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 les couleurs froides (nathan)

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Arte P. McMahon
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MessageSujet: les couleurs froides (nathan)   Ven 23 Déc - 1:04

les couleurs froides
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Il fait largement nuit quand Arte rentre de l'infirmerie. Ce doit faire une semaine que les choses se passent ainsi. Elle est devenue un fantôme, et doit d'ailleurs sûrement passer à travers les murs car ils ne se croisent plus que très rarement. Ce n'est même pas qu'elle évite consciemment la maison, Nathan et sa fille, mais plutôt elle croule sous le boulot à l'infirmerie et il est plus facile de s'immerger complètement dans ses responsabilités jusqu'à l'épuisement que de rentrer et d'avoir du temps pour penser à d'autres choses. Elle reproduit exactement le même schéma qu'avec ses recherches, même si cette fois l'urgence se fait beaucoup plus ressentir. Il y a encore et toujours des blessés, et des malades, et des gens qui réclament des médicaments.

Arte pousse un long soupir en faisant glisser de ses épaules le vêtement qui lui sert de blouse, et elle l'accroche dans l'entrée. La journée a été incroyablement longue, la jeune femme est fatiguée. Elle retire ses chaussures, savoure un instant la sensation d'avoir réellement les pieds sur terre, et finit par s'étirer dans une petite plainte sonore. Sa colonne vertébrale craque un peu et elle grimace dans la pénombre. Sa main se faufile sous son t-shirt où la douleur s'est endormie. Entre les murs de l'infirmerie, face à ceux qui ont beaucoup plus morflé qu'elle, il arrive à Arte d'oublier qu'elle a frôlé la mort. Et de peu. Elle ne veut pas s'en souvenir pour autant, alors ses doigts froids quittent le bandage expressément et la brune fait quelques pas.

Ses chaussettes glissent sur le parquet alors qu'elle arrive dans la cuisine, où elle se sert bêtement un verre d'eau. Elle goûte au parfum synthétisé de la rédemption quand elle avale les premières gorgées et souffle en même temps. Le silence est tel qu'elle peut entendre sa respiration, enfermée dans le cylindre fêlé. La musique que produit ses propres poumons la berce et Arte ferme les yeux, tandis que ses épaules s'affaissent lentement. Millimètre par millimètre, elle s'effondre un petit peu jusqu'à ce que son corps ne veuille plus s'effondrer. Elle est prostrée sur l'évier de la cuisine quand ça arrive, et quand ses paupières s'entrouvrent à nouveau il lui faut une seconde pour réaliser où elle se trouve. Elle devrait aller se coucher, et se blottir dans le confort stérile d'un sommeil sans rêves sans tarder.

Elle est sur le point de le faire quand son regard parcourt la pièce, et suit le chemin qu'elle aurait emprunté si elle avait voulu aller dans celle d'à côté. Quelqu'un. Son cœur n'a pas la bêtise de rater un battement. La surprise n'existe plus, passée une certaine heure, et la jeune femme s'avance sans crainte car elle a reconnu la silhouette qui baigne dans le clair-obscur. Plus silencieuse qu'elle, d'ailleurs. "Nathan," elle pose calmement en arrivant à sa hauteur. Elle place la main sur le dossier de sa chaise, et dans le mouvement suivant ses doigts frôlent son épaule - s'en éloignent aussitôt, hésitants. "Tu devrais pas être debout..." Arte souffle tandis qu'elle le dévisage avec clémence. Elle ne lui demande pas ce qu'il fait là. Elle se doute de la réponse.



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MessageSujet: Re: les couleurs froides (nathan)   Dim 15 Jan - 8:43

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La nuit avait été dure ; comme toutes celles d'avant, au final. Depuis l'attaque, Nathan n'arrivait plus à dormir ; non pas pour sa propre sécurité, mais celle de Rosa. Il avait l'impression depuis qu'Olympia avait été attaquée que la ville était devenue une zone de guerre. Il n'avait plus cessé d'être sur ses gardes depuis le départ des pillards ; et ce même malgré ces blessures, nombreuses mais superficielles puisque faites pour le torturer. Mais la douleur était le cadet de ses soucis. Ces gens avaient besoin de lui. Suite à la destitution du chef de la sécurité et d'Elijah ; il avait veillé à la réorganisation des tours de garde de la ville. Il passait ses journées à apprendre à ces gens ; à ces civils ; comment être des soldats, en clair. Cette attaque avait été un brusque retour à la réalité ; l'affirmation qu'il était impossible de vivre de manière utopique dans un monde où le plus fort exerçait sa loi.

Nathan soupira. Avec l'armement qu'ils avaient, ils auraient pu l'être. Mais c'était trop tard. Leur stock était foutu, maintenant, et il n'en restait que des miettes. Assis dans le salon, il soupira, agitant nerveusement ses mains. Un bruit dans l'entrée, et il tourna la tête, portant sa main à sa ceinture où était maintenant en permanence accroché un étui contenant un pistolet. En une fraction de seconde, plusieurs scénarios plus ou moins fous lui traversèrent l'esprit ; mais, en entendant un léger soupir, il reconnut Arte. Il retourna en position initiale, restant cloîtré dans son silence ; les seuls bruits perturbant celui-ci étant ceux de la jeune femme.

Il se remit à fixer l'extérieur ; comme pour le surveiller, alors que régulièrement, il voyait l'ombre d'une sentinelle passer. Mais, le stress qu'il ressentait était le même que celui qu'il avait, des années en arrière, quand il était sur le terrain. Au milieu d'une zone de guerre, il n'avait jamais réussit à dormir de manière sereine. Il se demanda alors s'il arriverait un jour à nouveau à le faire. Certainement pas. Pas tant que sa petite était en danger. Il pensa alors à son véritable père ; les choses auraient été tellement différentes s'il était encore en vie. Mais, il ne serait certainement pas là si ça avait été le cas.

C'est un léger contact sur son épaule qui l'extirpa de ses pensées, et il sursauta presque pour mettre sa main sur son arme alors qu'il était pourtant conscient, quelques instants plus tôt, qu'Arte n'était pas très loin. Il se ressaisit presque instantanément, et tourna la tête vers la jeune femme pour fixer son regard dans le sien. Elle aussi était visiblement usée par les événements récent ; comme tout le monde, au final. Nathan n'avait pas pu beaucoup s'occuper de l'infirmerie, surtout depuis que Peyton l'avait nommé pour être son conseiller, mission dans laquelle il s'investissait complètement. Il se perdit quelques instants dans les yeux de la belle, avant d'arquer un sourcil suite à sa remarque. Il ne put s'empêcher d'esquisser un sourire ; ça faisait bien longtemps qu'on ne lui avait pas dit qu'il ne devrait pas être debout à une heure tardive, avant de répondre à voix basse :
« Non ; je ne devrais pas. Toi non plus » il se tut, et un silence s'installa quelques instants, avant qu'il ne reprenne, afin d'être plus explicite : « J'ai dormi un peu ; une heure, peut-être deux. Tu devrais aller faire de même, si tu veux te reposer un peu. Tu le mérites. L'aube risque de pointer bien trop tôt pour toi, si tu tardes encore »
Son léger sourire s'effaça, tandis qu'il la regarda de bas en haut dans le semi-obscurité, guettant ensuite sa réponse. Il espérait secrètement et égoïstement qu'elle reste un peu, en fait. Plus le temps passait, et plus il appréciait la jeune femme.

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Arte P. McMahon
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MessageSujet: Re: les couleurs froides (nathan)   Dim 22 Jan - 2:12

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Elle baisse les yeux sur l'arme que les doigts de Nathan frôlent. Elle sait, elle comprend qu'elle n'est pas une menace, mais la réaction qu'a le soldat fait tout de même que son cœur se serre une seconde. Elle déteste ce que les jackals lui ont fait. A lui seulement ; peut-être à quelques autres également mais alors ceux-là n'ont pas droit au regard qu'elle lui rend, plein de sens qu'elle n'articule pas et qu'elle ne saurait de toutes façons pas articuler. Elle en dit plus, ou elle croit en dire plus, quand elle le dévisage et se force à répondre à son sourire, maladroitement d'abord, puis avec un peu plus de facilité quand elle reconnait l'expression familière de ses lèvres, le timbre rassurant de sa voix, le son de ses respirations quand il met un peu de temps entre ses mots. Puis il disparaît, ce sourire, s'atténue du moins et Arte se mord les lèvres, muette quelques instants qui semblent durer une éternité avant que Nathan ne reprenne la parole. C'est à son tour d'esquisser un sursaut, quand elle se rend compte qu'une fois de plus son attention a dévié. Elle lève les yeux des mains de Nathan, pour poser son regard au niveau du sien, et hoche la tête. Un petit soupir lui échappe tandis qu’elle fait un pas pour venir s’appuyer contre le rebord de la table. "L'aube arrivera trop tôt de toutes façons," elle fait en croisant les bras. Puis un rictus qui ne ressemble pas à ceux qu'elle est habituée à tirer transforme le bas de son visage. : "Et puis, t'es qui pour me dire quoi faire ?" elle souffle avec moquerie, pourtant terriblement fatiguée pour commencer à blaguer. Elle doit sentir qu'ils en ont tous les deux besoin sans vraiment le dire, elle sent surtout qu'ils n'ont pas besoin d'une énième discussion sur l'état des blessés, l'avancée du nettoyage d'Olympia ou la toute nouvelle présence de Riders en ville. Elle ne veut pas être une olympienne ce soir-là. L'espace de quelques minutes. Le temps qu'il lui reste entre le départ de l'infirmerie et le moment où ses yeux se fermeront pour de bon jusqu'au lendemain. Tout juste le temps qu'il faut pour échanger quelques mots, regards, gestes qui les feront moins passer pour des tragédies ambulantes que pour des êtres humains.

De l'être humain, elle pensait s'être éloignée assez pour ne plus y être assimilée. Mais elle pose encore et encore son regard sur le visage du soldat et sans doute dans sa tête, peut-être dans son cœur, tout ce qui fait qu'Arte est encore un esprit sensible se réveille lentement. Plutôt elle voit les yeux grand ouvert ce qu'elle pense avoir toujours su. Sans attendre la réponse de Nathan, sans attendre la moindre de ses réactions, elle tend son bras, ses doigts, jusqu'à effleurer l'un des endroits de son visage où trône encore l'ombre d'un pansement. "Ça cicatrise," murmure le médecin comme s'il ne s'agissait pas de la chose la plus évidente à constater au monde, ni du prétexte le plus maladroit qu'elle ait invoqué ces derniers mois. Son pouce glisse doucement, dévale la tempe du brun. C'est quasiment la première fois qu'ils s’effleurent, et indiscutablement la première fois que les choses se passent comme ça ; Arte s'étonne silencieusement de la joue qu'elle caresse presque. "C'est bien," elle ponctue dans le vide, terriblement maladroite, ses années passées à tenir un scalpel sans trembler largement oubliées devant l'instant de tendresse dont elle ne se pensait pas même capable avant de ne franchir le pas de la porte ce soir-là.



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MessageSujet: Re: les couleurs froides (nathan)   Sam 28 Jan - 18:21

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Nathan pensait que l'homme au fond de lui était mort ; qu'il ne vivait plus que pour Rosa, plus que pour tenir sa promesse et donner la possibilité d'une vie meilleure à une âme innocente. Il pensait qu'il venait partiellement d'échouer à cette finalité ; il se sentait coupable du massacre qui venait d'avoir lieu. Il se sentait mal. Mais le contact délicat des doigts d'Arte sur son visage lui fit oublier tous ses tracas. Ce contact le fit arrêter de réfléchir tout court, en fait. Toutes ses différentes théories toutes ces possibilités qu'il avait prit la nuit à construire s'écroulèrent dans son esprit, pour laisser place à un vide qui lui fit le plus grand bien.  Il leva les yeux vers elle, planta son regard dans le sien, esquissa un sourire vide de sens au début. Mais peu à peu, il devint sincère, alors qu'il sentait la douce peau de la jeune femme effleurer la sienne. À ses remarques, il ne répondit pas, se perdant dans les prunelles de la médecin, ne lâchant pas son regard un instant.
Il pensait que le soldat avait chassé définitivement l'homme qu'il était ; mais c'était faux, et l'homme revenait à cet instant définitivement à la charge. Il sentait à ce moment là son cœur battre dans sa poitrine, tandis qu'il réalisait l'évidence ; qu'il réalisait qu'il était attiré depuis tout ce temps par la jolie brune ; alors même qu'il pensait ne plus jamais pouvoir aimer. Il comprenait maintenant ce malaise qu'il ressentait en sa présence, il comprenait pourquoi il la cherchait du regard, il comprenait ces échanges de sourire qu'il interprétait mal. Il comprenait les remarques de Rosa, qui ne relevaient en fait pas du sarcasme. Malgré son jeune âge, elle avait très bien compris ce qu'il se passait, et il se sentit un peu bête à ce moment là, mais oublia rapidement la gêne.
Son cœur trahi et meurtri s'était reconstruit grâce et à cause d'Arte, il le savait maintenant. Les événements récents, en blessant son corps, lui avait révélé cette évidence ; et il sentait le contraste entre son état pitoyable, et sa passion encore intacte. Il posa prit dans sa main le poignet de la jeune femme, et passa son pouce sur le dos de la main de celle-ci. Il poussa légèrement sur ses jambes, pour faire reculer sa chaise le plus silencieusement possible ; mais un petit grincement s'en échappa. Qu'importait. Il se leva, pour se mettre face à elle. Il la dévisagea encore quelques instants, dans la semi-obscurité, avant d'à son tour passer sa main sur sa joue, dégageant les quelques cheveux qui y étaient, pour les passer derrière son oreille. Il descendit alors sa main, pour caresser son cou délicat, et finalement s'arrêter au niveau de sa nuque, tandis qu'il passait son autre main dans le bas du dos de la jeune femme pour l'attirer doucement, mais fermement à lui. Puis, il s'arrêta ; et un instant, ou une éternité se passa. Durant ce moment, il plongea son regard dans le sien pour s'y perdre complètement ; réalisant que s'il était un soldat, il restait un homme. Que son insensibilité était une carapace ; que cette carapace était presque indestructible, mais qu'elle avait maintenant une nouvelle faille, et cette faille était en face de lui.



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Arte P. McMahon
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MessageSujet: Re: les couleurs froides (nathan)   Mar 31 Jan - 22:02

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L’appréhension qui grandit dans son ventre atteint son summum quand elle est confrontée au sourire de Nathan, et n'est pas sûre de savoir ce qu'elle est censée en comprendre. Il finit éventuellement par faire sens à ses yeux et les épaules d'Arte s'affaissent lentement, soulagée. Le fantôme d'un sourire se glisse sur ses lèvres, et s'évanouit quand le regard du soldat croise le sien. Ses doigts glissent, de la tempe à la joue, puis de la joue à la mâchoire, où la main de Nathan les arrête momentanément. Un frisson la parcourt même, qu'elle refrène, comme elle a refréné toutes les impressions, et les sentiments aussi, qu'elle a pu avoir au sujet de son colocataire depuis le jour où il est entré dans sa vie pour tout y chambouler. Ça la transperce, d'un coup, quand elle se perd dans ses yeux, qu'elle n'est pas aussi douée qu'elle le pensait pour refréner quoi que ce soit le concernant.

Il y a une certaine tranquillité dans le chahut de ses sens. L'harmonie toute relative du battement de son cœur, du boucan entre ses tempes, de ses respirations, qu'elle retient ; un accord confus de sons qui masque complètement le grincement de la chaise à côté d'elle, mais qui n'éclipsent pas le bruissement que font les doigts de Nathan quand ils glissent dans ses cheveux, effleurent son oreille et s'arrêtent dans sa nuque. Elle retient son souffle, et il la ramène contre lui. Un instant, la jeune femme ose rompre leur jeu de regard, ses paupières se ferment, elle inspire le même air que l'homme qu'elle aime. Un sourire craque la surface de ses lèvres scellées ; elle n'a jamais pensé les choses ainsi, même silencieusement, pourtant elle doit bien s'en rendre compte à présent : elle aime Nathan et tout ce temps elle refusait de se l'avouer. Et ça ne la terrifie pas, tant que les bras du soldat l'entourent, tant qu'ils sont tous les deux perdus dans un instant de la réalité qui lui semble parfait. Parfait pour elle, qui n'a jamais été une romantique, qui n'a jamais trouvé la moindre poésie dans le fait de se retrouver front contre front en pleine nuit au milieu du salon.

Et pourtant il n'y a aucun autre endroit sur Terre où elle préférerait être, à ce moment où elle réduit l'écart entre leurs deux visages et presse longuement ses lèvres contre les siennes. Bien sûr elle est submergée par l'émotion, par quelque chose qui fait que forcément, ce premier baiser sur l'instant semble être le plus important de tous, mais rapidement Arte se sent gagnée par une sensation beaucoup plus puissante. Le médecin ne ressent aucune gêne, aucune honte quand elle revient embrasser Nathan et que tout son corps appelle le sien, que soudainement le moindre petit interstice entre eux devient purement indésirable. Ses mains, qui s'étaient nouées dans la nuque du brun, la quittent pour épouser ses épaules et se poser sur son torse, où ses doigts se sentent obligés de capturer le tissu de son t-shirt, pour amener le soldat encore un peu plus contre elle. La brune s'arrête néanmoins une seconde, silencieuse au possible tandis qu'elle interroge l'homme du regard.


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MessageSujet: Re: les couleurs froides (nathan)   Sam 4 Fév - 18:58

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Un élan de passion ; le désir que crée leurs corps maintenant collés pousse Nathan à embrasser une nouvelle fois la jeune femme. Leur premier baiser avait ravivé chez lui une passion qu'il ne pensait plus retrouver ; le second confirma celle-ci. Leur rapprochement se transforma en étreinte, et ils s'embrassaient une nouvelle fois.
Nathan se montra alors beaucoup plus ambitieux ; glissant ses mains sous le t-shirt de la jeune femme, passant dans son dos ; une caresse, qui suscita une nouvelle fois le désir. Il retira ses mains, pour alors saisir le tissu du vêtement de la jeune femme, pour le lever ; pour la déshabiller, alors qu'il l'embrassait une nouvelle fois. L'élan de passion fut alors partagé ; et il la souleva pour l'emmener sur le canapé.

Lorsque le soldat ouvrit les yeux ; quelques rayons de lumière filtrait déjà dans sa chambre. La première chose qu'il sentit, c'était un corps chaud enlacé contre le sien, et un souffle dans sa nuque. Il se rappelait parfaitement de la veille, et ne regrettait nullement ce qu'il s'était passé. Dans ses bras, la brune semblait dormir encore, et il n'avait nulle envie de la réveiller. Il se contenta de passer sa main dans son dos, encore et encore ; sa tiédeur et sa douceur lui étant agréable. Il avait beaucoup à faire, ce jour là ; mais, il n'avait pas étrangement et contrairement à son habitude pas envie de quitter son lit. Il se sentait bien, vraiment bien, pour la première fois depuis longtemps, et espérait garder cet état d'esprit pendant longtemps. Il embrassa alors le front chaud de la médecin, avant de reposer la tête sur son oreiller, et de passer délicatement sa main dans ses cheveux.

Il ne se doutait pas, en voyant la médecin pour la première fois, de la nature de la relation qu'ils allaient avoir ; mais, finalement, c'était une évidence. Elle avait ravivé en lui une flamme éteinte depuis trop longtemps, elle lui avait rappelé qu'il était encore capable d'aimer, au sens passionnel du terme. Il était heureux, ce jour là ; malgré le malheur qui s'était abattu sur Olympia. Il se surprit à imaginer comment pourrait évoluer leur relation, et à s'imaginer des scènes qui auraient fait rire ses anciens compagnons d'armes.
Alors qu'il était plongé dans ses pensées, des bruits de pas se firent entendre dans le couloir. Rosa s'était réveillée. Elle allait certainement venir comme à son habitude lui dire bonjour. Le militaire entraîné qu'il était perdit un peu de son sang froid, et la première chose qu'il fit fut de remonter la couverture, afin de dissimuler son amante d'une manière assez relative ; surtout s'il prenait à la jeune fille de sauter sur son lit comme elle faisait d'habitude.

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MessageSujet: Re: les couleurs froides (nathan)   Lun 20 Fév - 1:49

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Elle s'éveille doucement quand des lèvres se pressent contre son front, que des doigts passent dans ses cheveux. Ses sourcils se froncent une seconde alors qu'un sourire gauche modifie la courbure de sa bouche, tandis qu'elle constate le lit dans lequel elle se trouve. Elle a encore dans les muscles la mémoire de la veille, et dans la tête toutes les images, mais retrouver dans une inspiration le parfum de Nathan fait que son cœur, malgré elle, se noie de bonheur. Arte n'a pas goûté au bonheur depuis une éternité ; elle n'est pas sûre de savoir encore le reconnaître, mais se réveiller dans les bras de Nathan y ressemble plutôt pas mal et à l'heure où son esprit tarde à revenir à lui-même, ce n'est pas une sensation qu'elle se sent capable de combattre. Lucide, elle dirait ne pas vouloir s'y habituer, ne pas vouloir se laisser apprivoiser par un sentiment de la sorte, fragile, instable, terriblement éphémère ; lucide, elle essaierait sans doute de percer la bulle avant même de ne décoller du sol, d'arrêter le film avant le premier plan. C'est une bonne chose, du fait, qu'Arte ne soit pas encore parfaitement éveillée : ça laisse un peu de temps à la tendresse pour s'installer entre eux, quand ses yeux s'entrouvrent, que ses cils se démêlent. Elle lance un regard curieux et plein de douceur à la fois au visage pensif en face du sien. Elle n'est même pas sûre qu'il la voit ; il a l'air perdu, quelque part ailleurs, quelque part loin de la chambre qu'ils ont partagé une nuit. Elle-même se perd dans ses pensées et dans la vision qui s'offre à elle un instant ; elle veut tendre la main pour effleurer du bout des doigts le relief de la pommette qu'un rayon de soleil souligne, elle veut venir se blottir un peu plus contre le soldat, l'embrasser, lui parler, peut-être se rendormir dans ses bras. Rien de tout ça ne se produit. Arte entend à peine les pas de la petite dans le couloir ; c'est plutôt la couverture qu'on remonte qui lui fait écarquiller les yeux et s'arrêter net. Elle lève les yeux vers Nathan, interdite quand enfin elle perçoit le bruit que font les pieds de Rosa quand ils se posent sur le parquet.

Et la panique qui la gagne n'est en rien comparable à celle qui afflige un instant Nathan. Arte est soulevée par une peur qu'elle ne comprend pas tout à fait, et à laquelle elle ne peut répondre que d'une seule façon : avec froideur et pragmatisme. Son visage émerge de sous la couverture. "Sors." Elle fait, son ton complètement en décalage avec la situation qui prêterait pourtant à sourire. Une seconde elle craint ne pas s'être faite entendre, et craint aussi que la petite fille ne gagne la porte avant que son amant n'ait le temps de s'y présenter, alors elle réitère : "Enfile un truc et sors, prétends ne pas avoir dormi, ou d'être malade ou..." Le médecin s'arrête, pose ses deux mains sur le torse contre lequel elle voulait se rendormir. Et pousse Nathan. Elle ne joue pas, elle ne le taquine pas, elle n'a pas la moindre malice dans le fond des yeux. Arte est on ne peut plus sérieuse. Mais la raison de tout ceci ne la percute toujours pas : elle ne veut pas que ça se sache.






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