AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



 
Bienvenue sur Influenza, faites attention à vos fesses, les rôdeurs sont affamés !
N'hésitez pas à jeter un coup d'oeil à nos postes vacants

Nous sommes en septembre 2017. L'épidémie a commencé en octobre 2010. Plus d'information sur l'épidémie { + }

Découvrez la playlist officielle d'Influenza !

Partagez | 
 

 dogs of war and men of hate

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Riders + j'peux pas j'ai poney
avatar
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 2469
survit depuis le : 06/08/2016
capsules de troc : 3795

MessageSujet: dogs of war and men of hate   Dim 25 Juin - 20:56



Malini & Abel
« dogs of war and men of hate


(debut mai 2017)

Plus les jours passaient et moins les choses s’arrangeaient. Non contents de continuer à traîner à droite et à gauche dans le campement du ranch, il fallait en plus que les problèmes s’invitent jusque sous le toit familial : entre Jenna et Malini, Abel ne savait plus sur quel pied danser. les deux femmes, incapable de se supporter, ne semblaient même pas foutue de se trouver un no man’s land à l’intérieur de la demeure des Rhodes et lui ne supportait absolument plus toute cette tension qui investissait jusqu’au moindre recoin de la maison en attendant d’éclater. Quoique cela avait fini par arriver, à priori, s’il en croyait l’ultimatum que sa sœur avait fini par lui lancer après même pas un mois de cette cohabitation. En toute honnêteté, Abel ne se trouvait pas spécialement malheureux de ne pas avoir assisté à ce qui avait bien pu se passer entre elles deux : depuis le début, il n’avait pas voulu prendre parti entre elles deux, avait choisi à la place de les laisser régler leurs comptes sans s’en mêler en espérant que tout finisse par se tasser ensuite. Et, puisque ce n’était pas les occupations qui lui manquaient ici, il ne lui avait pas été si difficile que ça d’éviter l’une ou l’autre la plupart du temps, restant imperméable à toute tentative d’amorce du sujet et refusant obstinément de se mêler à ce problème. Après tout, il avait déjà suffisamment de raison d’être de mauvaise humeur avec les soucis inhérents à la gestion du ranch pour accepter la couche supplémentaire de ceux qui se déroulaient sous son propre toit.
Il semblait néanmoins qu’il n’avait plus guère ce choix aujourd’hui. L’absence de Malini, partie plusieurs jours en recrutement, lui avait permis de réfléchir un peu à la question, d’allier l’utile aux désagréments, d’élaborer les esquisses d’une idée qui lui tournait déjà dans la tête depuis quelque temps sans qu’il sache réellement comment la concrétiser. Abel savait qu’elle ne serait pas spécialement contente de ce qu’il avait à lui dire, mais il y voyait tout de même une opportunité qui pourrait prendre tout son intérêt dans un futur plus ou moins proche. Ne restait qu’à trouver la forme, la manière dont il allait amorcer le sujet avec elle. Mais, de toute manière, ils avaient des choses à se dire, même en dehors de tout ça. Légèrement en froid depuis cette espèce d’altercation qu’ils avaient quelques semaines plus tôt ils ne s’étaient plus guère parlé ensuite, sinon pour les formalités usuelles. Les embrouilles avec sa sœur n’avaient certes pas arrangé leurs affaires.

Abel était parti à la rencontre de Malini dès lors qu’il avait eu les échos de son retour sur les terres de la Crimson Valley. Sa volonté de l’intercepter avant qu’elle n’ai posé ne serait-ce qu’un pied dans la bâtisse était évidente : il ne voulait pas courir le risque que Jenna se mêle à la conversation. Peu lui importait, dès lors, que Malini soit fatiguée, ou qu’elle ne soit pas d’humeur à supporter sa présence : il faudrait bien qu’elle fasse avec.
Il ne lui fallut pas longtemps pour la trouver, l’alpaguer et lui faire signe de le suivre en un coin un peu plus tranquille. Elle avait l’air exténué, Malini, mais elle avait tout de même obéit sans rechigner. « Tu as trouvé quelque chose d’intéressant ? » La question avait fusé de ses lèvres dès lors qu’ils s’étaient retrouvés un peu à l’écart et qu’il s’était enfin tourné vers elle pour la jauger d’un regard appuyé. Quelque chose, quelqu’un, il savait qu’elle était partie aussi bien en quête d’informations relatives à Caden que pour son boulot de recruteuse, quoiqu’il n’ait eu aucun retour de sa part jusqu’à présent. A croire qu’elle avait fait chou blanc dans son entreprise, à l’image de son chef. Ou du moins, c’était vrai jusqu’à la veille mais ça, elle ne pouvait pas le savoir, elle n’était pas là.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Riders + j'peux pas j'ai poney
avatar
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 625
survit depuis le : 26/10/2016
capsules de troc : 1031

MessageSujet: Re: dogs of war and men of hate   Dim 9 Juil - 0:29



Malini & Abel
« dogs of war and men of hate


(debut mai)

Le temps s'égrène avec une lenteur effrayante et chaque seconde pèse sur elle et s'enfonce un peu plus dans les sillons de colère qui marquent son esprit. Pour une personne dont on vante le sang froid, Malini est plutôt énervée ces derniers temps. Tout s'accumule sur ses épaules et elle est à fleur de peau depuis plusieurs semaines, prête à mordre la première personne qui lui ferait une remarque. L'objet de sa colère ? C'est une multitude de facteurs : la disparition de Caden, les histoires avec Bass et Beckett, le silence pesant d'Abel et enfin et surtout, les crises de Jenna. Depuis que la jeune Rhodes avait fait son retour au ranch, elle n'avait pas épargné Malini en remarques désobligeantes et en piques acérées, provoquant des confrontations qui ont fait trembler les murs de la demeure. Les mêmes arguments tournaient en boucle, mais elles étaient deux fauves en colère, sourdes à ce que pouvait dire l'autre en face. Le plan de Jenna était simple et efficace : éloigner Silas et Chloé de l'Indienne, soit le moyen le plus sûr pour plonger Malini dans une rage pure. C'est également le moyen le plus sûr pour la pousser au-delà des précipices de son esprit. Chaque jour qui passe, elle s'approche des zones d'ombre.
La campagne de recrutement était tombée à pic, plus ou moins. Arpenter les bois seule, pister les vagabonds et les observer de loin avait réussi à lui enlever pas mal de sombres pensées de la tête. La chasse aux informations avait aussi occupé beaucoup de son temps. Et elle était plongée corps et âme dans la recherche de Caden. Avec un but en tête, un chemin à suivre, les problèmes semblaient s'éloigner. L'esprit moins encombré lui permettait aussi de mieux se contrôler, de ne pas céder à ses pulsions qui parfois lui murmurent qu'elle devrait abandonner tout ça et reprendre la route en solitaire, jusqu'en Alabama, où le fantôme d'une ancienne famille pourrait toujours se trouver. Son moyen de s'endormir la nuit ? S'imaginer la main de sa mère qui caresse ses cheveux pour l'apaiser, comme lorsqu'elle était encore enfant et qu'elle grimpait dans le lit de ses parents après un mauvais cauchemar. Sept ans d'apocalypse ne tiendraient pas face aux murmures maternels bienveillants de Sana Kapoor.

Et puis il y a eu le chemin du retour. Long et pesant. Et chaque pas qui la rapprochait du ranch était un pas de plus vers sa situation catastrophique. Si bien qu'une fois le ranch atteint, la fatigue lui retomba dessus comme une chape de plomb et elle n'avait qu'une envie, s'enfermer dans sa chambre et se rouler en boule en espérant éloigner les démons qui lui rongeaient l'estomac.
Mais à peine a-t-elle commencé à traîner sa carcasse usée vers la batisse qu'Abel l'interpelle et fait signe de le suivre. Elle retient un soupir agacé pour suivre l'aîné dans un coin avec moins de passage. Épuisée, elle laisse tomber son sac à dos et laisse ses yeux vagabonder autour d'elle pour s'assurer que personne ne fait attention à eux. "J'ai rien trouvé. J'ai parlé à tous ceux que je connais. Mine, Carrière, Olympia, personne ne l'a vu." L'échec vibre dans sa voix et elle doit se racler la gorge pour se redonner un peu de contenance. "Il a peut-être quitté la région." Pour une fois, ses épaules ne s'affaissent pas sous le sentiment de résignation, elle parvient à garder une posture presque digne. "On aurait pu en parler à l'intérieur, qu'est-ce qui est si pressé ?" Malini est certes fatiguée, mais elle remarque encore ce genre de détails. Dehors, ils sont exposés à la curiosité des autres, si Abel voulait vraiment aborder ce sujet, ils auraient très bien pu le faire dans son bureau ou dans la chambre de Malini, là où elle aurait pu au moins s'avachir proprement. S'il insistait pour la rencontrer en dehors de la demeure, c'est qu'il souhaitait plutôt se cacher des oreilles qu'il y avait à l'intérieur. Alors la méfiance lui fait retrousser les lèvres et croiser les bras contre sa poitrine. "Y a un problème ?"



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Riders + j'peux pas j'ai poney
avatar
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 2469
survit depuis le : 06/08/2016
capsules de troc : 3795

MessageSujet: Re: dogs of war and men of hate   Lun 17 Juil - 23:35



Malini & Abel
« dogs of war and men of hate


Evidemment qu’il y avait un problème. Il y en avait toujours, ici, à croire qu’on ne pouvait pas s’en passer sous peine de courir le risque de s’ennuyer, voire de se laisser aller à profiter un peu trop de ses journées. La question était rhétorique, sûrement – Malini n’était pas stupide –, aussi Abel y répondit par l’affirmative d’abord d’un simple hochement de tête. Puis compléta : « Ma sœur. » Les deux mots étaient tombés après quelques secondes de silence. Ma sœur et toi, complétait le regard qu’il appuyait sur elle. « Et je crois que tu as des choses à me dire. » Mais pas tout de suite, pas dès les premières minutes : il ne voulait pas qu’elle se braque d’emblée, Malini, et aborder aussi vite les plans qu’il avait bien été forcé de tirer à son insu auraient forcément cet effet. Après tout, leur entente n’était plus si bonne ces derniers temps et il savait que ses projets seraient loin de lui plaire. « Mais j’ai aussi quelque chose pour toi. » Peut-être qu’il cherchait d’abord à l’adoucir, oui, à l’appâter avec une friandise pour la laisser plus ouverte à la suite, moins prompte à l’hostilité. Mais ça n’importait que très peu : s’il partageait avec elle les nouvelles qu’il avait eu concernant Caden, c’était parce qu’il lui devait bien ça, c’était parce que c’était la moindre des choses qu’il pouvait faire pour elle vis-à-vis de tout ce qu’elle avait déjà fait pour lui. Il aurait très bien pu être égoïste, tout garder pour lui jusqu’à tant qu’il ait eu droit à cette confrontation qu’il attendait et espérait avec son frère, mais Malini méritait de savoir. Même à Jenna, il n’en avait pas encore touché mot, il le ferait, bien sûr, mais pour l’instant il n’avait pas su comment aborder le sujet avec elle. Un mois qu’elle était de retour au ranch et il peinait encore pour trouver le moyen de lui parler, avait plus tendance à l’éviter qu’à chercher à passer du temps avec elle. Le regard qu’elle posait sur lui, son ventre qui s’arrondissait de jour en jour, tout lui rappelait ce qu’il avait fait, cette relation qu’il avait entaché et pour quoi ? Rien. Une alliance partie en un coup de vent.
« On dirait que j’ai eu plus de chance que toi dans mes recherches. » Puisque c’était bien de chance dont il s’agissait ici : un garde un peu trop suspicieux qui s’était alerté d’une silhouette discrète. Le leader du ranch n’avait pas le moindre mérite dans ce qu’il avait découvert, sinon sa simple initiative de choisir un pisteur qui ne s’était pas fait repérer de la cible. « Je sais où il est, Malini. Et comme on le pensait, il est resté dans les parages. » Sa main récupéra dans la poche intérieure de sa veste un paquet dont il extirpa une roulée qu’il eut tôt fait de porter à ses lèvres et d’allumer. Il en tira une longue bouffée, pour continuer ensuite : « Au final, chercher en dehors du ranch servait à rien. Son aide, elle venait d’ici. Sa bouffe aussi. Tout. Il n’a même pas quitté les terres de la Crimson Valley. » Il avait juste utilisé sa connaissance du terrain à bon escient pour leur échapper, à tous. Et bien leur rire au nez, sûrement : que valaient-ils, pour ne pas avoir été capable de mettre la main sur un homme seul, un qui n’était même pas du genre à se traîner trop longtemps hors des quatre murs de l’écurie, qui savait tout juste se battre, ou se débrouiller seul dans la nature ? Probablement qu’il avait sous estimé Caden, aussi. Mais ça ne comptait plus, plus maintenant que sa planque n’était plus secrète.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Riders + j'peux pas j'ai poney
avatar
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 625
survit depuis le : 26/10/2016
capsules de troc : 1031

MessageSujet: Re: dogs of war and men of hate   Dim 6 Aoû - 16:16



Malini & Abel
« dogs of war and men of hate


(debut mai)Jenna Rhodes. Bien sûr qu'il s'agissait d'elle. Le nid de bien des emmerdes se trouve être la benjamine des Rhodes, intouchable déjà par son nom mais aussi par son ventre proéminent qui apporte une descendance rhodienne au ranch. Évidemment, la soeur Rhodes détestait Malini – un sentiment bien réciproque – et elle n'a pas manqué de l'exprimer au cours des dernières semaines, poussant la recruteuse à s'éloigner du ranch pour ne pas exploser – ce serait bête d'ajouter féminicide et infanticide à sa réputation déjà bien mauvaise. Une retraite qui n'avait même pas été de tout repos pour l'Indienne et qui ressemblait de plus en plus à une mauvaise idée, parce qu'elle avait laissé le temps à Jenna de planter visiblement plein d'idées dans la tête de son frère chéri. Et lui qui avait fait la sourde oreille pendant tout un mois avait finalement décidé d'intervenir.
Alors forcément, Malini ne peut pas s'empêcher de lever les yeux au ciel quand il déclare attendre certaines informations de sa part. Les lèvres retroussées révèlent deux rangées de dents qui se serrent, menaçantes, un acte qui annonce la morsure imminente. Mais il change complètement de sujet, se détourne de la confrontation pour attaquer un autre terrain. Décontenancée, Malini se terre presque sur elle-même, une expression toujours sceptique collée au visage. Ses bras s'érigent en barrière prêtes à encaisser la nouvelle qu'il compte annoncer.

Les mots d'Abel résonnent d'abord avant de se faire plus clairs et la brune fronce les sourcils alors qu'il enchaîne davantage sur le sujet qui la rend si sensible ces derniers temps. Caden. Il est dans les parages, il n'aurait même jamais quitté le coin. Il a dansé pendant des semaines au nez et à la barbe de tous pendant qu'elle s'arrachait les cheveux à écumer tout Pedernales pour obtenir une trace de lui. Quel enfoiré. "T'es allé le voir ?!" Le ton est brusque, pressé, peut-être un poil trop agressif, mais les nerfs de la recruteuse sont à vif et elle doit se forcer à respirer profondément si elle ne voulait pas perdre ses moyens devant Abel. Malini ferme les yeux, tente de penser à un paysage réconfortant et méthodiquement, elle abandonne sa posture de défense pour reprendre une attitude plus posée. "Je veux dire, comment tu l'as trouvé ? Est-ce qu'il sait qu'il est compromis ? Est-ce que vous vous êtes vu ou pas encore ?" Et la question la plus importante lui brûle les lèvres alors que son regard noisette s'assombrit à la perspective de le revoir bientôt – et de possiblement lui casser la gueule. "Qui l'a aidé ?" Qui est assez proche de Caden au point d'agir dans le dos d'Abel ? À part elle bien sûr. Elle sait que Caden était plutôt bien apprécié des cavaliers avant qu'il ne pète un plomb. C'était le frère modéré, celui qui pouvait parfois raisonner Abel, celui qui pouvait plaider la cause des fauteurs de façon à adoucir la fureur du chef. Mais la crainte qu'inspirait Abel allait bien souvent au-delà de la sympathie qu'on pouvait éprouver pour le plus jeune des deux.
Malini se rend compte qu'elle a peut-être manqué d'observation. Elle aurait dû savoir d'emblée qui aurait été susceptible de l'aider. Aurait-elle fait l'erreur de prendre Caden pour acquis au point qu'elle ne sache plus avec qui il était très ami ? Elle n'a pas l'impression. Il faut dire que c'était assez difficile de le croire complètement à sa merci, alors que Cirilla traînait encore dans le coin et qu'ensuite son fantôme s'est interposé entre eux.

Elle se fend d'un profond soupir. Finalement, ces informations n'ont même plus d'importance. Quelque part, elle est soulagée qu'il aille bien et d'un autre côté, elle se sent encore plus bafouée. Il l'abandonne et en plus il reste sous son nez pour la narguer ? C'était désolant. "Merci de me l'avoir dit." Mais maintenant c'en est trop. Elle a envie de rentrer, de prendre une douche et de se rouler en boule dans son lit. Juste une nuit, elle a envie que le monde entier lui foute la paix.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Riders + j'peux pas j'ai poney
avatar
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 2469
survit depuis le : 06/08/2016
capsules de troc : 3795

MessageSujet: Re: dogs of war and men of hate   Sam 12 Aoû - 14:51



Malini & Abel
« dogs of war and men of hate


De manière prévisible, il eut à subir tout d’un coup un déferlement de questions auxquelles il n’avait pas le temps de répondre que la suivante arrivait déjà. Alors, silencieux, Abel se contenta d’attendre qu’elle eut fini pour enfin élever la voix de nouveau et satisfaire à toutes ces interrogations justifiées. « C’est une palefrenière. Mallory. Tu la connais ? » Pas un raider, ni un garde. Une simple foutue palefrenière. Le genre de personne à qui l’on ne prêtait guère d’attention, parce que tout le monde se fichait pas mal de ceux qui ramassaient la merde. Le genre à qui l’on n’aurait jamais pensé pour ça. Alors qu’en fait, c’était parfaitement logique : Caden ne passait-il pas le plus clair de son temps dans les écuries ? Quoi de plus normal, dès lors, qu’il se lie d’amitié avec quelqu’un comme elle. Mallory quoi, déjà ? Il ne se souvenait plus du nom, Jamie le lui avait probablement dit mais l’information était passée sans avoir été retenue. « J’ai encore rien fait, Malini. A vrai dire, j’ai appris ça hier, et t’es la première à être mise au courant depuis. » Il accepta le remerciement sans broncher, prenant ce qu’on voulait bien lui donner tout en sachant pertinemment que la gratitude de Malini ne durerait pas. Pas avec ce qu’il lui réservait encore.
Parfois, il avait l’impression d’avoir raté quelque chose avec elle, d’avoir gâché une relation qui aurait pu être bien meilleure que ce qu’elle était actuellement. Parfois, il voyait dans le regard de l’indienne son reflet déformé et il savait qu’il avait merdé quelque part, sans avoir la moindre idée de comment réparer ça. « Je lui ai fait transmettre un message. Je veux le voir, mais si c’est pour qu’il ne soit pas réceptif et qu’il se braque comme la dernière fois ça n’en vaut pas la peine. » Il essayait quand même, Abel, il essayait de faire des efforts. Il aurait pu, après tout, se pointer comme une fleur à l’endroit où il savait désormais trouver son frère, et le confronter directement. Il avait préféré s’abstenir, leur laisser une dernière chance d’avoir une discussion entre adultes sensés. L’envie d’obéir à son impulsivité, pourtant, l’avait méchamment chatouillé. « Franchement, j’ignore s’il va revenir ou non après ça. Mais s’il n’en a pas l’intention, autant que tu le sache, je le chasserai d’ici. » Définitivement ou non, difficile à deviner dans le ton de sa voix, et puis ce qu’il pouvait déclarer maintenant sous le coup de la rancœur pouvait très bien changer d’ici quelques mois, Caden restait son frère avant tout. Abel était franc avec elle, parce qu’il savait qu’elle n’hésiterait pas à lui dire ce qu’elle pensait de ça, et si elle adhérait ou non à l’idée ; il ne voulait pas d’un Caden qui continuait à profiter des ressources du ranch sans rien donner en échange, pas tant qu’il ne se serait pas repris en main, qu’il n’aurait pas révisé au moins un minimum son comportement. S’il était désireux de pardonner à son frère, de repartir sur de meilleures bases avec lui, il avait tout de même besoin d’une aide là-dessus, d’une preuve de volonté de la part de son cadet. « Donc, si tu veux lui causer, je te dirais où il est. » Mais après. Pas tant qu’il n’avait pas eu l’occasion, lui, de lui remettre la patte dessus.



(je sais pas du tout si tu as matière à répondre. J'ai hésité à parler de Chloë dans ce rp donc, si jamais t'as pas assez, dis-moi et je rajouterai)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Riders + j'peux pas j'ai poney
avatar
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 625
survit depuis le : 26/10/2016
capsules de troc : 1031

MessageSujet: Re: dogs of war and men of hate   Mar 15 Aoû - 23:51



Malini & Abel
« dogs of war and men of hate


(debut mai)
Mallory. Oui, elle la connait, de nom. Une figure parmi tant d'autres au milieu de tous les cavaliers, une jeune fille discrète, tellement discrète que Malini n'a même pas remarqué qu'elle était devenue à ce point proche de Caden. Elles ont échangé quelques mots, quelque fois. Des banalités, des mots de la vie quotidienne. Elles ont à peine échangé sur leur passé, n'ont jamais abordé quoi que ce soit de personnel, elles se connaissent sans se connaître, comme le veut la méfiance du climat ambiant. Alors comme ça, une petite palefrénière serait allé à l'encontre de la volonté d'Abel, aurait contourné la sécurité de Wyatt et aurait en plus réussi à garder un tel secret pendant si longtemps ? Malini, elle a presque un sourire dépité aux lèvres. Elle devait le reconnaître, la jeune femme avait plus de tripes dans le ventre que son visage innocent ne laisse entrevoir. Dommage que ce soit une audace qui soit préjudiciable à la recruteuse. Maintenant, elle n'a pas trop le choix de placer la rousse dans le vivier de toutes ces personnes capables de la trahir et de la décevoir, c'est-à-dire, dans la catégorie de toutes les personnes qu'elle connaît.
Elle hausse les épaules. "À peine." Un vague aveu de sa propre incapacité à finalement s'en sortir avec Caden. Elle ne connait même pas les gens qu'il fréquente beaucoup. Soupir. À quel moment est-ce qu'ils avaient commencé à merder à ce point pour soutenir le cadet des Rhodes ? Une question qu'elle couple toujours dans son esprit avec une tentative de se dédouaner : veut-il au moins être soutenu et aidé ?

Une certaine lassitude défait les épaules de la recruteuse, ses bras retombent le long de son corps et son visage retombe dans l'impassibilité. Pas indifférente, juste blasée, juste incapable de laisser courir des émotions encore trop bouillantes. Ah Caden Rhodes, quand je vais te tomber dessus... La même lassitude semble contaminer Abel, ses propos parlent de laisser tomber et même de le chasser de là. L'abandon, c'est symptomatique de cette famille il faut croire. L'aîné des Rhodes n'a-t-il toujours pas compris la leçon depuis le temps ? S'il tient vraiment à faire revenir Caden, ce sera à l'usure qu'il y parviendra. Caden, il faut le caresser dans les sens du poil, longtemps, lui faire une place au chaud dans un coin, un safe space sur un piédestal duquel il devra avoir l'intime conviction d'être indétrônable. C'est comme ça qu'il fonctionne et ça rend sa fuite d'autant plus incompréhensible aux yeux de Malini. Seul dans la forêt, ce ne sont pas les arbres qui auraient pu le flatter. "Tu crois vraiment à ce que tu dis ? Je vais être honnête mais ne le prends pas mal, j'ai pas l'énergie de prendre des pincettes là. Tu peux pas foutre Caden dehors. Tu as besoin de lui et tu as besoin de Jenna aussi. Quelqu'un a essayé de te tuer, ça veut dire que qu'au moins quelqu'un avait l'idée en tête que tu n'étais plus assez compétent pour diriger cet endroit. Puis comme en plus il s'agit de Bishop et que c'est pas le genre de type à beaucoup pousser la réflexion, ça veut dire que quelqu'un d'autre là-bas lui a mis ça dans le crâne." Elle pointe du doigt le campement et agite un index plutôt autoritaire. Plus son discours avance, plus elle y met de l'entrain. "Et les mauvaises graines dans ce genre ont tendance à se multiplier, je te le cache pas. T'as besoin d'avoir une position plus forte que jamais, t'as besoin de bien insister sur le fait que ce sont les Rhodes qui peuvent diriger cet endroit et personne d'autre. Et pour ça, il te faut tous les Rhodes derrière toi. Qu'est-ce que les gens vont dire sinon ? Si tu sais pas gérer ta propre famille, comment tu pourrais gérer toute une communauté ? Donc je sais pas ce que tu vas lui dire, mais franchement, assure-toi qu'il revienne." Elle lui lance un regard débordant de défi : j'ai raison Abel, tu sais que j'ai raison. "T'as qu'à lui dire la vérité. Dis-lui qu'il te manque."

La sincérité, un peu de coeur et de sensibilité, parfois ça jouait aussi pour amadouer Caden. "Moi... Moi j'ai pas envie de lui parler." Oh que non. Les yeux de Malini, ils laissent passer la furie et la blessure. Les iris noisette hurlent à la mort. Moi je veux lui faire du mal.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Riders + j'peux pas j'ai poney
avatar
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 2469
survit depuis le : 06/08/2016
capsules de troc : 3795

MessageSujet: Re: dogs of war and men of hate   Jeu 17 Aoû - 22:41



Malini & Abel
« dogs of war and men of hate


“Ne le prends pas mal”, ou la meilleure manière de débuter une tirade en étant sûr qu’Abel Rhodes prenne mal ce qui s’apprêtait à suivre, quel que soit le sujet. Sauf de la part de Malini, peut-être : elle faisait partie de ces rares personnes qu’il respectait suffisamment pour écouter une critique du moment qu’elle était constructive. Et Abel, c’était exactement ce dont il avait besoin en ce moment : sûr qu’entre la tentative d’assassinat et le départ de son frère, ses certitudes quant à sa position indétrônable à la tête du ranch avaient bien eu le loisir de se fissurer. Alors il n’émit aucune objection, se contenta de l’écouter sans broncher alors que beaucoup, à la place de la recruteuse, se seraient déjà vu offrir une refonte gratuite du portrait vu la nature des propos qui lui étaient balancés dans la face.  
De toute façon, elle avait raison Malini. Ça lui faisait peut-être mal de l’admettre, mais c’était la vérité criante qui s’imposait à lui tandis qu’elle continuait sur sa lancée et que lui restait planté là, figé, son regard acier rivé à son interlocutrice impudente. Il n’empêche que quand elle s’arrêta finalement, et que son regard brûlant le défia de s’élever contre ça, il dut se faire violence pour ne pas laisser sa fierté froissée s’exprimer sur des pensées qu’il savait parfaitement superficielles et uniquement dictées par sa mauvaise foi.
Elle avait raison.
Le silence sembla lourd, après tout ça, presque étouffant alors qu’il ne répliquait pas et qu’il la laissait, de par son silence, remporter cette manche. Caden lui manquait. C’était vrai, indubitablement vrai : ce crétin fini, de par son absence, avait créé un vide que personne ne savait combler. Ils avaient beau n’avoir jamais vraiment été proches, il était le seul qui savait le calmer, tempérer ses ardeurs. Caden était la part raisonnée qu’il n’avait jamais possédée. Puis au dessus de tout ça Caden était son frère, un des derniers fragments de sa famille et malgré toute la colère, et toute la rancœur qu’il pouvait bien avoir vis-à-vis de lui, il ne tenait pas plus à le perdre que Jenna. Bien sûr qu’il pouvait le bannir de la Crimson Valley, lui vociférer à la gueule et l’insulter tout son saoul. Mais les regrets viendraient ensuite, et il les boufferait à toutes les sauces. Ils venaient toujours trop tard ceux-là, de toute façon. Surtout quand on s’appelait Abel et qu’on avait cette merveilleuse capacité consistant à agir avant de réfléchir.
« Très bien. » Deux petits mots, seuls, pour casser brutalement son mutisme après qu’il se soit fendu d’un léger sourire fade et sans joie, d’un léger hochement du menton comme pour finalement accepter ses paroles. En soit, ça valait presque un remerciement, cet accord muet alors qu’il avait entravé tout au fond de lui sa colère. Je serai tempéré pour que tu aies le loisir de ne pas l’être. « Mais si je dois faire front avec mon frère, alors tu es l’élément de trop Malini. » Les mots avaient claqué comme un coup de poing. « Parce que tu sèmeras le désordre entre nous. T’es déjà pas foutue de trouver un terrain d’entente avec Jen. Si Caden revient, ça ne pourra qu’empirer davantage. Et tout ça n’aura servi à rien. » Le ton était ni dur, ni méchant, et tout ne ressemblait qu’à une déduction logique tirée des répliques de la recruteuse. Un genre de retour de bâton d’autant plus cruel qu’il était calme, posé, et dicté simplement par ce qui s’était laissé entendre quelques secondes plutôt. Et pourtant, on en arrivait exactement là où Abel voulait qu’ils soient.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Riders + j'peux pas j'ai poney
avatar
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 625
survit depuis le : 26/10/2016
capsules de troc : 1031

MessageSujet: Re: dogs of war and men of hate   Ven 18 Aoû - 16:33



Malini & Abel
« dogs of war and men of hate


(debut mai)
Souvent, la vérité nue et brutale introduit un long silence. Un silence qui ressasse, qui réfléchit, qui s'annonce soit comme l'armistice recherchée, soit comme le calme avant la tempête. Avec Abel Rhodes, c'était souvent la seconde option qui était à envisagée. Souvent belliqueux, remonté pour des détails, même lui dire bonjour parfois pouvait s'avérer dangereux. Alors Malini, elle était préparée. Elle est préparée, en fait, depuis qu'elle a compris le caractère du leader. Dès le départ, elle lui avait bien fait comprendre que se faire crier dessus ne l'effrayait pas vraiment et qu'elle était même taillée pour prendre un coup de poing de temps en temps – mais qu'il s'attende à ce qu'elle le lui rende et qu'elle quitte le ranch dans l'heure qui suit. Cette démonstration d'égo avait fait mouche depuis le temps, car Malini pouvait se permettre bien des choses sans trop risquer les représailles.
Il y aurait bien sûr un jour le moment de trop, et peut-être même que ce moment allait arriver, mais la recruteuse ne semblait pas beaucoup s'en inquiéter. En fait, ce qui l'inquiétait plus, c'était le calme apparent d'Abel. Le délai de compréhension du message était déjà passé, il aurait déjà dû réagir, s'énerver et faire une démonstration de ses légendaires coups de gueule. Il n'en était rien. Il semblait accepter ses propos sans trop broncher.

Il prend la parole plutôt platement au départ, mais ses mots sont d'une lourdeur qui font reculer la recruteuse. Elle n'arrive pas à dissimuler la surprise et il lui faut elle aussi un long silence pour assimiler ce qu'il venait vraiment de lui dire. L'élément de trop ? Semer le doute ? Et bien sûr, elle se faisait taper sur les doigts pour la dernière dispute avec Jenna – comme si tout était de sa faute en plus, comme si la soeur Rhodes n'avait pas eu de rôle à jouer.
Les poings se serrent automatiquement et derrière la fatigue des traits, malgré l'épuisement de son corps, une lueur de rage naît dans ses yeux. Abel Rhodes est-il en train de la mettre à la porte ? Sérieusement ? Son premier réflexe serait de refuser simplement. Un non retentissant qui trahirait la colère et le sentiment de rejet. Non, je ne partirai pas Abel. Pas après tout ce que j'ai fait pour cet endroit, pour ta famille et surtout pour ton frère. Comment peut-il, comment ose-t-il croire qu'elle puisse s'interposer entre eux alors qu'elle a passé les derniers mois à jouer le garde fou de Caden et à tenter de le modérer pour qu'il n'explose pas contre son frère. Non, je ne partirai pas, alors que je me suis attachée à ton fils comme si c'était le mien. Et cela bien sûr sans compter la collection d'insultes qu'elle a en réserve pour lui.

Mais rien de tout ce ne franchit ses lèvres. "Très bien." Un écho sec à ce qu'il vient dire, dicté par sa fierté bafouée qui ne se laissera pas mettre à la porte. "Peut-être qu'il est temps pour moi de partir de cet endroit. Comme ça, impossible de perturber ta petite famille parfaite." Pourtant son assurance se fissure à l'idée, parce qu'elle connaît déjà ce qui l'attend si elle s'en va : l'errance.
D'aucuns diront qu'elle joue de l'effet dramatique, qu'elle ne fait pas d'effort pour discuter, négocier sa place comme bien d'autres l'ont fait avant elle quand la menace de l'exclusion pesait sur leurs épaules. Mais Malini, dans sa tête, l'histoire est déjà faite. Et l'histoire est terminée. "Je serai partie au matin." Elle clôt le chapitre de sa vie en récupérant son sac et en le balançant sur son épaule avec désinvolture.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Riders + j'peux pas j'ai poney
avatar
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 2469
survit depuis le : 06/08/2016
capsules de troc : 3795

MessageSujet: Re: dogs of war and men of hate   Lun 21 Aoû - 23:57



Malini & Abel
« dogs of war and men of hate


Sa réaction n'était guère étonnante pour qui connaissait un minimum la recruteuse, mais l'atmosphère devenue d'un seul coup glaciale lui fit tout de même l'effet d'un coup de poing en plein dans la figure. A cet instant précis, Abel dansait avec elle sur une corde si fragile que le moindre faux pas les précipiterait tous deux inexorablement dans des directions opposées desquelles il leur serait incapable de revenir. A partir de maintenant, il allait falloir qu'il fasse très attention à ce qu'il allait lui dire, qu'il manœuvre prudemment s'il tenait à voir s'éteindre cette lueur de rage dans le regard incendiaire qu'elle avait posé sur lui. « Non » rétorqua-t-il aussitôt qu'elle eut jeté le sac en travers de son dos, lui refusant tout net le droit à ce congé qu'elle voulait prendre. « Ecoute-moi d'abord. » Et sûrement qu'elle n'en avait plus guère envie, Malini, mais l'autorité dans la voix d'Abel était sans appel. Il n'avait pas bronché face à tout ce qu'elle lui avait balancé à l'instant, elle pouvait bien se plier au même exercice. « J'ai besoin de toi, Malini, tout comme j'ai besoin qu'ils - un mouvement ample de la main se porta en direction du campement - croient à ce que je viens de te dire. Qu'ils pensent que tu es de trop, que tu n'es plus la bienvenue parmi les Rhodes. Et que tu nous en tiens rigueur. » Il s'interrompit momentanément, cherchant dans l'attitude de son interlocutrice une réaction qui prouverait qu'elle comprenait ce qu'il était en train de lui demander. « Je t'ai toujours fait confiance, et ça tout le monde le sait. » Après tout, n'était-ce pas elle qui s'occupait de son fils ? Pas elle qu'il avait personnellement envoyée à Olympia tandis qu'il se battait aux prises avec une maladie qui aurait pu le tuer ? Malini avait une meilleure position, au sein du ranch, que la plupart des autres riders. « Mais une dispute ici tombe à point nommé et personne ne la trouvera déplacée, comme personne ne remettra en question les griefs que tu pourras bien avoir, à cause de tout ça, à l'égard de ma famille. » Sûrement parce qu'ils seraient en partie fondés, Abel ne se leurrait pas trop à ce sujet. « Si tu retrouves ta place au sein du campement avec toutes les raisons d'être en froid avec moi, tu auras accès à l'envers du décor. Et à ceux, peut-être, qui ont décidé que ma place à la tête de ce campement n'avait plus lieu d'être. »
Le message, cette fois, était on ne pouvait plus clair. Et si Abel n'avait pas le moindre désir de voir Malini disparaître des radars, il n'empêche qu'il avait au moins besoin qu'elle retourne au milieu des cabanons, là où les graines de la discorde avaient été semées. D'un part parce que ça servait bien des plans, de l'autre parce que cela permettrait au moins de mettre le holà sur ce qui se passait entre elle et sa sœur. S’il n'avait pas voulu prendre le parti de tout le temps où elles avaient été forcées de vivre sous le même toit, s’efforçant à merveille de faire l’autruche face à ces querelles trop fréquentes pour être supportées, mais il n'empêche que cette situation ne pouvait pas continuer indéfiniment.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Riders + j'peux pas j'ai poney
avatar
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 625
survit depuis le : 26/10/2016
capsules de troc : 1031

MessageSujet: Re: dogs of war and men of hate   Mar 22 Aoû - 10:22



Malini & Abel
« dogs of war and men of hate


(debut mai)
L'incompréhension face à la réaction d'Abel perce le masque de détermination. Il veut qu'elle parte mais ne le veut pas non plus ? Il l'intime de l'écouter, mais il y a soudainement un mur entre eux deux et elle n'est pas sûre qu'il puisse trouver quoi que ce soit à dire qui change quelque chose. À moins que...
J'ai besoin de toi. La phrase la laisse encore plus dans la surprise mais aussi soudainement suspicieuse. Abel Rhodes avait quelque chose d'important à lui demander, elle le sentait, une conviction qui faisait vibrer ses entrailles d'impatience. Abel Rhodes a besoin d'elle pour une mission, mais le ton grave implique qu'il s'agit de quelque chose de hautement plus important qu'une mission de recrutement. La situation lui donne l'impression d'avoir le contrôle. Elle pourrait refuser. Et si elle refusait ? Insisterait-il ? Dirait-il quelque chose de plus étrange encore qu'il en serait aliéné ? Jusqu'où serait-il capable d'aller pour qu'elle reste ? La pensée paraît purement égoïste, mais il y a tellement de choses qu'elle a faites pour le ranch et si peu qu'elle ait reçu en retour, l'idée d'avoir enfin un véritable signe de gratitude lui arrache un rictus.

Au fur et à mesure qu'il parle, la machination se met en place et elle comprend avant le final ce qu'il veut. Elle doit espionner les habitants, entrer dans leur quotidien et surtout, pénétrer le cercle très privé de ceux qui conspireraient contre Abel. Pourtant, elle n'est pas vraiment la plus à même à accomplir cette mission. C'est qu'elle n'est pas vraiment la plus appréciée dans le coin et que Cirilla a eu le temps de lui faire une sacrée réputation avant qu'elle ne disparaisse. D'autant plus qu'être aussi proche des Rhodes jusqu'à coucher avec l'un d'eux attise la méfiance et la jalousie de beaucoup. Mais c'est aussi la meilleure excuse. Si elle se mettait tous les Rhodes à dos, ne porterait-elle pas le signe de la femme trahie ? Il a raison sur un point, tout le monde comprendrait ses ressentiments. Tout le monde croirait mordicus à son envie de vengeance.
Le rictus ne disparaît pas de ses lèvres quand elle comprend aussi le double jeu que le leader pourrait lui jouer à ce moment. Parce que pour lui, cette éviction ne donne que des bénéfices. Il sera libre d'accéder au souhait de Jenna sans perdre un élément utile au ranch et il pourra reconstuire tranquillement sa relation avec sa soeur en tapant sur son dos. Et s'il revenait, Caden serait bien content de ne pas l'avoir dans sa maison tous les jours, car il n'aurait pas à contempler tout le temps le poids de ses erreurs. "Comme d'habitude, tu tires bien ton épingle du jeu, hein." N'avait-il pas toujours tout ce qu'il voulait ? Peu importe les moyens employés ?

Elle ne le ferait pas. Pourquoi se laisserait-elle marcher dessus encore une fois ? Partir maintenant, ça resterait le seul moyen pour qu'elle s'en sorte avec toute sa dignité. Elle pourrait reprendre la route, retourner en Alabama, comme elle aurait dû le faire il y a si longtemps, chercher sa famille ou les vestiges de son passé et s'y enterrer littéralement. Et pourtant... "Il y a juste un accro à ton plan. Dans l'hypothèse où on se disputerait réellement et que tu me jetais hors de ta maison, je partirais définitivement. Tout le monde le sait. Je suis pas du genre à reste là où on m'insulte." Il lui manque encore une raison de rester pour que ce plan soit infaillible, même si elle en a une haute d'1m40 et âgée d'à peine dix ans. "Et puis, qu'est-ce qui te fait croire qu'elle s'arrêterait là ? Si elle arrive à voire que tu me jettes de chez vous juste parce qu'elle le demande, elle en voudra plus. Elle voudra me voir loin." Et elle, c'est Jenna. Malini n'est pas dupe quant au fait que la benjamine Rhodes a largement inspiré ce plan.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Riders + j'peux pas j'ai poney
avatar
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 2469
survit depuis le : 06/08/2016
capsules de troc : 3795

MessageSujet: Re: dogs of war and men of hate   Mar 22 Aoû - 21:04



Malini & Abel
« dogs of war and men of hate


Abel ne rétorqua pas face à la remarque, purement véridique, de Malini. A quoi bon chercher à nier les faits après tout ? Il ne leurrerait personne, surtout pas elle, et ce serait une perte de temps en plus du fait qu’il ne gagnait rien à ne pas jouer franc jeu avec elle. Oui, cette situation l’arrangeait sous bien des aspects, et alors ? N’était-il pas normal, au final, qu’il finisse par prendre ce genre de mesure ? Après tout, il ne pouvait pas forcer Malini à courber l’échine, pas plus que Jenna. Et ce n’était certainement pas sa soeur qu’il ficherait à la porte.
Alors, forcément, les propos de Malini concernant la benjamine Rhodes étaient attendus, prévus même. S’il ne s’en offusqua pas, cela n’empêcha pas sa voix de s’être faite un poil plus dure tandis qu’il répliquait dans la foulée : « Aux dernières nouvelles, ce n’est toujours pas Jenna qui tient les rênes du ranch. » Et il n’appréciait certes pas qu’on remette en question son autorité par ce genre de sous-entendu, Abel. « Je ne me priverai pas de quelqu’un comme toi juste pour un caprice de gonzesse contrariée. » Ce même si la gonzesse contrariée en question était sa propre sœur. Mais la recruteuse était un des meilleurs éléments du ranch malgré son caractère tout feu tout flamme et une instabilité qu’il percevait parfois chez elle de temps à autre, qu’il n’appréciait guère trouver dans le fond du regard de l’indienne. Sauf que quels que soient ses défauts, elle avait déjà fait plus que sa part pour le ranch, pour Abel. Et pour la plus jeune génération de la famille Rhodes.
« Alors, tu partirais malgré Silas ? » La question était arrivée après un léger silence, tombant à point nommé alors que les secondes qui s’étiraient sans qu’aucun des deux ne parle ne faisaient que conférer davantage de poids à ces quelques mots. « Il te considère comme sa mère. Et tu le sais très bien. » Tout le monde le savait. L’attachement du gosse envers Malini ne datait pas de la dernière pluie. « Tu le laisserais subir ça ? Ton départ ? » Était-ce salaud de jouer sur la corde sensible ? Il n’en doutait pas une seule seconde. Mais, derrière toutes ces questions soudaines visant à potentiellement faire naître un soupçon de culpabilité chez son interlocutrice, il y avait la sincérité d’un père qui ne voulait pas voir son gamin souffrir à nouveau de la perte de sa figure maternelle. Certes la première fois ne lui avait pas laissé des souvenirs à la pelle mais il y en avait tout de même, et avec eux le traumatisme inhérent à cette séparation. Malgré son jeune âge il lui avait fallu longtemps, à Silas, pour qu’il cesse enfin de réclamer sa mère et qu’il accepte la fatalité. Et les années qui avait suivi avaient été difficiles pour lui avant que Jenna ne revienne, puis que Malini ne se creuse sa place au milieu de cette famille bancale.
Alors si elle partait aujourd’hui, Abel serait une seconde fois responsable de ce que son fils aurait à subir. Sauf qu’à dix ans, les conséquences ne seraient certainement pas les mêmes qu’à trois.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Riders + j'peux pas j'ai poney
avatar
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 625
survit depuis le : 26/10/2016
capsules de troc : 1031

MessageSujet: Re: dogs of war and men of hate   Mar 22 Aoû - 22:04



Malini & Abel
« dogs of war and men of hate


(debut mai)
Sûrement que mêler Jenna et son pouvoir de décision à la conversation a réveillé l'égo fragile d'Abel, car il se mouche et se réaffirme en tant que tête pensante et dirigeante, jusqu'à traiter sa soeur de gonzesse contrariée. Malini, elle étouffe un hoquet de mépris. Jenna ne tient peut-être pas les rênes du ranch, mais elle a une mainmise sur bien des décisions et elle a la technique pour avoir Abel à l'usure. Qui sait combien de temps un élément comme elle tiendrait comme argument face à une Jenna enragée.
Il y a un certain soulagement dans l'idée qu'elle ne le saurait pas, parce qu'elle n'aurait plus à voir la tête de la benjamine tous les jours et elle n'aurait plus à faire preuve de courtoisie hypocrite avec elle. Quitter la maison et encore plus en prétendus mauvais termes, ça lui donne carte blanche pour parler comme elle veut et dire tout ce qu'elle a vraiment en tête. Même à Abel. C'est presque un argument solide, une tentation qui lui arrache un frisson d'appréhension. "On verra." Elle répond simplement, insensible au petit numéro de force du leader, l'esprit lancé dans mille nouvelles machinations et un plan.

Comme s'il lisait dans ses pensées, Rhodes aborde le sujet de son fils, la corde sensible qui poussa la recruteuse à froncer les sourcils dans une expression de réprobation. Alors il serait prêt à utiliser Silas comme outil de manipulation ? Pas de doute, il était prêt à tout. Souvent au pire.
Elle détourne le regard, évidemment gênée et surtout vexée par ses propos. Ce qu'il insinuait pourtant soulevait une véritable question. Elle avait dit qu'elle partirait, mais le pourrait-elle vraiment ? Il lui suffirait de croiser une seule fois le regard implorant du gamin pour voir ses convictions flancher. Il n'y avait pas d'insulte assez écrasante qui puisse lui faire oublier l'amour sincère qu'elle éprouvait pour cet enfant. Et le faire souffrir, ce serait replonger dans l'enfer de perdre un deuxième enfant. "Tu devrais pas mêler ton fils à tout ça." Son fils. Un rappel nécessaire qu'on ne devait pas jouer avec ses enfants. Un rappel aussi qu'elle n'était qu'un substitut de mère et qu'il n'était pas sorti de sa chair et que, malgré la relation tissée, il ne devrait pas être de sa responsabilité. Pourtant elle ne peut se résoudre à l'abandonner. L'enfant qui a besoin d'une mère, la mère qui a besoin d'un enfant, c'est une histoire dont on ne peut écrire la fin.

"Si je reste, et si j'accepte de faire ça, il faudra plus que la simple rumeur d'avoir été mise à la porte pour regagner la confiance des autres. Il leur faudra un spectacle." Elle parle avec des si quand elle sait déjà que finalement, elle n'a pas vraiment le choix. Il a déjà rejeté tous ses arguments avec d'autres bien plus forts. "On va se disputer violemment. Pas de langue de bois, pas de demi mesure, pas de pincette, il faut que ce soit brut. Il faut que tu sois en colère, il faut qu'ils y croient. Je ne vais pas être tendre, d'accord ? Je vais t'insulter. Je vais insulter ton frère et aussi ta soeur. Je vais sortir tes points faibles, parler de tes moments les moins brillants. Tu as carte blanche évidemment. Je te préviens, je vais te frapper. Je viserai le nez, mais tu arriveras à amortir le coup. Tu vas m'étrangler. Mais il faudra le faire plus près du campement, si possible près de Wyatt, lui il interviendra. Tu vas me bannir de la maison devant tout le monde et moi je ferai scandale, je ferai genre de partir. Tu enverras Silas pour me convaincre de rester. Et on ne pourra plus se parler publiquement pendant un moment." Le plan est mûrement réfléchi, énoncé méthodiquement, comme une liste de course. "Si tout ça fonctionne, il faudrait trouver un moyen de communiquer sans se faire prendre."
C'est sa reddition. Sa façon d'accepter silencieusement.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Riders + j'peux pas j'ai poney
avatar
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 2469
survit depuis le : 06/08/2016
capsules de troc : 3795

MessageSujet: Re: dogs of war and men of hate   Mer 23 Aoû - 7:07



Malini & Abel
« dogs of war and men of hate


Évidemment qu’il ne devrait pas mêler son fils à ça elle avait raison, Malini. Elle avait raison mais elle ne lui apprenait rien qu’il ne savait déjà. Il en était parfaitement conscient avant même de  choisir d’en parler, et il l’avait tout de même fait en connaissance de cause. Parce qu’il savait pertinemment que c’était là un point faible de la recruteuse et, si ce n’était certainement pas le seul, c’en était au moins un dont il était sûr. Et puis, la fin ne justifiait-elle pas les moyens ?
Abel haussa les épaules ; Un spectacle, bien sûr. C’était plus ou moins ce qu’il avait en tête, parce qu’il fallait qu’ils se dispute, et il fallait que cela se sache. Qu’il y ait des témoins pour s’en rendre compte, et jauger par eux-même de l’ampleur du conflit séparant la recruteuse du leader des crimson riders. Si l’idée de se faire frapper devant ses hommes le fit ciller, il ne broncha pas pour autant, ne refusa pas l’idée. Au moins les mauvaises langues auraient-elles de quoi parler pour un temps. Et puis ce qu’il retenait, surtout, c’était que Malini avait abdiqué, qu’elle avait cessé d’aller contre lui pour abonder à son idée. Et il ne lui avait fallu pour cela qu’un simple mot. Un simple prénom. « Je ne devrais pas le mêler à tout ça, mais c’est toi qui propose de l’utiliser » il glissa d’abord simplement d’une voix neutre. Non, l’idée ne le rebutait pas : Silas, dans son innocence de ce qui était en train de se tramer, serait d’autant plus sincère dans ses actions qu’il craindrait réellement le départ de la recruteuse. Abel n’aurait pas à dire grand chose pour le convaincre d’aller la voir. Il était même possible, s’il choisissait les bons mots, qu’il n’ait même pas à lui demander de le faire et que le gamin prendrait cette initiative comme un grand. Il continua : « Il va nous falloir un intermédiaire, quelqu’un qui a autant de raisons valables de se tourner vers toi que vers moi. Quelqu’un comme Wyatt, justement. » Il n’y en avait pas beaucoup, sur le campement, qu’Abel aurait jugé capables et suffisamment dignes de confiance pour effectuer ce genre de mission. Et il n’y en avait qu’un seul dont il était sûr de la loyauté, et qui pourrait se permettre de s’entretenir aussi bien avec lui qu’avec Malini sans que cela éveille les soupçons. « Et il va probablement pas aimer. » Définitivement non. Il allait râler, pester contre eux, sans doute se demander une fois de plus comment quelqu’un comme l’aîné des Rhodes pouvait bien être encore leader avec un comportement pareil. Un léger sourire se permit une apparition brève sur ses lèvres tandis qu’il songeait à la réaction de Wyatt, mais il le délogea bien vite de là tandis qu’il élevait à nouveau la voix. « Bien sûr, on ne lui dira rien au moment de l’engueulade, qu’il ait tout le loisir de se comporter comme il le souhaite avec nous. Autant ne pas lui gâcher son plaisir. » A savoir, probablement les traiter comme du poisson pourri ou quelque chose dans le genre. C’est qu’il appréciait pas trop qu’on foute le bordel, le chef de la sécu, et surtout si Abel se trouvait dans le lot des dissidents.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Riders + j'peux pas j'ai poney
avatar
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 625
survit depuis le : 26/10/2016
capsules de troc : 1031

MessageSujet: Re: dogs of war and men of hate   Mer 23 Aoû - 20:15



Malini & Abel
« dogs of war and men of hate


(debut mai)
« Je ne devrais pas le mêler à tout ça, mais c’est toi qui propose de l’utiliser. »  Un sourire cynique se dessine sur les lèvres de la recruteuse alors qu'elle prend vraiment conscience de l'ampleur de la manipulation. Leur démonstration doit être parfaite, sans fausse note et malheureusement pour cela, tous les moyens étaient bons. Même les plus vicieux. C'est qu'elle était tombée bien bas, la Malini. Avant, ce genre de machination ne lui serait jamais venue à l'esprit, ou du moins pas aussi facilement. Avant, elle n'aurait jamais mêlé un enfant à un problème d'adulte. Avant, elle n'aurait jamais participé à un tel plan. Parfois elle prend conscience de ce changement de personne, comme si elle avait été remplacée par une version maléfique d'elle-même. Pendant plusieurs jours alors, elle était incapable de se regarder dans le miroir, effrayée d'y voir le reflet de toute cette noirceur.
Peut-être bien qu'avant elle vivait avec une vision bien manichéenne du monde, mais au moins à l'époque, elle n'avait pas de sang sur les mains et elle n'avait pas l'effrayante faculté de jeter un voile sur ses émotions pour simplement répondre à ce genre de commentaire d'un haussement d'épaules. Mais à l'instant, la Malini qu'elle était devenue avait simplement fait taire tout remord et avait décidé que son plan était la marche à suivre, dussent-ils y traîner l'innocence du petit Rhodes. "Un mal nécessaire," conclut-elle froidement.

Elle hoche la tête quand il propose Wyatt comme intermédiaire. Le chef de la sécurité était un homme somme toute honnête et faisait du bon travail, même si elle s'amusait à lui dire et à lui prouver le contraire. C'était aussi une personnalité appréciée dans le campement et surtout, c'était un des seuls à avoir suffisamment de cran pour s'opposer à Abel de façon crédible. Elle ne faisait confiance à personne d'autre pour le rôle. Les gardes ne s'interposeraient jamais, trop effrayés pour leur propre vie, les autres habitants seraient tout aussi tétanisés. Ce ne serait pas la première fois qu'on laisserait Abel se débarrasser de quelqu'un sans réagir, sentence juste ou non.
"Vu comme il nous apprécie déjà, ça me ferait de la peine de le tenir à l'écart." Elle ne fait pas de commentaire cependant sur la loyauté de Wyatt. Du côté de la recruteuse, les doutes ne sont pas complètement écartés. Tout le monde est un suspect potentiel, jusqu'à Caden dont la fuite tombe étrangement à pic. Mais ce genre de pensées, elle ne les partagera pas avec le leader. Premièrement parce qu'il serait vexé, deuxièmement parce que sa paranoïa est déjà suffisamment prégnante pour ne pas la nourrir davantage.

Malini, elle s'étire, fait craquer ses articulations comme si elle se préparait à un combat – et c'est le cas. "Bon alors. On la commence par quoi cette dispute. Par la connerie monumentale dont tu as fait preuve pour gérer Caden ? Par le fait que personne te respecte parce que t'es un tyran avec un gros conflit d'infériorité ? Ou alors parce que tout le monde en a marre ici de se faire exploiter sans avoir une once de gratitude en retour ? Hein ? Qu'est-ce que t'as à dire là-dessus ?"
Son ton monte déjà en puissance, installe les prémisses d'un spectacle d'une violence rare au ranch.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Riders + j'peux pas j'ai poney
avatar
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 2469
survit depuis le : 06/08/2016
capsules de troc : 3795

MessageSujet: Re: dogs of war and men of hate   Ven 25 Aoû - 18:36



Malini & Abel
« dogs of war and men of hate


Un mal nécessaire. C’était là où tout aurait pu s’arrêter si Abel s’était tenu un peu mieux à son rôle de père et s’était laissé bouffer un peu moins par sa paranoïa qui le poussait dans des extrêmes comme c’était le cas à l’heure actuelle. On parlait tout de même de son propre fils, un simple. putain. de mioche, bon sang !  Sauf que, non : ça ne semblait pas l'affecter outre mesure, ou alors il le cachait bien. Après tout, la fin ne justifiait-elle pas les moyens ?

Elle savait trouver les mots juste, Malini. Elle savait viser là où ça faisait mal parce qu’elle le connaissait suffisamment bien pour ne pas rater les cordes sensibles, celles qui à peine effleurées, menaçaient déjà de le faire démarrer au quart de tour. Entre sa famille et son amour-propre, elle visait un combo gagnant qui déjà amenait ses poings à se serrer alors même qu’il savait devoir s’y attendre. Quoi de plus normal après tout, puisqu’il n’avait jamais su encaisser correctement la moindre critique ? « Une connerie monumentale ? » Un léger rictus retroussa ses lèvres alors qu’il rétorquait aussi sec qu’elle avait fermé sa gueule. « Parlons-en, ouais. Parlons de mon frère un peu. » Il n’avait pas besoin de feindre la colère pour rentrer dans son jeu parce qu’elle était toujours présente en lui celle-là, ne demandant qu’à s’exprimer au moindre stimulus, et la recruteuse avait déjà soufflé sur les braises en quelques phrases bien senties. « Ou bien parlons de Chloë. » Tout son corps sembla se détendre brusquement tandis qu’il appuyait une main sur le thorax de Malini et, d’une poussée vigoureuse, la forçait à reculer de quelques pas marqués par une précipitation compensant le déséquilibre. A sortir de ce recoin dans lequel ils s’étaient isolés pour causer à l’abri des regards trop curieux et des oreilles indiscrètes. « Et de celle qui l’a élevée sous les yeux de son père, et du reste de sa famille, sans jamais leur dire la vérité. » L’accusation avait fusé comme une flèche, aussi dure que la rancœur qui s’y était attachée était franche, sincère. C’était une des raisons pour lesquelles il avait voulu lui causer aujourd’hui alors qu’elle revenait tout juste d’une longue absence, et cet emportement soudain tombait, finalement, à point nommé pour ramener le sujet sur le tapis. « Tu crois que c’en était pas une ça, peut-être, de putain de connerie ? » Et il lui en voulait pour ça, oui, il lui en voulait même plus qu’à Jenna parce que c’était lui qui l’avait laissée s’installer sous son propre toit pour la gamine, pour Caden. Et ce qu’il y avait gagné en retour ? Rien, elle avait gardé son secret en leur refusant ce droit de savoir. « Tu crois que ça aurait pas pu l’aider, peut-être ? » qu’il cracha encore, le fiel déjà dans la bouche. C’était tellement facile, cette comédie, qu’il s’était glissé dans le rôle attendu avec aisance et sans la moindre hésitation, aucun accroc. Trop facile.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Riders + j'peux pas j'ai poney
avatar
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 625
survit depuis le : 26/10/2016
capsules de troc : 1031

MessageSujet: Re: dogs of war and men of hate   Sam 26 Aoû - 18:57



Malini & Abel
« dogs of war and men of hate


Comme le feu de forêt provoqué par un petit mégot mal éteint, il n'en fallait pas beaucoup à Abel pour entrer dans une colère noire. Enfin bon, il fallait le dire, Malini avait alimenté le feu de forêt à coup de cocktail molotov. Elle sait où attaquer et le combo de reproches fait immédiatement mouche. La dispute promet d'être réaliste. Pour eux, ce sera l'occasion de faire une fausse dispute avec de vrais arguments. Ce qu'elle assène, elle n'est pas loin de le penser. Elle n'en est pas à détester Abel Rhodes, mais elle sait comme tout le monde qu'il est bardé de défauts et qu'il refuse de l'admettre. Alors pouvoir en toute légitimité le crier haut et fort est un soulagement.

La conversation dérive forcément sur Caden et la recruteuse sait qu'elle va en prendre pour son grade en retour. En particulier sur le sujet de Chloé, qui franchit les lèvres d'Abel. Malini, elle est à peine surprise. La révélation de la paternité de la famine était une bombe qui donnait un certain pouvoir à celle qui l'avait entre les mains. Elle se rend compte qu'elle aurait dû saisir l'occasion plutôt que laisser Jenna cracher le morceau. Ainsi, elle aurait pu orienter le blâme vers la soeur Rhodes, qui serait passée pour celle avec le secret à cacher.
Elle serre les dents alors qu'il la force à reculer d'une pression de la main. Ils sont maintenant à découvert, et les personnes qui s'affairaient autour du campement commençaient déjà à jeter des coups d'oeil curieux. Malini les connaissait bien ces badauds, ils prétendaient ne pas s'occuper de ce qui se passait pour ne pas prendre de blâmen, mais ils ne rataient absolument rien à la scène. Ce n'est donc pas le moment de se démonter et la recruteuse ne flanche pas devant les accusations. "Excuse-moi, tu parles de moi ou tu parles de ta chère soeur ? Parce qu'elle a gardé le secret depuis la naissance de Chloé. Moi je suis même pas de ta famille et d'une certaine façon c'est de ma faute si t'étais pas au courant ?" Il fallait taper, taper et taper encore sur tous les sujets qui laisseraient les cavaliers complètement hallucinés par les propos de Malini. Personne ne s'adressait ainsi à Abel sans en subir les conséquences. Quand elle aurait terminé, personne ne douterait de l'antipathie entre eux. Eux même pourrait s'y laisser prendre alors même qu'ils savent que c'est une mise en scène.

"Et puis qu'est-ce que tu crois ? Que ton frère était en état de s'occuper d'un enfant ? Et toi ? T'as vu l'état de ta famille ? Tu trouves que ça fonctionne là ? Moi je crois pas. Vous êtes pas vraiment des modèles à suivre." Elle avait commencé froidement, mais son ton était monté également. Pas encore au niveau d'Abel, car elle n'était pas connue pour s'emporter aussi facilement. Elle devait laisser le cavalier dominer la tension pour rendre la dispute encore crédible. Elle prenait plutôt le rôle de l'insolence, encore un peu maîtresse de ses émotions mais pas loin de la crise.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Riders + j'peux pas j'ai poney
avatar
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 2469
survit depuis le : 06/08/2016
capsules de troc : 3795

MessageSujet: Re: dogs of war and men of hate   Lun 28 Aoû - 18:27



Malini & Abel
« dogs of war and men of hate


« Bien sûr que c’est de ta faute, Malini » qu’il avait rétorqué sans la moindre hésitation à la suite de cette question qu’elle venait de lui balancer en pleine figure. « Elle au moins, avait des raisons valables de se taire. » Parce que Cirilla avait été sa meilleure amie, parce qu’elle lui avait explicitement demandé de conserver ce secret. Malini, elle, n’avait rien eu de tout ça avec la raider. Puis à qui allait sa loyauté, au juste ? Son antipathie avec la benjamine Rhodes et l’ex de son frère n’avaient jamais été un secret pour personne, certainement pas pour lui. Pourtant, elle avait choisi de se taire en allant dans leur sens plutôt qu’en venant lui dire la vérité.  « Elle, au moins, a tout de même fini par cracher le morceau. » Et elle avait eu son quart d’heure aussi, Jenna, il ne l’avait pas épargnée pour autant. Alors pourquoi se comporter mieux avec la recruteuse qui, en ce qui la concernait, n’avait toujours rien dit ? Abel n’avait jamais aimé qu’on lui cache des choses et si, en soit, c’était tout à fait normal, ses réactions face à ça avaient la fâcheuse tendance d’être d’autant plus mauvaises que le secret avait été de taille.
Ici, en l’occurrence, ça tombait à pic puisqu’il pouvait s’emporter en toute quiétude. S’il aurait sûrement essayé de se brider dans le cas d’une conversation ordinaire, et tenter de comprendre la raison qui avait poussé Malini à agir de la sorte, il n’avait nul besoin de se refréner maintenant. Bien au contraire, est-ce que ça ne les arrangeait pas qu’il gueule tout son saoul, crache sa colère au lieu de se tempérer ?
« Non, c’est sûr que toi en revanche t’en es un de modèle ! » Une grimace sardonique déforma brièvement ses traits le temps d’une pause, mais qui ne dura guère avant que les accusations reprennent. « Un putain d’exemple à suivre, même, une mère exemplaire, à commencer l’éducation d’une gamine sur un tissu de mensonges. Et puis quoi, tu voulais la garder pour toi pour pas qu’elle ait à souffrir de sa famille ? Et la priver du seul parent qui lui restait encore ? » Plus il parlait et plus le ton escaladait, il s’en fallait de peu avant qu’il ne lui gueule dessus. Mais le seuil fut franchi alors que le nom de son frère ressortait de sa bouche dans une tirade dont l’explosion n’aurait jamais pu être simulée. « T’étais supposée connaître Caden, mais t’as jamais compris que ça aurait pu lui éviter de péter un plomb ? Qu’il avait besoin d’elle, justement, pour se sortir de tout ça ? » L’index accusateur pointé vers elle se transforma en une nouvelle poussée vigoureuse tandis qu’il avançait de deux pas vers elle, la rejetant encore vers l’arrière. « Non, t’as juste préféré être une putain d’égoïste. Tu l’a laissé plonger en lui interdisant le seul réconfort qu’il aurait pu trouver hors de tout ce merdier. Tu vaux pas mieux que nous, Malini. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Riders + j'peux pas j'ai poney
avatar
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 625
survit depuis le : 26/10/2016
capsules de troc : 1031

MessageSujet: Re: dogs of war and men of hate   Lun 28 Aoû - 21:43



Malini & Abel
« dogs of war and men of hate


"Des raisons valables ? C'était peut-être sa grande amie, mais vous êtes ses putain de frères ! Moi j'avais rien à faire dans cette histoire. Je suis pas ton putain d'espion !" Malini, elle commence à sentir que les arguments et les reproches d'Abel sont sincères et résultent d'une véritable de l'accabler. Si la recruteuse a encore suffisamment de maîtrise pour calmer ses pulsions malgré son véritable sentiment de colère, elle commence à craindre que le leader du ranch n'entre vraiment trope dans la dispute et perde le schéma global de leur plan. C'est qu'il n'est pas connu pour avoir beaucoup de patience, le chef des cavaliers. La recruteuse doit donc accélérer la cadence de leur dispute, ne serait-ce que pour s'éviter qu'il l'étrangle pour de vrai. Ce serait plutôt bête de réellement mourir dans une fausse tentative.
Ses poings se serrent, principalement dans le cas où elle devrait se défendre vraiment. Il n'est pas encore temps de frapper Abel, même si ses articulations la démangent particulièrement. Bien sûr qu'elle n'était pas un modèle à suivre, elle-même serait prête à le reconnaître, mais pour le bien de la dispute, elle allait nier encore et encore et accuser par-dessus. Les dents serrées, elle accuse le coup, l'écoute dire qu'elle aurait pu empêcher le départ de Caden, qu'elle aurait pu s'empêcher de souffrir. Mais elle restait persuadée que le cadet des Rhodes était loin d'être prêt, qu'il n'aurait jamais pu assumer pleinement la paternité de Chloé tant qu'il était encore dans un deuil destructeur.

"Moi je suis égoïste ? Putain mais Abel t'étais aveugle ou quoi ? Tu voyais pas qu'il était au fond d'un trou et que même mille gosses auraient pas pu l'en sortir ? Tu crois que je faisais quoi tout ce temps à tempérer son égo et à travailler sa conscience ? J'essayais de le préparer à ça. J'allais lui dire, mais à chaque fois il prouvait qu'il était pas prêt." Elle reculait toujours, cherchant Wyatt du coin de l'oeil. Elle espérait qu'il assistait bien à la scène et surtout qu'il se préparait à intervenir, parce que ça allait escalader en violence encore. "Mais toi, ça te va bien de parler d'égoïsme. T'es le type le plus ingrat que la terre connaisse. T'en as rien à foutre qu'on trime et qu'on saigne pour cet endroit, au bout du compte il s'agit toujours de ton egotrip au pouvoir et tous les autres ont tort. Merde enfin, tu crois que c'est moi qui aie précipité le départ de Caden ? Pourtant, c'est en sortant d'une dispute avec toi qu'il s'est barré ! Parce que c'est tout ce que tu sais faire, faire partir les gens qui saignent pour ta gueule. Pas étonnant qu'on veuille ta mort, t'es le type le plus répugnant et le plus égoïste que je connaisse, et pourtant j'ai rencontré Donald Trump !"
Rendu téméraire par son laïus, elle le repousse - sans trop de violence - pour récupérer une certaine distance, de sécurité d'abord, mais aussi pour mieux se repositionner par rapport au campement, pour qu'ils ne puissent rien rater du spectacle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Riders + j'peux pas j'ai poney
avatar
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 2469
survit depuis le : 06/08/2016
capsules de troc : 3795

MessageSujet: Re: dogs of war and men of hate   Lun 28 Aoû - 23:37



Malini & Abel
« dogs of war and men of hate


Sur le papier, l’idée n’était pas mauvaise. Dans la réalité, il semblait bien que cela doive être tout autre. Et ils auraient dû s’y attendre, sûrement : Abel n’était pas tout blanc. Malini n’était pas toute blanche. S’ils s’étaient toujours plus ou moins bien entendu au fil du temps, chacun avait eu des raisons d’entretenir quelques griefs à l’égard de l’autre. Des griefs qui, alors qu’on ne leur permettait pas forcément de s’exprimer au grand jour, avaient doucement commencé à pourrir. Et là, d’un coup, on ouvrait toutes les vannes, on avait tous les droits. Pratiquement plus de limite, plus de bienséance exigée, de politesse, de pseudo-respect ou de ravalement de fierté. Difficile de faire la différence entre ce qui était sincère et ce qui était joué : tout dégueulait d’une rancune trop longtemps réprimée.
A la réflexion, il n’y avait aucune raison que cela se finisse bien, que tout se déroule comme ils l’avaient prévu.

Abel resta un instant le bec cloué par la longue tirade qui venait de le heurter aussi efficacement qu’un uppercut. Elle était partie trop loin, Malini. Volontairement ou pas, c’était trop. Elle aurait dû savoir qu’elle avait dépassé une limite avec lui, qu’il ne pourrait pas encaisser autant vu la taille de son orgueil, vu sa nature ombrageuse. Elle aurait dû savoir mais elle l’avait fait quand même. Alors quoi, un besoin de s’exprimer sur une pensée trop longtemps refoulée ? L’impression d’avoir enfin cette opportunité à portée de doigts, et savoir que cela n’arriverait plus jamais ? Quoi qu’il en soit, ses mains se portèrent contre lui pour le repousser et ce fut la goutte de trop.
La poussée n’avait pas été si brusque, mais Abel était trop tendu, trop sur les nerfs. Ça ne datait pas d’aujourd’hui ou d’hier mais disons que depuis sa récente bastonnade avec Bishop, le moindre contact imprévu ou jugé trop brusque avait tendance à déclencher un mauvais réflexe. Et ici en l’occurrence, la colère qui l’avait investi ne risquait pas d’appeler à la tempérance. Alors le mouvement fut instinctif, même pas calculé : à peine les mains de la recruteuse avaient-elles quitté son torse que son propre poing avait volé à la rencontre du visage de l’indienne, d'abord voulu brute et violent mais bridé dans sa force au dernier instant alors qu’un reste de lucidité lui imposait de ne pas complètement déconner. Dommage qu’il ne se soit pas manifesté plus tôt, avant que les phalanges ne s'écrasent contre la pommette car maintenant c’était trop tard, et il n’avait fallu que ce premier coup pour que l’engueulade soit remplacée par une empoignade beaucoup plus sauvage.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Riders + j'peux pas j'ai poney
avatar
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 99
survit depuis le : 13/08/2017
capsules de troc : 161

MessageSujet: Re: dogs of war and men of hate   Mer 30 Aoû - 23:04

egotrip



/ ragequit des familles
A.R. & M.K.


Mai 2017
Wyatt siffla un de ses gardes qui ignorait la demande précédente de son chef - et celui-ci restait stupidement, le bras tendu et la paume vers le ciel à attendre qu’on lui tende la bride demandée. Se voir ignoré par le cavalier lui fit plisser les yeux, insatisfait - ce n’était pas un comportement qu’il tolérait dans l’exercice de ses fonctions, même si dans ce cas précis le seul dommage collatéral était que Wyatt avait l’air con et perdait du temps. Il finit par s’approcher pour voir ce que l’homme fixait avec insistance, c’est à dire la même chose que la moitié du ranch. “- … Vous vous foutez de moi…” murmura le brun en se frayant un chemin parmi les badaux qui avaient soudainement à faire près des éclats de voix, sans avoir besoin de bouger. Il renvoya ses gardes d’une bourrade à leur job, mais resta sur place, en retrait.
Le spectacle était fascinant. Malini et Abel s’engueulant vertement en plein milieu de l’allée. Wyatt pencha légèrement la tête sur le côté, les bras croisés. Il n’avait pas besoin de tendre l’oreille pour comprendre de quoi il s’agissait, et aucun des deux protagonistes ne faisait un quelconque effort de dignité. Même pour lui qui cherchait à éviter les histoires de coeur et de cul du ranch ( question de survie ), c’était parfaitement compréhensible ( comme ça l’était pour les fausses activités effectuées à portée de voix. Il aurait quelques mots à dire au type qui était en train de foutre le crottin par terre au lieu de la brouette, mais cela impliquait de traverser la zone de guerre du mètre qui séparait Malini et Abel. Wyatt était humain 1) il éprouvait toujours un certain contentement quand Abel hurlait sur quelqu’un d’autre que lui 2) entendre quelqu’un dire ses quatre vérités à Abel et mot pour mot ce qu’il pensait du petit tyran susceptible qui leur servait de chef…

Quelqu’un déballait exactement ce que Wyatt pensait d’Abel en public . S’il n’avait jamais caché ce qu’il pensait du leader quant à ses qualités personnelles, il avait au moins eu le discernement de le faire en privé et de manière, dernièrement, plus contenue que ça. Wyatt se redressa, dépliant lentement ses bras, un mauvais pressentiment au coeur de la poitrine. Il doutait que cela se soit déjà déroulé - et surtout par quelqu’un qui n’était pas directement lié par le sang au grand ( petit ) manitou. Lui-même frôlait souvent les bornes, mais Malini ? Cela ne pouvait pas finir bien, surtout pas avec le regard des cavaliers aux alentours qui n’osaient pas intervenir, et qui de toute façon ne devaient pas en avoir bien envie. Du sang, de l’honneur. Le point de non retour était franchi depuis qu’ils avaient franchi la porte de la maison, et Wyatt se maudit de ne pas l’avoir remarqué plus tôt, trop occupé à écouter les mots prononcés par Malini; Trop tard maintenant, le vin est versé il faut le boire et Malini devrait se débrouiller après ça : c’était son avis jusqu’à ce qu’elle repousse physiquement Abel.
Wyatt tressaillit, et se mit en mouvement sans réfléchir. Nope nope. Il arrivait trop tard - un poing dans la belle gueule de l’indienne, un coup dans l’estomac du brun et des difficultés supplémentaires pour le chef de sécurité lorsqu’il voulut se mettre physiquement entre eux.  “- Hey hey ! On se calme ! Abel !” Wyatt attrape Abel par les épaules, profite qu’il soit encore dans la phase outch du coup reçu et pas dans le réflexe de répliquer - il est hors de question que Wyatt laisse arriver ça dans son ranch, escaladez une clôture pour vous foutre sous la gueule si vraiment vous en avez envie. D’habitude, vous savez faire. “- Tue la, jette la dehors ou laisse la tranquille !”  Il siffle dans sa barbe, jetant un regard furieux à Abel, qu'il relâche, reprenant ses distances. Tout en vérifiant que Abel avait regagné un minimum de sens au milieu de ses crétineries. C’était quoi cette nouvelle attitude ? Plus d’exécution sommaire, on gueule comme des putois et on se tabasse en pleine rue ? Il n’en attendait pas beaucoup d’eux et il arrivait à être déçu par leurs conneries. Wyatt baissa d’un ton, pour ne pas laver le linge sale en public, restant prudemment entre les deux riders ébouriffés et contusionnés ”En public ? Vous vous foutez de qui ?” A part de lui et de ses nerfs.
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Riders + j'peux pas j'ai poney
avatar
Riders + j'peux pas j'ai poney
Hurlements : 625
survit depuis le : 26/10/2016
capsules de troc : 1031

MessageSujet: Re: dogs of war and men of hate   Ven 8 Sep - 19:39



Malini & Abel
« dogs of war and men of hate


Chaque mot qu’elle prononce s’enfonce comme un clou dans l’esprit d’Abel, plus dur que n’importe quel mur tout en étant incroyablement sensible. Il atteint rapidement le pic de la colère et elle sent au fond d’elle que la situation est sur le point de dégénérer. Croire qu’il aurait pu suivre un plan simple sans partir en vrille, c’était presque naïf et elle en rigolerait plus tard. Bien plus tard. Quand elle pourrait à nouveau parler à Abel sans avoir l’irrépressible envie de lui enfoncer son genou dans son appareil reproductif.
Elle voit à peine le coup venir. Trop rapide pour pouvoir l’éviter, trop imprévisible pour pouvoir amortir. La douleur attaque d’abord sa joue avant d’irradier complètement son visage. C’est violent, mais pas au point d’assommer l’indienne. Elle recule sous le coup, plaque sa main sur son visage et lève un regard choqué vers le chef des riders. “What the fuck Abel ?” Mais elle sent que les regards sont encore plus lourds sur eux et tout le monde n’attend qu’une chose : qu’elle réagisse. C’est qu’elle est pas connue non plus pour être passive et se laisser faire.

Du coin de l’oeil, elle voit la grande silhouette de Wyatt et cette vision la rassure quelque part et la pousse à passer à l’action. Elle va pour repousser Abel et son coude s’écrase dans son estomac. Elle titube un peu en arrière au moment où le chef de la sécurité intervient et attrape le leader par l’épaule. De son côté, elle lève les bras en l’air en signe de reddition. Son regard est planté dans celui d’Abel et elle a du mal à masquer sa colère. Il allait l’entendre s’ils parvenaient à se retrouver en secret. Il ne comprenait donc rien à la notion de “jouer la comédie” ?
Wyatt aussi manifeste aussitôt sa colère. Un regard courroucé doublé d’un reproche leur est adressé alors qu’elle peine à retrouver un peu de panache. Un goût de ferraille lui tiraille les papilles et malgré la douleur, elle crache un mélange de salive et de sang avant de grimacer en se retournant vers les deux hommes. “Pas la peine de me jeter dehors, je me tire.” Elle jette un regard éloquent à l’ensemble des cavaliers rassemblés autour d’eux, certains prostrés par la scène qui vient de se dérouler. Elle même doute. Elle doute de réussir encore cette comédie, après l’éclat de colère d’Abel. Est-ce que ça vaut la peine qu’elle saigne encore et encore pour lui ? Pour cet endroit ? Depuis le début, elle avait toujours eu l’idée en tête que ce n’était qu’une étape provisoire. Le ranch ne pouvait pas être l’endroit où elle passerait la fin de sa vie, ne pouvait être l’endroit où elle allait mourir. Derrière elle, il y a tout un autre monde qui lui promet la solitude et la mort digne qu’elle veut avoir. “J’en ai marre de te voir traiter tout le monde comme de la merde, j’en ai marre de ta tyrannie et de ton népotisme. Je. Me. Tire.” Et même elle ne saurait dire si ses derniers mots sont encore dans le cadre de la comédie ou si la situation avait complètement dégénéré dans des proportions exagérées.
Elle n’attend pas. Un hochement de remerciement vers Wyatt, un dernier regard incertain vers Abel, et elle tourne les talons pour se frayer un chemin dans la foule.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: dogs of war and men of hate   

Revenir en haut Aller en bas
 
dogs of war and men of hate
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Love me now or hate me forever!
» Laissons les statistiques au mangeur de hot-dogs. Aristide et Obama, deux grands
» Sometimes I hate you so much [pv Lysandre]
» [Terminé] You hate me, I know ... [Nathan]
» i hate shonda rhimes, i hate everything. - sweva

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Influenza :: The kids' playground :: Archives d'Influenza :: RP Archivés-
Sauter vers: