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 prone to violence (indiana)

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Arte P. McMahon
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MessageSujet: prone to violence (indiana)   Mer 8 Fév - 21:51


prone to violence
jugson & mcmahon

Elle s'est assise à l'extérieur de l'écurie, où l'air est largement pollué par le crottin et le parfum rance de la paille humide (et plus généralement l'odeur de petits merdeux mais ça la jeune brune n'en a pas encore conscience) pour reprendre son souffle, faire une pause. Elle en a profité pour faire glisser les bretelles de son sac de ses épaules. Elle n'en peut plus d'avoir ce poids constant dans le dos depuis des semaines ; même si, quand on met les choses bout à bout, il ne pèse plus aussi lourd que le premier jour de son aventure solitaire. Les vivres, ça défile, les munitions aussi. Sa dernière arme, son couteau, elle a dû la filer à Ada pour attester de sa bonne foi. Elle a peut-être quelques trucs à grignoter dans les plis du fond de son sac, mais un enfoiré sur la route l'a déchargée de tout le reste, et chargé de lui refaire le portrait. Alors il lui semble que c'est la première fois depuis plusieurs semaines qu'elle ne se retrouve pas sur le qui-vive. Certes l'endroit ne lui est pas familier, mais elle est à peu près certaine que les gens qui l'entourent ne veulent pas lui bouffer la cervelle ou lui arracher le peu de possessions qu'il lui reste. La recruteuse des riders semblait même sympathique. Et Arte certainement trop désespérée.

Elle déteste être dans cette situation où elle a activement besoin de quelqu'un d'autre pour s'en sortir. C'est son ego qui en prend un coup. Mais au fil des jours elle a dû se rendre à l'évidence : depuis qu'elle a quitté Olympia, chaque décision qu'elle prend s'avère plus cramée que la précédente, et sans doute que la dernière en date, à savoir se laisser approcher par une recruteuse, n'est pas meilleure, mais au moins elle lui donne quelques jours, peut-être semaines de répit. C'est dans le cas où les choses se déroulent comme elles sont censées le faire. Assez bêtement, Arte se dit qu'elle n'a de toutes façons plus assez de marge pour faire tout foirer, quand exténuée, elle passe une main dans ses cheveux crasseux. Le campement, elle n'en a pas encore fait le tour, mais elle pourrait s'y accommoder, elle pense tandis qu'elle balaye l'endroit du regard. Ça la remplit d'un espoir vraiment, vraiment débile, et le médecin s'en veut presque instantanément d'envisager une seconde de s'installer sur le territoire des Rhodes. Parce que ça n'a pas de sens de se retrouver là, ça la fait rire d'un rire plein d'ironie et d'amertume mêlées. Vaut mieux en rire qu'en pleurer quoi... Du coup c'est tout à coup vachement drôle, d'avoir le cul sur une botte de paille au milieu d'un ranch paumé dans le fin fond du Texas. "T'as assuré sur ce coup-là, Arte. Assuré," fait la brunette en se prenant le visage entre les mains. Elle inspire et expire jusqu'à ce qu'elle n'ait plus envie de se venger de sa mauvaise fortune dans le canasson en face d'elle. Elle doit attendre Ada, c'est vrai, elle s'en rappelle. Et ne rien faire de stupide.

Le médecin bascule sa tête en arrière, et se laisse entraîner toute entière dans le mouvement. Son dos épouse le carré le paille, et même si ça gratte, un moment la position devient confortable. Elle observe la tête à l'envers le monde des Riders s'activer tout autour d'elle. Pour un peu la brune pourrait s'endormir là, dans l'attente du retour de sa sauveuse. Mais à la place, son regard bute sur une silhouette. Elle la reconnait immédiatement, même de profil ; ses sourcils se haussent dans l'incompréhension. "Toi ?" elle demande bien qu'il ne puisse pas l'entendre, et se redresse pour mieux observer le jeune homme qui vient de s'accaparer toute son attention (et ses mauvaises intentions). "Toi !" Le médecin répète, et ça n'est toujours qu'une syllabe mais cette fois il est clair qu'elle s'adresse au brun, tant son ton est dur et rancunier. Au temps pour elle et ses bonnes résolutions.

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MessageSujet: Re: prone to violence (indiana)   Mer 22 Fév - 23:18


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jugson & mcmahon

ça fait maintenant quelques jours que tu as l'impression que quelque chose va de travers. On te demande de plus en plus fréquemment de t'occuper des chevaux et pas seulement ramasser leur crottin, ce qui est probablement considéré ici comme une promotion - toi, quand on te demandes de gérer des équidés plutôt que des morts, tu restes persuadé qu'on te punit à un moment ou un autre -. En plus de ça, ta compagne d'infortune la rouquine bien plus hargneuse qu'un rôdeur croisé à un bulldog agit bien trop bizarrement pour ton propre bien. Tu te demandes d'ailleurs si elle n'a pas secrètement prévu d'enfin t'achever pendant ton sommeil : tout à l'heure, ta pelle s'est cassée. Plutôt que te laisser utiliser tes mains nues comme l'abruti que tu es, elle a levé les yeux au ciel en pointant du menton un outil rouillé qui traînait dans un coin de l'étable.

Et ça paraît léger comparé au merdier qui règne au delà des murs, mais ça reste inhabituel.
Plus inhabituel que les vivants qui crèvent et se relèvent, et c'est pour rappeler toute l'étrangeté du quotidien désormais.

Alors tu as cette sensation qui ne te quitte pas, cette voix qui te crie encore que quelque chose va bientôt péter. Les marcheurs gagnent du terrain, les humains se font peur. Quelque chose se trame et tu ne sais pas encore quoi, alors pendant ce temps, tu fais ce qu'on te demande de faire aujourd'hui. Filer de la bouffe aux chevaux, vérifier que l'eau n'est pas crado, inspecter les écuries à la recherche de quoi que ce soit pouvant nuire aux destriers. Soit, pourquoi pas - et puis, mine de rien, à force de les côtoyer tu finis par t'enhardir ; si les premiers jours tu faisais de grands détours pour éviter de croiser le regard d'une de ses foutues bestioles, maintenant tu t'autorises à parfois flatter l'encolure de ton préféré, prudemment -. A ce rythme là, tu deviens cavalier d'ici six ou sept ans, maximum !
(elle est loin l'époque où l'on pouvait jouer à s'imaginer dans six ou sept ans, pas vrai indie ?)

Tu te redresses, une grimace aux lèvres. La vie au ranch est ardue, tes muscles peuvent en témoigner. D'un revers de main tu essuies les gouttes de transpiration qui commençaient à perler à la racine de tes cheveux, te maquillant au passage d'un trait de poussière et de boue. Enfin tu sors des écuries, un seau rempli de conneries entre les bras et tes yeux s'habituent assez vite à la lumière vive pour distinguer une silhouette parmi les bottes de paille (t'as toujours 99 problèmes, mais la mauvaise vue n'en était pas un). Une silhouette qui t'interpelle, et vite ton sang ne fait qu'un tour quand tu la reconnais. "oh" tu commences, envisageant une seconde de regarder par dessus ton épaule pour vérifier qu'Arte ne se trompe pas d'interlocuteur.
Mais non, Arte ne se trompe pas, et si son regard pouvait lancer des éclairs tu serais un joli tas de cendres. Tu esquisses un geste vaguement maladroit qui étale encore plus la saleté sur ton front, comme si tu n'avais pas assez l'air d'un con. "moi?", tu tentes, comme si la question se posait vraiment. "mais qu'est ce que tu fais là Arte ?" nouvelle tentative mais tu n'y crois pas, agrippé à ton seau comme une moule à son rocher.

Tourner les talons, ça tu sais faire.
Faire face à tes choix et aux gens que t'as laissé derrière ? Pas ton truc.

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Arte P. McMahon
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MessageSujet: Re: prone to violence (indiana)   Mar 7 Mar - 22:49


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jugson & mcmahon

« Moi ? » il demande, incrédule, et l'expression qui se dessine sur les traits d'Indiana donne envie à la jeune femme de faire craquer ses phalanges. Elle lui en veut pour beaucoup de raisons qu'il ne pourrait pas comprendre. D'une façon, très indirecte certes, tout ce qui est arrivé à Arte depuis qu'il a quitté Olympia est de la faute de ce petit morveux aux cheveux bruns. Elle se contente de serrer les dents devant son air de pas vouloir y croire. « Mais qu'est-ce que tu fais là Arte ? » réitère le jeune homme, et la brune décide de se lever. Elle époussette la paille qui colle à son jean craqué aux coutures, avant de ne s'avancer lentement. La colère est encore sourde à ce stade, et la violence n'humidifie pas encore l'air. Le visage d'Arte n'est pas encore un canevas ensanglanté. Un sourire lui mord même les lèvres. Un sourire mauvais, il va sans dire. « C'est drôle, j'allais te poser la même question... » parvient à articuler le médecin malgré la mâchoire qui se serre. Comme les poings qu'elle a enfouit dans ses poches. Elle veut paraître désinvolte, elle veut faire comme si tout ce cirque ne l'atteignait pas, comme si retrouver Indiana à quelques kilomètres de l'endroit où il l'avait abandonnée quelques mois plus tôt ne la blessait pas, ne l'enrageait pas non plus. Elle avait placé tellement de confiance en lui et tout avait volé en éclat le jour elle ne l'avait pas retrouvé. Envolé. Avec tous leurs plans, toutes leurs vivres, et les armes qu'ils avaient piqués à l'armurerie. « Alors tu te souviens de moi ? » elle fait, un rictus amer ou amusé accroché aux lèvres.

Il doit savoir ce qui l'attend. Arte, à Olympia, n'était pas réputée pour sa délicatesse. C'était déjà quelqu'un de colérique, et même bien avant ça. Qu'elle se maîtrise, qu'elle se contienne, ne présage rien de bon. Elle veut une vengeance, une vengeance du temps qu'elle a gâché, des conneries qu'elle a pu faire, des emmerdes qui lui sont tombées dessus. Son regard, terriblement froid, se pose dans celui d'Indiana quand elle arrive à sa hauteur. Il est plus grand qu'elle, plus costaud aussi. Pourtant c'est un gringalet : Arte n'a vraiment que sa rage de son côté quand elle se bat, les muscles qu'elle a pu développer au fil des ans sont épuisés par la survie aujourd'hui.

Son bras s'étend et ses doigts attrapent le bas de la mâchoire d'Indiana. Elle voulait ne prendre que son menton entre l'index et le majeur, donner à leurs retrouvailles une dimension beaucoup plus théâtrale, beaucoup plus dramatique, mais ce n'est qu'une maladresse diffuse qui empoigne le bas du visage du garçon. La brune l'oblige à la regarder dans les yeux, si jamais son regard était tenté de fuir quelque part dans le paysage... Elle sourit finement. « C'est ça que tu fais maintenant, tu t'occupes des chevaux ? J'savais pas que t'avais une passion pour les poneys, Indie, » Arte lâche dans un petit haussement d'épaules. Elle ne fait que retarder le moment où, inexorablement, son poing viendra rencontrer le côté droit de l'ancien olympien. Elle fait durer le plaisir. Elle veut des réponses. Elle veut des excuses, aussi.

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