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 lubies sentimentales

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MessageSujet: lubies sentimentales   Dim 11 Juin - 23:20



Winona & Abel
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(huit mai 2017)

Elle était partie et il n’avait même pas été question de minutes avant qu’il n’en fasse de même, étouffé dans le cloisonnement de sa propre demeure. Ses poings s’étaient serrés sur une rage qu’il ne pouvait exprimer et qu’il se voyait bien obligé de contenir jusqu’à ce qu’elle s'apaise, ou alors il aurait fallu qu’il s’en prenne à quelqu’un au hasard à défaut d’avoir un punching-ball à disposition. C’aurait été le pire comportement possible étant donné le climat tendu qui régnait actuellement au sein du campement et Abel qui, malgré ce que certains prétendaient, n’était pas non plus si stupide, n’allait certainement pas se laisser aller à commettre pareille erreur. Entre la mort de Bishop et puis ça, il fallait croire que cette journée était placée sous le signe des emmerdes. Il était foutrement impatient d’apprendre quelle bonne nouvelle on allait lui annoncer ensuite, le rider…
Il avait atterri dans les écuries sans franchement se poser de question quant à pourquoi ses pas avaient fini par l’amener ici. Depuis gamin il avait eu cette manie de venir se perdre entre les boxes quand sa contrariété se faisait trop envahissante, peut-être parce qu’elle s’effilochait plus aisément en la présence des chevaux qu’avec celle des autres personnes. Eux au moins ne vous jugeaient pas et mieux, ils se la fermaient bien sagement. Ce silence-là, seulement rompu par les bruits des bêtes qui se déplaçaient ou mastiquaient leur foin, avait un côté reposant qu’il n’avait jamais cessé de reconnaître et d’apprécier au fil des ans.
Aujourd’hui néanmoins, ça n’était pas suffisant. Il lui fallait de l’air, il fallait qu’il s’échappe, c’était un de ces moments où le vase débordait et où attendre que tout se tasse ne suffisait pas. Et il savait, bien sûr, que partir seul n’était pas une bonne idée : ça ne l’était jamais, de base, parce qu’il n’y avait personne pour intervenir en cas de troubles, mais à la lueur des récents évènements c’était encore pire. Sauf qu’il s’était trop enfermé dans sa maison, Abel, sa paranoïa l’avait rendu à s’y cloîtrer alors qu’il n’était pas homme à se nourrir d’inactivité oisive. Il savait, donc, qu’il s’embarquait dans une mauvaise idée, mais il s’en foutait royalement. Il lui suffisait d’éviter les villes, tous les endroits susceptibles de représenter un danger trop gros pour lui : il ne partirait que quelques heures, une demie journée tout au plus, il l’avait déjà fait par le passé, pourquoi pas aujourd’hui ?

La jument était nerveuse, influencée par le caractère ombrageux du cavalier, elle avait caracolé sous la brosse, s’était un peu rebiffée face à lui, mais il avait trop l’habitude pour se laisser prendre au jeu et elle avait fini par se plier à sa main, s’était retrouvée toute harnachée et prête à sortir. Fallait bien qu’elle fasse un peu d’exercice elle aussi, puisque son propriétaire s’obstinait à jouer les abonnés absents. Depuis que Caden s’amusait à jouer les filles de l’air, son frère s’était approprié son canasson sans la moindre vergogne. Après tout, c’était son cadet qui avait foutu une balle dans le crâne du hongre.
Il n’avait pas prêté attention aux bruits de pas, Abel, occupé à finir de sangler la selle. Mais lorsqu’il s’était retourné, Winona lui faisait face, séparée de lui par la cloison du box. Un instant ils se considérèrent en silence, et puis il ne chercha pas à réprimer un soupir agacé  avant de finalement se décider à desserrer les lèvres. « Qu’est-ce que tu fais ici ? Il y a un problème ? » La mauvaise humeur transpirait de ses propos, bien sûr il n’avait rien contre elle (c'était bien une des rares à ne pas le contrarier ces derniers temps), mais il avait espéré ne pas être dérangé, il avait espéré qu’on lui foute la paix.


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MessageSujet: Re: lubies sentimentales   Mar 13 Juin - 14:35



abel & winona
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(huit mai 2017)

L'ennuie s'installe doucement mais sûrement dans la vie de Winona. Toujours les mêmes problèmes, toujours les mêmes murmures. Les mêmes visages qui passent sous son regard et les mêmes voix qui résonnent dans sa tête. Elle n'a rien à faire d'autre qu'attendre avec patience. Bishop enfin hors du tableau, sa mort lui apporte un peu de repos. Elle sait que rien n'a filtré. Du moins, rien qui puisse la compromettre elle directement. Elle respire presque plus librement, pourrait se laisser aller à apprécier la vie. Mais non. Elle continue à réfléchir, le cerveau en ébullition. Toujours un coup d'avance. Elle n'arrête pas, ne peut pas. A trop respirer, on en oublie l'essentiel et c'est là que tout dérape. Toujours un œil au-dessus de son épaule, elle est sur ses gardes Winona, jamais tranquille. Prête à parer tous les problèmes. Tranquille. Elle aimerait bien l'être. Pouvoir paresser dans l'herbe, fermer les yeux quelques minutes, apprécier le moment. Mais non. On décide à sa place. Et aujourd'hui encore on a décidé de l'emmerder. Elle soupire tandis qu'on lui explique les choses, un sourire se frayant lentement un passage sur ses lèvres. Non, ce n'est pas un hasard si Winona se tient debout face à Abel en cet instant. Elle ne l'a pas vu elle-même entrer dans les écuries mais ses petits oiseaux sont venus la trouver, lui ont piaillé aux oreilles une douce mélodie qui l'a instantanément fait sourire. Sa cigarette terminée, elle l'écrase sans manquer de souffler une volute de fumée dans le visage de son informateur. Et de son pas lent elle se dirige vers les écuries, sans un regard pour ce qui l'entoure, les yeux résolument braqués sur sa destination. Elle avance sans masquer le bruit de ses pas, déjà convaincue qu'il a dû l'entendre. Apparemment pas. Abel a l'air surpris. Ils se jaugent, elle les bras croisés sur sa poitrine, la porte du box en bois les séparant. Il n'a pas l'air bien. Et ça lui fait anormalement plaisir de le voir comme ça. Elle a envie de sourire, ça lui tord les entrailles de devoir se retenir. Franchement amusée de voir Abel en colère pour une raison qu'elle ignore. Ou prétend ignorer. Y a de la rouquine derrière cette histoire. « Pas de mon côté. » Elle hausse les épaules, l'observe, cherchant à déceler une réponse dans son langage corporel. Tout ce qu'elle voit, c'est qu'il a la haine et qu'il ne va pas tarder à la retourner contre elle si elle ne se bouge pas. « Tu veux causer ? » Si il a besoin de vider son sac, elle sera là. Les oreilles grandes ouvertes, prête à lui offrir son épaule et quelques mots réconfortants. Prête aussi à lui tendre la main, à lui ouvrir ses bras. Et ses jambes. « Ou on peut rester là sans rien dire. Ça m'va aussi. » Elle lui adresse un sourire amicale en allant s'appuyer contre la porte grinçante du box. Elle passe les bras au-dessus, laisse ses mains pendre de l'autre côté.

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MessageSujet: Re: lubies sentimentales   Sam 24 Juin - 21:36



Winona & Abel
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L’avait pas franchement envie de parler, Abel, pas maintenant en tout cas. Il serait pas venu  se réfugier dans les écuries sinon, il lui aurait suffi qu’il se contente de rester chez lui et qu’il attende qu’on vienne lui faire part d’un des sempiternels problèmes qui ne semblaient avoir de cesse de naître au sein du campement. « Non. » Le ton était lapidaire, la réponse ne souffrait pas qu’on insiste davantage sur le sujet : le rider était pas du genre à supporter que l’on persévère quand il avait déjà opposé un refus franc. Mais Winona, elle le savait très bien, tout ça, elle le connaissait depuis le temps. Sauf que là, elle tombait comme un cheveux sur la soupe dans un moment où il n’avait pas envie d’avoir à supporter la présence d’autrui, juste celle de se casser. Winona n’était pas son psy et il ne voulait pas lui causer de ses déboires, ni à elle ni à personne d’autre. Il n’y avait que la solitude pour lui faire vraiment de l’œil, à cet instant précis. Ou l’opportunité de se défouler sur quelque chose, quelqu’un. Faire sortir sa frustration d’une manière ou d’une autre. Quoi qu’il en soit, ce n’était certainement pas rester planter là qui allait l’aider dans l’une ou l’autre de ses manœuvres. « Ecoute, Winona, pourquoi est-ce que tu ne te contenterais pas de t’occuper de tes affaires, simplement faire ce pour quoi tu es venue ici et me ficher la paix ? » Une manière encore polie de lui demander d’aller voir ailleurs s’il y était : malgré son énervement apparent, il s’était bien gardé de l’envoyer sur les roses comme il aurait été fichu de le faire avec n’importe quelle personne qui serait venue tenir la place qu’elle occupait actuellement.
Abel termina de vérifier que le harnachement était au point, jaugeant d’un coup d’œil habitué l’animal un peu nerveux qui piétinait sur place, prisonnier de la main ferme qui tenait les rênes juste en dessous du mors. L’autre, elle vint se poser sur le panneau de bois qui fermait le box, juste à côté de Winona qui y avait appuyé ses bras, et son regard revint chercher le contact tandis qu’il élevait la voix une nouvelle fois : « Alors quoi, tu me laisses sortir ou t’as prévue de rester plantée là indéfiniment ? » Encore suffisamment patient pour ne pas chercher à forcer le passage au détriment de la jeune femme, il attendit qu’elle s’écarte finalement pour faire sortir la jument dans l’allée des écuries. Si elle ne s'était pas encore rendue compte, il apparaissait évident au vu du désert du lieu, vide en dehors d'eux deux et des animaux qui n'étaient pas à la pâture, que le leader avait la ferme attention de se casser à l'extérieur sans la moindre compagnie, ou protection d'aucune sorte. Le fusil de chasse, posé en appui contre le mur du box et qu'il avait généralement l'habitude d'employer dans ce genre d'occasions, faisait office de confirmation. Seul, Abel aimait avoir à disposition une arme plus précise que le simple flingue perpétuellement accroché à sa ceinture des fois qu'il lui faille se débarrasser d'éléments hostiles avant qu'ils ne s'approchent de trop près.


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MessageSujet: Re: lubies sentimentales   Mar 27 Juin - 15:00



abel & winona
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(huit mai 2017)

Voilà qui est clair. Jamais d'entre deux avec Abel. C'est tout ou rien. Noir ou blanc. Elle ne s'en plaint pas. Au contraire, elle préfère quand tout est aussi limpide. Les bégaiements, les hésitations sans fondement, très peu pour elle. C'est fatiguant ces gens qui ne savent pas ce qu'ils veulent, qui restent dans le flou pendant des heures. Elle n'a pas que ça à faire. Elle n'a pas la patience d'attendre une réponse. Au moins, avec Abel, elle sait à quoi s'attendre. Pas de surprises. En vérité, elle savait d'avance qu'il refuserait la conversation. Son visage fermé, ses gestes vifs, tout chez lui indique qu'il veut simplement foutre le camp et surtout qu'on le laisse en paix. Une chose dont n'est pas capable Winona. Ou plutôt n'en a-t-elle simplement pas envie. C'est plus drôle comme ça. Elle hausse les épaules, un sourire carnassier sur les lèvres, un brin trop sûre d'elle, clairement joueuse. Elle ne se démonte pas devant lui. Jamais. Ce n'est pas son rôle et au fond ce n'est pas ce qu'il attend d'elle. Et puis, elle ne serait pas ce qu'elle est si elle s'écrasait devant lui ou n'importe qui d'autre. « J'suis justement venue faire en sorte que tu fasses pas de conneries. » Elle hausse un sourcil en le regardant s'affairer, ses gestes précis éclairant sur la suite des événements. « C'est pas gagné. » murmure-t-elle sans pour autant dissimuler sa pensée. Si sa voix n'est plus aussi forte qu'avant, elle ne se gêne pas. Elle sait qu'il l'entends et c'est tant mieux. C'est clairement pas gagné. Ni l'un, ni l'autre, ne lâchera l'affaire. Trop têtus, besoin de contrôle, besoin d'avoir le dernier mot. Elle sait bien avoir raison, que ce n'est pas prudent pour Abel de se balader tout seul loin du ranch. Dieu seul sait ce qu'il pourrait arriver. Dieu et Winona. Si elle le voulait vraiment, elle pourrait envoyer quelqu'un à sa suite et le descendre en toute impunité. Elle pourrait. Et alors Abel ne serait plus jamais un problème. Alors pourquoi ne pas le laisser passer et se tuer ? C'est peut-être trop facile au fond. Aucun challenge, aucun risque. Trop facile en somme. Alors non, elle ne bougera pas d'un centimètre. Elle ne lui donnera pas satisfaction. Elle efface son sourire, serre les dents et braque son regard dans celui d'Abel. « Écoute, jsais pas ce qui t'as foutu en rogne mais sortir maintenant c'est une très mauvaise idée. » Elle soupire, consciente qu'il n'apprécie déjà pas ce qu'elle lui dit et qu'il va sans doute carrément détester la suite. Qu'importe. « Passe tes nerfs ici au lieu de risquer ta peau dehors. » Elle consent à bouger, ouvre le box et se plante devant lui, l'empêchant encore et toujours de sortir. « Tu peux démonter l'écurie si ça tfais plaisir. » Elle sourit en coin, s'approche un peu plus et pose ses mains sur ses hanches, mouvements fluides et doux, presque imperceptible. Ses yeux ne lâchent pas les siens. « Ou tu peux utiliser ton énergie avec moi. » Sa voix ne résonne plus autant qu'avant, elle est redevenue douce, autant que ses mouvements et sa main gauche qui descend vers son entre-jambe. Ça fait bien longtemps qu'elle ne l'a pas senti si proche d'elle, qu'elle n'a pas osé être la Winona d'avant. Parce qu'il a fini par se lasser, par la remplacer. Et qu'elle aussi. Parce que ce petit jeu est fini, qu'elle a passé un niveau. Pourtant, elle sent bien que c'est maintenant ou jamais. Elle peut retrouver Abel et le plaisir (tout relatif) qui lui a été volé. Une petite revanche mesquine sur une rousse trop sûre d'elle.

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MessageSujet: Re: lubies sentimentales   Dim 2 Juil - 20:56



Winona & Abel
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Elle se prenait pour qui, Winona, à lui dire aussi ouvertement qu’il s’apprêtait à faire une connerie ? Lui faire la morale ? Alors certes, il savait pertinemment qu’elle avait raison mais sa mauvaise fois, son humeur encore pire, l’empêchaient de l’admettre et d’accepter la justesse de ses paroles. Impossible qu’il courbe l’échine devant elle, inadmissible qu’il reconnaisse qu’il mettait les deux pieds dans ce qui risquait de s’avérer être une erreur du genre à s’en mordre les doigts par la suite. Déjà qu’en temps normal il ne goûtait guère au fait de se voir ainsi opposer ce genre de résistance… Plus elle ouvrait la bouche pour le contredire et plus il sentait l’agacement, déjà bien présent, croître et gronder en lui. Clairement, ce n’était pas le bon moment pour s’attaquer à ce qu’il restait de sa patience déjà sacrément amochée aujourd’hui, mais ça elle ne semblait pas en avoir conscience. Ou plutôt, elle le savait très bien et elle persévérait néanmoins parce qu’il s’agissait de Winona, et que c’était comme ça qu’elle fonctionnait. « C’est pas tes affaires » qu’il répliqua, coriace devant son entêtement. Elle savait pas, affirmait-elle, et elle serait mieux de continuer à ne pas le savoir, à ne pas s’en mêler. Et à cesser de lui dire qu’il s’obstinait sur une mauvaise idée.
Mais non. Toujours à lui barrer la route, la cavalière, et il roula des yeux devant son comportement qui flirtait dangereusement avec l’extrême limite de sa patience. « T'as pas à me dire ce que j’dois faire ou non, Winona. C'est pas ton rôle. Ecarte-toi. » C’était le rôle de personne, d’ailleurs. A la rigueur, Caden ou Jenna auraient pu avoir une once d’autorité là-dessus et encore, déjà aurait-il fallu que son cadet cesse de se la jouer Calimero avec son exil auto-décidé. Les deux derniers mots avaient été martelés d’un ton impératif qui ne souffrait pas la contestation, ou du moins l’avait-il pensé. Alors pris de court par son culot, il resta d’abord figé quelques longues secondes tandis qu’elle se rapprochait de lui pour lui poser les mains de part et d’autres de ses hanches, immobile jusqu’à son regard planté dans celui de la jeune femme et brûlant d’une colère froide, muette. « C’est ça ta solution, heh ? » Il consentit enfin à desserrer les mâchoires, la voix basse suintant d’un mauvais sourire. Utiliser son énergie avec elle ? Pas de problème. Se défouler sur les autres, ça il savait faire. On pouvait même affirmer qu'il excellait dans ce domaine et Winona, elle l'avait bien cherché. « Ouvrir tes cuisses comme une vulgaire pute et espérer que ça règle tous les problèmes ? » Mais il ne l’avait pas chassée, cette main indiscrète qui était venue s’inviter là où elle n’était pas désirée. Ni celle-là ni l’autre qui paressait encore sur sa hanche, puisqu’il n’avait pas bougé d’un iota. Et quand il s’anima finalement, ce ne fut toujours pas pour agir à l’encontre des deux baladeuses : les doigts de sa main gauche se portèrent à la gorge de l’insolente pour venir se caler juste en dessous de l’angle de la mâchoire et, ainsi tenue, il la força à reculer sur le petit mètre qui la séparait de la cloison bétonnée du box, jusqu’à ce que son dos s’y heurte avec une brutalité toute mesurée. Il voulait pas s'amuser avec elle, Abel, pas d'humeur jouasse, mais puisqu’elle s’était offerte en tant que défouloir avec cette désinvolture beaucoup trop hardie qui frisait l’affront, il n’allait pas refuser l’invitation, peut-être qu'il n'avait plus tant que ça l'envie de la chasser. Encore moins celle de la laisser lui marcher sur les pieds aussi impunément. « Très bien. Montre-moi ce que ça vaut, donc », qu’il lui grogna avant de forcer un baiser qui n’avait rien de passionnel et sans relâcher la pression de ses doigts. Pas comme s’il ignorait ce que ça valait, pas comme s’il n’avait jamais eu envie d’elle, qu’il n’en avait jamais profité. Pas comme s'il pouvait affirmer qu'elle ne lui inspirait plus rien désormais. Mais elle jouait trop avec le feu, Winona.


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MessageSujet: Re: lubies sentimentales   Mer 19 Juil - 12:01



abel & winona
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(huit mai 2017)

Elle y va au culot. Comme toujours. Surtout avec Abel. Parce que ça l'amuse et que ça marche plutôt bien. Il ne comprend que ça. Et puis elle n'a pas vraiment envie de tourner autour du pot. Elle ne peut s'empêcher de lever les yeux au ciel. Agacée par son comportement d'enfant gâté, elle ne prend même pas la peine de lui répondre. Une pure perte de temps. Ni lui, ni elle, ne changera d'avis. Ils camperont leur position respective jusqu'à la nuit si il le faut. Et franchement, c'est pas l'extase. Elle n'a pas envie de rester plantée là au milieu d'un box d'écurie avec un cheval puant qui, inévitablement, va se vider tôt ou tard. Bref, elle préfère le confort de sa cabane en bois et surtout l'odeur moins nauséabonde. On s'y fait qu'ils disent tous. Ouais c'est vrai. Mais faut pas pousser non plus. Pourtant, elle va bel et bien rester plantée devant lui. Elle soutient son regard froid emprunt d'une colère qui ne demande qu'à s'exprimer. Elle joue le tout pour le tout, s'approche toujours plus près du brasier, prête à se brûler en le traversant. Elle n'a pas peur. Elle n'a jamais peur Winona. Elle soutient son regard, une pointe de malice dans ses yeux, une détermination à toute épreuve. Elle lui lance un défi. Ses mains bien ancrées sur ses hanches, à leur juste place, elle ne sourcille pas. Abel ne bouge pas et elle se sait déjà vainqueur, même lorsqu'il desserre les mâchoires pour susurrer avec colère quelques paroles peu sympathiques. Une autre femme se serait offusquée. Pas Winona. Elle s'en amuse presque. « Ça a toujours bien marché. » Elle sourit, ultime affront s'il en est. Il ne l'impressionne pas avec ses grands airs et sa voix sifflante, clairement à bout de nerfs. « Oh tu sais que j'suis plus que ça. Et puis, jme souviens pas avoir touché le moindre centimes en écartant les cuisses. » Sinon elle serait riche. Et elle ne serait sans doute pas ici. Non, elle serait dans sa villa de Los Angeles, profitant encore de sa piscine alors que le monde tout autour part en couilles.

Tout ce qu'elle retient c'est qu'il ne la repousse pas. Il veut ce qu'il y a entre ses cuisses, veut qu'elle les écartent juste pour lui, là, maintenant. C'est l'excès soudain de violence qui lui fait perdre son sourire l'espace de quelques secondes. Et ses mains retombent le long de son corps tandis que la douleur irradie son corps. Son sourire carnassier revient et avec lui le contrôle de sa propre personne. Ses mains ne cherchent même pas à le repousser. Quand il accroche ses lèvres aux siennes, sans passion, juste deux animaux brutaux, elle s'attaque à la boucle de sa ceinture. Ça n'a rien de romantique, ça ne l'a jamais été entre eux. Le romantisme c'est pour les faibles. Elle parvient finalement à le débarrasser de sa ceinture et quand enfin il lâche ses lèvres, elle le regarde avec ce sourire carnassier qui ne veut dire qu'une chose : je te veux en moi, maintenant, tout de suite. Il desserre à peine son emprise sur sa gorge et elle titille ses lèvres de ses dents, l'aidant à baisser son pantalon tandis que le sien descend déjà sur ses jambes. Ses mains s'exercent déjà à le caresser et il râle contre sa bouche, resserrant ses doigts sur sa gorge, son autre main venant lui retirer sa petite culotte, l'arrachant presque au passage. Elle sait qu'il vaut mieux garder le silence. Tout est dans le regard, dans les gestes et dans ce sourire qui ne la quitte pas. Insolente jusqu'au bout, même lorsqu'il tient sa vie, littéralement, entre ses mains. Elle se débarrasse de ses vêtements gênants, les faisant passer outre ses chevilles en quelques mouvements secs. Lui a fait tomber le dernier bout de tissus sur ses chevilles et il se presse contre elle, prêt à lui donner satisfaction. Mais pas prêt à ce qu'elle s'en sorte sans quelques ecchymoses bien méritées. Le romantisme ce n'est pas pour eux. Il suffit de regarder tout autour. Deux animaux forniquant dans un box d'animal. En la présence d'un animal puant. Il n'y a rien de romantique là-dedans. Ça lui convient à Winona. L'amour romantique ça l'ennuie.

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MessageSujet: Re: lubies sentimentales   Jeu 20 Juil - 0:00



Winona & Abel
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Abel la prit comme un animal, sans s’embarrasser de tout ce qui était secondaire à l’acte même et sans la moindre notion de pudeur, se foutant bien à cet instant précis d’éventuelles personnes qui auraient pu rentrer dans l’écurie à ce moment et les prendre sur le fait. Ça n’avait plus grand importance, rien n’en avait d’ailleurs sinon la leçon qu’il voulait lui donner, ou bien son désir qu’elle avait ravivé et qu’il exprimait d’une manière brutale, dénuée de la moindre once de tendresse. Il ne cherchait pas à lui être agréable, à Winona, c’était plutôt même exactement l’inverse et sa poigne trop ferme maltraita sûrement la peau nue alors qu’il lui interdisait toute initiative, lui refusant le droit de décider ou demander quoi que ce soit.
Il ne dura pas longtemps parce que sa frustration et sa colère étaient trop prononcées pour ça, parce qu’il ne se souciait pas vraiment d’elle et parce que même lui n’y prenait pas vraiment de plaisir, à cet exutoire purement bestial, ce désir à l’état brut. Ça n’empêcha pas ses dents de la mordre dans le creux de l’épaule, étouffant un dernier râle tandis que ses mains se crispaient dans leurs prises et qu’il se retirait pour aller cracher ailleurs. Le silence après ça, se fit un peu plus marqué alors qu’il n’y avait plus la moindre agitation pour le meubler, seulement leurs souffles pantelants qui se mêlaient aux renâclements des quelques bêtes qui se trouvaient encore dans le bâtiment à ce moment. Il ne la lâcha pas tout de suite, laissa s’étaler quelques longues secondes qu’il employa à récupérer une respiration normale puis s’écarta enfin sans avoir prononcé un mot, sans même avoir cherché son regard une seule fois. Ce n’était pas qu’il n’assumait pas ce qu’il venait de se passer (pas son genre), mais il n’y avait rien de plus à rajouter à ça, rien à dire ou à faire sinon se baisser pour récupérer sous-vêtement et pantalon tombés sur les chevilles et se refroquer correctement. Son attention s’était éloigné de la jeune femme et de son corps pour lequel il n’avait plus d’intérêt maintenant qu’il avait eu ce qu’il voulait, ou bien ce qu’il croyait avoir voulu alors qu’elle n’avait fait que le mener exactement là où elle l’avait souhaité ; la nuance, à cet instant précis, ne lui importait pas vraiment.

Quoiqu’il en soit, l’entreprise de Winona fut un échec sur toute la ligne puisqu’il eut tôt fait de l’abandonner dans le box avec ses vêtements en vrac tandis qu’il attrapait de nouveau la bride de la jument et laissait la raider en plan sans autre forme de procès. Hors de question de lui concéder cette victoire, il lui tenait tout de même rigueur de son effronterie et ne s’avouerait pas vaincu aussi aisément. Son orgueil ne le lui permettait pas. « Passe me voir ce soir. » Ce n’était certainement pas une requête, pas vraiment un ordre non plus. Une invitation, tout au plus, dont elle serait libre d’user à sa guise – ou non.


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MessageSujet: Re: lubies sentimentales   Sam 5 Aoû - 13:43



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« lubies sentimentales

(huit mai 2017)

C'était brutal, rapide et silencieux. Abel au quotidien en somme. Rien de bien surprenant. Elle n'est là que pour lui faire passer sa frustration. Elle écarte les cuisses pour qu'il puisse se défouler. Même un court (très court) instant. Elle ne prend aucun plaisir là-dedans, si ce n'est celui de le sentir à nouveau en elle, comme si il lui appartenait de nouveau. Le vrai plaisir viendra plus tard quand elle pourra sourire devant Peyton et se targuer de cet ébat. Le plaisir elle le trouvera quand elle se saura supérieur à la rouquine. Elle n'a pas vraiment le temps de s'évader, de laisser cours à son plaisir. Pas comme Abel. Elle apprécie oui, ne nous mentons pas. Mais ça a été mieux. Elle le laisse prendre ce qu'il veut, la maltraiter un peu. Il n'y a rien qu'il puisse lui faire qu'elle n'a pas calculé. Les soupirs s'accélèrent, les râles aussi. Il ne tiendra pas longtemps. Elle le sait. Tant mieux, tant pis. Peu importe. Elle l'a amené là où elle le voulait. Le reste n'a aucune importance. Elle ne s'insurge même pas à l'idée que quelqu'un puisse les surprendre en entrant dans les écuries pour telle ou telle raison. Leur relation n'est un secret pour personne, même si il y avait bien longtemps que le sexe ne faisait plus parti de l'équation. Quoiqu'il en soit, ça ne choquerait personne. Sauf les plus faibles et autres prudes de ce genre (Elanor si tu nous entends).

Il eut vite fait de finir, non sans lui infliger une jolie morsure dont elle garderait des traces quelques jours. Preuve irréfutable de leur petit écart de conduite. Il ne la lâche pas tout de suite, à bout de souffle, elle aussi, tremblotante sous ses assauts. Le silence s'installe, pas plus gênant que d'habitude. Elle reprend son souffle, cherche du regard ses vêtements et jette un œil sur Abel qui se rhabille déjà. Prêt à reprendre son chemin. Prêt à la planter là et à se barrer avec son cheval. Évidemment. Elle ne s'était pas vraiment attendu à ce qu'il l'écoute et rentre bien sagement dans sa baraque. Ce serait trop beau. Et il ne resterait pas chef bien longtemps si il écoutait une femme comme Winona. De toute façon, il ne sera pas chef longtemps. Elle en fait son affaire. Elle garde le silence, ramasse ses affaires et regarde Abel qui décide de partir en lâchant cinq mots. Il ne la voit pas sourire en coin. Elle le laisse partir sans répondre, laisse la requête en suspens. Elle aura le temps d'y penser mais la vérité c'est qu'elle viendra. Par curiosité. Parce qu'on ne sait jamais. Parce qu'une opportunité peut se présenter. Winona ne laisse jamais passer ce genre d'invitation.

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wild beasts wearing human skins.there's blood on my hands, like the blood in you. qome things can't be treated, so don't make me, don't make me be myself around you.
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