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 Hit hard and relive memories

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MessageSujet: Hit hard and relive memories   Sam 15 Avr - 14:58

Francesco Casey
Hit hard and relive memories


Partir en raid ne faisait pas partie des fonctions des Casey, pourtant elle avait besoin de sortir, de s’éloigner de la mine pour retrouver le soleil, l’air frais, la vie. Les deux mois passés dans un lieu clos avaient eu son effet sur son mental. De fait, lorsqu’une équipe de raid avait manqué d’une personne pour partir, elle s’était naturellement proposée pour les accompagner. Les 6 ans passés à déambuler dans le pays ne faisait pas d’elle une raideuse mais pas quelqu’un d’inexpérimenté non plus. Les vols de médicaments nécessitaient qu’on compense avec d’autres fournitures ou d’autres matériaux pour en fabriquer, c’était là l’objet de l’expédition. L’inconvénient c’est qu’il fallait partir pour quelques jours, les alentours avaient été déjà fouillés de fond en comble donc s’éloigner était la meilleure alternative pour trouver les ressources. C’était en réalité, la meilleure opportunité depuis longtemps. Casey avait besoin d’un break et le voilà qu’on lui en proposait un, et surtout, un qui était totalement justifié.
Le premier jour fut long, la marche vers le nord-ouest s’avéra plus difficile que prévu. Pour elle comme pour les autres. On sentait que les déambulations dans la mine n’avaient pas suffi aux Miners pour garder une forme olympique. Casey en était tributaire, tout comme les autres et comme Jack, son chien.
Fin d’après-midi, à l’arrivée de leur premier checkpoint : une zone industrielle, ils s’étaient séparés en deux groupes. Casey partit avec un homme fouiller un petit entrepôt pendant que les deux autres s’aventurèrent dans l’usine automobile à quelques centaines de mètres. Hormis dans les casiers des employés, la blonde doutait sérieusement qu’ils trouvent quoi que ce soit mais peu importe, ils étaient là pour fouiller alors autant tout passer au crible. A peine une demi-heure était passée qu’elle entendit des coups de feu raisonner dans les alentours. Fusil à la main, Andreij et elle, foncèrent vers la source du conflit : l’usine automobile. Vu la résonnance à l’intérieur du bâtiment, ils mirent quelques minutes à retrouver leurs deux camarades, découvrant un cadavre lors de leur arrivée. Heureusement ce n’étaient pas les Miners. Un coup de feu isolé détonna avant que l’autre partie de leur groupe ne soit à portée de vue. Deux hommes étaient agenouillés devant les Miners. Deux hommes mais en fait plus qu’un. Elle n’avait pas eu le temps de dire un mot qu’une balle avait déjà fait son chemin dans le crâne d’un des deux. C’était de l’exécution pure et simple. Casey soupira et s’approcha des hommes."Qu’est-ce qui se passe ?!" Ne s’attardant pas sur le dernier survivant, elle était plutôt aux aguets d’autres agresseurs. Le bourreau du jour lui expliqua qu’ils s’étaient fait agressés par trois hommes lors de leur fouille. Ils avaient simplement répliqué. Son pistolet était déjà sur la tête du dernier homme lorsque Casey porta enfin son regard sur lui. "Bordel ! Stop !" Elle ne l’avait pas reconnu directement mais il lui était familier et avait préféré arrêter le geste de son camarade avant qu’il commette un geste irréparable. Toutefois, Casey n’avait aucune autorité légitime sur les hommes qu’elle accompagnait. Chef de la sécurité et non des raids, elle espérait juste qu’ils n’en fassent pas qu’à leur tête. Alors qu’elle fouillait dans ses souvenirs enfuis au plus profond d’elle, le visage lui revint comme une lame déchirant son âme. Cette vie qu’elle avait enterré à tout jamais venait de lui sauter à la gueule et lui arracher la jugulaire. C’était douloureux. Néanmoins Francesco n’y était pour rien. "Laissez-le." Sa voix manquait d’autorité et les autres le sentirent. Andreij excepté, ils se mirent à protester. "Et puis quoi encore ? Tu veux pas qu’on lui offre à bouffer aussi ?! Il nous a tiré dessus, on le bute, point barre ! T’as rien à dire Casey, c’est Billie notre chef pas toi ! T’es juste venue parce qu’on l’a bien voulu !" Faisant fi de la réalité de ses souvenirs qui la frappait durement, elle reprit de la contenance et jeta un regard noir à l’homme qui redressait déjà son bras pour tirer sur Francesco. "Tu fais ce que je te dis, je suis plus gradée que toi je te rappelle. T’en répondra directement à Anita si tu ne t’exécutes pas tout de suite, me suis-je bien fait comprendre ?!" Elle n’était pas du genre à utiliser la leader comme argument mais là elle n’avait pas le choix. Heureusement que la Mine bénéficiait d’une organisation militaire, ses arguments avaient du poids. Néanmoins, elle était en colère, contre l’homme, contre elle-même et peut être même contre Francesco qui débarquait au mauvais moment. "Laissez-moi avec lui ! Andreij, prend Jack et va checker s’il y a d’autres hommes…" Les hommes râlèrent et s’écartèrent de quelques mètres pendant qu’Andreij s’éxécuta. Mettant son fusil en bandoulière, Casey prit son arme de poing. Après tout, elle ne l’avait pas vu depuis longtemps et ne savait pas comment se comporterait l’homme. "Qu’est-ce qu’il s’est passé ?" Dit-elle simplement à Francesco. A vrai dire, ce n’était pas sûr qu’il l’avait reconnu et honnêtement, elle préférait que ce ne soit pas le cas.

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MessageSujet: Re: Hit hard and relive memories   Lun 17 Avr - 1:12



Arrivé aux abords de ce qui semblait être une usine automobile désaffectée, Francesco huma l'air comme pour pister quelque fragrance appréciable. Sans grande surprise, il ne s'imprégna en fait que des émanations d'essence et de rouille environnantes, mais il afficha un sourire satisfait dont l'origine n'était pas des plus claires. Lui, toutefois, savait précisément ce qui l'enchantait et ne comptait pas s'en cacher : sortir, zoner, piller et pourquoi pas tuer ? L'odeur du fer n'était jamais que celle du sang qui brûlait au soleil, et cet avant-goût olfactif était des plus opportuns compte tenu de ce qu'il attendait de cette escapade. Les deux seules ombres au tableau, sans doute, étaient le duo d'abrutis sous-vitaminés par lesquels il s'était vu accompagné. ça n'était pourtant que l'une des conséquences de son choix, puisqu'il avait proposé lui-même que ses acolytes habituels - Ramsay et Kane - aillent chacun à d'autres endroits pour maximiser les chances de ramener des marchandises. Il pensait que c'était une bonne chose de se dégourdir les muscles après avoir passé des semaines, voire plus, barricadés dans le mall des Jackals, et il avait assez confiance en eux pour les laisser gérer leurs affaires comme les grands gaillards qu'ils étaient.

Cela faisait maintenant deux bonnes heures qu'ils marchaient, et Francesco n'avait pu s'empêcher de faire des moulinets avec sa machette pendant plus de la moitié du trajet. Les deux chiens de fosse qui s'étaient désignés pour le rejoindre dans son entreprise ne l'avaient pas fait parce qu'ils l'appréciaient et s'étaient surtout sentis obligés par la faim, sinon guidés par la cupidité. Les rumeurs qui circulaient au sujet de ce sinistre cubain prenaient d'ailleurs une tournure bien plus concrète lorsqu'il agitait une lame à proximité, aussi se jetèrent-ils bon nombre de regards perplexes. Fidèle à lui-même, l'intéressé n'en avait que faire, et lorsqu'il daigna finalement leur adresser la parole ce ne fut que pour verser dans la plus absolue des injonctions. "L'asperge, tu fouilles les casiers" lâcha-t-il nonchalamment sans cacher le grand désintérêt qu'il avait quant à l'identité de ses compagnons de fortune. "Le p'tit nerveux, tu patrouilles, au cas où un cafard viendrait agiter ses antennes par ici." ajouta-t-il, espérant secrètement être dérangé pour ne pas avoir à se défouler sur ses propres comparses au moindre prétexte. Ce pourquoi il avait sans doute suffisamment prié ne tarda pas à se produire, puisqu'un échange de coups de feu éclata et fut suivi d'un bref cri de stupeur. Alors parqué dans ce qui semblait être un bureau de cadre, le cubain fit signe de la main à l'asperge de rester en position, un silence de mort se mettant à planer dans la pièce. Il ne tarda finalement pas à le rompre, puisqu'il dégaina son .357 Magnum et enfonça la porte à coup de pied comme pour surprendre les assaillants, qui ne devaient pas être loin. Il regarda partout autour de lui et lorsqu'il vit ce petit groupuscule au bout du couloir, il ne lui fallut qu'un très court instant pour constater qu'ils étaient plus lourdement armés que son compagnon et lui-même.  Ne se démontant pas pour autant, il brandit son arme dans leur direction avant de décharger. Davantage dans l'optique de jouer avec eux que dans celle de les exécuter immédiatement, il ne chercha pas à faire mouche et s'apprêta à courir dans la direction opposée, mais il fut stoppé net en sentant le canon froid d'une carabine s'apposer sur sa nuque. Francesco ne put réprimer un sourire, à mi-chemin entre gêne et amusement, face à cette situation cocasse et il resserra son étreinte sur la crosse de son pistolet comme s'il voulait la broyer entre ses phalanges : il venait de se faire doubler par les premiers péquenauds du coin à cause d'un résidu de sous merde qui avait été incapable de faire le guet correctement.

Saisi d'un spasme cervical brutal alors qu'il avait le regard rivé sur le reste du groupe se rapprochant de lui, il ne clignait déjà plus des yeux. Les hommes armés ayant un langage bien à eux, Francesco comprit vite qu'il lui fallait mettre toute potentialité menaçante au placard s'il voulait survivre, aussi se mit-il à genoux. Lorsqu'une première balle parcourut son chemin du chargeur de l'un à la boite crânienne de l'autre, le sourire goguenard qui était vissé sur ses lèvres ne s'égratigna pas le moins du monde, son regard insistant continuant de sonder les tréfonds de l'âme de ses futurs bourreaux. La détonation, en revanche, trop proche et résonnant dans ses tympans comme le glas qui annoncerait sa descente aux Enfers, écorcha son être de l'intérieur. Alors qu'il perdait déjà pied, ne comprenant plus et ne cherchant plus à comprendre, un bourdonnement sourd s'intensifia comme au centre de son crâne, à mesure qu'il opérait inconsciemment un mouvement de balancier en oscillant d'avant en arrière. Attendait-il sa mort ou celle de ses ravisseurs ? Ce qui était sûr, c'était qu'aliéné ou non, il restait fait comme un rat et n'avait au titre de baroud d'honneur qu'un assaut désespérément suicidaire.

Il ne réalisa pas de suite la présence de deux nouveaux arrivants, ni le fait que son destin était en train de se discuter à portée de son ouïe. Lorsqu'il en récupéra un usage décent, il cligna de ses yeux sévèrement injectés de sang pour se rappeler à la réalité, et ne vit plus que cette femme blonde le toiser dans un malaise quelque peu apparent. A sa question, il pencha la tête sur le côté et se mit à la dévisager silencieusement pour seule réponse. Au bout de quelques secondes, il était à peu près sûr de se la remémorer justement : ce devait être Casey, cette femme qui, il y avait à peu près deux ans de cela, l'avait aidé à s'échapper après que son groupe de joyeux tarés l'ait capturé et enfermé. Alors qu'il avait été question qu'elle prenne la route avec lui, elle ne s'était cependant jamais rendue au point de rendez-vous et Francesco s'était finalement enfui sans elle. S'il était au dessus de ça, il se souvenait toutefois avoir gardé une certaine amertume à l'endroit de cette femme, qui avait fait fi de ses bonnes intentions alors qu'elles n'étaient que trop rares.

"Casey" expira-t-il sobrement, avant de détourner finalement le regard pour contempler le cadavre du grand bonhomme qui lui avait temporairement servi de collègue. "Sur ce coup là, je ne suis pas sûr que nous ayons eu la primeur de l'offensive." ajouta-t-il en se relevant. Caressant sa barbe comme il aimait le faire, il prit alors un air songeur en fixant le sol, puis les murs, et enfin le plafond, comme s'il faisait exprès de ne plus poser son regard sur celle qui venait de le sauver ... encore. Cette rencontre était non seulement le fruit d'un hasard surprenant, mais en outre, il ne savait pas ce qu'il allait bien pouvoir en faire. D'habitude assez maladroit avec les rapports humains, Francesco savait néanmoins toujours feinter l'aise, parfois jusqu'à s'en convaincre lui-même. Il tourna alors le dos à son interlocutrice et dégaina son cran d'arrêt - seule arme assez discrète pour qu'elle ne lui ait pas été retirée par les assaillants lorsqu'ils l'avaient désarmé.

"ça fait deux fois que tu me sauves la mise, j'vais finir par me faire des idées" moqua-t-il avec l'air le plus sérieux du monde. "Tes petits copains vont devoir me rendre mes armes cependant, s'ils ne veulent pas que je repeigne les murs de cette usine avec leur sang." Il s'interrompit. "L'effet de surprise, ils ne l'auront pas deux fois.". A peine sa vie était-elle sauvée qu'il parlait déjà de prendre celle des compagnons de la miséricordieuse Casey. C'était ingrat, c'était déplacé, il le savait, mais il fallait oser. Le cubain tourna alors sa tête de sorte à ne pouvoir regarder sa sauveuse que du coin de l'oeil, le cran d'arrêt filant entre ses doigts agiles : tout compte fait, il avait bien une idée de ce qu'il pourrait faire de cette rencontre fortuite.

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MessageSujet: Re: Hit hard and relive memories   Sam 22 Avr - 14:41

Francesco Casey
Hit hard and relive memories


Son nom lui fit l’effet d’une douche froide, tous ses espoirs s’évanouirent aussi rapidement que la première syllabe de son prénom fut prononcée. Elle resta de marbre, ne montrant aucun signe de familiarité. Les regards des hommes derrière elle, se portaient sur son dos et elle les sentait peser. Intérieurement, elle poussa un soupir, se demandant dans quelle situation elle avait bien pu se foutre sans le vouloir. Sa première sortie de la mine depuis des lustres et voilà qu’elle tombait sur une ancienne connaissant, échangeant des tirs avec des Miners qui n’étaient même pas ses hommes. Mêmes hommes qui étaient en ce moment même en train de la juger et de se questionner. Son interlocuteur se releva et la blonde fit un pas en arrière, elle sentit que ses muscles s’étaient contractés, voire atrophiés, lors des dernières minutes. L’anxiété de ces retrouvailles, de ses souvenirs. Par ailleurs, quasiment deux ans s’étaient écoulées, Casey avait changé, sûrement que Francesco aussi. De fait, elle ne connaissait pas l’homme qu’il était devenu alors autant rester un minimum méfiante. "A croire que t’as le don pour te mettre dans des situations à la con." Répondit-elle sur le même ton. Casey sourit amèrement en se rappelant ce matin où elle devait rejoindre l’homme pour se barrer du groupe mais où le concours de circonstance n’avait pas joué en sa faveur. A croire que son leader de l’époque avait senti sa volonté de s’enfuir et était venu la voir exprès au moment crucial. Pendant un instant, elle se demanda si cette fuite précoce aurait changé quelque chose à sa vie aujourd’hui, ou à sa façon d’être, ou encore à ses cauchemars. Au fond, elle en doutait. "N’en demande pas trop Francesco." Il voulait qu’ils lui rendent ses armes ? Puis quoi encore ? Ils avaient échangé des coups de feu et même si sa vieille connaissance avait insinué plus tôt que ce sont les Miners qui avaient commencé, ça ne changeait rien. Une menace restait une menace. Néanmoins, elle aimerait bien savoir comment cette confrontation avait commencé mais ce n’était pas le moment. Les hommes n’étaient déjà pas de bonne humeur et avaient du mal à obéir, autant de pas pousser. Son sourcil s’arqua devant la dernière remarque qu’il lui balança. Par réflexe, son pouce joua avec la sécurité du pistolet qu’elle avait en main. Les Miners avaient bien sûr entendu la réplique et la tension qui les animer était palpable. "Je suis désolée pour tes amis mais ne me pousse pas à te tirer dessus parce que tu penses que les scores ne sont pas à égalité…" Dit-elle dépitée par ce contexte de retrouvailles. Casey n’avait certainement pas envie d’utiliser son arme contre lui mais de sa fonction, elle se devait de protéger les autres Miners, si jamais ils étaient en danger. Hélas, Francesco ne représentait pas assez pour elle, pour qu’elle fasse abstraction de son devoir. Un soupir finit par s’extirper de la bouche de la femme, cette situation lui était pénible pour tellement de raisons. Le retour de son passé, les Miners qui n’étaient pas totalement dociles à ses ordres, Francesco qui faisait des siennes et toutes les conséquences que pouvaient avoir le mélange de ces différentes variables. Par ailleurs, Francesco était toujours de dos et ça ne lui inspirait pas plus confiance qu’aux hommes derrière, elle fronça les sourcils et prit un ton un peu plus dur. Jusqu’à maintenant, elle était restée calme et stoïque mais si son interlocuteur ne comprenait pas le rationnel alors autant être un peu plus directive et surtout, plus franche. Son ton se fit plus bas, essayant de camoufler ses paroles aux autres hommes à quelques mètres. "Francesco… Ne soit pas stupide. Cette fois, je ne pourrai pas les arrêter et pire… Je vais devoir les protéger. Si tu veux jeter en l’air les deux opportunités que t’as eu de rester en vie, qu’il en soit ainsi mais j’espère que t’as au moins réfléchi un minimum à la situation. Ils sont deux et équipés alors que t’es seul. T’as beau être un homme chanceux, la chance a ses limites." Casey finit par s’écarter et alla s’asseoir sur une machine en métal, laissant libre champ à ses hommes et à Francesco. Non, elle ne se mettait pas en situation de spectatrice, elle s’éloignait du danger que représentait les trois hommes autour d’elle. Soyons honnête, Eric, le bourreau de service, ne ferait pas de chichi s’il devait tirer et rentrer en disant que Casey était morte ne le ferait pas sourciller.  "Si tu nous disais simplement ce que vous faisiez ici pendant que tu te retournes ? Ça permettrait peut-être d’éclaircir les choses et d’apaiser les tensions." Fit-elle blasée alors que son arme était dans sa main, la prise serrée et prête à passer son doigt sur la gâchette. En dépit de l’opportunité qu’elle offrait à son interlocuteur, elle comprit d’un rapide coup d’œil, elle vit que les deux Miners étaient dans le même cas d’alerte. La confiance n’était pas à l’ordre du jour et voilà que Casey devait jouer la médiatrice, on aura tout vu ! Bordel, qu’est-ce qu’elle espérait que cette guerre froide de comptoir se tasse rapidement. Notamment parce que cette situation était pesante mais aussi parce qu’elle avait des questions plus personnelles à poser au cubain. Les poser à un homme mort allait s’avérer difficile.

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MessageSujet: Re: Hit hard and relive memories   Ven 5 Mai - 18:30



Les yeux rivés sur le cran d'arrêt qui filait de plus en plus lentement entre ses phalanges, Francesco ne cachait pas sa relative déception. Le fait qu'il soit de dos lui permit cependant d'aménager son expression qui, passant par une moue, se conclut par un rictus fantoche. "Un homme chanceux, hein." expira-t-il sobrement. La présence parasitaire des deux acolytes de Casey ne l'arrangeait pas le moins du monde, surtout compte tenu de leur hostilité criante, mais il allait vraisemblablement devoir composer avec. Au fur et à mesure que sa réflexion se concrétisait, il entama un mouvement de rotation, d'abord à quatre-vingt dix degrés de sorte à pouvoir toiser à nouveau la dépouille encore chaude de l'un des gaillards l'ayant accompagné. Son regard glissa progressivement, s'attardant sur chaque dalle carrelée du sol maculé, jusqu'à croiser celui des deux assaillants ; il aurait tout juste le temps de balancer sa lame entre les prunelles de l'un que l'autre le fusillerait sommairement ... Sans compter Casey, dont il avait encore du mal à cerner l'état d'esprit et qui pourrait aussi bien ajouter son lot de balles à l'exécution.

"Eh bien ces braves hommes et moi, pauvres hères que nous sommes, étions en quête de nourriture pour survivre. Tout ce qu'ils ont trouvé malheureusement, c'est du plomb, et je suis sûr qu'ils auraient aimé avoir le luxe d'ingérer autre chose." expliqua-t-il soudain, alors qu'il achevait de faire face à ses interlocuteurs et que sa risette appuyait savamment le cynisme de sa phrase. La vérité était évidemment tout autre, puisque Francesco s'était à l'origine rendu ici pour trouver des munitions voire des proies sur lesquelles s'exercer. Il n'en serait toutefois pas à son premier mensonge, et après une si longue carrière en la matière il pouvait se targuer d'être convaincant. "Mais pourquoi une telle agressivité ? Il est déjà assez difficile de survivre lorsqu'on ne fait partie d'aucune des factions se disputant la région ..." poursuivit-il dans la même veine, quoiqu'il s'agisse ici d'une demi-vérité puisqu'il ne s'estimait pas, à titre personnel, membre des Jackals. "... et je pensais que les Miners - vous venez de la Mine, c'est ça ? - étaient de loin les plus civilisés de tous.".

Ses pupilles se tournèrent furtivement vers Casey, qui s'était installée sur le côté comme pour orchestrer telle une médiatrice le règlement de ce différend. Il ne se faisait pas trop de souci quant au succès de sa tentative, car si d'aventure le mensonge ne prenait pas, il aurait toujours des pirouettes et encore plus de pirouettes à effectuer. Certes, il avait enfoncé une porte pour prendre les Miners par surprise et avait vidé un chargeur dans leur direction, mais le soin qu'il avait pris à ne pas les toucher pour s'amuser avec eux pourrait être détourné en une tentative désespérée de fuite et de préservation de sa propre intégrité physique. Comme il avait bien tenu à le souligner, ces individus avaient eu la primeur de l'offensive et c'était, s'il fallait discuter les tenants et aboutissants de cette altercation, à leur grande charge.

Feintant le malaise voire la timidité à la façon dont il jouait avec son cran d'arrêt, il adressa une moue compassionnelle à Casey. S'il s'était écouté, il aurait pu enfoncer le clou davantage mais ça aurait été au risque de se mettre en défaut lui-même, alors il prit le parti de laisser planer un silence. Tant que les Miners seraient là, droits comme des piquets et prêts à faire feu, il ne pourrait pas y avoir le moindre échange constructif. Il incombait cependant à cette femme, et à elle seule, de les congédier pour qu'il puisse enfin lui parler ; du passé et d'autres choses encore.

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MessageSujet: Re: Hit hard and relive memories   Lun 8 Mai - 17:40

Francesco Casey
Hit hard and relive memories


La chance était devenue un relent du passé, un vaste terme abstrait et appartenant à une autre vie. Aujourd’hui, il fallait utiliser ses muscles et sa cervelle pour avoir la chance de voir le soleil se lever le lendemain. De fait, la blonde se contenta de hausser les épaules. Certes, son choix des termes avaient été inappropriés. Sa « chance » à lui était d’être encore en vie malgré le désir de sang de ses collègues. Malgré les mots de l’homme, il ne semblait toutefois pas percevoir la situation de la même manière. Son regard suivit le sien et se posa sur les cadavres. Jusqu’alors, elle n’avait pas pris le temps de les détailler, un corps était un corps mais maintenant que ses yeux étaient dessus, elle ne put s’empêcher d’identifier ou de tenter d’identifier les traits des hommes. Inconnu au bataillon. Néanmoins, vu leur apparence, ils ne faisaient ni partie d’Olympia ni des Riders. Ces derniers avaient un minimum d’hygiène, ce que ne semblaient pas partager les cadavres. Braves hommes, hein ? Francesco n’était-il pas en train d’enrober les évènements pour se faire passer pour une victime ? Cette idée arracha un rapide sourire à la femme. "En même temps… Vous vous attendiez à trouver autre chose à manger que du métal dans une telle usine ?" Sarcasme, sarcasme, quand tu nous tiens. Elle entendit ses compagnons de voyage râler et protester à voix basse mais n’y prêta pas plus attention. Se contentant de secouer la tête d’un air de réprobation, son regard se posa à nouveau sur son interlocuteur. Elle arqua un sourcil, plutôt surprise par la déduction que venait de faire Francesco. Ce n’était pourtant pas marquer sur leurs gueules qu’ils étaient de la mine. Les informations qu’il lui donnait, la laissait plutôt perplexe. "Donc t’es du coin." Sinon, comment pourrait-il connaître leur situation géopolitique ? Elle n’aimait pas franchement la tournure des évènements et les hypothèses qui commençaient à submerger son esprit mais c’était Francesco et – à nouveau – elle préféra lui donner le bénéfice du doute. Après tout, il y avait des personnes encore assez inconscientes pour se trimballer seules dans le Texas.  "T’as pas l’air si attristé que ça donc évitons les conneries de base. Et passe-moi le cirage de pompes, veux-tu ?" La mine n’était pas le clan le plus civilisé, ils devaient être les plus organisés mais ils étaient loin derrière un mode de vie à l’ancienne – comme ces bisounours d’olympiens. Le bourreau de service fit coupa la distance entre eux et cracha par terre avant de parler, expliquant avec agressivité qu’ils n’étaient pas en cause. Il s’adressait autant à Francesco qu’à Casey et cette dernière ne mettait pas sa parole en doute. Les Miners n’étaient pas connus pour être belligérants même avec un gars comme le raideur. D’une main sur l’épaule, elle repoussa l’homme, l’accompagnant plus loin. Quelques mots pour le calmer, le raisonner pendant qu’il s’évertuait à vouloir en finir « par sécurité » avec le cubain. Un bruit de métal détourna son attention et elle aperçut deux invités impromptus : des rôdeurs."Des copains à toi ?" Dit-elle à Francesco avant de faire signe aux deux hommes d’y aller.  "En silence, pas besoin de ramener encore plus de ces saloperies." Les échanges des coups de feu allaient sûrement attirer d’autres non-morts, pas besoin d’en rajouter une couche. Après une hésitation, les Miners allèrent donc s’occuper des indésirables. "Qu’est-ce qu’on fait ?" Demanda-t-elle en écartant les bras, lasse de cette situation stupide. Non seulement, Francesco revenait d’un passé qu’elle préférait oublier mais en plus le contexte des retrouvailles était merdique. "J’en ai fini avec les carnages alors si on pouvait éviter de verser plus de sang, ça m’arrangerait. Tout comme ça m’arrangerait qu’on taise certaines choses devant les hommes." Après un moment de silence, elle reprit : "Contente de voir que t’as réussi à t’en sortir, malgré tout." A nouveau, elle haussa les épaules. Casey n’avait jamais été douée pour exprimer les émotions ou les sentiments autres que la colère. Elle jeta un œil aux Miners, plus loin, qui s’approchaient des rôdeurs, le couteau à la main. Rien de bien compliqué pour eux, normalement. "Il faut que tu me donnes une porte de sortie. Et évitons la victimisation, ça ne marche pas vraiment chez nous. Mais tu devrais le savoir vu que tu connais les Miners, apparemment." Casey reposa son regard sur le cubain avec un demi-sourire amusé. Les hypothèses le concernant, continuaient de faire des allers retours dans son esprit. Par ailleurs, elle ne pouvait pas le laisser partir alors que les autres hommes étaient aussi énervés, du moins pas sans donne une justification valable. Alors quoi faire? Le prendre avec et le ramener à la mine? Encore une fois, il lui fallait une raison...

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MessageSujet: Re: Hit hard and relive memories   Ven 12 Mai - 21:15



En dépit de tous les effort du pêcheur et de la valeur de ses appâts, il arrivait parfois qu'aucun poisson ne morde à l'hameçon ; ce pouvait être la faute du lieu comme de la saison. C'était vraisemblablement le cas ici, puisque sans grande surprise, Casey comme ses comparses ne semblèrent pas croire en la version de Francesco. Une telle méfiance était effectivement de rigueur, aussi bien au regard des circonstances de l'espèce que de l'enfer sur Terre qu'était l'apocalypse zombie, c'était pourquoi il n'avait pas tout misé sur cette timide tentative bonimenteuse. Faisant la moue et caressant les extrémités de son cran d'arrêt de ses deux mains, le cubain ne pipa mot jusqu'à ce que les Miners partent s'occuper des rôdeurs ; il ne daigna même pas poser son regard sur celui, particulièrement virulent, qui l'invectiva en se dédouanant au sujet de leur altercation. L'air songeur, il entendit les dires de la trentenaire d'une oreille distraite, comme s'il avait en ces instants beaucoup d'autres choses auxquelles penser que sa propre survie. La question qui le taraudait en effet, s'il en était une, était de savoir quel serait son prochain coup, son prochain mouvement. Ses yeux, vides, se levèrent subrepticement en direction de l'endroit que les Miners étaient partis inspecter. Ils se tournèrent ensuite pour se plonger dans le blanc de ceux de Casey ; comme le plus grand des handicapés sociaux, lorsqu'il était dans une situation délicate avec laquelle il lui fallait traiter, Francesco semblait parfois oublier que les secondes s'écoulaient autour de lui.

"Tu veux une porte de sortie ?" demanda-t-il machinalement, rompant le silence qu'il avait lui-même installé. A mesure que le temps passait, le danger que représentait cette rencontre fortuite pour sa vie se faisait de plus en plus prégnant. Certes, Casey n'avait pas l'air mal intentionnée - bien au contraire - mais il semblait de plus en plus clair qu'elle serait prête à éliminer son ancien "camarade" au besoin. Il se demandait finalement s'il était plus opportun de prendre ses jambes à son cou, au risque de recevoir du plomb dans les omoplates, ou de tenter à nouveau l'obtention d'un sursis par des moyens diplomatiques. Mille et une propositions pouvaient alors sortir de sa bouche : pourquoi ne pas trahir les Miners et donner une chance au projet qu'ils avaient envisagé il y avait de cela deux ans ? Personne n'en aurait jamais connaissance à la Mine, et son honneur serait sauf. D'un point de vue absolument rationnel, il était clair que la trentenaire n'avait aucun intérêt à faire une croix sur la vie qu'elle avait désormais, mais le cubain ne voyait même pas les choses sous cet angle. Si c'était trop engageant, alors pourquoi ne pas simplement le laisser s'enfuir pendant que les chiens de garde étaient partis en ronde ? Sans doute parce qu'ils comprendraient à leur retour qu'elle avait accordé sa grâce à un danger potentiel, et c'était là un acte qu'ils ne sauraient lui excuser.

Tout le monde n'était pas si stupide, en définitive. Casey, elle-même, avait dû comprendre que Francesco n'avait plus toute sa tête ; à condition bien sûr que ça ne l'ait pas déjà frappée lors de leur première rencontre. En tout état de cause son état mental s'était aggravé depuis, et il n'essayait même plus de s'en cacher. La façon qu'il avait d'alterner entre longs silences, oeillades vitreuses et attitudes outrecuidantes le trahissait bien assez vite auprès de n'importe quel individu un tant soit peu observateur, ce qui pouvait être le cas de cette femme. Toujours était-il que son sens de la réflexion était quasiment intact, quoique biaisé à certains égards : finalement il avait déjà la certitude qu'il serait impossible de convertir Casey à sa cause, alors que c'était précisément ce qu'il avait eu en tête en premier lieu. Lorsqu'elle formula très sobrement son soulagement quant à la survie du cubain, celui-ci fut piqué au souvenir de son abandon, avec la confirmation qu'elle devait aussi l'avoir à l'esprit. Il lui demanderait évidemment des comptes en temps et en heure, mais ce qu'il en déduisait dans l'immédiat, c'était qu'elle souhaitait potentiellement que ça dure.

Aujourd'hui il n'estimait pas avoir d'étiquette quelconque, et les différences qu'il entretenait avec les Jackals étaient légion, à commencer par l'hygiène et l'intelligence. A ce titre, il était on ne pouvait plus libre de ses mouvements et une autre opportunité le frappa soudain. "Votre "société", je ne la connais pas plus que ça, j'ai simplement connaissance des petits conflits qui animent le Texas." ajouta-t-il enfin en guise de réponse à la question de son interlocutrice. "Eclaire-moi donc. Prends un instant pour me parler de votre organisation, de votre chef, de votre vie en communauté. J'agirai en conséquence." dit-il en esquissant un sourire furtif. S'il avait bien compris quelle direction prenait cet échange, il avait le choix entre faire bonne figure pour être ramené à la Mine en tant que prisonnier ou mourir. Se décidant à maintenir le regard de Casey pour la première fois depuis leurs retrouvailles, il se fit la réflexion qu'il avait déjà été dans des situations bien plus cocasses ; sans doute s'en sortirait-il relativement indemne, comme toujours.

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MessageSujet: Re: Hit hard and relive memories   Dim 14 Mai - 16:10

Francesco Casey
Hit hard and relive memories


Ne répondant pas à sa question, elle se contenta d’arquer un sourcil. C’était plus rhétorique qu’autre chose parce que bien sûr qu’elle voulait une porte de sortie. Comme elle lui avait dit, elle en avait fini avec les carnages et elle ne voulait pas recommencer. Tuer un homme n’était pas compliqué pour elle-même si avec son temps à la mine, ça devenait de plus en plus étrange, de plus en plus « conscient » alors tuer Francesco… Ce n’est pas le genre de chose avec lequel, elle dormirait tranquillement cette nuit. Casey laissa le silence s’installer, jetant quelques coups d’œil aux Miners plus loin, histoire d’être sûr qu’ils faisaient bien leur boulot. Se faire surprendre par un rôdeur n’était pas à l’ordre du jour. Alors que les deux autres avaient fini leur ménage, ils commencèrent à fouiller les recoins de l’usine. Son attention revint au cubain lorsqu’il reprit la parole, son regard se posa sur lui mais aussi sur ses deux mains qu’elle n’avait toujours pas en vue. Un soupir avorté gonfla sa poitrine mais elle ne pipa mot. Rester aux aguets était devenue une habitude, toutefois, ça s’avérait agaçant lorsqu’il s’agissait d’une personne familière, ou du moins avec qui elle n’avait eu aucun grief jusqu’à présent. Devant la question de son interlocuteur, elle resta dubitative et silencieuse. Cas’ se demandait si c’était vraiment le moment de faire un exposé sans powerpoint sur la mine et son système. Néanmoins, si ça pouvait l’aider à trouver une porte de sortie, qu’est-ce que ça pouvait lui coûter ? "« Petits conflits » n’est pas forcément le meilleur qualificatif." La mine était plutôt tranquille niveau conflit ces derniers temps mais ça n’a pas toujours été le cas et ne parlons même pas du massacre des Olympiens par les Jackals. Ça n’avait rien de petit. Son regard s’assombrit un instant quand les images de la ville lui revinrent en mémoire puis elle se frotta l’arête du nez comme pour revenir à la réalité présente. "Bref si tu veux…" Elle prit une inspiration et organisa sa pensée autant que possible. "La mine est une société plus ou moins militarisée, elle fonctionne à la hiérarchie et aux fonctions de chacun. Ça marche plutôt bien, qui l’aurait cru… Pas moi en tout cas… En même temps vu le nombre d’anciens militaires qu’on a, ce n’est pas étonnant. La leader elle-même l’était avant tout ça." Elle haussa les épaules, son ton avait été à la fois sérieux et sarcastique. S’il y a bien une chose que n’appréciait pas Casey c’était l’autorité, pourtant depuis son arrivé, elle avait changé et une certaine loyauté envers son clan s’était développée. "Tu sais, j’y suis arrivée un peu par hasard et avec le temps, je pense que c’était le meilleur choix à faire dans la région. On est auto-suffisant, les relations avec les autres clans sont plutôt bonnes et la sécurité y est meilleure qu’ailleurs." Après ce n’était qu’un point de vue subjectif mais les faits parlaient aussi d’eux même. Entre l’absence de l’épidémie de grippe, les hordes et l’absence d’attaque sur la mine, on pouvait considérer cette dernière comme un endroit où la vie se passait relativement mieux qu’ailleurs. Cependant, pour cette vie, il fallait faire quelques sacrifices : comme rester enfermer sous terre, suivre les ordres et réussir à vivre en communauté. "Mais pour avoir tout ça, il faut être capable de se plier aux ordres, surtout qu’Anita, notre chef, est intransigeante là-dessus." Dit-elle avec un soupir. Autant elle comprenait le côté psychorigide de la femme que des fois, recevoir des ordres l’agaçait. Chasser le naturel et il revient au galop. Un demi-sourire s’afficha sur son visage et son ton se fit plus amusé lorsqu’elle s’adressa à Francesco : "Je ne pense pas que ce soit le genre de clan dans lequel tu te plairais." Du peu qu’elle le connaissait et des réactions qu’il avait eues lors de la confrontation avec les Miners, elle voyait mal le cubain se priver d’une certaine liberté et entrer à la mine. "J’ai répondu à tes interrogations ?" Dit-elle toujours sur le même ton que précédemment avant de reprendre un peu plus son sérieux. "Dis-moi ce que t’es devenu depuis la dernière fois qu’on s’est vu et surtout comment tu t’es retrouvé ici ?" Pas la peine d’y aller par quatre chemins après tout. Les choses étaient assez tendues comme ça pour ne pas avoir à prendre des pincettes et faire durer une conversation en tournant autour du pot. De plus, les autres ne mettraient pas la journée à faire le tour de l’usine alors valait mieux être productif et récolter le plus d’informations possibles.

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MessageSujet: Re: Hit hard and relive memories   Dim 25 Juin - 16:46



Comme saisi d'une absence, Francesco perdit son regard dans le vide à mesure que son interlocutrice apportait la lumière à ses interrogations. Il s'agissait là de l'une des tares qui entachaient son existence ; celle qui le plongeait dans une torpeur aussi immédiate que manifestement injustifiable. Mais pour peu que Casey ne soit pas décontenancée - et elle ne sembla pas l'être - il demeurait capable de suivre son récit au mot près, encore que son attitude paraisse hurler le contraire. Il retint ainsi que la Mine était essentiellement composée d'anciens militaires, qu'elle était auto-suffisante et que la trentenaire s'y était elle-même retrouvée par hasard. Si son visage impassible ne se fendit d'aucune sorte de risette, il ressentit un léger amusement lorsqu'elle mentionna de façon détournée l'importance des conflits animant le Texas : pour lui, cet Etat et les cicatrices qui le parsemaient n'étaient qu'un terrain de jeu en relief.

Mais cette suffisance émotionnelle, qu'il brandissait si souvent, manqua de voler en éclats lorsqu'il entendit dans la bouche de Casey le nom de son leader. Son cran d'arrêt, qui se faufilait habilement depuis plusieurs minutes entre ses doigts, se retourna brusquement contre sa paume senestre, comme pour faire sauter des points de suture. Son visage se crispa et sa mâchoire se contracta, alors qu'il jetait un regard d'une noirceur illuminée à son interlocutrice. "Non non non, attends tu veux ? Attends ... Anita ? Mais je connais une «Anita», je la connais même très bien !" susurra-t-il étrangement, éludant ouvertement la question qui venait de lui être posée au sujet de son devenir depuis les dernières années. Alors qu'il se rapprochait dangereusement près de la trentenaire, le sourire défiguré, il commença à taillader l'intérieur de sa main qui saignait déjà abondamment ; s'il était évident qu'elle n'avait rien à craindre de lui, les lacérations que Francesco s'infligeait à cet instant n'enlevaient rien à la tension ambiante.

"Une brune, la trentaine, pas vrai ? Il n'y a pas de doute, c'est pas commun comme prénom. «Jones» d'ailleurs hein, c'est son nom ? Plutôt stricte oui, comme tu dis. Ah ça c'est l'éducation, oui, non le temps n'efface pas ça" poursuivit-il en haussant très légèrement la voix, le regard plongé dans les prunelles de son interlocutrice. "Seuls les traumatismes le font. Je veux dire, les vrais" ajouta-t-il. L'espace de quelques secondes, il parut suspendu aux lèvres de Casey comme s'il attendait qu'elle acquiesce d'une quelconque façon à ses propos, mais il ne lui laissa finalement pas le temps, ni de surenchérir ni de le contredire. "C'est tout vu alors, tu m'amènes là-bas. Bien sûr que je vais m'y plaire. Hein, tu m'amènes ? Regarde, j'suis pas dangereux" insista le cubain avant de jeter violemment son cran d'arrêt contre une armoire en métal, provoquant un bruit d'enfer dans le couloir. Il écarta ensuite les bras et recula de quelques pas, désireux d'illustrer sa bonne foi comme il savait le faire : par le biais du langage corporel, car en ces temps sinistres, les hommes et les femmes ne s'appréhendaient qu'au regard du degré de dangerosité qu'ils percevaient.

La seule mention d'Anita lui avait fait l'effet d'un électrochoc, n'éveillant pas cette fois le soldat écorché qu'il était, mais les ressentis d'un être bien plus obscur et profondément enfoui. S'il avait copieusement ignoré les interrogations formulées par Casey là où elle avait considéré les siennes juste avant, ça n'était pas par irrespect mais parce qu'il comptait sincèrement lui accorder le temps nécessaire une fois qu'il serait sorti de sa frénésie déguisée ; sans doute sur le chemin sur la Mine, si d'aventure elle acceptait de l'y amener. En effet, la passion dégondant bien des portes, sans doute avait-il vendu malgré lui des sentiments qui inquiéteraient quiconque s'ils en voyaient la forme sous leurs yeux. Pour autant, Francesco n'en était plus à sa première excentricité et il comptait, subrepticement, sur le fait que son interlocutrice en fasse fi une fois de plus.

"Amène moi" murmura-t-il encore. "Amène moi voir ma soeur".

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MessageSujet: Re: Hit hard and relive memories   Dim 25 Juin - 19:00

Francesco Casey
Hit hard and relive memories


La réaction du cubain fut plus qu’étrange, voilà que son attitude changeait, son comportement suivait le mouvement. Son regard se posa sur l’arme qu’il tenait puis sur les yeux de l’homme. Pendant ces dixièmes de seconde elle se demanda bien ce qui pouvait passer dans la tête de Francesco pour que ce changement radical ait eu lieu. Au final, elle n’avait fait que répondre à sa question, parler de la mine et encore, elle avait abordé le sujet de façon très superficielle. De ce qu’elle comprit, c’était Anita qui l’agitait. Par instinct, le regard de Casey se fit plus noir, elle appréciait l’homme mais elle appréciait sans doute plus sa leader. Dans cet instant, elle se découvrait un instinct protecteur qu’elle n’avait pas vu ressurgir depuis un moment. Toutefois, Anita était un prénom assez commun, et quelles étaient les chances qu’il s’agisse de la même Anita ? Son interlocuteur semblait surexcité, ce qui n’augurait rien de bon. "Non mais…" Pas le temps de contre argumenter, voilà que l’homme lui donnait un descriptif ressemblant de la concernée. Sans en avoir conscience, Casey hochait la tête à chaque qualificatif juste qu’il lui donnait, affirmant ses propos. Creusant le doute dans l’esprit de la blonde. Sa bouche s’entrouvrit, complètement interloquée de ce qui était en train de se passer. Non seulement, il la connaissait mais il semblait bien la connaître de ce qu’il disait. Cette histoire d’éducation, éducation dont Anita avait détaillé le contenu lors d’une soirée. Ces traumatismes qui avaient seulement été évoqués.  Le geste de Francesco lui fit lever son bras armé de quelques centimètres alors qu’elle suivait du regard la lame éjectée jusqu’au sol. Pantoise, totalement pantoise, elle avait toujours la bouche ouverte, attendant que quelqu’un lui explique ce qui venait de se passer. L’agressivité et les jeux de son interlocuteur avaient laissé place à une attitude quasi-enfantine et docile. Où était le manuel d’instruction pour ce genre de cas ?"Non mais c’est pas aussi simple."Si ? Elle en savait rien, complètement prise au dépourvu, elle devait réfléchir. Amener un étranger à la mine n’était pas vraiment une pratique commune surtout un être comme celui qu’elle avait en face d’elle. Autant, ils s’étaient rendus mutuellement service dans le passé – de façon raté mais c’est l’intention qui compte, elle ne pouvait pas amener un étranger en qui elle plaçait une confiance vacillante dans les entrailles de la mine. Casey inspira un grand coup alors que son collègue et Jack revenait de leur tour d’horizon de l’usine. Un peu de répit pour réfléchir, suivant son chien du regard, elle entendit le murmure de Francesco et poussa un léger soupir. Il devait comprendre que ce n’était pas un moulin, qu’elle devait lui poser pas mal de question. Notamment sur sa… sœur ? Quoi ? Non, elle avait dû mal entendre. Ses yeux se posèrent sur son interlocuteur, cherchant une trace de moquerie, de mensonge, mais rien. "Pardon ?" Son pardon fut plus agressif qu’elle ne l’aurait voulu, bien trop secouée par toutes les informations qu’elle venait de recevoir en pleine gueule. Francesco le frère d’Anita ? Pendant qu’elle y pensait, elle détaillait le visage de l’homme pour trouver des ressemblances, trouver des indices qu’il disait la vérité. Néanmoins, rien ne semblait la convaincre pourtant elle ne pouvait pas laisser passer cette opportunité de ramener l’homme à Anita. De plus, cette révélation sur leur lieu permettait d’expliquer les réactions étranges qu’il avait eu. Elle fit signe à l’homme qui s’approchait d’attendre à l’écart. Pas besoin que tous les Miners présents entendent ça. "Donne-moi une raison de te croire et je te ramène à la mine." Après tout, elle connaissait assez bien Anita, sûrement mieux que la plupart de la mine, ça ne devrait pas être trop difficile de savoir s’il mentait ou non. Du moins, c’est ce qu’elle espérait. De plus, qu’est-ce qu’elle pouvait bien faire d’autre ? Ce n’était pas comme si Francesco avait un portable ou une adresse où on pouvait le retrouver. Casey se mordit la lèvre en se disant que malgré tout, elle devait bien ça à Anita. Au moins essayer. Au pire, ce n’était qu’un homme parmi tout un groupe de militaires, il ne pourrait pas faire grand-chose. La mine ne risquait pas grand-chose. "Sache une chose, si tu me convaincs, c’est les mains liées que tu rentreras dans la mine et ce n’est pas négociable. Les autres n’accepteront pas de faire demi-tour aussi facilement alors si t’y mets pas du tiens, je pourrai rien faire pour toi." Pas comme précédemment en bref. Les hommes qui étaient resté avaient eu tout le temps de maudire Francesco et Casey dans leurs grognements et silences étranges alors leur dire qu’ils devaient abandonner le raid et faire demi-tour pour amener cet homme à la mine… Quel bordel ça allait être. "Va me chercher les autres et préparez-vous à partir."Dit-elle au dernier arrivant tout en reprenant un peu de consistance. Autant les réunir et partir le plus rapidement, avec ou sans Francesco.

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MessageSujet: Re: Hit hard and relive memories   Dim 25 Juin - 21:45



La pression ambiante survivait. A l'instar d'une flamme naissant au creux d'un amas de brindilles asséchées, Francesco se sentait l'énergie de faire s'embraser son monde, si bien que l'excitation qui l'animait peinerait à décroire d'un iota. Dans sa frénésie fébrilement canalisée, il parvint toutefois à entendre poindre dans la voix de Casey une surprise suivie d'un discrédit. Elle ne pouvait pas le savoir, mais demander au cubain de prouver qu'il connaissait bien Anita était la dernière des choses à faire. En effet, cela ne faisait que rappeler à son bon souvenir tous les traits de sa soeur qui le privaient de tout repos : sa lâcheté. Son ingratitude. Sa suffisance. Son dédain. Sa fragilité.

Son inimitié s'intensifiant, il ne put s'empêcher de planter ses ongles abîmés dans la chair écorchée de ses paumes, baissant les bras. Presque inconsciemment, ses pupilles ne surent que foudroyer la trentenaire à mesure qu'elles s'affinaient. A tenter de flirter avec sa psyché, l'on aurait décelé dans son oeillade qu'il en voulait viscéralement à son interlocutrice de l'avoir mis dans une situation telle qu'il allait devoir verbaliser ce grief tout particulier qu'il entretenait depuis des années à l'endroit d'Anita. Finalement, ce ressenti néfaste avait - selon toute vraisemblance - phagocyté la reconnaissance qu'il avait éprouvé quelques instants plutôt, lorsqu'il avait appris que sa soeur était à sa portée. S'efforçant néanmoins de paraître le plus lisse possible, il mordit subrepticement sa lèvre inférieure et présenta à Casey sa main senestre encore sanguinolente. Dans le souci d'une gestuelle toute particulière, sous-entendant qu'il cherchait les mots d'un récit capital, il prit un ton grave après avoir laissé peser ce long silence.

"Quelque chose que je ne saurais inventer", commença-t-il sobrement, "c'est qu'elle n'a pas été présente le jour des funérailles de notre père. Enfin, le sien, techniquement ...". Sa mâchoire se contracta alors qu'une aversion toute particulière était audible dans le son de sa voix. "Non, ça ne me plaît pas mais je le sais, je l'admets" ajouta-t-il pour lui-même, partant du principe que Casey avait bien compris qu'il n'avait été que le fils adoptif du défunt en question. Baissant furtivement les yeux, il se rappela tout à coup de la réaction qu'avait eue son interlocutrice lorsqu'elle avait appris le lien qui unissait la cheffe de la Mine au cubain : une inquiétude, puis une agressivité mal dissimulée. Présumant de la proximité des deux femmes, il poursuivit. "Voilà peut-être une confidence qu'elle t'a déjà faite. Tu ne pourrais même pas comprendre pourquoi ça compte tant à mes yeux, hein ? Il ne s'agissait que d'obsèques, ça ne veut pas dire qu'elle a été une mauvaise fille pour autant, oui ?". Il pencha la tête sur le côté en souriant, comme pour lui concéder ironiquement un point qu'elle n'avait même pas soutenu elle-même. "Bien sûr, mais tu n'as pas d'avis propre sur la question en l'occurrence. Après tout, tu es à la botte d'Anita, comme tous les autres Miners. Même si tu avais quelque chose à redire, tu le garderais gentiment pour toi".

Il referma vigoureusement sa main gauche. "C'est ça l'autorité : on s'y plie."

Son sourire caustique s'élargit alors grandement et ses pupilles retrouvèrent le fin fond de celles de son interlocutrice. Il avait compris qu'il allait devoir se tenir à carreaux s'il voulait aller jusqu'à la Mine ; sa bonne foi s'était déjà manifestée jusqu'à son désarmement de plein gré. Cette même risette, il l'adressa ouvertement à l'homme qui vint prendre ses ordres de la part de la trentenaire. "Oh mais oui je vais y mettre du mien, ô combien. Anita et moi, nous avons tant de choses à nous dire que je traverserais bien le Texas en rampant pour ... elle" expliqua-t-il avec une bonne volonté tout à fait feinte et tendant ses poignets joints, comme pour attendre de Casey qu'elle les entrave. "J'dois te dire que je regrette tout de même cette histoire d'attaches ... Moi qui voulais faire un gros câlin à ma soeur pour fêter nos retrouvailles".

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MessageSujet: Re: Hit hard and relive memories   Dim 25 Juin - 23:32

Francesco Casey
Hit hard and relive memories


Elle déglutit. L’anecdote que venait de lui raconter Francesco ne pouvait pas sortir de n’importe où. Elle doutait même qu’un autre Miners soit au courant de cette histoire. Malgré l’expression d’une fausse assurance, ses yeux montraient clairement son désarroi face à cette nouvelle remarque désorientante. Au moins, elle avait recueilli une information supplémentaire : ils n’étaient pas directement frère et sœur. Ça expliquait donc le manque de ressemblance. Son côté protecteur refit surface quand il avoua sa rancœur face à l’évènement. Casey savait très bien comment Anita se sentait par rapport à ça et elle n’avait certainement pas envie que l’homme vienne retourner le couteau dans la plaie. Autant elle pouvait faire des reproches à la femme sur son comportement dernièrement, sur ses décisions, sur son absence, sur l’espèce de sentiment qu’elle lui avait fait miroité, autant elle ne pouvait pas laisser quelqu’un la blesser délibérément. Alors que Casey s’avançait vers son interlocuteur, peut-être plus menaçante que précédemment, il reprit la parole. Réconfortant ses doutes mais renforçant sa colère. S’il y a bien une chose que la blonde ne supportait pas c’est qu’on la croit soumise à qui que ce soit. Elle avait déjà vécu ça dans le passé et aujourd’hui, elle considérait sa loyauté envers la mine comme un choix délibéré et une preuve de liberté. "Ne parle pas de choses que tu connais pas !" Gronda-t-elle alors que sa mâchoire se contractait. Ce n’était pas parce qu’elle ne laisserait pas quelqu’un faire du mal à la leader qu’elle appréciait qu’on l’associe de cette façon à celle-ci. "Son histoire… vos histoires ne me concernent pas. Toutefois si je suivais bêtement les ordres, je peux te dire une chose, tu ne viendrais pas avec nous !" C’était une menace et pas une menace en l’air. Anita était rigoureuse, tellement rigoureuse qu’elle faisait passer la mine avant tout le reste, y compris sa potentielle vie familiale. Jamais, la leader ne pourrait lui en vouloir ne pas avoir ramener Francesco au clan. Et même si c’était le cas, elle s’en foutait. Enfin, à ce moment précis de la colère qui naissait en elle. Casey fit signe aux hommes de se rapprocher, Jack suivit le mouvement, venant se coller aux jambes de sa maitresse. Une rapide caresse dans le pelage de l’animal, une grande inspiration et la femme reprenait un peu plus le contrôle de ses émotions. "N'exagère pas Francesco, ne me fais pas changer d’avis." Le chemin jusqu’à la mine allait être long et rien ne pourrait l’empêcher de laisser le cubain dans un coin contre un arbre. Néanmoins, il n’étaient pas encore partis, il lui resté à convaincre les autres."Vous lui attachez les mains, on rentre et il vient avec nous." Oui parce qu’ils allaient rentrer au plus grand étonnement des autres qui commençaient à protester. La discussion allait être longue… et allait sûrement épuisée la patience de Casey.

To be continued  
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