AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



 
Bienvenue sur Influenza, faites attention à vos fesses, les rôdeurs sont affamés !
N'hésitez pas à jeter un coup d'oeil à nos postes vacants

Nous sommes en décembre 2017. L'épidémie a commencé en octobre 2010. Plus d'information sur l'épidémie { + }

Découvrez la playlist officielle d'Influenza !

Partagez | 
 

 Oh, come on!

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Miners + on pioche tic toc
avatar
Miners + on pioche tic toc
Hurlements : 1884
survit depuis le : 10/10/2016
capsules de troc : 2870

MessageSujet: Oh, come on!   Sam 22 Avr - 21:20

Maxine Bass Casey
Oh, come on!


Il y a une heure à peine, Bass était arrivé à la mine, accompagné d’autres personnes. Les rumeurs avaient parcouru la mine à une vitesse fulgurante. Casey, laissant son verre de côté, était sortie de la salle commune pour aller vérifier cette rumeur mais elle ne put qu’apercevoir les trois hommes qui rentraient dans le bureau d’Anita. Tant pis, ça serait pour plus tard. Et ce plus tard arriva bien vite. Alors qu’elle voulait discuter avec Bass de ses hypothèses quant à la possibilité d’un membre de sa famille à la mine, ils s’étaient retrouvés à discuter d’autres choses. En réalité, la blonde, n’était pas très au clair avec son cerveau. L’alcool ou la semaine qui venait de s’écouler, lui donner envie de… Elle ne savait pas mais son esprit était plus qu’embrouillé. Elle n’avait pas bu depuis une éternité mais avec ce qui s’était passé hier… La « mort » de Seth… Ça lui restait en travers de la gorge. Déjà que Francesco avait fait une réapparition dans sa vie, voilà que maintenant elle reprenait ses anciennes habitudes avec sa gâchette facile.
Un grognement sortit de sa bouche alors qu’à nouveau, elle laissa son verre pour se diriger vers son dortoir, valait mieux dormir que passer la nuit à se saouler la gueule. Toutefois, en chemin, elle croisa une silhouette qu’elle connaissait bien : Bass. D’un pas rapide, elle le rattrapa et l’attrapa par le bras. Il était seul, un instant Cas’ se demandait ce qu’il fichait à se balader dans la mine comme ça mais au final, ça lui importait peu. Ses bras s’enroulèrent autour du coup de l’homme, échangeant une étreinte rapide avec lui. Une étreinte qui lui donna envie de lâcher complètement les sentiments qui rôdaient en elle. Pourtant, elle n’arrivait pas à le faire, ça aurait été comme se résigner. A la place, elle lui adressa un sourire sincère. Clairement, le voir lui faisait du bien, la relaxait et lui rappeler de bons souvenirs. "C’est bien que tu sois là." Certes, ce n’était pas représentatif de l’état d’esprit de la femme mais sa fierté empêchait des mots tels que « je suis contente de te voir » de sortir de sa bouche. Après si Bass la connaissait un tant soit peu, l’étreinte et le sourire suffisait à lui faire comprendre le sentiment. Son regard croisa le sien et son sourire disparut pour faire place à des traits plus naturels, plus sérieux. "J’ai besoin de toi enfin de te parler." Dit-elle sobrement alors qu’elle tirait Bass par la main vers l’infirmerie. L’endroit le plus proche et sûrement le plus calme à cette heure tardive de la journée. Casey ne se voyait pas lui parler au milieu du couloir, pas de ce sujet. En entrant dans l’infirmerie, elle demanda à l’aide-soignant/infirmier/on-ne-sait-quoi d’aller prendre une pause, lui affirmant qu’elle prendrait le relai s’il y avait besoin d’avertir un médecin. Personne d’autre n’était là, l’épidémie étant finie, et la mine désenclavée, l’infirmerie n’était plus aussi agitée qu’avant. Tant mieux. Néanmoins, elle amena tout de même l’homme vers l’arrière salle. S’assurant de ne pas être dérangés si l’on venait."Alors c’est peut-être con mais…" Mais... ? En fait, son regard avait stoppé Casey dans son élan. Elias serait pour plus tard. Actuellement, elle avait d’autres priorités qui venaient de lui apparaître juste sous le nez. La Miners avait effectivement « besoin » de lui, plus que de lui parler. Sans attendre une quelconque invitation, elle s’approcha de lui pour l’embrasser. Baisers qui se transformèrent vite en une étreinte plus passionnée. C’est de ça dont Casey avait besoin tout de suite. La femme relâchait toute la pression qui s’était accumulée en elle et toutes les pensées noires qui flottaient au-dessus de sa tête, depuis des jours, s’évanouirent comme par magie. Retrouvant rapidement ses repaires sur le corps de Bass, ses mains et ses lèvres n’incitaient qu’à une chose : passer à l’acte. Vite fait, bien fait. Et pourtant… Quelqu’un en décida autrement. La voix de Maxine et d’un autre homme se firent entendre. Toujours à faire chier celle-la. C’était bien le bon moment pour décider de faire une consultation ! Une porte de fortune les séparait, mais pas assez pour ne pas les entendre ou se faire entendre… Manifestement, le corps de son partenaire, surtout une certaine partie de son corps, ne semblait ne plus être très opérationnelle. Bon… Ben… c’était mal barré pour la rapidité ou pour quoi que ce soit d’autre d’ailleurs… "Bon… je pense que ça sera pour un autre jour." Dit-elle en chuchotant avant de commencer à se rhabiller et de se cogner dans un meuble. Rapidité : 0/20, discrétion : 0/20, satisfaction : 0/20, frustration: 20/20!

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Olympians + le monde qui est le mien
avatar
Olympians + le monde qui est le mien
Hurlements : 1243
survit depuis le : 14/10/2016
capsules de troc : 1660

MessageSujet: Re: Oh, come on!   Dim 14 Mai - 0:49

Maxine Bass Casey
Oh, come on!

Aimer quelque chose ou quelqu’un apportait toujours son lot d’emmerdes – des trafics dont il était pas fier pour filer du cash à sa famille, la taule pour protéger sa sœur. Et maintenant ça – Bass mourait pour Olympia, mais il y avait des choses plus délicates que le suicide dans ce bas monde. Faire partie du conseil s’était accompagné de son lot de boulot (par-dessus la tête) et de responsabilités (rien ne pouvait être pire que la honte de sa trahison, sous le règne d’Elijah, et la déchéance de celui-ci après tout, Bass était prêt à encaisser pas mal de trucs sur les épaules pour la bonne cause). Exemple type : traîner sa carcasse jusqu’à la mine pour voir l’ambiance après le pire de l’épidémie et du cloaque de la quarantaine.  « Va tâter Anita », en somme – est-ce qu’une alliance était possible, profitable ? La situation était assez tendue avec les cavaliers et Bass avait été soulagé de pouvoir quitter les murs d’Olympia. Les messes basses, les regards en coin… il était fatigué de la tension qui régnait, des mensonges constants et il gardait le silence presque tout le temps maintenant – tout avait commencé avec Elijah, et le paradis était souillé.
Tâter le terrain, faire preuve de diplomatie avec un phénomène comme Anita c’est à peine mieux pourtant et Bass n’était pas… à son avantage, ni à son aise dans ces circonstances. Il avait embarqué des olympiens en qui il avait confiance – Vladimir, qu’il espérait à même de calmer le jeu si nécessaire. Bass n’était pas un diplomate, il était à peine sociable envers sa famille. Il n’avait rien d’un leader, ce n’avait jamais été son rôle. N’empêche. Il était dans un lieu inconnu, peuplé d’inconnus qui les regardaient avec une curiosité mêlée de méfiance. Bass n’avait pas non plus misé sur le fait qu’être sous terre, enfermé, sans fenêtres lui rappelait la prison. Il étouffait.

Sa tension pourtant se dissipa lorsqu’il pivota sur ses talons pour faire face à la blonde qui venait de lui attraper le bras au détour d’un couloir. Tendu sur ses gardes puis… un sourire sincère vient sur ses lèvres. «  Hey toi. » Ses yeux s’éclairèrent d’une lueur plus joyeuse et facétieuse en reconnaissant la blonde. Sa main vint se poser spontanément sur sa taille avant qu’elle ne vienne l’enlacer. Un peu interdit, bien qu’amusé, il la serra contre lui, resserrant l’étreinte de ses bras dans son dos avec force. Il eut un rictus amusé envers sa « confidence ». Cela sonnait plus comme si elle se réjouissait de sa présence pour ainsi dire politiquement. Du pipeau s’il était un tant soit peu capable de lire sur ses traits. Il lui adressa un clin d’œil : « - Je suis content de voir… un visage familier ici »
Bass se laissa entraîner, un peu perplexe. Il ne protesta pas, plus intrigué qu’opposé à l’idée, quelle qu’elle soit. Mais, comment est-ce qu’il faisait pour toujours se retrouver les deux pieds dans une foutue infirmerie ? Il y passait un temps fou. Il pencha légèrement la tête sur le côté, se rapprochant de la jeune femme alors que celle-ci se tournait vers lui, déterminée. Mais ? Il arquait un sourcil, s’apprêtant à lui répliquer une taquinerie pour détendre l’atmosphère alors qu’il venait pour l’attirer près de lui, se penchant pour l’attraper…

Une demi-seconde. Bass resta interdit une demi-seconde alors que Casey venait se jeter à son cou pour l’embrasser. Sans aucune ambiguïté sur ses intentions. Ce n’était pas… ce qu’il était venu faire ici, ce à quoi il s’attendait et dieu savait à quel point il n’avait pas besoin de se compliquer encore la vie. Mais ce n’était pas compliqué. Il n’eut qu’une demi-seconde avant que son corps n’embraye et qu’il vienne prendre son visage en coupe entre ses mains, presque délicatement pour lui rendre son baiser. Sa délicatesse s’effaçant bien vite alors que ses mains se pressaient sur sa peau, sous ses vêtements. Ils en avaient besoin autant l’un que l’autre.  Il n’avait pas l’excuse de l’alcool cette fois-ci ( comme leur dernière fois lui semblait à des années lumières ) et ses mains étaient moins confuses sur sa peau, plus passionnées. Il la souleva du sol pour la poser sur un meuble et venir entre ses jambes, aveugle à tout sauf à leur corps à corps. Pas sourd pourtant. Le blond s’immobilisa, les lèvres sur la peau de sa partenaire. Figé. Il connaissait cette voix. Il pouvait encore l’imaginer rire, il pouvait encore imaginer sa réaction lorsqu’on lui avait dit de faire demi-tour de la prison.  Ses baisers se firent plus absents, ses mains s’immobilisèrent.

Casey lui semblait soudain bien loin et il mit un temps à se ressaisir. Mentalement du moins, avalant sa salive alors qu’il laissait Casey se rhabiller tant bien que mal dans leur réduit. Physiquement. Il était loin très loin de la fougue de l’instant précédent. Bass se passa les mains sur son visage, se frottant comme pour faire partir la voix de Maxine. C’était un mirage ? Non. Cela faisait longtemps qu’il ne rêvait d’elle, il n’était plus un ado.   « - Désolé. » Y a-t-il plus pitoyable que des excuses après une panne ? Oui, le « j’te jure c’est la première fois », mais ça, ça sonnait vraiment con. Il s’en voulait – et se sentait stupide. Avec une grimace Bass vint pout enlacer Casey, déposer un baiser dans son cou. Il ne voulait pas rester sur une douche froide, il la voulait elle. Juste… La porte s’ouvrit, derrière Casey. Laissant voir par-dessus son épaule une jeune femme qu’il ne croyait ne plus jamais voir. Mais dont la voix, le visage étaient fermement ancrés dans son esprit. Oh, dans son esprit ? Une longue litanie de « merde merde merde merde » frénétiques à cadence accélérée. Des cymbales qui dansent la macarena. De Charybde en Scylla. D’embarassement personnel assez fort … à humiliation en place publique ?  

Disons que le sang s’était plutôt réfugié dans son cœur – qui battait la chamade, paniqué, un peu comme Bass en prison qui fait les cent pas en tapant contre les murs parce qu’il ne sait pas quoi faire, et qu’il ne sait pas ce qu’il veut et qu’il ne doit pas accepter de voir Maxine, il ne pouvait pas… - et dans ses joues, parce que sous la barbe, les pommettes de Bass piquaient un fard. Plutôt que dans son entrejambe, décidément zone non touchée par le réchauffement climatique depuis que Maxine avait pénétré dans l’infirmière.  Son entrejambe. Bass réagit avec un temps de retard pour remonter son pantalon sur ses hanches et boucler à la va-vite sa ceinture, se mordant l’intérieur de la joue jusqu’à sang. Merde, bis.  Il tourna (ensuite) lentement la tête vers la brune, nouvelle venue. Non, pas un mirage. Les mirages, ça vous donne pas la honte, la gorge sèche, des souvenirs de gosse, et des chatouillis dans l’estomac. Le teint de Bass hésite entre très pâle et très rouge alors qu’il se frotte la nuque, circonspect.  « - Maxine … ? »  No shit sherlock.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Miners + on pioche tic toc
avatar
Miners + on pioche tic toc
Hurlements : 243
survit depuis le : 04/03/2017
capsules de troc : 370

MessageSujet: Re: Oh, come on!   Lun 29 Mai - 0:04




BASS, MAXINE ET CASEY


« Oh, come on !


Il l’intercepte au détour d’un couloir, le sourire aux lèvres. « Tu m’aurais pas oublié ? » Le ton est taquin, et Maxine ne s’en formalise pas. Elle hausse les épaules, levant le menton pour le regarder bien en face. « J’ai du temps maintenant, si tu veux. » Il acquiesce et elle ouvre la marche, posant quelques questions d’usage sur la guérison de la plaie pendant le trajet qui les mène jusqu’à l’infirmerie. Il s’est ouvert la main en effectuant des réparations, et Maxine l’a rafistolé d’un air exaspéré, subissant le récit de sa mésaventure en silence presque complet, ponctuant simplement l’histoire de soupirs et de regards dubitatifs. Il est maintenant temps de retirer les points de suture, qui forment une guirlande inégale le long de la paume, comme les épines dorsales ornant la cicatrice encore rouge et gonflée.

Elle entre dans l’infirmerie et il lui faut plusieurs secondes avant de saisir exactement ce qu’il se passe. Un profond soupir quitte ses lèvres, alors qu’elle s’apprête à lâcher une remarque particulièrement désobligeante à l’intention de la chef de la sécurité. Comme si l’infirmerie était un bon endroit pour tirer son coup, tiens. Comme s’il n’y avait aucun risque que quelqu’un y entre, parce que clairement l’infirmerie n’est pas du tout un lieu occupé. Alors qu’elle va pour les dégager d’un ton sec, son nom résonne dans l’air, prononcé par une voix masculine qu’elle ne manque pas de reconnaître. Malgré toutes les années de séparation, elle ne l’oublierait jamais. Elle se l’est longtemps imaginée, cette voix, de l’autre côté d’une vitre, répondre aux accusations et aux reproches dont elle n’aurait pas manqué de l’accabler. Bien entendu, elle avait sa part de torts dans l’affaire; elle est partie de son plein gré, sans dire au revoir, mettant fin brusquement à une amitié de longue date, étouffant dans l’œuf  quelque chose qui aurait pu métamorphoser cette amitié en un sentiment bien plus fort. Elle qui le pensait mort n’en croit pas ses yeux. Qu’est-ce qu’il fout là, au Texas, si loin de leur ville de naissance et surtout, de la prison où il croupissait lors du début de l’épidémie ?

Elle sent son visage se décomposer, son cœur menacer de défoncer ses côtes alors qu’elle ne sait pas si elle doit se précipiter vers lui ou rester où elle est, lui mettre une claque ou le serrer contre son cœur à lui en faire mal. Des milliers de questions se pressent à ses lèvres, alors que son regard passe de Bass à Casey, sans qu’elle sache quoi faire. Bien trop pudique, elle se refuse à se laisser aller devant la blonde; si elle est heureuse de voir son vieil ami, elle est toujours irritée par la présence de Casey dans son infirmerie. C’est d’ailleurs à cette dernière qu’elle s’adresse, cachant l’émotion qui la gagne derrière une attitude froide. « Qu’est-ce que tu fais là ? » La question sort d’un ton brusque. « T’as cru que c’était tes quartiers privés ? » elle demande en haussant un sourcil, les bras croisés.  Réalisant soudainement que le jeune homme qui l’accompagne est toujours là, et qu’il ne sait pas où se mettre, elle lui désigne une chaise d’un geste de la main. « Assieds-toi là, je vais prendre le nécessaire. » Gratifiant les tourtereaux d’un regard courroucé, elle fourrage dans les tiroirs avant d’en tirer ce qu’il faut pour retirer les points de suture qui barrent la main du jeune mécanicien. « Je vous conseille de trouver un autre coin tranquille, j’en ai pour un moment ici. » Elle se mure dans le silence, s’installe afin de commencer son ouvrage, concentrée sur les nœuds de fil noir qu’elle a faits plusieurs jours auparavant et qui ont fini de remplir leur rôle. « Ça me fait plaisir de te voir, Bass » elle finit par lâcher, d’un ton bien plus doux, sans même relever les yeux. S’ils avaient été seuls, peut-être aurait-elle fait preuve d’un peu plus de chaleur; mais les sentiments conflictuels à l’égard du blond et la présence d’une audience l’incitent à présenter une façade contrôlée. Il ne faut pas s'y tromper, pourtant. De près on peut voir ses mains trembler, ses yeux rendus brillants par l'émotion et par les larmes brûlantes qui collent à ses cils.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Miners + on pioche tic toc
avatar
Miners + on pioche tic toc
Hurlements : 1884
survit depuis le : 10/10/2016
capsules de troc : 2870

MessageSujet: Re: Oh, come on!   Sam 3 Juin - 17:55

Maxine Bass Casey
Oh, come on!


C’était étrange comme une situation pouvait soudainement virer vers une autre direction. Casey adressa un demi-sourire à Bass, se voulant rassurante mais ça ne devait pas être le cas. Les choses avaient été trop rapidement, autant lorsqu’elle avait kidnappé Bass à l’infirmerie et l’avait invité à un petit défouloir que l’arrivée de Maxine et la retombée de l’homme. Beaucoup de choses à gérer dans sa tête. C’était comme si d’un coup, elle revenait à la réalité de sa vie et au grand n’importe quoi qui venait de se produire. Son esprit avait fugué, laissant ses instincts prendre le dessus, prendre le dessus aussi sur sa potentielle relation avec une autre personne. La culpabilité n’eut pas le temps de s’installer que l’olympien la prit dans ses bras. Cas’ fut surprise, elle n’était pas habituée aux câlins et ne s’attendait pas à ça de la part de son partenaire. Au final, elle n’eut pas le temps de se réconforter dans les bras de son ex-amant que la porte s’ouvrit derrière elle. Forcément, avec le bordel qu’ils avaient fait – surtout la blonde, c’était comme un appel pour venir ouvrir cette putain de porte et découvrir ce qui se cachait derrière. La chef de la sécurité leva les yeux au ciel, ne préférant pas se retourner après s’être écartée de Bass. Ce n’était pas nécessaire, elle avait reconnu la voix et par ailleurs qui d’autre viendrait l’emmerder si ce n’est Maxine ? Officiellement devenue la chiante de service depuis le départ d’Arte. La vitesse de réaction de l’olympien la stupéfiait. Alors qu’elle réalisait à peine ce qu’il se passait – toujours à moitié nue, lui était déjà quasiment habillé. A croire qu’elle était passée dans une faille spatio-temporelle sans s’en rendre compte. Bordel, elle avait à peine dû boire un verre ou deux. Casey se retourna vers Maxine alors qu’elle l’agressait par des questions connes. "Je suis venue faire de la couture, ça se voit pas ?" Dit-elle sur un ton sarcastique dur alors qu’elle enfilait à son tour son pantalon. Objectif suivant, trouver sa veste et le t-shirt qui étaient censés l’habiller. Alors que son regard parcourait la pièce, Bass prononça le prénom de Max. Elle arqua un sourcil et abandonna ses recherches visuelles pour fixer l’homme. Manifestement, ce n’était pas anodin qu’ils se connaissent. Manquait plus que ça. Poussant un soupir intérieur, elle finit par trouver son t-shirt et sa veste. Il était temps parce que l’autre débile qui accompagnait la médecin ne s’était pas privé du spectacle et ne s’était pas privé de le montrer non plus. Qui sait, peut-être que Casey lui ferait plus d’effet à lui. C’était un maigre réconfort. L’autre pervers n’était pas son type d’homme, de plus l’envie de faire des folies de son corps dans l’infirmerie lui était largement passée. "Pas besoin, je pense qu’on a fini. Mais merci pour la proposition." Elle aurait pu dire ça sur un ton amer mais ça n’aurait pas été juste pour Bass. Par ailleurs, sa phrase pouvait laisser sous-entendre que leur affaire avait déjà été close. Autant jouer là-dessus. La relation entre les deux ne la concernaient pas mais, étrangement et pour une fois, Casey était plutôt curieuse de voir ce qui se cachait derrière la tension qui s’était installée dans l’infirmerie depuis que le regard de Bass avait croisé celui de Maxine. Enfin habillée et prête à reprendre du service, la blonde sortit de la pièce du fond pour rejoindre la pièce principale de l’infirmerie. Elle n’éprouvait aucune gêne par rapport aux circonstances du départ de cette conversation. A quoi bon ? S’envoyer en l’air était naturel et puis dans ce monde apocalyptique, y avait-il encore quelque chose de vraiment choquant ? "Je n’ai pas besoin de faire les présentations à ce que je vois…" Sa remarque sous-entendait une question et elle tenait bien à avoir une réponse. De fait, la chef de la sécurité se planta dans l’infirmerie, les bras croisés à fixer la médecin. Même de dos, elle pouvait voir que sa position n’avait pas autant d’assurance que d’habitude. Quelque chose clochait. De plus, Bass était en train de rougir jusqu’à pouvoir réchauffer la pièce rien qu’avec ses joues. Son regard se posa sur le blessé, qui lui, la fixait. Si elle avait pu le virer de la pièce, elle l’aurait fait. Il n’avait rien à foutre là et se retrouvait dans une situation qui le dépassait encore plus que la blonde. Se passant de commentaire, elle préféra jouer de son regard noir pour lui indiquer qu’il n’était pas au bon endroit, au bon moment. Ce qui l'inquiétait surtout c'était les rumeurs qui allaient courir dans la mine et aux oreilles de qui, elles allaient arriver... Notamment d'un "qui" en particulier...

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Olympians + le monde qui est le mien
avatar
Olympians + le monde qui est le mien
Hurlements : 1243
survit depuis le : 14/10/2016
capsules de troc : 1660

MessageSujet: Re: Oh, come on!   Dim 11 Juin - 19:55

Maxine Bass Casey
Oh, come on!

Bass se sent plus nu que lorsqu’un maton a vérifié qu’il n’avait rien emporté sur lui – en lui – lors de son arrivée en taule. Etre nu, humilié, ce n’est rien par rapport au cœur qui bat la chamade, qui hurle que … putain comment en est-il arrivé là et pourquoi toujours la vie lui renvoie quelque chose dans les dents ? Bon ou mauvais, Bass s’en mord toujours les doigts. Ses mains bossent pour lui, encore chaudes de la peau d’une femme, mais sur un mode automatique, sans s’en rendre compte, il referme ses vêtements et sa pudeur. Pas sa vulnérabilité. Cela aurait été n’importe qui… il aurait eu un reniflement amusé, se serait tranquillement rhabillé, et aurait balancé d’un haussement d’épaule tout embarras. Il n’y avait pas de quoi avoir honte – ils prenaient du bon temps entre adultes consentants, les leçons de morale avait toujours volé bien plus haut que le crâne de Bass.  Pas face à Maxine. L’espace d’un instant… c’est long. Il attend sa réaction, bredouille. Il avait refusé de voir Maxine, parce que c’était ce qu’il y avait mieux à faire – la honte. Surtout. Il n’avait pas voulu qu’elle le voit comme ça – la conclusion CQFD que les deux jeunes gens n’avaient rien eu à faire ensemble. Mais il avait eu du temps à penser, pendant deux ans dans 9m², à refaire la scène avec Lisbeth – comment aurait-elle réagir ? Et, a fortiori, comment réagirait-elle maintenant ? Plus par une gifle et par une aigreur, du ressentiment, s’était décidé Bass. Non pas parce qu’il pensait Max comme une personne amère, mais parce qu’il méritait ce qui lui était arrivé.
Sauf que nope. Son agressivité était envers Casey, et Bass se sent de trop alors que les deux jeunes femmes s’assènent des amabilités. Il enfouit ses mains dans ses poches, sans savoir comment se comporter. Maxine ne les veut décidément pas là et le quatrième larron s’amuse beaucoup trop pour un type à qui on enlève les points. Mais il est hors de question que Bass claque la porte derrière lui – même pour retrouver Casey dans un couloir plus obscur. Même s’il sent ses joues brûler sous sa barbe, comme s’il n’était qu’un gamin au duvet blond.

Bass jette un coup d’œil malgré lui à Casey. Elle semble attendre quelque chose, une explication et la neutralité qui suinte dans sa voix donne envie à Bass de courber le dos, regarder le sol, mordre sa joue. L’ardoise qu’il doit à Casey n’a de cesse d’augmenter – leur étreinte … ratée est assez embarrassante, qui plus est en public. Mais l’interruption de Maxine remue quelque chose de plus ancien en lui. Des souvenirs, des regrets. Cela lui donne l’impression que tout cela avait lieu il y a quarante ans, pas quinze et qu’il est trop nostalgique, trop sentimental pour être encore en vie dans ce monde de chien. Mais Bass ne courbe pas le dos – il reste droit, et détourne le regard de Casey pour effleurer Maxine, le regard comme une caresse alors qu’il se remémore son amour d’enfance. Il secoue la tête et articule silencieusement « nope » à Casey. Pas besoin de faire des présentations. Mais il n’a pas le cœur d’expliquer et… cela ne la concerne pas, songe-t-il avec un brin de possessivité pour ses souvenirs. Bass inspire tandis que Maxine finit ce qu’elle a à faire, et qu’ils laissent le silence s’attarder entre le trio, jouant à la corde à sauter avec la tension. Casey veut des explications, et en toute honnêteté, s’il se mettait cinq minutes dans ses baskets… Elle est patiente et compréhensive envers eux. Mais Bass n’a pas le cœur de se livrer, et Maxine a déjà de quoi faire avec son patient – son patient, et la tension dans son dos qui lui donne envie de l’attirer contre son torse, enlacer sa taille jusqu’à ce qu’elle lâche ses foutus nerfs et admette ce qui la trouble. A la place, il joue machinalement avec un truc qui traîne, sans la lâcher des yeux, sans poser son regard sur Casey.

« - Je suis content que tu sois en vie. »  Et je sais que tu dois me haïr et que je mérite des gifles et que je me suis conduit comme un enfoiré, mais je le referais, si j’étais à nouveau dans cette posture. Et c’est toi qui a rompu. Mais… Bass n’est pas du genre bavard. Et surtout, il marche sur des œufs, incapable de savoir ce que pense Maxine. Il est sincère, c’est un soulagement que revoir la jeune femme, quelque chose à laquelle il n’avait même pas cru. Conséquence, c’est irréel. Quinze ans. Y a une gamine qui dort chez lui qui n’a pas autant d’années dans la caboche.
Le blond s’avance lentement, très lentement, les foulées ralenties de l’infirmière, en silence comme le raideur sait le faire. Approcher un animal sauvage tandis qu’un autre l’observe et mesure ses gestes. Et qu’un clampin sans fils dans le bras demeure parfaitement immobile, comme s’il était immunisé à l’atmosphère de la pièce. Ou pire que c’était un mouchard, et cela n’éveille pas des sentiments de patience chez l’Olympien. Maxine range son matériel ( gagner du temps ? Bass est incapable de savoir si ça serait son genre, mais après tout c’était lui qui avait refusé de la voir. Pas de leçon à donner au pays des lâches. ) « - Fous le camp, » Grondement de mauvaise augure, propos définitif. Bass n’en a rien à foutre d’être le seul qui n’a pas sa place dans l’infirmerie.

Il est dans le dos de Maxine, et voit distinctement ses mains trembler. Au moins est-elle dans le même état que lui, si elle ne bout pas de l’envie de lui mettre une et cette pensée attire un petite sourire aux lèvres de Bass. Un sourire bien malheureux, de celui qu’on fait au travers des larmes, mais un sourire tout de même. Lentement il vient poser sa main sur l’épaule de la brune, remontant sans le réaliser jusqu’à son cou, sa nuque dégagée par ses cheveux portés courts. Il avait fait ça des dizaines de fois étant jeune. Mais jamais n’avait-il eu à murmurer la gorge nouée : « - Je suis désolé. » Un murmure qui chatouille l’oreille de la jeune femme, qui parvient encore à être un peu assuré derrière la fragilité. Bass devrait se dégager, lui laisser de l’espace mais il en est incapable et l’attirer au contraire dans une étreinte d’ours, passant son bras autour de ses épaules pour l’attirer contre son torse et un bref instant poser son menton contre son épaule, dans son cou et chuchoter juste pour elle. « - Ne me déteste pas, s’il te plaît. » Cinq, six secondes ? Le mouvement est soudain, et il la serre contre lui pour juste réaliser qu’elle est réelle, en vie, vieillie comme lui. Et pourtant, tangible sous ses doigts alors qu’il s’écarte, et grimace tristement, détournant les yeux.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Miners + on pioche tic toc
avatar
Miners + on pioche tic toc
Hurlements : 243
survit depuis le : 04/03/2017
capsules de troc : 370

MessageSujet: Re: Oh, come on!   Dim 27 Aoû - 0:27




BASS, MAXINE ET CASEY


« Oh, come on !


Les points sont flous devant ses yeux pleins de larmes, et pourtant Maxine défait les nœuds un à un, sans hésitation. À vrai dire, elle pourrait le faire les yeux fermés. Elle s’assure par le fait même que la blessure a bien guéri, et que le jeune homme n’aura pas besoin de soins supplémentaires. À la question implicite de Casey, elle reste muette – elle songe un instant à offrir une réponse, mais elle ne saurait même pas par où commencer. De toute façon, elle ne doit rien à Casey. Ni explication, ni excuses. L’infirmerie est faite pour prodiguer des soins médicaux, et leur cas était loin d’une urgence médicale. Tout au plus, la médecin est agacée par l’attitude de la blonde, qui considère visiblement (à tort) l’infirmerie comme une partie de son salon, et Maxine comme une intruse. Le silence est pesant et elle tente au mieux de l’ignorer, de le repousser derrière elle pour l’oublier. Elle n’était pas prête à revoir Bass; elle est incroyablement soulagée de le savoir en vie, mais sa présence est si irréelle et inattendue qu’elle a peur de se retourner pour le voir disparaître.

Elle espérait chasser le couple en prétendant avoir besoin de l’infirmerie plus longtemps, mais ni l’un ni l’autre n’a bougé et, après quelques minutes, elle a terminé de retirer les points, rangeant son matériel avec application sans se retourner. Ils ne comprennent visiblement pas le message; et si Bass a une raison de rester, elle comprend mal pourquoi Casey se sent obligée de faire pareil. Pour l’emmerder, probablement, et parce qu’elle aime foutre le nez dans ce qui ne la regarde pas. Si son ancien ami fait dégager son patient de deux mots chargés de menaces, il ne fait rien pour déloger la chef de la sécurité. Perdue entre sa colère, son agacement, le bonheur de savoir Bass vivant et toutes les autres émotions contradictoires qui accompagnent sa présence, elle ne remarque qu’il s’est approché lorsque sa main se pose sur son épaule, glissant bientôt sur sa peau dans un geste si familier qu’elle se croirait de retour dans le Wisconsin, une éternité auparavant. Elle détourne la tête, refuse de se retourner vers lui. Elle ne sait toujours pas quoi penser, et le moment lui semble particulièrement mal choisi pour fondre en larmes. Seulement, le blond ne l’entend pas de cette oreille et l’attire contre lui, dans une étreinte trop brève, murmurant des excuses qu’elle n’espérait plus et auxquelles elle n’est pas entièrement certaine d’avoir droit.

Avec le recul, elle sait qu’il n’a pas tous les torts dans l’affaire. Elle est partie la première, coupant les ponts abruptement. Par peur de ne plus savoir partir, pour ne pas hésiter et changer d’avis. Ils n’avaient jamais fait partie du même monde et ses parents le lui avaient répété des centaines de fois, voyant leur amitié d’un mauvais œil. Mais ce refus de la voir, alors qu’elle avait fait le voyage pour lui, était restée plantée sur place à attendre, pour qu’on finisse par lui annoncer qu’il ne voulait pas la voir… Même après toutes ces années, même après la fin du monde, c’était difficile à digérer. Elle inspire profondément pour ne pas pleurer, chasse les gouttes d’eau importunes qui ont dégringolé sur ses joues sans sa permission. Elle se hait d’apparaître aussi émotive devant Casey. Elle se sent exposée et vulnérable, comme si la blonde venait de fouiller ses souvenirs pour y chercher les secrets les mieux enfouis. Bass n’en est pas un honteux, mais certainement l’un des plus précieux et ce pan de sa vie n’est pas quelque chose qu’elle souhaite partager. Comme si, en le dévoilant à autrui, le souvenir allait s’étioler, ses couleurs perdre de la vitalité, pour enfin disparaître.  « Comment t’es arrivé ici ? » elle demande, pour changer de sujet, pour diriger l’attention ailleurs. Elle n’a pas l’intention de discuter de leur passé commun ici, avec quelqu’un d’autre dans la pièce. « Je te croyais au Wisconsin. » Derrière les barreaux. Elle croise les bras (pour s’empêcher de le toucher, de s’assurer encore une fois qu’il est bien là et pas un produit de son imagination) et s’appuie sur le bureau derrière elle. Son regard va de Bass à Casey puis revient, ne sachant pas trop si elle doit continuer d’ignorer la présence de cette dernière, lui dire de dégager ou... ou rien, elle ne voit vraiment pas pourquoi elle est encore là. « Vous vous êtes donné le mot... » L'expression sur le visage de Bass lui indique qu'il n'est peut-être pas au fait de l'information sous-entendue, et Maxine ajoute: « Elias est ici. Il est parti en raid, je ne sais pas exactement quand il doit rentrer. » Elle dirige un regard interrogateur vers la blonde: elle doit bien avoir ce genre d'information, non ? « Si tu restes assez longtemps, tu pourras peut-être le voir. » Ou comment faire diversion, cours 101, avec Maxine Warren.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Miners + on pioche tic toc
avatar
Miners + on pioche tic toc
Hurlements : 1884
survit depuis le : 10/10/2016
capsules de troc : 2870

MessageSujet: Re: Oh, come on!   Dim 27 Aoû - 14:58

Maxine Bass Casey
Oh, come on!


Donc effectivement les deux se connaissaient… Elle regardait Bass qui semblait bien trop absorbé par le choc pour lui fournir des explications supplémentaires. Vu cette espèce de tension qui s’installer dans la pièce, vu les premiers propos du blond, ils n’avaient pas dû se voir depuis plusieurs années. Casey restait sur place, voulant résoudre son incompréhension par rapport à la situation. Surtout que Maxine avait une réaction des plus inattendues. La réflexion de Bass au pauvre homme qui était encore là, lui arracha un sourire. Elle ne l'avait jamais vu avec ce type d’autorité, non pas qu’elle ne pensait pas qu’il pouvait en avoir, c’était juste qu’elle connaissait une autre facette de l’homme. Son sourire s’effaça devant le moment de niaiserie auquel elle faisait face. Bordel… Si les larmes commençaient à couler, la blonde allait se mettre à gueuler. De ce qu’elle voyait de la réaction du médecin, elle n’était justement pas très loin de se prendre un commentaire dans la gueule. Et pourtant, c’est juste un soupir qui s’extirpa de la bouche de Casey alors qu’elle croisait les bras et levait les yeux au ciel. Bon ok… ils avaient bien le droit à un moment de retrouvailles pipouchelou. Perdant son regard dans les formes du plafond, elle réalisa que malgré le fait qu’elle trouvait ça ridicule, elle les admirait aussi. Surtout Bass. Cette simplicité à faire les choses sans réfléchir, à exprimer ses émotions sans passer par la case « je me contiens », par la case de la colère… Casey était incapable de se comporter comme eux et c’est pour cette raison qu’elle n’avait pas fait de commentaire déplacé – jusqu’à maintenant. D’une oreille distraite, elle écoutait le peu d’échange qu’ils avaient, retenant quelques informations au passage, mais son admiration du plafond prit fin: "Bon… c’est pas que je m’ennuie mais je vais vous laisser à vos retrouvailles." Une pointe de sarcasme s’instilla dans sa voix, elle croisa le regard de Maxine et lui adressa un sourire. Elle voyait bien le malaise de la jeune femme et ça l’amusait. Certes, la situation aurait pu être totalement inversée et la blonde aurait sûrement réagi de la même façon mais n’empêchait pas qu’elle savourait cette gêne. Prenant la direction de la sortie, sans manquer de poser une main amicale sur le bras de Bass pour lui signifier un aurevoir, elle s’arrêta néanmoins. Elias. Bordel, avec tout ça, elle avait totalement oublié ce détail. "Ah oui…" Casey passa sa main dans la nuque lorsque l’autre femme la regarda, un peu gênée par l’oubli de cette information puis reprit : "Disons qu’on a pas eu le temps… enfin bref." Les priorités, les priorités ! Si elle avait su le résultat de ses priorités au préalable, les choses auraient pris une autre tournure."Vous vous ressemblez."Dit-elle avec un sourire sincère à l’attention de Bass. Ils avaient le même regard, cette même espèce de présence qu’ils dégageaient, c’est juste ça qui avait mis la puce à l’oreille de Casey. Faute de connaitre les noms de famille de chaque Olympien et chaque Miners.  "Maxine saura sûrement mieux t’en parler que moi de toute façon." Même si elle se demandait, comme la médecin avait fait le lien… sûrement les dossiers médicaux et son passé avec l’olympien ? "Amusez bien, enfin pas trop non plus, vous risquez de vous faire engueuler sinon !" Loin d’être jalouse, elle mettait juste un point d’honneur à lâcher cette dernière remarque ironique pour Maxine et son interruption plus que mal venue. Casey leur fit un vague signe de la main et les laissèrent là. Direction : la salle commune, elle avait sacrément mérité un verre. Faute de combler une de ses envies, autant en combler une autre.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Olympians + le monde qui est le mien
avatar
Olympians + le monde qui est le mien
Hurlements : 1243
survit depuis le : 14/10/2016
capsules de troc : 1660

MessageSujet: Re: Oh, come on!   Sam 30 Sep - 14:24

Maxine Bass Casey
Oh, come on!

C’était un geste sincère, venu du coeur et du jeune homme qui riait avec Maxine des siècles auparavant. Le meilleur de Bass, sans doute, celui qui fait que le jeune dealer de drogue pouvait faire sourire la future docteur et prendre à revers son sale caractère, le meilleur de lui, ce qui fait que l’ancien tueur tente de communiquer son espoir idéaliste à ceux qu’il croise aux fonds des bois. Le meilleur de Bass, surtout ces derniers temps, il se montre moins, ou différemment - la douceur, l’écoute dont il fait preuve, ou caché derrière ses silences et ses fuites. Il n’a pas réfléchi, il avait besoin de la toucher, de s’assurer qu’elle était réelle : non, de renouer le lien qui les unissait autrefois. D’invoquer un souvenir, un fantôme entre eux. De lui demander pardon, surtout, et de laisser un murmure qui n’existait plus le demandait. Lorsque Maxine s’écarte de lui, cela lui rappelle douloureusement ce que n’étaient pas des temps plus simples.

Il reste silencieux, continuant à simplement la regarder, à retracer du regard les traits qu’il caressait autrefois de la pulpe de ses doigts. C’est étrange alors que ses doigts sont encore chauds de la peau de Casey. Bass la regarde, mais il n’a pas le coeur de lui répondre, de changer de sujet; à la fois parce qu’il n’a pas envie de changer de sujet, ni même de parler, enveloppé qu’il est de souvenirs ravivés, mais aussi parce qu’il n’a pas envie de parler de ça. Ni du Wisconsin ( où il était un dealer, un gars perdu, recalé partout, qui peinait à joindre les deux bouts, indigne de confiance ) , ni de leur dernière entrevue ( lui, en prison, incapable de souffrir l’idée de croiser le regard de l’étudiante en médecine, d’avoir honte devant elle de ce qu’il était ), encore moins de comment il est arrivé au Texas (à genoux, dans le sang, les vols, les meurtres). Il est reconnaissant à Casey d’intervenir, même si, ou plutôt surtout si c’est pour partir. Il esquisse un sourire un peu las, un peu désolé à la jeune femme alors qu’elle touche son bras, sur le départ. Il se penche légèrement près d’elle pour murmurer, contre son oreille : ”- Je passerais de voir.” Faire amende honorable - comme elle souhaite. Il ignore qu’il n’en aura pas le temps, que la vie de la mine finira par l’avaler et l’engloutir.

Son sourire se fige sur ses lèvres. Bass reste statufié, tandis qu’il prend en compte les paroles des deux femmes. Elias ? Son petit frère ? Celui qui voulait qu’il lui laisse des histoires, qu’il a laissé partir à l’université, le coeur plein d’espoir même s’il avait envie de le serrer contre lui et ne jamais le laisser, qui semblait sur le point de grandir pour devenir l’écho de Bass - son ombre, barbu, aux épaules larges et aux regard clair et pétillant, mais un homme meilleur que lui. Bass en mieux, tout ce qu’il espérait pour ses frères. Qu’ils prennent le bon et se tirent. Il se sent sourire bêtement, le sourire qui remonte au coin de ses lèvres et illumine ses yeux avant même que l’information n’éclose tout à fait dans son cerveau. ”- Elias ? Mon b…” Bébé frère. Il se mord la lèvre, retient le surnom idiot et familier, ayant du mal à se rendre compte, à ne pas laisser sa fragilité éclater alors qu’il avale sa salive, tente de garder contenance. ”- Je vais.. j’irais...bien sûr. Où ? Il est où ? Alors que dans son esprit, ce n’est qu’une explosion assourdissante de la réalisation que son frère est en vie, sain et sauf, à l’abri dans un groupe, vivant, vivant.

Puis, Casey referme la porte derrière elle, et soudain c’est Maxine et Bass, dans l’infirmerie, seuls à seuls. Et il ne sait plus quoi dire. Il reste maladroit, à la regarder, avant de baisser les yeux. Bass s’appuie légèrement à la table où demeurent les restes des derniers soins. Il soupire un peu, s’efforçant de dénouer ses épaules alors qu’il reprend sa question précédente : ”- Je me suis évadé. Lorsque tout a foutu le camp.” Il se passe une langue sur ses lèvres et croise les bras sur son torse. “- C’est ce que tu voulais savoir, hm ?” Savoir comment est-ce que le meurtrier et le criminel qui avait refusé de la voir était sorti de derrière les barreaux. Il avait encore pas mal d’années à purger lorsque sa vie avait été détruite. Mais la taule, l’évasion, ses combines d’avant, même s’il en avait encore honte, c’est presque plus glorieux que le chemin jusqu’au texas. Il voudrait lui demander comment elle est arrivée là, lui demander ce qu’elle fait à la mine, si elle est devenue médecin, qu’il est fier d’elle, immensément, même s’il n’a fait que la traîner par le bas sans pouvoir la soutenir comme elle le méritait, qu’il est heureux de la voir.
A la place, il avale sa salive et demande avec douceur, la tête légèrement inclinée sur le côté: “- Tu veux que je parte ?”
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Miners + on pioche tic toc
avatar
Miners + on pioche tic toc
Hurlements : 243
survit depuis le : 04/03/2017
capsules de troc : 370

MessageSujet: Re: Oh, come on!   Dim 29 Oct - 20:03




BASS, MAXINE ET CASEY


« Oh, come on !


L'expression stupéfaite, heureuse de Bass lorsqu'il réalise ce que ça veut dire (Elias est ici, Elias est vivant) est impayable, et ferait sourire Maxine s'il n'y avait pas cette douleur sourde dans sa poitrine. Elias est vivant et James est mort. Bass est vivant et James est mort. Elle a embrouillé son ami d'enfance des centaines de fois, lui faisant promettre d'éloigner son petit frère de ses magouilles, pour le protéger, pour lui éviter la prison. Elle le croyait en sécurité lorsqu'il est venu crécher chez elle, à Austin, après avoir compris à quel point ces petites combines étaient dangereuses. Bass derrière les barreaux, James libre, elle avait cru avoir gagné. Et maintenant, Bass est vivant et James est mort, et Maxine ne sait pas comment ça a pu se produire. Elle avait tort sur toute la ligne. Toute. Mais elle force un sourire, un sourire un peu figé qui ne rejoint pas tout à fait ses yeux. « Je te conduirai à son dortoir, si tu veux. » Elle a peu de contact avec Elias. Ils n’ont jamais été très proches, même si Maxine passait le plus clair de son temps avec son aîné. Elle lui a bien demandé, s’il savait ce qu’il était advenu de son grand frère. Mais Elias ne le savait pas. Par la suite, elle ne l’a vu qu’à l’infirmerie, ou croisé dans les couloirs. Elle pensait que Casey se chargerait de lui montrer le dortoir en question (ou un autre) mais la blonde lui délègue la tâche avant de quitter la pièce. Enfin. Elle ne voyait pas que sa présence était dérangeante ? Si, bien sûr quelle savait. Tout comme Maxine dérangeait en ouvrant la porte de l’infirmerie. Mais à Maxine, ça semble différent. Elle ne sait pas ce qui unit Bass et Casey, mais à les voir agir, ça n’est pas pareil. La brune vient de retrouver un ami perdu, presque un membre de sa famille. Et si leur histoire est compliquée, ce qui les lie n’a jamais été brisé par le temps. Oh, les sentiments sont différents, maintenant, et quelque chose s’est irrémédiablement brisé lors de sa visite à la prison; mais rien ne pourra changer l’affection qu’ils ressentent l’un pour l’autre. Pour la première fois en sept ans, elle retrouve –avec un mélange assez incongru de ressentiment et de bonheur- quelqu’un de sa vie d’avant. Quelqu’un qui ait connu la Maxine d’avant, celle qui riait souvent, qui faisait des sourires éclatants. La gamine qui s’écorchait les genoux à suivre le gamin intenable dans ses aventures foireuses.

« Non. C’est juste… Loin. » Elle comprend mal pourquoi il a pris le risque de parcourir tous ces kilomètres. La panique, les rôdeurs… La route devait être longue, et ardue. Pourquoi ? Elias, peut-être. Après tout, c’est une drôle de coïncidence : deux Ferguson au Texas (si elle savait…), alors que Bass était en prison au Wisconsin ? Maxine ne se fait pas l’illusion de croire qu’il a pu faire ce chemin pour elle. Lorsque l’épidémie a commencé, ils n’étaient plus dans la vie de l’autre depuis longtemps. Et malgré tout, en dépit des années de séparation elle se sent incroyablement vulnérable : Bass pourrait la briser d’un simple mot, d’un simple geste. Et pourtant lorsqu’il demande s’il doit partir, elle fait un pas involontaire vers l’avant. « Ne soit pas ridicule. » Le ton se voulait sec, mais est plutôt suppliant et Maxine baisse les yeux un instant. Elle ne trompe personne. « T'es le seul. » Ça lui échappe; elle s'arrête avant d'avoir pu expliquer, la gorge nouée. Ses parents, ses amis, ses collègues, son petit frère (devant ses yeux). Tous morts. Et Bass, qu'elle a abandonné, Bass se tient devant elle. Les larmes montent même si elle les retient: elle n'a réussi à protéger personne. En sept ans, elle n'a réussi qu'à sauver une seule personne, celle avec qui elle doit cohabiter tous les jours, sans répit. Celle avec qui elle passe ses nuits d'insomnie, ses journées interminables: elle-même. Et il n'aura fallu que la présence de son vieil ami pour lui faire réaliser à quel point c'est douloureux. « Je suis désolée d'être partie. » Aucun mot ne pourra réparer ce qu'elle a fait, mais c'est tout ce qu'elle a à offrir.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Olympians + le monde qui est le mien
avatar
Olympians + le monde qui est le mien
Hurlements : 1243
survit depuis le : 14/10/2016
capsules de troc : 1660

MessageSujet: Re: Oh, come on!   Mar 5 Déc - 22:43

Maxine Bass Casey
Oh, come on!


”- J’aimerais bien oui.  “ La réplique est idiote, convenue, un peu un écho blafard à la proposition de Maxine. Celle qui tombe à plat, et semble hésiter au seuil des lèvres de la jeune femme - bien sûr qu’elle lui montrera le dortoir d’Elias, bien sûr qu’il veut savoir où vit son frère, incapable de tomber seul nez à nez avec l’autre barbu dans le dédale des couloirs souterrains. Bass sourit timidement, plein d’espérance, son coeur serré tant il n’a pas l’habitude de faire avec une bonne nouvelle. Il ne se rend compte qu’avec un temps de retard maladroit, typique des Fergusons, de la gêne et du voile passé sur les traits de Maxine. Il est incapable de deviner ce que la jeune femme est devenu, bien qu’il puisse percevoir les cicatrices qu’a laissé le devoir de survie, le devoir d’existence, le devoir de persévérer dans ce monde. Elle n’a pas l’air si heureuse de le revoir, de savoir Elias en vie - Casey était plus chaleureuse à cette manière et pourtant, c’est un noeud que Bass est capable de dénouer en aveugle, instinct issu d’années passées ensembles. Il y a quelque chose. Quelque chose qui le fait se taire, et l’observer, discerner le masque qui colle à ses traits enfantins malgré la ténacité du regard.

Loin ? Bass esquisse un sourire amusé, un sourire en coin - comme s’il avait compté les kilomètres tandis qu’il chancelait misérable, sur les routes et au travers des champs, évitant les rôdeurs, évitant les hommes, cherchant désespérément, un pas après l’autre en espérant que plus loin il y aurait de quoi trouver la paix, que ce soit par quelques heures de repos ou un silence éternel. Pour ce qu’il en savait, il aurait pu courir droit dans les bras de l’Alaska, se heurter à plage interminable où des crocodiles auraient sa peau. Loin ? Dans le temps, aussi. Cela faisait partie de toutes ces choses qu’il avait repoussé dans un coin de sa tête - il y penserait plus tard. Plus tard était maintenant et si le jeune homme qu’il était autrefois ne lui ressemble plus, ils sont plus proches l’un de l’autre qu’ils ne l’auraient été à la fin de sa peine de prison.
Le recruteur se redresse quelque peu lorsqu’elle… le sermonne pour qu’il reste. Bass redresse un peu le dos, la poitrine, sous le ton sec et tend la main vers ses cheveux courts, sans la toucher “- Est-ce que…” Oh. Les mots de Maxine rencontrent sa question, la tuent dans l’oeuf. Son frère n’est pas là. Bass perd son sourire et l’ombre réapparaît sur son visage. Ce n’était pas sa fratrie, pas son frère, et le lien qu’il éprouve pour le sien n’est comparable à rien - mais James, il le connaissait, depuis qu’il était gamin. James, il essayait de le protéger, des types trop louches, des flics qui rôdaient, des affaires qui perdraient un gamin, des choses à ne pas voir. Ce n’était pas son petit frère, mais il avait veillé sur lui et c’est douloureux comme un rein en moins. Elias vit, Elias est à quelques centaines de mètres et il ne peut plus se souvenir du sourire du gamin Warren.  Il ne peut pas s’empêcher de se sentir coupable. Pas comme si ne pas se faire pincer pour meurtre aurait changé quelque chose.

“- Oh.” Il pourrait dire qu’il avait cru être seul pendant une éternité, qu’il s’est reconstruit une famille de bric et de broc, qu’il comprend le vaste désert, le no man’s land de leurs existences dorénavant. Il se tait, et se rapproche d’un pas, proche à la toucher.  Sans le faire, sans briser la digue de ses larmes qui montent aux yeux de la jeune femme. “- Je suis désolé d’être un loser ?” Bass esquisse un sourire sincère, avec un humour qui se moque de lui-même et écarte légèrement les bras de son corps pour hausser les épaules. C’était sa faute. Il n’était pas bon pour elle, ne l’était toujours pas. Il était un vendeur de drogue qui avait fini en taule pour meurtre. Il n’avait rien à faire dans sa vie, même s’il n’avait que de bons souvenirs de leurs moments, même interrompus par la fratrie envahissante. ”- Tu devais. C’était mieux pour toi.” Cela dénotait même d’une certaine estime de soi, d’une détermination dans la vie, de l’envie d’un meilleur qu’il enviait. Il n’avait rien de tout ça. Son murmure est doux, nostalgique, et il brise les chuchotis à coeur brisés d’un ton un peu sarcastique. “- Je ne suis pas contre l’ironie de situation, qu’on se retrouve là.” Ses doigts cessent de triturer sa barbe quand il penche légèrement la tête pour croiser ses yeux. Il voudrait lui offrir une étreinte à nouveau mais… Il secoue la tête. “-Tu n’as pas à sauver tout le monde. Quique ce soit. C’est ce qu’ils disent.” Une confidence qu’il aimerait réelle. Encore plus face à elle, face à Maxine et son passé, ce qu’il aimerait racheté et ne pourrait jamais effacer, il n’y aurait plus rien entre eux, ils n’étaient plus des enfants. Les secondes chances sont toujours amères, elles n’existent que par l’échec.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Oh, come on!   

Revenir en haut Aller en bas
 
Oh, come on!
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Influenza ::  :: Hamilton's Mine :: Infirmerie-
Sauter vers: