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 (I) sisterhood + willa (la pâle copie)

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MessageSujet: (I) sisterhood + willa (la pâle copie)   Ven 24 Mar - 15:23

La copie & Le brouillon
« in the cookies of life,
sisters are the chocolate chips.
« On en reparle plus tard. » Le ton est ferme, sans équivoque. Elle est fatiguée, lasse, en somme, pas apte à continuer cette réunion improvisée du conseil, à moins de commettre un massacre collectif. De toute façon, pour l’instant, ils ne sont jamais d’accord sur rien, ils ne font que tourner en rond, ressassant point par point tout ce qui cloche sans jamais proposer aucune solution. Cependant, jusqu’à preuve du contraire, c’est encore elle qui a le dernier mot. Le seul avantage à diriger. Un peu tyrannique vu sous cet angle, elle l’accorde, mais jouissif. Elle se lève rapidement, cinq paires d’yeux la scrutant avec stupeur, paires d’yeux dont elle fait abstraction avec grand soin. Peyton, maître dans l’art de l’ignorance. Non, elle n’est franchement pas d’humeur pour leur accorder plus de temps. De plus, elle n’a pas à se justifier, elle ne leur doit rien. « Bonne soirée. » qu’elle lance avec nonchalance, vidant par la même occasion les lieux de sa présence. La chaleur écrasante de ce début de soirée l’accable sans tarder, elle sourit à l’idée de Willa en sous-vêtement. Parce que oui, plus de trente degrés et Willa devient littéralement exhibitionniste. C’est un fait avéré qui en enchante plus d’un d’ailleurs.

« Je n’en peux plus, je lâcherais bien tout. »  La porte claque. Elle soupire, frustrée, éreintée. Il n’y a qu’avec Willa qu’elle peut parler ouvertement de son agacement envers certains membres du conseil, et surtout envers leur étroitesse d’esprit, sans parler de leurs idées archaïques. « Je déteste, j’exècre, j’abhorre les réunions du conseil. » ça, c’est dit. Elle s’écroule sans plus de cérémonie sur le vieux canapé en tissu fleuri, charmant goût de ses parents, ses prunelles claires se reflétant dans celles de sa cadette. Ses lèvres s’étirent immédiatement en un rictus moqueur en découvrant sa frangine, petite tenue et poêle à la main. Elle s’abstient de tout commentaire, malgré son envie irrépressible de la blâmer pour lui avoir encore une fois emprunté, à son insu bien sûr, son t-shirt à l’effigie de " Jurassic Park " (datant de mathusalem d’ailleurs). Mais, ce n’est pas le moment, elle a encore du venin à cracher. « En plus, ils ne sont même pas doués pour jouer la comédie. Ils me scrutent avec leurs regards inquisiteurs débordant de jugement. » Parce que oui, elle se tape l’ennemi, maintenant que ça se sait depuis quelques semaines, sa réputation est entachée. Depuis quand elle a des comptes à rendre concernant sa vie personnelle au juste ? Elle ferme les yeux un instant, se massant machinalement les tempes. Entre les rôdeurs qui s’immiscent dans la ville, sa " liaison " (à prendre avec des pincettes) découverte, les raiders disparus depuis quarante-huit heures, elle n’en peut plus, vraiment. Lorsqu’elle ouvre à nouveau les paupières, Willa a abandonné sa poêle, trône fièrement devant elle, exhibant sa petite culotte " The Goonies ", la geek dans toute sa splendeur. « Tu connais cette chose qu’on nomme jean ? » Probablement pas. Elle n’est pas croyable tout de même. La moitié de la ville a surement déjà dû la reluquer. « On dirait que tu sors tout droit d’une série des années 90. » Le cliché des années 90 même. Une chose qu’elle aime encore plus que de persifler dans le dos de certains Olympiens, c’est assurément se moquer sans honte de sa sœur.
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MessageSujet: Re: (I) sisterhood + willa (la pâle copie)   Ven 24 Mar - 16:59

LA COPIE & LE BROUILLON
« Je serai là, toujours pour toi, n'importe où quand tu voudras
Si vous vivez à Olympia, vous risquez d’entendre Peyton vous le dire, Willa n’est qu’une pale copie de son génie. Mais le fait est, hélas, que personne dans l’histoire de l’humanité n’a eu tort à ce point. Willa est, en plus d’être un cadeau de dieu, un ange envoyé des cieux pour illuminer le monde de sa beauté céleste et de son intelligence divine, le chef d’œuvre de la famille. Peyton, dieu la garde, n’est qu’un brouillon. Un croquis informe et à peine cohérent. Mais bon, on l’aime bien quand même. Puis paraît que comme leader, elle tient à peu près la route. On peut lui accorder au moins ça. Après une matinée bien chargée à patrouiller dans et autour d’Olympia, Willa rentre sur les coups de seize heures à la maison. La porte à peine fermée dans son dos, elle fait déjà voler ses chaussures à l’autre bout du couloir, son pantalon disparaissant peu de temps après, derrière la table du salon. Elle se laisse enfin tomber dans le vieux canapé hideux, élément phare de la décoration intérieure. Elle soupire et contemple le plafond quelques minutes. Elle se laisse aller à la déprime qui a frappé tous les survivants. Pas trop longtemps cependant, ce n’est pas le genre de Willa. Elle se lève énergiquement et attrape un des t-shirts, soigneusement entendu par Peyton sur l’étendoir près de la fenêtre. Un choix qu’elle ne fait pas au hasard puisqu’il s’agit du plus beau t-shirt de sa sœur, celui qu’elle a l’audace de ne porter qu’en tant que haut de pyjama, son t-shirt Jurassic Park. Le coton encore humide rafraîchit le corps moite de Willa. Elle a toujours vécu au Texas et pourtant elle ne s’est jamais habituée à la chaleur. Dès le mois de mars, si elle le pouvait, Willa ne s’habillerait que d’une culotte et encore, si Olympia pouvait devenir un camp de nudistes, elle ne se plaindrait pas.

Quand la porte d’entrée claque, signe que Peyton est rentrée de son conseil (plus ou moins débile), Willa est en train de faire cuire des espèces de crêpes improvisées avec les moyens du bord. Comme elle l’a fait deux heures plus tôt, elle retrouve Peyton enfoncée dans les coussins du canapé, toujours habillée cependant. « Nan, mais c’est tous des crétins… » Elle commence sans continuer sa phrase. Peyton a surtout envie de se plaindre alors elle se contente de l’écouter. « En parlant de regards inquisiteurs » Willa lève un sourcil et prend cette expression particulière qu’ont les petites sœurs quand elles sont sur le point de mettre mal à l’aise leur grande sœur. « Je me demandais tu prends toujours ton pied avec Abel ? » Quoi ? Quand elle était jeune, Willa n’aurait peut-être pas été si directe. Mais il faut la comprendre, elle en pinçait pour le petit péquenot à l’époque et puis elle était gamine. Willa ne s’était pas doutée que sa sœur et Rhodes avaient remis le couvert, mais elle ne pouvait pas dire qu’elle était surprise. Avec la pression de son nouveau statut, Peyton avait bien besoin de se détendre un peu. Peyton, cependant, préfère poser ses propres questions. « Tu connais cette chose qu’on nomme jean ? » Willa baisse les yeux pour contempler sa tenue. Elle les pose ensuite sur sa sœur, un petit sourire au coin des lèvres. « Il fait chaud. Et les voisins sont habitués. » Les voisins ont vu pires que ça, elle songe. « Les années 90 étaient l’âge d’or du monde occidental, excuses-moi d’être un peu nostalgique. » Elle prend un air faussement outré et retourne dans la cuisine. Quand elle revient, c’est avec une assiette de crêpes et un pot de caramel concocté par Reese Wheeler, un des fameux voisins. Pourquoi ? Willa n’est pas certaine, mais elle apprécie l’attention quoi qu'il en soit. « Bon bouge ton gros cul et mange ! » Elle ordonne en se laissant tomber à côté de sa sœur. « Et crois pas que j’ai oublié ma question, je veux tout savoir sur Abeyton ! » Peyton lève un sourcil, Willa soupire. « Toi et Abel ! »

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MessageSujet: Re: (I) sisterhood + willa (la pâle copie)   Ven 24 Mar - 21:26

La copie & Le brouillon
« in the cookies of life,
sisters are the chocolate chips.
C’est volontairement, elle l’avoue, qu’elle se permet de contourner joyeusement le sujet Abel Rhodes. Déjà que leur relation lui semble on ne peut plus floue, loin d’elle l’envie d’en discuter plus amplement avec Willa. Et puis, de toute façon, elle n’a pas besoin de vivre sa vie sexuelle par procuration, c’est franchement gênant. « Les voisins aiment se rincer l’œil, surtout. » Qu’elle balance avec légèreté, se félicitant intérieurement pour avoir, l’espace d’un instant, éclipsé les questions concernant sa sexualité. Parce que, clairement, elle n’a pas besoin d’en connaitre les détails. Le problème avec les petites sœurs, surtout la sienne, c’est qu’elles sont tenaces et expertes dans l’art d’embarrasser leur aînée. Willa doit être maître dans ce domaine. Plus elle vieillit, plus elle devient incontrôlable et parfois tout bonnement incorrigible, voire insupportable. Véritable boule d’énergie, mâcher ses mots ? Elle ne connait pas. Elle ne sait pas de qui elle tient ça, ce côté totalement déluré et complètement à l’ouest, surement pas d’elle en tout cas. « Je te signale que mon fessier est de taille tout à fait raisonnable. C’est le tient qui ressemble à une planche à pain. » Quand on cherche, on trouve. Elle s’exécute cependant, se décalant vers la gauche, déboutonnant le bouton de son jean au passage, en prévision des crêpes improvisées qu’elle compte engloutir prochainement. Faut bien reconnaître qu’elle se laisserait probablement crever de faim sans sa frangine ou alors, son alimentation se résumerait à des céréales et des biscuits rancis. Comme quoi, y’a un côté positif à tout.

« Et crois pas que j’ai oublié ma question, je veux tout savoir sur Abeyton ! » Elle arque sans tarder un sourcil interrogateur. Evidemment qu’elle a compris l’allusion, elle n’est pas stupide, elle préfère tout simplement jouer à l’autruche. Abeyton. Sérieusement ? Ce qui est certain, c’est qu’ils sont beaucoup moins glamour que Brangelina, quoique niveau drama, ils ne payent pas de mine tout de même, la barre est haute. Surtout si l’on prend en compte leur conversation houleuse dans les écuries et le râteau qui s’en est suivi. Elle a le don pour froisser les ego. « Toi et Abel ! » Qu’elle ne manque pas d’éclaircir suite au manque de réaction flagrante de son aînée. Elle soupire, Peyton, enfourne un morceau de crêpe dans sa bouche histoire de gagner du temps, même qu’elle ne s’est jamais autant appliquée à mastiquer. « Parce qu’on a un nom de ship, maintenant ? » La question est rhétorique. Elle ne comprend pas bien cette fascination qu’elle a les concernant. Déjà adolescente, elle ne jurait que par Abel. Crush de jeunesse. À l’époque, la situation était plutôt cocasse quand on y pense. « Tu ferais mieux de te dénicher une vie sexuelle à la place de t’intéresser de trop près à la mienne, Will. » Oh, elle ne doute pas que sa sœur ait l’embarras du choix, mais il n’empêche qu’elle adore l’ennuyer à ce propos. Enfin l’embarras du choix… Il faut bien avouer que le choix est restreint depuis que le monde est parti en vrille, on se fait plaisir avec ce qu’on trouve du coup. « Mais, pour faire court… » Elle fait durer le suspense une poignée de secondes, afin de captiver l’attention de son public, attention déjà à son paroxysme cependant. « Plus expérimenté, moins endurant. » Pas totalement vrai, elle reconnait qu’il a tout de même assuré deux fois en suivant, bien que la dernière fois elle n’ait pas eu l’occasion de la tester à nouveau, cette fameuse endurance. Sa faute à elle, oui, elle a flippé sur le coup et y’a de quoi concernant le passé du cavalier. Elle a conscience que Willa ne se contentera pas de si peu, sa curiosité doit être à peine satisfaite. « Tout l’inverse de tes conquêtes en somme, puisque t’es plutôt du genre à les cueillir dès le berceau. » s’empresse-t-elle d’ajouter, le ton railleur. Willa, la cougar d’Olympia, réputation qui la précède. Entre ça et Peyton, la traîtresse qui se tape un Rhodes, y’a de quoi alimenter les rumeurs de la ville.

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MessageSujet: Re: (I) sisterhood + willa (la pâle copie)   Ven 23 Juin - 15:27

LA COPIE & LE BROUILLON
« Je serai là, toujours pour toi, n'importe où quand tu voudras
Avouez qu’après plus de 30 ans de vie commune, on serait en droit de penser que l’exhibitionnisme et la curiosité morbide de Willa n’étonneraient plus sa sœur ou qu’au moins elle se serait habituée ! Pourtant, derrière ses petites remarques cinglantes, Peyton est sur le point de craquer et de tout raconter, c’est une certitude. Willa roule des yeux quand son aînée lui suggère de se trouver quelqu’un à mettre dans son lit. Le lit en question n’est pas un no man’s land, mais il est vrai qu’à part Alma (et mieux vaut ne pas nous étaler sur ce sujet, croyez-moi) ce n’est pas un lieu très touristique non plus. Peyton reprend : « Mais, pour faire court… » Ah, vous voyez ? Il suffisait d’attendre ! Elles se connaissent par cœur les Yates. Willa remue des fesses pour mieux les enfoncer dans les coussins du canapé et tend l’oreille. Maintenant qu’elle est bien installée, crêpe en main, elle ne veut rien rater du récit épique. Cependant, Peyton sait se faire désirer et laisse la tension monter. Quand elle annonce finalement « Plus expérimenté, moins endurant. » Willa explose de rire. Déjà qu’elle adore les ragots, si en plus ceux-ci concernent le manque de virilité d’Abel Rhodes, elle se sent comme un enfant le matin de noël. « Tout l’inverse de tes conquêtes en somme, puisque t’es plutôt du genre à les cueillir dès le berceau. » Willa plisse les yeux avec un petit rictus. « C’est ce que tu gagnes à te taper des vieux aussi ! » Entre Wheeler et Walker, il est vrai que Willa n’a pas beaucoup donné dans le troisième âge... « Tu te moques, mais au moins je prends mon pied plus de dix minutes, moi. » Elle a déjà prétexté une migraine pour ne pas aller travailler et rester avec Jonas Walker toute une journée dans sa chambre. Pas sûr que Peyton est été très convaincue, Walker n’étant pas particulièrement silencieux de l’autre côté de la porte, mais au bout du compte, elle n’a rien dit. Willa est sur le point de raconter cette histoire à sa sœur quand elle se ravise. Elle donne un petit coup de coude dans le bras de sa sœur. « Mais crois pas que tu peux changer de sujet comme ça ! Déjà que je devrais être super offusquée d’apprendre ça que maintenant ! » C’est bien évidemment à ce moment que quelqu’un vient toquer à la porte d’entrée. Les deux sœurs se regardent perplexes. Ni l’une, ni l’autre n’aime particulièrement aller ouvrir cette fichue porte. Le plus souvent, c’est quelqu’un qui est là pour apporter une mauvaise nouvelle à Peyton. Les visites de courtoisie se font assez rare en effet. Après un pierre-feuille-ciseau silencieux (tradition des Yates) que Willa perd, elle se lève et se dirige vers la porte. Elle attrape au passage un short. Elle ne veut pas qu’on lui annonce la mort de quelqu’un alors qu’elle est en petite culotte. Elle soupir de soulagement quand elle reconnaît le visage d’Alma sur le pas de la porte. Elle jette un regard furtif à Peyton dans son dos. Alma a une petite boite en carton dans les mains, recouverte d’un sac plastique. Willa qui n’a toujours rien dit lève un sourcil curieux. « Tu veux entrer ? » Alma semble y réfléchir quelques instants. « Nan, je viens juste te rendre ça. C’est toujours ok pour demain soir ? » Il se peut que Willa rougisse (ouais, je sais, qui l’eut cru ?) elle prend la boite qu’on lui tend et acquiesce avec une nonchalance un peu forcée « évidemment. » Alma semble satisfaite et s’en va. Willa la regarde un peu s’éloigner, appuyée contre le rebord de la porte avant de se rappeler que Peyton l’attend à l’intérieur. Sans même regarder le contenu de la boite, elle retourne sur le canapé, efface ce qui vient de se passer de sa mémoire et repose son attention sur sa sœur « Bon alors ! Tu me racontes ou quoi ? »

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MessageSujet: Re: (I) sisterhood + willa (la pâle copie)   Jeu 27 Juil - 23:06

La copie & Le brouillon
« in the cookies of life,
sisters are the chocolate chips.
Elle roule des yeux, Peyton, entre deux bouchées de crêpes improvisées à l’aide des moyens du bord. Elle n’en est pas réduite à dix minutes tout de même. Du moins, pas la seconde fois. Il faut bien avouer qu’il dispose de circonstances atténuantes excusant le timing de leur première retrouvaille sexuelle, autrement dit, pratiquement cinq années de frustration, c’est beaucoup. D’où le deuxième round d’ailleurs. Bref. Elle s’imagine mal divulguer les détails à sa cadette, à moins qu’on ne l’y oblige, ce qui est tout à fait probable connaissant Willa, elle est totalement capable de lui tirer les vers du nez. Mais, de toute façon, ils ne sont pas prêts de réitérer l’expérience puisqu’ils enchaînent les disputes et pas des moindres. Quand elle pense entrapercevoir un bon côté d’Abel, il n’hésite pas à la faire bien vite déchanter, à croire qu’il veut la dégager du paysage. Surement que c’est le cas en réalité, il la considère comme beaucoup trop contrariante à son goût. « Pas la peine de me le préciser, que tu prends ton pied, les murs sont minces. » Pas le moins du monde assez épais pour couvrir les gémissements gargantuesques de sa frangine, à se demander parfois si elle ne simule pas. En tout cas, elle, elle n’a pas envie d’entendre trop de détails à ce sujet. Non, merci, pas la peine d’avoir le cerveau obscurci par des images mentales indésirables. Elle ponctue sa phrase d’une œillade faussement réprobatrice. Mais, pour sûr, il lui faudrait trouver un point de repli en cas de nouveaux ébats – puisque le lit d’Oscar n’est plus une option –, et pour sûr, elle change de sujet, ce qui n’échappe à personne, encore moins aux oreilles aguerries de Willa.

Sauvée par le gong, timing parfait, bien qu’elle n’apprécie que très moyennement les quelques coups frappés à la porte. Elle fronce instinctivement les sourcils. Une mauvaise nouvelle ? Une bagarre entre riders et olympiens ? Un mort ? Sans tarder, elle dresse le poing devant elle. Pierre. Willa soupire, perdante. Ciseaux. À son tour d’aller ouvrir la porte. Peyton dresse instantanément l’oreille, à l’affut, peut-être trop curieuse, un trait de famille commun aux Yates. Elle perçoit furtivement la voix d’Alma, esquisse un rictus moqueur. Willa fait tourner les cœurs, songe-t-elle, s’affalant encore un peu plus dans le canapé. Elle ne sait pas qu’elle sait, sa frangine, elle se croit discrète. Surement aussi qu’elle pense qu’elle n’approuvera pas leur relation étant donné son passif avec Alma. Mais, la page est tournée en réalité, plus la peine de s’y attarder, d’autres chats à fouetter. « Il n’y a rien d’intéressant à raconter, Will, on s’est envoyé en l’air deux fois, point. » En fait, c’est bien plus compliqué, mais elle n’a pas besoin de savoir. Elle tapote le canapé, incitant sa cadette à la rejoindre à nouveau. « Depuis, on se dispute, puis quand je commence à me dire que ce n’est pas qu’un connard fini, il me prouve le contraire. » C’est une grande spécialité de l’aîné des Rhodes. Depuis leur entrevue près de l’infirmerie, elle sait qu’il tient à elle, plus qu’il n’y parait. « Je l’ai vu, y’a peu, je voulais mettre les choses au clair et finalement c’est pire. » Entre les révélations concernant Janissa – révélation dont elle se garde bien de faire part à Will au risque de l'inquiéter –, c'est-à-dire son sosie presque parfait au destin tragique, et les propos peu sympathiques qu’ils se sont gentiment balancés en pleine figure, ils touchent le fond. Sans parler, bien évidemment, du baiser et de leurs aveux mutuels concernant un certain attachement. La pagaille, c’est le terme adéquat. Est-ce qu’elle veut réellement en discuter ? « C’était qui ? » Elle change de sujet avant que sa sœur n’ait pu en placer une, c’est mal, elle le sait. Sans attendre, elle lui arrache la mystérieuse boite des mains, y découvrant… des culottes. « Pourquoi est-ce qu’il y a des sous-vêtements là-dedans et pourquoi est-ce qu’il y en a notamment qui m’appartiennent ? » En voilà un sujet qui lui semble bien plus approprié pour ce soir.

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MessageSujet: Re: (I) sisterhood + willa (la pâle copie)   Ven 28 Juil - 0:57

LA COPIE & LE BROUILLON
« Je serai là, toujours pour toi, n'importe où quand tu voudras
Willa aimerait bien trouver une remarque légère à dire. Une blague qui rendrait la situation plus joyeuse, moins pesante, mais rien ne vient. Il y a quelque chose dans les yeux de sa sœur qui brise un peu le cœur de Willa. Elle ne saurait pas dire ce que c’est. C’est presque imperceptible, mais c’est bien là. Une forme de tristesse. Ou… Le mot est peut-être trop fort ? Pas sûr. Si seulement elle avait un remède magique pour remonter le moral de sa sœur ! Ou un traducteur pour entendre tout ce qu’elle ne lui dit pas. La relation de Peyton et d'Abel a toujours été… Tourmentée. Avant, c’était surtout, parce que leurs parents n’approuvaient pas leur relation, mais maintenant ça a l’air plus complexe. Plus sombre. Beaucoup trop sérieux. Peut-être dangereux même ? Tout ce que Willa déteste. Pourquoi Peyton se fourre-t-elle toujours dans ce genre de plans ? Pourquoi ne se trouve-t-elle pas quelqu’un de gentil, d’agréable à regarder, quelqu’un de jeune qui… Non. Willa. Ne projette pas sur ta sœur. Elle se sent impuissante et après tout ce que Peyton a fait pour elle, c’est la pire des sensations.
« C’était qui ? » Peyton change encore de sujet, mais cette fois-ci, Willa la laisse faire. Elle se sentait comme un poisson en dehors de l’eau avec leur discussion sérieuse. « Oh personne… » Elle commence avant de voir le regard furtif de sa sœur. « Alma. Elle me rapportait quelques bricoles. » Willa, ne se rend compte qu’elle tient encore la boite dans ses mains que quand Peyton s’approche pour l’attraper. Son premier instinct est de lutter. De garder la boite pour elle, mais Peyton arrive tout de même à lui arracher. Notamment ? Peyton n’a pas vu certaines de ses culottes depuis si longtemps qu’elle a oublié que la totalité des sous-vêtements qui se trouvent dans la boite sont à elle. Quoi ? Willa n’avait pas de travail décent avant l’apocalypse alors forcément, sa garde-robe en pâtissait. Si elle avait su que ses économies allaient partir en fumée quelques années plus tard, évidemment, elle aurait investi dans deux trois dessous plus agréables à regarder. « Oh t’inquiètes pas, je vais les laver, tu les retrouveras comme neufs ! » Willa se lève et attrape la boite, prête à aller faire une lessive. Elle espère que cette réponse suffira et qu’elle lui offrira une porte de sortie à cette conversation malaisante, mais hélas, Peyton veut en savoir plus. Et comme elle vient de lui livrer quelques-uns de ses secrets, Willa ne rechigne pas trop. Toujours debout, elle avoue (ou presque). « J’ai tendance à m’éparpiller quand je vais dormir chez… Des amis. » Oh Willa n’est pas une mauvaise menteuse. Elle se débrouille plutôt pas mal d’ordinaire, mais là, en l’occurrence, c’est le pire mensonge de la terre. Des amis ? Et puis quoi encore ! Sérieusement, Will reprend toi ! « Et je suis allée dormir quelques fois chez Alma. » Il faut la comprendre. C’est qu’elle-même a du mal à mettre des mots sur ce qui se passe entre elle et Alma et elle n’est simplement pas prête à en parler. Pas sérieusement en tout cas. Et surtout pas à Peyton. Elle sent bien qu’Alma est différence de ses autres conquêtes, mais avec tout ce qui se passe à Olympia et en dehors… Ce n’est pas le moment. Et puis que dirait Peyton ? Là encore, c’est assez tourmenté entre les deux anciennes amies. Willa n’a jamais vraiment su ce qui c’était passé exactement et si Peyton et Alma ont des rapports cordiaux ces derniers temps, comment savoir si elles sont sincères ou s'il s'agit juste d'une façade ? Toujours debout, la boite dans les mains, Willa se demande si elle peut s’éclipser ou si éviter la question ne fera qu’aggraver la situation.


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MessageSujet: Re: (I) sisterhood + willa (la pâle copie)   Dim 30 Juil - 20:37

La copie & Le brouillon
« in the cookies of life,
sisters are the chocolate chips.
Peut-être qu’elle est soulagée, un peu, d’avoir évoqué la partie émergée de l’iceberg. Pourtant, les détails manquent cruellement, elle n’a vidé que la moitié de son sac et encore, c’est beaucoup dire. Mais, c’est surtout qu’elle ne s’attend pas à ce que quelqu’un comprenne sa relation avec le cavalier, déjà qu’elle n’y voit pas clair. Et puis, de toute manière, loin d’elle l’envie d’affoler sa cadette à coup de précisions inutiles. Elle a toujours protégé Willa, de ses parents, des drames quotidiens, des circonstances, de la vie. Et, même si désormais, tout est différent, même s’il est compliqué de la protéger étant donné le monde qui s’écroule autour d’eux, elle s’obstine à lui faciliter la vie, parce que c’est ce qu’elle fait depuis des années, depuis toujours. Alors, fatalement, quand elle se décide enfin à rendre les armes, acceptant le changement de sujet à peine dissimulé, Peyton ne peut qu’en être ravie. De toute évidence, sa sœur n’a pas les mots pour poursuivre la discussion " Abeyton ", pour reprendre ses termes. Pour tout avouer, elle non plus.

« Encore heureux que tu comptes les laver ! » Il lui semblait bien, que sa collection de sous-vêtements s’amenuisait de jour en jour, elle comprend mieux. À en voir l’expression de sa cadette, le rouge lui montant aux joues et ses gestes maladroits, on pourrait presque croire qu’elle a réussi à la mettre mal à l’aise. Chose a priori impossible et pourtant… Elle s’enfuit déjà, lui arrachant la boite des mains, bafouillant quelques mots. C’est officiel, bébé Yates est gêné. Jour à marquer d’une pierre blanche. « Chez des amis ? » Elle se lève à son tour, collée aux basques de la principale concernée. Pas question qu’elle s’échappe, pas encore. Après tout, chacune à son tour, n’est-ce pas ? « Donc, Alma n’est rien de plus qu’une simple amie ? » Elle esquisse un rictus en coin, traduisant on ne peut plus nettement la fond de sa pensée. La mauvaise menteuse, songe-t-elle immédiatement, d’habitude elle est bien plus douée que ça. Pour sûr que cette fois-ci est une exception à la règle même si, peu importe le mensonge, qu’il soit bon ou mauvais, Peyton a ce don pour les repérer à des kilomètres à la ronde. Elle fait mine de réfléchir, mains posées sur les hanches, intercalée entre Willa et l’embrasure de la porte. « Tu vois, finalement, t’as goûté à l’expérience ! » Elle arque un sourcil évocateur, souriant de plus belle. La passion de Willa pour les jeunots a ses limites, ses exceptions et, cette exception, elle n’est autre qu’Alma. Intéressant. Elle aimerait approfondir cette zone d’ombre, découvrir ce que sa cadette cache, ce qu’elle ressent. Elle sent que ce n’est pas le moment. Finalement, elles se ressemblent bien plus qu’il n’y parait. Elle s’abstient donc, serre les dents, laisse le sujet en suspens dans un coin de sa caboche. Peut-être qu’un jour elles devraient discuter, vraiment, pas juste se balancer des fions en pleine figure. Mais, pas aujourd’hui, peut-être demain, qui sait ? Aujourd’hui, elles ont besoin de légèreté, de bonne humeur, de se vider la tête. Tout le contraire des sujets sérieux, tout le contraire de ce que parler vraiment inclut. « Et ? C’était comment ? Plutôt satisfaisant je suppose, du moins, c’est ce que ton quelques fois suppose. » Elle se venge, Peyton, elle l’admet sans aucune honte. Trop tard pour sa frangine, elle ne peut plus se défiler, à son tour de divulguer certains détails croustillants. Non pas qu’elle ait réellement envie de les entendre, ces fameux détails, c’est surtout qu’en ce qui concerne Alma, Willa n’est autre que muette comme une tombe. Forcément, ça attise la curiosité.

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MessageSujet: Re: (I) sisterhood + willa (la pâle copie)   Sam 5 Aoû - 16:25

LA COPIE & LE BROUILLON
« Je serai là, toujours pour toi, n'importe où quand tu voudras
Willa aurait donné n’importe quoi pour ne pas avoir à supporter ça. Peyton la bombarde de questions et elle n’a qu’une envie : fuir. Loin. Très loin. Fuyez pauvres fous, murmure un Gandalf approximatif dans un coin de son cerveau. Elle songe presque à ne plus jamais poser de questions déplacées à sa sœur ou à n’importe qui en fait. S’il elle y arrivait, ça serait une prouesse remarquez. « Donc, Alma n’est rien de plus qu’une simple amie ? » C’est quoi cette question ? Évidemment. Non ? Willa ne sait même pas. Du coup, elle ment à sa sœur et peut-être à elle-même aussi un peu. « Mais oui, c’est une amie. Alma, mon amie. Mon amie Alma. » Sérieux, qu’est-ce qui est en train de se passer ? Willa veut mourir. Peyton elle, semble aux anges et ne lâche pas l’affaire. Elle n’est pas dupe et continue sur sa lancée. Goûter à l’expérience. Willa se sent littéralement rougir. « Mais… Mais… » Elle commence visiblement gênée. Elle fronce les sourcils et pointe son index sur sa sœur, non sans une sorte d’amusement tout de même. « Je n’aime pas bien ce que tu sous-entends Pey. Comme si forcément si tu vas dormir chez quelqu’un et que MALENCONTREUSEMENT tu oublis QUELQUES culottes alors tout de suite ça veut dire que voilà ! » Elle se la joue ultra-dramatique et il faut dire qu’elle commence à prendre goût à ce petit jeu. La gêne s’en va peu à peu et laisse place à l’amusement. C’est pas si horrible finalement. « Et ? C’était comment ? Plutôt satisfaisant, je suppose, du moins, c’est ce que ton quelques fois suppose. » Willa plisse les yeux et scrute sa sœur l’air mutin, les joues toujours un peu roses. Elle ne répond pas tout de suite, laisse le suspense s’installer, elle veut faire croire à sa sœur qu’elle ne lui dira rien, elle veut que Peyton la supplie du regard. Quand elle juge que ce moment est arrivé et qu’elle est satisfaite de l’impatience qu’elle voit dans les yeux de sa sœur, elle glisse avec le plus grand des calmes. « C’était pas mal. » Elle se retourne telle une actrice de théâtre de la Renaissance avec de grands gestes dramatiques et file dans la salle de bain.

Elle a à peine le temps d’attraper une bassine que Peyton l’a déjà rejoint. Sans surprise. Willa sourit pour elle-même, mi-satisfaite mi-gênée. Elle commence à la remplir d'eau. Si la situation l’amuse, on ne peut pas dire qu’elle était vraiment prête à en parler à qui que ce soit. « T’es d’une immaturité Peyton ! » Lance-t-elle à sa sœur qui veut certainement plus d’infos. Comme si elle était la seule gamine dans l’histoire. On doit bien l’admettre, quand elles sont toutes les deux, les sœurs Yates ne sont pas d’une sagesse et d’un adultisme (si si c’est un mot) extrême. Willa vide le contenu de la boite en carton dans la bassine et ferme le robinet et cherche sur les étagères la lessive qu’elle a concocté elle-même et qui franchement, marche plutôt bien. « Est-ce que t’as vu la… Ah ! » Ce n’est pas qu’elle change de sujet, pas vraiment, elle aime juste bien faire attendre sa sœur. Méchante ? Nan, Willa n’est pas méchante. Espiègle ? Taquine ? Insupportable ? Ouais par contre ça ouais. Elle plonge ses mains dans l'eau tiède et commence à frotter. Elle ne peut réprimer un rire quand elle voit du coin de l’œil l’expression sur le visage de Peyton. « Ok ! Ok ! C’était très bien même. » Elle retire ses mains de l'eau mousseuse en signe de capitulation. Elle met ses doigts en ciseaux et entrelace ses mains. « Elle fait un truc avec son… et puis aussi elle... » Elle colle cette fois son index et son majeur et fait un petit geste de va-et-vient, les images sont parfois mieux que les mots. « Et puis je savais pas que quelqu'un pouvait faire ça avec sa langue ! » Elle espère qu’en partageant trop, Peyton décidera par elle-même de s’enfuir. Croisons les doigts donc, enfin non, faisons des gestes explicites avec. Ça devrait mieux marcher.


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MessageSujet: Re: (I) sisterhood + willa (la pâle copie)   Sam 12 Aoû - 21:13

La copie & Le brouillon
« in the cookies of life,
sisters are the chocolate chips.
Pour sûr, Willa est dotée d’un sens de la théâtralité indéniable. Elle aurait certainement pu intégrer le casting d’une de ces mauvaises séries télévisées surjouées. Une vocation loupée, fichue apocalypse ! Elle ne la croit pas pour autant, elle n’est rien de plus qu’une mauvaise menteuse. Pas mal. C’est ce qu’on dit d’un plat foireux, d’un film peu convaincant, d’un bouquin en demi-teinte. Pas mal, c’est la saison cinq de supernatural, la fameuse tarte à la citrouille de leur grand-mère ou encore, les capacités sexuelles de son ex fiancé. Alors, ça ne peut pas n’être que pas mal, pas si elle en juge à la quantité de lingerie oubliée chez Alma. Elle n’est pas stupide, elle sait reconnaître un mensonge, d'autant plus lorsqu'il est flagrant. Elle ne compte donc pas en démordre, bien sûr que non, la suivant à la trace jusqu’à la salle de bain. « Tu déteins sur moi, ton immaturité est contagieuse. » qu’elle rétorque, assise sur le coin de la baignoire, sourire rivé aux lèvres. Autant l’admettre, ça lui procure un bien fou, de ne pas devoir mâcher ses mots, de ne pas penser à la bienséance, à l’impact que pourraient avoir ses propos, d’être elle, tout simplement. C’est moche d’être adulte, ça l’est encore plus d’être leader d’Olympia, sacrément brimant comme combinaison. « N’essaye pas d’éviter le sujet, Will, ça ne fonctionnera pas. » Elle précise, voyant sa cadette soudainement obnubilée par l’idée de réaliser une lessive. Elle n’a aucun autre choix que de se confier, point barre. Elle l’a cherché après tout. Peut-être qu’elle y songera désormais plus amplement avant de lui demander des détails concernant sa vie sexuelle. Enfin, ça l’étonnerait tout de même, Willa ne peut s’empêcher d’être lourde, indélicate et sans gêne. Elle est y habituée à force. « Très bien comme un neuf ou très bien comme un sept approximatif ? » L’échelle de la sexualité, un repère tout à fait scientifique et pas le moins du monde abstrait, surtout connaissant leurs goûts divergents en matière de sexe. « Avec son… ? » Pour ce qui est des explications, autant dire qu’elle n’est pas franchement douée par contre, pas avec des mots en tout cas. Elle suit du regard les gestes explicites de sa frangine, avant de se fendre d’un rire gêné. « D’accord, je vois, pas la peine de… » Trop tard, plus personne ne peut l’arrêter maintenant qu’elle est lancée. Pour ce qui est des détails, elle va s’en coltiner jusqu’à saturation. Après les doigts, la langue. Elle vide son esprit, s’efforce de ne pas imaginer la scène. « Peut-être que tu ne savais pas tout simplement parce que tu te focalises sur des pré-pubères incapables d’utiliser leur langue ? » Une pique de lancée, une de plus. Et, elle est presque certaine de ne pas avoir totalement tort, bien qu’elle n’ait pas forcément envie de s’épancher sur ce sujet précis. Déjà que l’envie de se boucher les oreilles est omniprésente. « Au moins, avec Alma, ta pire crainte ne se réalisera jamais. » Elle souvient parfaitement de ce film, The Sweetest Thing, avec Cameron Diaz à l’affiche. Sans parler de cette fameuse scène de la fellation qui tourne en reprise du titre I Don't Want To Miss a Thing, le plus grand trauma de Willa Yates, si on en oublie sa peur de croiser le cadavre putréfié de Robert Downey Jr. « Et puis, pas de risque de te retrouver coincée avec un mioche sur les bras, bien que tes ovaires doivent probablement en avoir pâti avec le temps, mais on n’est jamais trop prudente. » Elle hausse les épaules, plutôt satisfaite d’avoir détourné un minimum la conversation. En effet, elle se passerait volontiers des gestes salaces de sa cadette, ou du moins, elle les supporte à petites doses, elle n’a pas l’intention de mourir de honte, pas aujourd’hui.

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❝ tu n'y vois que dalle. ❞ à pas de velours, je viens vers toi. l'amour, la rage, la belle affaire, c'est à l'état sauvage que je te préfère. regarde mes ongles, comme ils sont bien plus beaux plantés dans ta chair.
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