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 Brothers

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MessageSujet: Brothers   Dim 29 Jan - 0:35


&


Brothers


Ferguson's

Deux semaines avant l’épidémie de grippe

Quelques jours avant son départ prévu pour Olympia, Elanor lui avait annoncé qu’il existait un Bass Ferguson à Olympia. Pour lui c’était invraisemblable, il n’avait pu croire la nouvelle. Les jours suivants, il les avait passé à ressasser sa vie et les probabilités que ce soit possible, que ce son frère soit en vie. Entre rancune, excitation et curiosité, il ne savait pas quoi ressentir. Ça se sentait physiquement d’ailleurs, il était fatigué à l’extrême à force de penser à cette révélation. Dans tous les cas, il allait être vite fixé. Aujourd’hui, il partait pour Olympia. Il n’était pas ravi de quitter le ranch après y avoir passé si peu de temps mais c’était sa mission. Puis qui sait ? Peut-être qu’il se plairait dans cette ville.
Le chemin jusqu’à la ville fut très long. Il avait l’impression que son corps entier n’avait qu’une envie : s’écrouler. L’entrée était enfin à portée de vue, un soulagement. Jamie n’espérait plus qu’une chose, qu’on lui indique un endroit pour se poser qu’il y fasse une sieste, le plus rapidement possible. Espérons que les olympiens étaient plus efficaces pour la logistique que pour la défense.
Je suis Jamie, Abel Rhodes m’envoie.
Dit-il au garde avec la voix la plus ferme qu’il puisse avoir. Pas question de commencer le bavardage ou les justifications. Manifestement, le ton employé avait dissuadé le garde d’embrayer sur des questions. Jamie se demandait à quel point Abel avait laissé sa marque ici. Etait-il aussi craint et respecté qu’au ranch ? Ou le voyait-on comme un ennemi ? D’un signe de tête, il remercia l’homme avant de rentrer dans la ville. De tout ce qu’on lui avait décrit et du peu qu’il se souvenait, c’était différent. La fameuse attaque des Jackals avait laissé des traces malgré le ménage effectué. Une personne vint vers lui et commença à lui donner des indications, notamment, où se trouvaient les autres Riders et où poser ses affaires le temps de son séjour dans la ville. Séjour ? C’est comme ça qu’ils voyaient les Riders, comme des touristes en visite ? Pourquoi pas… Suivant les indications de l’homme, il se dirigea vers le lieu indiqué. Il parcouru la ville, sans cesser de jeter un œil partout, autant se familiariser rapidement avec son nouvel environnement. Le jeune homme passa à côté d’un groupe en pleine discussion lorsqu’il reconnut une voix familière. S’arrêtant soudainement, il n’avait pas besoin de se retourner pour savoir à qui elle appartenait. Bass. Figé sur place, il n’arrivait plus à réfléchir, à ressentir, à bouger. "Bass…"Chuchota-t-il, comme pour le rendre plus réel. Inspirant à fond, il se retourna vers le groupe. Il mit quelques secondes avant de vraiment reconnaitre son frère. Ce dernier était en pleine conversation avec un groupe de personne et ne l’avait pas encore vu. Jamie eut tout le loisir de le détailler, de trouver chaque différence qu’il pouvait y avoir avec ses souvenirs. Oubliant qu’il tenait son sac, celui-ci glissa lâchement de son épaule pour tomber par terre dans un bruit étouffé. Néanmoins, c’est ce qui attira l’attention de Bass. Leurs regards se croisèrent et là, aucun doute ne subsistait. Jamie n’avait pas la moindre idée de ce qu’il devait faire, le prendre dans ses bras, hurler son nom ou lui hurler dessus ? En fait, ce fut son corps qui prit la décision, ses pieds se dirigeaient vers son frère avant qu’il n’ait pu prendre une vraie décision. A quelques mètres de l’Olympien, il s’arrêta, un sourire aux lèvres, les yeux humides par l’émotion.  Est-ce que son frère l’avait reconnu ? Il était encore très jeune lorsqu’il était parti…"Bass ?"Répéta-t-il plus fort cette fois pour qu’il l’entende.


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MessageSujet: Re: Brothers   Mer 8 Mar - 0:04



Brothers
Jamie & Bass, Fergusons.

On voyait les Riders comme des colonisateurs. A la différence des Jackals qui étaient vus comme des ordures de première classe et des envahisseurs, des monstres. Ils leur devaient la vie. Ils leur devaient que le cauchemar s'arrête. Les olympiens étaient une communauté bien policée, qui dit merci, tient ses engagements, tente d'être reconnaissants. N'empêche qu'ils dérangent beaucoup. On n'a pas rien à leur reprocher à part qu'ils sont là et qu'ils sont le symbole de l'échec d'Olympia, de ce qu'on a vécu et qu'on a l'impression d'être délogés de ce qu'on a cru être la maison. Ils sont les bienvenus, à condition que ça soit temporaire. Au fil des jours, les débris sont déblayés, les Olympiens sortent de leurs cachettes et ils sont toujours là. Et ils veulent quelque chose en échange. Si les Olympiens se demandent combien de temps ça va durer, Bass n'a pas vraiment des explications à leur donner, malgré son rôle au nouveau conseil. Il était à l'infirmerie lorsque les chevaliers servants en armure de haillons avaient déboulés. Il l'était encore lorsque l'arrangement entre Peyton et le Rhodes avait été fait. Et l'état dans lequel il apercevait leur nouvel leader à chaque entrevue rappelait douloureusement qu'ils n'avaient pas le choix.

Bass n'aimait pas avoir une dette envers quiconque. Il se sentait redevable envers Olympia, il avait une dette envers Elijah pour lui avoir accordé une seconde chance, envers Pey de ne pas l'avoir tué sur place ( même si depuis il avait assimilé que ce n'était pas, à l'époque, dans les mœurs de la ville ). Etre déçu par Elijah... c'était comme se faire abandonner par son père une deuxième fois. Sauf qu'il n'avait eu que indifférence et mépris pour l'éternel inséminateur absent. Il était comme une coquille vide qui fonctionnait et parlait. Qui avait l'air de tenir le choc et de faire ce qu'il y avait à faire, y compris accueillir les Riders. Il n'était si contre leur présence. Pour Bass cette nuit là il n'y avait pas eu d'échappatoire. Malini. Caden. Elanor, avant. Les Riders il frayait assez eux pour tenter de leur faire confiance individuellement. Confiance au niveau du groupe, ce n'était pas gagné, et c'était une bonne chose. Devoir leur filer ce qu'ils avaient. Bass montrait les dents et restait à l'écarter. Il devait tenter de concilier tout le monde et d'organiser les réparations, appuyé sur sa canne, une arme à sa ceinture maintenant. Le dernier point : positif. Le reste : il s'en serait passé mais on serre les dents et ça doit passer.

Bass tique lorsqu'il entend un bruit étouffé et son dernier mot traîne entre ses lèvres alors qu'il s'interrompt pour jeter un coup d'oeil en arrière. On ne sait jamais, jamais ce qui peut entrer dans la ville et leur arracher la gorge maintenant. Un homme inconnu, d'une stature semblable à la sienne. Plus blond que lui, à peine plus jeune. Bass pencha légèrement la tête sur le côté, perplexe mais la question ( un souci ? ) ne franchit pas ses lèvres parce que le type s'approche. Bass se tend, pivote sur ses talons pour se mettre face à lui, suspicieux. Quelque chose dans la démarche. Ou dans les yeux, aussi bleus que les siens. Il le connait. Il ne sait juste pas d'où tandis qu'il le dévisage, interdit. C'est le sourire qui marche. Bass encaisse le choc et ses pupilles s'écarquillent alors qu'il le dévisage. Visiblement sous le choc tandis qu'il reste immobile. Bass est cassé. Doute, incapacité à trouver un sentiment sur lequel se fixer. Il acquiesce, brièvement lorsque son frère, son frère merde, prononce son nom à nouveau.

« - Jamie ? » Il est incertain. Jamie ne se sent pas vraiment l’âme d’un écrivain, je crois surtout qu’il se cherche des excuses. Il l'a connait par cœur cette phrase tracée de la main de sa petite sœur. Il a lu toutes ses lettres jusqu'à les connaître par cœur, sans savoir que ça serait les derniers mots qu'il aurait de sa famille. Jamie qui lui en voulait, ou qui ne pouvait pas faire face à l'idée de son frère en prison. Il ne sait pas pourquoi il a coupé contact, il n'a jamais eu d'explications. Il avait juste décidé de ne pas lui en vouloir parce que tout était de sa faute – même s'il ne regrettait pas.  Ca fait plus de huit ans qu'il ne l'a pas vu. Neuf peut-être ? Avant la taule. C'était encore un ado et maintenant un homme qui lui sourit, en chair et en os, une apocalypse plus tard. Et ce sourire, ce sourire là. Il fendille le cœur de Bass pour lui faire rentrer un baume et une chaleur – une vie – qui avait disparu depuis l'attaque. Un regard extérieur pourrait dire que ce sourire qui vient étirer ses lèvres on l'avait pas vu depuis longtemps. Il s'approche d'un pas ou deux, indifférents aux Olympiens derrière lui. Bass lève une main pour la poser sur la joue de son frère, l'étudier. Il a même une barbe maintenant. Ce n'est pas … réel, si ? Depuis qu'il était tombé sur leur maison, il s'était efforcé de les oublier tous - l'espoir, ça ne vaut pas le coup quand on erre tout seul poursuivit par des rôdeurs qui veulent votre chair. « - Je pensais que tu étais mort. Avec maman. » Et Ada, et Elias. Mais il n'a pas vu leurs corps à eux. Il les imagine juste. Après cette confession éraillée, et la conviction féroce que c'est Jamie, Bass ne résiste pas et attire son petit frère contre lui – et tant pis si sa canne se ramasse par terre. Le serre contre lui, stupéfait – ça fait combien de décennies qu'il n'a plus tenu son cadet ?  


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MessageSujet: Re: Brothers   Lun 13 Mar - 13:00



Brothers
Bass & Jamie, Fergusons.


Bass ne semblait pas le reconnaître et Jamie eut envie de hurler pour lui dire que c’était lui, son frère mais aucun son ne sortait de sa bouche. Trop perturbé par la vision de son ainé. Elanor avait eu raison, il était bel et bien en vie. Une seconde de culpabilité traversa son esprit vis-à-vis de la jeune femme mais disparut instantanément devant la situation qui était en train de se produire. Alors que Bass commençait à se rapprocher, les larmes du jeune homme pointaient sur ses yeux. L’émotion était trop forte et la fatigue trop grande pour qu’il réagisse de façon plus sobre. Et de toute façon, quel intérêt ? Le blond se contenta de faire non de la tête lorsqu’il lui annonça sa supposition. Etait-il retourné dans leur maison ? Cette annonce qui aurait vu être anodine, lui transperça aussi le cœur. Il se doutait bien que leur mère n’était plus en vie mais jusqu’à maintenant personne ne l’avait formulé à voix haute, même pas lui. La main de Bass sur sa joue lui donna envie de dire plein de chose mais encore une fois, rien ne voulait sortir de sa bouche. Pourtant il devait, il avait tellement de choses à lui dire, à lui annoncer. Ada ne lui avait jamais dit que Bass était en vie et il doutait sincèrement que l’un et l’autre soit au courant. Quel bordel… Alors que Jamie était tétanisé par ses émotions et ses pensées, son frère vint casser ce problème et le prenant dans ses bras. Sous le choc, il mit quelques secondes avant de passer ses bras autour de lui, à son tour. Il le serra de toutes ses forces, comme pour vérifier qu’il était bien réel. Une larme s’échappa finalement. Pour le moment il occultait tous les sentiments qu’il avait bien avoir à son égard, l’important c’était qu’il soit en vie maintenant! "Mon frère…"Sa voix s’était brisée et il savourait le moment présent, réalisant enfin. Les muscles de Jamie se relâchaient et ça lui faisait du bien. Il était tellement courbaturé depuis qu’il était parti du ranch, le choc du moment n’avait pas aidé. Le jeune blond s’écarta et pris la tête de Bass avant de l’embrasser sur le front avec un rire mêle à ses larmes. "A croire que tous les Ferguson sont des survivants !"Il posa ses mains sur les épaules de son frère, il ne voulait pas le lâcher. Ne pas casser ce moment. Jamie eu un vertige et s’accrocha un peu plus à son frère, il mit quelques secondes à retrouver le fil de ses pensées."Tu sais qu’Ada est en vie, n’est-ce pas ?"Comment aurait-il pu le savoir ? A part Elanor qui faisait des allers et retours entre le ranch et Olympia, les deux populations ne se mélangeait que très peu. Il sentit une poussée qui le fi tituber pourtant ce n’était pas Bass. Qu’est-ce qu’il se passait ? Le monde autour de lui commença à bouger beaucoup trop vite pour lui et sans qu’il n’ait le temps de dire quoi que ce soit d’autre, ce fut le noir complet.

… Ellipse du pingouin fou…

Jamie avait décidé de rester une nuit seulement à l’infirmerie depuis son réveil. Une bonne semaine d’inconscience était bien assez pour se reposer. Dès sa sortie, il s’était mis à la recherche de Bass. Il étant encore faible mais peu importe. Leurs retrouvailles avaient été de courte durée et maintenant qu’il avait eu le temps de traiter toutes les informations, il voulait parler avec son frère. Ils avaient énormément à se dire, à se raconter sur les dernières années. Bien sûr, une partie de Jamie voulait lui demander des comptes pour ses années passées loin d’eux mais cette partie fut occulter. Le plaisir de revoir sa famille et surtout son grand frère était trop précieux pour être gâché par des remords qui n’avaient plus de sens dans le monde actuel. Après de multiples renseignements auprès des chers citoyens d’Olympia, il trouva enfin la porte d’entrée qui menait à l’habitation de Bass. Il resta devant la porte un moment puis se décida à frapper. Une certaine appréhension était née en lui à l’idée de voir son frère à nouveau mais il était incapable d’en déterminer l’origine. Il frappa mais personne ne répondit. Jamie poussa un soupir et s’installa sur les marches devant la maison, histoire de reprendre un peu ses forces pour repartir à la recherche du grand blond. Il s’alluma une des rares cigarettes qu’il avait et regarda les olympiens vaquaient à leurs occupations. Cette ville était si différente de ce qu’il connaissait jusqu’alors et il sentait bien l’hostilité à l’égard des Riders. Il espérait sincèrement que son frère ferait fit de son appartenance clanique. Ce moment d’attente se transforma en moment de souvenirs où il passa sa mémoire en revue sur tous les moments qu’il avait eu avec l’ainé. Du moins, surtout son enfance, ces moments où il l’admirait plus que tout. Un bruit attira son attention loin de sa nostalgie.



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MessageSujet: Re: Brothers   Mar 21 Mar - 22:12



Brothers
Jamie & Bass, Fergusons.

Bass observa le sang qui coulait de sa paume, un peu hagard. Il finit par s’appuyer avec la main blessée au comptoir de sa cuisine pour reprendre le contrôle de son esprit, de sa vision qui tournait. Inspirer, expirer. Après un temps, il ramassa le verre brisé, noua un bandana autour de sa main et la vie reprit son cours.  Bancal. Les Fergusons sont des survivants. Les Fergusons. Il avait grandi avec ce nom suspendu au-dessus de sa tête. L’aîné des Ferguson. Les Fergusons. Le plus jeune des Fergusons. La gamine Ferguson. Les mauvaises graines Ferguson. La fratrie Ferguson. Toujours identifiés par le nom de l’éternel accent et depuis qu’il était rentré dans la baraque familiale sans dessus dessous il avait pris dix ans et avait abandonné tout espoir d’entendre le nom honni résonner à ses oreilles. Il était seul. Et ça faisait un mal de chien.

Il s’était reconstruit une famille de bric et de broc à Olympia, et il les aimait tous. Il était prêt à mourir pour eux, avec son indécrottable loyauté qui n’osait pas s’exprimer trop fort – trop timide pour dire à ses frères et sœurs ce qu’il pensait, et il les avait perdu. Bien avant d’avoir eu les menottes au poignet. Revoir Jamie l’avait ébranlé, le voir s’écrouler dans ses bras, la réalisation d’un cauchemar qu’il n’avait jamais eu conscience de faire. C’était une chose que de se forcer à oublier sa famille, en prison ou à l’autre bout des Etats-Unis. Faire son deuil par l’absence et le besoin de continuer à mettre un pied devant l’autre. Profondément désolé, mais sans sa famille. Bass avait fait une croix dessus, il y a … il y a plus longtemps que l’influenza.  C’était totalement autre chose que d’avoir son frère revenu d’entre les morts, pâle, s’écrouler dans ses bras.  Il avait été aussi ému que Jamie sur le coup, la gorge serrée et l’impression qu’il n’aurait jamais assez de force pour le serrer contre lui autant qu’il le voulait. Qu’il finirait par lui échapper, par sortir de sa vie en l’abandonnant sur le bord de la route. Les yeux pleins de larmes, le cœur en berne, mais sans rien pouvoir y faire. Et c’était presque arrivé alors que le rire de Jamie s’éteignait et que Bass le rattrapait précipitamment, les mains tremblantes. Pourquoi toujours eux ?

Depuis une semaine, il occupait ses mains à défaut de son esprit – il avait promis à Vladimir de l’accueillir chez lui lorsque Jezabel irait mieux, il avait promis d’aider les réparations, d’accueillir les Riders, de faciliter leur « tribut » même si ça lui arrachait la gueule. Il était désespéremment incapable d’apaiser la confusion de son esprit déjà bien dans la panade depuis Novembre. Jamie était vivant… Ada ? Sa petite sœur qu’il avait adoré toute son existence ? En vie… et il n’en savait rien, aucun des deux, tout ça parce qu’il restait toujours à la périphérie du ranch, sans se mêler aux cavaliers.

On avait sonné. Bass mit un temps à se remettre les esprits en place et il boitilla jusqu’à la porte. C’était rare les gens qui toquaient à sa porte – non pas qu’on ait jamais besoin de lui… mais il avait du mal à laisser les gens chez lui, encore. Trop barricadé, physiquement et mentalement. Il rouvrit d’un geste un peu trop brusque la porte d’entrée, pour tomber sur un gaillard blond aux larges épaules assis sur son porche. Et ô comme cette vision le ramenait des années en arrière.
« - Tu es sorti. » commenta Bass d’une voix un peu étranglée et soulagée, alors qu’il venait s’asseoir à côté de son petit frère. L’observant d’un air regard inquiet, pour le détailler à nouveau. Il était passé les premiers jours à l’infirmerie, mais… il ne pouvait pas supporter de le voir comme ça, comme lorsqu’il était petit et avait la grippe. Que leur mère était au boulot et qu’il devait s’occuper de lui, alors qu’il était à peine plus vieux et qu’Elias était accroché à ses basques. Il avait fermé les yeux et la porte, et maintenant le blond ne pouvait pas s’empêcher de se gorger de la vue de son frère. En vie. Un miracle digne du Dieu d’Elijah.

Il pose sa main sur son épaule en venant s’asseoir à côté de lui, et résiste difficilement à l’attirer contre lui, le serrer dans ses bras. Ils sont trop vieux pour ça non ? Il devrait… laisser de la dignité à Jamie, pas le prendre pour un gamin de 12 ans. Mais bordel qu’il lui a manqué. « - Ferguson. Dur à abattre. » Il est fier d’eux. De son bébé frère. Bass a un petit rire en fourrageant dans la poche de sa veste éculée pour en sortir un paquet de cigarette mort-vivant, coincer une clope entre ses lèvres. « - Il te reste un briquet ? » Un temps d’hésitation alors que Bass baisse les yeux entre ses boots. « - Tu es au ranch alors ? … Ada ? »   Des multitudes de questions dans sa voix nouée dans sa gorge. Est-ce que tu vas bien ? Qu’est-ce que tu fais au ranch ? « - Rhodes te traite bien ? » Parce qu’il n’a pas vraiment du respect pour le petit snobinard qui traite Peyton comme si elle devait lui baiser les pieds. Est-ce qu’Ada va bien ? Est-ce que tu restes ? Est-ce que tu m’en veux ?


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MessageSujet: Re: Brothers   Dim 2 Avr - 15:04



Brothers
Bass & Jamie, Fergusons.


Alors qu’il entendit la porte s’ouvrir, Jamie restait plongé dans ses pensées jusqu’à ce que son frère vienne s’installer à côté de lui. Il le regarda et lui adressa un sourire sincère mais fatigué par son hospitalisation de fortune. Son regard resta fixé sur lui quelques secondes, le temps de réagir, de réaliser que leurs retrouvailles n’avaient pas été une hallucination due à la grippe. Il finit par hocher la tête en signe d’affirmation. Enfin, il était sorti de l’infirmerie ! Jamie sentit la main de Bass se poser sur son épaule et poussa une espèce de soupir soulager. Le contact rendait les choses plus réelles mais sans savoir pourquoi, il se sentait aussi soulagé par ce geste. Le jeune homme finit par sourire amusé devant la remarque de son interlocuteur. Manifestement, les Ferguson étaient dur à abattre – et il ne savait pas à quel point c’était vrai. Pour confirmer ces paroles, il lui donna un coup affectueux dans le bras. Son envie de prendre à nouveau son frère dans les bras le tenaillait mais pour le moment, il se contenterait du peu de contacts physiques qu’ils échangeaient. "Oui." Dit-il alors qu’il sortait son Zippo pour le montrer à Bass. Manifestement, les deux frères partageaient le goût de la cigarette. Même si elles se faisaient rare, on arrivait toujours à en trouver, par un quelconque miracle. Enfin pour Jamie, son addiction ne se plaçait pas dans la nicotine mais dans quelque chose de moins consommable : le jeu. Il aida son frère à allumer sa cigarette avant de ranger l’objet dans sa poche. Vint le sujet du ranch, le jeune blond avait tellement de choses à dire là-dessus, à comprendre mais un sujet plus important remplaça le premier : leur sœur. Il adressa un nouveau sourire à son frère."Elle est en vie, oui." Il se souvenait mal de ce qu’il avait pu dire la concernant lorsqu’ils s’étaient revus mais il se doutait que Bass voulait plus de détails sur Ada. Laissant de côté la question concernant Abel – parce qu’il supposait qu’effectivement le « Rhodes » dédaigneux se référait à son chef. "Ada est au ranch, en bonne santé mais…" Jamie se pinça la lèvre avant de tirer sur sa cigarette pour ensuite continuer : "On est pas spécialement en bons termes. Depuis mon retour, je n’ai pas réussi à avoir une vraie discussion avec elle. Je suppose qu’elle m’en veut pour quelque chose, j’en sais trop rien… Mon assignation à Olympia… Enfin l’essentiel c’est qu’elle soit en vie." Et il n’allait pas commencer à déballer ses états d’âmes concernant Ada. Ce n’était pas le moment. "Abel nous traite bien. Il a toujours été là pour moi et si j’ai survécu c’est bien grâce aux Riders. J’étais ici lorsque tout a commencé… donc je suppose que ça créait des liens…" Dit-il avec un faible sourire mais encore une fois, il n’avait pas envie de s’étendre sur le sujet. Etrangement, parler d’Abel avec Bass le mettait mal à l’aise. Il avait bien compris que les Olympiens n’aimaient pas les Riders et Abel devait être le symbole de cette mésentente. Son frère ne devait pas être différent vu la façon dont il avait abordé le sujet « Rhodes ».  "Et toi ? Comment t’es arrivé ici ? Ça fait combien de temps ? J’ai tellement de questions en fait…" Il soupira, amusé par sa propre précipitation avant de reprendre :"C’est juste que je me dis, qu’on a dû vivre côte à côte pendant des mois, voire des années, et on n’a jamais eu la chance de se croiser avant… "Certes, il y avait eu ces « presque » trois ans où il était parti en chasse des traitres puis avait été blessé et finalement s’était installé quelques temps à la frontière canadienne. Si le hasard avait mal fait les choses, c’était à ce moment que Bass était arrivé. Mais comme il l’avait dit pour Ada, l’essentiel c’était qu’il soit en vie. En dépit des rancœurs passées qu’il avait pu ressentir. "Pour être honnête, c’est Elanor qui m’a parlé de toi mais je n’y croyais pas un instant. C’était juste impensable. Je ne pensais pas qu’en plus de retrouver ma sœur, tu sois aussi en vie et pas très loin. Je crois que… j’ai vraiment réalisé lorsque je t’ai vu." Son sourire était devenu timide. Malgré l’extraversion naturelle de Jamie, il restait plutôt pudique quand on en venait à parler sentiment. Après une hésitation, il posa une question qui le chatouillait depuis la dernière fois qu’ils s’étaient vus : "… Tu es retourné chez… dans le Wisconsin ? " Bass avait abordé leur mère lors de leurs retrouvailles et ses paroles semblaient laisser entendre qu’il était retourné dans leur maison familiale. Aussi que leur mère était morte.


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MessageSujet: Re: Brothers   Mer 5 Avr - 23:55



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Jamie & Bass, Fergusons.

Depuis quand ne s’était-il pas pris un coup de coude qui n’avait pas pour vocation de lui faire signe de rôdeurs à proximité ? Depuis quand est-ce qu’il s’était laissé surprendre par un contact physique sans que ça finisse mal parce qu’il avait eu un sursaut paranoïaque ? Et là, il souriait comme un gland, avec un sourire jusqu’aux oreilles qui lui faisait mal aux commissures des lèvres en secouant la tête tout ça parce qu’il partageait un briquet avec son petit frère et que celui-ci le chahutait gentiment. Parce que celui-ci était vivant, et qu’il sentait la chaleur de son côté près de lui, parce que quel que soit la façon dont il se tenait il apercevait sa chemise et que peut-être il arrêterait de cauchemarder du visage défoncé de leur mère ou de son petit frère tombant évanoui dans ses bras au beau milieu d’Olympia alors qu’il ne pouvait que le regarder avec horreur.
Yeah. Cela méritait bien de sacrifier l’une de ses dernières cigarettes.

Ada, mais ? Le cœur de Bass se serra, et il jeta un regard presque angoissé à Jamie. Ada. Il avait toujours eu trop d’affection pour sa cadette et les dernières lettres qu’il avait reçues d’elle… Comment avait-elle pu survivre ? Parce qu’elle touchait déjà le fond avant, et que dans ces cas-là, on creuse et on achève les rôdeurs à coup de pelle. Ils s’étaient toujours chamaillés dans la famille. Aussi unis que décousus – dieu qu’ils s’aimaient ces abrutis, dieu que Bass adorait sa fratrie en tous cas, ça lui faisait mal d’y repenser. Mais ça n’empêchait pas qu’ils ne se faisaient pas de cadeau – pourquoi faire alors qu’ils auraient toujours leur petit clan pour s’abriter ? Puisque le monde était à chier quoi qu’ils fassent ?  A croire qu’ils méritaient de se retrouver éparpillés dans tous les Etats-Unis en pleine apocalypse sans savoir si le reste de leur fratrie était démembré ou non. Et soudain regretter les départs fâchés. Ils s’étaient quittés fâchés avec Jamie, à demi-mot, juste assez pour que Bass le comprenne. Et maintenant quoi ? Il avait les doigts tremblants autour de sa clope parce qu’il cherchait à résister à l’envie d’attirer Jamie contre lui et le tenir jusqu’à ce que le monde arrête de s’écrouler. Son frère était en vie. C’était tout ce qui important et Bass était prêt à baiser les pieds de Rhodes pour ça. Il ne tenait pas plus que lui à parler des cavaliers. Il était trop mitigé envers eux. Mais s’ils avaient son frère, et que celui-ci était devenu un homme bien en son absence… c’était tout ce qu’il pouvait demander. En vie. Avec une âme et un sourire.

« - Je suis content que tu y sois bien. Avoir une famille est important. » Les guillemets dans sa voix étaient presque audibles, autour du mot famille. Ce n’était pas une famille comme eux. Ou même comme Olympia, parce que Bass aimait trop Olympia . Mais… Il ne les dédaignait pas tout à fait – enfin, il faisait l’effort de ne pas le faire en tous cas. Pour Jamie. Jamie n’était pas tout seul. Et de ça il était reconnaissant, et il hasardait un sourire hésitant, mais sincère. Incapable de formuler sa pensée comme d’habitude. Il aurait voulu… Il aurait voulu plein de choses Bass. Mais ça ne se passait pas comme ça n’est-ce pas ? Il avait des questions aussi, et l’amusement dansait dans ses yeux. Voir Jamie céder à la précipitation, à la curiosité… ça lui faisait plaisir, énormément et il s’en amusait.  
« Elanor ? » Bass pouffa un peu, secoua la tête. Foutue chipie. « Elle ne m’a rien dit. Ela… » Il était amusé, véritablement. Elle aurait eu mille occasions. Elle qui essayait tant de le faire sourire depuis qu’il … glissait dans un coin sombre de son cerveau, depuis l’attaque.  A quoi elle pensait ? Qu’il allait prendre ses clics et ses clacs et foutre le camp au ranch ? Y aller oui, oui ; Serrer son frère contre lui, aussi. Bass étire ses jambes sur le perron alors que sa mémoire retrace son arrivée pour répondre docilement aux questions. « - Je suis arrivé à Olympia il y a deux ans. Hasard. Ils m’ont gardé. Donné une seconde chance serait plus exact et… » Meilleure réhabilitation que la prison.  La question timide de Jamie efface son sourire et tue sa voix dans sa gorge.  

« Oui. » Il se tait un instant, se mordillant la lèvre inférieure avant de lâcher d’un ton qui se veut détaché mais qui finit juste par être une voix blanche, creuse. « Dès que je suis sorti de taule… Evadé, évidemment, » un peu d’humour ressort de la voix de Bass, mais brièvement. « c’était devenu le bordel, les derniers temps, et quand les gardiens sont devenus des rôdeurs, j’ai pu me barrer et découvrir le vaste monde. Je suis rentré à la maison, je voulais vous voir. Maman était morte, tournée, puis … tuée pour de bon. » Il observe la cigarette qui se consume entre ses doigts et avale une bouffée de nicotine, pour se donner un peu de temps. « - Pas toi donc ? » Qui avait tué leur mère ? Ada ? Elias ? Un voisin ? Un pilleur ?
« - J’ai récupéré des affaires » Il désigne le châle crasseux qui avait appartenu à leur mère et qu’il garde noué autour de sa nuque depuis des années d’un geste vague. «  A partir de là je me suis mis à marcher tout droit jusqu’à tomber sur Olympia à deux cents kilomètres de … » chez nous. Autrefois. Même si pour Jamie c’était tout aussi distant que pour lui. Gamins en fuite. Ils avaient passés des mois sans se voir, alors qu’ils vivaient dans un rayon de quelques kilomètres, qu’ils avaient des connaissances en commun, et personne… « Je voulais les piller, mais.. le hasard fait bien les choses, je suppose. » Il n’était pas fier de ces années. Ni de qui il était avant.  Bass pose sa main libre sur l’épaule de Jamie, et son menton sur le dos de sa main pour l’observer, un sourire taquin sur les lèvres. « Surtout si mon petit frère est en chair et en os. Je suppose qu’elle m’en veut pour quelque chose, j’en sais trop rien… Je connais quelqu’un qui faisait la même. Qu’est-ce qui t’es arrivé à toi ? »


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MessageSujet: Re: Brothers   Lun 10 Avr - 20:36



Brothers
Bass & Jamie, Fergusons.


Avoir une famille est important, effectivement. Son regard s’était posé sur son frère, intrigué par le ton qu’il avait employé lors de l’énonciation de cette phrase. L’antipathie envers les Riders était une affaire commune et il se doutait bien que Bass faisait partie des Olympiens dans ce cas. Toutefois, pour la première fois, il se sentit déchiré. Autant les autres, il s’en foutait, ils pouvaient bien penser ce qu’ils voulaient, ça n’avait guère d’importance pour Jamie mais là, il s’agissait de son frère et la donne était différente. Pour le moment, il préféra laisser ce tiraillement de côté. L’essentiel c’était qu’ils soient tous les deux en vie, en train de fumer une cigarette, comme si de rien n’était. Les considérations pour les Riders seraient un sujet pour un autre jour. "Tant mieux, ça aurait gâché la surprise." Dit-il sur un ton taquin même s’il se doutait qu’Elanor avait gardé cette information pour d’autres raisons. La réaction colérique de Jamie devait en faire partie. Peut-être avait-il réussi à la convaincre que l’information était fausse autant qu’il avait réussi à se convaincre lui-même. Ses excuses vis-à-vis de la jeune femme avaient d’ailleurs été plutôt piteuses. Il aurait sûrement l’occasion de se rattraper. Après tout son séjour dans cette ville n’était qu’à son début. Lorsque Bass lui annonça qu’il était arrivé il y a trois ans, Jamie comprit rapidement que ce « hasard » dont il parlait, n’avait finalement pas joué en leur faveur. Son frère était arrivé au moment où Jamie partait en mission. Mission qui s’était accompagnée de nombreux obstacles et autres péripéties, plus ou moins joyeuses. Par ailleurs, il nota que son interlocuteur se sentait redevable envers Olympia. Cette histoire de deuxième chance ne lui plaisait pas vraiment. Après tout, s’il devait y avoir seconde chance ce n’était pas auprès de cette ville que ça devait se jouer mais auprès de sa famille. Enfin, chacun appréhender cette vie post-apocalypse d’une façon différente. Jamie avait réussi à combler ses besoins et survivre grâce au ranch et à Abel, l’autre blond avait sûrement vécu quelque chose de similaire. "Ceci explique cela." Dit-il pensivement alors qu’il remontait dans sa mémoire pour essayer d’attraper le moment où ils auraient pu se croiser. Cependant, Bass le sortit de ses pensées avec un ton plus lourd, plus tendu et contenant à la fois colère et tristesse. Son retour à la maison familiale s’était fait durement et l’espace d’un instant, le jeune homme était content de ne pas avoir fait le détour par le Wisconsin lors de son retour du Canada. Leur mère était donc définitivement morte. C’était peut-être mieux ainsi. Un léger soupir s’échappa de sa bouche au moment où il expirait la fumée, il passa donc inaperçu. "Non, je n’y suis pas retourné." Jamie se passa des détails sur le comment du pourquoi. Il jeta un œil à l’écharpe de son frère et ça lui arracha un sourire. C’était tellement loin dans ses souvenirs que l’habit ne lui avait même pas paru familier mais maintenant qu’il lui en parlait, c’était comme si ça allait de soi. Il préféra tout de même tourner ses pensées sur le présent pour ne pas laisser apparaître des sentiments qui étaient trop loin. Trop inadéquates à cette nouvelle vie. Son regard se détacha de l’écharpe pour se perdre sur le chemin qui longeait la maison, il écoutait attentivement la fin du récit de son frère. De ce qu’il lui disait, il partageait au moins une chose en commun : le pillage. Un sourire s’esquissa à nouveau, amusé par cette idée. Les Ferguson savaient se débrouiller et ne faisaient pas dans la demi-mesure. Jamie était fier de son grand frère lorsqu’il entendit ça. Il n’était pas comme les autres olympiens, du moins, l’image qu’il avait d’eux : des petits poneys vivant sur des arc-en-ciel. La main sur son épaule le fit d’avantage sourire et il tourna le visage vers lui pour aller coller son front contre le sien. Sa main posée sur sa nuque, son sourire s’élargit. Faisant fi de ce rappel que lui fit son interlocuteur sur le présent, il préférait se concentrer sur les bonnes nouvelles et les bonnes choses qui arrivaient. "Ce qui compte c’est maintenant ! Et putain on peut dire qu’on est chanceux, malgré tout ce qui se passe, on est putain de chanceux mon frère !" Le jeune blond riait presque. Entre Ada et Bass en vie, au Texas, il ne lui restait plus qu’à jouer au loto et être millionnaire. Dommage qu’il n’y en ait plus ! Le jeune homme s’écarta de son frère et tira une dernière latte sur sa cigarette avant de la jeter plus loin. "Ne t’en fais pas pour Ada. Elle changera sûrement d’avis quand elle te verra. Vous étiez proches…" Plus que Bass et lui d’ailleurs. A l’époque Jamie ne comprenait pas comment ça avait été possible, après tout ce qu’il avait fait et faisait pour la famille alors que son frère… Enfin bon, le passé au passé. "Puis tu la connais, elle est du genre à te sortir un « salut, bisou » quand elle te voit partir et à te sauter dans les bras quand tu reviens, sans que tu saches vraiment ce qui s’est passé entre temps." Du moins, c’était le souvenir qu’il gardait de sa sœur. Aujourd’hui, il ne savait pas trop comment appréhender la jeune femme, ni leur relation.  "T’en fais pas pour ça ! Ce qui compte, c’est qu’elle est en vie et en sécurité au ranch." C’était vrai. Pour Jamie, c’était tout ce qui importait, peu importe qu’elle le déteste pour une raison x ou y, l’essentiel c’était qu’elle avait survécu.  "Quand t’es retourné à la maison, il y avait des traces ? De ce qui aurait pu se passer ? D’Elias ?" Il ne fallait pas trop en demander à la vie mais en voyant qu’ils avaient réussi à se retrouver tous les trois dans le même état, pourquoi ne pas pousser la chance un peu plus loin et espérer qu’Elias soit en vie ? Jamie, qui était d’habitude si réaliste, voire pessimiste, se voyait devenir un espèce de rêveur. C’était sûrement l’émotion des retrouvailles qui lui faisaient cet effet. "J’ai cru comprendre, que tu t’étais fait une sacrée place parmi les olympiens. Ta seconde chance semble être plus qu’une nouvelle chance. Je suis content pour toi." Sa main se posa à nouveau sur son épaule et il le secoua gentiment, comme s’il s’agissait d’une promotion qu’il venait d’avoir et qu’il le félicitait. Les informations concernant son poste à Olympia lui était inconnu mais de ce qu’il avait entendu autour de lui, le grand frère était quelqu’un de respecté et à qui on rendait des comptes. "Et surtout je suis content que ces foutus Jackals ne t’aient pas eu ! J’étais déjà de retour au Texas quand l’attaque a eu lieu et… Enfin, disons que je devais rester au ranch mais si la situation… les résultats… enfin si je t’avais perdu sans avoir eu l’occasion de te revoir… je ne sais pas…" Il poussa un soupir agacé, il n’arrivait plus à s’exprimer avec la colère qui naissait en lui devant un évènement qui ne s’était pas produit. "Comment tu vas ?" Finit-il par lâcher, il ne faisait bien sûr pas allusion à la vie commune mais à ce qui s’était produit ici, il y a quelques mois. La canne de Bass ne lui avait pas échappé lorsqu’ils s’étaient vus il y a des semaines. Par ailleurs, Elanor lui avait fait comprendre qu’il avait été sérieusement blessé par cette bande d’enfoirés. En dehors de l’habituel rancœur contre les Jackals, il voulait d’autant plus en choper un ou deux pour passer ses nerfs et venger son frère.


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MessageSujet: Re: Brothers   Ven 14 Juil - 14:43



Brothers
Jamie & Bass, Fergusons.


Arrête de taper sur les Rhodes, sur le ranch, sur les cavaliers. Ne sois pas comme ça. Ne sois pas jaloux. Ou bien tu vas le perdre. C’était un sentiment lancinant, qui faisait mal entre les côtes, là où son cœur aurait dû se trouver et battre encore. Bass mordillait sa lèvre inférieure pour se réduire au silence. Il n’avait pas tant de haine envers les cavaliers – une méfiance bien naturelle dans leur équilibre des forces. Une réaction épidermique qui lui hurlait qu’ils n’étaient pas des leurs, que la place de son petit frère n’était pas là, mais avec eux. Qu’il devait le récupérer, coûte que coûte.  Mais Jamie avait choisi sa place, auprès d’Abel. Ca faisait mal. Et il avait peur de leurs allégeances et de ce qu’elles pourraient leur faire faire pour entredéchirer le reste de leurs familles. Water of the womb is thick, but the blood of the covenant is thicker.
Chanceux ? La tête que livra Bass a son cadet valait le coup de survivre à tout ça. Un sourcil arqué, les yeux légèrement écarquillés et une grimace vraiment peu convaincue, qui faisait sortir le bout de sa langue sur ses lèvres desséchées par la clope et le désespoir. Il finit par rire, et se laisse happer par la légèreté du moment. Ou le sourire de gamin fripon de son frère ( le mot fait bondir son cœur dans sa poitrine, les olympiens et leurs affections, leurs secondes chances semblent bien loin lorsque l’impression d’un foyer renaît de ses cendres entre leurs regards et leur fraternité un peu bourrue, maladroite, qui n’ose y croire ). « - Ca compense avec nos merdes précédentes, je suppose. Les Fergusons chanceux. Ca sonne comme une blague de comptoir. »

Il avait beaucoup pensé, au passé, les premières années. Dès qu’il avait escaladé les murs de la prison à moitié effondrés. Sa famille. Ce qu’il avait fait, ce qu’il aurait dû faire. En prison, c’était un ruminement sans fin de sa culpabilité et des siens laissés sur le bord de la route. Spécialité : se laisser happer tout entier par des fantômes. Pendant que ses frères tentaient d’échapper à la poisse et que sa petite sœur se mourrait, toute seule. Sa clope crevée sur l’escalier, Bass passa ses mains sur son visage. Ada. Elle était vivante et il avait honte. Elle était vivante et elle lui manquait, soudainement, physiquement. En prison, il avait le réconfort de penser que Jamie et Elias s’en sortaient bien, loin, et de mourir à petit feu à penser qu’Ada, il ne pouvait pas l’aider – plus l’aider, il ne pouvait plus la sauver. Il espérait que passer les premières paroles, il aurait le droit de la prendre dans ses bras, elle aussi. Le blond jeta un regard à Jamie. « - Déjà toi, je ne pensais pas que tu… voudrais encore de moi. » Confession maladroite, non, non… il ne voulait surtout pas raviver la rancœur que pouvait avoir Jamie à son égard. Il n’avait jamais compris pourquoi, mais il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour rattraper ses erreurs, faire les choses correctement cette fois. Il redressa la tête pour de bon, cherchant son regard pour assurer, ses yeux clairs le fixant sans ambiguïté ni hésitation.   « - Tu es ma famille, Jamie. Je ferais n’importe quoi… » N’importe quoi pour qu’il ne t’arrive pas la même chose qu’à notre mère, pour que nous ne nous perdions plus. Il soupire. « - Non. Enfin. Maman, de la lutte. Pas d’autres corps, » Il supposait que c’était ça l’intérêt de la question. « -La dernière fois que j’ai eu de ses nouvelles, il était parti, à la fac ? Lui, et toi, j’espérais tellement que vous finissiez par trouver mieux… Ici, au Texas. A croire qu’on devait finir ici. Peut-être… Je ne l’ai pas croisé, s’il est encore... » Et il n’avait pas voulu y penser. Cela l’aurait détruit de l’intérieur, les penser morts, perdus à jamais. Il avait nié. D’abord refuser de conceptualiser l’hypothèse que… Non. Puis, avancer, pour Olympia. Bass se concentrait sur les vivants.

Bass se sentir rougir, la couleur de l’embarras clamant la peau rugueuse de ses joues, rosissant sa barbe blonde. Entende son frère le féliciter, pour qui il était, ce qu’il était, son job… Bass était un looser, il en avait toujours eu conscience alors qu’il redressait les épaules pour déposer un nouveau CV qui serait à son tour refusé. Il aurait bien voulu que sa famille soit fière de lui. Il était fier d’eux, chacun d’entre eux. Alors oui, se faire féliciter, voire … encouragé, par Jamie. Dire qu’il était heureux était un euphémisme. Il se laissa aller contre Jamie, toussotant pour tenter de reprendre dignité et contenance. Echec. Il était ridicule, mais au moins sa voix était claire et sûre lorsqu’il reprit la parole. « - Honnêtement, je ne sais pas… comment. Je voulais juste… mériter ma place, les aider. Comme un être humain et… » A croire qu’il n’était pas trop instable psychologiquement pour le nouveau monde. « - J’essaie de mériter leur accueil. Et de réparer les dégâts de ces enfoirés… Enfin si Rhodes te fait assez confiance pour venir nous surveiller ici, tu es plutôt bien au ranch aussi. Diaspora Ferguson. » Il murmure, l’amusement pointant dans sa voix et dans l’éclat de son regard.
La peine de Jamie le touche et le trouble. Il esquisse un sourire rassurant, et déplie, replie machinalement sa jambe encore douloureuse. « - Ne t’en fais pas pour moi. » Il refusait que son petit frère s’en fasse pour lui – Bass s’en faisait déjà assez pour son cadet. Il ne voulait pas l’inquiéter. Mais aussi, cela faisait chaud au cœur. Longtemps, il devait vivre pour faire vivre sa fratrie, participer à l’effort familial. Il essayait de ne pas penser à ce qui arriverait. « - Je suis ton grand frère. Je sais que tu sais te débrouiller, et j’en suis fier de toi. Mais je n’ai pas besoin d’ajouter ta présence à ce cauchemar... Je serais devenu fou. »Il serait dévasté à l’idée de perdre Jamie – de le perdre à nouveau.

« - Vivant. » Le ton est amer, un peu sec. Il n’était pas sûr de vouloir être encore sur terre. Il ne pouvait pas, il ne voulait confier ses faiblesses à son frère : c’était l’une de ses rares marques d’orgueil. Protéger ses frères et sœur, faire semblant d’assurer. Même si eh, le secret était éventé depuis longtemps. « - Je suis loin d’être le pire, une balle dans la cuisse, quelques coups. »  Il hausse les épaules. La gamine éventrée, Mina torturée, Iris violée. Ses dents se serrent à les briser et la lueur qui brille dans ses yeux et inédite pour Jamie. Comme lorsque Ada était rentrée en larmes et avait murmuré un nom qui lui retournait encore l’estomac. La fureur, la rage qui l’aveugle jusqu’à ce que le sang gicle et qu’ils… Le grognement de mauvais augure lui échappe sans qu’il s’en rende compte, les ongles enfoncés dans sa mauvaise cuisse avec un sursaut de douleur. « - Ils auront à payer pour ce qu’ils ont fait. »

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MessageSujet: Re: Brothers   Sam 26 Aoû - 10:18



Brothers
Bass & Jamie, Fergusons.


Une blague de comptoir ? Jamie haussa les épaules à ces paroles. Il ne pensait pas vraiment qu’il s’agissait d’une blague de comptoir. Certes les trois Ferguson étaient en vie dans la même partie du pays, on aurait pu croire que quelqu’un avait soudoyer la chance pour les réunir mais au final… il l’avait payé cette survie et vu ce qu’il y avait dans les tréfonds du regard de Bass, lui aussi. On avait tous changé, par envie, par nécessité mais l’Influenza n’avait laissé indemne personne. A l’exception, peut-être, d’Elanor, qui semblait être resté l’innocence même dans ce monde d’horreurs en tout genre. Néanmoins, Bass ne semblait pas avoir oublié le passé, bien au contraire. Leur sœur devait lui avoir dit, avoir fait part de la rancune de Jamie sur le départ de Bass. C’est lui qui aborda le sujet au plus grand dam du plus jeune frère. Jusqu’alors, il s’était contenté du moment, faisant fi des différentes dissonances qui pouvaient l’animer : passé/présent, Abel/Bass, Riders/Olympia… Ce sujet le renfrogna quelque peu, laissant des secondes s’écouler. Il fallait qu’il mesure ses propos pourtant c’est son interlocuteur qui reprit la parole avant. C’était touchant mais pas assez pour que Jamie oublie les émotions que Bass venait ouvertement de réanimer. D’autant plus, qu’il mettait en place dans son imagination, tout un tas d’images qui lui montrait leur ancienne maison, les potentiels pillages et autres viols d’intimité, les corps… Il poussa un léger soupir comme pour évacuer tout puis d’un sourire, sa main serra l’épaule de son frère et il ajouta : "On est en vie, c’est ce qui compte, non ?" Lui donnant une petite tape sur l’épaule pour appuyer ses propos, il reprit :"Toi, moi, notre sœur, on a réussi à arriver jusque-là par nos propres moyens et on est en sécurité. Ce n’est donc que le début." Le début de quoi ? Il ne savait pas trop, sûrement qu’une partie de lui espérait tout effacer pour tout recommencer. Après tout, c’est ce que tout le monde avait fait après cette foutue apocalypse, non ? Cependant, il restait toujours le cas d’Elias. Elias dont personne n’avait eu ou vu un signe de vie, ni même de mort. Jamie n’osait pas souhaiter que la chance leur ait accordé cette faveur supplémentaire. Enfants, ils n’avaient pas été les plus proches mais il restait son frère et l’espoir qu’il soit en vie était tout à fait naturel.
Rhodes… L’utilisation du nom de famille d’Abel plutôt que par son prénom ne put que lui arracher un sourire. La véhémence entre les Riders et les Olympiens touchait tout le monde, y compris Bass. Les choses auraient été trop simples si les hommes s’entendaient bien. Il hocha la tête, c’était une façon de voir les choses. Ce que son frère ne savait pas, c’est que son temps ici n’était qu’en réalité une période d’essai pour regagner la confiance de ce fameux « Rhodes ». Ça avait mal commencé vu son séjour forcé à l’infirmerie. Cependant, dans le discours de son voisin, quelque chose avait fait tiqué son attention, l’emploi du terme « être humain ». Jamie se souvenait qu’à l’époque, le grand frère avait une fâcheuse tendance à se trouver mêler à des affaires étranges… Il s’était assez éloigné de son grand frère pour ne pas connaître – ni avoir voulu connaître, la personne qu’il était devenu en ces temps-là. "Evitons la folie, tu veux bien ? On a déjà assez à faire avec les autres."Les non-Ferguson, les non-vivants et puis de façon plus pragmatique, un Bass fou ne pouvait pas lui servir à grand-chose. "Et j’ai… Enfin, ça serait con." Il aurait voulu le dire, voulu dire qu’il avait encore besoin de lui mais ces mots ne purent franchir ses lèvres. C’était trop pour sa fierté ou pas assez véridique pour que ses cordes vocales prennent la peine de s’activer. Dans tous les cas, il n’avait pas besoin de ça, surtout après ces dernières semaines. Essayant de se concentrer au maximum sur le fait que Bass était effectivement assis à côté de lui, en vie et capable de sourire, était son objectif principal. Jamie eut envie de rajouter qu’il se foutait bien des autres Olympiens. Certes, ils avaient eu à dénombrer pas mal de pertes mais ce n’était que des gens qu’il ne connaissait pas. Tout de fois, sa rancune envers les Jackals n’en était pas diminuée. Sachant très bien, par ailleurs, que tuer du chacal serait le meilleur moyen de venger son frère mais aussi de gagner la confiance de ce village de petits poneys. Son regard se porta sur la jambe de son ainé, fronçant les sourcils. "Ils paieront… ils paieront… En temps voulu." Jamie avait presque un sourire malsain lorsqu’il prononça ses paroles. Non pas, qu’il était avide de sang, loin de là mais la perte de Jackal dans la région était toujours une occasion à célébrer.  "En attendant, la canne te va plutôt bien, ça te donne un air sage, en plus de la barbe." Il rigola malgré la mine rageuse qu’affichait Bass. Sa tête exprimait d’avantage que ses mots, d’autres choses s’étaient passées. Des choses dont Jamie avait entendu chuchoter à l’infirmerie, d’autres rumeurs qui étaient arrivées jusqu’au ranch. Il savait que les Jackals s’étaient bien amusés ce jour-là. "Dès que tu peux, passe au ranch, je ne pense pas que notre chère sœur prenne la peine de me rendre une visite pour me voir donc… Puis ça te donnera l’occasion d’aller voir où je vis maintenant. Au final, ce n’est pas très différent de ce que l’on peut voir ici. Et peut-être, que tu te feras une autre opinion des cavaliers." Il n’avait pas dit ça sur le ton du reproche, loin de là, il avait juste été réaliste. Levant la tête vers le ciel, Jamie lâcha un sourire en coin. Son esprit n’arrivait pas à se détacher des paroles prononcées plus tôt et de tout ce que ça avait fait remonté en lui. Son visage n’affichait pas l’ombre de ses pensées mais, contrairement à d’habitude, il n’arrivait pas à se comporter comme si rien ne se passer à l’intérieur de son crâne blond."Faut que j’y retourne, j’ai des Riders à gérer et une installation à vérifier." Certes, il aurait très bien pu le faire plus tard mais maintenant était le moment opportun. Jamie se leva et fit face au grand frère. Il l’étudia d’un nouveau regard et sourit chaleureusement. "T’en fais pas, on va se revoir et on ira boire un verre ensemble ! Doit bien y avoir un coin pour boire dans notre ville!" Il anticipa toute possible réaction de la part du frangin puis continua :"Je suis heureux qu’on se soit retrouvés." Jamie se pencha en avant et pris la main de Bass, lui serrant dans une poigne solidaire, mettant son autre main sur sa joue. Comme un grand frère alors qu’il ne faisait que mettre les rôles à égalité. Ses mots refusaient toujours de passer la frontière de ses lèvres mais le cœur y était. Le Rider s’éloigna ensuite pour retourner auprès des siens.



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