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Bienvenue sur Influenza, faites attention à vos fesses, les rôdeurs sont affamés !
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Nous sommes en octobre 2017. L'épidémie a commencé en octobre 2010. Plus d'information sur l'épidémie { + }

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 Il paraît que je trouve tout ?

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MessageSujet: Il paraît que je trouve tout ?    Mer 10 Mai - 20:12

+ Suzann Mary Valtersen
L'instinct de survie ne déserte jamais. Il donne des forces insoupçonnables, il permet des prouesses. Il efface tout le reste. Il décuple notre énergie, mais aussi notre haine. [Patrick Meney]



+ Je m'appelle Suzann Mary Valtersen et j'ai 49 ans. Avant l'épidémie, je travaillais comme archéologue expérimentatrice.     Il faut savoir que je suis diplômée d'Harvard avec une mention Très bien.
Maintenant, je suis une Hamilton's Quarries. Je suis une commerçante très respectée et très appréciée de tous. Je suis la personne qu'il vous faut pour vous dénicher quelques bricoles. Je m'amuse même à créer certaines choses et j'envisage même de mettre en avant mes connaissances et mon savoir-faire auprès des autres. En six ans, j'ai descendu beaucoup trop de rôdeurs, et j'ai tué 3 humains même si dans le fond, je préfère me dire qu'ils n'étaient plus humains. Bien sûr quand cela touche  les membres de sa famille, c'est beaucoup plus difficile de tuer. L'instinct de survie est plus fort que ce que l'on croit. J'ai tué ma sœur, son mari et leur fille aînée.   J'ai du le faire pour nous protéger, ma nièce et moi. Ce n'était pas si facile d'appuyer sur la gâchette, mais je ne tenais pas à devenir moi aussi une de ces horreurs, j'ai été contrainte à mes dépends de les tuer tous. Depuis, je vis avec ce fardeau. J'essaie d'oublier, mais ça reste à jamais ancrer à l'intérieur. C'est mon lot de consolation en somme.
Mes armes de prédilection sont un Baretta 92, arme utilisée pour tuer certains membres de ma famille et un couteau automatique qui peut servir pour éviter de faire du bruit et on dit que j'ai du talent pour tout trouver, d'ailleurs je porte le sobriquet de "Suzy trouve-tout". J'aime bricoler,customiser les objets ou outils. On peut dire que j'ai des mains de fée !

— profil psychologique


Suzy c'est une personne entière. Certaines personnes exhibent différents masques qu'elles portent au gré des personnes qui les entourent, mais vous ne verrez jamais Suzy jouer sur plusieurs tableaux. Au premier abord, ce qui attire aussi bien qui effraie, c'est sa beauté froide. C'est vrai qu'au premier coup d’œil, elle semble froide et pourtant, quand on s'attarde un peu plus sur elle et qu'on oublie la première impression, la jolie rouquine est très différente de cette image qu'elle véhicule. Elle est même de ces personnes chaleureuses au moindre sourire. Son sourire évoque un peu les rayons du soleil et il offre beaucoup de chaleur même au cœur le plus morose qui soit. C'est une femme extrêmement secrète qui ne divulguera vos petits sous aucun prétexte. Pour ça vous pouvez lui faire confiance, elle gardera tout ce qu'elle sait jusque dans sa tombe. Vous pouvez lui faire confiance, elle ne vous trahira pas. C'est une personne de confiance et même si elle a des lacunes à offrir sa fiabilité, elle vous la donnera sans problème si vous faites preuve de patience. Par contre, si vous la décevez, n'espérez pas qu'elle vous pardonne. Elle ne cherchera pas à se venger, mais fera très attention quand elle sera en votre présence. Elle est très droite et réfléchie et ne fera jamais quelque chose qui pourrait nuire à autrui, non ça jamais. Suzann n'est pas de ces personnes impulsives. Elle agira après avoir pris la bonne décision. Si elle juge que c'est la meilleure chose à faire, elle le fera suivant son instinct. On peut penser que c'est une solitaire car elle peut rester des heures dans son atelier, mais ce n'est pas tant parce qu'elle ne supporte pas la compagnie des autres, c'est surtout qu'elle apprécie se retrouver en tête à tête avec elle-même.

La rouquine est aussi quelqu'un de bienveillant et elle est facilement à l'écoute des autres. Elle ne juge personne et c'est vrai que même si elle vient d'une famille aisée, elle n'ira pas à dénigrer quelqu'un de moins bien loti qu'elle. Elle n'a pas besoin de ça pour se faire respecter et être appréciée. Bien qu'elle soit secrète, elle est une vraie pipelette. Ce n'est pas le genre de bavarde qui est là pour casser la tête ou bien dire des choses inutiles non, elle dit des choses sensées. Ce n'est pas parce qu'elle est cultivée et très intelligente qu'elle fait ça, car tout ce que fait Suzy elle le fait pour le bien de tous, faut dire qu'elle se préoccupe de tous ceux qui l'entourent. C'est son côté un peu trop philanthrope. Ce sont les besoins des autres qui passent avant les siens et c'est tout à son honneur. Elle ne le fait pas pour la reconnaissance, elle le fait parce qu'elle a été élevée ainsi et non comme la petite fille pourrie gâtée qu'elle aurait pu devenir.

Bien qu'elle soit ouverte d'esprit, bien qu'elle ne soit pas asociale, Suzy a beaucoup de mal à entretenir des relations durables avec les hommes et ce depuis qu'elle a fait carrière dans l'archéologie. C'est vrai, elle a mis sa carrière en avant aux dépends de sa vie amoureuse. Elle ne s'en plaint pas, mais il est vrai qu'à l'heure actuelle où vont les choses, il est très difficile de se projeter et de se lancer dans une relation amoureuse. Il y a trop de choses en prendre en compte et elle a d'autres chats à fouetter que de penser à sa vie amoureuse. C'est un détail non négligeable, mais cela ne 'la pas empêché de s'épanouir et de devenir la femme qu'elle est. Au vu de son âge, on pourrait penser qu'elle ait été mariée ou bien qu'elle ait été maman, mais il n'en est rien. Elle a connu des relations, mais sans plus. Elle n'a jamais ressenti le besoin de maternité et elle a profité de ce lien en gâtant ses nièces et neveux. D'ailleurs, sa vie professionnelle ne lui donnait guère le temps de fonder une famille. Ce n'était pas la priorité chez elle puisque son travail lui prenait un temps fou. Elle est devenue au fil du temps une brillante archéologue expérimentatrice. Il faut dire qu'elle n'a pas suivit les traces de sa mère ou de son père qui eux touchaient plutôt le domaine de la médecine. Sa mère était une très grande neuro-chirurgienne tandis que son père fut un chercheur très renommé dans la pharmacologie. Sa sœur avec qui elle était très complice était une chirurgienne réputée. Suzann a opté pour l'archéologie peut-être à cause de son côté bienfaiteur.

Depuis, même si les temps ont changé, Suzann n'a pas changé d'un poil. Elle a gardé le même tempérament qu'elle arborait fièrement. Même si certaines épreuves ont été difficiles à encaisser, elle est restée la même. Après tout, rien ne sert de se laisser alimenter par la colère, ce n'est pas ça qui lui ramènera sa famille.

















— i wanna be in the room where it happened
Eli : ici ÂGE : 30 balais PAYS : FranceOÙ AS TU TROUVÉ LE FORUM ? Top site MOT DE FIN : Le design du forum est vraiment très beau, je crois même que c'est lui qui m'a poussée à pousser les portes :D par contre, je trouve dommage que l'on ne puisse pas faire dérouler le corps du forum avec la molette de la souris :3
AVATAR : Nicole Kidman
LE PERSONNAGE EST UN PV
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MessageSujet: Re: Il paraît que je trouve tout ?    Mer 10 Mai - 20:12

— history has its eyes on you










J'ai vécu dans un environnement privilégié entourée d'une mère neurochirurgienne et d'un père chercheur. Alors oui, la bourse était plus que pleine à craquer, mais ce n'est pas pour autant que je me suis sentie supérieure aux autres. J'ai eu une éducation très stricte et il est vrai que j'ai toujours été facile à vivre. Je suivais les règles sans jamais sentir le besoin de me rebeller. J'étais une très bonne élève et quand j'ai eu la chance de suivre mes études à Harvard, ce fut la concrétisation de toute ma vie. Je ne suis pas devenue médecin comme l'espéraient mes parents, mais l'archéologie, ce n'était pas mal non plus. Je pouvais voyager et je pouvais découvrir diverses choses. Tout au long de ma carrière, j'ai eu cette soif d'apprendre encore et encore. C'était comme si mon esprit n'en avait jamais assez. Il lui en fallait encore plus. Alors oui, je menais une vie plutôt nomade, mais ça me plaisait bien. D'ailleurs, pourquoi me lancer dans l'archéologie si je n'aimais pas ce que je faisais ? Mon travail, c'était l'essence même de ma vie. C'était une réelle satisfaction et quand j'y repense, je me dis que j'ai eu de la chance de faire ce métier, même si ça me manque énormément depuis.

Mes parents me voyaient surtout sortir d'école, être diplômée avec une mention en poche et après ça, ils seraient fiers de me marier avec un des riches fils de bonne famille. Je faisais la sourde oreille et les choses ne se sont jamais passées comme ça. Je n'étais pas mariée et je ne le suis toujours pas à présent. J'ai toujours mis en avant mon travail à défaut de me caser. Puis, mon frère aîné avait déjà de son côté deux enfants. Je n'ai jamais eu trop l'occasion de pouvoir profiter d'eux, parce que mon frère s'est exilé en France après la naissance de son cadet. Il avait percé lui aussi dans le domaine médical, mais entre mes différents voyages il m'était impossible de les voir. Alors, je me suis rabattue sur ma sœur aînée. Nous étions complémentaires. Elle était brune alors que moi, j'étais plutôt rousse tirant un peu sur le blond. Oui bon, c'est l'excuse la plus bidon que j'ai eu à donner, mais c'est vrai qu'au soleil je fais plus blonde que rousse. Je vous épargnerai la couleur de mon maillot, vous serez choqués autrement.  Ma sœur Gail, a eu deux enfants. Deux filles. Deux petites têtes blondes qui ressemblaient trait pour trait à leur père, mais elles avaient la vivacité de leur maman. Quand je le pouvais, je les emmenais avec moi pour leur faire découvrir mon métier, et d'un côté, j'espérais qu'un jour l'une d'elles me disent qu'elle voulait devenir comme moi. Vous n'imaginez pas la fierté si cela devait arriver. Maintenant, je doute que cela puisse arriver.

Ma vie était des plus enviées, si on oublie que j'étais seule. Après, je n'ai pas à me plaindre, j'ai mené la vie que je voulais. Je n'avais de compte à rendre à personne et j'envisageais même de faire d'être professeur de conférence et de pouvoir partager mes connaissances sur mon travail auprès de jeunes étudiants. Des idées ? J'en ai plein en tête. Comme disait souvent mon père, j'ai des idées à revendre. C'est bien d'en avoir, encore faut-il les mettre à bon escient, et ça ce n'est pas le plus aisé dans la tâche. Avant que l'horreur se déchaîne sur le monde, j'ai décidé de prendre quelques jours de congé pour profiter d'un peu de temps libre avec mes nièces et ma sœur.  Je suis donc partie fin septembre 2010.

Je me souviens encore de ce funeste jour, ce jour qui restera à graver jamais en moi. Je ne sais pas par quel miracle je m'en suis sortie, mais je n'étais vraiment pas confiante du sort que me réservait le destin. Bien que je n'ai jamais cru au destin, mais là, je dois dire que je lui dois une fière chandelle. Je me souviens des horreurs qu'on entendait aux informations et surtout la peur panique qui s'emparait de tout le monde. J'en avais déjà vu des morts, mais des morts-vivants, jamais ! C'était même de la folie. On se serait cru dans un remake d'un film post-apocalyptique. C'est vrai que j'ai vraiment cru à un moment que j'étais plongée dans un cauchemar et que je ne pourrais plus jamais me réveiller. J'écoutais les bribes de conversations, mais à mes oreilles, on aurait dit des bourdonnements incessants. Plus rien n'avait de sens. J'étais complètement anéantie. J'ai déjà lu des livres qui traitent des morts-vivants, mais dans les livres, tout semble plus facile. Dans la réalité ça l'était moins. Enfin, je l'ai compris à mes dépends. J'ai compris bien assez vite que je devrais m'armer de courage pour survivre dans ce monde hostile. Il était évident que je ne me sentais pas assez forte et puis, je n'avais jamais vraiment touché à une arme de ma vie. Enfin si, mais c'était lors de mes fouilles, mais de là, réussir à abattre de plein fouet un rôdeur-car c'est comme ça qu'on appelait ces choses-c'était autre chose. Le truc c'est qu'il fallait bien viser la tête. Comme ça, ça semble aisé, vas-y vise la tête et tire, mais en vrai... Quand je me suis retrouvée dans cette situation, je crois que j'ai senti mon sang couler le long de mes veines. J'ai même écouté longuement les battements affolés de mon propre cœur. J'ai même eu peur que celui-ci s'échappe de sa prison. Fort heureusement, il était encore en très bonne santé et il ne m'a pas fait défaut.

Je les ai vus tous les trois revenir à la vie et j'ai vu de mes propres yeux ces choses. Ça me faisait froid dans le dos, mais c'était encore plus désarmant que tout ce que j'imaginais. Il n'était pas question de personnes lambda, car là, j'étais face à ma sœur, son mari et ma nièce. C'était épouvantable. J'étais tétanisée. Mes jambes étaient comme du coton et ma main droite semblait peser lourd. Enfin peut-être que c'était cette arme qui était lourde. Dans tous les cas, je devais faire un choix et je devais le faire très vite. Non, dans cette situation, t'as pas le temps de faire un choix, tu dois agir vite. Je les ai vus s'approcher de moi... Je craignais pour ma vie, mais pour celle aussi de Jo, la petite dernière. Je l'ai regardée un bref instant, et je me rappelle encore de son regard livide. Je crois qu'elle avait encore plus peur que moi. Elle avait la bouche grande ouverte, mais aucun son ne pouvait s'en échapper. Elle ne bougeait plus, ni ne cillait plus. Et c'est là que j'ai compris que ma vie n'était pas la seule en jeu, mais il y avait la sienne aussi. Peut-être que l'instinct de survie ou bien l'instinct de maternité qui m'a fait réagir, mais je ne pouvais plus faire durer ce suspens insoutenable. Je ne cessais pas d'entendre leurs gémissements, des espèces de bruits bizarres.

-(Bruits de grognement)

C'était du charabia, je ne sais même pas s'ils avaient conscience de qui nous étions. Je me suis rappelée en ayant fait des recherches sur le sujet, qu'ils n'étaient plus vraiment eux. Et c'est là que j'ai levé mon bras droit, que je suis restée immobile un instant et que j'ai tiré un coup sur la gâchette du Beretta. J'ai lâché un cri parce que je ne savais pas si j'avais loupé ma cible ou non. J'ai tiré en plein dans le mille dans la tête du pauvre James. J'ai pensé une seconde à ce que pouvait penser Jo en voyant son père s'effondrer pour de bon. J'ai chassé cette pensé une seconde pour me concentrer de nouveau sur les cibles qui s'approchaient dangereusement de nous.

-(Bruits de grognement)

Comme un automate, j'ai repris la pose et j'ai cliqué sur la détente. Le coup est parti si vite, mais manque de bol, j'ai loupé ma cible. Les larmes me montaient et je ne pouvais pas les retenir tellement j'étais désolée. J'ai regardé ce qu'était devenu ma sœur, et j'ai senti ma bouche se tordre dans tous les sens. J'étais si désolée, mais elle ne pourrait jamais le comprendre. Je pouvais bien le crier qu'elle ne l'entendrait pas tellement elle était occupée à brailler.

-Dé...

J'ai à peine bredouillé que je me suis mise à tirer et cette fois je n'ai pas manqué ma cible. Ma sœur s'est écroulée à son tour, sur le gazon frais. Je l'ai regardé un vif instant tandis qu'il ne me restait qu'une cible et pas des moindres. Ma nièce. Je sentais que mes forces m'abandonnaient à mesure que cela devenait éprouvant, mais je devais garder mon sang-froid et surtout mettre fin à cette agonie.

-(Bruits de grognement)

Jenni s'est laissée choir au sol sous l'effet du coup. Je suis restée interdite pendant des secondes qui me paraissaient durer une éternité. A bout de forces, j'ai enterré les trois corps. Je n'avais pas traîné, car la priorité était de trouver un endroit sécurisant pour Jo et pour moi. Durant ce spectacle affligeant, Jo est restée muette. Le contre-coup passé peut-être qu'elle reviendra à elle et que l'on pourrait parler de ce qui s'est passé. Mais rien n'y a fait. Elle fut plongée dans un tel mutisme que j'avais beau lui claquer les joues pour espérer qu'elle revienne parmi nous, mais rien. Je n'ai eu que comme lot de consolation : le silence le plus total.

C'était la façon que son corps avait eu de se protéger de cette blessure, car à sa place, je ne sais pas du tout comment j'aurai réagi. Je ne préfère pas me le demander. Il faut qu'on parte de cet endroit et qu'on se trouve un coin tranquille au moins pour la nuit. Je n'ose imaginer comment ça doit être le chaos dans les rues de la ville, fort heureusement, nous sommes en pleine banlieue résidentielle, pour le moment c'est assez calme, mais je ne tiens pas à attendre pour savoir comment ça sera dans quelques heures. C'est le début d'après-midi et on a encore le temps pour se trouver un abri sûr.

-Il faut qu'on quitte cet endroit, dis-je à Jo qui reste plantée là à regarder dans le vide.

C'est certain, elle ne coopérera pas, ce sera à moi de tout gérer. Je fais le tri dans les affaires. Je prends de quoi nous ravitailler le temps du trajet. Je n'ai aucune notion de là où on doit se rendre, mais j'ai bon espoir. Il nous faudra éviter les lieux bondés et ne pas manquer de vigilance. Une fois les sacs remplis, je ramasse l'arme. Dans le garage, je me souviens que James, m'a montré l'endroit où il cache les munitions. Je prends le stock sans réfléchir et remonte retrouver Jo. Elle est dans le même état que celui que je l'avais laissée plus tôt.

Il nous restait la berline de Gail, mais vu la jauge d'essence, elle ne nous permettrait pas de faire des bornes et des bornes, mais compte tenu des événements, je n'avais pas la force de marcher et j'imaginais que Jo non plus. J'ai poussé un long soupir, et j'ai fouillé dans la boîte à gants. J'ai jeté mon dévolu sur le paquet de clopes. Je connaissais toutes les cachettes de ma défunte frangine, et comme je savais que lors de ses craquages, elle se cachait dans sa voiture pour fumer tranquillement. Elle avait essayé à maintes reprises d'arrêter, mais faut croire qu'elle n'était pas aussi tenace que ça. Moi, il y a longtemps que je me suis résignée à stopper la consommation excessive de tabac. Tant que je ne dépassais pas le paquet en une journée, j'avais de la marge. J'ai allumé ce mégot que je tenais entre le bec tout en regardant le vide moi aussi. Je me suis demandé ce à quoi elle pensait à ce moment-là ma nièce.  J'ai fumé en silence, visiblement c'est ce qui m'attendrait durant ces jours. Ça va être long, très long même. Je crois qu'à ce rythme, un paquet ne me suffira pas.

-Je reviens, ai-je simplement lancé à Jo, même si je savais qu'elle ne m'entendait sûrement pas.

Je suis sortie de voiture tout en reniflant un grand coup. Cela me permettrait de ne pas craquer devant Jo. Il fallait que je me montre forte pour elle. J'ai jeté le mégot au loin tout en apercevant au loin un rôdeur qui s'amenait vers nous. Mon cœur s'est mis à cogner très vite dans ma poitrine. Lui aussi avait compris qu'il était temps de nous mettre en chemin. Je suis remontée au volant de la caisse, j'ai fait vrombir le moteur. Après un dérapage contrôlé, nous étions sur la route. J'ai pris soin de ne pas emprunter les grandes routes, car avec les émeutes, il était probable qu'elles soient impraticables. Sans doute qu'il y avait des bouchons ou des morts par centaine. J'ai jeté un coup d'œil sur Jo qui est restée impassible. Elle commençait à me foutre la trouille. Une heure de trajet. Une heure de trajet insoutenable où règne le silence. Par moment je parle, mais ça ne sert à rien, car je parle dans le vent. Je ne peux la blâmer pour autant, la pauvre, n'était pas vraiment préparée à ce qui l'attendait. Personne à vrai dire n'était préparé à cette épidémie.

La voiture se stoppe. Elle est hors-service. Je donne un grand coup de poing dans le volant prête à craquer et à pester contre le monde entier, mais la seule qui m'empêche de craquer, c'est bien Jo. même dans son mutisme, elle arrive à ne pas me faire lâcher prise. Je ramasse nos affaires tandis que je la sors de la voiture. Le soleil commence à se coucher petit à petit et nous trouvons refuge dans une espèce de fermette abandonnée. Je m'assure qu'il n'y a personne et j'en conclus que ce sera notre endroit pour dormir. Je sais que je ne pourrais pas dormir sur mes deux oreilles, mais au moins, je pourrais savourer un peu de répit avant de reprendre la route demain matin. Nous mangeons en silence. Je fume en silence. Tout se fait dans un silence olympien. Si au moins elle pouvait lancer un cri ou je-ne-sais-quoi... Même dire une connerie ou même pleurer, mais rien. Elle est brisée de l'intérieur comme de l'extérieur. Je suis brisée moi aussi, mais je garde la tête froide. Elle me fait l'effet d'une pauvre petite chose fragile. Une petite chose que je dois protéger.

La nuit va être longue, mais si on arrive à la passer, je serais la plus heureuse. Je pense que je me suis écroulée de fatigue. Je ne sais plus à quel moment j'ai arrêté de compter le nombre de moutons qui sautaient les uns au-dessus des autres. Je ne sais plus combien de clopes j'ai fumé avant de fermer les yeux, mais je l'ai fait malgré moi. J'ai résisté longuement, mais la fatigue a eu raison de moi.

-(Bruits de grognement)

Je me réveille en sursaut tout en attrapant le Beretta qui reposait sur moi. Je me relève et me poste devant la fenêtre pour observer les alentours. Rien. Pas une âme qui vive ici. Je suis soulagée. Nous sommes encore en vie. Jo dort encore. Je ne tiens pas à la réveiller. Je m'installe de nouveau contre elle, tout en rabattant les pans du duvet contre mon menton. Je sens aussitôt la tête de Jo se faufiler contre le creux de mon épaule. Instinctivement, je lui caresse les cheveux.

-Je prendrai soin de toi ma chérie.

Une promesse. Une promesse que j'essaierai de tenir quitte à y laisser ma vie. Je n'ai pas peur de mourir, j'ai juste peur de finir comme ces choses qui déambulent sans aucune motivation si ce n'est que celle de la chair fraîche. Du pur cannibalisme. C'est répugnant. Je chasse ces pensées tout en fermant les yeux et en me serrant contre le frêle corps de ma nièce.

Je ne sais plus quel jour on est. Au vu de nos maigres provisions, cela doit faire presque une semaine que nous sommes là. Il va falloir qu'on bouge. Pour le moment nous sommes en sécurité ici, mais ça ne durera pas. J'ai un mauvais pressentiment depuis que j'ai ouvert les yeux. A moins que ce soit à cause du manque de nicotine et je commence peu à peu à devenir folle entre ça et le mutisme de Jo.

Je me souviens que durant notre errance à toutes les deux, j'en ai tué des rôdeurs, et à force, je dois dire que je suis devenue une experte. Non pas que cela me plaise beaucoup, mais c'est la fameuse loi de la nature. Je suis une battante et coûte que coûte, je me battrai bec et ongles pour protéger le seul membre de ma famille qu'il me reste. Nous avons pas mal bourlingué de gauche à droite, à la recherche de survivants, mais j'avais l'impression qu'il ne restait que nous. C'était triste et effrayant à la fois. Je ne suis pas du genre à voir le verre à moitié vide, mais je dois dire qu'il y a des moments où je me serais bien laissée volontiers aller. Il y a des moments où je sentais que le fil qui me retenait à la vie pouvait rompre à tout moment, et si cela avait été le cas, ça n'aurait pas été beau à voir. Je dois dire que j'ai beaucoup de ressources qu'il n'y paraît. On a mangé un peu tout ce que l'on trouvait sur notre chemin, même des racines d'arbres. Je remerciais mes années d'étude, au moins, je n'allais pas mourir de faim de sitôt. On a vécu presque deux ans seules. Deux ans à errer sans réel but que la survie elle-même. Deux ans à vivre le plus modestement possible. Deux ans sans que Jo ne puisse reparler depuis ce fameux jour où j'ai décimé sa famille. Deux ans à attendre que la mort elle-même vienne frapper à ma porte. Parce que deux ans ainsi, y a de quoi vraiment vouloir en finir. Entre le froid, la neige, le vent, la pluie, on ne sait plus où donner de la tête. le plus dur, c'est de vivre constamment dans la saleté, dans des vêtements qui puent le mort car oui, à force de tuer des macchabées ambulants, le sang gicle un peu de partout. La puanteur à ses limites, mais au moins, ça permet de nous fondre plus facilement dans la masse. Je me demande comment font tous ces SDF qui vivent dans des conditions si précaires, je ne pourrais pas et j'ai hâte que ça se finisse.

En février 2014, peut-être plus ou moins, il faut dire que quand on se trouve devant la fin du monde, les jours, les années et les mois, n'ont plus trop la même signification. A cette période à peu près, nous avons entendu parler de plusieurs communautés. D'ailleurs, avec ma nièce nous avons rejoint la Carrière. Nous étions méconnaissables. Nous étions vraiment à bout de souffle. Un mois de plus dans ces conditions, je n'aurais pu survivre. Mais nous étions saines et sauves. Nous n'étions pas les seules survivantes, il y en avait d'autres. Il y avait même un autre groupe, la Mine, mais je n'étais pas intéressée par la façon à laquelle la leader menait son groupe. C'était plus que de la dictature. J'ai opté pour la Carrière qui correspondait plus à ma vision. D'autres groupes étaient tout aussi présents, mais il semblait que chacun avait sa propre histoire, ses idéologies, ses propres alliés et ses ennemis. Tout n'était plus aussi rose qu'avant. Le monde part en couilles prenait effectivement tout son sens.

Les conditions de vie à la Carrière sont très précaires, mais au moins, on se sent un peu plus en sécurité que dehors. C'est vrai que l'eau courante se fait rare, que chacun se protège comme il peut. Ici, c'est un peu chacun pour sa gueule. C'est vrai, on ne s'occupe pas de ce qu'il se passe chez le voisin d'à-côté, mais je trouve ça lourd comme ambiance. C'est vrai, ce serait tellement plus simple, si on était tous soudés. Après tout, l'union fait la force à ce qu'il paraît.

Maintenant, quand je refais le tour de la question, je suis bien à ma place. Je fais partie avec Jo des plus anciennes habitantes. Chacun a un rôle à jouer. Moi, je suis un peu la magicienne en ce lieu, celle qui déniche ce dont tout le monde a besoin. J'aspire à offrir de mon temps pour que tout le monde se sente bien, même si nous ne vivons pas dans le luxe. On s'adapte, mais j'espère un jour qu'il n'y ait plus toute cette discorde entre tous les groupes. Après tout nous sommes tous dans la même galère.

J'ai beaucoup d'ambition et je tends à rendre ce monde un peu plus gai, même si vu de l'extérieur nous sommes encore plongés dans l'horreur. C'est une vision un peu utopique de nos jours, mais j'ai foi en l'humanité, même si parfois, on fait des choses qui ne plaisent pas toujours. Ma seule ambition à présent c'est de pouvoir mettre mon savoir-faire à profit et que tout le monde puisse en profiter. Leur enseigner à ceux de mon groupe tout ce que l'on peut créer avec rien. Les plantes même les plus toxiques qu'on peut utiliser pour soigner, ou même manger. Ne sait-on jamais ce qui peut arriver du jour au lendemain.

D'ailleurs, nous avons été confrontés à une épidémie de grippe foudroyante, mais grâce à mes talents de bonne commerçante et usant de troc, j'ai pu obtenir des médicaments. Nous avons pu sauver des vies, mais les tensions entre la Mine et notre groupe subsistent encore. C'est pesant, mais j'espère pouvoir rallier tout le monde à la même cause. J'espère pouvoir aller au bout de mes rêves. Pour le moment, le principal c'est de vivre, le reste se fera en temps et en heure...
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MessageSujet: Re: Il paraît que je trouve tout ?    Mer 10 Mai - 20:19

Suzy j'adore ce pv.
Bienvenue et remplis vite cette fiche avant que les cinglés arrivent...

Si tu as des questions ou des soucis, le staff est là pour toi :marisa:

● ● ● ● ●
❝ you and me against the world. ❞ i know it looks bad. we’ve all been through hell and worse, but at least we found each other. i wasn’t sure, i really wasn’t. but we did. we’re together. we keep it that way.
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MessageSujet: Re: Il paraît que je trouve tout ?    Mer 10 Mai - 20:25

VIIIIIIIDE
On dit bienvenue que quand c'est pas vide
Allez hop hop hop !
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MessageSujet: Re: Il paraît que je trouve tout ?    Mer 10 Mai - 20:30

TROP TARD LES CINGLES SONT DÉJÀ LA.
VIDE AAAAAAAH ashfgdgrteh


Mais sinon, bienvenue quand même. Avec Suzy en plus !
Bon courage pour ta rédac' !

● ● ● ● ●

Je garde les pieds sur terre, Je garde la tête froide ; Je garde un revolver, Jusque dans ma baignoire ; Je garde un œil ouvert, Quand je suis dans mon lit ; Je garde le buste droit, La tête sur les épaules

Et pour tout l'univers
Rien que de la méfiance
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MessageSujet: Re: Il paraît que je trouve tout ?    Mer 10 Mai - 20:34

.... je suis intrigué par ce titre sauf que c'est vide, alors on en saura pas plus tout de suite

Bienvenue parmi nous et bon courage pour ta fiche
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MessageSujet: Re: Il paraît que je trouve tout ?    Mer 10 Mai - 20:48

Bienvenue parmi nous ! Bon courage pour ta fiche
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MessageSujet: Re: Il paraît que je trouve tout ?    Jeu 11 Mai - 1:05

Suzy, un des meilleurs pvs de ce forum ! Hâte de voir ce que tu vas en faire !
Bienvenue parmi nous I love you
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MessageSujet: Re: Il paraît que je trouve tout ?    Jeu 11 Mai - 21:19

Merci pour l'accueil :)

Pour ceux qui râlaient, y a de la matière maintenant Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Il paraît que je trouve tout ?    Jeu 11 Mai - 21:36

Bienvenue
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MessageSujet: Re: Il paraît que je trouve tout ?    Jeu 11 Mai - 21:42

*a oublié de venir râler*


Bienvenue pouilleuse de la carrière
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MessageSujet: Re: Il paraît que je trouve tout ?    Ven 12 Mai - 10:01

Bienvenue à toi. I love you (ça me fait penser que j'ai jamais rédigé le lien entre Suzy et Harrison... )
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MessageSujet: Re: Il paraît que je trouve tout ?    Ven 12 Mai - 18:39

Bon jeu sur Influenza !
Félicitations. Tu vas bientôt toucher le fond, c'est bien.



C'est un PV que j'aime beaucoup et que je suis ravie de voir. J'ai hâte de découvrir Suzy en action et de voir ses plans du futur se mettre en place

Et te voilà officiellement validé/e ! Pour commencer, il te faut recenser ton avatar. On t'invite ensuite à revendiquer ton titre tes responsabilités, si tu en as. Et, si ce n'est pas déjà fait, pense à remplir ton profil.

Pour bien démarrer, tu peux poster une fiche de liens (en pensant bien à la tenir à jour) et en demander aux autres, créer un scénario si tu as des besoins précis ou un pré-lien s'ils le sont moins. On rappelle qu'il faut impérativement poster un sujet d'activité et que les Wanderers doivent intégrer un groupe dans le mois qui suit leur validation.

Tu peux maintenant librement flooder et surtout RP.

Et tout le staff d'Influenza te souhaite un bon jeu.

INFLUENZA


● ● ● ● ●

blood on my hands. there's blood on my hands, like the blood in you. some things can't be treated, so don't make me, don't make me be myself around you.
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MessageSujet: Re: Il paraît que je trouve tout ?    

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Il paraît que je trouve tout ?
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