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 [STORYTIME] J'AI DISPARU PENDANT 3 MOIS (hannibal)

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MessageSujet: [STORYTIME] J'AI DISPARU PENDANT 3 MOIS (hannibal)   Dim 27 Aoû - 13:34

+ Hannibal Joska Koenig
idk



+ Je m'appelle Hannibal Joska Koenig, et j'ai 33 ans. Avant l'épidémie, j'étais juste un agent d'entretien dans un lycée de Seattle avant cela j'ai servi quelques années chez les Marines. Maintenant, je suis un olympien. Je n'ai aucune responsabilité particulière vu qu'j'suis censé être mort un peu. En six ans, j'ai descendu des dizaines et des dizaines rôdeurs, je ne les compte plus trop, et j'ai tué peut-être deux humains si on compte le type abandonné à une mort quasi-certaine en plus du pillard tué il y a de ça quelques mois à présent. Mes armes de prédilection sont  un simple couteau de chasse que son camouflage zombie et on dit que j'ai du talent pour  me faire des ennemis et m'attirer des ennuis principalement. Je fais pas exprès pourtant. Puis je manie très bien le balai, même si j'ai une préférence pour la serpillère.

— profil psychologique
Hannibal a toujours été le genre de type qu’on ne veut pas trop approcher. Pas qu’il ait l’air menaçant, la faute revient plus à son caractère renfermé qui le fait paraître froid et aigri. A vrai dire, au fil du temps, ce qui n’était qu’une façade est devenu réalité. Dans un cadre neutre, dans lequel aucun mort ne viendra venir troubler la discussion, c’est tout au plus quelques réponses brèves qui seront récoltées. Cependant, ceux qui parviendront à établir une conversation avec le blond pourront découvrir une nature calme et sérieuse. Peut-être parfois trop, le qualifier de rabat-joie ne serait là qu’une réalité qu’il ne fera que nier, révélant alors son côté borné qu’on aurait presque pu assimiler à de l’insolence. Au détour d’une conversation particulièrement houleuse, c’est une forte tendance à jurer, que ce soit en anglais ou en allemand, qui en ressortira.

Solitaire, il a prit l’habitude de se débrouiller seul, avec les moyens du bord et de ne dépendre de personne, d’autant plus à l’heure de l’apocalypse où éviter les vivants comme il le faisait avec les morts était devenu une priorité pour l’homme alors qu’une certaine méfiance s’était emparée de l’allemand.
Et alors qu’au début de l’apocalypse Hannibal ne se souciait pas réellement du danger, frôlant l’inconscience, ne semblant alors pas craindre ce qui l’entourait, une rencontre le fit radicalement changer. Comme si une raison de rester en vie l’animait désormais, Hannibal était redevenu l’homme protecteur et attentionné qu’il avait été il y a de cela une dizaine d’années, changeant radicalement sa manière d’évoluer parmi les morts.

Tandis que finalement les plus téméraires perceront sa carapace, c’est une toute autre personne qu’ils découvriront, parfois jovial et souriant, légèrement moqueur même.


— i wanna be in the room where it happened
PRÉNOM &/OU PSEUDO : Roulia ÂGE : idk, faut qu'je compte PAYS : LA DROME INDEPENDANTE OÙ AS TU TROUVÉ LE FORUM ? J'ETAIS LA. PUIS JE SUIS MORTE. PUIS IDK, J'SUIS REVENUE. MOT DE FIN : Bref. Il fallait. J'voulais revenir plus tard, mais en fait, beh. J'étais faible. Donc prout. Promis j'repars plus comme une voleuse.
AVATAR : Max Riemelt
LE PERSONNAGE EST UN inventé.
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MessageSujet: Re: [STORYTIME] J'AI DISPARU PENDANT 3 MOIS (hannibal)   Dim 27 Aoû - 13:36

— history has its eyes on you

+ there's before ...
C’est en 1983, dans une Allemagne déchirée en deux que Hannibal est né. D’une famille des plus modeste contrairement à ce que son nom aurait pu laisser entendre. Dans ce contexte particulier que fut la Guerre Froide, les restrictions imposées rendaient la vie encore plus difficile. Le déclin progressif que connaissaient les administrations du Parti n’était en rien d’une grande aide dans une période où l’espionnage et la délation dominaient. Des personnes disparaissaient parfois sans laisser de trace. Sortir de Berlin Est nécessitait des visas trop rarement délivrés pour que ces disparus aient simplement quitté la ville. On savait ce qu’il se passait, mais on préférait taire les évènements, par peur de la répression, par peur de perdre ce qu’il restait encore. Alors on courbait l’échine et on pleurait en silence et on essayait de passer à autre chose, espérant qu’un jour BRD et DDR ne formeraient à nouveau qu’une seule et unique Allemagne. Hannibal n’avait que six mois alors que son père fut arraché du foyer familial. La famille n’était pas impliquée dans une quelconque rébellion et avait toujours été discrète. La veuve fit de son mieux pour élever son fils, vivant dans la crainte d’être la suivante. Le tout dura pendant encore six années, jusqu’à ce que le Mur finisse par tomber durant la nuit du 9 novembre 1989. Rien que le jeune garçon ne puisse réellement comprendre.

Alors que Hohenschönhausen, la prison de la Stasi, s’était vidée de ses occupants, l’espoir de retrouver des proches brutalement enlevé était né dans les cœurs des Berlinois de l’Est. Espoir que la femme n’avait partagé que durant un court moment. Survivre six longues années dans ce genre d’établissement relevait du miracle et l’homme n’avait pas eu cette chance.
Après des mois de deuil et à l’aube du septième anniversaire de son fils, la pauvre mère finit par prendre la décision d’émigrer aux Etats-Unis.  

Hannibal avait grandit dans les quartiers difficils de Boston. Bien que discret, le jeune garçon semblait avoir un don pour s’attirer des ennuis, peu aidé par sa difficulté à s’exprimer en anglais et les préjugés tournants autour des allemands, qui plus est des allemands de l’Est. La fin de la Guerre Froide n’avait pas retiré toute la rancœur dans les esprits des américains et les avis désobligeants des parents devenaient celui de leurs enfants. Devenant peu à peu bagarreur, répondant alors que des insultes dissimulées derrière un commentaire provoquant était formulé. L’école ne l’intéressait pas. Il était médiocre, au grand désarroi de sa mère qui voulait seulement faire de lui quelqu’un de bien, quelqu’un qui pourrait s’en sortir dans la vie. Être heureux. Des choses qu’elle n’avait pas pu obtenir avec la séparation du pays. Quoi qu’il en soit, Hannibal n’était jamais parvenu à aller loin dans ses études. Les échecs, il connaissait, peut-être même trop bien.

En 2001, alors qu'il aurait dû redoubler pour la seconde fois que le blond prit la décision de tout arrêter. Uniquement poussé par sa mère qui désespérait de le voir perdre son temps et ne s'attirer que des ennuis qu'Hannibal s'engagea dans l'armée américaine. Simple soldat sans la moindre importance, notre homme semblait avoir des difficultés à entrer dans le rang. Cependant, et dans une volonté de ne pas décevoir une énième fois sa génitrice, le jeune homme fit nombre d'efforts, animé par la volonté de ne pas connaître une nouvelle fois l'échec. Laissant son ego de côté, usant de sa fougue pour se faire bien voir de ses supérieurs, il s'était adapté à la vie militaire.

Un peu plus d'une année s'était écoulée et lors de sa deuxième mission en Irak, Hannibal y avait rencontré Jeremiah, l'un de ses supérieurs, chargé du commandement de la troupe du blondin. La relation entre les deux hommes avait d'abord était tendue, le courant ne passant pas, alors qu'Hannibal faisait preuve d'insubordination à l'égard de son supérieur. Peut-être était-ce dû au fait que ce dernier venait remplacer le précédent Caporal avec qui le blond avait développé une forte amitié. Quoi qu'il en soit, ce n'est qu'à leur retour au pays et durant la période de décompression qu'ils finirent pas commencer à s'apprécier. Quelques verres d'alcool détenaient cette rare qualité de pouvoir faire tomber tous les murs. Ou en tout cas, les moins épais. Il en avait fallu qu'une autre année passe pour que les dernières barrières s'effondrent, tandis qu'ils commençaient à se fréquenter de manière plus intime Une relation bancale qui avait cependant permis à Hannibal de garder la tête hors de l'eau alors que sa mère avait rejoint son père. Elle était morte durant la nuit. Aucune douleur selon les médecins. Avec cela, le blond prit sur lui, délaissant Boston et ses mauvais souvenirs pour Seattle et l'appartement rassurant de son amant.

On dit que les bonnes choses ne durent qu'un temps. Hannibal ne dérogeait visiblement pas à cet adage. Deux années après qu'ils aient emménagé ensemble, ils avaient eu la chance d'être envoyés en mission sur la même base d'opération. Sur les six mois qu'ils devaient y passer, il n'en restait plus qu'un. Le passage à l'année 2006 avait été célébré dignement quelques jours auparavant. Le sentiment oppressant d'être constamment en danger avait presque été effacé des cœurs des soldats tandis que tout était calme depuis de longues semaines. Peut-être était-ce là la raison pour laquelle le groupe mené par Jeremiah était tombé dans une embuscade. Peut-être étaient-ils juste au mauvais endroit au mauvais moment. Quoi qu'il en soit, trois jours plus tard, c'est avec le corps sans vie de son compagnon qu'Hannibal se voyait rapatrié. Durant de nombreux jours, le désormais ancien militaire tournait en rond dans cet appartement trop grand pour lui tout seul, trop vide aussi. Lentement, il s'enfonçait dans sa solitude, se renfermant de nouveau, laissant la dépression s'emparer de lui. L'alcool aidait. Lui permettant durant quelques heures d'oublier. Plus personne n'était là pour le relever de toute manière. Les ivrognes, on les ignore.

Ne prêtant plus aucune attention au monde qui l'entourait, il avait prit le volant après avoir bu les verres de trop. Pour aller où, dans quel but, personne n'aurait jamais la réponse. La course s'était terminée contre un arbre et Hannibal était resté dans le coma quelques jours. Il aurait dû y passer. Peut-être même qu'il l'avait à un moment souhaité. Voir des psychologues à répétition l'avait poussé à cesser d'avoir l'air d'un cadavre. Non pas qu'il allait réellement mieux, mais il désirait seulement rentrer chez lui. Doucement, la vie reprenait son rythme alors que les visites chez sa psychologue s’espaçaient de plus en plus. Finalement, le blond était parvenu à trouver un emploi dans un lycée. Rien de fameux, puisqu'il occupait une place d'agent d'entretien. Cependant, cela lui permettait de rester en activité. S'activer lui permettait, tout comme l'alcool quelques mois auparavant, de penser à autre chose.

+ and then there's today :

C’était un jour banal. Identique à ceux qui l’avait précédé et probablement identique à ceux qui viendraient. Il se levait pour se lever, allait gagner sa croûte, rentrait fatigué et toujours un peu plus las. Il commençait à connaître les moindres recoins de ce campus qu’il arpentait depuis près de 4 ans, en cette mi-octobre, les cours avaient normalement repris et il n’était à nouveau qu’une ombre dans les couloirs. Le sale temps et l’arrivée de l’automne ne constituaient en rien une partie de plaisir pour l’agent d’entretien. La cloche venait de sonner il y a de cela quelques minutes et les couloirs retrouvaient peu à peu le calme que notre homme savait apprécier. L’heure était venue pour lui de s’afférer à ses tâches qu’il effectuait d’une manière mécanique sans vraiment prêter la moindre attention à ses gestes. C’est un cri strident, presque effrayant, qui le fit réagir tandis qu’il était jusqu’alors insensible aux éléments qui l’entouraient. Passant la tête hors de la salle qu’il s’appliquait à nettoyer de manière méthodique, Hannibal avait alors fait face à une véritable scène d’horreur. Un étudiant qu’il ne reconnaissait pas réellement venait de planter ses dents dans l’épaule de ce qu’il reconnaissait comme une enseignante, de quelle matière ? Hannibal n’en avait cure à vrai dire, probablement l’une de ces matières à l’énoncé faramineux et vendeur qui faisait miroiter une discipline fort intéressante. Le blond avait alors croisé son regard. Entre la douleur et le sang ayant éclaboussé son visage, il avait aperçu la terreur dans ce regard implorant. Il aurait pu aider, faire lâcher prise à l’élève. Mais à quoi bon ? Des histoires circulaient dans le pays. Des cas étranges. Des hommes qui s’en prenaient aux personnes venues les secourir. Des hommes qui ne tombaient pas sous les balles des policiers tentant de les arrêter. Mais Hannibal n’était pas un héros. Il ne l’avait jamais été. Et il ne le serait probablement jamais. Alors il avait juste fuit.

Son premier mort, Hannibal l’avait achevé tandis qu’il rejoignait sa voiture à l’aide du balai qu’il avait oublié de reposer. Ça n’avait pas été de sa propre volonté. Uniquement de la légitime défense alors que la créature s’était dirigée vers lui, la gorge ouverte en une plaie béante, sanguinolente, telle que personne n’aurait pu s’en relever et continuer de déambuler ainsi. Le coup avait envoyé le mort-vivant déjà claudiquant au sol alors qu’il parvenait, non sans mal, à atteindre le cerveau de la chose dans un craquement sinistre.

Comment comprendre ce qu’il se passait ? L’armée allait bien intervenir. Faire cesser cette folie. Et comme tout humain, le premier réflexe d’Hannibal une fois rentré chez lui fut d’allumer la télévision. Prendre connaissance de ce qu’il se passait. Des mesures qui allaient être prises. En début de soirée, la fermeture des établissements scolaires était proclamée et ce, jusqu’à nouvel ordre. Plus les heures passaient, plus les évènements semblaient se précipiter. On parlait de journalistes attaqués en pleine rue alors qu’ils cherchaient à témoigner pour leurs chaines. Le lendemain, on commençait à parler d’émeutes dans quelques grandes villes. En une journée, une part d’humanité semblait avoir été retirée chez chaque personne peuplant les Etats-Unis. Alors qu’on demandait aux populations de se barricader, Hannibal choisit de quitter Seattle. Il se contenta de prendre de quoi tenir quelques jours, le temps que ça se tasse. Et tandis que les émeutes naissaient aux quatre coins de la cité, le blond quittait la ville. En quête de calme, il ne voulait pas les morts à sa porte ni les émeutes sous sa fenêtre. Dans les jours qui avaient suivit, la plupart des médias n’étaient plus. Seuls des messages tournant en boucle demeuraient sur les chaines et quelques fréquences tenues par ce qui semblait être des militaires continuaient d’émettre de manière discontinue. On parlait de camps de réfugiés, de zones de quarantaine.

Peu à peu, le monde s’effondrait.

Solitaire qu’il était, Hannibal prit la décision d’évoluer sans personne d’autre. Alors que certains œuvraient pour protéger leurs familles brisées ou même de simples inconnus qui auraient eu besoin de plus de temps pour s’adapter et faire face aux ravages de l’apocalypse, d’autres saisissaient l’opportunité offerte par le soulèvement des morts, tentant de s’emparer d’un pouvoir qu’ils n’avaient auparavant jamais pu obtenir. Sortant de leurs vies miteuses et sans intérêt, trouvant dans quelques groupes l’attention d’autres, peut-être trop faibles pour gouverner, seulement taillés pour obéir. Peur de prendre des responsabilités ou peur de se soumettre, allez savoir. Il n’était pas non plus un meneur dans l’âme ou bien un suiveur. Etre soldat pendant dix années lui avait suffit.  

Durant des mois il erra seul. Vivant du pillage des maisons abandonnées par leurs propriétaires. A ses débuts, il n’avait pas osé. Passant dans les boutiques et laissant même parfois une somme d’argent sur le comptoir, dans un faux espoir qu’un jour tout redeviendrait normal, et les tenants regagneraient leur boutique. Il s'était fixé comme objectif de rejoindre le Sud du pays. Il avait un long chemin à parcourir, alors dès qu’il pouvait trouver un véhicule en état ainsi que les clefs qui allaient avec, le survivant se permettait de l’emprunter. Depuis le temps, le propriétaire serait bien venu la chercher si il en avait toujours l’usage. Son incapacité à faire démarrer une voiture sans clefs ralentissait bien souvent son avancée.

Cela faisait une année et demi que l'épidémie fait s'écrouler la civilisation et il avait alors parcouru les États-Unis jusqu'en Utah où il tomba sur Berekia. Ou du moins que Berekia lui tomba dessus. Personnage étrange qui avait jusque là réussi à survivre Dieu seul sait comment. Il avait été le premier humain qu’il croisait depuis près de cinq mois. Après l’avoir débarrassé du vorace qui le pourchassait, Hannibal en apprit un peu plus sur l’homme. Lui aussi errait sans but depuis le début. Pourtant, faire la route en compagnie d’un autre n’avait pas enchanté l’allemand au premier abord. Il avait même tenté de s’en séparer, à chaque fois d’une manière plus ou moins subtile qui lui avait été propre. Une méfiance était née ; et quand bien même aurait-il eu confiance, la charge d’une personne à protéger demeurait trop lourde aux yeux de l’ancien militaire. On était alors en juillet 2012.

Et finalement, quelques semaines plus tard, Berekia s’était avéré plein de ressources. Car si Hannibal avait apprit à y faire face aux rôdeurs, les humains n’étaient en rien son fort. Et tandis qu’un groupe hostile était venu chercher la confrontation avec les deux compagnons de route, ce dernier était entré dans le jeu du groupe. Mis à mal, blessé et incapable de reprendre immédiatement la route ou même de se mouvoir tel qu’il l’aurait fait au meilleur de sa forme, l'irlandais avait été forcé de prendre le relai, effaçant la méfiance qui avait vu le jour quelques semaines auparavant et forçant le belligérant à admettre qu’il avait besoin de quelqu’un. Et si la bonne humeur parfois affligeante de son nouveau camarade semblait le consterner dans les moments les plus critiques, l’un de ces sourire bienveillant pouvait de plus en plus souvent être aperçu, pointant discrètement sur les lèvres d’Hannibal.

Un rapprochement plus que certain s’était opéré après de longs jours de vie sur les routes. La décision de désormais éviter de rejoindre un quelconque groupe avait été commune. Ce rapprochement n’avait jusque là été que platonique. Du moins, pendant un temps. Les fêtes avaient une place dans le cœur de Berekia ; que ce soit Thanksgiving, Noël ou même le Nouvel An, il y tenait. Incapable d’argumenter contre si ce n’est en arguant qu’ils ne connaissaient même pas la date, Hannibal avait cédé, osant retrouver durant un instant la normalité de l’ancien monde. Et bien que l’heure soit aux réjouissances, il avait prit la responsabilité de rester sobre, dans le cas où ils se retrouveraient face à une nouvelle situation, laissant à son camarade les joies de l’alcool. La fatigue commençait à se faire ressentir, assez pour qu’il aille se coucher, non loin du feu, mais pas assez pour qu’il s’endorme. A la place, la blond se contentait de fixer l’autre homme, repensant à ce qu’il s’était passé depuis le début de l’épidémie.

La voix de Berekia brisa le silence, alors qu’il se rapprochait lentement du somnolant. Plissant le regard, demeurant immobile alors que leurs lèvres se frôlaient de manière chaste. Les mots avaient été prononcés. De manière presque innocente. Il n’avait rien attendu de plus avant de s’étendre à ses côtés. Face à sa propre incapacité à réagir, Hannibal avait seulement porté son pouce à ces propres lèvres, effleurant le point de contact. Etait-ce l’alcool qui agissait et parlait à la place de Berekia ? Peut-être aurait-il tout oublié le lendemain. Son entêtement à toujours chercher réponse à tout était loin de l’aider sur ce coup là. Ainsi préféra-t-il tout faire reposer sur la boisson et sombra à son tour dans les bras de Morphée.

Pour une fois, l’allemand s’était levé le premier, chose rare à vrai dire. Son compagnon d’infortune reposait à ses côtés, sans autre protection contre le froid que ses habits. Effaçant les événements de la veille, il plaça sa propre couverture sur le dos de l’endormi, s’en allant ouvrir les dernières conserves de fruits qu’il restait. Rien de bien fameux. Il avait tâché de ne pas faire de bruit, respectueux du sommeil de son acolyte. C’est pourtant un Berekia bien éveillé qui accueillit son retour. Et tandis que l’un croyait les péripéties de la veille oubliées, l’autre avait saisit l’opportunité offerte lors du service du petit déjeuner, scellant leurs lèvres de manière bien moins chaste que la veille. Le blond s’en était détaché, toujours aussi incertain et le brun l’avait fixé jusqu’à finalement le convaincre.

Alors que les mois, puis les années passaient, une routine s’était installée, Hannibal veillait désormais sur son compagnon, ayant trouvé une raison de se maintenir en vie. Dans les jours les plus calmes, où les maisons visitées offraient de quoi tenir plus longtemps qu’à l’accoutumée, le blond tentait d’apprendre à Berekia comment se défendre face aux morts, Berekia progressait plutôt bien même si la volonté n'était pas toujours de la partie, mais Hannibal y tenait. Beaucoup. Durant plus de trois années, ils avaient voyagé recouvert du sang des morts, circulant avec plus d'aisance et de sécurité entre les cadavres, ne serait-ce que pour retarder le moment tant redouté où il n’y aurait plus d’échappatoire.


Leur arrivée à Olympia aura changé beaucoup dans la vie des deux hommes, peut-être trop alors que le couple n'en était à présent plus un. Hannibal échouant sur le canapé d'Iris suite à la rupture, sous le regard plein de jugement du petit Monroe, paumé et incapable de vraiment prendre de nouveaux repères alors qu'il se retrouvait presque seul dans une cité beaucoup trop civilisée par rapport à ce à quoi il avait été habitué jusque là. Partagé entre soulagement et crainte que le répit ne dure pas, c'est finalement en se rapprochant de la jeune femme qui l'avait accueilli que l'allemand finit par trouver quelqu'un à se raccrocher, un soutien presque inespéré qui était finalement devenu bien plus que ça. Si bien qu'il en était venu à vouloir plus, alors qu'ils n'étaient pas réellement certains de vivre vieux. Quelques mois après et alors qu'ils étaient à présent officiellement ensemble et sûrement désireux de ne pas refaire l'erreur de laisser les choses trainer, Hannibal prit la décision de sortir chercher de quoi réellement marquer leur union. Comprenez une bague, entre autres. Partant en prévenant un cercle restreint d'une seule personne de son départ -à savoir Bass-, son absence ne devait pas durer plus d'une journée. Mais bon. Rien ne se passe jamais vraiment comme on l'aimerait, n'est-ce pas ?

Pas franchement doué et quelque peu difficile sur le choix de la bague, le blondin s'était éloigné plus que prévu de la ville, compromettant son retour dans les temps, mais il avait trouvé. Et parce que le destin est une pute, une horde plus conséquente que prévue le força à user de détours foireux qui le menèrent.. il ne savait pas vraiment où. Et parce qu'évoluer en terrain totalement inconnu, seul et incapable de trouver une putain de carte routière, il commença à errer, cherchant vainement le chemin du retour, s'éloignant plus qu'il ne se rapprochait de son objectif. Sa quête aurait pu s'arrêter sur un simple échec, mais visiblement ce n'était pas assez, alors il eut à gérer un échec critique ; à savoir, se retrouver face à un petit groupe passablement hostile. Tout ça pour finir dans un vieux local avec d'autres survivants, qui parfois se faisaient emmener, ne revenant pas tout le temps. Tout ça pour se trouver au milieu d'un jeu malsain pour divertir la quinzaine de gars du groupe. Une arène, des morts, parfois des vivants. La bague toujours dissimulée dans une poche de son jean, c'est la seule chose qu'il était parvenu à garder. Comme un rappel qu'il lui fallait trouver un moyen de rentrer. Et si il survivait aux quelques combats qu'il avait dû faire, l'allemand savait pertinemment que ça n'allait pas durer, que viendrait un moment où il n'arriverait plus à tenir. Et lorsqu'enfin l'occasion de s'échapper se présenta, lui et d'autres la saisirent sans trop hésiter.

Peut-être était-ce un autre de ces jeux sadiques, peut-être pas. Traqués durant quelques jours, lui et les autres durent coopérer, chose qui ne dura pas alors qu'ils furent séparés. Et sans grande fierté qu'Hannibal avait fini par trahir le type avec qui il s'était enfuit, le laissant derrière pour couvrir sa propre fuite. Koenig n'avait aucune idée de combien de temps s'était écoulé depuis son départ. Se maudissant lui même de ne pas être initialement parti avec une carte alors qu'il mettait la main sur l'un de ces bouts de papier fortement utile. Enfin il avait un moyen de rentrer à Olympia, il savait que la route allait être longue et c'est à nouveau dissimulé par un camouflage à base de tripes et de sang qu'il entreprit de rentrer chez lui. Aux côtés d'Iris, sans même s'autoriser à imaginer ce que la brunette penserait. Il espérait juste que tout allait bien.
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MessageSujet: Re: [STORYTIME] J'AI DISPARU PENDANT 3 MOIS (hannibal)   Dim 27 Aoû - 13:37

BB HANNIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
*t'attrape et t'attache au lit, te laisse plus repartir*

Rebienvenue par ici
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MessageSujet: Re: [STORYTIME] J'AI DISPARU PENDANT 3 MOIS (hannibal)   Dim 27 Aoû - 13:52



Bienvenue à la maison I love you

● ● ● ● ●
❝ you and me against the world. ❞ i know it looks bad. we’ve all been through hell and worse, but at least we found each other. i wasn’t sure, i really wasn’t. but we did. we’re together. we keep it that way.
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MessageSujet: Re: [STORYTIME] J'AI DISPARU PENDANT 3 MOIS (hannibal)   Dim 27 Aoû - 13:53

TROIS MOIS.
SANS NOUVELLES.
PAS UN MOT.
RIEN.
TROIS MOIS.
SI TU OSES REPASSER PAR LA PORTE D OLYMPIA TU VAS ENTENDRE TONTON BASS, SON CRI DE GUERRE VIKING, ET VOIR SON POING DE PRES.

( )
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MessageSujet: Re: [STORYTIME] J'AI DISPARU PENDANT 3 MOIS (hannibal)   Dim 27 Aoû - 14:01

Spoiler:
 


Pardon Arrow

Re-bienvenue à la maison !
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MessageSujet: Re: [STORYTIME] J'AI DISPARU PENDANT 3 MOIS (hannibal)   Dim 27 Aoû - 15:06

Re-bienvenue Babal
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MessageSujet: Re: [STORYTIME] J'AI DISPARU PENDANT 3 MOIS (hannibal)   Dim 27 Aoû - 17:24

Re-bienvenu, lâcheur.

● ● ● ● ●

Je garde les pieds sur terre, Je garde la tête froide ; Je garde un revolver, Jusque dans ma baignoire ; Je garde un œil ouvert, Quand je suis dans mon lit ; Je garde le buste droit, La tête sur les épaules

Et pour tout l'univers
Rien que de la méfiance
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MessageSujet: Re: [STORYTIME] J'AI DISPARU PENDANT 3 MOIS (hannibal)   Dim 27 Aoû - 19:54

bon retour à toi, du coup!
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MessageSujet: Re: [STORYTIME] J'AI DISPARU PENDANT 3 MOIS (hannibal)   Mar 29 Aoû - 0:09

Trois mois. Aucune nouvelle. Rien. Nada. Je ne te félicite pas
En plus, tu nous reviens débraillé et complètement décomplexé de la chatbox (et obsédé du cul )

● ● ● ● ●

You step outside, you risk your life. You take a drink of water, you risk your life. Nowadays you breath and you risk your life. Every moment now, you don’t have a choice. The only thing you can choose is what you’re risking it for. —
every moment matters.
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MessageSujet: Re: [STORYTIME] J'AI DISPARU PENDANT 3 MOIS (hannibal)   Mer 30 Aoû - 22:30

Merciiiii Vous m'manquiez trop même si vous êtes moches.

Y a pas quelqu'un qui veut m'accueillir ailleurs en vrai ? J'ai peur de Bass wsh :c Promis j'serais sage et tout. J'ferais même le ménage.

Mais Peypey :c j'savais juste me tenir avant, c'pas pareil. puis c'est la faute d'Iris d'abord.


(jtm BB )
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MessageSujet: Re: [STORYTIME] J'AI DISPARU PENDANT 3 MOIS (hannibal)   Jeu 31 Aoû - 11:53

... Si tu pars ailleurs moi jtm plus.
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MessageSujet: Re: [STORYTIME] J'AI DISPARU PENDANT 3 MOIS (hannibal)   Sam 2 Sep - 10:15

Bon jeu sur Influenza !
Félicitations. Tu vas bientôt toucher le fond, c'est bien.



La baaaaaague petit Hanni cette poisse légendaire. Et la fin je la trouve cool !

Et te voilà officiellement validé/e ! Pour commencer, il te faut recenser ton avatar. On t'invite ensuite à revendiquer ton titre tes responsabilités, si tu en as. Et, si ce n'est pas déjà fait, pense à remplir ton profil.

Pour bien démarrer, tu peux poster une fiche de liens (en pensant bien à la tenir à jour) et en demander aux autres, créer un scénario si tu as des besoins précis ou un pré-lien s'ils le sont moins. On rappelle qu'il faut impérativement poster un sujet d'activité et que les Wanderers doivent intégrer un groupe dans le mois qui suit leur validation.

Tu peux maintenant librement flooder et surtout RP.

Et tout le staff d'Influenza te souhaite un bon jeu.

INFLUENZA


● ● ● ● ●

blood on my hands. there's blood on my hands, like the blood in you. some things can't be treated, so don't make me, don't make me be myself around you.
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MessageSujet: Re: [STORYTIME] J'AI DISPARU PENDANT 3 MOIS (hannibal)   

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[STORYTIME] J'AI DISPARU PENDANT 3 MOIS (hannibal)
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