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 (XI) take a breath + abel

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MessageSujet: (XI) take a breath + abel   Mer 19 Juil - 18:29

Abel & Peyton
« take a deep breath.
Pour une fois et ce, depuis des lustres, elle respire à nouveau, Peyton, à pleins poumons. Peut-être parce que le poids du monde lui semble moins pesant, plus léger. Chose rare. À croire qu’elle mérite enfin une pause, ce n’est pas trop tôt à son gout. La voix de ses détracteurs s’est affaiblie, ne ressemble plus qu’à un murmure, Olympia semble à nouveau sereine et insouciante, Abel est temporairement moins atroce que d’habitude ce qui relève bien entendu du miracle, la seule constante inébranlable n’est autre que Willa, toujours aussi casse-pieds, aussi fidèle à elle-même. Dans tous les cas, elle sait cette quiétude éphémère, le contraire est inespéré, même inconcevable. Alors, en attendant, elle en profite, se délectant de ce moment d’accalmie soudain. Ce n’est pas pour autant qu’elle en devient inconsciente, qu’elle ne garde pas la tête bien ancrée sur ses épaules, elle n’est pas stupide. Le déluge est probablement proche, le château de cartes est bancal, potentiellement sur le point de s’écrouler. Oscar, Elijah, leurs voix discrètes mais portantes, obscurcissant les esprits. Elle les sait proches, aux aguets. Pour sûr qu’ils attendent les prochains faux-pas, le meilleur instant pour frapper, pour cibler son talon d’Achille. Hors de question qu’elle en devienne complètement paranoïaque, hors de question que ça lui pourrisse l’existence plus que de raison, ça leur plairait bien trop, elle n’est pas prête à leur accorder cette victoire. Elle tire profit de ce qu’on veut bien lui accorder, autrement dit, une ataraxie passagère.

Calée contre un pan de l’écurie, bras croisés, air perplexe rivé au visage, elle le darde des yeux, Abel, dont les gestes sont assurés et automatiques. À le voir ainsi, seller l’équidé, elle en oublierait presque l’apocalypse, leur vie chaotique, leurs devoirs. Presque, mais pas totalement. « Je ne suis toujours pas convaincue. » Elle ne l’a jamais été à vrai dire, n’est pas prête de l’être non plus. Elle n’est pas cavalière dans l’âme, Peyton, loin de là. Les chevaux elle les apprécie, à distance raisonnable cependant. Elle se projette très clairement une vingtaine d’années en arrière, tandis qu’il s’obstinait encore à lui inculquer les bases de l’équitation, ou du moins à essayer avec acharnement. Peut-être qu’elle n’est pas très volontaire, ni même emballée, surement que ça doit sévèrement freiner son apprentissage. Pourtant, le temps n’a pas entaché l’obstination du cavalier ni même la mauvaise foi caractéristique de l’Olympienne. Ils forment la paire, une sacrée paire. « Quel est ton but exactement ? Déterminer mon potentiel rider en cas de chute d’Olympia ? » Ou de destitution, option probable également, même si les tensions semblent temporairement apaisées. Le calme avant la tempête ? Elle n’a pas l’envie d’y songer plus amplement, pas maintenant. Peu importe, le fait est qu’elle est la dernière personne sur terre à posséder le fameux potentiel crimson rider. « Parce que si c’est le cas, sache que je suis une cause perdue et irrécupérable. » Pourquoi est-ce qu’elle a le sentiment que rien ne le dissuadera aujourd’hui ? À part éventuellement un drame familial. Peut-être que Jenna va accoucher, songe-t-elle, sans réellement espérer non plus. Il est encore trop tôt et, de toute évidence, l’idée d’être présente ce jour-là l’emballe encore moins que de monter à cheval. « Et puis, je préfère d’autres types de chevauchées… » Sa voix s’éteint quelque peu, se voulant plus faible, à l’abri des oreilles baladeuses. Le sexe, dernier recours, dernière échappatoire. Elle s’avance de quelques pas, la démarche suggestive, les prunelles brillantes. Cette fois, c’est lui qui n’a pas l’air totalement convaincu par sa proposition indécente, à son plus grand désarroi. Elle est tombée sur l’unique homme préférant l’équitation à ses avances lubriques. C’est bien sa veine.

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MessageSujet: Re: (XI) take a breath + abel   Mer 19 Juil - 22:43



Peyton & Abel
« take a deep breath


(début juillet)

Le calme avant la tempête. Comment pouvait-on définir autrement qu’avec ça ce qui était en train de se passer ? Si la vie restait tout de même loin d’être rose au ranch, si l’on n’oubliait pas les tensions omniprésentes ni le fait qu’il y avaient en cavale au sein des cavaliers des personnes clairement intéressées par la mort de leur leader, il n’empêche que tout n’était pas si mal que ça en ce moment… comparé au chaos des mois précédents. Mais le coup de pouce d’Anita Jones avait été précieux pour remettre sur les rails toute l’organisation du domaine, qui avait sérieusement menacé de partir à vau l’eau après l’épidémie et toutes ses conséquences. Abel aurait presque pu être détendu, s’il n’y avait pas eu l’ombre de cette menace assassine pour lui peser sur les épaules en permanence. Et tous les tracas quotidiens qu’il ne parvenait jamais vraiment à chasser de son esprit. Et sa paranoïa qui forçait une vigilance accrue de tout instant dès lors qu’il était hors de sa maison. Et sa méfiance qui s’inquiétait d’un rien. Et son caractère qui, naturellement, ne le poussait pas à ce genre d’inclinaisons. Et… et un tas d’autres choses, en fait, mais quand bien même les faits étaient là : Abel semblait un peu plus avenant qu’à l’ordinaire, moins fermé à ce qui l’entourait, moins prompt à gueuler sur la moindre contrariété. Si l’on n’irait pas jusqu’à dire qu’il avait l’air agréable, force était de constater au moins un peu moins sur les nerfs que ces derniers temps.
Forcément, Peyton n’était pas complètement innocente à cet état de fait. Si leur relation pouvait se comparer à un genre de montagnes russes version post-apocalyptique, alors ils n’étaient pas en chute libre en ce moment. Ce n’était pas grand chose, certes, mais suffisamment pour que ça se répercute sur son comportement. Et personne n’allait s’en plaindre.

« Admets au moins qu’à présent il y a une réelle utilité derrière ça. » Elle n’avait jamais été convaincue, Peyton, mais si à l’époque l’équitation représentait tout au plus un loisir dont ceux qui n’en avaient pas besoin dans leurs travaux journaliers pouvaient aisément se passer, il fallait bien reconnaître que les choses avaient un peu évoluées à présent. Au moins les bêtes n’avaient pas besoin d’essence pour avancer, et l’herbe ici se trouvait bien plus facilement que n’importe quel carburant. « J’ai vu des causes bien plus perdues que toi ici. » Il haussa les épaules, bien déterminé à ne pas la laisser marquer trop de points. « Et puis si tu es si irrécupérable que ça, tu pourras toujours ramasser la merde. Curieusement, ceux qui sont de corvée nettoyage sont assez prompt à céder leur place. » Pour être tout à fait honnête, Abel ne savait pas trop quoi penser de l’idée de la voir garnir les rangs des riders. Même dissociée de ce que ça impliquerait forcément vis-à-vis de la situation à Olympia, il n’aurait su déterminer si cette possibilité de la voir plus (trop ?) souvent le réjouissait ou non. Ce qui était sûr, c’est que ça l’emballait clairement moins que ça l’aurait dû compte tenu de cette espèce de passion violente et brûlante qu’il nourrissait à son égard.
« Tu vas vraiment reculer devant rien pour y échapper, hein ? » Relevant la tête de son occupation, il la considéra avec un demi-sourire goguenard fiché au coin des lèvres. Il ne savait que trop bien ce qu’elle préférait, oui : à peu près toutes les tentatives qu’il avait mises en place pour la persuader d’essayer, à l’époque, s’étaient soldées de cette manière. « Je croyais pourtant que le sexe n’était pas la solution à tous tes problèmes. » L’allusion était évidente. Et il n’allait pas céder déjà à ses avances, aussi tentant cela puisse-t-il être : le cavalier l’avait déjà eue pour lui durant la nuit qu’elle avait passée ici, il pouvait bien se tenir encore un peu. Il n’était plus de ces adolescents incapables d’attendre et qui avaient un besoin irrésistible de copuler dans le premier recoin venu. Ça ne l’empêcha pas, néanmoins, de rentrer dans son jeu, de s’écarter du cheval de quelques pas pour attraper Peyton par la taille et l’attirer vers lui. Mais si ses lèvres trouvèrent le chemin de son oreille, ce ne fut que pour leur lâcher quelques mots moqueurs. « Fais un effort, mes recruteurs seront sans doute probablement plus inclinés à te faire entrer dans les rangs si tu sais poser ton cul sur un foutu canasson. » Et de s’écarter, à nouveau, pour lui tendre les rênes dudit foutu canasson.


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MessageSujet: Re: (XI) take a breath + abel   Ven 21 Juil - 16:17

Abel & Peyton
« take a deep breath.
Il est buté, Abel, il ne compte la laisser filer de la sorte, lui accorder des points. Utilité ou non, elle n’a pas envie d’y poser les fesses, sur ce cheval, peut-être plus par simple esprit de contradiction qu’autre chose. Après tout, tout un pan de son existence n’est voué qu’à entrer en parfait désaccord avec Abel Rhodes. Pourquoi donc changer les bonnes vieilles habitudes ? D’autant plus qu’elle excelle à merveille dans ce domaine. Donc non, elle n’admettra rien du tout, certainement pas. Pourtant, intérieurement, elle reconnait volontiers qu’il n’a pas totalement tort. La dernière goutte d’essence est proche, dès lors ils se retrouveront sans véhicule, leurs jambes comme unique moyen de transport. Pas franchement idéal. Mais, dans l’immédiat, elle fait face à des problèmes plus urgents, alors l’essence n’est autre que relégué dans les tréfonds de son esprit. Pas la peine de se torturer à l’avance, même si de toute évidence, il s’agit du second domaine dont elle est l’experte.
Elle ne répond pas, parce que peu importe ses mots, ses arguments, il répliquera. Peut-être qu’elle n’est pas une véritable cause perdue, peut-être qu’elle n’est pas totalement empotée. Peut-être. L’espace de quelques secondes une expression de dégout et de désespoir s’empare de son visage, crispant ses traits, fronçant ses sourcils. Elle a toujours été précieuse, du moins comparée au cavalier. Forcément, entre les manières pompeuses des Yates et l’attitude rustaude des Rhodes, tout un monde les a toujours séparés. Alors, certes, l’apocalypse l’a violemment tirée de son confort matériel, surement qu’elle s’est vue dans l’obligation d’abandonner ses prétentions, de remonter ses manches, mais pour sûr, elle adore jouer de cet ancien comportement, surtout en présence du rider. Et puis, on ne change pas totalement une personne, c’est impossible, peu importe les morts qui rôdent, peu importe les circonstances et le monde actuel, le naturel ne s’estompe jamais totalement.

Un court instant, très court instant, trop même, elle s’imagine vainqueur de cette manche. Et, fatalement, elle jubile, plus satisfaite que jamais. « Peut-être que j’avais tort, peut-être que j’ai sous-estimé le sexe. » L’esquisse d’un sourire en coin ponctue sa tirade, tandis qu’elle ne le quitte pas des yeux. Bien sûr qu’elle ment, bien sûr qu’elle est prête à tout pour y échapper. « Peut-être qu’on devrait se contenter de plancher sur un domaine qu’on maîtrise tous les deux. » Elle y met du sien, Peyton, parce qu’il a déjà pu profiter de ses courbes la nuit dernière, parce qu’il est suffisamment rassasié pour passer outre ses avances. Ou peut-être pas. Les mains agrippe sa taille, elle n’y oppose aucune résistance, laissant le cavalier l’attirer à lui. Ou peut-être que si. Les lèvres contournent son visage, se stoppant au creux de son oreille. Le salaud. Elle soupire, mécontente, lésée. « Je te retiens. » Sans conviction, elle récupère les rênes, s’extirpant du box avec dépit, démontrant toute sa mauvaise foi. Mauvaise foi dont il ne semble pas s’encombrer d’ailleurs. « Je pensais qu’obtenir tes faveurs suffisait à intégrer le ranch. » Qu’elle rétorque finalement, rejoignant la cour centrale. Elle fait mine de réfléchir, perplexe. « Etant donné que ce n’est pas le cas, je vais arrêter de gaspiller mon temps et mon énergie à tes côtés. » Elle hausse les épaules, se décidant finalement à se hisser sur la monture avec la grâce d’une baleine échouée ou d’un canard boiteux, au choix. Elle est nerveuse, pas fière pour un sou. « Je suppose qu’à notre prochaine rencontre tu seras disposé à subir une leçon de cheerleading savamment orchestrée par mes soins. » Elle décale sa jambe en arrière, dans l’attente qu’il daigne régler ses étriers, s’imaginant la scène d’ici, Abel Rhodes agitant des pompons. L’image lui arrache un léger rire. « En guise de compensation. » Ce serait une sacrée belle revanche.  

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MessageSujet: Re: (XI) take a breath + abel   Sam 22 Juil - 12:12



Peyton & Abel
« take a deep breath


Il n’y avait pas à tortiller : s’il y avait bien une personne ici qui s’amusait franchement de la situation, il s’agissait sans le moindre doute d’Abel. Quand il l’observait, avec sa mine boudeuse et son comportement résigné, il se sentait tiré des années en arrière, loin de tout ça, loin des morts et du chaos, loin de ce petit royaume qu’il s’était bâti à la sueur de son front. Une fois n’étant pas coutume, le leader des riders s’était laissé tirailler par un semblant de nostalgie qui l’avait ramené à cette époque bien plus insouciante, inconsciente de ce qui allait leur tomber dessus sans crier gare d’ici peu. « Et qu’est-ce qui te dit que tu les auras encore, mes faveurs, si tu te fais dégager d’Olympia ? Si tu n’as plus rien à m’apporter il faudra que tu mérites ta place, comme tous les autres ici. » Après tout, Abel n’était-il pas un opportuniste notoire, n’agissant de telle ou telle manière que si cela pouvait lui rapporter quelque chose d’intéressant ? Mais il aurait alors fallu trouver un intérêt à ce qu’ils étaient en train de faire à l’heure actuelle, à moins que le fait de pouvoir se moquer ouvertement de la leader d’Olympia fasse l’effet d’une justification suffisante.
Un ricanement fila d’entre les lèvres d’Abel tandis que Peyton démontrait toute sa bonne foi pour se hisser sur le dos de l’animal heureusement relativement patient, habitué probablement à ce que ce genre de cavaliers en carton lui malmène le dos en s’essayant à l’équitation. Il n’empêche, la nervosité de l’olympienne était communicative et il pouvait deviner, à voir le cheval agiter les oreilles et piétiner un peu sur place, qu’il n’était pas tout à fait tranquille malgré sa bonhomie apparente. « Bien sûr », il rétorqua tout en s'avançant vers elle, réglant les étriers et vérifiant que la tension de la sangle était toujours optimale maintenant que l'animal avait fait quelques pas et reçu une personne sur le dos. « Compte là-dessus et bois de l'eau. » Après tout, ce n'était pas comme s'ils savaient pertinemment tous les deux que rien au monde n'aurait été susceptible de voir l'aîné des Rhodes se plier à un tel exercice. Rien, pas même un cas de force majeure, n'aurait pu le convaincre de piétiner à ce point sa dignité et son amour propre. Rien. « J'ai pas de temps à gaspiller pour ce genre de stupidité. » Les réglages terminés, il ponctua sa dernière réplique d’une claque rude sur la croupe du cheval, poussant ce dernier à faire un écart brusque et quelques foulées de trot nerveuses avant de s’arrêter de nouveau un peu plus loin, à quelques pas seulement de sa station initiale, Peyton toujours juchée sur la selle quoique loin de faire la fière. « Tu le stresses », il commenta, parfaitement conscient d’avoir eu une large part de responsabilité là-dedans en cherchant volontairement à exacerber la tension de l’équidé. « Si tu ne te détend pas plus que ça, tu vas finir par mordre la poussière dans moins de deux minutes. » Il n’y avait pas vraiment, ici, d’animal vraiment adéquat pour apprendre correctement l’équitation : si certaines bêtes étaient certes plus placides que d’autres, il n’en restait pas moins que la grosse majorité restait sanguine, réactive au moindre stimulus. Il leur fallait au moins ça pour survivre, lorsque les cavaliers partaient en raid hors des zones protégées et sécurisées. Un cheval calme, jamais sur l’œil et paresseux n’avait pas sa place ici. « Allez, mets-y un peu du tien, je suis sûr que ce n’est pas si terrible que ça » qu’il continua, franc sourire moqueur fiché au coin des lèvres. « Moi ça me dérange pas plus que ça de te voir te ramasser, mais tu ferais bien de pas leur donner une raison supplémentaire de se moquer de toi. » La remarque s’attachait aux quelques curieux qui, momentanément désœuvrés, étaient venus s’intéresser de plus près à ce qui se passait près des écuries. Et pourquoi pas après tout, il n’y avait aucune raison que leur chef soit le seul à s’amuser, heh ? « Ils en ont déjà bien assez juste parce qu’on baise. »


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MessageSujet: Re: (XI) take a breath + abel   Lun 24 Juil - 2:12

Abel & Peyton
« take a deep breath.
Pour sûr, elle n’est pas dans son élément, Peyton, elle en est loin. Elle ne s’en cache pas d’ailleurs, de toute façon, peu importe ses efforts de dissimulation, la nervosité se reflète dans ses gestes maladroits, ses mains crispées et ses traits inquiets. En même temps, les quelques spectateurs de la scène ne lui facilitent pas la tâche, faisant grimper la pression d’un cran. Elle n’aime pas se donner en spectacle, même si elle doit s’y résigner à l’instant. Elle ne l’écoute donc que d’une oreille, Abel, plutôt focalisée sur l’endroit où elle se trouve – ou plutôt sur quoi – que sur la voix de ce dernier. Pour autant, ça ne l’empêche pas de déceler la raillerie omniprésente. Elle peut toujours courir pour qu’il se soumette à une activité de son choix, elle n’en a jamais douté, même si l’idée d’une revanche n’est autre que jouissive. Un jour, qui sait ! En tout cas, elle regrette de s’être laissé entraîner là-dedans. En même temps, le choix, est-ce qu’il s’est réellement présenté à elle ? La réponse tend plus vers un non plutôt qu’un oui. Quand il veut quelque chose, quand il décide quelque chose, c’est comme ça, pas autrement. Evidemment, quand il s’agit d’Olympia, ça ne fonctionne pas aussi facilement, pour ce qui est du privé, elle veut bien s’évertuer à aller dans son sens, faire un effort, de temps en temps du moins. « Donc, je n’aurai rien en retour, je me suis faite avoir. » C’est certain même. Pourtant, elle s’était juré de ne plus poser ses fesses sur un de ces foutus bestiaux. Comme quoi, le cavalier sait se montrer persuasif. Elle tique à sa réplique. Stupidité. Parce que ce moment ne l’est déjà pas, stupide ? Ce n’est pas comme si elle avait l’intention de réitérer plusieurs fois l’expérience ou comme si elle comptait réellement apprendre à monter à cheval. Elle n’est pas vraiment offusquée, elle est même amusée. De toute évidence, pour Abel, tout ce qui ne relève pas du ranch, du traité, des cavaliers, n’est autre que stupide. Mais parfois, les moments, leurs moments, de stupidité en valent la peine. Ils sont trop rares, ils en ont besoin.
Elle ouvre la bouche, prête à répliquer, souhaitant lui clouer le bec, c’était sans compter sur l’envie du rider consistant à lui offrir quelques frayeurs. L’abruti, le salaud, le con. Elle se crispe instantanément, jambes serrées, doigts figés contre le pommeau de selle, subissant les écarts de sa monture. Il va le payer, un jour ou l’autre, mais elle le retient en tout cas. « Tu me stresses. » qu’elle rétorque, l’exaspération on ne peut plus palpable, une fois l’animal calmé. Elle aurait pu le tuer du regard à cet instant précis, alors qu’elle ravale sa fierté et que d’autres yeux indésirables assistent à la scène. « Si, tu recommences, je te jure que tu ne passeras pas le meilleur quart d’heure de ton existence, Abel Rhodes. » La menace est prise avec moquerie, elle n’en doute pas une seconde. Elle souffle, s’obstinant à adopter une posture plus décontractée, relevant la tête. « Si, ça l’est, c’est terrible, par ta faute. » Elle insiste, la mine boudeuse. Il s’amuse, d’elle, de son comportement, elle le voit. « Je ne comptais pas me ramasser avant que tu y mettes du tien et puis, de toute façon, niveau moquerie, je ne suis plus à ça près. Me faire baiser par le chef des riders en étant le plus haut niveau. »  Elle ne baisse même pas d’un ton, peu importe les oreilles présentes, elle n’est pas d’humeur à prendre des gants. « D’ailleurs, je te préfère quand on baise, t’es sacrément moins chiant. » Elle le foudroie de ses prunelles coléreuses, plus vexée qu’autre chose en réalité, avant de décamper de la cour principale, s’éloignant des badauds en prenant la direction des prairies, espérant que son destrier se montre coopératif.


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MessageSujet: Re: (XI) take a breath + abel   Lun 24 Juil - 14:53



Peyton & Abel
« take a deep breath


La menace était tentante, et Abel dû sérieusement lutter avec son esprit de contradiction pour ne pas réitérer sa mauvaise blague. Finalement, Peyton n’eut droit à son salut que grâce à un vague relent de bonne conscience qui souffla au leader des riders que s’amuser à continuer de ridiculiser l’olympienne devant le regard de ses hommes ne relevait ni d’un comportement très mature, ni d’une bonne idée de manière générale. Et le cavalier resta donc sage, ne se contentant que de ses remarques et de son attitude, mais sans lever le petit doigt une nouvelle foi dans le but de pousser encore l’animal à la faute. Il la laissa se sauver sans rien répliquer, puis se tourna finalement vers sa propre monture, occupée à raser de près l’herbe à proximité en attendant qu’on daigne lui accorder un peu d’attention. Faisant preuve d’un peu plus d’élégance que Peyton, il l’enfourcha et piqua des deux aussitôt, activant le cheval pour rejoindre l’olympienne qui déjà s’était bien écartée de l’écurie et de tous ses témoins inoccupés. « Tu vois que tu te débrouilles » il lâcha simplement, repassant au pas une fois arrivé à sa hauteur. « On pourrait presque arriver à tirer quelque chose de toi, si seulement t’y mettais un peu du tien. » Rendus à une allure plus tranquille, le cheval de Peyton calmé par la présence de l’autre, les deux progressaient sans se presser et chaque foulée les éloignait un peu plus des autres riders, des rires, des regards entendus, des oreilles indiscrètes. Enfin seuls, ils avaient pour eux le calme agréable de la nature sans avoir à se soucier des dangers qu’elle pouvait bien receler puisqu’ils n’étaient pas sortis de l’enceinte soigneusement sécurisée des terres du ranch. Et si tout à l’heure Abel l’avait laissé s’éloigner sans piper mot, sûrement était-ce parce qu’il avait lui aussi une idée derrière la tête.
Quelques minutes passèrent dans un silence qui n’avait rien de dérangeant ou de lourd tandis qu’ils continuaient d’avancer. Laissant Peyton s’habituer tant bien que mal à sa monture, rassasié de moqueries pour l’instant, il appréciait simplement pouvoir profiter d’une journée comme celle-ci, au moins pour quelques instants, laisser remontre quelques souvenirs d’une époque plus insouciante où il lui arrivait parfois de partir en randonnée sur plusieurs jours tout seul ou avec sa sœur, armés seulement pour chasser du gibier et sans avoir à se soucier d’hostiles susceptibles de leur tomber sur le dos à tout moment. Aujourd’hui, le flingue qui s’accrochait à sa cuisse n’était certainement pas pour tirer les lièvres, pas plus que les autres armes dont il ne se séparait que rarement dès lors qu’il n’était plus dans l’enceinte de sa maison.

« Je pense à lancer une offensive sur Stonebriar » il lâcha brusquement, le regard droit devant lui tandis qu’il abordait le sujet de la même manière qu’il aurait pu aborder les probabilités d’un orage avant la fin de la journée. « J’y ai pas mal réfléchi ces derniers temps. Et le moment me paraît opportun. » Abel se tourna finalement vers elle, guettant sa réaction. Il était sérieux, évidemment, toute trace de son comportement de tout à l’heure ayant définitivement été balayée de ses expressions. « J’en ai marre de cette menace permanente aux frontières de mes terres. Nous avons été affaiblis dernièrement, mais eux aussi. » Du moins étaient-ce là les retours qu’il avait eu de la part des cavaliers qu’il envoyait régulièrement patrouiller dans les abords du mall, habitude qu’il avait prise depuis que ce dernier s’était vu investis de ces raclures, et qu’il avait renforcée après les attaques qu’ils avaient eu le culot de mener à l’encontre des autres clans de survivants. S’ils n’avaient pas eu, ici, leurs propres problèmes à gérer avec l’épidémie galopante qui s’était répandue à travers tout le campement, il était fort probable qu’Abel aurait profité de ce moment où ses ennemis avaient temporairement perdu le toit qui les abritaient pour leur tomber dessus. « Et cette fois, je compte pas attendre qu’ils aient repris suffisamment d'aplomb pour tenter un nouvel assaut : il faut régler le problème qu’ils représentent, définitivement. » Et si les cavaliers étaient les plus exposés aux chacals de Stonebriar, de par leur proximité géographique avec le mall et leur rivalité qui étirée sur les années et teintés d’attaques dans un sens ou dans l’autre, il savait très bien n’être pas le seul à nourrir à l’égard de cette bande de charognards un désir de règlement de comptes prononcé.  



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MessageSujet: Re: (XI) take a breath + abel   Jeu 27 Juil - 16:30

Abel & Peyton
« take a deep breath.
Elle avoue, ce n’est peut-être pas si désagréable que ça, du moins, tant que des yeux indésirables ne sont pas présents pour juger ces moindres faits et gestes, et qu’Abel ne se comporte pas en parfait petit con. Peut-être qu’elle s’est éloignée des badauds, pour ce qui est du parfait petit con, elle ne risque pas de s’en débarrasser de sitôt. Pas comme si elle le souhaitait réellement non plus. La posture plus détendue, les muscles moins crispés, elle profite de ce semblant de calme tout à fait relatif au sein de la Crimson Valley. C’est presque comme avant, si on en oublie tout le reste, si on fait abstraction des morts. Un moment de relâchement, une pause imprévue, elle le mérite. Elle jette un rapide regard au cavalier, désormais à sa hauteur, regard traduisant le fond de sa pensée. Peut-être qu’elle y mettrait du sien s’il en faisait de même. Pas gagné donc. « Presque, oui. » Qu’elle répond, sourire aux lèvres, loin d’elle l’envie de faire la tête aujourd’hui. Ce qui est un exploit d’ailleurs. Après tout, pester contre Abel, c’est un peu son domaine de prédilection du moment. « Mais, on sait pertinemment que je vais t’épuiser bien avant que tu arrives à tirer quelque chose de moi. » En résumé, c’est peine perdue. De plus, ça impliquerait qu’ils se supportent sur le long terme, chose impensable à moins d’évoluer dans une réalité alternative éloignée de celle-ci. À se demander ce qu’ils foutent ensemble, ça défie la logique. Mais, elle n’a pas envie d’y songer, pas le temps pour ce genre de questions, et puis, elle sait pertinemment qu’elle n’y trouvera aucune réponse. Alors, autant profiter de chaque moment, de celui-ci également. Leur silence n’est ni lourd ni pesant, bien au contraire. Intérieurement, peut-être qu’elle le remercie pour cette balade forcée. Il n’a pas que de mauvaises idées au final. Exploit.

Les paroles du rider l’extirpe immédiatement de ses réflexions bien éloignées des conflits actuels entre clans. Elle ne répond pas tout de suite, l’attitude impassible, l’écoutant jusqu’au bout. Forcément, sa rancœur à l’égard des jackals n’est pas inconnue, bien au contraire. Evidemment, qu’elle aimerait se venger, éradiquer cette menace une bonne fois pour toute. Pourtant, elle ne sait pas encore s’il s’agit là d’une bonne idée, une idée qui tient la route. Les Olympiens commencent seulement à se reconstruire depuis l’attaque, le choix est difficile, même si dans le fond, elle est presque certaine qu’aucun ne s’opposerait à une offensive à l’égard de leurs ennemis. Mais, encore une fois, elle souhaite éviter les pertes, faire au mieux. « Affaiblis à quel point ? » Elle n’est pas au courant de la situation des jackals, pas d’homme ni de temps à perdre avec ces derniers, elle est déjà bien trop occupée à gérer la pagaille qu’est la ville, surtout depuis l’épidémie. « Tu en as déjà discuté avec Jones ? » Après tout, ils sont alliés. Et, pour tout dire, l’aide de la mine ne serait pas superflue. Même si elle ne sait pas réellement où se situer vis-à-vis de cette dernière, vis-à-vis de l’alliance la liant au ranch. Elle a le sentiment que plus rien n’est clair, net, depuis quelque temps. Elle n’arrive plus à se positionner à l’égard des autres clans. C’est un véritable casse-tête chinois, elle déteste ça, cette sensation de flou. « Je veux dire, le taux de recrues olympiennes capable de se joindre à l’offensive, si offensive il y a, n’est pas bien impressionnant contrairement à tes riders ou aux mineurs. » Pour sûr, elle peut peser dans la balance mais pas autant que Jones. Elle est réaliste, la moitié de ses survivants ne savent pas tenir correctement une arme, ni même de quelle manière survivre à l’extérieur de l’enceinte de la ville. Elle a conscience des faits, elle ne compte pas risquer la vie de ces derniers et ce, peu importe son envie grandissante de vengeance.

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MessageSujet: Re: (XI) take a breath + abel   Ven 28 Juil - 22:46



Peyton & Abel
« take a deep breath


Ne pas se voir opposer un refus net et ferme face à ses propos était quelque chose qui, s’il l’avait attendue, restait tout de même un soulagement. Abel y tenait dur comme fer, à cette idée d’offensive qu’il nourrissait déjà depuis beaucoup trop longtemps, mais il ne voulait pas se lancer dans la manœuvre seul. Il l’avait fait pourtant une fois, quelques années auparavant, mais les choses étaient différentes aujourd’hui et, s’il n’était alors pas venu à bout de cette vermine presque aussi agréable que les rôdeurs, ce n’était certainement pas maintenant qu’une telle entreprise allait réussir, pas vu la diminution de ses effectifs et les quelques tensions divisant le ranch.
« Ils se sont fait virer du mall à un moment. Et même s’ils l’ont récupéré depuis, y a eu un paquet de couards qui ont tourné les talons avant ça. Evidemment, on a chopé et buté tous ceux qu’on a pu au passage et j’crois pas que les autres ont eu envie de revenir. » Mais il en restait encore pour tenir les lieux, plus tenaces que des cafards dans une vieille bicoque humide. « Donc, affaiblis au point de pas faire le poids face à une coalition des autres clans, j’dirais. » Bien sûr, il n’y avait que sa parole comme justificatif de ce qu’il décrétait et tout le monde savait pertinemment qu’Abel Rhodes, dans sa folie des grandeurs, avait la méchante tendance à attaquer trop impulsivement dès lors qu’il pensait avoir trouvé une faille. Il n’y avait qu’à voir comment l’attaque contre la mine s’était soldée pour comprendre que la réussite n’était pas systématiquement au bout du chemin, dans ce genre d’idées folles…
Et puisqu’on en parlait, d’ailleurs, voilà que Jones pointait déjà son nez dans le débat. « T’as peut-être pas le plus grand nombre d’hommes à filer pour ça, mais t’as certainement ceux qui ont les meilleures motivations pour se joindre à l’assaut » il rétorqua, cherchant le regard de Peyton. Bien sûr qu’il comptait sur la rancune des olympiens pour la pousser à se ranger de son côté, il ne cherchait même pas à s’en cacher. Et puis quoi, c’était normal, non ? « Si offensive il y a, il continua, reprenant son phrasé, mieux vaut avoir sous la main des combattants qui ont envie d’en découdre. Parce qu’il s’agit pas d’un raid contre une poignée de survivants, ni d’une attaque sur une horde : ça va être sale, et il faudra pas avoir peur de s’encrasser la conscience. S’ils en veulent pas un minimum, ils fileront au premier camarade massacré. » Ils étaient des survivants après tout, pas des soldats habitués à ce genre de guérilla. Et si certains, comme le leader des riders, avaient depuis longtemps balancé aux oubliettes leur code de bonne conduite, c’était encore loin d’être le cas de tout le monde, et c’était d’ailleurs pas plus mal. « Donc non, j’en ai pas encore causé à Jones. Je voulais d’abord aborder le sujet avec toi, tâter le terrain de ton côté. » Il y avait de fortes chances, tout de même, qu’elle se range derrière lui, quoique avec la dirigeante de la Mine on ne pouvait jamais être sûr de rien.



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MessageSujet: Re: (XI) take a breath + abel   Mar 1 Aoû - 17:54

Abel & Peyton
« take a deep breath.
Elle emmagasine les informations, Peyton, bouche close. Donc, ils sont affaiblis, physiquement et mentalement, diminués en nombre également. La nouvelle est pour le moins intéressante, c’est certain. Peut-être qu’ils ont une chance, peut-être qu’elle ne se représentera plus, cette fameuse chance. Lèvres pincées, elle hésite. Est-ce qu’elle ne le prend pas trop personnellement, trop à cœur ? Est-ce que les risques ne sont pas trop importants ? Ses survivants ne sont pas des guerriers, elle ne doit pas négliger ce détail. Bien évidemment, ils ont envie d’en découdre, ils sont motivés, animés par la rancune et la vengeance. Là est surement tout le problème. Ils ne doivent pas être aveuglés. Elle n’a pas confiance en tout le monde, du moins, pas quand il s’agit des jackals. Peu importe ses ordres, ils risquent de n’en faire qu’à leur tête, de se mettre en danger, de les mettre en danger. Ils sont bien trop en colère. C’est ça, qui lui fait peur. Elle ne veut pas que ça dégénère. « La motivation ne suffit pas. » C’est un plus, c’est sûr, mais tout de même, elle préfère émettre quelques réserves, ne pas plonger tête la première dans ce projet. Et puis, de toute façon, il faudra qu’elle en débatte avec le conseil malgré que la décision finale lui revienne de droit. « C’est certain, qu’ils ont envie d’en découdre, peut-être trop d’ailleurs. C’est là tout le problème, certains seraient capables de faire n’importe quoi sous le coup de la colère. » Elle soupire. Elle sait ce qu’Abel doit penser. Surement qu’il se dit qu’elle est trop laxiste, qu’elle devrait mieux gérer ses hommes. Mais, ce n’est pas comme ça que ça fonctionne à Olympia. Elle ne règne pas par la peur, Peyton, on lui fait confiance, c’est là toute la nuance. Le souci, avec la confiance, c’est qu’elle est tout à fait relative, surtout quand certains éléments perturbateurs – comme Oscar - s’amusent à semer le trouble et le doute. « Il faut que j’en discute avec le conseil de toute manière. » Parfois, elle aimerait disposer du plein pouvoir, décider seule, mais là n’est pas la notion de démocratie. « Mais, je reconnais l’idée tentante. » Bien sûr, qu’elle l’est, bien sûr qu’elle apprécierait de voir les jackals s’éteindre, ne plus devoir considérer cette menace. Il s’agit d’une ombre au tableau, une ombre dont elle se débarrasserait volontiers. Elle n’est pas Elijah, elle n’est pas aussi pacifiste. Ou, peut-être qu’Abel déteint sur elle, c’est également probable. « Mais toi, dis-moi, est-ce que tu disposes d’assez d’hommes ? Je veux dire, après l’épidémie et vos pertes… » Elle a la gorge nouée, elle n’aime que très peu aborder cet événement depuis l’histoire des médicaments. Mais, encore une fois, elle est réaliste, le ranch n’est pas au meilleur de sa forme, il se remet à peine d’une épidémie fulgurante, sans parler du coup d’Etat. Tout n’est pas rose du côté de la Crimson Valley. « Des hommes fiables, sous-entend. » Autant éviter les coups de théâtre, certains pourraient très bien profiter de la situation pour se retourner contre leur leader, d’ailleurs ce serait l’occasion parfaite, presque inespérée. Elle n’a pas envie de réanimer la paranoïa de l’ainé des Rhodes, mais rien n’est à laisser au hasard, rien. Prendre des risques inutilement ne fait pas partie de ses projets. Alors, surement que c’est un sujet qui blesse mais autant l’aborder de suite. Et puis, là-dessus, ils sont dans le même bateau, à la différence qu’elle sait à qui faire confiance, qu’elle sait de qui douter parmi les siens. Elle jette un coup d’œil au cavalier, cherchant la moindre réponse dans son regard, ses expressions. Il n’est pas évident à déchiffrer. Il semble déterminé en tout cas. À se demander si sa présence, son avis, à réellement de l’importance. Elle a le sentiment qu’il est prêt à se lancer dans cette offensive avec ou sans elle, avec ou sans Anita. C’est très loin de lui plaire, elle ne veut pas le perdre, encore moins sur un coup de tête, encore moins lors d’une mission suicide.

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MessageSujet: Re: (XI) take a breath + abel   Sam 5 Aoû - 13:19



Peyton & Abel
« take a deep breath


Evidemment, elle allait pas lui donner son accord tout de suite, pas sans en avoir causé avec son foutu conseil au préalable, pas sans avoir dormi sur l’idée et évalué ce que ça valait vraiment. Cette drôle de lubie aussi, qu’était le partage du pouvoir entre autant de personnes différentes. De son point de vue, ce n’était bon qu’à générer des discussions inutiles et autres pertes de temps mais il ne moufta pas, n’émit aucune objection là-dessus. La pensée d’Abel quant au mode de gestion d’Olympia n’était un secret pour personne et Peyton en était sûrement bien consciente. Et puis qu’importe, au final : pour une fois, il était pratiquement sûr qu’Olympia se rangerait à sa proposition et ce même malgré les nombreuses querelles qui avaient éclaté entre les deux campements au cours des derniers mois écoulés.
La question suivante le fit grincer des dents, Abel, et le sous-entendu qu’elle rajouta après encore plus. Bien sûr, l’interrogation était pertinente, mais l’entendre évoquer aussi ouvertement les problèmes de loyauté existant au sein du ranch n’en restait pas plaisant pour autant et c’était typiquement l’un des sujets de conversation qui avaient l’art de le renfrogner en moins de deux. « S’il y a bien un sujet sur lequel tous mes hommes s’accordent, c’est la menace que représente la bande des Rosario » répondit-il de mauvaise grâce. « Et ils ont besoin d’extérioriser la tension, plutôt que de se sauter à la gorge au premier incident. » Rien de tel qu’une petite guerre pour remettre les pendules à l’heure… non ? Il savait que ce ne serait pas une partie de plaisir, bien sûr, et qu’il aurait encore à subir des pertes mais, de son point de vue, le jeu en valait largement la chandelle. En donnant à ses hommes un objectif commun, un qui leur permettrait de cristalliser cette vieille haine qu’ils entretenaient à l’écart des chacals depuis si longtemps, Abel pensait pouvoir continuer dans son objectif (l’alliance avec la mine en avait été le premier point marquant) d’apaiser et de désamorcer le mécontentement et les désaccords qu’il y avait à son égard au cœur de son propre campement. Enfin encore fallait(il que l’opération soit un succès pour ça… mais si d’aventure c’était l’inverse qui se produisait, le leader des riders était presque sûr qu’il ne serait plus de ce monde pour assister à ce qui se passerait ensuite. Les chacals lui feraient payer cette impudence. Ou bien ce serait les siens. Il se tourna franchement vers Peyton, la dévisagea un instant en silence puis avoua de but en blanc : « Mais sans appui alors non, j’aurais pas assez d’effectifs pour ça. Oh bien sûr, un siège pourrait marcher, mais… » Mais ce n’était pas ce qu’il voulait ? Certes ils pourraient les encercler et les affamer, ils disposaient d’un moyen de locomotion rapide et la proximité du ranch leur offrirait la possibilité de se ravitailler assez aisément mais l’impatience d’Abel était notoire, et son envie d’en découdre avec cette bande de charogne sans doute tout autant. Et puis, il avait d’autres choses à gérer plutôt que de perdre son temps et sa main d’oeuvre dans ce genre d’entreprise. Un assaut frontal lui paraissait autrement plus séduisant, en plus d’être radical. « Si j’avais la certitude d’être capable de mener cette bataille tout seul, je n’aurais pas abordé le sujet avec toi, ou Jones. » Trop fier et indépendant pour demander de l’aide quand ce n’était pas absolument nécessaire, hein ? « Mais Stonebriar et ses occupants représentent un problème aussi bien pour le ranch que pour la mine, ou pour vous. Alors oui, on est pas dans nos meilleurs jours, mais eux non plus : si on ne saisit pas l’opportunité maintenant, quand est-ce qu’elle se représentera une seconde fois ? » Et puis, si ils s’alliaient tous contre le mall, est-ce que les jackals avaient ne serait-ce qu’une chance de faire le poids ? Il semblait foutrement convaincu que non, Abel. Et il espérait bien que cette conviction serait contagieuse.


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MessageSujet: Re: (XI) take a breath + abel   Lun 7 Aoû - 13:34

Abel & Peyton
« take a deep breath.
Extérioriser les tensions. Elle reconnait bien là les cavaliers. Donc, c’est quoi le but ? Espérer que l’attention des dissidents au règne de Rhodes se focalise sur leur vieille haine envers les jackals et qu’ils ne commettent pas d’écarts ? C’est primaire comme raisonnement, basique, raisonné peut-être aussi. Après tout, l’homme n’est pas réputé pour son intelligence. Mais, ça ne met pas vraiment en confiance, ce n’est pas rassurant. Trop d’inconnues dans l’équation, trop de dérapages possibles. C’en est effrayant, elle aime avoir le contrôle de la situation, or ce n’est pas le cas. Pourtant, elle devra faire avec, n’est-ce pas ? Compter sur le facteur chance qui, ces temps-ci, semble lui tourner le dos. Elle n’a pas d’autres choix, que ça lui plaise ou non. Le risque est important mais prétendre qu’il n’en vaut pas le coup serait un pur mensonge. Les Rosario doivent payer, tôt ou tard. Et, surement que le plus tôt sera le mieux. Elle fait encore des cauchemars, Peyton, ses nuits hantées par des séquelles psychologiques qu’elle camoufle avec aisance depuis le trente et un octobre. Elle sursaute, s’éveille en sueur, les nerfs à vif, à fleur de peau. Il faut que ça cesse, elle veut que ça cesse.
« Mais, ce n’est pas ce qu’on souhaite. » Elle, lui, eux. Non, personne ne se contentera de les regarder agoniser de loin, de les voir tomber sans bouger. Un siège, ce n’est pas ce qu’ils veulent, parce que ce n’est pas ce qui leur permettra de taire leurs démons. Elle admet, ce n’est guère un raisonnement typiquement Olympien. Pourtant, ce serait une solution logique, pondérée, un compromis. Pas besoin de se salir les mains, pas de violence superflue. Elle n’aime pas la violence, a priori. Mais, là, dans ce cas précis, elle doit bien reconnaître que son pacifisme a des limites. « Je me doute. » Forcément, qu’il ne serait pas en train de lui demander son aide s’il s’estimait capable de résoudre le problème seul. Elle le connait, lui et sa foutue fierté, lui et son ego surdimensionné, lui et son impulsivité démesurée. Il est indépendant, il n’a besoin de personne. C’est son credo. Que ce soit sur le plan pseudo-politique ou privé, il se targue de s’en sortir seul. Pourtant, il s’est allié avec Jones. Pourtant, il est là, aujourd’hui, avec elle, pas uniquement pour discuter de l’avenir des clans. Il a beau prétendre ne pas avoir besoin des autres, d’elle, tout porte à croire le contraire. Pas qu’elle compte lui faire part de ce constat, pas l’envie qu’il se renfrogne, puis ce n’est pas comme si ça apporterait quelque chose. Peut-être qu’un jour il en prendra conscience par lui-même ou surement que non. « Je reconnais que tu n’as pas tort. » Exploit. Ils ont cette sale manie de ne jamais l’être. Il faut dire qu’ils sont diamétralement opposés, ceci expliquant leurs désaccords multiples. « Pour une fois, du moins. » Qu’elle ajoute, le ton taquin. Ce n’est pas comme si elle comptait l’épargner de ses piques quotidiennes, que ça l’énerve ou non. Et puis, il le mérite. « Je te tiens au courant, je convoquerai le conseil ce soir. » Cette réplique est aussi lasse qu’elle. Elle résume bien son ressenti envers le conseil actuel en tout cas. Un conseil qui n’est jamais d’accord, un conseil divisé, un conseil qui s’effrite au jour le jour. C’est fatigant, la démocratie. « Mais, on va dire que la réponse tend vers un oui plutôt qu’un non. » Après tout, elle a le dernier mot, sans compter qu’entre Nathan et Bass, elle ne doute pas réellement de l’issue de cet entretien. Un instant, elle songe à enchaîner sur l’avenir d’Olympia et du ranch, sur la fin de leur accord, mais elle s’abstient. Peut-être que ce n’est pas le moment, peut-être que ce n’est pas judicieux d’aborder deux sujets sérieux l’un à la suite de l’autre. « Donc, est-ce qu’on considère l’attaque contre les jackals comme un premier rendez-vous galant officiel ? » Sacrément galant comme rendez-vous, c’est certain ! Le sérieux de son timbre de voix pourrait éventuellement porter un instant à confusion, c’est voulu, bien sûr. Sans compter cependant sur les quelques éclats de rire qu’elle contient difficilement, le sourire trahissant l’absurdité de sa question. « Si l’un de nous deux meurt, on pourra même prétendre au titre du rendez-vous le plus court de l’histoire. » Ce qui, statistiquement, est on ne peut plus probable. La mort, il vaut mieux en rire qu’en pleurer après tout.

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MessageSujet: Re: (XI) take a breath + abel   Lun 7 Aoû - 21:53



Peyton & Abel
« take a deep breath


En quelques minutes seulement, le sort des jackals avait été discuté, comme si le sujet ne méritait pas qu’on y concède une véritable discussion, une du genre que l’on passerait autour d’une table à se regarder dans le blanc de l’œil pendant un temps beaucoup trop long. Non, les habitants de Stonebriar, eux, n’avaient eu droit qu’à cinq minutes rapidement bouclées au cours d’une promenade et cela avait suffi pour que les deux leaders tombent d’accord. Bien sûr ça ne faisait pas tout, il restait encore plusieurs personnes avec qui ils devraient se concerter et un certain nombre de choses à débattre et mettre au point, mais tout de même : dans les faits, on pouvait légitimement se demander à quel point étaient-ils tombés bas, combien de siècles avaient-ils remonté l’espace de ces foutues cinq minutes, pour décider aussi rapidement de l’élimination de cette menace, de ces êtres humains.
Et, la seconde d’après, le rire d’Abel fit écho aux paroles de Peyton tandis qu’il lui jetait un regard vaguement amusé. « Qu’est-ce que tu veux que je te dise, je m’adapte à notre époque. Y a plus de cinéma, faut bien compenser. » La réplique était d’autant plus ironique que nul ne l’aurait imaginé, même dans un monde un peu moins foutu en l’air, se plier aux règles de ces pseudos “rendez-vous galants”. Ce n’était pas l’Apocalypse qui avait fait de lui le rustre mal léché qu’il était encore maintenant, et la galanterie n’avait jamais fait partie de son vocabulaire, à se demander s’il en avait même un jour connu la définition. « Parfait, de quoi marquer les mémoires. Je suis sûr que tout le monde aura que ça à foutre, se souvenir de ça », il surenchérit. Un rictus moqueur se faufila sur ses lèvres tandis qu’il lui jetait un regard en coin. Dans le même temps, il décala sa jambe contre le flanc de sa monture et l’asticota du bout de son éperon, suffisamment pour l'énerver et lui faire décaler les hanches jusqu’à venir bousculer le cheval de sa compagne, s’amusant à agacer celui-là aussi dans la manœuvre tandis qu’il ne cessait pas son petit manège même après que les deux eussent été mis au botte-à-botte. Sa main la tenait fermement aux rênes, empêchant la jument de s’échapper de là et l’autre profita de la proximité qu’il venait d’instaurer entre Peyton et lui pour se glisser dans le bas du dos de l’olympienne, venant ensuite trouver sa place contre sa hanche tandis que le mouvement l’obligeait à se pencher vers elle. « Alors quitte à crever bientôt, autant en profiter avant non ? » Il avait une idée fichée dans un coin de la tête, Abel, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. Et si, à ce stade, elle pensait peut-être (légitimement, vu l’individu) qu’il n’était animé par rien d’autres que les habituelles pensées lubriques qu’il avait à son égard, elle risquait fort de déchanter dans les prochaines secondes. Ses doigts relâchèrent brusquement la tension sur le mors de l’animal qui commençait à s’impatienter et son autre main glissa du refuge qu’elle était venue trouver contre le corps de son amante ; l’instant d’après, la jument démarrait au quart de tour, bondissant en avant sans se faire prier davantage et il savait pertinemment que l’autre suivait, parce que sa cavalière n’avait pas le niveau pour la tenir alors qu’il n’avait même pas pris la peine de prévenir.


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MessageSujet: Re: (XI) take a breath + abel   Mar 8 Aoû - 12:48

Abel & Peyton
« take a deep breath.
Peyton n’est pas certaine de pouvoir imaginer un Abel Rhodes à l’attitude et aux gestes galants. Aussi loin que ses souvenirs remontent, aucune bribe de galanterie ni même de prévenance ne lui revient en mémoire, c’est dire. Déjà, adolescent, il n’a jamais pris la peine de s’y plier, à ces fameuses règles. Trop d’efforts surement, pas son genre aussi. Il ne maitrise pas vraiment l’art de la séduction ni même de la finesse. Il a toujours été cet homme fruste et indélicat, pour sûr, il n’a pas changé. Pourtant, elle lui est tombé dans les bras à l’époque tout comme aujourd’hui. Elle admet que pour le coup, elle est franchement dotée de mauvais goûts en matière d’homme. Elle peut bien dire de Willa, elle n’est pas mieux. Elle ne cherche même plus à se comprendre elle-même. Quand elle y songe, elle a trompé son fiancé parfaitement charmant et galant dans les bras d’un nigaud à l’humour douteux. C’est ce qu’on peut appeler une décision complètement insensée. Alors, ça ne la surprend même pas de se retrouver à présent aux côtés du cavalier. Mauvaises habitudes, mauvaises manies, elles ont la vie dure.

Concevoir Abel Rhodes s’adapter à la galanterie post-apocalyptique la fait doucement sourire. Au moins, le monde convient désormais mieux à ses manières rustres, c’est certain, aussi il ne se voit plus dans l’obligation de payer le cinéma. Pas comme s’il l’avait déjà fait, de toute façon, songe-t-elle instantanément, parce que oui, pour ce qui est du partage de l’addition et ce genre de foutaises, il s’est toujours montré en avance sur son temps, pro-féministe même. « Déjà qu’ils n’ont que ça à foutre, de nous dévisager et lancer des rumeurs à notre encontre. » Abel et Peyton, nouvelle série phare, à la hauteur des feux de l’amour si on en croit les cavaliers et les olympiens. Elle n’y prête plus attention depuis le temps. Peut-être qu’au départ elle subissait difficilement le regard des autres, désormais elle en fait abstraction, l’assumant volontiers. Peu importe ce qu’ils pensent, sa vie privée n’est pas de leur ressort. « Je suis certaine que ça leur plairait, un final dramatique. » Quitte à choisir par contre, elle préférerait rester en vie et entière. S’il le pouvait aussi ce serait parfait, même si cela inclut de devoir encore le supporter. Déjà, qu’elle a souvent du mal, en même temps il n’est pas un cadeau.
Elle fronce les sourcils, se crispant légèrement, tandis qu’il s’approche, collant sa monture à la sienne. Ça ne lui plait pas vraiment cette soudaine proximité, pas tant qu’elle est perchée sur un cheval à la nervosité à présent palpable. Qu’est-ce qu’il fout ? Elle aimerait pouvoir en être certaine alors qu’il glisse une main dans son dos, frôlant sa hanche, lui susurrant quelques mots aux allures libidineuses. Il est franchement culotté, surtout après sa plaisanterie discutable. « Profiter ? Si, tu songes à une façon charnelle de profiter, tu peux tout de suite oublier. » Parce que s’il est vrai qu’il se montre sacrément moins chiant dans ce genre de moment, clairement il peut oublier, ça se mérite après tout. Il ne répond pas, du moins pas tout de suite, et elle ne comprend que trop tard que ses intentions sont similaires à celles de tout à l’heure. Il relâche sa pression sur les rênes sans crier gare, délogeant sa main vagabondant sur la hanche de l’Olympienne, octroyant ainsi entière liberté à la jument. Il n’en faut pas plus, si ce n’est une demi-seconde, pour que cette dernière s’élance en avant. Demi-seconde lui suffisant également à lui faire perdre l’équilibre. Clairement, elle n’est pas cavalière et clairement, elle n’a aucune chance de ne pas terminer sa course le cul par terre. Un instant, elle sent sa poitrine imploser sous le coup de l’adrénaline, celui d’après elle heurte le sol poussiéreux au confort tout à fait relatif. Je vais le tuer, est surement la première chose lui venant à l’esprit tandis qu’elle subit le contrecoup, coccyx en compote. Elle ne se relève pas immédiatement, pas encore, faisant abstraction des éclats de rire de l’autre abruti. « Tu vois, c’est exactement dans ce genre de moment que j’ai de l’empathie pour ta défunte femme, à se demander comment elle a pu te supporter aussi longtemps et te pondre un marmot. » Elle râle, Peyton, forcément qu’elle râle, il ne peut en être autrement. « T’es vraiment qu’un connard fini, si je peux me permettre. » Elle se dresse enfin, fusillant le cavalier du regard tout en se frottant le fessier. « Ça fait foutrement mal espèce de con ! » Elle grimace, peut-être qu’elle exagère, peut-être que c’est moins douloureux qu’une balle, certes mais tout de même. Vive la putain de galanterie. « Si tu veux te débarrasser de moi à ce point, il suffit de le dire, salaud. » Les insultes fusent, extériorisation de son mécontentement oblige. Elle jurerait même que son foutu accent texan repointe le bout de son nez. Il va le payer.

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MessageSujet: Re: (XI) take a breath + abel   Mar 8 Aoû - 18:56



Peyton & Abel
« take a deep breath


Il n’eut pas besoin de se retourner pour savoir précisément à quel instant elle avait chuté et il ne tarda pas, dès lors, à arrêter net sa propre monture après seulement quelques foulées et  avant qu’elle ne se mette en tête d’imiter l’autre, toute à ses cabrioles d’avoir réussi à se libérer de cet handicap qu’on lui avait juché sur le dos. Le rire moqueur débordant de ses lèvres, il fit volte-face pour considérer le spectacle offert à ses yeux tandis qu’il intimait à sa jument de revenir sur ses pas, laissant l’autre caracoler à sa guise. Il ne s’inquiétait pas franchement de son sort : au mieux, elle finirait par se calmer et s’en irait chasser les brins d’herbes en bordure du chemin de terre, au pire elle rentrait tout droit au ranch sans réellement risquer quoi que ce soit. « Tu lui poseras la question si tu la croise un jour » il rétorqua en haussant les épaules, affectant à merveille une indifférence qui n’était pas entièrement honnête. Après toutes ces années, le sujet de son ex-femme était toujours sujet à controverses et contrariétés mais il refusait de la laisser venir lui gâcher son plaisir, pas aujourd’hui ; elle lui avait déjà pourri l’existence plus qu’à son tour.

Abel subit la douche d’insulte sans broncher, sans même paraître s’en offusquer, visiblement bien trop amusé de l’état dans lequel il l’avait mise pour se rappeler qu’il n’était d’ordinaire pas franchement du genre à tolérer qu’on le qualifie de ces noms d’oiseaux. Et s’il roula exagérément des yeux, c’était simplement la faute à son agacement face à ce qu’il considérait comme de l’exagération pure et dure. « Eh, t’en ferais pas toute une caisse pour pas grand chose ? T’es pas en sucre non plus, arrête ton drama un peu. » Combien de fois, gamin, il avait s’était pris avec le reste de sa fratrie à ce jeu stupide consistant à déloger les deux autres de leur trône quand ils s’y attendaient le moins ? Ils avaient appris à monter ensemble, et ne s’étaient jamais privés de ce genre de crasses méchantes et enfantines qui souvent ne s'étaient stoppées qu'au premier éclat de voix d’un parent.
Le ton restait empreinte de cette gouaille qui semblait refuser de le quitter face à l’expression fulminante de Peyton, probablement qu’il savourait d’autant plus le spectacle qu’il le savait unique. Pour sûr, elle ne lui laisserait pas d’autres occasions, et certainement qu’elle ferait jouer sa rancune après coup, mais il ne s’inquiétait pas le moins du monde dans l’immédiat. Le futur était encore bien loin. Et le présent lui donnait simplement envie de se rire d’elle. « Tu feras gaffe, quand tu parles comme ça on pourrait croire que tu viens du coin, avec ces intonations. » Ça, elle avait dû bien s’appliquer pour l’effacer de la vie dorée qu’elle avait mené, ce fichu accent texan. Pourtant à cet instant précis et avec cette voix-là, elle lui rappelait plus que jamais l’adolescente qu’il fréquentait à l’époque et pour laquelle il prenait déjà un malin plaisir à la faire enrager.
Arrêté à sa hauteur, le cavalier déchaussa l’étrier gauche et se pencha légèrement vers elle pour lui tendre une main agrémenté d’un rictus éternellement goguenard, dans l’intention évidente de l’aider à monter en croupe. « Allez, arrête de faire la tronche et grimpe, on va chercher ton canasson avant qu’il se tire sans nous. » Le temps lui manqua pour réaliser qu’il avait été crétin.


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MessageSujet: Re: (XI) take a breath + abel   Mer 9 Aoû - 2:07

Abel & Peyton
« take a deep breath.
Elle fulmine, il s’amuse, on pourrait même aller jusqu’à dire qu’il prend son pied. Et, fatalement, cercle vicieux, plus les rires s’échappent de la gorge du rider, plus le sang lui monte aux tempes. Malgré la pluie d’insultes dont elle est l’initiatrice, elle n’est pas encore satisfaite, ni même calmée. Il est fichtrement con, c’est un fait avéré, elle n’a désormais plus besoin d’autres preuves. Elle le savait déjà, pourtant, plus les jours s’écoulent et plus ça se confirme. Il n’est qu’un cas désespéré, tout simplement, pas la peine de chercher plus loin. Elle croise les bras contre sa poitrine, renfrognée à souhait, tandis qu’il lui reproche son sens du dramatisme. La faute à qui ? On se le demande. Elle n’aurait pas à user de ses fameux talents de dramaturge s’il ne s’était pas fixé pour objectif de l’éjecter de sa monture. Déjà qu’elle n’apprécie que très peu l’équitation, cette plaisanterie n’est pas prête de la réconcilier avec les équidés. « Ce n’est pas ce que j’appelle pas grand-chose, moi. » Elle ajoute encore une belle couche de mauvaise foi dont elle détient le secret. De toute façon, sa fierté est bien trop entachée à l’heure actuelle pour qu’elle puisse éventuellement admettre qu’elle exagère. Le pire, c’est qu’il ne semble pas vouloir la ménager, cette fierté légèrement bafouée, loin de là. Elle pince instantanément les lèvres à l’évocation de son accent survenu abruptement. Les effets de la colère son franchement néfaste pour la santé. Des années de pratique à le brider, à l’effacer, pour qu’il se repointe à chaque éclat de voix un peu trop prononcé. « Presque, mais à côté de toi, je passe pour une étrangère. J'espère que ça te remémore quelques souvenirs lointains en tout cas. » Pour sûr, entre Abel et Willa, elle est servie côté accent bien prononcé. Pas qu’elle renie son Texas natal, non, c’est surtout qu’à son arrivée en Californie, loin d’elle l’envie de passer pour une paysanne débarquée tout droit de son petit village paumé dans les contrées texanes. Ce qu’elle était d’ailleurs, mais ça, c’est un détail qu’elle a bien vite relégué au second plan. Bref.

Tout ce qu’elle sait à cet instant précis, c’est qu’elle n’a pas envie d’arrêter de râler et encore moins de remonter en selle, surtout aux côtés d’Abel. Elle l’observe pendant une poignée de secondes, pas décidée pour un sou à l’écouter, avant de prendre conscience de l’opportunité flagrante s’offrant à elle. Elle esquisse finalement quelques pas, l’air toujours revêche, attrapant sans attendre le bras tendu vers elle. Peut-être que la vengeance est un plat qui se savoure encore brûlant après tout. Sans aucune once d’hésitation, elle tire le rider vers elle, d’un coup sec, amplifiant par la même occasion la nervosité de l’animal. D’un geste vif, elle s’écarte, ne souhaitant pas vraiment servir d’amortisseur. Il ne lui faut pas longtemps, au leader des lieux, pour se retrouver déséquilibré, fesses au sol et l’expression tout à coup moins triomphante. Elle rit à son tour, soudainement vidée de tout agacement. Elle profite, c’est certain, le surplombant de toute sa hauteur, mains sur les hanches. Pour une fois qu’elle détient la chance de pouvoir le regarder de haut, elle ne s’en prive pas. « Alors, c’est confortable, n’est-ce-pas ? » Elle se fend d’un sourire faussement innocent, ponctuant à merveille sa réplique. Elle admet, c’est jouissif, elle y prend un sacré plaisir. Aussi, il l’a cherché, tant pis pour lui. « Je te pensais meilleur cavalier, j’ai de sacrés doutes à présent. » Tant qu’elle aura l’occasion de le titiller, elle ne se gênera pas. Surtout pas maintenant, surtout pas après son tour de malice à son encontre. « Ça se prétend leadeur du ranch et ce n’est pas fichu de tenir sur un foutu canasson. » Elle hausse les épaules, la mine déçue et savamment orchestrée ornant son visage. Maintenant, ils sont quittes, n’est-ce-pas ?

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MessageSujet: Re: (XI) take a breath + abel   Mer 9 Aoû - 20:19



Peyton & Abel
« take a deep breath


Forcément qu’il aurait dû s’y attendre mais il avait trop baissé sa garde, Abel. Quand elle s’approcha de lui pour lui attraper le bras avant même de faire mine de mettre le pied à l’étrier, c’était déjà trop tard. Et s’il tenta bien, un peu piteusement, de se raccrocher au pommeau de sa selle à l’aide de sa main droite toujours libre, c’était sans compter sur sa jument qui, déjà trop énervée par les âneries précédentes de son cavalier, se hâta de faire un écart aussitôt que le mouvement saisi du coin de l’œil lui parut trop importun. Déjà déséquilibré par la traction de l’olympienne, il ne lui en fallut guère plus pour mordre la poussière tandis qu’un juron fort peu élogieux accompagnait sa chute. Ses railleries furent mouchées dans la terre rude et peu accueillante contre laquelle il s’écrasa sans grâce ni élégance aucune. Adieu sa belle contenance, ses airs suffisants, son rictus moqueur parfaitement imbécile ! Cette fois, il ne faisait plus le malin. Et, oui, il tirait la tronche de s'être fait avoir de la sorte, en véritable abruti. Bel exemple de l'arroseur arrosé, non ?
Vexé comme un pou, il lui jeta un regard noir à l'écho de son rire moqueur et refusa de répondre à ses piques railleuses, mais pas avant avoir tout de même daigné se fendre d'un très sobre « Ta gueule » à son égard en guise de réponse à sa première question. Sans doute se prenait-il trop au sérieux pour accepter de rire de lui de la même manière qu'il riait des autres – il manquait cruellement d'humour et encore plus d'auto-dérision, ce n'était pas une grande nouvelle et on pouvait particulièrement bien s'en rendre compte dans ce cas de figure vu qu'il s’était trouvé d'excellente humeur avant de se retrouver le cul par terre. Son orgueil, quant à lui, était pour l'instant bien trop occupé à prétendre ignorer à merveille la douleur qui lui chatouillait le bas du dos puisqu'il avait chuté trop lourdement pour parvenir à se réceptionner correctement.

Abel se releva et tourna le dos à Peyton avec autant de dignité qu'un chat qui viendrait de se ridiculiser en public mais qui continuerait de se comporter comme si de rien n'était, pour aller récupérer la jument occupée à brouter à quelques mètres de là et qui ne se préoccupait plus guère d'eux depuis qu'on lui fichait la paix. « On rentre, décida-t-il, abrupt. Inutile de s'éclipser trop longtemps alors que le sujet que je voulais aborder avec toi est clôt. » Soudainement, il semblait avoir des choses à faire, comme s'il n'y avait plus de place pour la distraction maintenant que Peyton s'était payée de sa tronche. Guère étonnant au fond, venant de lui : n'était-il pas un rabat-joie notoire après tout ?
Vite remis en selle, il sembla pour un instant franchement décidé à se casser en la laissant sur place, trop engoncé dans sa fierté blessée pour réaliser que son comportement tendait sérieusement vers le puéril, mais se ravisa néanmoins pour revenir vers elle tout en se faisant fort de se composer une expression parfaitement neutre. « Donc, tu comptes rester plantée là ou tu viens ? » Il réitérait la proposition qui lui avait valu de se retrouver au bas de son piédestal, oui, quoique cette fois Abel ne ferait pas un geste vers elle tant qu’elle ne l’aurait pas explicitement requis. Probablement qu’il cesserait de faire la gueule d’ici quelques minutes mais, en attendant, c’était une simple question de principe.


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MessageSujet: Re: (XI) take a breath + abel   Dim 13 Aoû - 14:36

Abel & Peyton
« take a deep breath.
La réponse à sa vengeance, certes puérile mais entièrement méritée, ne se fait pas longuement attendre. Ta gueule. Vraiment charmant. Elle ne s’en offusque pas vraiment, se contente de soupirer, yeux levés au ciel. Elle est désormais plus qu’habituée aux humeurs du rider, à son comportement brut de décoffrage. Il est vexé, l’orgueil touché, alors forcément, il se montre odieux. Grand bien lui fasse, ça n’effacera pas de sitôt le sourire en coin ornant le visage de l’Olympienne. Elle n’allait tout de même pas se priver de ce moment épique – et servi sur un plateau d’argent - sous prétexte que la fierté du cavalier est beaucoup trop gigantesque pour le supporter. Elle l’observe se relever, lèvres scellées, pourtant ce ne sont pas les répliques qui lui manquent. Tu manques cruellement d’autodérision. Tu connais le sens du mot humour ? C’est qui la drama désormais ? Sûr et certain qu’il la gratifierait d’un second ta gueule ou d’un classique va te faire foutre. Les hommes, surtout lui, ils sont graves tout de même, pour ne pas dire irrécupérables. À se demander comment elle peut bien le supporter. On devrait lui décerner une médaille pour cet exploit, ou même un trophée, qu’elle exhiberait fièrement au quotidien. C’est beau de rêver, songe-t-elle, sans jamais se départir de son rictus moqueur. Un court instant, elle craint qu’il ne l’abandonne ici, tandis qu’il lui tourne le dos, récupérant l’animal. Ce serait du Abel Rhodes tout craché. Cependant, l’idée de retourner au ranch à pattes ne l’enchante pas spécialement. Heureusement, la puérilité du rider semble avoir ses limites, une chance ! « C’est certain, c’est totalement inutile de perdre encore plus de temps, plus important t’attend. » Elle hausse les épaules, pas franchement vexée. Le renfrognement, moyen d’autodéfense favori de l’aîné des Rhodes. Comme s’il avait été obligé de l’emmener à cheval pour discuter du sort des jackals. Bien sûr, on y croit. Elle rumine intérieurement alors qu’il enfourche la monture, prenant son temps pour revenir à sa hauteur. À croire qu’il semble avoir réellement hésité à repartir d’ici sans elle. Pas surprenant en soi. Elle ne répond pas à sa question, pied déjà appuyé sur l’étrier, main agrippant le bras du rider qui ne semble pas vraiment décidé à l’aider. Fort sympathique, n’est-ce pas ? Finalement en selle, elle n’hésite pas plus d’une demi-seconde à enserrer de ses bras la taille du cavalier à l’ego froissé, pas question de réitérer l’expérience de la chute. Et puis, c’est de sa faute si elle est désormais encore plus mal à l'aise qu’auparavant à dos de cheval.

Le silence pour tout écho, les minutes défilent sans qu’elle n’ouvre la bouche. Elle le connait suffisamment pour savoir qu’il lui faut un certain temps entièrement consacré à la râlerie avant d’envisager qu’il ne se déride à nouveau. Caractère de merde, c’est certain. Elle peut bien parler, elle n’est pas franchement dotée d’un bon tempérament, il n’empêche qu’il bat tous les records. « Il me semble t’avoir accordé un laps de temps non-négligeable afin que tu puisses ruminer tranquillement à mon encontre, tu ne crois pas ? »  Elle, elle en est convaincue en tout cas. Loin d’elle l’envie de se coltiner sa mauvaise humeur jusqu’au retour aux écuries. Elle pose finalement sa joue contre l’omoplate de son interlocuteur peu bavard, peut-être dans le but de l’amadouer à l’aide de quelques gestes tendres. « En plus, j’ai bien vu que tu comptais m’abandonner, t’as de la chance que je ne t’en tienne pas rigueur. » Elle le connait presque par cœur désormais, déchiffrant assez facilement la moindre de ses expressions, sans parler de ses attitudes ou même de ses mimiques. « Et puis, franchement, je trouve qu’on est quitte à présent. Alors, tu devrais arrêter de me faire la gueule, on a d’autres choses à foutre avant de potentiellement crever prochainement. » Quitte à mourir, autant arrêter de se tirer la tronche.

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MessageSujet: Re: (XI) take a breath + abel   Mar 15 Aoû - 13:35



Peyton & Abel
« take a deep breath


Le silence était agréable, la présence de l’olympienne serrée tout contre lui aussi quoi qu’il en dise, et peu importe ses râleries à son égard. A vrai dire, l’incident fut bien vite oublié ou, à défaut, relégué dans un coin de sa mémoire parce qu’il voulait tout de même profiter de cet instant, trop rare pour le laisser filer comme ça simplement pour une simple bêtise dont il était, en plus, à la source. S’il n’avait pas repris la parole après, ce n’était pas tant parce qu’il se morfondait dans ses bougonneries mais davantage parce parce qu’il appréciait cet instant malgré tout. Et, lorsque Peyton se décida finalement à prendre la résolution de le briser, ce silence, il n’eut d’abord en guise de réplique qu’un petit rire de gorge amusé face à sa première remarque.
« De la chance ? Et qu’est-ce que je risquais sinon, dis-moi ? Que tu me fasses tomber une seconde fois ? Ou bien tu m’aurais couru après en m’insultant jusqu’à ce qu’on arrive à portée d’oreille des autres ? » Et déjà la moquerie reprenait sa place habituelle dans les tonalités de sa voix, quoiqu’elle n’était pas bien méchante celle-là, taquine tout au plus. « Autre chose à foutre, hmm ? » Il se retourna légèrement vers l’arrière, glissant un regard par dessus son épaule tandis qu’il retenait de justesse la blague grossière qui s’apprêtait à franchir ses lèvres. « Je croyais que je pouvais oublier », il se contenta alors simplement de laisser tomber, de manière bien plus édulcorée que ce qui lui était venu à l’esprit en premier lieu. Un petit rictus déforma les coins de ses lèvres alors qu’il reportait son attention droit devant lui et incitait d’un mouvement de jambe sa jument à quitter le sentier pour aller rejoindre l’autre, désormais totalement calmée et plus stressée pour un sou, allègrement occupée à se faire un banquet royal de l’abondante verdure de la prairie. « Enfin peu importe, j’ai pas spécialement prévu de clamser tout de suite, de toute manière. Va bien falloir que tu finisses par te résigner à l’idée. » Suffisamment conscient, néanmoins, qu’il n’aurait pas son mot à dire sur le sujet s’il fallait que cela advienne, et que les chances étaient loin d’être nulles dans ce conflit qu’il souhaitait ouvrir à l’encontre de la vermine de Stonebriar. D’autant plus qu’Abel, on le savait bien, n’était pas spécialement du genre à se retrancher derrière la sécurité relative des premiers rangs. On pouvait au moins le lui concéder, il ne laisserait personne d’autre se battre à sa place et irait au front, avec ses hommes. Quoi que cela puisse impliquer pour la suite.

Le cavalier stoppa sa monture à côté de l’autre, attendant que Peyton se décide à mettre pied à terre pour s’en aller récupérer l’autre cheval, pas plus perturbé que ça dan sa goinfrerie par la présence des nouveaux arrivants. « Je serai sage », qu’il promit face à la méfiance qu’il sentait chez l’olympienne. Sage jusqu’à la prochaine fois, oui… Mais on était en droit d’espérer qu’il saurait se tenir au moins jusqu’à la fin de leur excursion.


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