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 ruelle des morts

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MessageSujet: ruelle des morts   Dim 2 Juil - 16:11



Casey & Archibald

« ruelle des morts »


31 mai 2017,
bourgade déserte quelque part à mi-chemin entre Mahony et la mine d’Hamilton


Au moins se seraient-ils divertis pour quelques minutes, il se disait tandis que la milice de Mahony dispersait la foule autour de l’estrade désormais vidée de ses alpagueurs. Guère plus que des charlatans, si on lui avait demandé son avis (mais personne ne l’avait fait), quoiqu’Archibald n’était pas non plus entièrement convaincu de la bêtise de ce qu’ils venaient d’entendre : disons qu’il subsistait, quelque part, une petite parcelle d’espoir qu’il n’avait pas entièrement enseveli sous le triste réalisme de leur vie actuelle, et que celle-ci entretenait sa curiosité à l’égard de ce prétendu Lazare. S’il n’allait pas se lancer à corps perdu vers Houston et son prétendu remède miracle, il continuerait néanmoins de tendre l’oreille dans les environs, voir si le trio continuait à faire parler de lui, et les propos qui se transmettraient de bouche à oreille.
En attendant, ils n’étaient pas venus ici pour enfiler des perles. Et, tandis que Maxine et Anaiah faisaient le tour des différends vagabonds qui venaient étaler ici les quelques trésors récupérés à droite à gauche qu’ils étaient prêts à échanger contre d’autres denrées, Archibald n’avait pas pu manquer d’apercevoir du coin de l’œil une silhouette bien connue qui l’avait fait se couper net dans quelques propos qu’il était en train de tenir à Felix. Casey, qu’il lui avait dit, l’autre taré qui lui avait foutu une de ses raclées les plus humiliantes depuis longtemps. Casey. Il avait gravé le nom dans sa mémoire et l’avait soigneusement rangé dans un coin en attendant des circonstances plus favorables pour mettre au point sa vengeance – vengeance, soit dit en passant, qu’il aurait probablement fini par oublier s’il n’y avait pas eu cet homme sorti de nulle part pour le passer à tabac au nom de celle qui avait été, jadis, sa proie l’espace de quelques minutes.
Au moins ne l’avait-il pas tué, comme il l’avait fait pour ses “camarades” en la compagnie desquels il s’en était pris à la blonde.
Quoiqu’il en soit, le hasard faisait bien les choses, et s’il n’avait guère eu l’occasion de repenser à elle ces derniers temps, un petit jeu de coïncidences s’était chargé de la remettre sur son chemin au bon endroit au bon moment. Conscient de ce que ni l’un ni l’autre ne pouvaient intervenir ici en raison de la milice qui se chargerait vite de mettre un terme à n’importe quel début d’affrontement, le chacal s’était contenté d’un grand geste de la main qui pouvait passer pour un salut amical à l’égard de la jeune femme qui se trouvait à une bonne quinzaine de mètres d’eux et dont le regard semblait aussi chaleureux qu’un bloc de glace. Le reste du temps qu’ils avaient passé ici s’était poursuivi sans incident notable.

« Continuez sans moi, je vous rejoindrai après. » Bien avancé sur le chemin du retour en direction de la carrière, Archibald s’était arrêté alors qu’ils traversaient un petit village désert et vidé de ses occupants, vivants ou non, depuis un sacré bout de temps. « Mauvaise digestion », il se justifia dans la foulée avec un regard entendu afin de couper court à toute tentative de discussion, pour ensuite se désolidariser du groupe et s’engager dans une petite ruelle perpendiculaire à la route sur laquelle ils progressaient actuellement. Il pénétra dans la première maison dont la porte défoncée lui permettait le passage, la lame de son couteau mise au clair dès lors qu’il s’était trouvé hors de vue du trio des carriéristes et, sans se départir de sa vigilance, se hâta de monter silencieusement à l’étage afin d’avoir une bonne vue sur l’avenue.
Elle les avait suivi, comme il s’en était douté, et les fréquents regards jetés en arrière durant le cheminement jusqu’au camp de survivants s’étaient chargés de confirmer qu’elle ne lâchait pas le morceau. L’occasion, enfin, d’avoir une petite “conversation” entre quatre yeux ? Sage et patient, Archibald avait attendu ce qui lui avait semblé être quelques interminables minutes avant que la silhouette solitaire se dessine à l’orée de son champ de vision. Probablement trop loin pour l’avoir vu quitter le groupe (quoi qu’il ne pouvait pas l’affirmer à 100%), elle ne devait pas se savoir guettée ; il se recula précautionneusement pour revenir sur ses pas, quitter sa planque et se fondre dans l’ombre de la ruelle qui faisait l’angle de l’artère principale. Caché à la vue de quiconque ne regardait pas spécifiquement dans sa direction, il éleva la voix sur un ton tranquille qui allait de pair avec sa posture nonchalante, adossé contre le mur à se curer un ongle à l’aide de la pointe de sa lame, alors qu’elle le dépassait sans le voir : « Eh bien, tu ne viens plus saluer les vieilles connaissances ? » Il ne fallait pas s’y leurrer néanmoins : tous ses muscles tendus, Archibald était à l’affût, prêt à bondir vers elle au premier geste qu’elle ferait en direction de l’arme à feu qu’elle arborait à son flanc. Bravache certes, mais pas au point de lui laisser l’opportunité de lui coller une balle entre les deux yeux (ou n’importe où ailleurs, pour ce que ça valait).
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MessageSujet: Re: ruelle des morts   Dim 16 Juil - 17:26

Archibald Casey
Ruelle des morts


L’autre l’avait vu et sur le coup, Casey ne fut pas sûre qu’il la reconnaisse. Pourtant, quelque chose dans son regard lui disait que oui, a contrario de son attitude. Effectivement, l’homme avait préféré prendre le cap du retour vers les camps plutôt que d’un affrontement public. Quelque part, ça arrangeait bien la femme.  Moins il y aurait de témoin et moins il y aurait d’obstacle à ce règlement de comptes qui attendait depuis bien trop longtemps. Travaillant sa patience en attendant que le groupe se décide à bouger, elle s’imaginait déjà avoir cette conversation avec son agresseur mais aussi avec Maxine. Néanmoins, une chose à la fois. Premièrement, s’occuper du Jackal en suite, s’occuper de la Miners. Cette dernière avait beau l’agacer, elle n’arrivait pas à trouver de connexions logiques dans les fréquentations qu’elle avait. Une Miner et un Jackal et puis quoi encore ?
La marche fut longue, Casey n’était pas formée pour traquer les individus et elle devait les garder à portée de vue pendant un temps. Assez pour être sûre qu’ils se dirigeaient tous vers le même endroit. Heureusement, d’autres quidam avaient décidé de prendre le même chemin pour rentrer à la carrière ou ailleurs. Cependant, pas assez pour qu’elle puisse se mêler à une foule.
Voilà qu’elle traversait un village désert. Un sourire sur les lèvres, elle sentit qu’on l’observait mais elle était incapable de dire d’où. Préférant laisser une distance entre les personnes qui faisaient le même chemin qu’elle, elle ralentit. Des secondes ou des minutes passèrent avant qu’une voix se fit entendre. Avec, presque, un sourire carnassier aux lèvres, Casey se tourna vers la direction d’où venait les paroles. C’était bien lui.  "Parce que tu m’as fait le plaisir de me saluer la première fois qu’on s’est croisé peut-être ?" Malgré le sourire aux lèvres, son regard était dur et il ne faisait aucun doute que les images de leur première rencontre remontaient la surface. Du moins, le peu dont elle se rappelait. L’homme et ses compagnons l’avaient laissé dans un trop sale état pour que ses souvenirs soient précis. Son regard se posa sur le couteau qui lui servait à sa manucure improvisée et elle arqua un sourcil, portant ses mains sur ses hanches. Son propre couteau était à proximité de sa main et ça la rassurait. Peut-être qu’elle aurait eu le temps de prendre son flingue et de tirer mais il n’y avait aucun plaisir là-dedans. Si Casey souhaitait une chose, c’était la vengeance et elle comptait bien lui en faire baver, non pas écouter ses souffrances. "Je me rappelais pas que t’avais une aussi sale gueule. T’as du mal à survivre depuis que t’as plus de petits copains avec qui chasser ?" Certes, ce n’était pas elle qui s’était occupé de tuer les autres Jackals mais elle appréciait tout de même le résultat offert par Nathan. Sa main saisit le manche de son couteau de combat et sortit lentement l’arme de son fourreau. Aucune discrétion là-dedans mais à partir du moment où Casey avait réussi à empoigner l’arme, il était déjà trop tard pour intervenir. Par ailleurs, ça mettait juste les chances à égalité. Principe qui n’était sûrement pas partagé par son adversaire. "Avant qu’on commence, autant que je sache quel est ton nom…" Oui parce que lui comme elle savaient qu’ils n’échapperaient pas à une confrontation. De plus, Casey voulait savoir le nom de la personne à qui elle en voulait depuis des mois, et qu’elle n’avait jamais réussi à retrouver.

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MessageSujet: Re: ruelle des morts   Lun 24 Juil - 12:19



Casey & Archibald

« ruelle des morts »


« My bad. Quelques fois, la notion de politesse m’échappe mais tu vois, je me rattrape aujourd’hui ! » Elle récupéra son couteau et il se tendit légèrement, cessant son petite manège avec le sien pour adopter une attitude plus adéquate en cas d’affront direct. Elle voulait sa revanche, la donzelle, ça se voyait dans son attitude et Archibald était plus que disposé à lui offrir cette opportunité (lui aussi avait des comptes à régler après tout) simplement, qu’était une baston en bonne et due forme sans un petit speech pour détendre l’atmosphère avant ? A son image, elle ne lui avait pas directement sauté à la gorge, préférant à l’inverse rentrer dans son petit jeu pour échanger quelques paroles acides gonflées d’un venin justifié par leur passé commun. « Qu’est-ce que tu veux, les temps sont durs… et puisque les rôdeurs se fichent bien que leur futur repas soit avenant ou non, j’ai préféré privilégier le pratique à l’agréable. C’est gentil de t’inquiéter pour moi mais je me débrouille aussi très bien seul pour chasser. La preuve. » Alors non, pas franchement vexé qu’on dénigre son apparence, l’insulte ne valait pas grand chose par temps d'apocalypse : tout le monde avait plus ou moins une sale tronche, et puis qu’est-ce que ça pouvait bien changer au final ? Oui, il avait les traits émaciés, le teint pâlichon et des valises sous les yeux dû au manque permanent de sommeil, mais l’étincelle dans son regard, celle qui clamait sa soif de vivre et survivre à tout prix, elle n’en brillait pas moins fort pour autant. S’il se battait, Archibald, c’était avec l’énergie du désespoir, et cette énergie là elle puisait ses forces dans des ressources insoupçonnées pour le forcer à rester debout, et à continuer d’avancer coûte que coûte.
Le désir de la jeune femme pour son identité lui arracha un sourire. Il y avait encore des personnes pour se soucier de ce genre de détails, de nos jours ? Comme si pouvoir mettre un nom sur une trogne allait changer quoi que ce soit… Mais bon, elle semblait assez sérieuse, visiblement accrochée à ce détail, alors qui était-il pour ne pas la satisfaire ? « Joseph », il balança sur un ton très naturel, choisissant au hasard le premier prénom qui lui était passé par la tête après un moment de réflexion, comme s’il avait hésité avant de finalement céder à sa requête. « Tu veux mon nom de famille aussi ? Ma carte d’identité ? Mon permis de conduire ? Âge et date de naissance ? » Un sourire moqueur dévoila ses dents tandis qu’il s’interrompait là dans sa cascade de questions imbéciles, marquait une brève pause et reprenait dans la foulée en la coupant net dans sa réponse, sans s’embarrasser d’en savoir la teneur. « Peu importe. Enchanté, donc… Casey, c’est bien ça ? » Oui, je connais déjà ton nom, semblait dire son regard provocateur tandis que le chacal attendait de voir sa réaction face à ça. Est-ce que l’autre fils de pute lui avait causé de leur rencontre ? Il en doutait. Néanmoins, tout était possible… « Tu m’excuseras si je te serre pas la main, hein, mais je pense qu’on est pas encore assez proches pour ça. » Pas assez proche, pas assez fou… sa civilité avait tout de même une limite et s’ils devaient finir par se battre comme des chiens, ils n’allaient pas non plus se perdre en politesses avant comme s’il s’était agi d’un bon vieux duel au sabre ou au pistolet.  
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MessageSujet: Re: ruelle des morts   Lun 24 Juil - 15:24

Archibald Casey
Ruelle des morts


L’idée d’être à nouveau la proie de l’homme lui fit froncer les sourcils. Toutefois, si aujourd’hui, il comptait se faire un butin, il était mal barré pour et il devait le savoir. Ce qui était d’autant plus étrange qu’il l’est attendu. Ils s’étaient aperçus plus tôt et le Jackal avait bien dû remarquer qu’elle n’avait pas grand-chose sur elle, rien d’assez intéressant et pourtant au lieu de fuir… Il avait préféré rentrer dans le jeu de la traque. Ses camarades avaient vraiment dû compter pour qu’il agisse ainsi. "Et je peux savoir ce que tu chasses au juste ?" Dit-elle en écartant les bras et en se retournant à moitié pour regarder autour d’elle, comme s’il pouvait y avoir d’autres personnes plus intéressantes. Effectivement, c’est pas comme si elle avait eu un sac à dos rempli de bouffe ou quoi que ce soit d’utile sur elle, excepté ses armes et ses clopes, on pouvait pas dire qu’elle était une proie de choix. A contrario des personnes avec qui il était… Donc c’était Joseph, un nom bien doux pour un connard pareil mais comme quoi le prénom faisait pas le moine – un truc du genre. Néanmoins, elle grava ce prénom dans son esprit, sûre de ne pas l’oublier et d’interroger leur connaissance commune à ce sujet. Casey se contenta d’un léger sourire devant le sarcasme de l’homme. Le prénom lui suffisait amplement, le reste, elle s’en foutait royalement. Son sourire disparu quand Joseph lui balança son propre prénom à la figure. Contrairement à lui – et apparemment, elle ne se baladait pas avec ses papiers d’identité sur elle, ni avec quoi que ce soit à son nom donc comment pouvait-il le connaitre ? Maxine avait-elle eu la gentillesse de tout balancer ? Sa main se resserra sur son couteau, caressant le manche du bout du pouce. Non, elle ne comptait pas lui sauter dessus, elle était juste agacée par la tournure des évènements et les questions qui venaient d’apparaître dans son esprit. "J’ai la main prise de toute façon." Répliqua-t-elle avec un semblant de sourire pendant que son regard le fixait toujours à la recherche de réponse. "Je vois que t’as fait tes devoirs avec tes nouveaux copains de la carrière ou c’est autre chose ? D’ailleurs, je me demande bien ce qu’ils peuvent faire avec toi. Même les quarries sont pas aussi désespérés pour trainer avec une charogne dans ton genre… Tu les as payé ?"Elle eut envie de parler du « copain » de la mine aussi mais ce cas, elle le règlerait plus tard, avec la concernée. Par ailleurs, pas la peine de donner une opportunité à Joseph de s’incruster un peu plus dans sa vie. Il connaissait son prénom, c’était bien suffisant. "Mais j’admire que t’aies réussi à me reconnaitre après l’état dans lequel tu m’as laissé la dernière fois." Tuméfiée jusqu’à pouvoir à peine bouger, ils l’avaient arrangé et aujourd’hui, elle espérait bien lui rendre la pareil. Cependant, pour cela, elle devrait le désarmer avant. Entreprise dangereuse, il fallait qu’elle se décide si elle voulait faire passer le plaisir avant la survie. En finir rapidement serait trop généreux pour lui et ne lui octroierait aucune satisfaction. Son regard se porta sur le couteau qu’il tenait et surtout de la manière dont il le tenait. En tant que bon Jackal, il savait sûrement s’en servir donc il ne valait mieux pas qu’elle le sous-estime. Un petit soupir s’échappa de sa gorge, en même temps que tout espoir de le prendre par surprise. "Même si ton obsession sur moi est sacrément étrange…" Rajouta-t-elle à voix basse. Après tout, c’était à Casey de prendre sa revanche, pas l’inverse. Elle ne comprenait pas comment ni pourquoi les rôles s’étaient inversés de cette manière.

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MessageSujet: Re: ruelle des morts   Mar 8 Aoû - 22:08



Casey & Archibald

« ruelle des morts »


« Toi », qu’il avait sobrement répliqué tandis qu’elle faisait un demi-tour sur elle-même avec une posture faussement théâtrale. Qui en doutait encore de toute façon, à ce stade ? Si Archibald avait voulu jouer les pilleurs du dimanche, certainement qu’il ne s’en serait pas pris à quelqu’un comme elle, et nul doute qu’il y avait un choix beaucoup plus intéressant parmi tous les péons qui s’étaient trouvés à Mahony en même temps que lui, tout juste bon à se faire plumer alors qu’ils contemplaient bêtement les trois hurluberlus qui s’étaient accaparé l’estrade l’espace de quelques longues minutes. Casey, elle, n’avait clairement rien à lui offrir qui soit susceptible de marquer son attention… sinon la satisfaction d’une vieille rancune dont elle n’était qu’à moitié à l’origine, et qu’il avait soigneusement entretenue au fil des mois dans l’espoir presque jamais tari d’avoir l’occasion de lui remettre les griffes dessus. « C’est exactement ça. Après tout, tout se paie désormais, non ? » Il ricana, refusant une fois de plus de s’offenser de ce genre de remarque dédaigneuse; elle allait devoir revoir sa ligne d’attaque si elle voulait venir à bout de sa patience simplement avec de la moquerie purement mesquine. Il y était plutôt imperméable à ça, Archibald, probablement parce qu’il était depuis des années dans un milieu où c’était monnaie courante, et qu’elle n’était pas la première à se comporter de la sorte. « J’ai bonne mémoire », il se contenta de rajouter, simple. Ou peut-être était-ce dû au fait qu’il l’avait gardé à l’œil ensuite, quand Olympia lui était encore aisément accessible, désireux de venger ses petits camarades envoyés bouffer les pissenlits par les racines… quoique venger était ici un mot un peu fort : c’était pas vraiment comme s’il en avait eu quelque chose à foutre, de ses potes, mais disons que c’était une question d’amour propre alors, vu qu’ils avaient été crevés comme des pauvres merdes et que lui seul avait réussi, Dieu seul sait comment, à s’enfuir sans récolter trop de dommage. « Étrange ? Non, moi je dirais plutôt qu’elle est tout à fait justifiée. » Toujours sur ses gardes malgré ce small-talk pré-baston de toute beauté, il restait averti qu’elle pouvait changer d’avis à tout instant et décider d’attaquer sans prendre la peine de prévenir. Et elle aurait eu foutrement raison d’agir de la sorte, puisqu’il voulait sa peau au moins autant qu’elle voulait la sienne ! « Sauf qu’à ta différence, moi je t’envoie pas un copain pour te régler ton compte, tu vois, je me pointe en personne. Il est sympa ton mec, il a l’air de tenir à toi, mais son raisonnement était un peu stupide : l’aurait jamais fallu qu’il me laisse filer. » Forcément, parce qu’Archibald était deux fois plus remonté maintenant. Le déglingué qui s’en était pris à lui l’avait suffisamment humilié pour nourrir sa rancœur et sa haine encore longtemps, et puisque le chacal avait tout de même un instinct de survie suffisamment développé pour se douter n’avoir pas l’once d’une chance face à lui, quoi de plus normal qu’il rejette toute cette frustration sur Casey ?
Sauf qu’elle avait l’air plutôt perplexe face à ce qu’il venait de déclamer. Se pouvait-il que… « Attends, t’étais pas au courant de ça ? » qu’il s’exclama dans un léger rire, reprenant vite la contenance qu’il avait perdu l’espace d’un instant. « De mieux en mieux ! »
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MessageSujet: Re: ruelle des morts   Sam 12 Aoû - 14:31

Archibald Casey
Ruelle des morts


Au « toi » qui sortit de la bouche de Joseph, un léger signe de négation agita sa tête. Ils s’étaient donc chassé mutuellement pendant tout ce chemin pour arriver à une confrontation des plus simples. Peut-être aurait-il mieux fallut lui tirer dessus dans la foule à Mahony. Au final, vu le monde, elle aurait pu s’en échapper… La conscience qui s’était développée en elle, l’en avait empêché. Pourquoi ? Pour chercher une explication plus rationnelle, plus excusable à son comportement ? Bordel, il avait manqué de la tuer. Même si aucun mot ne traversa ses lèvres, son regard était noir. Le pire, c’est qui se pensait maître de la situation, assez pour faire douter Casey, l’espace d’un instant, qui était le vrai chasseur. Son sourcil s’arqua tout de même lorsqu’il avança que tout était justifié. Son regard noir s’évanouit totalement devant l’explication qui lui asséna. C’était quoi ce bordel ? C’était qui ce copain ? De quoi il parlait ? Son interlocuteur avait perdu les pédales, déjà qu’il ne semblait pas pourvu d’une intelligence particulière… Joseph ne tarda pas à comprendre ce qu’on expression signifiait et en tira une certaine satisfaction au vu de son rire. Casey préféra rester silencieuse, le temps de mettre les choses en ordre dans sa tête et de passer en revue les différentes possibilités qui s’offraient à elle. Peu de personne était au courant de son incident avec les Jackals et parmi celles-ci, seul Bass, Nathan et un infirmier de la mine convenaient à la description masculine qu’en faisait son interlocuteur. Sa première pensée alla vers Bass mais elle raya rapidement cette hypothèse en se rappelant que seul Nathan et ses hommes avaient vu la tête des agresseurs. Vu les rumeurs qui courraient sur l’Olympia, il semblait être la conclusion la plus adéquate au mystère."Un grand brun ?" Reprenant sa concentration sur la situation actuelle, elle poursuivit :"Donc plutôt que t’en prendre à « mon copain », tu préfères encore t’en prendre à moi ? Logique de con. Au moins, cette fois, t’as un minimum de dignité pour venir seul." Elle l’espérait du moins. Casey le toisa de haut en bas, exprimant physiquement le dédain qu’elle pouvait avoir pour lui et son espèce de vengeance."Qu’est-ce qu’il t’a fait ? Il t’a rendu eunuque pour que tu le vives aussi mal ?" Nathan n’avait jamais eu la présence d’esprit de venir l’avertir de ce petit épisode et une part d’elle lui en voulait. Ce n’était pas à l’Olympien de s’occuper de cette affaire mais à elle. C’était à elle qu’ils s’en étaient pris. Même si elle reconnaissait son amitié avec Nate, elle ne comprenait pas ce qui avait pu le pousser à aller s’amuser avec Joseph, tout seul, sans l’avertir et en plus il l’avait laissé s’échapper ! La blonde serra les dents, autant de frustration que d’animosité envers sa cible."T’as vraiment un putain de problème mental le Jackal !" Dit-elle en s’avançant d’un pas vers son interlocuteur pendant qu’elle resserrait sa prise sur son couteau. Et maintenant, elle avait trois problèmes à régler : Joseph, Nathan et Maxine. Parfait. Quel fouteur de merde celui-là ! "Je lui ramènerai un souvenir de toi, tu veux que je lui passe un dernier mot au passage ?" Des paroles, des paroles, ce n’est pas comme si elle allait couper un bout de Joseph pour se trimballer avec ça jusqu’à Olympia. Puis ce genre d’activité n’était pas franchement sa tasse de thé malgré la haine qu’elle nourrissait envers son interlocuteur. Sa mort suffirait à la satisfaire.

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MessageSujet: Re: ruelle des morts   Dim 13 Aoû - 19:08



Casey & Archibald

« ruelle des morts »


Evidemment qu’il allait pas lui dire que la seule raison pour laquelle il ne s’en était pas pris à l’autre d’abord, était que ce dernier l’avait trop écrasé pour qu’il soit en état de riposter. De tout le temps que leur charmante altercation avait duré, l’olympien avait largement eu le début sur lui du début jusqu’à la fin. Alors Archibald était peut-être un peu déglingué sur les bords mais, aux dernières nouvelles, il n’était toujours pas suicidaire. Son seul regret ici, était de ne pas avoir su interpréter la surprise de Casey plus tôt car alors il aurait pu feinter, prétendre à l’inverse avoir su régler son compte à son chevalier servant. Oh bien sûr, il ne serait pas allé bien loin avec cette fausse fanfaronnade, mais peut-être la confusion ainsi suscitée aurait permis de lui faire bénéficier d’un avantage qu’il aurait pu user à bon escient pour la suite de la confrontation. « Comment t’as deviné ? Ça se voit à ce point ? » Mais non, même s’il fallait bien reconnaître que l’ablation de ses couilles n’aurait pas représenté une grosse perte pour ce qui survivait encore de l’Humanité déchue, il avait encore son paquet bien accroché au reste de son corps.
La réplique d’après le fit rire, encore, à croire qu’il s’amusait comme un petit fou et qu’il ne courait pas du tout le risque de se faire buter dans les minutes qui allaient suivre. « Et alors ? Qu’est-ce que ça peut te foutre ? » Il ne bougea pas tandis qu’elle s’avançait vers lui, comprenant probablement tout aussi bien qu’elle que cette conversation, aussi cordiale et passionnante fut-elle, touchait à sa fin. « Oh non t’inquiète pas pour ça va, j’pourrais bien m’en charger tout seul ! Pas besoin qu’une putain de gonzesse joue les pigeons voyageurs pour moi. » Parce qu’à l’image de Casey, Archibald n’avait pas la moindre intention de sortir perdant de là. En soit, c’était plutôt logique : pourquoi serait-il resté ici s’il était persuadé de l’inverse ? Ou alors, il aurait trouvé un moyen d’attaque plus discret, un qui ne nécessitait pas de se trouver face à face avec son ennemie d’entrée de jeu et qui lui aurait autorisé de porter quelques coups sans trop avoir à se mouiller.
Et, parlant d’attaque, il sembla bien qu’Archie se lassa avant elle de ce calme trop instable qui régnait entre les deux adversaires. Puisqu’elle s’était rapprochée de lui, Casey était désormais entrée dans son champ d’action et l’impatience lui chatouillait tellement le bout des doigts que le chacal finit enfin par y céder, verrouillant sa prise sur le manche de son couteau tandis que l’acier mordait l’air en direction de sa gorge… sur une feinte simplement calculée pour lui laisser le temps et le champ libre à un coup de pied bien plus féroce.
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MessageSujet: Re: ruelle des morts   Dim 20 Aoû - 14:14

Archibald Casey
Ruelle des morts


Ses dents grinçaient devant l’attitude de son ennemi. A croire qu’il ne prenait pas ça au sérieux ou que rien ne pouvait le toucher. Manifestement, ce n’était pas avec les provocations habituelles, qu’elle pourrait le faire perdre son calme. A contrario, c’était plutôt elle, qui commençait à en avoir ras la patate de sa nonchalance, de son sourire et de ce rire qui grinçait dans ses oreilles. Sûr, qu’elle entendrait encore ce rire railleur quand elle irait se coucher ce soir. Oui, elle comptait bien rentrer à la mine et se coucher dans son lit ce soir ! "Ça peut me foutre que t’arrives à me casser les couilles que j’ai pas !" Voilà, c’était dit, c’était pleinement exprimé, il lui hérissait le poil. Une putain de gonzesse ? Bordel… Casey n’avait qu’une envie c’était de lui faire ravaler son arrogance jusqu’au fin fond de son colon. C’était peu dire. C’est sûrement toute cette frustration accumulée par les conneries de Nathan et Maxine, plus encore, ce débile mental devant elle, qui l’incita à commettre l’erreur. Elle n’aurait pas dû réduire la distance entre eux, ça lui donna à peine le temps de voir arriver le coup de couteau… Du moins ce qu’elle pensait être le coup de couteau, le coup de pied fit tout aussi mal à son abdomen qu’à son égo. Forcée de reculer de quelques pas, le temps de reprendre son équilibre et son souffle, la blonde le regarda avec un sourire. Tant pis pour la prudence, tant pis pour tout, Casey fonça dans le tas que représentait Joseph. Prenant soin d’écarter son bras armé, du sien, elle le percuta comme ce genre d’imbécile qui ne sait pas se battre et préfère sauter sur l’adversaire et réfléchir après. Dans son coin, elle percuta Joseph, qui lui-même percuta le mur où il se trouvait précédemment. Essayant de donner un coup de couteau, dans cette position, tout ce qu’elle réussit à faire c’est lui effleurer le bras. Un coup de coude dans le menton et retour à la case départ, Casey avait fait quelques pas en arrière pour retrouver sa liberté de mouvement. Son visage n’affichait plus le sourire carnassier d’auparavant, ni même l’envie de le faire souffrir. Joseph était un peu trop vif pour elle, trop vif pour un homme d’ailleurs - et trop puant à croire qu’il se frottait aux rôdeurs dès qu’il en avait l’occasion. Une partie d’elle avait envie de prévaloir la sûreté et d’en finir mais l’autre ne pouvait le laisser s’en sortir aussi facilement.  "Tu parlais de gonzesse mais finalement, c’est toi qui te bas comme une petite pute. Enfin à quoi je m’attendais…" Effectivement, si c’était le genre à l’avoir pris en traitre, à plusieurs, il y a plusieurs mois, il serait du genre à faire des feintes. Honnêtement, ça l’inquiétait un peu, pas habituée à se battre contre ce type de personne. En règle générale, les hommes se pensaient toujours supérieur en force et ne faisait pas attention mais lui c’était – hélas – différent. Cas’ jeta un œil sur son couteau de combat et vit une légère trace de sang, trop légère. Inversant sa prise, elle prit l’arme comme un poignard. Si elle fonçait à nouveau vers lui, adoptant la même tactique que précédemment, cette fois, le couteau était dirigé vers le ventre de ce cher Jojo. Une petite éviscération en perspective.

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MessageSujet: Re: ruelle des morts   Jeu 31 Aoû - 13:56



Casey & Archibald

« ruelle des morts »


Il avait espéré passer aux choses sérieuses, il fut vite déçu. Malgré la promptitude de Casey, tout s’arrêta bientôt aussi vite qu’il l’avait initié. Le choc du mur contre son dos lui avait coupé le souffle et son bras le picotait d’une blessure qu’elle venait de lui infliger mais qui, il n’avait pas besoin de l’observer pour le savoir, était plus superficielle qu’handicapante pour la suite. Même le coup de coude avait été plus douloureux, parce qu’il s’était mordu la langue dans l’action et que le sang commençait doucement d’imprégner sa bouche. Il le cracha, d’ailleurs, aux pieds de sa compagne et s’essuya ensuite les lèvres pour reprendre, presque désabusé : « À toi de me le dire. Pas ma faute si t’avais des attentes. » Se faire traiter de petite pute n’était en soit pas la plus grosse insulte qu’il ait pu recevoir au fil des ans. Et puis, si elle n’appréciait pas sa manière de se battre au point de vouloir le rabaisser ainsi, est-ce que ça ne voulait pas dire que c’était efficace ? Archibald n’était ni une montagne de muscle, ni un type entraîné à l’art du corps à corps. Alors forcément il avait dû se tourner vers d’autres techniques pour tout de même parvenir à tirer son épingle du jeu. Et puis quoi, l’important n’était pas la beauté de l’affrontement mais qu’il soit encore vivant à la fin ! Alors oui, tous les coups étaient permis, et même les plus bas. Surtout les plus bas, à vrai dire.
Mais Casey, elle, elle avait l’air de connaître son affaire. Et le mur qui lui bloquait tout possibilité de recul n’avait aucune solution à lui offrir tandis qu’elle revenait à l’assaut, visant des entrailles qu’il tenait particulièrement à garder bien à leur place. Il se décala sur côté pour retrouver sa liberté de mouvements alors qu’elle lui arrivait droit dessus et chercha à intercepter la lame avant toute chose, bloquant le poignet afin d’empêcher son joujou de faire une jolie découpe de son ventre. Sa propre arme était tombé à terre un peu plus tôt quand il avait percuté le bâtiment, lui laissant ainsi les deux mains libres pour agir contre la menace et l’intercepter au mieux. La désarmer était le plus important et c’est pourquoi sa poigne cherchait à lui comprimer le poignet tandis que l’autre s’était accroché au bras libre de son assaillante des fois qu’elle se mette derrière la tête l’idée de lui ficher un poing dans la gueule. « Ça t’habille bien, la haine », qu’il lui susurra alors que les deux luttait collet serré. « Tu me plait mieux comme ça, j’l’ai mi-molle tu sais ? » Et de lui cogner dans le tibia, aussi violent que la proximité de leurs deux corps le lui permettait. Il voulait l’enrager, ouais, ou tout du moins qu’elle s’énerve un peu plus contre lui parce que c’est comme ça qu’elle ferait des erreurs. Comme ça qu’il parviendrait à prendre le dessus.



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MessageSujet: Re: ruelle des morts   Ven 1 Sep - 16:30

Archibald Casey
Ruelle des morts


Effectivement, si Joseph avait bien fait une chose : c’était de ne pas répondre à ses attentes. Du début à la fin. A aucun moment, elle n’avait pensé qu’il aurait inversé la situation de cette façon et qu’il aurait voulu sa vengeance personnelle. Bordel ! Nathan ! Et si une chose qu’elle ne prévoyait pas non plus c’était qu’il esquive aussi bien le coup de couteau. Casey grognait presque alors qu’elle forçait sur son bras pour se dégager de la prise. Néanmoins, son cerveau avait enregistré un son qui n’était pas négligeable. Le son d’un bout de métal qui tombe sur le sol. Joseph était donc désarmé, un bon point pour elle si elle arrivait à se dégager. Son regard croisa celui de son adversaire alors qu’il décidait de taper la discussion dans cette position. Ses mots doux lui firent l’effet d’un embrasement à l’intérieur d’elle. Si elle avait encore eu un doute jusqu’à maintenant, ce n’était plus le cas, elle voulait le tuer. Et plus d’une fois. Le coup qu’elle reçut au tibia lui arracha un grognement de douleur mais sa colère était bien trop grande pour se laisser perturber par si peu. Le problème c’est que sa colère était aussi bien trop irrationnelle. Casey lâcha son propre couteau pour pouvoir libérer sa main. Alors qu’elle repoussait l’homme d’un coup à la gorge, c’était le plus proche, le plus faisable et le plus efficace. Au moins, ça lui couperait tout envie de bander un peu plus. A moins que l’étouffement et autres strangulations soient son genre de pratiques sexuelles. En parlant de pratiques sexuelles, Casey empêcha les prochaines, par un coup de genou dans ce qui lui servait d’anatomie masculine. Bien loin de vouloir reprendre son couteau, elle profita de cette ouverture pour enchaîner les coups au visage, aussi ratés qu’ils pouvaient l’être, la blonde voulait juste frapper, frapper et continuer à le frapper. Si Joseph fut sonné ce ne fut pas assez longtemps à son goût, il reprenait rapidement pour contrer et l’empêcher de se servir de lui comme punchingball. Alors qu’un autre coup rappela sa blessure précédente au tibia, Casey flancha et se retrouva à demi à genoux par terre. Bien sûr, il en profita. Assez pour que la blonde soit à son tour, sonnée. "Put…" Un coup à la mâchoire lui fit cracher du sang mais étrangement, réveilla son instinct de survie. Elle devait reprendre le pas sur sa colère et c’est ce qu’elle fit. Malgré la position de faiblesse dans laquelle, elle était, un coup de feu raisonna. L’arme était toujours dans son holster et de fait, n’avait pas pu toucher son adversaire mais ce fut suffisant pour induire un moment d’hésitation. Elle profita de ce moment pour frapper dans le foie de l’autre et se relever, tanguant comme une alcoolique qui frôlait le coma éthylique – tiens donc... L’arme était restée sagement rangée et la chaleur qu’elle dégageait contre ses côtes la rassurait, la motivait. Ne pouvant prendre correctement ses appuis pour frapper, elle bouscula Joseph de tout son poids, tombant à nouveau par terre avec lui. Sauf que cette fois, elle était assez consciente pour se relever directement et sortir son pistolet. Les jambes de chaque côté du corps de l’homme, elle visa la tête, elle tira, plusieurs fois, s’acharnant sur sa gâchette jusqu’à savoir qu’il n’y avait plus que quelques balles dans le chargeur. Un trou s’était formé à côté du visage de l’autre dégénéré. Elle avait passé ses nerfs sur sa gâchette, préférant utiliser la peur de mourir comme vengeance. Le tuer était trop simple. Un faible sourire déchira son visage ensanglanté alors qu’elle reprenait son souffle. "Je te plais toujours autant ? Parce que je t’avoue que là, la position m’excite!"



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MessageSujet: Re: ruelle des morts   Dim 3 Sep - 20:13



Casey & Archibald

« ruelle des morts »


Et voilà enfin qu’ils se battaient comme des chiens, grognant à qui mieux mieux tandis que chacun s’en donnait à cœur joie pour gratifier l’autre de ses coups. À un moment ils se retrouvèrent par terre à rouler dans la poussière, aveugles à tout ce qui les entourait, inconscients du danger qui, réveillé par le bruit de leur remue ménage, pouvait bien les guetter, tapi dans l’ombre d’une ruelle adjacente ; le coup de feu était un indicateur de présence humaine aussi limpide que de l’eau de source et celui que Casey venait de tirer, s’il avait parfaitement servi ses intérêts sur le moment, ne manquerait pas d’attirer l’attention de toute chose à proximité disposant d’une ouïe en bon état de marche.
Sauf que ça ne semblait pas la perturber pour un sou. Pas plus qu’Archibald, d'ailleurs, qui avait bien autre chose à penser que l'éventualité d'une perturbation extérieure ; son joli sourire narquois et des répliques moqueuses avaient été ravalés depuis longtemps, alors qu’il était désormais bien obligé de se concentrer un minimum face à son adversaire en passe de prendre le dessus sur lui. Et s’il crut bien que son heure était enfin venue, tandis qu’il se retrouvait les yeux dans les yeux avec le canon du pistolet de la blonde enragée, il n’eut que le temps de commencer à bafouiller le début d’un “arrête” avant qu’elle n’appuie sur la détente sans se soucier ne serait-ce qu’une seconde de ce qu’il aurait bien pu vouloir dire.
Les détonations lui percèrent les tympans mais, lorsque le silence revint finalement, il sembla presque surpris de pouvoir rouvrir les yeux et se retrouver encore vivant.  Au dessus de lui, Casey le dévisageait d’un petit air triomphant qui eut raison de son étonnement en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire ; s’il la devina sur ses lèvres plus qu’il ne l'entendit (les réminiscences des coups de feu résonnaient encore dans ses oreilles assourdies), sa pique eut au moins l'effet de le galvaniser suffisamment pour le remettre directement d'aplomb après ce qu’elle venait de lui infliger. « Salope de chienne ! », qu’il éructa soudainement alors que ses mains venaient crocheter Casey au col, s’en servant d’aide pour se relever en même temps qu’il l’attirait à lui afin de lui administrer un coup de boule bien senti dans le nez. Il avait eu peur, ouais, il avait flippé sa race de croire qu’elle allait le finir comme ça, mais le contrecoup était qu’il était désormais d’autant plus furieux qu’elle ne l’avait même pas touché à proprement parler. Alors tant pis si ses facultés auditives semblaient temporairement parties en vacances : sans lui laisser le temps de récupérer de ce coup, il la propulsa au sol et inversa aussitôt les positions, tandis que le pistolet (dont il supposa à tort – mais il n’avait guère le temps de s’en assurer – que le chargeur était vide vu comme elle s’était arrêtée de lui tirer dessus) qu’elle avait lâché dans l’action était envoyé valdinguer hors de portée de sa main. Avec ou sans munitions, un coup de crosse pouvait toujours être fort mal reçu et il ne tenait pas franchement à tenter l’expérience. Son poing la cueillit durement à l'arête de la mâchoire alors qu’il accusait non sans mal une sale frappe en plein dans le bide qui lui expulsa tout l’air des poumons. Et, dans un désir évident d’en finir, il porta ses mains à la gorge de son ennemie avec le peu de force qui restait encore dans son corps amoché, tentant d’ignorer ses ripostes pour ne se concentrer que sur cette “simple” tâche consistant à la priver d’air jusqu’à ce qu’elle ne soit plus guère en état de répliquer.
Nul ne saurait jamais, néanmoins, si cette entreprise aurait été susceptible de réussir : assommé d’un coup bien placé derrière la tête, il desserra sa prise et s’effondra sur son adversaire.



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MessageSujet: Re: ruelle des morts   Lun 4 Sep - 13:22

Archibald Casey
Ruelle des morts


Même pas le temps de répliquer à son insulte, qu’elle se faisait casser le nez. De tous ses combats, c’était probablement la première fois que ça lui arrivait et bordel… ça faisait mal. Non seulement, le craquement des cartilages se répercutèrent dans son crâne mais elle fut sonnée par le choc. Ça lui apprendrait à vouloir jouer avec sa proie, à vouloir profiter de son avantage – qu’elle avait perdu et de loin en jouant à ce petit jeu. Serrant sa main, elle sentit que l’arme n’y était plus, ne sachant pas du tout où elle avait pu passer pendant que l’autre puant renversait la situation. C’était bien sa veine, elle venait de perdre son seul joker. Elle se retrouva dans une situation où elle était plus en train de se débattre que de se battre. Hélas, ce ne fut pas ce qu’il lui réussit le mieux puisque les mains de Joseph se retrouvèrent sur sa gorge en train de la serrer. Ses propres mains essayèrent d’attendre la gorge ou les yeux de son opposant mais en vain. Casey ne lâcherait pas l’affaire, elle n’allait certainement pas mourir résister jusqu’à la fin. D’un coup son adversaire lâcha prise et s’étala sur elle. Voulant reprendre sa respiration à plein poumon, elle se faufila sur le côté, repoussant l’autre. Sa respiration mit trop de temps à approvisionner son cerveau en oxygène, elle s’agrippait, les doigts plantés dans le sol comme pour être sûre qu’elle ne quitterait pas ce monde aujourd’hui. La blonde se tourna vers son adversaire avant d’essayer de voir qui était son sauveur du moment. Sa vue était trouble et il fallut un moment à la femme pour déceler les traits du visage de l’homme qui la surplombait. Inconnu. Un coup d’œil périphérique lui apprit que son arme et son couteau n’était pas à portée de main. Epuisée, elle ne serait pas en état de faire face à un adversaire qui était frais. D’autant plus qu’il avait un fusil d’assaut dans la main. Et qu’ils étaient deux. C’est le rire du second qui attira l’attention de Casey sur lui. "On a fait des paris avec mon pote et comme tu perdais, j’ai décidé d’intervenir." L’autre inconnu derrière sermonna son compagnon et une discussion autant teintée d’agressivité que d’amusement s’engagea entre les deux hommes. En attendant, Casey essaya de se relever mais sans succès, elle se traîna à quatre pattes contre le mur le plus proche, récupérant son arme au passage. Elle connaissait parfaitement son Sig Sauer et savait, au poids, qu’il lui restait encore quelques balles dans le chargeur. S’appuyant le dos contre le mur, elle regarda Joseph qui était KO puis les deux inconnus. Son esprit n’était pas encore très clair mais son instinct de survie lui disait de ne pas se laisser aller au repos. "Hey ! Pas besoin d’avoir peur. On t’a sauvé la vie après tout !" Casey restait muette pendant que l’interlocuteur s’approchait d’elle. "Puis on a une offre à te faire. " Le sourire malsain qui s’affichait sur le visage de l’autre ne présageait rien de bon mais elle ne répondit pas, laissant la place au silence en guise de réponse.  "On est de Buffalo et là-bas, on paye pas mal pour des combats comme ça. On se disait que tu pouvais venir avec nous. Au moins, t’auras une bonne raison d’amocher ta tronche." L’autre derrière murmura quelque chose sur le fait de ne pas avoir trop le choix alors que son interlocuteur lui jeta un regard mauvais avant de revenir à la femme et lui tendre la main. "Pas besoin de ton arme entre amis." La blonde hocha la tête et attrapa la main de l’homme pour l’aider à se relever. S’il croyait qu’il pourrait avoir son arme aussi facilement, il pouvait bien se toucher. En parlant de toucher, l’autre alla tâter Joseph pour voir s’il était conscient mais aussi vérifier s’il avait des trucs intéressants sur lui. Toujours accrochée à l’épaule de son sauveur, Casey essayait d’analyser la situation. "On pourrait aussi le prendre avec nous ! Il vaut de quoi se nourrir pendant une semaine ou deux si on le remet sur pieds." Des hennissements la fit s’écarter de l’homme pour regarder l’origine du bruit, un autre homme était là, avec des chevaux. Sûrement un pote à eux. Trois. Trois hommes armés et en pleine forme. Casey tendit son arme à son interlocuteur après s’être écartée. "Ok." Qu’est-ce qu’elle pouvait bien dire d’autre ? Le sourire que l’homme lui adressa montrait bien la victoire qu’il pensait avoir remporté. Joseph grogna et commençait à bouger, l’attention des hommes fut reportée sur lui. De son côté, elle s’entraîna à marcher, jetant des coups d’œil furtifs aux autres. Direction, les couteaux enfin celui de son agresseur. Le sien était trop grand pour être dissimulé. Feintant une chute, elle récupéra l’arme qu’elle glissa dans la poche intérieure de sa veste. Préférant rester à terre, histoire de récupérer un peu de forces, le troisième homme s’éloigna des chevaux pour venir « aider » Casey à se relever et l’emmenait à proximité des montures. De loin, elle regardait la scène avec Joseph, sans entendre ce qu’ils se disaient. "Tu vas monter derrière moi, l’autre, je sais pas encore s’il vient ou si on le traine dans le désert. Tout dépendra de sa coopération." Quelque chose lui disait que l’homme avait une préférence pour la dernière option. Vu les cordes qui étaient attachées sur les selles des chevaux, elle ne doutait pas un instant qu’ils n’en étaient pas à leur première expérience. Son interlocuteur monta sur le cheval et aida la Miners à faire de même - non sans grande difficulté, son corps entier se rebellait. Durant son périple dans le territoire américain, elle avait vu des gens retourner à l’esclavagisme mais ça restait extrêmement rare, cependant, elle ne pouvait s’empêcher de faire le rapprochement entre ce qu’il se passait ici et ses souvenirs.



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MessageSujet: Re: ruelle des morts   Mer 6 Sep - 18:20



Casey & Archibald

« ruelle des morts »


Une bonne paire de claques plus tard, Archibald rouvrit les yeux sur un monde trouble et incroyablement douloureux. Il grogna tandis qu’il luttait pour se remettre sur son séant, se frottant la nuque d’une main tandis tout en cherchant à reprendre ses marques. Des silhouettes floues s’agitaient dans son champ de vision mais, encore trop groggy pour s’en alarmer, il se contenta de plisser les yeux dans l’espoir que les contours finissent par devenir un peu plus net. Les éclats de voix ne lui parvenait qu’à travers un voile épais de bourdonnements et il ne parvenait pas à se concentrer suffisamment pour tirer au clair les paroles qui s’échangeaient. Sale coup qu’on lui avait administré là, putain…
Une taloche dans les côtes, pas violente mais suffisamment insistante pour qu’on lui prête attention, lui fit relever la tête vers son propriétaire. « C’est toi l’enfoiré qui m’a cogné comme ça ? » Sonné ou pas, en position d’infériorité ou pas, Archibald restait fidèle à lui-même. C’est-à-dire : pas conscient pour deux sous du risque qu’il y avait à mal causer à quelqu’un qui vous avait en son pouvoir. « Ta gueule » répondit l’autre sans se soucier de l’éclairer davantage sur le sujet. « Tu peux te lever ? Marcher ? » Visiblement, il n’était pas du tout impressionné par le regard noir que lui lançait actuellement le chacal encore à terre, mais sans doute était-ce dû à l’arme qui pendait paresseusement le long de son flanc et qu’il caressait d’un pouce machinal, nonchalant. Confiant en sa supériorité, il n’avait pas la moindre raison de s’en faire face à cette petite raclure amochée et encore à moitié dans le coaltar.
Raclure qui grogna de nouveau tandis qu’elle se mettait d’abord à quatre patte puis, à la manière d’un ivrogne en fin de soirée, tenta de se relever en vacillant. La poigne de l’inconnu se referma sur son bras un peu comme les serres d’un vautour tandis, qu’une fois plus ou moins d’aplomb sur ses guibolles, Archibald menaçait de piquer à nouveau du nez vers le sol. « Et ne t’amuse pas à tenter quoi que ce soit il lui glissa, soudainement un peu plus menaçant. On est des bons gars, on a tout à fait envie de vous garder vivants ta copine et toi. Mais on hésitera pas à prendre les mesures nécessaires et, franchement, tu fais pas l’poids contre nous mon bonhomme. » Sans le lâcher, l’autre s’écarta un peu de lui pour le considérer un instant avant d’éclater de rire et reprendre, faussement aimable : « Enfin, c’est pas comme si t’étais capable de faire quoi que ce soit vu ton état hein ? Allez, sois sage et suis-moi. » Il lui administra une tape vigoureuse dans le dos qui manqua de le faire tomber et l’entraîna sans plus tarder vers le reste de la bande.
Et si Archibald n’avait pas pipé mot, docile, il n’empêche qu’il eut un mouvement de recul à la vue des trois chevaux. « Oh merde… vous êtes de la bande aux Rhodes ? » Ça, ça sentait pas très bon pour lui. Et s’il avait bien retenu quelque chose ici, c’était qu’en général là où il y avait un bourrin, y avait généralement un de ces enfoirés de rider pas loin derrière. Le ricanement d’un des trois larrons coupa néanmoins court à ses interrogations. « Eh, quoi, tu crois que ces trous du cul de la Crimson Valley en ont quelque chose à foutre de ta gueule ? » On le poussa d’une secousse vers les animaux et il fit deux pas en avant, avant de réaliser que Casey était déjà là, en croupe derrière le dernier mec. Son regard croisa le sien, perplexe devant la situation. Et malgré sa vision encore un peu aux fraises, son faciès amoché lui arracha un mauvais sourire, le premier depuis qu’ils avaient été interrompus. « T’es avec eux ? » qu’il cracha, retenant tout de même une ultime insulte (qu’on pouvait encore deviner dans le ton venimeux de sa voix) tandis qu’il faisait un pas de plus vers elle en serrant instinctivement les poings. Comme s’ils pouvaient lui être d’une quelconque utilité vu la situation… « Hé les tourtereaux, c’est pas l’heure de s’échanger des mots doux. » On l’empoigna brutalement par le col et on le força à reculer vers une des deux autres montures. « Donc là soit tu grimpes, soit tu marches. Mais tu te décide, et vite. » Et si aucune des solutions ne lui semblait plaisante (enfin, Archibald aurait bien volontiers marché, mais pas s’il fallait qu’on lui attache les poignets et qu’il doive se coltiner le cul d’un canasson en seul paysage, et son allure comme rythme de marche), il eut vite fait de se ranger à côté du flanc de l’animal, attendant que son propriétaire se mette en selle et l’aide à en faire de même.
Après ça, ils ne s’attardèrent pas ici puisqu’il n’y avait plus rien d’intéressant à y faire. Pressés par une urgence sûrement partiellement due au fait qu’ils embarquaient avec eux deux personnes à priori pas consentantes et qu’ils n’avaient guère l’envie de se trouver des témoins, les trois cavaliers firent volter leurs montures et tout ce beau monde se hâta de quitter le bled déserté.
Il y eut un long temps (minutes ? heures ? impossible de tenir le compte) durant lequel Archie ne se concentra que sur la difficile activité de rester en selle. Jamais de sa vie encore il n’avait eu le loisir de poser son cul sur un de ces animaux et force était de constater que ce n’était pas son moyen de locomotion favori. L’allure bringuebalante du cheval le rendait malade et il avait une migraine qui cognait sévèrement entre ses tempes. Au moins était-il tout à fait lucide, maintenant, mais ça ne lui servait à pas grand chose sinon à trouver le temps long. Les trois cavaliers ne se souciaient pas vraiment d’eux – que risquaient-ils de faire de toute façon ? Blessés, désarmés, fatigués et en infériorité numérique – et se contentaient d’échanger ensemble sur la suite des événements. S’il y eut bien quelque questions lancées à son attention, Archibald fit mine d’être encore trop pâteux pour donner des réponses intelligibles, ce qui attira une remarque désobligeante sur l’homme avec qui il partageait le cheval, comme quoi il avait “encore cogné trop fort, merde Chad, tu nous les amoche toujours trop fais attention un peu !”. Concernant Casey, il se contenta de tendre l'oreille à ce qui se disait ; toute information était bonne à prendre tant qu’il ne savait pas comment agir sur la suite.
Il fallut que la nuit tombe, pour qu’ils s’arrêtent finalement dans une vieille grange en bord de route qui était, d’après ce qu’il put comprendre, une planque aménagée dans laquelle ils avaient l’habitude de se poser. On les fit descendre de cheval et l’un des trois daigna enfin s’occuper du nez de sa compagne (dommage, il l’aimait bien comme ça) tandis que les deux autres s’occupaient à un semblant de préparatif de cuisine après avoir fait un rapide tour du propriétaire et s’être assurés qu’aucun intrus n’était venu s’installer ici depuis leur dernier passage.


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MessageSujet: Re: ruelle des morts   Dim 10 Sep - 14:14

Archibald Casey
Ruelle des morts


Se contenant d’un regard noir, Casey préféra ne pas répliquer devant l’absurdité de sa question. Si elle avait été avec eux, il ne serait pas debout sur ses deux jambes, il serait pendu à un arbre et serait un peu plus contente de se barrer avec ses potes. Alors que là… c’était une autre histoire. Joseph avait une sale gueule, sûrement autant que la sienne mais ça ne l’empêchait pas d’avoir la même attitude. A croire que même la fatigue ne suffisait pas à faire taire sa grande gueule. Pendant la « ballade » le silence se fit et ça n’empêcha pas la blonde de jeter des regards en arrière pour vérifier que l’autre était toujours là. Elle ne pouvait s’empêcher de se demander si elle avait besoin de lui pour s’en sortir. Mais la rage qui se ravivait en elle à chaque fois, lui servait une réponse négative. Au fur et à mesure du balancement provoqué par le cheval, la Miners se laissa aller au sommeil à plusieurs reprises. Malgré le danger, elle savait bien qu’elle devait se reposait pour être capable de réfléchir correctement. Pourtant, son cavalier pensait devoir faire la conversation elle. Il était pourtant le plus silencieux des trois mais il devait se sentir obligé d’échanger avec elle. Les propos concernaient surtout Buffalo et quelques questions sur leur présence près de Mahony. Se contenant de réponses courtes, elle mit tout sur le compte du fameux vaccin et occulta toute référence à la mine. Les questions plus pointilleuses, elle n’y répondait simplement pas, laissant sa tête tomber sur le dos du cavalier, laissant son sommeil prendre le dessus, même si ce n’était que quelques minutes. Joseph lui, semblait ne pas subir d’interrogatoire. Les deux autres hommes étaient bien trop embarqués dans leur conversation sur l’alcool qui les attendait à Buffalo.
Elle se réveilla en sursaut alors que Randy – apparemment son cavalier, lui ordonna de descendre. Casey était incapable de reconnaitre l’endroit où ils se trouvaient et la nuit n’arrangeait rien. A l’inverse de Joseph, la blonde n’était pas entravée et était plutôt bien traitée. Ce qui lui donnait un avantage non négligeable. "T’es pas très causante hein ?" Répondant par un simple sourire, le premier depuis très longtemps, elle hocha les épaules comme pour renforcer cette idée. Casey n’avait jamais aimé les small talks et encore moins quand elle était dans une situation qui la dépassait. Assise dans la grange, elle nettoyait son visage avec ce qu'il lui fournit et resta poser sur un tracteur pendant que les autres vaquaient à leurs occupations. Son regard portait régulièrement sur l’autre dégénéré. Elle attendait qu’il fasse le premier pas, qu’il fasse n’importe quoi pour détourner l’attention et se barrer. Le problème c’était les chevaux. Loin d’être une cavalière expérimentée, elle doutait de pouvoir semer qui que ce soit juste en fuyant. "Bon le trouduc, on va te donner de quoi grignoter parce qu’on est pas comme ça alors tâche de pas gâcher ! Sinon le menu alternatif c’est du plomb !" Il s’agissait sûrement du sadique de la bande, ce même qui avait pris un certain plaisir à imaginer Joseph se faire trainer par le cheval, plus tôt dans la journée. Alors qu’ils distribuaient des rations de viande sèche, les hommes avaient le droit à un repas plus gastronomique. Casey s’en foutait même si son regard porta inévitablement sur les deux bouteilles de vin qu’ils avaient. Du vin, c’était quand la dernière fois qu’elle avait bu ça ? Même si l’alcool ne serait pas assez fort pour atténuer les douleurs qui parcouraient son corps, elle ne dirait certainement pas non… Si, elle devait dire non, son esprit devait rester clair. Comme si on avait lu dans ses pensées, Randy se dirigea vers elle avec la bouteille. A croire que le plus calme des trois c’était pris d’affection pour elle. Elle prit la bouteille et but une petite gorgée du liquide tannique, feintant d’en boire beaucoup plus. Loin d’être une calculatrice, Casey devait mettre toutes les chances de son côté. La conversation qu’engagea son interlocuteur fut interrompu par des rires moqueurs. Les deux autres étaient autour de Joseph. Valait mieux lui qu’elle. C’était trop vite parler. "Alors il s’est passé quoi entre vous deux ? Parce que vous sembliez plutôt déterminé à vous arracher la gorge tous les deux !" Casey fronça les sourcils et prit les devants sur l’autre. "Ce fils de pute m’a violé il y a quelques mois." Elle aurait pu dire la vérité, ça aurait tout autant fait pencher la balance de son côté mais elle savait bien qu’une femme violée, était beaucoup moins attractive pour se laisser aller à certaines choses. Enfin, elle espérait. Cette idée n’avait cessé de l’effleurer depuis leur arrivée à la grange. Les deux autres rigolèrent alors que Randy adopta une mine sombre. Au moins un, de son côté. "Ferme là où je viens te couper les couilles !" Joseph avait tenté de parler et le ton de la blonde était directement monté. Elle s’était levée et rapprochée de son ennemi numéro un. Alors qu’elle essaya d’accompagner ses propos par un geste – plutôt un coup de pied, droit dans les parties, Chad la reteint et la souleva pour l’écarter en rigolant.  "Pas la peine ma belle, il aura sa dose bien assez tôt !" Une fois que Casey retoucha le sol, elle s’écarta de l’homme et haussa les épaules comme si cet argument ne lui suffisait pas.  "Une fois dans l’arène, s’il ne perd que ses couilles, il pourra être content.." Avec la force de l’alcool, on sentait que l’homme avait envie d’en dire plus mais Randy fit un signe pour mettre fin à la conversation. "Allez-vous couchez, on a encore pas mal de route qui nous attend. " Il parlait principalement à Joseph et Casey. Toutefois, les deux se toisaient comme deux prédateurs voulant saisir la première occasion pour tuer l’autre. Même si la blonde n’attendait qu’une chose, c’était que tout le monde dorme, elle ne pouvait pas s’empêcher de vouloir du mal à l’autre. Il lui restait le couteau dans la poche intérieure de sa veste, l’homme était attaché donc à sa merci. Mais c’était gâcher sa seule chance de s’en sortir plus tard…

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MessageSujet: Re: ruelle des morts   Lun 18 Sep - 22:11



Casey & Archibald

« ruelle des morts »


Archibald aurait pu s’amuser de voir à quel point une bande de mecs se laissaient mener par le bout du nez même encore maintenant, si ce petit manège n’avait pas autant joué en sa défaveur. Comme quoi, les morts pouvaient bien se relever et les êtres humains continuer de se battre les uns contre les autres pour le meilleur lopin de terre dans cet enfer, une pauvre gonzesse arriverait toujours à se faire sous-estimer pour peu qu’elle sache un tant soit peu jouer le jeu. Victime de cette petite mascarade, sa surprise ne sembla même pas bien réelle alors qu’il s’offusquait de l’accusation immérité mais les injures qui se bousculaient déjà à ses lèvres furent rapidement réprimées d’un avertissement qu’il eut tôt fait de prendre au sérieux alors que Casey se ramenait vers lui. Assis à même le sol, il remonta instinctivement ses genoux contre son buste, craignant le coup de pied dévastateur qu’elle semblait bien décidée à lui administrer. Ses valseuses souffrant encore d’une frappe précédente (et de l’inconfort d’une croupe de canasson des heures durant), il n’avait nulle envie de réitérer l’expérience tout de suite. Mais rien n’arriva, sinon un bel échange de regard assassin dont les trois larrons semblaient s’amuser, quoiqu’il paraissait évident que tout le monde rigolerait beaucoup moins si leurs deux “invités” se piquaient de l’envie de recommencer à montrer les crocs.
Archibald, dont on avait pris le soin de rattacher ses poignets dans son dos après qu’il eut terminé de manger et se soit désaltéré d’un gobelet d’eau défraîchie, n’avait en tout cas aucun intérêt à tenter le diable.

Dingue comme la nuit passait lentement, quand le sommeil s’obstinait à aller voir ailleurs s’il y était. Enfin, ce n’était pas vraiment comme si le chacal avait voulu dormir à poings fermés, mais les minutes semblaient s’obstiner à durer des heures. Assis dos contre le mur, l’épaule et la tête calée contre une poutre métallique dans un simulacre de sommeil qu’on pouvait logiquement imputer à cette longue et fatigante journée, cela faisait pourtant un sacré bout de temps que ses mains trituraient le lien complètement lâche qui n’entravait plus rien du tout.
Son attention, si elle avait montré quelques signes de défaillance en début de soirée alors que tout le monde se calmait et s’installait plus confortablement dans ce gîte quatre étoiles, était à présent on ne pouvait plus éveillée. Leurs geôliers ne leur avaient pas laissé le luxe de l’intimité et dormaient à quelques mètres d’eux, se relayant à tour de rôle pour monter la garde. Chad avait été le premier à se planter à l’extérieur de la grange et c’était Randy, désormais, qui s’y collait. Calme plat depuis lors.
Quant à Casey, elle ne semblait guère plus vaillante, ou alors elle prétendait tout autant que lui. Y avait pas trente-six manières de le déterminer et, à la faveur de l’obscurité (ils n’avaient laissé aucun feu ou lumière quelconque de peur d’attirer un rôdeur ou n’importe quelle autre âme errante mal intentionnée), Archibald se releva dans un silence parfaitement honorable et franchit sans plus d’éclat la distance qui le séparait de l’autre pétasse. Conscient qu’elle ne serait sûrement pas plongée dans un sommeil réparateur au point de ne pas l’avoir entendu se laisser glisser au sol juste à côté de lui, il préféra néanmoins s’assurer que son manque de réaction n'était que feint et qu'elle ne souhaitait juste pas attirer l'attention des autres avant de savoir elle-même à quoi s'attendre. Aussi posa-t-il sa main sur le bas se sa cuisse dans un geste parfaitement détaché, laissant remonter ses doigts en un simulacre de caresse langoureuse jusqu’à ce qu’elle intervienne enfin et lui enserre le poignet avec une force qui transpirait la hargne difficilement contenue. « Qu’est-ce que t’as, sac à foutre, t’arrives pas à trouver le sommeil ? » Pratiquement épaule contre épaule, il n’avait eu qu’à pencher la tête un tout petit peu pour lui souffler les mots directement dans l’oreille. « T’as presque l’air surpris de me trouver là, t’es déçue ? Tu veux jouer un peu ? » Si le ton traduisait un flot de pensées sales et perverses, accompagné en ça par la manière qu’il avait de balancer la corde – supposément censée l’empêcher de gigoter à son aise – de sa main libre, ses intentions étaient toutes autres, uniquement tournées vers les trois connards. Le morceau de chanvre était sa seule arme à l’heure actuelle, leur seule arme même (il ignorait qu’elle avait récupéré son couteau) et il avait bien l’intention d’en faire usage, ne serait-ce que pour étrangler cet enfoiré de Chad.
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MessageSujet: Re: ruelle des morts   Jeu 21 Sep - 23:13

Archibald Casey
Ruelle des morts


Le silence s’installait et les yeux de Casey lui piquaient de plus en plus. L’inactivité était la pire des choses quand on était fatigué. Tomber dans le sommeil était tentant mais elle savait qu’elle ne serait pas capable de dormir juste une heure si jamais elle s’endormait complètement. Et pourtant… Pourtant sa volonté la trahit. Sans qu’elle ne s’en rende vraiment compte, elle dormait à moitié. C’est la main de Joseph qui la fit sursauter. Par réflexe, elle attrapa le truc qui rampait sur sa cuisse et le serra comme pour étouffer une bestiole qui n’était en fait que la main de l’autre pouilleux. Putain mais qu’est ce qu’il foutait aussi prêt d’elle ? Et comment il y était arrivé ? Alors que sa première réaction aurait voulu qu’elle lui décoche un coup de tête, elle se retint. Elle se rappela la situation. Au vu de celle-ci, il valait mieux la jouer intelligente et non impulsive."Déçue n’est pas le mot, connard." Lui dit-elle, les dents serrées. Le couteau était toujours dans sa veste et il ne suffirait que d’un geste pour se débarrasser une fois pour toute de cet enfoiré. Pourtant à cet instant, il représentait des probabilités supplémentaires pour arriver à ses fins. Des probabilités qui n’étaient pas négligeables. Malgré ce bonus, se retenir de le foutre à terre, de vomir ou de déverser sa colère contre lui était extrêmement difficile. Ravalant la bile que son estomac rejetait en signe de protestation, elle répondit à ses propos qui lui donnaient des envies de meurtre :"Retourne te coucher, putain de malade !" C’étaient des chuchotements mais le ton ne laissait pas de doute sur l’animosité qu’elle lui portait. La main toujours serrée sur le poignet de l’autre, elle finit par écarter la main baladeuse une fois pour toute, non sans une légère hésitation. Lui casser un doigt ou deux au passage lui aurait apporté une certaine satisfaction mais c’était sans compter sur l’autre con pour gueuler et alerter tout l’état. Autant ne pas tenter le diable. C’était déjà assez fait pour aujourd’hui.  Néanmoins et malgré l’obscurité, elle ne pouvait pas passer à côté du regard que portait Joseph sur leurs compagnons de voyage. Manifestement, il avait tout autant envie qu’elle d’en finir avec eux et de rentrer à la maison. Utiliser l’homme pour fuir était une solution envisageable, l’utiliser comme appât était une idée géniale… s’imaginer en tant qu’alliés était autre chose. Pourtant cette idée l’effleurait puis s’installa dans son esprit. Si elle pouvait bien reconnaitre une chose à Joseph c’est qu’il était acharné… Acharné tel un chien fou mais dans ce cas précis, ça pouvait servir. Elle se maudissait de tout son être pour envisager cette solution. Se résignant, elle poussa un léger soupir. "Tu fais pas le poids face à eux trois." Ce n’était pas la peine de lui dire ce que son esprit troublé était en train de fomenter pour se sortir de ce merdier. Alors qu’un silence de quelques secondes s’installa, Casey reprit la parole, moins de haine dans la voix : "Pas sans moi." Son visage se tourna vers Joseph et elle sourit. Peu importe qu’il le voit ou non, elle appréciait juste l’ironie de la situation maintenant que la solution – toute bête – lui apparaissait. Aider l’autre débile n’était pas une mauvaise idée, le trahir au dernier moment, non plus. Dans tous les cas, elle était gagnante. C’était sans compter sur le petit avantage en acier qu’elle avait et qu’elle se garderait bien de sortir avant le bon moment. Débarrasser des Buffalo Boys et/ou de Joseph. Autant dire que cette journée finirait mieux qu’elle n’avait commencé. Du moins, si tout se passait comme prévu. "T'as une minute pour balancer à quoi tu penses avant que je me fasse le plaisir de donner l'alerte ! " Autant le laisser faire le premier pas et expliquer ce qu’il voulait. Ça lui donnerait un avantage sur la situation ou au moins, une impression de contrôle.

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MessageSujet: Re: ruelle des morts   Aujourd'hui à 0:33



Casey & Archibald

« ruelle des morts »


Visiblement, Casey n’était pas à courts de mots doux à son attention ni même de quelques nouveaux sobriquets charmants. Putain de malade. En attendant, c’était elle qui parlait d’aller se coucher alors même qu’ils étaient retenus plus ou moins (mais plutôt plus que moins) en otage par un trio d’abrutis qui ne pensaient qu’à les utiliser comme des vulgaires clebs tout juste bons à combattre et à parier dessus. Enfin, en ce qui le concernait parce qu’elle, elle aurait probablement droit à une ligne de plus dans son contrat. Noyé dans la pénombre, son sourire s’élargit tandis qu’il rétorquait sans élever la voix davantage qu’elle : « Excuse-moi, je n’avais pas pensé que tu te plaisait en leur compagnie au point de vouloir passer toute la nuit avec eux. » C’est-à-dire, prenant en compte qu’ils étaient deux, parfaitement éveillés et libres de leurs mouvements alors que leurs geôliers somnolaient, à l’exception du veilleur, suffisamment éloigné d’eux pour ne se rendre compte de rien. Alors oui, certes, Archibald ne faisait clairement pas le poids tout seul, surtout avec un misérable morceau de corde contre des armes à feu. mais bon, est-ce que le but de cette petite discussion n’était-il pas, justement, de ne pas avoir à faire face sans la moindre aide ? Pour cette fois au moins, ils avaient un but en commun, la même cible à abattre…
« Ça vaut aussi pour toi, j’te signale. Ou bien t’as déjà oublié que tu s’rais bien crevée s’ils avaient pas volé au secours de ton joli cul tout à l’heure ? » Lui en tout cas, n’allait pas se gêner pour le lui rappeler. Qu’elle garde bien dans la tête que s’il avait besoin de  son aide pour se tirer de là, la réciproque était tout aussi vraie. Et surtout, qu’elle s’en souvienne des fois que l’envie la chatouille de faire de lui un dommage collatéral afin de se faire la belle. La menace ne sembla pas affecter Archibald outre mesure et, ravi de la voir se ranger de son côté, il laissa néanmoins échapper un reniflement de dédain. « Une minute ? » Trop long, beaucoup trop long ! Il haussa les épaules et se releva, récupérant au passage son poignet malmené par la poigne de son adversaire. « Bah, tu verras bien ! Aucun intérêt si j’te déballe tout maintenant. » Pourquoi s’amuser à tirer des plans et les partager quand on pouvait jouer de l’improvisation dans les situations imprévues ? Est-ce que ça ne serait pas, ça, beaucoup plus amusant ?
Aussi silencieusement qu’il s’était faufilé jusqu’à elle, le drôle retourna à sa place, les mains sagement rangées derrière son dos à s’amuser avec le lien inutile. Patient, il laissa filer quelques minutes dans le silence juste pour s’assurer que personne ne bougeait mais, a priori, leur petit interlude était resté sans témoin. Du moins, s’il lui fallait en juger par les ronflements qui s’échappaient d’une des masses sombres. Et ça aurait pu durer encore longtemps s’il n’y avait pas eu ce caillou, envoyé d’un bon coup de pied dans l’une desdites masses, pour interrompre le somme. L’homme se redressa vaguement, rendue alerte par des années d’habitude à ne jamais dormir sur ses deux oreilles. Archibald, dès lors, lui balança sa complainte d’une voix aux accents parfaitement détestables, situés quelque part entre la provocation et l’amusement de pouvoir faire chier le dormeur avec ses râleries. « J’ai envie de chier. Détache-moi ou j’me fait dessus. » L’autre grogna une insulte en retour, associée à quelque chose ressemblant vaguement à un “rien à foutre ducon c’est pas mon problème”, mais sans doute que l’insistance d’Archie finit par porter ses fruits (ou que sa conscience encore vaguement embrumée lui signala qu’il n’avait certainement pas envie de continuer la route demain avec un sac à merde – littéralement – en guise de compagnon de route) puisque l’individu se leva finalement pour se diriger vers lui. S’il ruminait visiblement l’idée probablement fort tentante de lui envoyer une botte en plein dans la gueule, il finit néanmoins par se retrouver tout à côté de lui,, amorçant un mouvement pour l’aider à se relever et… Et c’est à ce moment que tout se compliqua.
Parce qu’il avait baissé sa garde de croire son prisonnier encore attaché, il ne vit pas la balayette venir et se retrouva à son tour au sol, la corde oppressant sa trachée tandis qu’Archibald, collé contre son dos, refermait ses jambes autour de lui pour l’empêcher de se débattre trop. « Chhht, qu’il lui murmura à l’oreille comme s’il avait voulu apaiser un animal rétif, calme-toi, ça va aller mieux. » D’une torsion adroite du poignet, il s’enroula les deux extrémités de la corde autour tandis que l’autre main tâtonnait à l’aveuglette jusqu’à se saisir de la crosse du flingue alors que Chad, à son tour réveillé par l’agitation, se précipitait au secours de son camarade.
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