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 It might get a little bit messy. [ft. Janus]

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MessageSujet: It might get a little bit messy. [ft. Janus]   Lun 3 Juil - 18:00

It might get a little bit messy.× ft. ILYA & JANUS
Un ciel dégagé s'offrait sous les yeux d'Ilya, en ce début de matinée. Le soleil pointait le bout de son nez, laissant la nuit filer entre les quelque nuage restant. Toujours levé à plus ou moins la même heure, en croyant l'environnement, c'était comme une routine bien ancrée en lui depuis le début de l'apocalypse. Qui pouvait bien dormir assez longtemps de toute manière, de nos jours. Avec Hélios, ils vivaient ici et là, sans vraiment se poser au même endroit constamment. Jamais ils ne restaient, par précaution, sans doute. Ils n'avaient pas peur des morts, non. Ce qu'ils redoutaient plus que ces rôdeurs, c'étaient les vivants. Eux, ils étaient plus primitifs qu'ils ne l'étaient. Ce n'était pas une chose surprenante de voir des bagarres ou même des morts éclatés entre "clans" ou juste des Hommes. Pas plus tard que ces deux derniers mois, ils avaient dû faire face à un groupe de pilleurs. Eux qui n'avaient déjà rien en leur possession. Il en avait peu fallut pour attiser leur rage et qu'ils se vengent. Ilya, au fil du temps, était devenu encore plus antipathique qu'il ne l'était à l'époque de sa jeunesse. Il n'avait plus d'empathie envers cette ancienne humanité. Et certainement pas envers ces animaux. Il ne tuait pas par plaisir, mais parce que c'était nécessaire à sa survie. Certaines personnes, eux, laissaient libre court à leurs pulsions malsaines en maltraitant volontairement des gens. Même s'il ne pouvait pas dire qu'il était compatissant envers ces personnes qui souffraient, ça restait tout de même une chose injuste à ses yeux. Dans son esprit, il ne fallait que tuer que lorsque que c'était mérité. Dans cette optique, il restait attentif à ce qui l’entourait, histoire de ne pas encore une fois se laisser prendre au dépourvu. Vivre dans les vallées et la forêt depuis si longtemps n’était en rien une chose aisée. On ne pouvait pas non plus dire que les ressources tombaient à flot et surtout, étaient fleurissantes. Pour cela, il devait soit chasser les quelques animaux qu’il pouvait trouver, ou bien manger ce qu’il trouvait telles que les plantes, etc. Néanmoins, ce petit rituel devenait un temps soit peu lassant. Se nourrir de plantes n’était pas ce qu’Ilya préférait au monde, surtout quand son ventre criait famine pendant des heures qui étaient interminables.

Cette valeureuse quête le conduisit en route de la ville. Il était aux abords de cette dernière et ce n’était qu’à une bonne heure de marche rapide, rien de bien éloigné. Il avait gardé cette carte précieusement bien conservée dans son sac à dos, histoire de retrouver son chemin vers l’homme qui partageait sa vie depuis bientôt sept ans. S’il y avait bien une seule chose qui pouvait le rendre faible dans ce nouveau monde, c’était Hélios. C’est pour cela qu’il ne tenait absolument pas à perdre ses traces : il serait anéanti si on lui enlevait sa moitié. D’ailleurs, c’était toujours avec lui dans ses pensées qu’il faisait la route d’un pas rapide et surtout, occupé. Rien ne pouvait l’ennuyer, entre la vigilance constante et ceci. Parfois, il tombait même sur des rôdeurs, quand il avait de la chance. C’était toujours dans les moments les plus inattendus qu’ils se décidaient à   ramener leurs sales dents. Il soupira quelque peu, alors qu’il repoussa la dernière branche qui le séparait de l’ébauche de la ville. Il laissa son regard circuler autour de lui, admirant le côté apocalyptiquement magnifique de cet endroit fantôme. Ca ne ressemblait plus du tout à ce qu’il connaissait, auparavant. Les murs étaient salles et il pouvait même voir des trous à travers ceux-ci. Quand il se baissait légèrement, il regardait à travers et pouvait juger de l’intérieur des bâtiments. C’était affligeant de voir les dégâts ravageurs du temps. Il avait tout emporté sur son passage et même Ilya n’était plus sûr qu’il y ait un jour eu de la vie en ces lieux. Ca semblait tellement… vide. C’était un étrange sentiment que de se rendre compte qu’il faisait partie de tout ceci, avant qu’une soudaine épidémie venant de l’Asie ne vienne tout ruiner. Il fronça les sourcils, tapant dans une vieille pierre, comme s’il balayait ses souvenirs par ce simple geste.

Il ne fallait pas qu’il perdre son objectif de vue. Trouver des ressources, c’était ça le plan. Et non pas admirer ce décor digne des plus beaux tableaux. Son couteau militaire à portée de mains, prêt à affronter n’importe quoi ou n’importe qui, il s’enfonça dans les plus profonds de la ville, laissant parfois ses yeux s’attarder sur quelques maisons, dans lesquelles il fouilla les tiroirs et les placards à la recherche d’un quelconque truc qu’il pourrait embarquer avec lui. Parfois, la chance lui souriait et il eu même droit à deux trois conserves, des allumettes, des piles neuves pour sa lampe de poche. Néanmoins, toutes les bonnes choses avaient une fin, pas vrai ? Non loin de l’endroit où il se trouvait, il aperçu une silhouette étonnement familière. Une silhouette qui lui fit grincer des dents. Ses poings se refermèrent instinctivement, prêt à décocher un crochet droit. « Putain d’enfoiré. », grommela le brun entre ses dents, alors qu’il s’avançait lourdement vers la fine silhouette. « De la distraction, tout ce que je demandais… » continua Ilya, alors qu’il se rapprochait de plus en plus, prêt à se venger d’une vieille connaissance.
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MessageSujet: Re: It might get a little bit messy. [ft. Janus]   Lun 3 Juil - 19:44

Ilya & Janus
« it might get a little bit messy

Le ventre de Janus se mit à gronder, brisant le silence de plomb qui l'entourait.

Cela faisait déjà plusieurs jours qu'il n'avait pas avalé un repas digne de ce nom. Si sa volonté lui permettait de continuer à avancer sans relache, il sentait pourtant qu'il était quelque peu physiquement diminué, et que s'il ne trouvait pas vite de quoi se rassasier, il finirait par perdre sa force et de là commencerait un cercle vicieux : plus faible il serait, moins il aurait d'énergie pour trouver à manger, et plus vulnérable il deviendrait. C'était ainsi, désormais : ceux qui manquaient de force, de résolution, ou de chance finissaient inexorablement par le payer de leur vie. Et après plus de sept ans à batailler jour après jour pour sauvegarder sa propre peau, il n'était pas prêt à échouer simplement parce que son estomac était vide. S'il devait mourir, il avait bien l'intention que ce soit le ventre plein, après avoir combattu des rôdeurs ou des survivants trop forts pour lui. Mais non, la faim ne serait pas son épée de Damoclès, il en avait prit la résolution il y avait de ça bien longtemps.

Il prit la décision de se diriger vers les ruines de ce qui avait été il y avait longtemps une ville, pleine de vie et d'animation. Il n'aimait que guère s'aventurer dans ces zones là : trop de vulnérabilité, trop de rencontres fortuites, trop de souvenirs qui remontaient. La civilisation était pour lui synonyme de mémoire, d'anciennes rues parcourues maintes et maintes fois, de recoins connus comme le fond de sa poche, d'une enfance depuis longtemps passée, d'une vie qui n'avait désormais plus de sens. Mais la faim justifiait les moyens : il se résolu donc à parcourir les rues désertées à la recherche des restes d'autres survivants qui auraient abandonné leurs rations en hâte, ou de restes de poubelles, ou d'anciens pièges depuis longtemps sans propriétaire.

Ses saïs à la main, il progressait avec précaution : les rues, bien que familières par leur conformation, n'en restaient pas moins de véritables traquenards. Derrière chaque angle pouvait se dissimuler un assaillant, ou un rôdeur. Il préférait de loin la deuxième solution : il se sentait toujours invincible face aux corps déjà morts, déjà dénués de pensées et de volonté. Les humains, il les achevait sans plaisir, mais aussi sans pitié. Sa survie passait avant le reste : il avait trop souvent été témoin des maux humains pour les considérer avec empathie, ou comme des pairs. C'était la raison pour laquelle il avait fini par abandonner une bataille après la fin, sans un regard vers ceux qui avaient été l'espace d'un instant ses compagnons de combat. Il n'en avait que faire : il avait combattu et abattu les rôdeurs qui étaient sur son chemin, et avait considéré son devoir fait. Peu lui importait que les deux autres hommes soient blessés, ou pas. C'était bien leur affaire, et pas la sienne.

Mais ce souvenir avait échappé à sa mémoire, et lorsqu'un grand brun se dirigea vers lui avec un air furieux et la très claire intention de se battre, il n'établit pas la relation et ne lui adressa comme signe de reconnaissance qu'un haussement de sourcil d'une étrange impassibilité. Il ne rechignait pas à tuer les humains lorsque la situation l'exigeait, et il avait dû plusieurs fois s'y résoudre. Mais jamais, au grand jamais, avait-il été provoqué sans autre raison que la volonté de se battre, pure et simple.

Car il ne pouvait s'agir que de ça : il ne possédait rien qui pouvait intéresser son assaillant. Pas de nourriture, pas de sac, pas de médicament. Seuls ses saïs, et son jeu de tarot avaient de la valeur. Les premiers demandaient un certain entraînement pour savoir les manier, et Janus doutait fortement que le jeune homme soit doté de ce dernier. Le deuxième n'avait la dite valeur que pour lui même : là encore, il doutait que le brun ne sache les lire, et il était encore moins probable qu'il soit prêt à perdre la vie pour un ensemble de cartes, usées et cornées.

Il se bousculèrent, uniquement sur l'impulsion de l'occidental : Janus n'avait pas bougé d'un pouce, ses mains sur ses saïs, rechignant à les sortir de leurs étuis, accrochés à ses cuisses. Par flemme, par incompréhension, il n'eut pas vraiment le temps de s'étendre sur la nature de ses sentiments, alors qu'il esquivait un deuxième assaut d'un mouvement fluide, avant de le bousculer à son tour pour obtenir l'espace d'un instant assez de perspective pour regarder l'homme de haut en bas.

« C'est quoi ton problème ? T'es qui au juste ? T'es suicidaire ? »
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MessageSujet: Re: It might get a little bit messy. [ft. Janus]   Mar 4 Juil - 15:24

It might get a little bit messy.× ft. ILYA & JANUS
Arrivé à la hauteur de cet inconnu qui n’en n’était guère un, il le bouscula d’un geste peu sympathique qui reflétait l’étendue des sentiments qu’il avait à son égard. Son nouvel adversaire en fit de même et se planta devant lui, le regard presque ennuyé de se faire déranger de la sorte par une personne qu’il ne semblait pas reconnaître pour autant. L’avait-il oublié, lui, le type qu’il avait failli causer la mort dans la forêt ? Avait-il oublié la merde dans laquelle il l’avait laissé, il y a de cela quelque temps déjà ? Lui, il n’oubliait pas ce genre de choses, surtout quand ça atteignait à sa propre vie. De suite, ses sourcils se froncèrent à l’entente des questions de ce type, qu’il avait davantage envie de cogner. Un sourire en coin, un brin trop moqueur, vint naître sur ses lèvres, tandis qu’il empoigna le col de son compagnon de guerre. « Quoi, tu te souviens pas de moi ? Moi qui pensais que j’avais une gueule inoubliable. » Il ne doutait pas de son physique avantageux, au contraire. Il savait qu’il avait des charmes non négligeables. Étant légèrement trop joueur, même dans les situations peu propices à l’amusement, il ne pouvait s’empêcher de railler.  « Pourtant tu devrais t’en souvenir, d’un putain de type que t’as laissé se faire presque bouffé dans les bois. Non, toujours pas ? » Le ton de sa voix se fait plus dur, plus abrupte. L’envie d’abattre son poing dans sa gueule d’ange lui démange de plus en plus, au fil des secondes qui défilent sous ses yeux.

Difficilement, il résistait à l’envie d’assouvir ses pulsions meurtrières. Tuer n’était pas une chose compliquée à réaliser de nos jours, les regrets étaient même inexistants, tant la vie humaine n’avait plus la même valeur qu’auparavant. « Je devrais peut-être te confronter à la même situation, qu’est-ce que t’en penses, chéri ? » Dit-il en agrippant fermement les deux extrémités de son col qu’il rapprocha de son propre corps. N’étant tous les deux séparés que par quelques centimètres, chacun pouvait voir à travers les yeux de l’autre et dans ceux d’Ilya, on y lisait clairement la détermination et la colère. Ce jour-là, où il s’était fait prendre entre plusieurs rôdeurs, avait été l’un des pires de sa vie de survivant. Entouré d’une horde et délaissé par ce nouvel arrivant qui avait préféré le quitter et l’abandonner à son sort plutôt que de l’aider, ça avait bien failli être son dernier souffle. Son dernier soupir. Heureusement pour lui, Hélios avait été présent pour lui venir en aide, mais il s’était toujours dit qu’il ferait payer le type qui avait préféré l’abandonner que lui prêter ne serait-ce qu’une main pour qu’il ne risque pas de se faire bouffer par les morts. Putain d’enfoiré, il s’était juste barré sans un regard vers lui. Il haïssait ce type pour le sentiment qu’il l’avait fait ressentir. Un sentiment d’impuissance totale. Par terre, entouré de rôdeurs, il avait été en proie à la mort et sa vie avait été mise entre les mains d’un type pour la première fois et Dieu seul savait à quel point il détestait devoir compter sur quelqu’un pour s’en sortir. C’était tellement honteux pour lui, grand dominant qu’il était dans l’âme.

Sa respiration se faisait plus entrecoupée, alors qu’il poussa brusquement la tête d’ange contre le mur. Il était agile, cela se voyait. Lui, il était plus dans les muscles que dans la finesse et l’agilité. Il pensait qu’il allait pouvoir faire ce qu’il voulait de lui, mais il ne connaissait que trop bien les combats rapprochés. Tout type de gabarits confondus. « Tu crois que si on te donne à bouffer aux rôdeurs ils trouveront quelque chose à manger ? » Et sur ces mots, presque par instinct, il agrippa ferment son couteau de militaire en quête de s’en servir dans un futur proche, la haine guidant à présent ses gestes. Il y avait des pulsions auxquelles on ne pouvait faire autrement que de céder. N’étant pas le genre de type à pardonner à un simple inconnu, il avait la ferme intention de lui rendre la pareille. Mais quel sort pire que la mort pouvait-il lui offrir, si ce n’était devenir l’un d’entre eux ?


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MessageSujet: Re: It might get a little bit messy. [ft. Janus]   Mar 4 Juil - 16:34

Ilya & Janus
« it might get a little bit messy

Tout ceci semblait vraiment lui tenir à cœur : il voulait que le japonais se souvienne, alors que pas la moindre once de souvenir ne semblait décidée à remonter dans son esprit. Il avait vu beaucoup de gens se battre, survivre, mourir, et il n'avait pas la prétention d'avoir une mémoire sans faille. Il retenait ce qui était essentiel à sa survie, et le reste passait à la trappe. Et de toute évidence, le brun était passé à la trappe aussitôt rencontré.

La rage du jeune homme paraissait presque trop personnelle pour Janus : il ne s'était jamais mis autant en colère, et lorsque ça avait été le cas, c'était parce qu'un prétendu ami l'avait trahi. Ils n'étaient pas amis, car sinon il savait qu'il aurait reconnu ce visage qui lui restait inconnu. La colère de son interlocuteur était alors un mystère : car même s'il l'avait abandonné à une mort certaine, il ne pouvait sciemment pas lui en garder rigueur. Ou peut-être était-il trop naïf, ou trop stupide, pour comprendre que dans ce monde, il ne fallait rien attendre de personne, jamais. Mais il n'était pas d'humeur à faire la leçon à qui que ce soit, et certainement à ce mec sorti de nul part. S'il n'était pas capable de comprendre la vie et de continuer son chemin avant que Janus ne lui fasse sa fête, alors c'est qu'il était définitivement un idiot.

« J'ai pas le temps de me souvenir de tous les visages que je croise. Et je suis pas un putain de héro. Je sais pas ce qui a pu te faire croire le contraire. »

Il semblait de toute évidence croire qu'il aurait le dessus sans mal : il était plus grand, plus musclé que lui. Mais Janus avait souvent combattu contre plus costaud que lui, et il l'avait toujours emporté, ce qui lui avait valu ses titres de champion. Quitte à être arrogant, il était même persuadé de pouvoir se débarrasser de son assaillant sans même recourir aux armes : sa vitesse était directement reliée à la force de ses coups, et il était rapide. Très rapide. Combien de fois avait-il tué des humains sans avoir accès à ses saïs ? Combien de fois l'avait-on désarmé, combien de fois avait-il eu recours à son seul corps comme arme ?

Le mur entra violemment en contact avec son crâne, causant une demi seconde d'absence, avant qu'il ne repousse le brun d'un coup de pied dans le plexus solaire, sortant ses saïs au moment ou l'autre sortait son couteau. Les lames brillaient, reflétant les rayons du soleil et se disputant le rôle du fil le plus aiguisé, du fil le plus acéré. Il fit tourner ses armes dans ses mains machinalement, un geste qui était devenu automatique au fil des années, resserrant sa prise sur les manches en cuir usé.

« Tu te crois plus fort, pas vrai ? » Il restait impassible, mais la veine sur sa tempe se mit à palpiter, rouge et chaude. « Tu crois que t'es le seul à avoir été dans la merde ? Tout le monde a déjà subi une embuscade des rôdeurs, abruti. »

Il avait envie de foncer tête baissé et de lui régler son compte rapidement, sans éclaboussures : il avait pris cette mauvaise habitude de se lancer dans des combats inutiles, sans le moindre sens. C'était la seule chose qui le faisait encore se sentir vivant, ou pas encore tout à fait mort. Il savait que le trépas était une condition inexorable de toute existence, mais que depuis le début de l'épidémie, cette condition était devenue une amie intime, qui ne le lâcherait jamais jusqu'à ce que toute cette folie n'ai une fin. Il avait envie de planter ses lames dans le crâne de cet idiot et de s'en aller sans un regard en arrière. Mais il n'était pas complètement dénué de réflexion : son esprit analytique lui indiquait que le brun était plus puissant, bien que moins rapide, et, aidé par la rage qui semblait l'habiter, qu'il était capable d'avoir raison de lui s'il le laissait s'approcher de trop près. Que s'il baissait trop sa garde et se laissait embarquer sur ce terrain glissant, il pourrait ne pas avoir le dernier mot.

« Tu devrais arrêter de pleurnicher. Au cas où t'aurais pas remarqué, les gens ont une forte tendance à la trahison et au coup bas dans le coin. »

Ses lames à la main, il s'élança vers le brun, esquivant sa défense d'un nouveau mouvement fluide, le piquant simplement du bout de ses armes le long de la cuisse, comme pour le railler, ou le narguer. Il avait même un sourire goguenard sur les lèvres : un véritable enfoiré, qu'il faisait. Il ne s'agissait même pas de jouer au chat et à la souris : même lui n'était pas assez sadique pour se prêter à ce genre de pratique. Il voulait jauger la véritable force de son attaquant, et s'il pouvait l'enrager un peu plus encore, alors il était hors de question qu'il s'en prive.
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MessageSujet: Re: It might get a little bit messy. [ft. Janus]   Mar 4 Juil - 20:31

It might get a little bit messy.× ft. ILYA & JANUS
L’asiatique, visiblement impassible à la colère d’Ilya se contentait de le regarder d’un air presque interrogateur, alors qu’il tentait de lui rafraîchir la mémoire. Ça semblait peine perdue, parce qu’il ne semblait pas se souvenir de sa personne ne serait-ce qu’une seconde. A la place, il le prenait sans doute pour un barge débarqué de nulle part, sautant sur lui comme le ferait un sauvageon. Trop colérique pour rester rationnel, il ne saurait pourtant dire pourquoi il ressentait autant d’animosité quand il croisait les yeux de son partenaire. Il ressentait l’irrépressible envie de lui assener des coups, de l’insulter, de lui cracher tout le venin dont il était encore capable. S’il y avait bien une émotion présente dans les tripes du brun, c’était la haine. Cette émotion-là, il n’avait pas besoin de la feindre, tant elle le dévorait d’elle-même. Que pouvait-il dire, lui, face à cette émotion qui animait toujours son corps. Qui lui donnait l’impression d’être en vie, de survivre, de vraiment savoir la définition de l’humanité. Son souffle se fit plus court, alors que ses doigts se crispaient contre son arme, prêt à tout moment à l’enfoncer dans la chaire de son homologue. « T’as raison à ce sujet. » Siffla Ilya entre ses dents, alors que son regard se fit plus dur.  Lui non plus ne comprenait pas l’étendue de sa rage à son égard, et bien qu’il avait raison sur ce point, qu’il n’aurait dû attendre de sa part, ça le mettait encore plus en colère. Au fond, il savait qu’il n’aurait pas dû compter sur une autre personne et cette forme de faiblesse passagère lui avait valu d’être un vrai imbécile pendant l’espace de quelque instant qui lui avait semblé une éternité. « J’étais foutrement con à cette époque. » Il avoua dans un murmure agacé, lui-même trop fier pour admettre ce point.

Quand il sorti ses armes – que lui n’avaient vu que dans les films Égyptiens, Ilya haussa un sourcil presque amusé par de telles armes. Cependant, bien qu’il aurait pu trouver la situation amusante, elle en était tout autre. Alors qu’il plaqua l’asiatique brusquement contre le mur, ce dernier s’échappa de sa prise la seconde d’après et lui assena un coup qui lui fit presque instantanément reculer. Le souffle soudainement coupé, face à la brusquerie du choc qu’il venait de subir, il se courba instinctivement, tenant la partie de son corps endolorie à l’aide d’une main. Pendant une ou deux seconde, il tenta de reprendre le fil de sa respiration, mais c’était plus difficile que prévu. Redressant la tête vers lui, il était plus déterminé que jamais à se venger. Il avait eu raison de ne pas sous-estimer ce petit merdeux. Ça se voyait tout de suite qu’il était agile. Il aurait pu dire que c’était les gênes asiatiques qui faisaient cet effet, s’il avait été d’humeur plus railleuse que cela. « Évidemment. Ta seule force c’est ta rapidité et ton agilité. » Sûr de ses compétences et de son physique, il sait que la force est son point fort. Il n’appréciait pas le ton qu’employait ce type. C’était bien trop arrogant. Comme s’il se croyait mieux que lui et il détestait à nouveau ce sentiment qu’il lui faisait ressentir une nouvelle. C’était sans doute cela, qu’il voyait quand il glissait son regard sur son visage : de la faiblesse. Celle d’avoir cru en son aide et maintenant, celle de se laisser submergé par ses émotions alors que lui restait parfaitement impassible face à la situation. Et s’il y avait bien une chose qu’il détestait plus que tout autre chose, c’était perdre le contrôle. Tolérer ne serait-ce qu’un instant que cet inconnu ait pris le dessus sur lui, lui était insupportable. « Tu vas fermer ta gueule, putain !? » Il ne voulait plus entendre cela. Il le prenait pour un imbécile et encore même un idiot.

Suite à ses mots, il lui fonça dessus tel un lion agile et ses armes vinrent frôler l’une de ses cuisses. Quel putain d’enfoiré. Il s’amusait avec lui, comme s’il pensait qu’il était son nouveau jouet préféré. Et par-dessus le marché, il pensait vraiment qu’il n’avait rien compris le monde dans lequel ils se retrouvaient à vivre à présent, tous ensemble. D’un geste vif, il se retourne et attrape l’une de ses armes avec l’une de ses mains. Manque de bol, il l’attrape par la lame et s’entaille la main. Cependant, sous l’effet de l’adrénaline il ne bronche presque pas sous la douleur naissante qui se fait ressentir au niveau de son entaille. De la force, c’était ça qu’il voulait qu’il lui montre ? Il en avait plus que lui, c’était encore une certitude. « J’ai remarqué ça, tu crois que je suis putain d’aveugle ?! Joue pas au plus malin avec moi. T’as beau avoir une gueule d’ange, tu restes un bel enfoiré pour moi. » Et alors, pour continuer le combat à arme égale, une seule main armée contre l’autre, il se précipite sur lui et le plaque contre le sol, comme il l’avait fait des centaines de fois au rugby, avant. Dans la bousculade, son couteau glisse de ses mains, mais il s’en contre fiche. « Tu vas faire quoi, sans tes petites babioles hein ? »


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MessageSujet: Re: It might get a little bit messy. [ft. Janus]   Sam 8 Juil - 14:56

Ilya & Janus
« it might get a little bit messy

« Évidemment. Ta seule force c’est ta rapidité et ton agilité. » « No shit Sherlock. »

S'il n'avait pas été tant concentré sur son adversaire, ou s'il avait été davantage bavard, il aurait sûrement répliqué, non sans arrogance, que l'agilité et la rapidité l'emportait souvent sur la force à l'état pure. Et qu'il n'en serait pas autrement aujourd'hui. Mais il était concentré – et peu volubile de nature. Et la situation, malgré lui, semblait déjà tourner à son avantage : le brun rougissait de colère de seconde en seconde, de toute évidence sensible à l'impassibilité de Janus, et incapable de se détacher de la colère que leur première rencontre avait de toute évidence déclenché en lui. Les émotions n'étaient que faiblesse, et c'était en partie pour cela que Janus avait pris la décision consciente de s'en détacher. C'était ce qui lui avait permis de survivre, de ne pas ressentir cette touche de colère et de culpabilité lorsque ses armes achevaient ceux qui prenaient le risque de menacer sa vie. Sa mère lui aurait sûrement répliqué que c'était là sa plus grande faiblesse, au contraire. Mais sa mère n'était plus de ce monde, et elle n'aurait pas aimé voir ce que son fils était devenu. Mais elle était morte. Elle était morte, probablement dévorée par les asticots depuis longtemps, et Janus ne s'offrait même plus le luxe de se rappeler ce visage tendre et avenant.

Quand il voyait la colère s'insinuer dans les veines de son adversaire, il savait qu'il avait eu raison de rester, en un sens, fidèle aux enseignements qu'il avait reçu lorsqu'il n'était encore qu'un étudiant. Le calme qu'il avait appris à pratiquer, lui qui avait à l'origine tant de mal à rester de marbre, était devenu sa plus grande force. Le calme, qui restait en lui, alors que le brun attrapait une de ses lames, à main nue, le sang coulant le long de l'acier brillant et dans le sol sous leurs pieds. La surprise le frôla pendant une seconde – il n'était pas habitué à ce genre de détermination. Ce genre de regards se rencontrait chez les condamnés, ou ceux qui se savaient destinés à renaître des cendres et à errer la surface de la planète en recherche de chair et de cervelle fraîche. Une seconde, et l'arme s'était échappée de ses mains, et il se retrouvait cloué au sol par le corps bien plus lourd de son interlocuteur, incapable d'avoir recours au saï qui lui restait, le coude contrit par sa position.

Dans sa chute, son crâne avait heurté un caillou, et il sentait déjà le liquide chaud et rouge s'écouler le long de sa peau, et pendant l'espace d'un instant, la panique pris possession de lui. Il n'avait pas pour habitude de se retrouver un tant soit peu démuni dans ce genre de situation, et il était, après tout, humain. Mais la panique s'échappa alors qu'il heurtait son propre crâne à celui du brun dans le but de l'assommer, espérant ainsi pouvant libérer une partie de son corps de son emprise. Il eut juste assez d'espace, non pas pour user de son arme, toujours bloquée, mais pour asséner un coup de genou. Il s'échappa avec un peu trop d'empressement, laissant son arme sur place ; et lorsqu'il passa sa main sur son arcade sourcilière, là ou son crâne avait frappé, du sang s'en écoulait déjà. Une erreur de débutant : le liquide, abondant, menaçait d'obscurcir sa vision en coulant dans ses yeux, et il appuya brièvement son pull contre la blessure dans le seul but d'enrayer le flux, au moins jusqu'à ce que la prochaine attaque n'ai lieu.

« C'est ça que tu veux ? Te battre à mains nues ? » Il leva les bras, démontrant ses mains dénuées d'armes, et désigna d'un bref mouvement du menton le couteau de chasse qui avait lui aussi fini dans l'herbe. « Tu peux aller le chercher si tu veux. Mais tu sais que si tu tournes le dos, je serais soit parti, soit déjà sur toi. »

Il haussa les épaules nonchalamment et se rapprocha de l'homme, ôtant le tissu de son arcade : le sang s'en écoula, mais plus visqueux, presque coagulé, et s'arrêta dans les poils de son sourcils. Ses muscles étaient tendus, prêts à l'assaut, prêts à bondir et à lui mettre une raclée : il était fatigué de tout ça, et la colère de son adversaire commençait presque à déteindre sur lui. Plus vite ils se battaient, plus vite ça en serait fini.

« Allez, viens. » Les mains placées de part et d'autre de sa taille, les jambes fléchies, dans ce qu'il se souvenait encore être la position du cavalier, il lui intima de se rapprocher d'un petit mouvement de la main. « Viens te battre. »

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