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 Fatigante.

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MessageSujet: Fatigante.   Mar 8 Aoû - 17:22

Rory & Harrison
« fatigante. (clique)


Harrison la remarque sans qu’en retour Rory ne le voit faire. C’est qu’il est constamment à la chercher. Le temps qui n’est pas dévolu à ses tâches pour la Mine est entièrement consacré à la jeune femme. Josephine se moque de lui. Bien qu’il ne le pense pas, il rétorque, comme le autres, qu’elle est jalouse. L’éclaireuse hausse, chaque fois, les épaules et elle pointe une chose qu’il a dite ou qu’il a faite, et qui trop souvent en revient à Rory. À la longue, il est forcé de le reconnaître à son tour : il est ridicule, ses pensées sont ridicules, ses sourires le sont aussi… Pourtant, et indiciblement, la présence de l’ancienne olympienne lui fait trop de bien pour qu’il songe à la repousser. Même si ce n’est que cela, une petite idée fixe et candide, c’est l’une des plus belles choses qu’il ait connues ces derniers temps. Or, de nos jours, c’est remarquable.

Il remonte la galerie, passe ses comparses qui affluent vers la salle commune et lui adressent un signe de la tête. Harrison leur répond avec distraction. Il rattrape Rory quand elle va entrer et que quelques uns la précèdent, l’attardent dans le goulot que fait le tunnel. Le torse de l’éclaireur presse doucement sur son dos et il lui chuchote rapidement à l’oreille : « J’ai très envie que tu me demandes quelque chose. » Un sourire impérial peinturé sur la bouche, il le dit comme s’ils avaient sérieusement convenu d’un nom de code lorsqu’il s’agit de s’embrasser. C’est loin d’être exact. C’est loin d’être faux. Du reste, il s’amuse trop de la taquiner, de la chahuter, parfois jusqu’à la limite. Avec Rory Wheeler, il le faut trop souvent sous peine de baigner dans son indifférence. Le mineur se glisse à sa suite sous les voûtes de la salle commune. Il n’a rien à faire là et fait donc mine de l’accompagner. Tout ce temps, il s’assure que son rictus, proprement provocant, ne saurait lui échapper dans toutes ses nuances. « Je dois faire une petite reconnaissance, explique-t-il finalement sa présence. Cet après-midi. Je me disais que tu voudrais peut-être m’accompagner. » Comme la nature d’Harrison l’y autorise, il y a beaucoup de désinvolture dans ce ton-là. Il ne paraît pas y tenir. Il ne paraît pas réclamer. C’est, tout en même temps, manifeste. Dans un premier temps, il se dit que Rory résiste difficilement à une petite excursion, où que ce soit dès lors que ce n’est pas dans l’enceinte d’Hamilton. Dans un second, il espère (là encore, naïvement) que leur dernière entrevue n’aura pas été vaine. Sa franchise mériterait d’être récompensée ou, à tout le moins, remerciée ; si elle voulait le repousser, elle l’aurait fait plus tôt. Encore que, par sécurité, Harrison le devrait, il refuse néanmoins, obstinément, de parier contre eux et contre elle. « Ça dégourdirait ta cheville, s’arrange-t-il pour donner des prétextes, des arguments plus rationnels que le seul plaisir d’être en sa compagnie. J’en ai parlé à Maxine, et elle est d’accord. » Il a tout prévu. Et son sourire, l’odieux, l’éternel, ne joue pas l’innocence. Pour lui rendre justice, il faut reconnaître à Harrison qu’elle l’oblige trop et trop souvent à machiner, combiner, pour la débarrasser de ses scrupules. Et, d’ailleurs, il suinte la détermination, l’aura de celui qui ne tolèrera aucun refus et s’est déjà trouvé un millier d’autres démonstrations pour la convaincre de lui céder.
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MessageSujet: Re: Fatigante.   Mar 29 Aoû - 19:31

harrison & rory
«  fatigante.
Rory n’est pas morose, pour une fois, ni pessimiste, ni même de mauvais poil. Peut-être est-ce l’œuvre de Reese et de ses visites répétées. Peut-être qu’Harrison y est également pour quelque chose, qui sait après tout ? Elle n’y songe pas, pas trop, au risque de se renfrogner immédiatement, de se laisser gagner par la négativité. Elle sait pertinemment que trop de réflexions lui nuiront. Peser le pour et le contre, ruminer les événements, les actes aussi, certainement que ça ne jouerait pas en faveur de l’éclaireur ou de son humeur avenante. Ça tombe bien, puisqu’elle vit actuellement dans le déni. Ce n’est pas son genre a priori, il faut cependant bien une première fois à tout. Surement que ça ne durera pas longtemps, qu’elle retrouvera bien vite son fatalisme habituel, en attendant il faut bien avouer que ça la décharge, de ne pas tout analyser, d’oublier de manière éphémère les murs qu’elle dresse entre elle et le reste du monde. Une courte phase d’égarement probablement.

Elle suit le mouvement, le pas lent, direction la salle commune, où, elle le sait, un repas équilibré et peu ragoutant l’attend – directives de Maxine obligent. Elle le reconnait, malgré sa mauvaise foi, elle se sent mieux – physiquement du moins – depuis son arrivée à la mine et sa prise en charge par un médecin. Pour autant, le manque de liberté lui manque, c’est incontestable. Elle tressaille légèrement, surprise, alors qu’une voix familière se glisse au creux de ses tympans. Elle roule des yeux, pour sûr, peut-être que ses joues se teintent également d’une pointe de rouge. Elle nie en bloc. « Je ne vois pas bien ce que je pourrais te demander. » qu’elle rétorque presque immédiatement sur un ton similaire à celui de l’éclaireur, feintant l’ignorance et l’innocence. Elle est rassurée, en quelque sorte, de le savoir au sein de la mine, près d’elle. Etant donné les nombreux – et dangereux - aller et retours du mineur, il y a de quoi éveiller un soupçon d’inquiétude. Elle s’attache, elle le sait, elle ne prendrait pas la peine de se faire du mouron dans le cas contraire. En attendant, elle garde ça pour elle, bien au chaud.
Elle tend l’oreille, intéressée, tique à la mention du terme " reconnaissance " incluant manifestement une sortie en dehors de l’enceinte d’Hamilton. Liberté, soleil, évasion. Voilà ce que lui évoque l’extérieur depuis son intégration au cœur de la mine. Il ne le sait pas encore, à moins que si, mais il ne lui en faut pas plus afin de prendre une décision, le choix est déjà fait, la réponse est oui. Mais, pourquoi le couper en si bon chemin ? Pourquoi se priver de le voir patauger encore un peu ? Après tout, il a affaire à Rory Wheeler. Elle ne peut réprimer un sourire moqueur, alors qu’il semble avoir tout prévu, peu enclin à encaisser un refus. Force est de constater que sa détermination est on ne peut plus présente. Comportement plutôt admirable tout autant qu’irritant si vous voulez l’avez de l’ex olympienne. « Est-ce que je peux savoir de combien d’arguments disposes-tu encore ? » Elle se stoppe un instant, plongeant ses prunelles dans les iris déterminés de l’éclaireur. Il est impossible, comme toujours. « Non parce que à ce stade, tu risques de manquer d’air sous peu, à force de parler sans cesse. » Elle est fautive, elle en a conscience. Elle ne lui laisse que trop peu souvent le luxe de s’exprimer pleinement, jouant généralement la carte du refus ou de l’indifférence. « Ce serait stupide de crever avant de connaitre ma réponse. » Elle hausse les épaules, faussement détachée. Elle a le sentiment qu’elle la regrettera, cette réponse, elle en est même persuadée. Une chose de plus à ajouter à sa liste des regrets qui, au passage, commence sérieusement à prendre des allures faramineuses depuis l’arrivée d’Harrison dans son existence. Peut-être qu’elle commence à l’aimer, cette liste des regrets, peut-être qu’elle se sent vivre depuis son apparition.

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MessageSujet: Re: Fatigante.   Jeu 31 Aoû - 11:22

La première victoire d’Harrison, c’est que Rory ne soit pas froide avec lui. Elle pourrait. Non qu’il ait commis quelque chose mais parce qu’elle est ainsi. S’il aime à croire qu’il apprivoise les aspects les plus farouches de la jeune femme, elle est constamment indécise, au moins à son endroit. L’éclaireur se doute de la raison, des raisons, et ses efforts pour lutter contre ne font que redoubler. Néanmoins, et dans une fraction retranchée de son crâne, Harrison a toujours sa déroute brutale lorsqu’il était venu la voir à Olympia, les jours qui ont suivi Halloween. Il n’y pense pas, jamais vraiment. C’est plutôt fiché là comme un instinct, une leçon qui marque jusqu’au sang et borne le monde. Au-delà, qui sait ce qu’il risquerait… ? Au mépris du danger quelques fois, il veut tout voir et tout avoir de l’ancienne olympienne.

C’est à rebours – et à son petit sourire railleur – qu’Harrison réalise qu’elle est d’ores et déjà convaincue. Il devrait savoir, à la longue, que la seule perspective de sortir suffit à Rory. De crainte d’être éconduit en maladresse, il l’oublie ou il fait semblant de l’oublier. Il n’a pas non plus de scrupule particulier à démontrer qu’il a envie d’être avec elle. Si ça peut sembler embarrassant, le mineur est résolu à passer outre. Elle peut se moquer tant qu’elle veut… « J’ai répété avec Joe, plaisante-t-il de lui-même sur un ton très sérieux. » Du reste, et s’il devait présenter de nouveaux, ce serait elle que la démonstration indisposerait. Il finirait par se donner en spectacle devant tout le monde, sans sourciller, et elle en serait assurément contrariée. Lui, ravi. « Je peux le refaire sept fois sous apnée, si besoin. » À son indifférence, Harrison oppose beaucoup d’aplomb. Il refuse de se laisser prendre, de les laisser tendre à la dispute. Il est venu avec bien trop de détermination pour renoncer et, assez curieusement, il est doté d’une bonne humeur qu’il sera difficile d’entamer. Alors il insiste, les pieds figés dans le sol et son regard dans le sien. « Je peux te tenir compagnie pour déjeuner pendant que tu réfléchis à ta réponse… ? » Harrison n’a pas tellement de temps devant de lui. Il s’attarde. Il n’aime jamais mieux ça qu’auprès de Rory.

Une pression invisible lui susurre qu’il ne devrait pas. Aux résistances habituelles de la jeune femme, s’ajoutent maintenant les suspicions de son propre camp. Le vol de médicaments, s’il remonte à des mois, a la curieuse manie de le tourmenter, comme s’il pouvait sentir l’étreinte de la culpabilité, alors que c’est l’étau du jugement. Il fait semblant de rien, de ne pas savoir, et il s’efforce de ne pas le dire à Joe depuis qu’il s’est confié, par errance, à Maxine. Personne ne devrait le savoir, non qu’il craigne qu’on le dénonce mais parce qu’il craint qu’on lui prête des complices. Parfois, quand il regarde Rory comme il le fait maintenant avec beaucoup d’intensité, il redoute que son secret le reste. Ce jour-là, allez savoir… Oh, l’éclaireur sait le sort qu’on fait aux traîtres. Il n’a pas peur. Il n’est pas impatient, c’est tout.

Ils trouvent de la place à l’une des cinq tables et, malgré le nombre d’âmes accumulées aux alentours, ils disposent d’une certaine intimité. Pour Harrison, ce n’est pas assez. Ça ne l’est jamais. « Tu parles d’un repas, commente l’éclaireur en s’asseyant de son côté. » Il jette un œil qui exagère aux prescriptions que Maxine fait pour Rory. Lui-même ne mangera que le soir, comme la plupart des mineurs, assez bien portants pour n’avoir pas besoin d’une alimentation et d’apports spécifiques. Le diabète paraît toujours distant, étranger, et ce n’est pas un sujet dont ils discutent par ailleurs. « Si tu sortais avec moi, t’aurais au moins un aspect positif à Hamilton… » Harrison ne s’offusque pas de double-sens que l’on peut trouver à cette phrase. Bien au contraire, son sourire s’en amuse.


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MessageSujet: Re: Fatigante.   Ven 8 Sep - 20:27

harrison & rory
«  fatigante.
« Tu peux. » Elle hausse les épaules, l’air décontracté. Le visage d’Harrison s’illumine elle ne sait trop pourquoi. Peut-être parce que, pour une fois, elle ne se contente pas de l’envoyer balader sans ménagement ? Une grande première. « Du moins, si tu me promets d’éviter de me dévisager pendant que je mange, c’est déjà assez gênant en temps normal, alors si je dois en plus faire attention à ne pas me coincer un aliment entre les dents, ça en devient contraignant. » Elle se souvient parfaitement de ses quelques rendez-vous galants pré-apocalyptiques. Tous aussi foireux les uns que les autres. Elle se remémore le casse-tête que représentait le menu d’un restaurant, aussi bas de gamme soit-il. Pas de pâtes, trop compliqué à manger. Pas d’ail sous peine de mauvaise haleine. Souvent, elle se résignait à avaler une quelconque salade, de toute façon, étant donné sa condition de diabétique, il s’agissait là du choix le plus judicieux. Le coin de ses lèvres s’étire à l’évocation de ces quelques souvenirs désormais vagues dans son esprit. Plus le temps passe et moins elle se souvient du monde d’autrefois. Elle n’est pas vraiment nostalgique. Plus elle oublie, moins elle regrette le bon vieux temps.

Sans autre détour, ils pénètrent dans la salle commune, non sans attirer quelques regards. La mine à ses yeux, s’apparente à la ville fictive de Fairview ou encore celle de Stars Hollow, tiré respectivement des séries Desperate Housewives et Gilmore Girls, autrement dit un véritable nid à potins. Tout le monde guette son voisin, tout le monde est au courant de tout, les ragots circulent plus vite que la lumière. Non pas que ça la contrarie réellement, bien qu’elle ne soit pas vraiment joyeuse à l’idée de se sentir épiée de la sorte, au final elle est plus amusée qu’autre chose. Tandis qu’il s’installe à l’une des tables encombrants les lieux, elle prend la direction des cuisines adjacentes – le terme est vraiment exagéré -, y récupérant son plateau repas équilibré. Elle tire la moue, alors que Dax lui adresse une légère tape sur l’épaule. Aujourd’hui ne fait pas exception à la règle, Maxine a bel et bien encore donné ses consignes alimentaires. Elle sait pertinemment qu’elle n’a pas le droit de se plaindre, au moins bénéficie-t-elle de ses trois repas par jour contrairement à certains, contrairement à Harrison. Sans tarder plus amplement, elle s’installe aux côtés de ce dernier, un peu nerveuse, la boule au ventre. Pourquoi ? Si seulement elle en connaissait la réponse ! Peut-être parce qu’il est trop proche, peut-être parce qu’elle a le sentiment de baisser sa garde. « Maxine est très stricte, un tyran si tu veux mon avis. Ou alors, elle en profite par le biais de l'alimentation pour se venger de mon comportement irritant. C'est peut-être les deux. » Elle l’aime bien, Maxine, c’est surtout qu’elle prend un malin plaisir à agacer le médecin, elle ne s’en cache pas. Un passe-temps comme un autre. « J’aimerais bien que cet aspect positif prenne la forme de brownies au chocolat ou des macarons à la framboise. Je doute qu’être dans tes petits papiers suffisent. » Petits papiers, autrement dit son propre synonyme pour sortir avec moi. Elle ne le regarde même plus, Harrison, iris braqués sur ses légumes verts. Il a le chic pour la faire réagir. « Je vais sortir avec toi, je veux dire dehors. » La précipitation de son ton l’a trahi complètement, elle en a parfaitement conscience. Elle se gifle mentalement. Depuis quand exactement est-ce qu’il lui fait perdre ses moyens ? Une petite voix intérieure lui susurre que ça ne date pas d’hier, mais elle l’ignore. En outre, elle est persuadée que le sourire de l’éclaireur n’a fait que redoubler suite à cette précision empressée. « C’est quoi le programme ? » L’art de dévier le sujet loin des sous-entendus lui ôtant tous ses moyens, à moins qu'elle ne s'enfonce dans les sens-entendus, elle ne saurait trop dire.

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