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 la foule qui me contemple avec admiration me verrait de la même manière monter à l'échafaud.

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Gabriel Rosario
Wanderers + j'suis seul au monde
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MessageSujet: la foule qui me contemple avec admiration me verrait de la même manière monter à l'échafaud.   Mer 31 Mai - 17:30

Mr & Mrs Rosario
« la foule qui me contemple avec admiration me verrait de la même manière monter à l'échafaud.

Le roi de Stonebriar (ou plutôt le valet de la reine) s’agace. « On a fait comme t’as dit, proteste plaintivement celui qu’on vient d’admonester à l’épaule. » En dépits de la témérité certaine de sa bravade, le bougre se tend quand le regard de Gabriel retombe sur lui. Babines retroussées, il taraude la crosse du révolver rivé à sa ceinture. En face, on ne le prend plus pour une menace de mort car on le sait nerveux depuis la reprise difficile du centre commercial, quelques semaines plus tôt.

Chaque journée a été épuisante, très exigeante, et c’est peut-être Gabriel Rosario qui l’a payé le plus fort tandis que sa sœur a manqué de mourir. Si Marisa réarrange le royaume, son frère est plus discret, un pion qu’on ballade dans la pénombre et qui ne fait plus guère parler de lui. Si ça fait taire le restant des braises qui voulaient éclater, ça le frustre et le ronge depuis l’intérieur. Peu habitué à se montrer maître de lui-même, il a bien fallu qu’il apprenne – ou plutôt qu’il le réapprenne. Il a fallu mentir, se mentir, mesurer ses propos (et, la plupart du temps, ça se résume à ne rien dire du tout). Il a procédé selon les dires et les volontés de Marisa, et c’est un exercice qu’il accomplit aisément.

Pourtant, chaque revers lui cause une irritation compliquée à contenir.

« On les a ramassés dans la banlieue d’Austin, aucun problème, que l’on raconte en se posant le cul sur une large caisse métallique. Il nous a fallu deux jours pour monter jusqu’à la Carrière, mais même que les flingues auraient été vides que personne n’aurait osé s’approcher, fait le type non sans un brin de fierté. On a tout bazardé là-bas, à un con, genre, Dario, Renzo, bref, un nom à la con. » De son t-shirt crasse déborde un tatouage encore noir dont les quatre branches diraient qu’il est plutôt économe sur ce qu’il a vraiment envisagé de dire. « Et on est rentrés, hausse-t-il finalement les épaules. Je te jure, Gabe… s’il manque un bout de cargaison, c’est eux. Tu verrais le bourbier que c’est, t’y retrouves pas ta propre bite. » Deux jackals se tailladent un sourire, qui s’étiole à peine devant la figure d’impatience de leur chef. « Vous vous rendez compte qu’on va dépendre d’eux pour bouffer, pas vrai ? » Le timbre employé sous-tend tout le déplaisir qu’il prend à cette idée. Pour autant, il poursuit : « Si ça déconne avec Riggs, j’peux vous jurer que c’est vous qu’on boulotera en premier. »

Il cavale dans les étages. Stonebriar ne ressemble plus à Stonebriar. La puanteur est égale – peut-être pire, et les déchets sont rassemblés dans certains endroits du mall. C’est moins dans un souci d’hygiène que pour s’y retrouver. Plusieurs semaines après qu’ils ont nettoyé chaque niveau, des cadavres d’anciens camarades sont déterrés de tombes de chairs putréfiées et de sang coagulé. Si c’est répugnant, c’est surtout plus vide et plus calme. Ce silence fout une horreur invincible dans les entrailles de Gabriel. Il aimait mieux le chaos. Mais le chais a failli tuer Marisa.

« Marisa. » Il se présente sur le seuil de la salle du trône, comme n’importe quel serviteur. Depuis que Gabriel s’y échine, on grogne moins après lui. Et, tout ce qu’il ne fait pas d’idiot, de meurtrier ou d’impulsif laisse plus de latitude à sa sœur pour agir et s’agréger un empire. Alors il patiente que les conversations tarissent et il approche lentement. « Il y a eu un souci avec la dernière caravane… » À ses mots, on croirait que c’est lui le coupable. C’est qu’il sent tout le poids d’être le vecteur de rapprochement entre la Carrière et les Jackals.

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MessageSujet: Re: la foule qui me contemple avec admiration me verrait de la même manière monter à l'échafaud.   Sam 10 Juin - 23:28

La reprise de Stonebriar a été longue, et pénible, et douloureuse. Il a fallu d’abord vider le mall des rôdeurs embusqués dans chaque recoin. Puis c’est les traitres qu’ils ont salement exécutés, en rouvrant l’arène ou plus simplement d’une balle logée au fond de la gorge, jusqu’à ce qu’il ne reste que les fidèles ou tous ceux jugeant bon de se ranger à Marisa. Peu à peu, la vie reprend à Stonebriar, mais tout est différent. Marisa réorganise véritablement son royaume et là où elle ne faisait rien pour contrôler le chaos ambiant de la masse grouillante de chacals entassés les uns sur les autres, la reine règne maintenant véritablement sur eux. Elle dirige, ordonne et récompense, distribue avec parcimonie de fausses récompenses et des titres vains. Mais les idiots restent idiots et Marisa sait les charmer pour obtenir d’eux ce qu’elle souhaite. Alors elle a divisé Stonebriar en zone, affecté des chefs chargés de veiller au bon déroulement des différents ordres qu’elle donne. Diviser pour mieux régner…  Marisa applique à la lettre cette règle et se plait à véritablement gouverner l’amas de brutes qui vivent autour d’elle.

Quand Gabriel entre dans la salle, ses prunelles fixent immédiatement son frère et jamais elle ne le quitte du regard. Elle sait, elle sent, le mal qu’il se donne pour se fondre dans ce nouveau modèle. Le sentiment de le trahir lui bouffe l’esprit. Elle devine sans peine le mal qu’il à jouer un nouveau un rôle, à se forcer, à se mentir et contrarier ses états intérieurs. Alors, chaque fois, elle le scrute en silence, peinée et impuissante. La crainte de voir Gabriel se faner la taraude brutalement et lui tiraille l’âme et l’esprit. Ca lui colle une angoisse monstrueuse dans le ventre et le fond de la gorge. Elle ne lui a rien demandé, à lui, son frère agit de son propre chef et Marisa sait que c’est pour elle, tout ça. « Marisa. » Silencieuse, elle l’observe s’avancer, et quand la cours remarque que la reine n’écoute plus les conversations stupides, on se tait. « Il y a eu un souci avec la dernière caravane… »

Marisa se tend, elle sent la foule converger son attention vers le messager. Son visage, au demeurant, reste imperturbable tandis qu’elle ne cesse de fixer Gabriel. « Laissez-nous, commande-elle finalement, et elle libère Gabriel d’une partie du fardeau qu’il se trimballe depuis des jours maintenant. » Elle espère pouvoir le soulager un peu, si personne n’est là pour guetter sa colère et ses humeurs. Marisa peut l’encaisser, elle le sait. Elle voudrait l’apaiser de ses tourments mais elle se trouve cruellement démunie. Alors elle se lève et se campe face à lui, le jauge et le scrute en silence. Sa main va trouver sa nuque et les lippes la tempe pour un baiser léger. « C’est grave ? elle demande doucement. » Marisa ne connait pas vraiment les détails des tractations entre Aaren Diggs et comme pour tout, elle lui fait une confiance aveugle. Du reste, Gabriel l’entretien régulièrement des avancées de cette nouvelle alliance. Et ça lui suffit, à Marisa...

Elle souffle un peu et attire Gabriel contre elle. Front contre front, elle ferme un instant les yeux et se gorge de la présence familière et rassurante de son frère. S’il est là, se persuade-t-elle, il ne pourra jamais plus rien arriver. L’angoisse stupide qu’il va finir par la détester lui torpille l’esprit et le bon sens. Pourtant, elle le sent proche du point de rupture. Gabriel déteste tout ça, se conformer à ce qu’on attend de lui… Ce que les autres attendent de lui. Pas elle, jamais. « Parle-moi, Gabriel, elle murmure. »
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la foule qui me contemple avec admiration me verrait de la même manière monter à l'échafaud.

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