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 Stayin' Alive {feat. Abel

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MessageSujet: Stayin' Alive {feat. Abel   Mar 21 Mar - 22:39

mercy & abel
« stayin' alive
FÉVRIER 2017.
C’était le bordel. Les habitants du ranch tombaient comme des mouches, victimes d’une grippe terrible qui ne laissait que peu de chances de survie aux plus faibles. La situation rendait Mercy nerveuse. Elle se sentait impuissante, incapable de vaincre un ennemi invisible. Elle n’avait aucune compétence en médecine et les seuls virus qu’elle maîtrisait ne se trouvaient dans des ordinateurs. Elle poussa un soupire nostalgique tandis qu’elle sellait un cheval. Son ordinateur lui manquait. Son ancien boulot lui manquait. Son ancien appartement lui manquait. Son cappuccino du matin lui manquait. C’était contradictoire mais sa vie actuelle lui plaisait aussi. C’était comme deux mondes différents, avec deux Mercy différentes et pourtant, si semblables. Elle n’avait pas l’impression d’avoir changé des masses. Le ranch n’était pas si terrible - par rapport à la  Mine, par exemple. Elle avait des amis, une place sympa au campement, un cheval qui lui donnait l’air méga cool, un avis qui comptait et une semi-liberté qui lui permettait de sortir du ranch pour aller faire un tour de temps en temps. Mieux encore, elle pouvait se rendre à Olympia pour donner un coup de main, en échange d’une douche chaude. C’était presque aussi bien qu’Austin. Même si ça devait craindre un max à Austin, désormais.

Son cheval la poussa légèrement, la sortant de ses pensées. Ouai bon, elle connaissait la chanson. Quand Abel disait “on part en raid dans 15 minutes”, mieux valait être à l’heure. Voire même à l’avance. “Okay ChrisEvans, on y va. Essayons de ne pas se faire bouffer aujourd’hui.” Oui, elle avait appelé son cheval ChrisEvans. Et elle vous emmerde bien poliment. Elle le mena à l'extérieur de l’écurie, puis se dirigea vers la tour de guet Sud - où elle devait rejoindre Abel. Il semblait prendre tout son temps - mais après tout il avait des larbins à sa disposition pour équiper son cheval alors qu’elle devait se taper le boulot toute seule. En vrai, elle aimait bien passer du temps avec ChrisEvans. Elle aurait aimé passer du temps avec le vrai Chris Evans mais c’était un fantasme obscure qu’elle gardait pour elle. Alors elle papota quelques minutes avec les gardes. Enfin, il arriva. Elle faillit lui lâcher la remarque désagréable qui lui piquait la langue mais se retint. Elle n’aurait pas hésité s’ils avaient été seuls. Mais les gardes n’en râteraient pas une miette et cela pourrait nuire à la position d’Abel. Il était le grand manitou. S’il osait se montrer sympa avec quelqu’un, les autres tenteraient d’en profiter. Elle se contenta de froncer les sourcils et de lui lancer un regard mécontent. “On peut y aller ?” Affirmatif, mon capichef !

Aujourd’hui, c’était direction le sud. Quelques jours plus tôt, elle était passée par un quartier résidentiel qui semblait inexploré - elle y avait trouvé quelques rôdeurs mais aussi une cave remplie de boîtes de conserves presque neuves. Presque. Si les autres maisons étaient intactes, ils pourraient remplir le garde-manger du ranch mais aussi - et surtout - la boîte à pharmacie. Les médicaments étaient devenus une priorité. Plantés sur leurs montures, fiers comme des guerriers vikings (wesh la référence), ils chevauchaient en gardant un oeil sur la route qu’ils avaient rejoints, plusieurs kilomètres plus tôt. Ils avançaient sur le bas-côté, là où la verdure permettait d’étouffer le bruit des sabots. “Au prochain virage, on y est. Il faudra peut-être laisser les chevaux un peu à l’écart, pour ne pas attirer les rôdeurs ? Ils ne sont pas hyper nombreux mais s’ils nous tombent dessus ensemble, ça sera pas facile.” Un plan comme un autre. Elle faisait confiance à son ami (omg abel = ami) pour lui dire sans chichi si son plan était de la merde ou s’il était valable. Autant ne pas risquer leurs vies. Sinon, adieu les médocs. “Tu as eu des nouvelles de Jenna ?” Elle n’avait pas mis les pieds à la Mine depuis tellement longtemps qu’elle se demandait comment ça se passait pour Mini Rhodes.


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MessageSujet: Re: Stayin' Alive {feat. Abel   Jeu 23 Mar - 22:23



Mercy & Abel
« stayin' alive


S’il y avait bien une chose qui l’insupportait, c’était qu’on vienne lui tenir la jambe alors qu’il était sur le départ. Et Autant Abel ne se gênait pas spécialement pour envoyer bouler quelqu’un qui le faisait chier, autant il ne pouvait pas non plus se permettre d’ignorer un problème susceptible de gonfler durant son absence, et d’avoir pris trop d’ampleur à son retour. Il ne tenait pas spécialement à devoir gérer une crise en plus de celles qui secouaient déjà le ranch ces derniers temps. Mercy pourrait bien patienter cinq minutes de plus… ou dix, ou trente. Lorsqu’il grimpa finalement en selle et piqua des deux afin de hâter son cheval, il se demanda si elle n’aurait pas eu le culot de se tirer, lassée de l’attente.
Mais non, fidèle au poste, Mercy faisait le pied de grue sur son canasson et le gratifia d’un regard tout aussi expressif que n’importe quelle remarque quant à son retard, et auquel il répondit de la même manière alors qu’ils s’éloignaient aussitôt de la tour de guet.

« Ouais enfin on va pas juste les attacher sur le bord de la route comme deux vulgaires bécanes. » Mais un garage dont ils pourraient bloquer l’entrée, en revanche, ferait par exemple une bonne planque du moment qu’il n’y avait rien à l’intérieur susceptible de causer trop de bruit – et qu’ils n’avaient pas à fuir en catastrophe, mais ce facteur était imprévisible par nature ; si d’aventure il s’avérait que ce soit exactement ce qu’il se passe, ils improviseraient, comme ils l’avaient toujours fait à chaque fois que la situation avait dégénéré. Et jusqu’à preuve du contraire, ils s’en étaient tirés à chaque fois. « Je suis allé la voir la semaine dernière », il rétorqua tout en mettant pied à terre. « Elle s’est creusée un nid chez Jones et sa clique, tu savais ? Non contente d'avoir foutu en l'air l'alliance avec Diggs, elle se terre là-bas en attendant qu’on ait fini de crever de la grippe et peut-être qu’elle daignera revenir nous honorer de sa présence après. » Les rumeurs se répandaient comme une traînée de poudre au sein du campement, mais tout le monde avait bien autre chose à faire que laisser traîner ses oreilles ces derniers temps, et vu l’état dans lequel il avait fichu le messager qui lui avait annoncé la nouvelle deux semaines plus tôt il était fort probable que celui-là n’ait guère trop été d’humeur à causer aux quatre vents ensuite. Quoi qu’il en soit, il était clair que le sujet le fichait salement en rogne vu comme il s’était renfrogné dans les quelques secondes suivant celle où le nom de sa soeur avait été prononcé à voix haute. De fait, il n’avait pas encore bien digéré ce qu’il avait appris lors de l’entrevue qu’Anita avait bien voulu leur accorder et on avait pas besoin d’être finaud pour s’en rendre compte au vu de l’aigreur dont ses propos dégoulinaient.
Avisant un abri un peu à l’écart de la route, un cabanon tordu et planté dans un jardin bourré d’herbes folles, il lui fit signe de la suivre tandis qu’il entraînait son cheval à travers la végétation laissée à l’abandon. Planque idéale pour quelques rampants, il convenait de rester sur ses gardes même s’il n’avait pour l’instant entendu aucun bruit suspect.

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MessageSujet: Re: Stayin' Alive {feat. Abel   Mar 4 Avr - 18:52

mercy & abel
« stayin' alive
Elle aime bien Abel. Ils se sont peut-être perdus de vue pendant un certain nombre d’années mais il lui rappelle une période joyeuse et insouciante de sa vie. Pourtant, des fois, elle a vraiment l’impression qu’il prend les gens pour des cons. Dont elle. Elle ne passe pas à travers les mailles du filet juste parce qu’ils sont amis. Abel, c’est un peu le grand-frère qui pense tout savoir et qui fait toujours tout mieux que tout le monde. C’est un peu chiant. Parfois, elle s’en sert pour se moquer de lui. Aujourd’hui, ça la soule. Alors, lorsqu’il lance sa petite remarque, elle se contente de lui jeter un regard blasé “tu te fous de ma gueule ?” Est-ce qu’il la pense réellement débile pour laisser les chevaux comme ça, en mode yolo, en plein milieu de la route - buffet à volonté pour les rôdeurs ? Comme une débutante ? “Merci Abel. Quelle intelligence, Abel.” Prends-moi encore pour une imbécile Abel, te gênes pas surtout…

Elle se laisse glisser à terre, son regard fouillant les alentours. Ce silence presque absolu - seulement brisé par les bruissements de la nature - lui met les nerfs en pelote. Ca n’annonce jamais rien de bon. Elle secoue toutefois la tête en réponse à Abel. “Je ne l’ai pas vue depuis son départ. Je devrais peut-être lui rendre visite, un de ces jours. Mais j’aime pas trop la mine. C’est trop… trop…” Elle hésite sur les mots à choisir. Disons que de son point de vue, la mine se trouve tout en bas de la pyramide des endroits “potables” - juste avant le centre commercial des Chacals. Les rares fois où elle y a posé un pied, elle n’y a pas forcément passé un bon moment. Alors, si elle peut éviter d’y aller, elle évite. En plus, ça pue. “C’est la mine, quoi.” Elle hausse les épaules d’un geste désinvolte. “Qu’est-ce que ça va impliquer pour nous, concrètement ? Cette nouvelle “amitié” entre Anita Jones et ta soeur ? Et la rupture de l’alliance avec Diggs ?” Elle ne connaît pas personnellement la reine de la mine ni l’empereur de la carrière mais elle connaît bien leurs réputations. Et une alliance ne se brise pas sans représailles.

Elle connaît les rumeurs qui courent au ranch, comme celles qui circulent à Olympia. Elle sait que certaines choses sont fausses tandis que d’autres relèvent plutôt de la vérité. Mais comme Abel ou Caden, elle connaît Jenna depuis qu’elles sont gamines. “Est-ce que c’est vrai ? Est-ce qu’elle est vraiment enceinte ?” Voilà, elle a lâché le morceau. En réalité, cette information lui paraît si énorme qu’elle n’ose pas vraiment y croire. Mercy suit Abel jusqu’à une cabane qui tombe en ruine. Elle s’approche de la porte, y tape deux coups secs afin de réveiller d’éventuels rôdeurs planqués à l’intérieur. Le silence lui répond. Elle regarde son ami, fronce les sourcils et lui tends les rênes de son cheval pour pouvoir dégainer son arme. Ensuite, elle entre-ouvre la porte afin d’y faire pénétrer un peu de lumière. Vide. Elle lâche un discret soupire de soulagement. L’aventure commence bien. Après avoir mis leurs montures en sécurité, ils prennent la direction d’une maison qu’elle a marqué comme étant intacte lors de sa dernière visite. Alors qu’ils s’approchent et pénètrent dans le jardin, la blonde se fige sur place. “T’entends ça ?” C’est faible. Si elle avait été distraite, elle ne l’aurait certainement pas remarqué. Mais elle se promène parmi les morts depuis trop longtemps maintenant. “Ca semble assez loin. Mais si on peut les capter d’ici, c’est qu’ils sont nombreux.” Fait chier. Bon, c’est pas une bande de rôdeurs qui va les arrêter, non plus. Alors, elle rentre par la porte de derrière de la maison, donnant sur une cuisine sombre.
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MessageSujet: Re: Stayin' Alive {feat. Abel   Mer 5 Avr - 20:11



Mercy & Abel
« stayin' alive


« Contre toute attente, il n’est pas impossible que je puisse retirer quelque chose d’intéressant face à changements inattendus de plans. J’ai discuté un peu avec Jones, il se peut qu’on trouve finalement un terrain d’entente. » Il se garda bien d’aborder le sujet plus en détails parce que dans l’immédiat, ça ne concernait que les deux leaders : guère homme à tirer des plans sur la comète, Abel ne voulait rien annoncer qui ne soit certitudes or ici il n’y avait eu que l’ébauche d’une discussion sur l’éventualité d’un avenir où les deux clans se verraient plus soudés. « Quant à Diggs, j’aviserai quoi faire de son cas mais ça pourra bien attendre que l’épidémie se tasse. De toute manière, tant que j’ai son gosse sous la main, je doute qu’il cherche à nous contrarier davantage. » Il aurait bien voulu lui toucher un mot ou deux, au roi de la carrière, et éventuellement lui ficher un poing dans la tronche pour avoir laissé filé sa sœur chez l’ennemi mais vu l’état actuel de son “royaume” et vu les informations qui lui étaient tombées dans la poche ensuite, l’envie de ce face-à-face s’était faite moins pressante.
Et puis de tous les sujets fâcheux, Mercy aborda le pire, lui arrachant au passage une moue contrariée alors qu’il se saisissait sans mot dire des rênes de sa monture le temps qu’elle jette un œil à l’intérieur. « T’as entendu ça sur le campement ? Depuis quand ça en cause, là-bas ? » Pour le coup, il était plutôt surpris que la nouvelle se soit déjà répandue. Surpris et pas vraiment heureux de le savoir. Mais il aurait dû s’y attendre et puis, peut-être que cela datait d’avant la quarantaine de la mine. Après tout, ce n’était pas parce que la nouvelle n’était pas parvenue à ses oreilles que personne d’autre n’avait été mis dans la confidence, et l’idée avait beau lui déplaire fortement elle n’en restait pas moins tout à fait plausible. « A priori elle a trouvé de quoi s’amuser à la carrière », il confirma donc tandis qu’il aidait sa compagne à faire rentrer les chevaux à l’intérieur du débarras, puis à barricader la porte. « Comme si c’était le bon moment pour ce genre de conneries. » Et en même temps, est-ce que ce serait jamais le cas maintenant que la sécurité n’était plus qu’un terme à la définition très aléatoire ? Y avait plus vraiment de bons moments, désormais, juste des pires et des moins pires, mais on ne pouvait certainement pas prévoir. La nouvelle ne l’avait pas mis en joie et ce fait n’avait pas changé plusieurs jours plus tard alors que pour la première fois il abordait le sujet avec une personne extérieure à la famille. Néanmoins et puisqu’il ne pouvait rien y faire, ne lui restait qu’à ruminer le problème à haute voix alors qu’ils se dirigeaient vers le premier objectif de ce raid.

« Pas la peine de s’en inquiéter tant qu’ils nous courent pas au train. » Pas stressé plus que ça à l’idée d’une éventuelle horde dans les parages, Abel prit tout de même le temps de bloquer la porte derrière eux, prudence est mère de sûreté comme on dit. Et il alluma sa lampe torche dans le même temps, balayant la cuisine plongée dans l’obscurité d’un halo jaunâtre qui captait la poussière en suspension dans l’air. « Tant qu’on reste discret, y a pas de raison qu’ils viennent faire coucou. » De toute manière, il y avait bien longtemps qu’ils ne prenaient plus la fuite à la simple évocation de quelques putréfiés rôdant dans les parages. Parce qu’à moins de se retrouver pris en plein cœur d’une vague de ces assaillants cauchemardesques, il leur était facile de les flouer, voire de les semer en temps voulu ; dans l’immédiat, donc, il n’y avait aucune raison qu’ils ne fassent pas ce qu’ils étaient venus faire ici : piller gaiement les ressources de personnes qui n’en avaient de toute manière plus guère l’utilité.
Toutefois, il régnait dans la cuisine une odeur pestilentielle dont il convenait de s’inquiéter et, à ce stade, Mercy s’en était probablement rendu compte aussi bien que lui. Après sept ans, aucune nourriture alors fraîche n’exhalerait encore cette odeur nauséabonde de charogne en plein processus de décomposition et si l’hypothèse d’un simple animal sauvage pris au piège n’était pas à exclure, il était plus sage de penser tout de suite au pire en ce que bien souvent c’était un mort-vivant oublié là quelques temps qui reprenait du service, alléché par l’odeur de chair fraîche que les deux riders avaient ramené avec eux. Il aurait fallu se dégager un peu de luminosité au plus vite, qu’ils soient moins handicapés, mais Abel y songeait tout juste que sa lampe accrocha un mouvement. « Derrière toi ! » il l’avertit simplement sans se précipiter, la créature était visiblement trop faible pour seulement se tenir sur ses jambes et il ne doutait pas que Mercy n’aurait pas besoin de son aide pour en venir à bout.

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MessageSujet: Re: Stayin' Alive {feat. Abel   Lun 17 Avr - 21:38

mercy & abel
« stayin' alive
Elle fronce les sourcils. Elle n’a pas tous les éléments en mains - contrairement à Abel, elle ne peut qu’émettre des hypothèses (logiques ou non) concernant l’évolution des relations entre les différents camps. Jenna a mit le bordel mais Mercy ne peut l’en blâmer. Elle n’a jamais apprécié la façon dont Abel a “vendu” sa soeur dans le but de créer une alliance de paix. Ca fait très Moyen-Âge. A la place de Jenna, elle aurait réagit bien plus mal que ça. Quitte à provoquer une guerre. Pourtant, par loyauté et respect envers Abel, mais aussi parce qu’elle n’est pas totalement conne, elle comprend. Être le chef d’une communauté, garantir la sécurité de son camps oblige à prendre des décisions difficiles. Au moins, Jenna est sécurité.

Mercy ne peut retenir un sourire moqueur lorsqu’elle remarque la moue d’Abel en se retournant. « T’as entendu ça sur le campement ? Depuis quand ça en cause, là-bas ? » Elle hoche la tête. « Depuis un moment, déjà. Mais c’est pas en restant planqué dans ton château que tu vas apprendre des trucs », lâche-t-elle d’un ton ironique. Vivre au campement est un véritable avantage en matière de renseignements. On y parle de tout, de rien. C’est parfois comme se retrouver au lycée : il faut savoir différencier les potins inutiles des vraies informations utiles. Comme la grossesse de Jenna, par exemple. Elle aurait bien fini par le savoir un jour ou l’autre. Ce qui l’étonne le plus, c’est de savoir qu’un tel secret ait pu parvenir jusqu’au ranch aussi vite. « A priori elle a trouvé de quoi s’amuser à la carrière. » Elle retient de justesse un éclat de rire, transformé en gloussement étranglé. « Tu m’étonnes ! » « Comme si c’était le bon moment pour ce genre de conneries. » « C’est l’apocalypse. Est-ce que ça vaut vraiment encore la peine de faire des enfants ? Pas selon moi. Mais chacun fait ce qu’il veut de son anatomie. C’est qui… », elle ne termine pas sa phrase. A peine la porte passée que l’odeur la frappe comme un mur. Ca pue. Ca pue la mort. Elle a déjà son couteau de chasse en main, l’autre cherchant la lampe torche accrochée à sa taille. Elle connaît les règles : 1) faire vite 2) ne pas paniquer 3) ne pas utiliser d’arme à feu. Abel est plus rapide qu’elle. Elle capte son avertissement en même temps qu’il braque le faisceau de sa lampe sur elle. « Derrière toi ! » Elle se retourne d’un coup, l’adrénaline pulsant dans ses veines. Mais le rôdeur est faible, plus qu’elle ne l’a d’abord imaginé. Il s’accroche à ses épaules, sa tête s’avance vers la gorge de la jeune femme mais elle lui plonge sa lame dans le crâne avant qu’il ne puisse la mordre. Il s’affale au sol, à ses pieds.

Mercy remercie son compagnon d’un signe de tête. « J'espérais une journée tranquille mais c’est trop demander, non ? » Un boom fait trembler le plafond au dessus d’eux. Elle lève la tête et murmure un juron. « J’aurai dû me porter volontaire pour être l'otage chez les mineurs à la place de Jenna. » Elle allume finalement sa torche pour commencer à fouiller les tiroirs de la cuisine. « Donc, c’est qui le père ? Tu sais que c’est le paris le plus à la mode en ce moment ? »

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MessageSujet: Re: Stayin' Alive {feat. Abel   Lun 1 Mai - 21:45



Mercy & Abel
« stayin' alive


Abel s’était crispé sur le manche de son couteau Bowie tout le temps de la lutte, prêt à intervenir si nécessaire, mais Mercy fut largement capable de se charger seule du fléau putréfié et tout fut promptement achevé sans qu’il n’eut besoin de lever le petit doigt en direction de sa partenaire. « Et puis quoi, tu veux pas non plus une semaine de vacances à te dorer la pilule au soleil, aussi ? » Il leva les yeux en même temps qu’elle à l’entente du bruit sourd, pas vraiment enchanté à l’idée qu’ils n’étaient pas seuls ici. Pas vraiment surpris non plus, c’étaient là les aléas des raids rares étaient ceux, qui, au final, se passaient sans la moindre embûche. Alors s’ils ne leur fallait affronter qu’un ou deux de ces rôdeurs à bout de force, les deux riders pourraient déjà estimer heureux de s’en être tirés sans trop de grabuge. « Sois pas idiote, t’aurais pas fait un bon otage : tu sais bien que je t’aurais sacrifié à la première occasion. » Difficile de savoir s’il plaisantait ou pas vu le ton employé, mais Mercy restant tout de même une de ces trop rares personnes qu’il pouvait à ce jour encore considérer comme des amis, on pouvait raisonnablement penser qu’il n’était pas sérieux. Et il ne l’aurait certainement pas laissé crever sans une excellente raison de le faire, raison qu’il n’avait, à ce jour, encore jamais eue. Il s’éloigna d’elle pour commencer à ouvrir les tiroirs de l’autre côté de la cuisine, procédant à l’opposé d’elle afin qu’ils soient bien sûrs d’avoir tout retourné sans rien avoir laissé au hasard. Après tout, ils en étaient à un stade où même une paire de piles pouvait toujours avoir son utilité. « Vous avez vraiment que ça à foutre, prendre des paris pour savoir qui a foutu ma sœur en cloque ? » Malgré la conversation, le cavalier restait alerte, guettant le moindre signe indiquant que ce qui se trouvait à l’étage, quoi ou qui que ce soit, entreprenait de descendre l’escalier afin de venir leur payer une visite de courtoisie. « Elle m’a donné un nom, mais je le connais pas. Et, de toute manière, j’suis pas bien certain qu’elle ait dit la vérité. » Mais l’entrevue avait été bien trop brève pour s’en assurer, et bien trop surveillée aussi puisque c’était le grand manitou des lieux en personne qui s’était chargé de vérifier que la discussion des deux riders ne risquait pas de virer au complot. « Alors à moins que ceux qui ont trimbalé la nouvelle de sa grossesse de la carrière jusqu’au ranch aient aussi une idée du responsable, faudra attendre le retour de Jen pour avoir le fin mot de l’histoire. Et encore, vu les tendances cachottières qu’elle s’est dégotée ces derniers temps, c’est même pas sûr. » Coinçant le manche de la lampe torche entre ses dents afin d’avoir les deux mains dégagées, il fit tomber quelques conserves dans son sac avant de s’interrompre, tendant l’oreille sur des bruits de raclements qui leur provenaient une fois de plus de l’étage. Un soupir fila d’entre ses lèvres alors qu’il posait le sac-à-dos par terre et récupérait la lampe. « On va voir, j’aime pas trop avoir cette menace qui rôde au-dessus de la tête. Pas envie que ça nous tombe dessus à l'improviste. » Mais pas avant d’avoir pris le temps de fermer la porte par laquelle ils s’étaient faufilés à l’intérieur, et de la bloquer : hors de question de se laisser surprendre en laissant une entrée accessible à tous sans la moindre surveillance.

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MessageSujet: Re: Stayin' Alive {feat. Abel   Dim 7 Mai - 18:08

mercy & abel
« stayin' alive
« Et puis quoi, tu veux pas non plus une semaine de vacances à te dorer la pilule au soleil, aussi ? » Elle affiche une moue boudeuse. « Franchement si, j’aimerais bien ! Ca te manque pas, à toi ? J’ai pas vu l’océan depuis huit ans. Tous les ans, je partais en vacances à Miami avec des amis, c’était vraiment chouette. » C’est toujours bizarre de parler de sa “vie d’avant”, comme elle l’appelle. C’est un peu comme se souvenir d’une vie parallèle. Parfois, elle doute de la véracité de cette existence. Comme s’il elle n’a que rêvé de sa vie à Austin. Parfois, elle repense à toutes ces personnes qu’elle a croisé. Ses anciens collègues de travail. Le serveur mignon de son café préféré. Sa voisine bruyante du dessus. Et sa famille détruite, explosée, dévorée. La dernière représentante des Fisher. Pas de bol, il a fallu que ça tombe sur elle. « Sois pas idiote, t’aurais pas fait un bon otage : tu sais bien que je t’aurais sacrifié à la première occasion. » Un sourire amusé se dessine sur son visage, éloignant les pensées sombres qui commençaient à s’agiter dans son esprit. « Tu sais que tu peux toujours compter sur moi pour me sacrifier pour la cause. » Me sacrifier pour vous. Elle ne sait jamais rendu compte à quel point elle est devenue le fidèle soldat des Rhodes. A quel point elle les place désormais sur un piédestal, faisant d’eux la personnification de sa survie. Elle est capable de survivre seule. Mais elle s’est habituée à vivre au ranch - protégée, en sécurité, entourée. Et puis, elle les connaît depuis si longtemps - cette apocalypse n’a fait que les réunir pour mieux les rapprocher. Ils sont sa famille, désormais. Sa survie avant tout mais celle des Rhodes est tout aussi importante à ses yeux. Sa loyauté est parfois mal-vue, mal interprétée. Elle en a entendu, des rumeurs idiotes. Celle qui l’a le plus fait rire racontait qu’elle était l’esclave sexuelle d’Abel. Pour elle, ça serait comme coucher avec son grand-frère. Dégueu. Elle joue parfois de son physique pour blaguer mais leur relation n’a jamais poussé aussi loin. Elle a ses limites, après tout.

« Vous avez vraiment que ça à foutre, prendre des paris pour savoir qui a foutu ma sœur en cloque ? » Elle hausse les épaules et s’accroupit pour fouiller dans le meuble en dessous de l’évier. « Je ne paris sur rien du tout. Je ne fais qu’écouter leurs petits histoires délirantes. Certains disent qu’elle a été enlevée par des extra-terrestres - ceux-là même qui auraient apporté l’épidémie d’Influenza sur Terre. Et qu’ils l’auraient engrossée pour tenter une expérience. Les débilités habituelles, quoi. » Le pire étant qu’elle a réellement entendu ces rumeurs au camp. Elle se doute que Jenna n’a pas dit la vérité à son frère. Elle n’est pas idiote, elle sait très bien ce qu’il arrivera au père de ce bébé. « Le retour ? Tu prévois de la faire revenir au ranch ? Tu penses que… » Elle se fige en entendant le boucan qu’il provoque avec ses boîtes de conserve. Putain. Elle se tourne doucement vers son coéquipier, le fusille du regard en guettant le moindre bruit étranger qui pourrait venir vers eux. « On va voir, j’aime pas trop avoir cette menace qui rôde au-dessus de la tête. Pas envie que ça nous tombe dessus à l'improviste. » « Si tu pouvais éviter de refaire autant de bruit, ça serait sympa. » Sa voix claque. Elle oublie parfois qu’il est son supérieur. Parce qu’elle a l’habitude de partir en raid avec d’autres, moins expérimentés, qui la laissent généralement prendre les rênes de l’expédition. Il aurait été l’un d’eux qu’elle lui aurait collé une bonne raclée. Mieux encore, elle l’aurait envoyé s’occuper du rôdeur d’en haut, tout seul. Et parce que l’air de rien, ça lui fout toujours la trouille. Elle ne rechigne jamais à affronter les morts-vivants mais si elle peut éviter la confrontation et se faufiler entre les ennuis, ça l’arrange.

Son visage s’adoucit lorsqu’elle le voit bloquer la porte de derrière. Elle s’avance doucement vers le couloir, qu’elle remonte avec précaution pour arriver dans un petit salon poussiéreux. L’escalier se trouve de l’autre côté de la pièce, qu’ils doivent traverser pour rejoindre le rôdeur qui les attends à l’étage. Ça ne la met clairement pas en joie. N’importe quel monstre pourrait être planqué au sol, derrière le canapé. Ou les attendre en haut des marches, prêt à leur tomber dessus. Elle lance un dernier regard à Abel qui vient de la rejoindre, avant de s’avancer, balayant doucement la pièce de sa lampe. Bien qu’elle soit légère, elle ne peut empêcher le parquet de grincer sous ses pieds, la faisant grimacer. Les coups au dessus de leurs têtes se font plus sourds, plus agités. Plus menaçants.

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MessageSujet: Re: Stayin' Alive {feat. Abel   Lun 22 Mai - 20:04



Mercy & Abel
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Ça lui était toujours un peu étrange, d'entendre les autres causer de comme c'était avant, de saisir les graines de nostalgie au détour de quelques paroles bénignes. Lui, la sienne n'avait pas vraiment changé au final et il n'avait jamais voyagé, ou rarement, souvent pour des raisons professionnelles qui l'avaient toujours amené à ignorer l'aspect oisif d'éventuelles vacances en des endroits loin de ses plaines texanes. Ses préoccupations étaient pratiquement les mêmes que celles qu'il avait sept ans plus tôt, à quelques changements près relatifs au nombre de personnes qu'il lui fallait maintenant gérer, et à celui des morts qui ne cessaient de causer des problèmes. Alors il ne chercha pas à rebondir sur ses paroles, se contenta d'un léger sourire que la pénombre garda pour elle tandis que Mercy évoquait la mer et se concentra plus sur ses préoccupations immédiates.

Il ne répliqua pas au reproche, ignora la voix excessivement dure qu'il aurait recadré chez n'importe quel autre cavalier à la place de celle qui l'accompagnait en ce moment. Mais il ne s'en excusa pas non plus, n'eut même pas l'air d'être désolé tandis qu'il se contentait de rouler des yeux, retenant sur le bord des lèvres une pique sardonique qui n'avait pas vraiment lieu d'être. Il se savait en tort, bien sûr, mais n'estimait pas pour autant nécessaire de justifier d'un faux mouvement dont le bruit s'était un peu trop bien répercuté à travers la vieille baraque.
Arrivé devant la cage d'escalier, Abel leva les yeux vers l'étage, balayant les marches à l'aide du rayon de sa lampe pour exposer à leur vue les traces, bien visibles dans la poussière qui avait fini par s'accumuler, d'un passage qui devait probablement être récent. En haut des marches, une porte fermée les empêchait de prendre connaissance de ce qui les attendait mais ça ne l'empêcha pas de reprendre la tête de leur duo afin d'entreprendre l'ascension précautionneuse sur des marches qui semblaient n'attendre qu'une sollicitation un peu trop forte pour grincer tout leur soûl. La créature visiblement bien réveillée par les bruits qu'ils avaient fait dans la cuisine n'était plus guère silencieuse à présent, mais probablement incapable de les rejoindre du fait de son impossibilité à tourner une poignée de porte. La lame au clair, Abel marqua une pose sur le pallier du premier le temps d'arrimer sa lampe à sa ceinture, faisant confiance à sa binôme pour lui prodiguer l'éclairage dont il aurait peut-être besoin tandis qu'il se libérait une main pour appuyer sur la clenche.
Il ne faisait pas sombre, de l'autre côté, parce qu'un œil de bœuf dispensait généreusement les rayons du soleil dans ce qui semblait être un corridor, et ça permit à Abel de bien prendre la mesure de ce qui se trouvait de l'autre côté. Le garçon devait être mort tout au plus depuis une semaine puisque, sinon pour ses yeux vitreux et la blessure dégueulasse qui lui bouffait le bras, il paraissait être en relativement bon état, presque humain encore. Sans doute s'était-il introduit dans la maison par la porte d'entrée, raison pour laquelle ils n'avaient pas vu les traces de son passage de là où ils étaient arrivés. Retracer ses derniers jours n'était pas bien compliqué : agressé par le rôdeur que Mercy avait achevé, il avait trouvé refuge à l'étage et y était mort faute de soins, prisonnier de son propre fait pour avoir tenté de se protéger de l'autre créature.
Parce qu'il ne s'attendait pas à se retrouver face à un enfant, Abel eut un flottement qui aurait pu lui être fatal si un réflexe de dernière minute ne l'avait pas amené à claquer la porte brutalement alors que de l'autre côté, le rôdeur venait s'écraser dessus dans un choc sourd. Portant Abel il en avait buté une sacré collection, de ces aberrations de la nature, et il y avait bien longtemps qu'elles avaient cessé de hanter ses rêves. Mais parce qu'il était père, ou alors simplement plus humain que ce qu'on prétendait parfois, la vision de ce mioche qui aurait pu être Silas l'avait plus perturbé que ce qu'on aurait pu croire. Sa main s'était retrouvée incapable de porter l'attaque, l'exposant à un danger qu'il lui aurait pourtant été aisé d'éviter, alors qu'un sursaut de peur l'avait finalement tiré de là en le forçant au dernier moment à claquer le panneau de bois contre lequel il vint s'adosser tandis que, de l'autre côté, les grattements reprenaient de plus belle.



(je sais pas si t'avais une idée en tête pour ce qui était à l'étage alors j'ai yolotisé un peu, mais si t'as pas matière à rep avec ça tu me dis et j'édite)

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MessageSujet: Re: Stayin' Alive {feat. Abel   Lun 5 Juin - 22:55

mercy & abel
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Dans un silence seulement brisé par les coups sourds qui proviennent de l’étage, Mercy laisse passer Abel devant elle, surveillant le salon tandis qu’il commence à monter les marches. Elle les a vu, ces traces au sol qui forment un passage étrange dans la poussière. Au moins, il ne semble n'y avoir qu'un seul rôdeur là-haut. Elle le rejoint rapidement lorsqu’il atteint le palier. Une porte leur bloque le chemin. Elle vibre sous l’assaut de la créature enfermée de l’autre côté. Retenue par un simple panneau de bois. Elle entend ses grognements, ses ongles qui griffent la porte. Mercy pourrait imaginer tout et n’importe quoi. Il pourrait s’agir d’une vieille connaissance. Mais il est plus probable qu’il s’agisse d’un total inconnu. S’agit-il d’une femme ? D’un homme ? Quel âge ? Jeune ? Vieux ? Blond, roux, brun ? Grand, petit ? A quel point a-t-il été frappé par la mort ? Est-il mort il y a longtemps, au début de l’épidémie ? Est-il à moitié décomposé ? Non, il ne frapperait pas avec autant de vigueur. Des images défilent dans son esprit, dans un mélange de souvenirs qu’elle a récolté au fil des années passées sur la route, des jours passés en mission.

Abel range sa lampe, se prépare à ouvrir la porte. C’est toujours la même chose : ce petit pincement aux tripes, les battements de son coeur qui s'accélèrent, ses mains qui deviennent légèrement moites. Ouai, elle a peur. Elle est morte de trouille. Mais elle sert les dents, raffermit sa prise sur le manche de son couteau militaire. Elle ne se laissera pas tuer aussi facilement. Elle ne laissera pas non plus Abel se faire bouffer. Elle veut bien le laisser faire le sale boulot - elle ne demande que ça - mais elle a un minimum de loyauté quand même. Qu’est-ce qu’elle ferait sans son BFF, en plus. Elle ne pourrait plus se moquer de lui en lui rappelant la coupe de cheveux merdique qu’il avait quand il était adolescent. Ah, le bon vieux temps… Et si c’est pouvoir l’autre pouffiasse (au choix : Peyton ou Winona) prendre les rênes du ranch, non merci. Alors, elle lève sa torche, de façon à ce qu’Abel puisse voir correctement. Elle n’a pas besoin de lumière pour l’instant. En plus, il n’y a pas suffisamment de place pour qu’ils puissent porter une attaque ensemble. Autant lui faciliter le boulot. Alors, lorsque la porte s’ouvre enfin, elle le voit lever le bras pour porter le coup. L’affaire sera vite réglée, qu’elle se dit. Sauf que non. Il se fige soudain, comme tétanisé. Ca arrive. Sauf que ça ne devrait pas arriver à Abel fucking Rhodes. Il a l’habitude, il est expérimenté, il est fort mentalement et physiquement parlant. Ca ne devrait pas arriver. Les mots jaillissent dans sa tête, font écho à sa terreur soudaine en voyant son ami ainsi mit en danger. “Abel !” Elle s’apprête à le tirer en arrière lorsqu’il sort de son espèce de transe en refermant violemment la porte. Sa lampe torche tombe au sol, donnant un éclairage étrange à la scène. Ses mains volent vers lui, parcourent son visage, ses bras à la recherchent d’une blessure. Finalement, ne trouvant rien, ses doigts s'agrippent à ses épaules, tandis qu’elle le regarde, atterrée. “C’était quoi ce bordel ?!” Elle fixe son regard clair sur lui, tente de comprendre. Qu’est-ce qu’il a pu bien voir dans cette pièce pour le foutre dans un état pareil ? “Qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce que t’as vu ? Je peux m’en occuper mais je veux savoir sur quoi je vais tomber.” Elle se retient difficilement d’hausser la voix. Ses mains tremblent. De peur, de colère. Il en faut beaucoup pour mettre Abel dans un état de choc pareil, et pourtant, elle le connaît depuis longtemps. Il est l'élément stable dans son existence, encore plus ces dernières années. Celui qui n’a jamais peur, intouchable, increvable. Un leader à suivre. Pas un type quelconque qui flippe à la moindre occasion. Parfois, elle oublie qu'il n'est qu'un simple humain, au même rang qu'elle ou que n'importe qui. Et c'est ce qui l'effraie encore plus. Parce que si Abel Rhodes peut mourir, alors elle aussi. “Réponds, putain !”



(non c'est très bien ! j'ai hésité à la faire entrer dans la pièce en mode badass mais j'me suis dis qu'un peu de pipou dans la vie d'abel, ça serait bien aussi...)
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MessageSujet: Re: Stayin' Alive {feat. Abel   Mer 14 Juin - 22:09



Mercy & Abel
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Il lui fallut bien quelques secondes pour se reconstruire une contenance digne de ce nom, quelques précieuses et terriblement longues secondes durant lesquelles Mercy le bombarda de questions qui lui passèrent au-dessus de la tête sans qu’il ne daigne les attraper. Le juron pressant qui franchit les lèvres de la cavalière termina de remettre toutes ses idées à leur place tandis qu’il braquait sur elle un regard vaguement agacé par toute son insistance. Forcément : il avait merdé et il en était clairement conscient. Il aurait jamais dû réagir comme ça, jamais hésiter. Il s’était stupidement exposé au danger et y avait dû qu’à un instinct de dernier instant de ne pas en récolter une griffure ou pire : s’en rendre compte après coup le fichait en colère mais celle-ci était rentrée, entièrement dirigée contre lui. Sauf que le comportement de sa compagne, ce qu’il discernait dans son regard, tout cela ne faisait que remuer le couteau dans la plaie, continuer à lui dire qu’il avait été con, bon sang, quelle mouche l’avait piqué au juste ?
Abel enroula ses mains autour des poignets de Mercy et, dans un geste qui se voulait ferme mais dénué de brusquerie, l’intima à le lâcher. Ainsi libéré, il s’écarta du panneau de bois contre lequel il était s'adossé tout à l’heure, se baissa pour ramasser la lampe tombée au sol (mais toujours bien fonctionnelle, heureusement) et la rendit à sa propriétaire. « Rien. » Mensonge. « Je sais pas ce qui m’a pris. » Demi-vérité. « C’est rien d’autre qu’un putain de gosse. » Il se refermait sur lui-même, déjà, bouffant sa propre honte face à la faiblesse qui l'avait investi l'espace d'un instant crucial. Les phalanges étaient toujours solidement arrimées autour du manche du couteau Bowie, tellement crispées que les articulations en étaient blanches. A aucun moment il n’avait lâché son arme, Abel, il avait juste été incapable de s’en servir. L’enfant était trop humain pour ça, trop peu effrayant pour qu’on ait envie de défigurer ce visage juvénile et le voir s’écrouler à terre. Lui coller une bastos dans l’occiput, il aurait pu oui, mais le bruit aurait rameuté tout le quartier et ils avaient bien entendu la meute qui rôdait, inutile d’en plus tirer une fusée lumineuse pour signaler leur présence.
Ses réactions n’étaient pas rationnelles, il en était durement conscient, C’est juste qu’il n’arrivait pas à se décoller de la rétine l’image de son propre fils, lequel se remettait à peine de cette putain de grippe assassine, qui venait se superposer à celle de l’autre, celui qui grognait derrière la porte close et qu’il était autrement plus facile d’imaginer comme une cible à abattre maintenant qu’il n’avait plus à le contempler face à lui. « Je passe mon tour » qu’il décréta finalement, s’avouant vaincu tandis qu’il remisait son couteau dans le fourreau d’un geste rageur. Tant pis pour la remarque désobligeante qu’il faudrait probablement qu’il se farcisse après ça. Pourtant il aurait pu, maintenant qu’il savait à quoi s’attendre, rouvrir et attaquer dans la foulée. Ou ils auraient pu simplement redescendre, continuer ce qu’ils avaient commencé maintenant qu’ils savaient que la menace était bien barricadée à l’étage.

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MessageSujet: Re: Stayin' Alive {feat. Abel   Dim 9 Juil - 21:44

mercy & abel
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D’un geste sévère, il l’oblige à le lâcher. Mercy recule d’un pas, fouille son visage à la recherche d’une émotion, n’importe laquelle. Le choc reflue doucement tandis qu’il se baisse pour ramasser la lampe torche qu’il finit par lui tendre. « Rien. Je sais pas ce qui m’a pris. C’est rien d’autre qu’un putain de gosse. » Elle fronce les sourcils. Un gosse ? Elle comprend alors ce qui se trouve derrière la porte. Un des cauchemars d’Abel Rhodes – même s’il ne l’avouera jamais ouvertement. La représentation directe de ce qui pourrait arriver à son propre enfant. Mercy saisit doucement la lampe. « T’es pas blessé ? », demande-t-elle d’une voix douce. Elle ne peut pas être sévère avec les Rhodes. Elle n’a jamais su. Elle devrait pourtant mais lorsque ça arrive, elle regrette presque immédiatement. Cette famille, c’est tout ce qui lui reste de son ancienne vie, de sa propre famille désormais disparue et dont elle est le dernier membre. Peut-être qu’en ouvrant cette porte, elle verra le visage de son petit-frère à la place de celui du gamin devenu rôdeur. Peut-être qu’elle aura la même réaction qu’Abel. Peut-être qu’elle ne sera pas aussi rapide que lui et qu’elle se laissera bouffer sur place, incapable de réagir. « Je passe mon tour », annonce-t-il finalement. Elle serre les dents. La situation est un peu trop hors de contrôle à son goût. D’habitude, elle oblige les autres à faire le sale boulot. Mais Abel n’est pas en état et elle ne peut se résoudre à l’abandonner à l’étage pour le forcer à tuer ce rôdeur en mode « démerdes-toi avec ça ». Autant parce qu’il pourrait quand même la virer du ranch. Autant parce que ne peut pas lui faire ça, pas à lui.

Son cœur bat trop fort dans sa cage thoracique, comme un bruit de tambour qui résonne dans son corps, dans sa tête, assourdissant. Elle accepte la mission d’un hochement de tête, se baisse pour ramasser le couteau militaire qu’elle a laissé tomber au sol en même temps que sa torche. Elle a un putain de caractère, n’hésite jamais à se battre ni à manipuler quelconque individu qui passe près d’elle. Elle aime bien se voir comme un viking, le côté pragmatique en plus. Mais elle n’aime pas s’occuper des rôdeurs. Elle préfère largement les humains. Elle s’approche de la porte, les yeux rivés sur le bois. Elle distingue les grognements de l’être mi-mort, mi-vivant qui s’acharne contre le panneau. Elle rend la lampe à Abel. Elle veut avoir une main de libre. Elle évite toutefois son regard, elle ne veut pas qu’il remarque la peur dans ses yeux. Ses doigts s’enroulent autour de la poignée. Elle prend une grande inspiration puis ouvre la porte dans un grand geste. Elle sent le poids du rôdeur contre le bois, ralentissant son mouvement. Elle entend un boum. Il a dû tomber. Alors, le rayon lumineux de la torche tombe sur un visage trop juvénile, pourtant défiguré dans une grimace de rage. Inhumain. Ce n’est plus un enfant. Ce n’est qu’une créature avide de chair humaine, qui se relève en titubant pour se diriger vers elle en grognant. Alors, Mercy se lance dans la pièce et balance un coup de pied dans le petit corps qui tombe une nouvelle fois. Elle se penche rapidement, lève le bras pour frapper mais comme Abel, elle hésite. Elle n’a pas d’enfant. Elle n’en veut pas. Mais il est si jeune. Il pourrait être son fils. Il claque des dents, tente de lui mordre le bras tandis qu’elle lui enserre le cou d’une poigne ferme. Elle sert les dents, cligne des yeux pour chasser les larmes qui lui brouillent la vue. « Putain de bordel de merde. » Les mots s’échappent de ses lèvres, dans un murmure désespéré. Sa main finit par s’abattre tandis qu’elle plonge son regard dans celui, vide de sentiment, du rôdeur. Le sang éclabousse sa veste et sa main, la lame transperçant le crâne du zombie. Le petit corps cesse enfin de se débattre. Mercy est essoufflée, comme si elle venait de courir le marathon de New-York. Tremblante, elle se relève sans réussir à se détourner du rôdeur à ses pieds. Les doigts serrés sur son arme, elle finit par sortir, la tête basse. Elle bouscule légèrement Abel en sortant, sans le vouloir, s’accroche au mur tandis qu’elle commence à descendre les marches. « Je t’attend en bas... »


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MessageSujet: Re: Stayin' Alive {feat. Abel   Ven 21 Juil - 17:44



Mercy & Abel
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Mercy s’était occupée du gamin, du monstre, et Abel était resté de l’autre côté de la porte, dos tourné à tout ce qui se passait mais les oreilles ouvertes à ces bruits écoeurant de la lame qui transperçait la créature morte et la renvoyait à l’état dans lequel elle aurait dû rester. Il n’avait rien dit quand elle était ressortie, le sang imprégnant ses habits, et que son épaule l’avait heurté. Rien alors qu’elle entreprenait la descente des escaliers pour retourner au rez-de-chaussée et aux occupations qu’ils y avaient avant tout ça. Il resta seul, immobile sur quelques secondes lourdes de ce qui venait d’arriver avant de finalement se décider à faire face à ce qui se trouvait à l’étage. Faire face à ce pourquoi ils étaient venus : piller. Ses yeux accrochèrent longuement la petite silhouette inanimée du cadavre puis il finit par en détourner son regard, s’obliger à mettre de côté toutes les idées noires qui venaient sournoisement lui ronger l’esprit tandis qu’il s’efforçait de ne pas songer à Silas.
Pendant les minutes qui suivirent, Abel fouilla les pièces dont le rôdeur empêchait tout à l’heure l’accès. Et parce que c’est souvent ainsi que la vie aime à se foutre de votre gueule, il n’y trouva rien d’intéressant. Rien hormis de la poussière et des ruines, et quelques affaires non utilisables ou pas transportables : ils auraient pu se contenter de laisser la porte fermée, laisser là le réanimé à son triste sort jusqu’à ce que le manque de nutrition le ramène naturellement à un état plus mort que vivant. Ils auraient pu s’épargner ce qui s’était passé, Mercy aurait pu s’épargner ce qu’il l’avait obligée à faire en refusant de s’en charger lui-même.
Ses pas un peu lourds firent craquer le bois des marches alors qu’il allait rejoindre la raider en silence. Il la trouve dans la pièce qu’ils avaient méthodiquement commencé à vider un peu plus tôt, toujours livrée à ce même travail. Et si elle se tourna brièvement vers lui à son arrivée afin de constater sa présence (et non celle d’un intrus potentiellement mal intentionné), elle retourna bien vite à son occupation, vraisemblablement peu disposée à causer avec lui. Ça lui convenait plutôt bien, à Abel, et la main qu’il posa sur son épaule exprima dans une pression douce tout ce qu’il avait à lui dire de plus, le geste valant bien un “merci” ou un “désolé”. Il eut néanmoins tôt fait de s’écarter d’elle, se remettant à son tour à fouiller les placards et tiroirs dans un mutisme prononcé, mais meilleur sans doute que n’importe quelle conversation dont les mots auraient paru futiles, simplement présents pour tourner l’attention ailleurs. Parler pour ne rien dire, en somme.

Ils passèrent beaucoup plus de temps que ce qui était prévu dans la bicoque abandonné, mais au moins cela voulait-il dire que la pêche avait été bonne. Ce qui posait problème, en revanche, c’était que la nuit tombait tôt en hiver, et qu’il ne leur restait certainement pas assez de temps pour effectuer tout le trajet de retour sous la lumière du jour, même en prenant en compte le fait qu’ils n’allaient pas se heurter à quelques embûches en cours de route : ils en avaient pour plusieurs heures de trajet, et vider les lieux sans avoir exploré un peu le reste du quartier résidentiel (qui, d’après les dires de Mercy, recelait d’autres choses intéressantes) aurait été dommage. Si dormir dans des parages peu sécurisés n’était pas plus réjouissant, au moins cela leur épargnerait-il du temps perdu dans des allers et retours, et l’attention que cela ne manquerait pas d’attirer. La horde ne semblait guère s’être rapprochée davantage de leur localisation (sans aucune raison pour le faire, les rôdeurs étaient tout de même relativement passifs) mais ça ne voulait pas dire qu’ils ne risquaient pas de tomber sur quelques hostiles pour autant.
Le sac bien rempli commençait à peser lourd sur ses épaules, alors qu’il se retournait vers sa binôme : « Le temps va commencer à manquer. Ou on commence à regarder la maison voisine, ou on retourne là où sont les chevaux et on regarde comment passer la nuit sans se faire buter en cours de route. » Ou on rentre et on espère ne pas se faire avoir par l’obscurité, évidemment. Mais si l’option n’était pas rayée du champ des possibles, il semblait évident qu’Abel n’était pas bien décidé à l’adopter.

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MessageSujet: Re: Stayin' Alive {feat. Abel   Dim 13 Aoû - 21:52

mercy & abel
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Elle erre quelques instants dans le salon, tournant en rond comme si elle recherchait quelque chose. Un peu de contenance, sûrement. Elle finit par se laisser tomber sur le canapé poussiéreux, lâchant un soupire de lassitude. Son regard s’accroche au rouge sombre sur ses mains. Pendant plusieurs minutes, elle ne peut détourner les yeux de ses doigts teintés de sang. Bizarrement, elle est comme détachée de tout. Comme si quelqu’un avait appuyé sur un interrupteur pour faire taire toute émotion, tout ressentis. Il n’y a plus que le vide. Ce sont les bruits de pas d’Abel, encore à l’étage, qui la font revenir à la réalité. Elle se relève d’un bond, comme électrocutée. Elle frisonne, contrecoups de l’adrénaline qui quitte ses veines. Elle n’a plus eu cette réaction depuis des années. Tuer un rôdeur, c’est devenu normal. Comme écraser une mouche. Mais une très grosse mouche un peu plus hargneuse et avec plus de dents. Elle en a vu, des gamins zombifiés. Elle n’a jamais aimé ça. Souvent, elle laisse la tâche aux autres. Ou elle les évite, purement et simplement. Avec un amer regret de ne pouvoir écourter cette misérable illusion de vie. Elle a l’air d’une guerrière viking comme ça, hein ? En vérité, elle est lâche. Son talent, c’est la manipulation. Convaincre les gens de faire les sales besognes à sa place. Elle comprend pourquoi Abel n’a pas pu tuer ce gosse lui-même. Il a une excuse, lui. Une excuse valable. Pas elle. Elle, elle est juste faible.

Un coup à l’étage lui arrache un nouveau sursaut. La rappelle à l’ordre. Elle a un boulot à faire. Claquant des dents, elle se met à la tâche, fouillant dans les armoires du salon. Pendant plusieurs minutes, elle n’entend que les raclements de tiroirs qu’elle ouvre puis ferme, les bruits sourds provenant de l’étage, ses dents qui s’entrechoquent toujours. Perdue dans ses pensées, elle ne remarque l’arrivée de son ami qu’au moment où la dernière marche grince légèrement sous son poids. Elle lui jette un coup d’œil, à peine un dixième de seconde afin d’être sûre qu’il ne s’agit pas d’un rôdeur planqué qui a décidé de sortir de son trou. Elle n’a pas envie de parler. Qu’est-ce qu’elle pourrait dire de toute façon ? « Désolée », de me mettre à chialer pour un simple rôdeur ? « Espèce de connard » pour m’avoir obligée à faire le sale boulot ? « On ken ? » parce que franchement, j’ai besoin de me changer les idées ? Non vraiment, elle préfère se taire. Ça ne changerait rien à la situation actuelle, de toute façon. Puis, Abel n’est pas très causant non plus. Un simple geste, une pression sur son épaule. Ca suffit pour exprimer ce qu’il ressent, à lui parler sans mots. BFF Forever quoi. Elle retourne donc à ses occupations.

« Le temps va commencer à manquer. Ou on commence à regarder la maison voisine, ou on retourne là où sont les chevaux et on regarde comment passer la nuit sans se faire buter en cours de route. » Elle balance un paquet de pile dans le sac à ses pieds puis se tourne vers Abel. Passer la nuit dehors n’est jamais une bonne chose. Par expérience, elle sait qu’il vaut mieux s’enfermer dans un lieu facile à protéger jusqu’au lever du jour. Combattre des rôdeurs en pleine journée n’est pas facile. En pleine nuit, ça relève du suicide. « On ne laisse pas les chevaux seuls cette nuit. Les rôdeurs vont rapidement les sentir, si ce n’est pas déjà fait. J’aurais préféré les ramener ici, puisqu’on a sécurisé les lieux. Mais on risque de se faire remarquer sur la route. »  Elle se penche pour ramasser son sac. Elle n’a pas trouvé grand-chose et ça la fait chier. Ça aurait été sympa de tomber sur une cachette de médicaments. Mais non. Ça n’arrive jamais. « Sinon, est-ce que l’on pourrait faire comme si rien n’était arrivé ? Comme si c’était une journée de raid normale, sans emmerdes ? » Steuplé.
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MessageSujet: Re: Stayin' Alive {feat. Abel   Mer 16 Aoû - 20:33



Mercy & Abel
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Dans la pénombre ambiante, il roula des yeux alors qu’elle affirmait d’un ton catégorique qu’ils ne laisseraient pas les cheveux seuls. L’envie de l’emmerder en répliquant là-dessus le chatouilla bien un instant mais il s’obligea à se taire, laissant un soupir éloquent parler pour lui tandis qu’il la laissait continuer sans l’interrompre. Comme si lui, Abel Rhodes, allait laisser en libre service deux chevaux et tout le matériel allant avec alors que c’était bien là un des atouts majeurs du ranch (et ce quoi qu’en puissent penser certain vis-à-vis de l’entretien que les bêtes demandaient, au moins les cavaliers disposaient-ils d’un moyen de locomotion rapide et qui ne craignait guère les pénuries d’essence). Du reste, il partageait néanmoins l’avis de sa compagne : au moins ici connaissaient-ils à peu près les lieux et ce qui s’y trouvait à l’intérieur. Il n’y avait qu’une sortie/entrée qui soit accessible et, à deux, il ne suffirait que d’organiser des tours de garde afin de s’assurer que personne ne cherche à s’inviter à leur insu. Mais le bruit des sabots sur le vieux macadam, à cette heure où la lumière décroît et où les animaux cessent peu à peu leur vacarme journalier, serait comme un signal direct à l’égard de tous ceux qui tendraient l’oreille. Ce n’étaient certes pas les pilleurs, avides et vorace, qui manqueraient à l’appel dans ce genre de lotissement. Et s’il devait y avoir affrontement, alors le boucan ne manquerait pas de rameuter les autres, la horde qui arpentait zones urbaines en un macabre simulacre de la foule qui s’y bousculait autrefois. Ils ne voulaient rien de tout cela, bien évidemment.
« Je vois pas de quoi tu veux parler » il rétorqua simplement en glissant un regard entendu tandis qu’il refermait son propre sac et se le balançait par dessus l’épaule. Accord tacite : parce que lui aussi, ça l’arrangeait qu’on fasse comme s’il ne s’était rien passé de particulier aujourd’hui, parce qu’il se détestait pour cette faiblesse qu’il aurait dû savoir prévoir et qui, non contente de s’exposer à un témoin, avait manqué de le faire buter comme le dernier des abrutis. « Allez bouge ton cul, si on veut faire un tour du proprio avant de se poser vaut mieux qu’on décarre maintenant. »

La première goulée d’air frais à l’extérieur fut un plaisir véritable après l'atmosphère renfermée et puant la charogne décomposée de l’intérieur de la baraque. Mais Abel ne s’attarda guère pour en profiter et, après que Mercy fut sortie sur ses talons, referma la porte derrière eux afin que tout soit exactement comme ils l’avaient trouvé. Question de principe, mieux ne valait pas attirer une attention que l’on pouvait s’épargner.
Le trajet du retour fut vite bouclé, aucun des deux ne souhaitant s’attarder plus que de mesure dans ce jour décroissant. Et de trouver le cabanon intact, intouché, fut un soulagement en soit puisqu’après tout, ils étaient restés absents suffisamment longtemps pour que quelque chose soit susceptible d’arriver ici. Demain, il leur faudrait changer de planque pour les animaux : deux jours d’affilés dans un endroit inconnu, c’était bien trop risqué. « On devrait regarder là-bas si on trouve pas de quoi piéger les environs » il dit en désignant le garage de la maison attenante à la petite dépendance dans laquelle ils avaient établi leurs quartiers. Oh, Abel ne demandait pas la lune, juste de quoi fabriquer un système d’alarme basique qui les préviendrait au moins de l’approche d’un rôdeur égaré. Et puis, il fallait laisser sortir les chevaux afin qu’ils puissent paître un peu tant que la nuit ne leur était pas complètement tombée dessus, mais ça une seule personne pouvait s’en charger tandis que l’autre s’occuperait de sécuriser les alentours. Et puis les bêtes étaient sensibles, elles sauraient la présence d’un hostile bien avant eux. Sept ans de chaos n’avaient jamais réussi à désensibiliser entièrement un cheval de cette peur parfaitement rationnelle qu’il pouvait bien éprouver face à l’une de ces abominations.

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MessageSujet: Re: Stayin' Alive {feat. Abel   Dim 15 Oct - 21:34

mercy & abel
« stayin' alive
Le cabanon est intact, les environs vides de toute présence. Abel désigne le garage de la maison, propose une nouvelle exploration rapide. Elle hoche la tête, s’avance vers la grande porte de garage. Elle ne sait pas par quel miracle mais les propriétaires de la maison n’ont certainement pas pensé à verrouiller avant de partir. Ou de mourir. La porte s’ouvre sous sa poussée, dans un grincement lugubre qui arrache une grimace à Mercy. C’est pas hyper discret. Elle se fige, tendue et attentive. Mais elle n’entend qu’Abel, occupé à sortir les chevaux de la cabane. Alors, elle sort sa lampe torche de sa poche et se met à la recherche d’un truc utile.  Elle trouve de la corde un peu rongée par les rats. Et pleins d’outils. C’est pourri comme arme mais ça suffirait pour fabriquer un système d’alarme. Elle retourne vers son ami, partage sa découverte avec lui.

En vrai, elle s’en fout d’Abel. Elle retrouve son cheval avec plaisir et soulagement. Sa monture était devenue plus qu’un simple moyen de déplacement. Presque un animal de compagnie mais en plus cool. Elle trouvait toujours du réconfort auprès des animaux mais c’était différent avec les chevaux du ranch, qui lui rappelaient son enfance. Son cheval l’accueille avec un hennissement discret et un coup de tête léger dans l’épaule. « Ne me laisse plus ici », qu’il semble lui dire. Elle le cajole, une caresse sur la joue, près de l’œil. Elle l’entend presque ronronner. Et puis, v’là le Rhodes qui vient casser ce petit moment romantique. « J’ai trouvé quelques trucs utiles. Et y a moyen de passer la nuit dans le garage avec les chevaux. C’est assez grand pour nous tous et on peut bloquer les deux issus sans trop de soucis. C’est suffisamment sécurisé pour quelques heures. Eventuellement, on pourra explorer la maison demain matin. » Elle le laisse décider. C’est lui le chef après tout. Là, elle est juste fatiguée et elle commence à avoir faim. Ils ont prévu quelques provisions mais ils devront quand même se dépêcher le lendemain matin. Elle ne sait pas à quelle distance se situe la horde entendue plus tôt dans la journée. Au son, elle dirait à quelques pâtés de maison. Mais les rôdeurs ne restent jamais au même endroit très longtemps. Pas question de risquer leurs vies et celles des chevaux pour quelques provisions. Sans savoir s’il reste réellement des objets utiles dans le quartier. Après toutes ces années, il ne reste plus grand-chose dans les bâtisses abandonnées. Ce boulot commence à lui peser. Peut-être qu’elle devrait se reconvertir. S’occuper des champs ? Ou des chevaux avec Caden ? Hors de question qu’elle gère les marmots. Et elle est lasse de se battre, une arme à la main. Etre toujours sur ses gardes. Ça n’a jamais été son truc, au final. Elle devrait en parler à Abel. Il serait lui trouver un nouveau job. Selon les besoins du ranch. « Je m’occupe de préparer le terrain. » Elle a l’habitude, ça ne lui prend pas longtemps d’attacher la corde à différents endroits, à hauteur de genoux. Elle y ajoute ensuite les différents outils, de façon à ce qu’ils s’entrechoquent dès que quelque chose ou quelqu’un remuerait la corde. Basique mais efficace. C’est Jackson qui lui a appris ce petit piège. Elle aurait peut-être dû insister pour qu’il les accompagne. Ca l’aurait rassurée. « Bon sinon, tu couches toujours avec Winona ? Elle n’est pas nette cette fille. Tu devrais revoir tes fréquentations Abel, vraiment. Tu vas attraper des maladies, sinon. » Elle lui envoie un regard sérieux, style « maman qui fait la morale ». Ouai, parfois elle a l’impression d’être la mère d’Abel. Voire de tous les Rhodes, en fait. Et parfois, elle est juste la petite Mercy qu’ils connaissent depuis toujours. Forcément, ça n’aide pas pour être prise au sérieux. Surtout quand Abel a tendance à jouer au petit chef. Et qu’il s’en fout clairement de ce qu’elle pense. Mais c’est Abel, il a toujours été comme ça. C’est pire depuis l’apocalypse. Elle lui fout une claque sur l’épaule. « T’as pensé à prendre de l’alcool ? On va s’ennuyer sinon. Sauf si tu as d’autres plans pour passer le temps ce soir ? » Elle a un sourire coquin. En vrai, jamais de la vie elle pourrait coucher ou jouer à touche-pipi avec lui. Ça serait comme faire ça avec son frère. Même si tous ses frères sont morts. Mais c’est du pareil au même. Ça ne se fait pas, c’est tout. Et puis, elle revoit toujours Abel adolescent, avec ses cheveux longs. Ça coupe toute envie, je vous promets. Mais elle aime bien faire des blagues salaces et des sous-entendus sexuels. C'est dans son caractère. Ça l'amuse. Et ça aide à détendre l'atmosphère.
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