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Nous sommes en août 2017. L'épidémie a commencé en octobre 2010. Plus d'information sur l'épidémie { + }

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 Oh, come on!

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Casey Redfield
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MessageSujet: Oh, come on!   Sam 22 Avr - 21:20

Maxine Bass Casey
Oh, come on!


Il y a une heure à peine, Bass était arrivé à la mine, accompagné d’autres personnes. Les rumeurs avaient parcouru la mine à une vitesse fulgurante. Casey, laissant son verre de côté, était sortie de la salle commune pour aller vérifier cette rumeur mais elle ne put qu’apercevoir les trois hommes qui rentraient dans le bureau d’Anita. Tant pis, ça serait pour plus tard. Et ce plus tard arriva bien vite. Alors qu’elle voulait discuter avec Bass de ses hypothèses quant à la possibilité d’un membre de sa famille à la mine, ils s’étaient retrouvés à discuter d’autres choses. En réalité, la blonde, n’était pas très au clair avec son cerveau. L’alcool ou la semaine qui venait de s’écouler, lui donner envie de… Elle ne savait pas mais son esprit était plus qu’embrouillé. Elle n’avait pas bu depuis une éternité mais avec ce qui s’était passé hier… La « mort » de Seth… Ça lui restait en travers de la gorge. Déjà que Francesco avait fait une réapparition dans sa vie, voilà que maintenant elle reprenait ses anciennes habitudes avec sa gâchette facile.
Un grognement sortit de sa bouche alors qu’à nouveau, elle laissa son verre pour se diriger vers son dortoir, valait mieux dormir que passer la nuit à se saouler la gueule. Toutefois, en chemin, elle croisa une silhouette qu’elle connaissait bien : Bass. D’un pas rapide, elle le rattrapa et l’attrapa par le bras. Il était seul, un instant Cas’ se demandait ce qu’il fichait à se balader dans la mine comme ça mais au final, ça lui importait peu. Ses bras s’enroulèrent autour du coup de l’homme, échangeant une étreinte rapide avec lui. Une étreinte qui lui donna envie de lâcher complètement les sentiments qui rôdaient en elle. Pourtant, elle n’arrivait pas à le faire, ça aurait été comme se résigner. A la place, elle lui adressa un sourire sincère. Clairement, le voir lui faisait du bien, la relaxait et lui rappeler de bons souvenirs. "C’est bien que tu sois là." Certes, ce n’était pas représentatif de l’état d’esprit de la femme mais sa fierté empêchait des mots tels que « je suis contente de te voir » de sortir de sa bouche. Après si Bass la connaissait un tant soit peu, l’étreinte et le sourire suffisait à lui faire comprendre le sentiment. Son regard croisa le sien et son sourire disparut pour faire place à des traits plus naturels, plus sérieux. "J’ai besoin de toi enfin de te parler." Dit-elle sobrement alors qu’elle tirait Bass par la main vers l’infirmerie. L’endroit le plus proche et sûrement le plus calme à cette heure tardive de la journée. Casey ne se voyait pas lui parler au milieu du couloir, pas de ce sujet. En entrant dans l’infirmerie, elle demanda à l’aide-soignant/infirmier/on-ne-sait-quoi d’aller prendre une pause, lui affirmant qu’elle prendrait le relai s’il y avait besoin d’avertir un médecin. Personne d’autre n’était là, l’épidémie étant finie, et la mine désenclavée, l’infirmerie n’était plus aussi agitée qu’avant. Tant mieux. Néanmoins, elle amena tout de même l’homme vers l’arrière salle. S’assurant de ne pas être dérangés si l’on venait."Alors c’est peut-être con mais…" Mais... ? En fait, son regard avait stoppé Casey dans son élan. Elias serait pour plus tard. Actuellement, elle avait d’autres priorités qui venaient de lui apparaître juste sous le nez. La Miners avait effectivement « besoin » de lui, plus que de lui parler. Sans attendre une quelconque invitation, elle s’approcha de lui pour l’embrasser. Baisers qui se transformèrent vite en une étreinte plus passionnée. C’est de ça dont Casey avait besoin tout de suite. La femme relâchait toute la pression qui s’était accumulée en elle et toutes les pensées noires qui flottaient au-dessus de sa tête, depuis des jours, s’évanouirent comme par magie. Retrouvant rapidement ses repaires sur le corps de Bass, ses mains et ses lèvres n’incitaient qu’à une chose : passer à l’acte. Vite fait, bien fait. Et pourtant… Quelqu’un en décida autrement. La voix de Maxine et d’un autre homme se firent entendre. Toujours à faire chier celle-la. C’était bien le bon moment pour décider de faire une consultation ! Une porte de fortune les séparait, mais pas assez pour ne pas les entendre ou se faire entendre… Manifestement, le corps de son partenaire, surtout une certaine partie de son corps, ne semblait ne plus être très opérationnelle. Bon… Ben… c’était mal barré pour la rapidité ou pour quoi que ce soit d’autre d’ailleurs… "Bon… je pense que ça sera pour un autre jour." Dit-elle en chuchotant avant de commencer à se rhabiller et de se cogner dans un meuble. Rapidité : 0/20, discrétion : 0/20, satisfaction : 0/20, frustration: 20/20!

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Bass Ferguson
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MessageSujet: Re: Oh, come on!   Dim 14 Mai - 0:49

Maxine Bass Casey
Oh, come on!

Aimer quelque chose ou quelqu’un apportait toujours son lot d’emmerdes – des trafics dont il était pas fier pour filer du cash à sa famille, la taule pour protéger sa sœur. Et maintenant ça – Bass mourait pour Olympia, mais il y avait des choses plus délicates que le suicide dans ce bas monde. Faire partie du conseil s’était accompagné de son lot de boulot (par-dessus la tête) et de responsabilités (rien ne pouvait être pire que la honte de sa trahison, sous le règne d’Elijah, et la déchéance de celui-ci après tout, Bass était prêt à encaisser pas mal de trucs sur les épaules pour la bonne cause). Exemple type : traîner sa carcasse jusqu’à la mine pour voir l’ambiance après le pire de l’épidémie et du cloaque de la quarantaine.  « Va tâter Anita », en somme – est-ce qu’une alliance était possible, profitable ? La situation était assez tendue avec les cavaliers et Bass avait été soulagé de pouvoir quitter les murs d’Olympia. Les messes basses, les regards en coin… il était fatigué de la tension qui régnait, des mensonges constants et il gardait le silence presque tout le temps maintenant – tout avait commencé avec Elijah, et le paradis était souillé.
Tâter le terrain, faire preuve de diplomatie avec un phénomène comme Anita c’est à peine mieux pourtant et Bass n’était pas… à son avantage, ni à son aise dans ces circonstances. Il avait embarqué des olympiens en qui il avait confiance – Vladimir, qu’il espérait à même de calmer le jeu si nécessaire. Bass n’était pas un diplomate, il était à peine sociable envers sa famille. Il n’avait rien d’un leader, ce n’avait jamais été son rôle. N’empêche. Il était dans un lieu inconnu, peuplé d’inconnus qui les regardaient avec une curiosité mêlée de méfiance. Bass n’avait pas non plus misé sur le fait qu’être sous terre, enfermé, sans fenêtres lui rappelait la prison. Il étouffait.

Sa tension pourtant se dissipa lorsqu’il pivota sur ses talons pour faire face à la blonde qui venait de lui attraper le bras au détour d’un couloir. Tendu sur ses gardes puis… un sourire sincère vient sur ses lèvres. «  Hey toi. » Ses yeux s’éclairèrent d’une lueur plus joyeuse et facétieuse en reconnaissant la blonde. Sa main vint se poser spontanément sur sa taille avant qu’elle ne vienne l’enlacer. Un peu interdit, bien qu’amusé, il la serra contre lui, resserrant l’étreinte de ses bras dans son dos avec force. Il eut un rictus amusé envers sa « confidence ». Cela sonnait plus comme si elle se réjouissait de sa présence pour ainsi dire politiquement. Du pipeau s’il était un tant soit peu capable de lire sur ses traits. Il lui adressa un clin d’œil : « - Je suis content de voir… un visage familier ici »
Bass se laissa entraîner, un peu perplexe. Il ne protesta pas, plus intrigué qu’opposé à l’idée, quelle qu’elle soit. Mais, comment est-ce qu’il faisait pour toujours se retrouver les deux pieds dans une foutue infirmerie ? Il y passait un temps fou. Il pencha légèrement la tête sur le côté, se rapprochant de la jeune femme alors que celle-ci se tournait vers lui, déterminée. Mais ? Il arquait un sourcil, s’apprêtant à lui répliquer une taquinerie pour détendre l’atmosphère alors qu’il venait pour l’attirer près de lui, se penchant pour l’attraper…

Une demi-seconde. Bass resta interdit une demi-seconde alors que Casey venait se jeter à son cou pour l’embrasser. Sans aucune ambiguïté sur ses intentions. Ce n’était pas… ce qu’il était venu faire ici, ce à quoi il s’attendait et dieu savait à quel point il n’avait pas besoin de se compliquer encore la vie. Mais ce n’était pas compliqué. Il n’eut qu’une demi-seconde avant que son corps n’embraye et qu’il vienne prendre son visage en coupe entre ses mains, presque délicatement pour lui rendre son baiser. Sa délicatesse s’effaçant bien vite alors que ses mains se pressaient sur sa peau, sous ses vêtements. Ils en avaient besoin autant l’un que l’autre.  Il n’avait pas l’excuse de l’alcool cette fois-ci ( comme leur dernière fois lui semblait à des années lumières ) et ses mains étaient moins confuses sur sa peau, plus passionnées. Il la souleva du sol pour la poser sur un meuble et venir entre ses jambes, aveugle à tout sauf à leur corps à corps. Pas sourd pourtant. Le blond s’immobilisa, les lèvres sur la peau de sa partenaire. Figé. Il connaissait cette voix. Il pouvait encore l’imaginer rire, il pouvait encore imaginer sa réaction lorsqu’on lui avait dit de faire demi-tour de la prison.  Ses baisers se firent plus absents, ses mains s’immobilisèrent.

Casey lui semblait soudain bien loin et il mit un temps à se ressaisir. Mentalement du moins, avalant sa salive alors qu’il laissait Casey se rhabiller tant bien que mal dans leur réduit. Physiquement. Il était loin très loin de la fougue de l’instant précédent. Bass se passa les mains sur son visage, se frottant comme pour faire partir la voix de Maxine. C’était un mirage ? Non. Cela faisait longtemps qu’il ne rêvait d’elle, il n’était plus un ado.   « - Désolé. » Y a-t-il plus pitoyable que des excuses après une panne ? Oui, le « j’te jure c’est la première fois », mais ça, ça sonnait vraiment con. Il s’en voulait – et se sentait stupide. Avec une grimace Bass vint pout enlacer Casey, déposer un baiser dans son cou. Il ne voulait pas rester sur une douche froide, il la voulait elle. Juste… La porte s’ouvrit, derrière Casey. Laissant voir par-dessus son épaule une jeune femme qu’il ne croyait ne plus jamais voir. Mais dont la voix, le visage étaient fermement ancrés dans son esprit. Oh, dans son esprit ? Une longue litanie de « merde merde merde merde » frénétiques à cadence accélérée. Des cymbales qui dansent la macarena. De Charybde en Scylla. D’embarassement personnel assez fort … à humiliation en place publique ?  

Disons que le sang s’était plutôt réfugié dans son cœur – qui battait la chamade, paniqué, un peu comme Bass en prison qui fait les cent pas en tapant contre les murs parce qu’il ne sait pas quoi faire, et qu’il ne sait pas ce qu’il veut et qu’il ne doit pas accepter de voir Maxine, il ne pouvait pas… - et dans ses joues, parce que sous la barbe, les pommettes de Bass piquaient un fard. Plutôt que dans son entrejambe, décidément zone non touchée par le réchauffement climatique depuis que Maxine avait pénétré dans l’infirmière.  Son entrejambe. Bass réagit avec un temps de retard pour remonter son pantalon sur ses hanches et boucler à la va-vite sa ceinture, se mordant l’intérieur de la joue jusqu’à sang. Merde, bis.  Il tourna (ensuite) lentement la tête vers la brune, nouvelle venue. Non, pas un mirage. Les mirages, ça vous donne pas la honte, la gorge sèche, des souvenirs de gosse, et des chatouillis dans l’estomac. Le teint de Bass hésite entre très pâle et très rouge alors qu’il se frotte la nuque, circonspect.  « - Maxine … ? »  No shit sherlock.


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Maxine Warren
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MessageSujet: Re: Oh, come on!   Lun 29 Mai - 0:04




BASS, MAXINE ET CASEY


« Oh, come on !


Il l’intercepte au détour d’un couloir, le sourire aux lèvres. « Tu m’aurais pas oublié ? » Le ton est taquin, et Maxine ne s’en formalise pas. Elle hausse les épaules, levant le menton pour le regarder bien en face. « J’ai du temps maintenant, si tu veux. » Il acquiesce et elle ouvre la marche, posant quelques questions d’usage sur la guérison de la plaie pendant le trajet qui les mène jusqu’à l’infirmerie. Il s’est ouvert la main en effectuant des réparations, et Maxine l’a rafistolé d’un air exaspéré, subissant le récit de sa mésaventure en silence presque complet, ponctuant simplement l’histoire de soupirs et de regards dubitatifs. Il est maintenant temps de retirer les points de suture, qui forment une guirlande inégale le long de la paume, comme les épines dorsales ornant la cicatrice encore rouge et gonflée.

Elle entre dans l’infirmerie et il lui faut plusieurs secondes avant de saisir exactement ce qu’il se passe. Un profond soupir quitte ses lèvres, alors qu’elle s’apprête à lâcher une remarque particulièrement désobligeante à l’intention de la chef de la sécurité. Comme si l’infirmerie était un bon endroit pour tirer son coup, tiens. Comme s’il n’y avait aucun risque que quelqu’un y entre, parce que clairement l’infirmerie n’est pas du tout un lieu occupé. Alors qu’elle va pour les dégager d’un ton sec, son nom résonne dans l’air, prononcé par une voix masculine qu’elle ne manque pas de reconnaître. Malgré toutes les années de séparation, elle ne l’oublierait jamais. Elle se l’est longtemps imaginée, cette voix, de l’autre côté d’une vitre, répondre aux accusations et aux reproches dont elle n’aurait pas manqué de l’accabler. Bien entendu, elle avait sa part de torts dans l’affaire; elle est partie de son plein gré, sans dire au revoir, mettant fin brusquement à une amitié de longue date, étouffant dans l’œuf  quelque chose qui aurait pu métamorphoser cette amitié en un sentiment bien plus fort. Elle qui le pensait mort n’en croit pas ses yeux. Qu’est-ce qu’il fout là, au Texas, si loin de leur ville de naissance et surtout, de la prison où il croupissait lors du début de l’épidémie ?

Elle sent son visage se décomposer, son cœur menacer de défoncer ses côtes alors qu’elle ne sait pas si elle doit se précipiter vers lui ou rester où elle est, lui mettre une claque ou le serrer contre son cœur à lui en faire mal. Des milliers de questions se pressent à ses lèvres, alors que son regard passe de Bass à Casey, sans qu’elle sache quoi faire. Bien trop pudique, elle se refuse à se laisser aller devant la blonde; si elle est heureuse de voir son vieil ami, elle est toujours irritée par la présence de Casey dans son infirmerie. C’est d’ailleurs à cette dernière qu’elle s’adresse, cachant l’émotion qui la gagne derrière une attitude froide. « Qu’est-ce que tu fais là ? » La question sort d’un ton brusque. « T’as cru que c’était tes quartiers privés ? » elle demande en haussant un sourcil, les bras croisés.  Réalisant soudainement que le jeune homme qui l’accompagne est toujours là, et qu’il ne sait pas où se mettre, elle lui désigne une chaise d’un geste de la main. « Assieds-toi là, je vais prendre le nécessaire. » Gratifiant les tourtereaux d’un regard courroucé, elle fourrage dans les tiroirs avant d’en tirer ce qu’il faut pour retirer les points de suture qui barrent la main du jeune mécanicien. « Je vous conseille de trouver un autre coin tranquille, j’en ai pour un moment ici. » Elle se mure dans le silence, s’installe afin de commencer son ouvrage, concentrée sur les nœuds de fil noir qu’elle a faits plusieurs jours auparavant et qui ont fini de remplir leur rôle. « Ça me fait plaisir de te voir, Bass » elle finit par lâcher, d’un ton bien plus doux, sans même relever les yeux. S’ils avaient été seuls, peut-être aurait-elle fait preuve d’un peu plus de chaleur; mais les sentiments conflictuels à l’égard du blond et la présence d’une audience l’incitent à présenter une façade contrôlée. Il ne faut pas s'y tromper, pourtant. De près on peut voir ses mains trembler, ses yeux rendus brillants par l'émotion et par les larmes brûlantes qui collent à ses cils.

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Casey Redfield
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MessageSujet: Re: Oh, come on!   Sam 3 Juin - 17:55

Maxine Bass Casey
Oh, come on!


C’était étrange comme une situation pouvait soudainement virer vers une autre direction. Casey adressa un demi-sourire à Bass, se voulant rassurante mais ça ne devait pas être le cas. Les choses avaient été trop rapidement, autant lorsqu’elle avait kidnappé Bass à l’infirmerie et l’avait invité à un petit défouloir que l’arrivée de Maxine et la retombée de l’homme. Beaucoup de choses à gérer dans sa tête. C’était comme si d’un coup, elle revenait à la réalité de sa vie et au grand n’importe quoi qui venait de se produire. Son esprit avait fugué, laissant ses instincts prendre le dessus, prendre le dessus aussi sur sa potentielle relation avec une autre personne. La culpabilité n’eut pas le temps de s’installer que l’olympien la prit dans ses bras. Cas’ fut surprise, elle n’était pas habituée aux câlins et ne s’attendait pas à ça de la part de son partenaire. Au final, elle n’eut pas le temps de se réconforter dans les bras de son ex-amant que la porte s’ouvrit derrière elle. Forcément, avec le bordel qu’ils avaient fait – surtout la blonde, c’était comme un appel pour venir ouvrir cette putain de porte et découvrir ce qui se cachait derrière. La chef de la sécurité leva les yeux au ciel, ne préférant pas se retourner après s’être écartée de Bass. Ce n’était pas nécessaire, elle avait reconnu la voix et par ailleurs qui d’autre viendrait l’emmerder si ce n’est Maxine ? Officiellement devenue la chiante de service depuis le départ d’Arte. La vitesse de réaction de l’olympien la stupéfiait. Alors qu’elle réalisait à peine ce qu’il se passait – toujours à moitié nue, lui était déjà quasiment habillé. A croire qu’elle était passée dans une faille spatio-temporelle sans s’en rendre compte. Bordel, elle avait à peine dû boire un verre ou deux. Casey se retourna vers Maxine alors qu’elle l’agressait par des questions connes. "Je suis venue faire de la couture, ça se voit pas ?" Dit-elle sur un ton sarcastique dur alors qu’elle enfilait à son tour son pantalon. Objectif suivant, trouver sa veste et le t-shirt qui étaient censés l’habiller. Alors que son regard parcourait la pièce, Bass prononça le prénom de Max. Elle arqua un sourcil et abandonna ses recherches visuelles pour fixer l’homme. Manifestement, ce n’était pas anodin qu’ils se connaissent. Manquait plus que ça. Poussant un soupir intérieur, elle finit par trouver son t-shirt et sa veste. Il était temps parce que l’autre débile qui accompagnait la médecin ne s’était pas privé du spectacle et ne s’était pas privé de le montrer non plus. Qui sait, peut-être que Casey lui ferait plus d’effet à lui. C’était un maigre réconfort. L’autre pervers n’était pas son type d’homme, de plus l’envie de faire des folies de son corps dans l’infirmerie lui était largement passée. "Pas besoin, je pense qu’on a fini. Mais merci pour la proposition." Elle aurait pu dire ça sur un ton amer mais ça n’aurait pas été juste pour Bass. Par ailleurs, sa phrase pouvait laisser sous-entendre que leur affaire avait déjà été close. Autant jouer là-dessus. La relation entre les deux ne la concernaient pas mais, étrangement et pour une fois, Casey était plutôt curieuse de voir ce qui se cachait derrière la tension qui s’était installée dans l’infirmerie depuis que le regard de Bass avait croisé celui de Maxine. Enfin habillée et prête à reprendre du service, la blonde sortit de la pièce du fond pour rejoindre la pièce principale de l’infirmerie. Elle n’éprouvait aucune gêne par rapport aux circonstances du départ de cette conversation. A quoi bon ? S’envoyer en l’air était naturel et puis dans ce monde apocalyptique, y avait-il encore quelque chose de vraiment choquant ? "Je n’ai pas besoin de faire les présentations à ce que je vois…" Sa remarque sous-entendait une question et elle tenait bien à avoir une réponse. De fait, la chef de la sécurité se planta dans l’infirmerie, les bras croisés à fixer la médecin. Même de dos, elle pouvait voir que sa position n’avait pas autant d’assurance que d’habitude. Quelque chose clochait. De plus, Bass était en train de rougir jusqu’à pouvoir réchauffer la pièce rien qu’avec ses joues. Son regard se posa sur le blessé, qui lui, la fixait. Si elle avait pu le virer de la pièce, elle l’aurait fait. Il n’avait rien à foutre là et se retrouvait dans une situation qui le dépassait encore plus que la blonde. Se passant de commentaire, elle préféra jouer de son regard noir pour lui indiquer qu’il n’était pas au bon endroit, au bon moment. Ce qui l'inquiétait surtout c'était les rumeurs qui allaient courir dans la mine et aux oreilles de qui, elles allaient arriver... Notamment d'un "qui" en particulier...

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Bass Ferguson
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MessageSujet: Re: Oh, come on!   Dim 11 Juin - 19:55

Maxine Bass Casey
Oh, come on!

Bass se sent plus nu que lorsqu’un maton a vérifié qu’il n’avait rien emporté sur lui – en lui – lors de son arrivée en taule. Etre nu, humilié, ce n’est rien par rapport au cœur qui bat la chamade, qui hurle que … putain comment en est-il arrivé là et pourquoi toujours la vie lui renvoie quelque chose dans les dents ? Bon ou mauvais, Bass s’en mord toujours les doigts. Ses mains bossent pour lui, encore chaudes de la peau d’une femme, mais sur un mode automatique, sans s’en rendre compte, il referme ses vêtements et sa pudeur. Pas sa vulnérabilité. Cela aurait été n’importe qui… il aurait eu un reniflement amusé, se serait tranquillement rhabillé, et aurait balancé d’un haussement d’épaule tout embarras. Il n’y avait pas de quoi avoir honte – ils prenaient du bon temps entre adultes consentants, les leçons de morale avait toujours volé bien plus haut que le crâne de Bass.  Pas face à Maxine. L’espace d’un instant… c’est long. Il attend sa réaction, bredouille. Il avait refusé de voir Maxine, parce que c’était ce qu’il y avait mieux à faire – la honte. Surtout. Il n’avait pas voulu qu’elle le voit comme ça – la conclusion CQFD que les deux jeunes gens n’avaient rien eu à faire ensemble. Mais il avait eu du temps à penser, pendant deux ans dans 9m², à refaire la scène avec Lisbeth – comment aurait-elle réagir ? Et, a fortiori, comment réagirait-elle maintenant ? Plus par une gifle et par une aigreur, du ressentiment, s’était décidé Bass. Non pas parce qu’il pensait Max comme une personne amère, mais parce qu’il méritait ce qui lui était arrivé.
Sauf que nope. Son agressivité était envers Casey, et Bass se sent de trop alors que les deux jeunes femmes s’assènent des amabilités. Il enfouit ses mains dans ses poches, sans savoir comment se comporter. Maxine ne les veut décidément pas là et le quatrième larron s’amuse beaucoup trop pour un type à qui on enlève les points. Mais il est hors de question que Bass claque la porte derrière lui – même pour retrouver Casey dans un couloir plus obscur. Même s’il sent ses joues brûler sous sa barbe, comme s’il n’était qu’un gamin au duvet blond.

Bass jette un coup d’œil malgré lui à Casey. Elle semble attendre quelque chose, une explication et la neutralité qui suinte dans sa voix donne envie à Bass de courber le dos, regarder le sol, mordre sa joue. L’ardoise qu’il doit à Casey n’a de cesse d’augmenter – leur étreinte … ratée est assez embarrassante, qui plus est en public. Mais l’interruption de Maxine remue quelque chose de plus ancien en lui. Des souvenirs, des regrets. Cela lui donne l’impression que tout cela avait lieu il y a quarante ans, pas quinze et qu’il est trop nostalgique, trop sentimental pour être encore en vie dans ce monde de chien. Mais Bass ne courbe pas le dos – il reste droit, et détourne le regard de Casey pour effleurer Maxine, le regard comme une caresse alors qu’il se remémore son amour d’enfance. Il secoue la tête et articule silencieusement « nope » à Casey. Pas besoin de faire des présentations. Mais il n’a pas le cœur d’expliquer et… cela ne la concerne pas, songe-t-il avec un brin de possessivité pour ses souvenirs. Bass inspire tandis que Maxine finit ce qu’elle a à faire, et qu’ils laissent le silence s’attarder entre le trio, jouant à la corde à sauter avec la tension. Casey veut des explications, et en toute honnêteté, s’il se mettait cinq minutes dans ses baskets… Elle est patiente et compréhensive envers eux. Mais Bass n’a pas le cœur de se livrer, et Maxine a déjà de quoi faire avec son patient – son patient, et la tension dans son dos qui lui donne envie de l’attirer contre son torse, enlacer sa taille jusqu’à ce qu’elle lâche ses foutus nerfs et admette ce qui la trouble. A la place, il joue machinalement avec un truc qui traîne, sans la lâcher des yeux, sans poser son regard sur Casey.

« - Je suis content que tu sois en vie. »  Et je sais que tu dois me haïr et que je mérite des gifles et que je me suis conduit comme un enfoiré, mais je le referais, si j’étais à nouveau dans cette posture. Et c’est toi qui a rompu. Mais… Bass n’est pas du genre bavard. Et surtout, il marche sur des œufs, incapable de savoir ce que pense Maxine. Il est sincère, c’est un soulagement que revoir la jeune femme, quelque chose à laquelle il n’avait même pas cru. Conséquence, c’est irréel. Quinze ans. Y a une gamine qui dort chez lui qui n’a pas autant d’années dans la caboche.
Le blond s’avance lentement, très lentement, les foulées ralenties de l’infirmière, en silence comme le raideur sait le faire. Approcher un animal sauvage tandis qu’un autre l’observe et mesure ses gestes. Et qu’un clampin sans fils dans le bras demeure parfaitement immobile, comme s’il était immunisé à l’atmosphère de la pièce. Ou pire que c’était un mouchard, et cela n’éveille pas des sentiments de patience chez l’Olympien. Maxine range son matériel ( gagner du temps ? Bass est incapable de savoir si ça serait son genre, mais après tout c’était lui qui avait refusé de la voir. Pas de leçon à donner au pays des lâches. ) « - Fous le camp, » Grondement de mauvaise augure, propos définitif. Bass n’en a rien à foutre d’être le seul qui n’a pas sa place dans l’infirmerie.

Il est dans le dos de Maxine, et voit distinctement ses mains trembler. Au moins est-elle dans le même état que lui, si elle ne bout pas de l’envie de lui mettre une et cette pensée attire un petite sourire aux lèvres de Bass. Un sourire bien malheureux, de celui qu’on fait au travers des larmes, mais un sourire tout de même. Lentement il vient poser sa main sur l’épaule de la brune, remontant sans le réaliser jusqu’à son cou, sa nuque dégagée par ses cheveux portés courts. Il avait fait ça des dizaines de fois étant jeune. Mais jamais n’avait-il eu à murmurer la gorge nouée : « - Je suis désolé. » Un murmure qui chatouille l’oreille de la jeune femme, qui parvient encore à être un peu assuré derrière la fragilité. Bass devrait se dégager, lui laisser de l’espace mais il en est incapable et l’attirer au contraire dans une étreinte d’ours, passant son bras autour de ses épaules pour l’attirer contre son torse et un bref instant poser son menton contre son épaule, dans son cou et chuchoter juste pour elle. « - Ne me déteste pas, s’il te plaît. » Cinq, six secondes ? Le mouvement est soudain, et il la serre contre lui pour juste réaliser qu’elle est réelle, en vie, vieillie comme lui. Et pourtant, tangible sous ses doigts alors qu’il s’écarte, et grimace tristement, détournant les yeux.

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