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 visite de courtoisie

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Abel Rhodes
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MessageSujet: visite de courtoisie   Jeu 15 Juin - 23:02



Anita & Abel
« visite de courtoisie


(fin avril)

C’était pas la grande joie au ranch ces derniers temps. Deux semaines déjà (ou deux semaines seulement, tout dépend du point de vue adopté) après la tentative d’assassinat manquée, l’ambiance continuait de se dégrader tandis que la tension s’instaurait au sein du campement, chacun lorgnant à qui mieux mieux sur ses voisins et cherchant à y dénicher (vainement) les complices, les comploteurs. Forcément, les rumeurs allaient bon train vu : il en suffisait d’un pour ouvrir sa gueule et lâcher trois mots de travers et on était prêt à le dénoncer des fois que cela suffise à s’attirer les bonnes faveurs des supérieurs hiérarchiques voire, si on était chanceux, de l’aîné des Rhodes. Cette dégradation au sein du groupe des riders n’aurait pu tomber plus mal en ce que, affaiblie, amoindrie par la grippe dévastatrice, la communauté peinait déjà à effectuer tout ce qu’on attendait d’elle afin que le ranch continue de battre son plein. Les cultures n’attendraient pas le bon vouloir des fermiers, pas plus que les rôdeurs qui avaient envahi les pâtures qu’on avait volontairement délaissé afin de recentrer la sécurité sur une zone plus restreinte.
Si Abel s’était finalement résigné à contacter Anita, c’était contraint et forcé, mis au pied du mur face à l’évidence qu’il était bien en peine de gérer toutes ces emmerdes qui lui étaient simultanément tombées sur le coin de la gueule. Reconnaître qu’il avait besoin d’aide avait été une étape difficile pour lui, pour sa fierté et son ego, mais les faits étaient là : ses hommes avaient besoin de renfort, d’une main d’oeuvre plus fraîche qui ne sortirait pas épuisée par plusieurs semaines terribles de maladie et qui leur permettrait plus de repos, plus de temps pour récupérer. Cela, au moins, devrait amorcer l'apaisement du mécontentement grondant, voire même de sévèrement l’amoindrir si, pour une fois, les choses se déroulaient comme il l’espérait qu’elles le fassent.
Impossible de se tourner vers Olympia : si la ville leur avait fermé ses portes quand l’épidémie s’était faite trop forte, ce n’était certainement pas pour leur prêter main forte maintenant. Et puis, il ne voulait pas que cela influe sur les tribus qui continuaient de lui être versés à intervalles réguliers. La mine, en revanche, lui avait tout de suite paru être un choix logique : au vu de la conversation que les deux leaders avaient eu un peu plus tôt dans l’année, c’était l’occasion de mettre à l’épreuve la bonne volonté de Jones. Celle, également, d’avoir une discussion plus élaborée sur le sujet de cette éventuelle alliance si d’aventure elle voulait bien se montrer conciliante.  

L’après-midi s’entamait à peine lorsqu’un coursier se manifesta à l’entrée de la demeure Rhodes pour annoncer la nouvelle sur laquelle il s’était reposé depuis quelques jours. Elle n’avait pas répondu à son message, Anita Jones, mais elle avait néanmoins fait le déplacement et dans l’immédiat c’était tout ce qui comptait. L’ordre de les escorter jusqu’ici, elle et ses accompagnateurs, fut relayé jusqu’au point d’entrée. Désarmés, bien entendus : qu’ils soient ennemis ou alliés, personne n’était autorisé à poser un pied sur les terres du ranch avant cette mesure de sécurité indispensable et élémentaire – et une dérogation à la règle n’était certainement pas prévue à l’ordre du jour vu les récents évènements, cela allait de soi.
Il ne lui fallut pas longtemps à attendre avant que la silhouette aisément reconnaissable de son ancienne rivale et potentielle alliée ne s’intègre à son paysage. Abel la salua d’un simple geste de la tête, indifférent au regard qu’elle pouvait bien poser sur les contusions encore fraîches qui lui marquaient le visage, et l’invita à pénétrer la maison. Dans son bureau, ils seraient mieux à l’aise pour discuter, et surtout loin de toute oreille indiscrète – à moins de redouter celles d’un môme de neuf ans à la curiosité trop développée et qui se serait échappé à la surveillance de Jenna, pas grand chose dont il faille s’inquiéter en somme. « Elle reste dehors » se contenta-t-il simplement de décréter à l’égard de la femme blonde (Casey) qui déjà s’engageait sur le perron à la suite de sa chef. Le ton était catégorique : s’il se fichait bien de ce qu’Anita choisirait de dire, ou de ne pas dire, à ses survivants, il n’accepterait pas chez lui quelqu’un dont la présence n’était pas strictement indispensable.

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Anita Jones
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MessageSujet: Re: visite de courtoisie   Jeu 22 Juin - 18:28



Anita & Abel
« visite de courtoisie



Ça faisait longtemps qu'Anita n'était pas sortie de sa tanière, et, à vrai dire, là, dehors, dans ce paysage campagnard, elle réalisait à quel point l'air frais lui avait manqué. Elle avait presque oublié la sensation du soleil qui tapait sur sa peau, devenue blafarde par ces mois passés sous terre ; ou encore celle du vent qui venait la rafraîchir un peu, agitant au passage les cheveux d'Anita, pas aussi bien coiffés que d'habitude. Elle était fatiguée en ce moment ; plus que d'habitude. Elle avait la vie dure depuis la mise en place de la quarantaine, et ne se reposait plus. Peu à peu, ce manque de sommeil et cet état de stress permanent se faisait ressentir ; en plus de quelques irrégularités dans sa coupe de cheveux normalement impeccable, des cernes étaient visibles sur sa peau, si peu exposée au soleil qu'elle donnait l'impression d'être translucide.
Elle attendait, en compagnie de son escorte, le retour de l'homme qui venait d'informer Rhodes de sa présence. Si elle aurait pu discuter, elle ne le faisait pas, plongée dans son mutisme, réfléchissant et observant ce qu'elle pouvait voir des terres de la Crimson Valley. Elle réprimait un bâillement quand le cavalier revint, leur annonçant qu'ils pouvaient le suivre.
Leurs armes étaient déjà données ; non pas qu'Anita faisait confiance à Abel, mais ce dernier n'avait probablement aucun intérêt à les faire prisonnier. C'était entrer en guerre ouverte avec la Mine, qui serait dirigée par Uzo à ce moment là, créant un conflit peu profitable pour les deux camps. Et au pire des cas, même si Abel décide de la capturer et d'en faire sa prisonnière, ça lui fera des vacances bien méritées.
Accompagnée de son escorte, elle suivit sans histoire, toujours aussi pensive. Elle en profita pour jeter un oeil aux installations des cavaliers, mais sans plus. Très vite, ils se retrouvèrent devant la maison principale du ranch, devant laquelle ils rencontrèrent le leader. Anita se contenta de répondre à ses salutations silencieuses en effectuant la même chose. Au moment où il demandait à Casey de rester où elle était, la brune tourna la tête et fit signe à la blonde d'obéir d'un autre signe de la tête. Elle n'était pas vraiment d'humeur loquace, probablement à cause de l'abondance de l'air frais qui l’intoxiquait après tant de temps passé sous terre.
Une fois passé le seuil de la porte, elle planta son regard dans celui du cavalier. Elle le dévisagea un très court instant, complètement inexpressive. Les contusions qui étaient visible sur son visage ne la firent pas ciller ; mais la firent réfléchir. Mais, sans prendre le temps d'entrer dans des considérations plus complexes elle adressa la parole au cavalier, d'un ton plutôt neutre :
« Bien. Je me doute que le fait de devoir me contacter ne t'as pas réjouis. J'espère que tu as réfléchi à cette proposition d'alliance et de construction durable. C'est pour ça que je suis là ; pour le bien des miens, mais également des tiens. J'espère que tu garderas ça en tête »
Elle n'attendit pas spécialement de réponse de sa part, mais simplement une indication d'où aller, bien consciente qu'ils n'allaient pas discuter ici.  

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Abel Rhodes
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MessageSujet: Re: visite de courtoisie   Dim 25 Juin - 20:12



Anita & Abel
« visite de courtoisie


Pas réjoui, non, et encore le verbe était faible, songeait-il non sans une pointe d’amertume sur la langue tandis qu’elle continuait de parler. Il aurait préféré être capable de gérer cette crise tout seul, comme il avait géré toutes ses petites soeurs depuis de début de l’apocalypse et de la création de ce campement. Il aurait préféré ne pas avoir besoin d’aide, c’était certain, et pourtant il était là aujourd’hui, et Anita se trouvait devant lui en réponse à ce message qu’il lui avait balancé comme on jette une bouteille à la mer. « Et je ne risque pas de l’oublier. Mon choix de me tourner vers toi était loin d’être anodin. » Même si ça n’avait pas été un choix à proprement parler : il n’y avait aucun autre clan vers lequel il aurait pu se tourner pour cette demande qu’il s’apprêtait à lui formuler. Tout ce qu’il aurait pu faire à la place, aurait été de rester à camper sur ses positions, seul et sans le moindre appui extérieur.
« Suis-moi. » Il n’attendit pas de réponse pour s’engager dans le vestibule, traversant le couloir et passant devant quelques pièces pour finalement ouvrir la porte de son bureau (systématiquement verrouillée lorsqu’il ne se trouvait pas à l’intérieur). Il la laissa entrer puis referma derrière elle, s’installa dans son fauteuil et l’invita d’un geste à prendre place en face de lui. « J’ai eu tout le temps de réfléchir à la dernière conversation que nous avons eue », il commença après qu’elle se fut assise. « Cependant ce n’est pas la seule raison de ta présence ici. » Abel n’avait pas donné la moindre précision dans son message, s’était abstenu de tout détail susceptible d’être lu par une autre personne que celle qui se trouvait en face de lui aujourd’hui. On ne savait jamais entre quelles mains un papier était susceptible d'atterrir et puis il préférait aborder directement le sujet face à elle, et pouvoir ainsi étudier ses réactions à chaud. « Contrairement à toi, nous avons été durement touchés par l’épidémie ici. » Sacré euphémisme compte tenu du fait que le ranch en avait carrément été le foyer. « Il y a eu des pertes, et avec la belle saison qui revient la charge de travail conséquente qui s’annonce empêche mes hommes de prendre le repos dont ils ont besoin afin de se remettre correctement de la maladie. » Il n’avait pas vraiment besoin d’expliciter plus en détails ce que cela impliquait : en tant que dirigeante au même titre que lui, Anita savait forcément ce que ses paroles voulaient dire. La fatigue, le labeur trop dur et en trop grandes doses, étaient deux éléments clefs pour faire gronder les masses, attiser le mécontentement, faire naître les mauvaises pensées. « Et puis, on a tenté de m'assassiner. » Tenté. Et échoué, donc : il était toujours là, toujours bien assis sur son trône et certainement pas décidé à laisser la place vacante de sitôt. Anita en avait peut-être entendu, ou peut-être que sa grotte l’avait gardé à l’abri des rumeurs. Quoi qu’il en soit, Abel avait une volonté de ne rien lui masquer (surtout pas des choses qu’elle était susceptible d’apprendre d’elle-même par la suite). « Les conditions ici sont loin d’être idéales pour commencer à mettre en place un nouveau projet, pas tant que le rythme de travail n’a pas repris son cour normal. Et c’est là que j’ai besoin de ton intervention, Anita. » Besoin. Le mot lui brûlait la langue, mais c’était une dure réalité à côté de laquelle il ne pouvait pas passer. « Il me faut des hommes frais pour épauler ceux des miens qui ont été trop affaiblis. Des qui ne seront pas effrayés par ce que représente le travail sur une exploitation agricole. » Il restait bien droit dans son fauteuil, coudes posés sur son bureau et mains enlacées l’une avec l’autre tandis qu’il ne lâchait pas Anita du regard. « Il va de soit que je te donnerai une rétribution à la hauteur de ce que je te demande. Mais au delà de ça, je pense que ça ne serait pas une mauvaise chose de voir comment tes mineurs et mes cavaliers travaillent ensemble, et l’efficacité des tiens face à une tâche dont ils n’ont pas l’habitude. »

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