie de famille parfaitement rangée. Est-ce qu'elle a sa place là-dedans ? Elle ressemble plus à un grain de sable qui viendrait enrayer la mécanique. Installée au milieu de ce salon, Malini pense déjà à toutes les fois où elle pourrait tout faire foirer, juste parce que c'est elle, juste parce qu'elle est cassée. Il la laisse un instant seule et elle s'efforce de ne pas trop regarder du côté de Jézabel, peut-être pour ne pas l'incommoder, peut-être parce qu'elle appréhende terriblement le jugement de la petite. Finalement, la recruteuse a droit à un signe de la tête et elle lui rend un sourire qui se veut rassurant.
Vladimir revient avec de l'eau et des excuses, et aussitôt toute tension disparaît. Il y a une base pour une discussion adulte, il y a une ouverture pour arrondir les angles et essayer de faire quelque chose. Après tout, ils ont Bass en commun, et chacun dans son attachement pour lui doit se questionner. Alors Malini, elle va laisser échapper quelques mots qu'elle ne dit pratiquement jamais. « Je suis désolée également. » D'avoir été peut-être trop insistante, peut-être désagréable, d'avoir été elle envers et contre tout. « Pas besoin de t'expliquer, j'ai vécu seule aussi, accorder sa confiance au premier venu qui la demande, c'est idéaliste. » Elle hausse les épaules, comme si tout ça était derrière eux, comme de rien. « J'ai pas été super agréable non plus. En fait, je pensais surtout que tu voulais pas me suivre parce que j'étais une femme. » Elle a un petit sourire aux lèvres en confessant ce qu'elle pensait de la situation. Maintenant qu'elle en savait un peu plus sur le Serbe – par l'intermédiaire de Bass – elle doutait de cette théorie. « Mais tout ça c'est de l'histoire ancienne. Vous êtes bien installés ici. Et c'est idéal pour une enfant. » Et elle le pense, elle pense à Nisha dans cet endroit. Elle se serait installée ici si elle avait toujours sa fille avec elle. Sa fille qui aurait été une adolescente maintenant, peut-être brillante et forte, peut-être désillusionnée et suicidaire comme sa mère actuellement...
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MessageSujet: Re: Never underestimate the power of apologies | ft Beyonce   Jeu 2 Nov - 18:35




Malini & Vladimir
« never underestimate the power of apologies »

Fin Août 2017

Que ce moment soit gravé dans un marbre brillant, voilà quelque chose d’inédit. Vladimir qui vient faire des excuses et qui montre patte blanche à quelqu’un qu’il aurait pu certainement tuer si elle avait continué son manège, c’était une première dans l’histoire de l’apocalypse. Mais au moins, il sait garder contenance et rester fier durant cette situation. Pas que ça lui en coûte beaucoup au final, après tout, il apprenait à la plus jeune à savoir reconnaître ses erreurs et à s’excuser lorsqu’elle était en tort. Plus il observait cette femme, plus il y voyait quelqu’un souffrant d’un terrible mal être. Et il ne parlait seulement du fait qu’elle se tenait doucement le ventre, là où elle s’était pris un mauvais coup. Qui aurait pu lui coûter certainement la vie d’ailleurs. Il ne préférait pas y pensait, car il avait déjà une idée de l’état de son colocataire si quelque chose de ce genre-là arrivait à Malini. Un Bass suicidaire à gérer non merci. S’il pouvait l’éviter, il en remercierait grandement le destin et surtout les infirmières présentes à Olympia. Une main toujours dans la poche, il écoutait les premiers mots de la cavalière, sans répondre, ayant la politesse de ne pas l’interrompre.

Mais pourtant, on peut voir distinctement une réaction chez le blond. De l’étonnement face à l’idée de Malini qu’elle avait pu se faire sur lui. Misogyne ? C’était clairement une insulte qu’on puisse penser ça de lui. Mais sur l’instant, peut-être que cela ressemblait à ça. Une petite moue tord son visage, mais il se dit qu’après tout, c’est mérité pour son comportement. Un partout, la balle est au centre du terrain. Finalement, ses traits se détendent un peu plus, avant de secouer la tête. « C’est mon côté homme de l’Est ça, que cela soit toi ou un autre, ça n’aurait je pense, pas changé grand-chose à mon état d’esprit sur le moment. » Tentative de faire de l’humour ? Oui on peut dire. Même s’il n’était pas forcément très doué à ça. Il est vrai que les gens d’Europe de l’Est, particulièrement les hommes, n’étaient pas forcément connu pour être les plus évolués au niveau du statut de la femme et de leurs considérations. Non, la Serbie restait un endroit encore très misogyne et il y avait une véritable différence entre les femmes des villes et des campagnes pour le plus grand désarroi de celui-ci.

Au sujet de l’amour avec une personne du même sexe… Ah. Toléré si tu es discret. C’est pour ça que Vladimir ne parlait jamais de sa vie privée à son boulot et ne répondant que par des sourires lorsqu’on essayait de savoir quelle femme il pouvait cacher -le culte de la femme trophée restant très populaire dans son pays d’origine. « Mon pays n’était pas vraiment connu pour être un pilier du féminisme ou du respect de la femme, malheureusement. » Il haussait faiblement les épaules, de toute manière, ce n’était plus vraiment d’actualité tout ça. Homme ou femme qu’importe, la survie avant tout. Et surtout la loi du plus fort et du moins débile. Il détournait son regard de la brune pour se poser sur la tête blonde qui continuait à mener une vaillante bataille contre les divisions sur sa petite feuille de papier. « C’est idéal oui. Je ne pensais pas un jour revoir quelque chose ressemblant encore à une civilisation. » Une ville au milieu de nulle part, assez bien protégé et avec des personnes ayant pris conscience que le danger rôdait toujours, avec les tragiques évènements de l’année dernière. Il y avait du bon dans le mauvais, comme partout.

Il voit Jézabel s’arrêter dans sa concentration, pour signer tranquillement avant de planter son regard clair dans celui de l’invité. Vladimir laisse un léger rire éclaté dans sa voix. « Elle demande si c’est bien toi, la fille que Bass aime. » Secret de polichinelle dans cette maison. Voir même de tout Olympia. Il se frottait un peu la nuque, avant de continuer. « On a dû croiser Bass quelques semaines après ta rencontre. Elle avait attrapé la grippe, mais pas celle qui a ravagé en même temps la moitié de L’État. On a eu de la chance. » Et il avait été idiot de pas aller trouver refuge avant ça, peut-être qu’elle ne serait pas tombée malade, peut-être qu’il aurait pu retrouver Wyatt plus tôt.
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MessageSujet: Re: Never underestimate the power of apologies | ft Beyonce   Ven 17 Nov - 23:23




Malini & Vladimir
« never underestimate the power of apologies »

Fin Août 2017

Ce moment pourrait être l'apogée de la gêne. Et pendant quelques secondes, c'était presque le cas pour la recruteuse, alors qu'elle s'agitait sur le canapé pour essayer de trouver une position confortable sur le canapé. Gênée oui, elle qui d'ordinaire ne s'embarrasse de rien. Face à l'homme  qu'elle venait de traiter de sexiste des mois après que leur rencontre avait failli dégénérer, oui, elle se remettait un peu en question. Maintenant, ils étaient un peu obligés de s'entendre, de composer l'un avec l'autre, pour le bien de Bass. Alors il faut ravaler la fierté, il faut tendre la main vers l'autre, des gestes difficiles pour la recruteuse qui a plutôt l'habitude de se draper dans son honneur et de négliger royalement la situation.
Il a l'air de s'en étonner. Pas qu'elle soit plutôt raisonnable, mais qu'elle le qualifie de misogyne. Il se justifie aussitôt, avec une pointe d'humour, et Malini comprend. Oui c'est vrai, il y a sûrement ce cliché de l'Europe de l'Est qui a un peu participé à sa première impression, des constructions sociales du passé qu'on pourrait croire abolies mais qui persistent comme une sale maladie. Elle a un maigre sourire à sa réaction alors qu'elle ajoute : "M'en parle pas, j'ai grandi en Alabama." Et comme elle se rend compte qu'il n'est peut-être pas au fait de la réputation de cet état, elle continue : "C'était pas exactement le paradis pour les femmes, ou pour les minorités." Et c'est un euphémisme plutôt gros, compte tenu de la réalité sociale de cet endroit. Un puîts de beaucoup de préjugés haineux où elle a eu beaucoup de mal à grandir en tant que femme de couleur. (Ne parlons même pas de l'époque où elle a été élue Miss Alabama et que sa boîte aux lettres étaient inondée de courriers remplis d'insultes.)

Elle hoche la tête quand il continue à propos d'Olympia, du cadre idyllique pour qui voulait retrouver une atmosphère paisible, de l'emplacement visiblement propice au développement d'un individu. C'est vrai qu'il ne se serait peut-être pas plu plus que ça au ranch, au milieu de tout ce beau monde coincé dans une tentative de survivre, mais pas d'exister. Si des enfants grandissent au ranch, Malini n'est pas sûre que ce soit pour autant l'endroit qu'il leur faut. Oh bien sûr, ils sont en sécurité, mais est-ce que c'est tou ce qu'on veut pour un enfant finalement ? La recruteuse, elle n'aurait pas voulu imposer la solution de survie à Nisha si cette dernière vivait encore...
Elle est interrompue dans le cheminement de ses pensées par Jezabel qui s'engage dans une suite de signes et l'indienne observe, fascinée, le message qui se transmet sans qu'un mot ne soit dit. Elle n'a pas le temps cependant de se plonger plus loins dans la curiosité - mais elle reviendra souvent plus tard sur ce langage nouveau pour elle, inconnu et qui ne fonctionne pas comme ce qu'elle a pu connaître par le passé.
Vladimir traduit aussiôt les propos de la jeune fille, arrachant un éclat de rire à Malini. Un véritable rire qui se ponctue par une grimace quand son ventre ravagé s'en plaint. "Eh bien, j'espère que c'est moi." Mais maintenant oui, elle le sait que c'est elle, elle le sait parce que dans un sommeil feint, elle l'a entendu sortir de la bouche du viking. Mais ça recadre la conversation, ça leur permet de lier autour de leur lien commun. Il y a beaucoup de personnes qui apprennent à s'apprécier à travers leur affection pour un tiers, peut-être que ça peut les réconcilier également ? Peut-être que plus tard ils rigoleront bêtement de leur première rencontre, comme d'un simple malentendu. "Et il est plus doué que moi pour mettre à l'aise." Légère autodérision, meilleur moyen de défaire les noeuds aussi, d'inviter l'autre dans une gentille moquerie. Malini est en campagne auprès de Vlad avec une idée en tête et une envie derrière ses mots : l'envie de se faire bien voir de lui. Sans qu'elle puisse s'expliquer pourquoi, ça lui paraît important.

"Anyway... Je sais pas s'il te l'a déjà dit mais il m'a plus ou moins invité à venir... Enfin à rester même. Quelques jours éventuellement. Au début je voulais pas, mais j'avoue que je commence à en avoir marre de l'infirmerie. Mais bon, j'ai bien conscience qu'on ne se connaît pas, donc si ta fille et toi avez la moindre objection, je n'insisterai pas évidemment." Elle se retient de se mordre les lèvres, un tique nerveux hérité de son ancienne vie, et c'est à peine si elle arrive à soutenir son regard bien longtemps. La demande lui paraît énorme, intimidante et elle a un caractère officiel. Si elle s'installe sous ce toit, même juste quelques jours, qu'est-ce que ça voudrait dire pour sa relation avec Bass ?


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MessageSujet: Re: Never underestimate the power of apologies | ft Beyonce   Ven 29 Déc - 20:58




Malini & Vladimir
« never underestimate the power of apologies »

Fin Août 2017

Sans pouvoir s’en empêcher Vladimir laisse échapper un petit rire. Bass mettre à l’aise ? Dans tous les cas, le blond n’était pas vraiment en état de juger sur la compétence niveau apprenti de son colocataire à mettre les gens à l’aise avec son regard de chien battu. Il oubliait à chaque fois de quel coin paumé venait Bass. Sûrement un trou paumé, comme d’habitude. Lui n’avait rien à dire d’ailleurs, il venait d’un autre pays. Et il appréciait moyennement qu’on lui dise qu’il était russe. Donc, il évitait de rappeler à Bass qu’il venait d’un coin paumé pour éluder la remarque qu’il n’était qu’un alcoolique de l’Est. Il secouait très légèrement la tête, il espérait bien aussi que c’était la « chérie » de Bass. Vladimir, au contraire de la moitié d’Olympia, il ne vivait pas pour le drama des couples pullulants entre les bienheureux d’ici et ceux qui aimaient monter sur des chevaux. « Je crois qu’on mériterait tous les trois une médaille pour ça… » Il ne voulait pas dire, mais niveau ambiance, Vladimir semblait aussi avenant qu’un tortionnaire du KGB dans ces mauvais jours. Et oui, si un jour sa gamine avait un amoureux ou amoureuse, il le ferait certainement croire.

Il décroisait légèrement les bras avant de sourire en coin. Cette maison ne lui appartenait pas vraiment, pas entièrement en tout cas. Il était normal que Bass y invite aussi des gens, dans un accord tacite, tout comme lui avait invité le chef de la sécurité des Riders à venir chez eux. Cela aurait été un peu se foutre de la gueule du monde d’y poser un veto ? Hormis exception ou crainte exceptionnelle. Mais plus il observait l’indienne, moins il reconnaissait la femme qu’il avait rencontrée dans les bois il y a presque plusieurs mois. Il y avait quelque chose de beaucoup plus sain dans son regard. Malgré l’instabilité de Bass, il semblait avoir un effet positif sur elle, et Malini sur lui. Et ça, c’était une bonne chose et un souci en moins a géré pour l’ancien flic qu’il était. « Je n’ai rien à redire a ça personnellement. » Il jetait un regard à la plus jeune du trio présent, l’enfant affichant un sourire, ainsi qu’un thumbs up. Avant de signer doucement envers Malini. Arrachant une fois encore un sourire au père de la maison. Elle dit que tu ressembles à une princesse comme dans les contes de fées. »

Il ne pouvait pas la contredire sur ce point-là. Malini était une femme très belle et surtout loin d’être idiote et sans ressources. Le genre de femme qu'il aurait pu plaire à Vladimir s’il n’avait pas préféré son travail et son ancien collègue de travail surtout. Oui, on pouvait dire que depuis que le serbe avait rencontré miraculeusement Wyatt au détour d’une rue d’Olympia on observait un changement lent, mais drastique chez lui. Mais il semblait aussi beaucoup plus fatigué et pâle qu’habituellement. « Tu sais, je ne suis pas le père de Bass. » Il lui offrait un clin d’œil qui se voulait élégant et amical, avant de faire un signe vers le flan de Malini, là où se trouvait sa blessure. « Ça va aller ? ». Histoire que si elle devait porter des affaires, il se proposait de venir l’aider pour éviter d’ouvrir de nouveau sa blessure vue que madame fuyait l’infirmerie pour aller se réfugier chez eux. Il ne la jugeait pas, il aurait fait exactement pareil dans son cas. Pas qu’il n’aimait pas les hôpitaux et il aimait beaucoup Elanor et Iris, mais moins il y allait, mieux il se portait.
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MessageSujet: Re: Never underestimate the power of apologies | ft Beyonce   Mar 2 Jan - 21:27




Malini & Vladimir
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Fin Août 2017

Lentement, la glace semble fondre et laisser présager l'éventualité d'une entente entre Vladimir et la recruteuse. Qui l'eût cru ? Mais ça paraissait logique. Ils avaient maintenant un facteur commun qui les poussait l'un vers l'autre dans une forme de cohabitation. Et le cadre aussi avait changé. Leur première rencontre était en pleine nature, il était alors une autre personne, guidé par la survie et par la nécessité de protéger sa fille. Maintenant, il était dans une maison, derrière les murs d'Olympia, bercé par la stabilité. Tout dépend toujours du cadre finalement. « Heureusement qu'elle est là pour le côté social, » elle réplique en regardant Jézabel. Voir la gamine lui arrache aussitôt un sourire. Elle semble pendue à leurs lèvres, à attendre le dénouement de la requête de Malini, à analyser la recruteuse sous bien des angles. Comprenait-elle tous les tenants et aboutissants de la situation ? Avait-elle la même fibre adulte que Silas, ou bien jouissait-elle encore d'un semblant d'insouciance caractéristique de l'enfance ? L'indienne aurait aimé pouvoir communiquer avec elle, créer un lien direct, chercher la candeur de la petite fille et se perdre dans les anecdotes interminables, comme autrefois avec sa propre fille. Mais elle dépendait de l'interprétation du serbe. Elle se promit intérieurement que si elle arrivait à se faire une place dans cette maison, elle apprendrait le langage des signes.

La tension s'évanouit finalement quand Vladimir répond positivement à sa demande. Peut-être ne se rendait-il pas compte, mais il s'agissait d'une bénédiction à ses yeux. Il y avait au moins une personne à Olympia qui ne désapprouvait pas cette relation. Et ce soir, elle passerait la nuit avec Bass. Et les nuits suivantes aussi. Et advienne que pourra. Violent désastre ou douce rédemption ? Sûrement que ça donnerait un savant mélange des deux.
Jézabel vient à nouveau apporter sa touche innocente avec une remarque qui déride définitivement la recruteuse. « Mais t'es vraiment trop adorable toi. Tu sais, nous sommes toutes des princesses. Toi aussi si tu le décides. » Ou peut-être serait-elle une guerrière. Ou une femme savante, comme l'aspirait à être Nisha.
Et penser à elle, ça amène forcément une certaine émotion, comme un voile qui passe dans son regard, une lassitude qui défait légèrement son sourire. Mais il n'y a plus cette jalousie. Elle observe Jézabel et elle ne ressent pas le besoin de la couvrir absolument, elle ne ressent pas cette émotion malsaine qui lui rongeait les entrailles à chaque fois qu'elle posait les yeux sur Chloé. Il n'y a qu'une sincère bienveillance. Décidément, cette ville opérait des miracles pour la pousser à aller mieux... Ou alors était-ce vraiment la proximité avec Bass qui la mettait dans cet état ?

« Et moi qui attendais ta bénédiction pour l'emmener au bal, » elle répond du tac au tac avant de hausser les épaules et de poser sa main sur son flanc par réflexe. « J'aimerais pouvoir dire un truc du style tu devrais voir le mec en face mais il s'en est bien sorti le salaud. » Elle se pince les lèvres, le regard perdu de l'autre côté de la pièce. « J'en suis au stade où je risque pas de mourir sur le canapé, donc ça va, mais je peux pas non plus marcher normalement ou me lever trop vite, donc en fait j'ai vraiment pas le choix de rester ici. » Elle a un demi-sourire qu'elle retourne au serbe.
Pour faire passer ces quelques confessions, elle finit son verre d'eau. Malini, elle n'est pas venue là pour se lamenter de son état et elle ne préfère pas non plus se montrer trop vulnérable. Ils ont beau dire qu'elle est dans le dernier bastion de civilisation du coin, elle ne se sent pas totalement en sécurité. On n'est jamais forcément bien accueillis quand on est rider dans le coin. La seule chose qui lui achète un peu la sympathie des gens du coin, c'est qu'elle a tué Gabriel Rosario, alors on a tendance à lui foutre royalement la paix. « Comment il allait ces derniers temps ? » A-t-elle besoin de préciser qui ? Elle ne demande pas que pour les derniers jours, mais aussi pour les derniers mois. Comment allait-il quand elle n'était pas là pour l'épier ou pour lui renvoyer un regard froid ? Il ne lui raconte pas forcément tout le Ferguson. Il a sa petite fierté aussi, et elle sait bien qu'elle lui a brisé le cœur. Il a bien eu le temps de le mentionner dans ses déclarations, quand il la croyait endormie.
Son colocataire serait en mesure de lui fournir des informations plutôt utiles, de lui dire s'ils étaient en bonne voie pour se réconcilier. Sa blessure et son aventure aux portes de la mort ont bien aidé bien sûr, mais elle ne compte pas uniquement là-dessus pour le récupérer.

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MessageSujet: Re: Never underestimate the power of apologies | ft Beyonce   Mar 16 Jan - 17:33




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« never underestimate the power of apologies »

Fin Août 2017

Jézabel rêvait plutôt d’écrire des livres et des histoires puisque ses lèvres ne pouvaient en raconter. Une femme de lettre, voilà une possibilité de futur plutôt agréable à imaginer pour le père qu’il était. Même si sa seule préoccupation était pour l’instant de sauvegarder Jézabel de la mort et de la maladie du mieux qu’il pouvait. En sept ans, on pouvait dire qu’il avait fait du bon boulot. Un si bon boulot qu’il avait oublié une chose essentielle dans ce calcul : sa propre personne. Ce n’est qu’en croisant le visage de Wyatt, son regard inquiet sur lui, qu’il se disait que quelque chose clochait. Et cette terrible vérité, il se la prenait en pleine gueule de jour en jour. Les barrières de son esprit s’affaissaient lentement, mais sûrement. C’était dingue à quel point une seule personne dans votre vie pouvait changer la donne. Wyatt n’en était point le responsable, seulement le déclencheur. De nouveau il se reprenait à chercher son ombre dans le canapé vide du salon. L’odeur de Bullet un peu partout et respirer des poils. Grâce à Hagen cette fois-ci, le chien du défunt frère de Bass. Il s’éclaircissait un peu la gorge, ce sujet viendrait plus tard sur la table.

« De toute manière, je pense que Bass t’attacherait de force sur le canapé plutôt que de te voir repartir dans cet état. » Imaginer la scène lui arrachait presque un sourire. La voyant terminer son verre d’eau, le sujet tombe enfin sur la table. Il se pinçait les lèvres avant de lui faire signe d’attendre un instant. Avant de s’approcher de la petite pour lui demander en quelques gestes de la main si elle voulait bien les laisser un peu seul. Elle faisait un peu la moue, visiblement vexé de se retrouver sur la touche. Mais le regard doux de son père finit de la convaincre. Elle avait peut-être cet éclat qui disait qu’elle était un peu plus adulte que le faisait penser son âge, si Jézabel pouvait s’éviter de connaître les méandres complexes de l’amour, Vladimir en serait très reconnaissant. Il lui embrassait le front en reconnaissance avant qu’elle ne prenne son cahier de mathématiques -en était presque correct- avant de filer à l’étage supérieur pour aller dans sa « chambre ». Ou celle de son père, qu’importe, l’endroit qui lui plairait. Elle n’était pas dupe, elle savait que Bass était triste en ce moment. Et elle faisait comme elle pouvait pour lui rendre le sourire : jouer avec lui par exemple, même s’il n’avait guère le cœur à ça.

Se sachant tranquille, il allumait une cigarette sous les yeux de Malini avant de lui en proposer une en posant le paquet devant son nez. « Pas conseillé vu ton état. » Mais vu que la situation n’avait rien de normale hein… « Comment tu penses qu’il se sent franchement ? » Il vint s’installer sur un fauteuil dans un soupire, tapant sa cigarette pour en faire tomber les premières cendres. « Il est plus bas que terre. Il a été viré du conseil, il est amoureux de toi, et tu ne sais pas quoi faire de son cœur. » Fallait pas être Sherlock Holmes pour le deviner. « Je ne suis pas là pour juger vos actes Malini, c’est pas censé être mes affaires. Mais… » Il tirait lentement sur sa cigarette, glissant son regard sur elle. « Si j’avais qu’un truc à vous demander aujourd’hui : sois clair avec lui. Arrêtez de jouer au ping pong avec votre relation. C’est suffisamment compliqué pour tout le monde non ? » Même si Bass ne se confiait pas forcément à lui tout le temps, il supportait de moins en moins de ramasser son ami a la petite cuillère. C’était lui qui se retrouvait conseiller matrimoniale entre un couple qui ne savait même pas s’ils en étaient un. Déjà qu’il n’arrivait pas à calmer sa propre poitrine quand il entendait cavalier égal Wyatt…
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